Piero Cipollone, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), a affirmé, le 26 août 2026, que l’euro numérique offrira « le niveau maximal de confidentialité permis par la technologie actuelle ». Pour répondre aux craintes d’un traçage des paiements par les autorités, il indique que l’Eurosystème sera « structurellement incapable » de relier un utilisateur à ses transactions, en ligne comme hors ligne.
La monnaie numérique de la BCE devrait entrer en service en 2029, selon deux modalités. Les paiements hors ligne reproduiront les caractéristiques d’une transaction en espèces : seuls le payeur et le bénéficiaire auront accès aux détails de l’opération. Pour les opérations en ligne, seules les banques concernées pourront identifier les utilisateurs, et uniquement dans le cadre de la lutte contre le blanchiment. Selon Piero Cipollone, ces paiements en ligne offriront donc davantage de confidentialité qu’un virement classique.
Or, les organisations de défense des droits numériques ont déjà contesté ces arguments. Dans une déclaration commune, le groupe autrichien Epicenter.works et d’autres associations ont estimé que la confidentialité de l’euro numérique reposait trop sur des garanties institutionnelles et insuffisamment sur des mécanismes techniques.
Selon les signataires, une promesse inscrite dans une loi peut être affaiblie lors de sa mise en œuvre, limitée par une décision de justice ou même supprimée par le législateur. Les associations militent donc pour des protections techniques qui rendraient les informations personnelles inaccessibles, quel que soit le cadre juridique.
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