Le gouvernement fait de l’école, ce n’est pas nouveau (1), le relais central de la propagande militariste
– « le réarmement des esprits commence à l’école » (ministre des affaires étrangères, J-N Barrot, mars 2025).
La re militarisation des esprits bat son plein, c’est de circonstance…
Les mesures gouvernementales pour faire entrer l’armée à l’école sont liées à un discours sur l’intensification des conflits sur la scène internationale et sur l’émergence de puissances hostiles à l’espace européen et à ses valeurs » démocratiques », avec une insistance forte sur la menace russe. Mais elles correspondent aussi à une forte droitisation de la société pour qui il y aurait un effondrement de l’autorité qu’il faudrait restaurer, entre autres, par le biais de l’école. Du « nous sommes en guerre » (contre le Covid) de mars 2020 au « accepter de perdre nos enfants », c’est une entreprise de propagande à grande échelle qui est à l’œuvre, avec les jeunes en première ligne, et en particulier ceux.celles des classes populaires auxquel.les il est demandé d’être de bons petits citoyens-soldats prêts à s’engager, pour « défendre la nation »… c’est à dire l’Etat et les intérêts des capitalistes. Les directives éducatives répondent, selon les besoins de l’époque, à des équilibrages jugés indispensables aux intérêts du capital et au maintien de l’ordre social, (Encadré 1). Avec « les besoins de la défense » mis actuellement fortement en avant, l’école renoue avec l’esprit militariste de J. Ferry qui, en 1882, ordonnait aux instituteurs de faire aimer aux élèves « la France et la mère patrie » … Le Collectif contre la militarisation de la jeunesse et de l’école a recensé pas moins de 150 dispositifs ou structures investies par les armées pour approcher la jeunesse et la recruter à plus ou moins long terme.
Liens Armées-Education Nationale depuis la fin du service militaire obligatoire en 1997 Années 2000 : développement des trinômes académiques (enseignants, militaires, IHEDN-Institut des hautes études de défense nationale) et des classes défense, relancées après leur création en 1982. Instauration de la journée d’appel de préparation à la défense (JAPD), obligatoire.
2005 : création dans l’académie de Nice des Classes de défense et de sécurité globale (CDSG).
2007 : intégration de l’enseignement de défense dans les programmes scolaires, avec la Journée Défense et Citoyenneté (JDC, plus militarisée que l’ex JAPD), obligatoire. 2011 : généralisation des Classes Défense et Sécurité Globales (CDSG), encadrées par une convention interministérielle.
2015 : signature d’une convention cadre Éducation nationale-Armées, renforçant les partenariats et ouvrant des lycées militaires et des classes préparatoires aux grandes écoles militaires. 2016 : intégration officielle des CDSG au protocole entre ministères des Armées et de l’Éducation nationale.
2018 : lancement du Service National Universel (SNU), organisé par Jeunesse et sports, rattaché au ministère de l’Education Nationale.
Années 2020 : Multiplication des dispositifs (cadets de la défense, escadrilles air jeunesse, etc.) et augmentation du nombre de classes CDSG.
2025 : fin du SNU et annonce par Macron d’un service militaire volontaire (le 27/11/2025).
Classes Défense et Sécurité globale, un des projets phares Armées-Education nationale
Alors que l’on comptait 160 de ces classes en 2016, avec 3 700 élèves, il y en a eu, au cours de l’année scolaire 2025-26, environ 1200 pour quelque 32 000 élèves impliqués. Elles progressent fortement en 10 ans, mais elles sont loin de concerner les 5,6 millions de jeunes qui peuplent le second degré. Que sont ces CDSG, et comment fonctionnent-elles ? Le trinôme académique Éducation nationale, Armées, Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) permet à des classes de collèges et de lycées d’être parrainées par une entité du ministère des armées (Classes de défense, avec les militaires), ou d’un autre ministère (Sécurité Globale, avec les flics, les pompiers, les CRS…). L’objectif est triple : « Contribuer à la cohésion nationale, promouvoir l’esprit de défense et garantir l’attractivité des métiers des armées. » C’est d’une préparation idéologique dont il s’agit, qui permet de légitimer la guerre, de préparer la jeunesse à l’ordre guerrier et qui cherche à amener les jeunes à rejoindre l’armée dès la fin du collège ou du lycée. En mars dernier, le ministre de l’Education E. Geffray annonçait que la durée de ces classes passerait de un à trois ans, qu’elles seraient rebaptisées au lycée « classes de défense et de cohésion nationale » et qu’y participer serait mentionné au bac et valorisé sur Parcoursup.
Dans ces classes, tout au long de l’année, les élèves sont amené.es à rencontrer des militaires ou des membres des « forces de l’ordre », à visiter des installations, à intégrer les « valeurs » militaires. Finalement, celles-ci, obéissance, discipline, respect de la hiérarchie, compétition, conformité … n’ont-elles pas des points communs avec celles que l’école transmet ? Les activités que proposent les CDSG illustrent l’orientation belliciste : « rallyes défense et citoyenneté », séances de tir au pistolet laser, visites de sites militaires, participation à des cérémonies commémoratives, fouilles de cellules pénitentiaires reconstituées et simulation de heurts avec les détenus, simulacres de répression de manifestations avec tout l’attirail de la gendarmerie mobile, ateliers « zéro -tolérance »… Tous les éléments qu’on croit propres à séduire les jeunes sont déployés : grosses cylindrées, uniformes, « jeux de rôles » violents, armes, jusqu’à la distribution publicitaire de porte-clefs « l’armée de terre recrute »… Lorsque des gradés interviennent pour des conférences, ils utilisent souvent comme supports pédagogiques des livrets de propagande financés par des marchands d’armes (encadré 2) Les CDSG se déploient dans les zones rurales, les quartiers populaires, les établissements REP et REP+ (2), plutôt que dans les écoles de centres-villes ou de quartiers plus aisés. Les jeunes des classes populaires sont assurément considérés comme la cible qu’il s’agit d’encadrer et de discipliner en priorité…. Il s’agit de tenter d’enrôler d’abord la frange de la population dont l’école a tendance à se débarrasser sous couvert de « difficultés scolaires ». L’armée cherche ainsi à racoler en particulier des élèves des classes professionnelles. Par exemple, des bacs « à coloration marine » sont proposés par la marine nationale dans plus de 100 lycées, tandis que l’armée de terre a créé des « périodes militaires de perfectionnement spécialisé » au sein de ses unités, alignées sur les périodes de formation en milieu professionnel obligatoires pour les élèves. Lorsqu’il s’agit de recruter la chair à patrons et à canon de demain, ces jeunes sont en première ligne.
Que ce soit à travers la « découverte » des métiers de la police et de l’armée, ou la promesse d’une solde de 800 euros, logement et nourriture pris en charge, carte de réduction SNCF à 75 % et « insertion dans le milieu professionnel », c’est aux nouveaux « volontaires » du service militaire (3) que le gouvernement fait miroiter une porte de sortie face à la précarité, et ce jusqu’au prix de leur vie. Les marchands d’armes, de leur côté, cherchent à recruter dans l’enseignement supérieur les ingénieurs dont ils ont besoin. Les avantages qu’ils sont prêts à leur octroyer sont d’un niveau bien supérieur (encadré 3) ; question de hiérarchie entre classes sociales… Quant au mode de fonctionnent de ces classes défense, il est loin d’être clair : est-il volontaire ou bien obligatoire ?
C’est normalement à chaque établissement engagé dans la démarche d’en décider. Or, depuis un ou deux ans, des CDSG sont ouvertes et imposées sans consultation des conseils d’administration et malgré l’opposition d’enseignant.es, de parents et d’élèves. Ou bien avec un manque total de transparence : les conventions sont rarement soumises à débat, le contenu des activités n’est pas toujours présenté, privant ainsi parents, enseignants et élèves de tout contrôle. Le dispositif n’est pas toujours volontaire pour les élèves et leurs parents ; et s’il est censé l’être pour les enseignant.es, nombreux font part de pressions de leur hiérarchie pour qu’ils.elles créent ce type de classes.
Dans les faits on observe donc de grandes disparités : ici le volontariat des familles est sollicité, ailleurs tous les élèves d’une classe sont concernés sans information préalable des parents. Et si l’un d’eux refuse que son enfant soit « acculturé » à la défense, on lui répond carrément qu’il peut toujours changer d’établissement… Le manque de moyens a sa part dans la création de ces classes défense.
Alors que les budgets éducatifs et culturels stagnent ou diminuent et que les budgets militaires croissent (4), les CDSG, elles, sont financées et accompagnées par la Direction du service national et de la jeunesse (DSNJ) et la Direction des patrimoines, de la mémoire et des archives du ministère des Armées (DPMA).
Des enseignant.es se disent alors quasiment contraints à signer un partenariat avec le Ministère des Armées pour mener à bien des projets avec leurs élèves, tels des voyages scolaires. Ainsi, et plutôt que de se battre pour obtenir des budgets décents, on permet à l’armée de sponsoriser des sorties, et de diffuser dans l’école sa propagande pour la guerre …, et de créer des divisions au sein des personnels.
Un livret de propagande militariste : « Ma première cérémonie militaire » Sorti en 2020, distribué gratuitement dès l’école primaire, ce livret est destiné aux enfants de 4 à 15 ans. Il a été écrit par l’épouse de l’ancien chef d’état-major des armées, François Lecointre.
Il a bénéficié d’un financement du Fonds du Bien Commun, créé par le milliardaire d’extrême-droite Édouard Stérin, et a été aussi sponsorisé par de gros industriels français de l’armement : Dassault, Safran, Airbus, MBDA Missiles, Arquus, Naval Group, TechnicAtome…
Ce fascicule traite des cérémonies militaires du 14 juillet et du 11 novembre. Il glorifie l’« esprit martial », la mort « pour la patrie » ; il fait la promotion des différents métiers de l’armée ainsi que du matériel militaire « moderne et efficace » des armées françaises.
Ce livret militariste met en avant, et avec fierté, ceux qui sont les bénéficiaires des guerres : les capitalistes, les industriels de l’armement, les idéologues de droite et d’extrême-droite et ceux qui gouvernent pour leurs intérêts…
Une mesure de plus : une cérémonie du 11 novembre obligatoire dans les établissements scolaires
Les cérémonies patriotiques et militaires, jusque-là contenues à l’extérieur de l’école et à la participation volontaire de quelques élèves, sont désormais généralisées et rendues obligatoires. C’est par une circulaire officielle, annoncée par Macron à la veille des vacances d’été le 2 juillet dernier, qu’est imposée à la rentrée 2026, dans chaque école élémentaire (à partir du CM1), collège et lycée, une « cérémonie commémorative annuelle d’hommage à tous les « morts pour la France » ; elle se tiendra « au choix de l’établissement, dans les quatre jours précédant ou suivant le 11 novembre. » Ceci afin de glorifier un « sacrifice pour la patrie »… qui, comme lors de toutes les guerres, fut une vaste boucherie destinée à défendre les intérêts du capitalisme et de l’impérialisme.
Dans un contexte de militarisation, la cérémonie d’hommage aux « morts pour la France » s’inscrit dans la continuité de la mise au pas de la jeunesse. Cette initiative supplémentaire récente complète l’entreprise, menée par l’Etat à marche forcée, d’« acculturation des jeunes à la guerre » (Encadré 4)
La circulaire concernant le 11 novembre précise que la « cohésion nationale » est d’autant plus nécessaire « dans un environnement international marqué par des formes renouvelées de conflictualité ».
Ce n’est pas tant un hommage aux morts qui est rendu mais la prochaine guerre qu’on prépare, sans poser de questions sur les intérêts qui sont en jeu ni sur la responsabilité des gouvernants. En outre, cette cérémonie est une occasion de plus pour faire pénétrer les armées dans les établissements scolaires : les directeurs d’école, les chefs d’établissement pourront « mobiliser des enseignants », mais aussi faire appel à des réservistes, des associations du monde combattant, des élus locaux…
Armée et enseignement supérieur : des avantages pour les futurs ingénieurs Rien qu’en France, 1,3 million d’emplois seront à pourvoir dans les industries de l’armement au cours des dix prochaines années, tous secteurs confondus : aéronautique, cybersécurité, technologies spatiales, intelligence artificielle, robotique… Comme les patrons de l’armement cherchent à séduire les jeunes diplômés.es, ils leur proposent des avantages multiples : salaires élevés (un ingénieur en électronique embarqué avec moins de deux ans d’expérience peut exiger jusqu’à 45 000 euros brut annuels, un ingénieur IA 50 000 euros, un architecte en cybersécurité 80 000 euros – Le Monde), onze semaines de congés, aides pour le logement et l’école… Qualité de vie, environnement de travail et hors travail sont intégrés dans les propositions de collaboration faites aux futur.es salariés. …
Quelles résistances ?
Les dispositifs qui promeuvent les échanges entre les armées et les élèves, comme autant de moyens d’embrigadement et de militarisation de la jeunesse, sont critiqués par les syndicats enseignants (à l’exception de l’UNSA et du SNALC) et par la FCPE (Fédération de parents), qui réclament leur abandon. Mais il s’agit essentiellement de prises de position par voie de communiqués, de pétitions …, sans réactions d’envergure. Il est vrai qu’il est difficile d’organiser des ripostes collectives face aux dispositifs Ecole-Armée qui se mettent en place de façon dispersée dans l’espace et le temps et ne concernent pas tous les établissements.
Pour le moment, car si la loi Blanchet (rapporteur des Démocrates), adoptée pat l’assemblée nationale en catimini le 26 mars, obtient le feu vert du sénat, seront instaurés « des cours structurés de défense globale » obligatoires de la 6ème à la terminale (5), en s’appuyant sur des réservistes. « Il s’agit de préparer les lignes arrière qui aident les militaires à faire la guerre – c’est le devoir de chaque citoyen. » (Blanchet) Il y a eu quelques mobilisations sporadiques.
Le guide kaki « Acculturer la jeunesse à l’esprit de défense » Edité par l’Education nationale et paru en novembre 2025, ce livret contient un arsenal de propositions prétendument éducatives qui sont en réalité du bourrage de crâne patriotique. L’école y est conçue par l’Etat comme un espace de conditionnement et d’embrigadement des élèves. L’Education nationale montre ainsi clairement qu’elle est un ministère régalien étroitement soumis au pouvoir politique qui lui dicte la marche à suivre, dans tous les domaines, pour con-former les jeunes.
Des parents sont inquiets et dénoncent un conditionnement des élèves dans un climat politique et géopolitique dominé par des discours bellicistes. Fin 2025-début 2026, certains se sont mobilisés dans des collèges afin de refuser que leurs enfants participent aux CDSG. Un rassemblement a eu lieu le 23 octobre 2025 à Paris à l’appel de plusieurs organisations (mouvement des mères isolées, SNAP CGT, CGT chômeurs rebelles) pour dénoncer le forum de l’armée organisé par France Travail. Dans quelques lycées l’armée n’est plus invitée au carrefour des métiers en raison de l’opposition des personnels. Des élèves jugent souvent négativement les activités organisées par les militaires : « Ils ont fait ça sans notre demande » ; « L’armée dans la cour de récré, c’est flippant » ; « Ils font passer la guerre pour quelque chose de cool. Mais la guerre, ce n’est pas un jeu, les gens meurent ou finissent traumatisés ». Il arrive que des profs qui contestent, de façon trop isolée, l’intrusion de militaires dans les établissements, subissent des pressions, et même de la répression, de la part de leur hiérarchie.
Dans quelques lycées, à Rennes, au Mans, à Marseille et à Grenoble, ont eu lieu des blocages qui ont permis d’empêcher des opérations de recrutement de l’armée de terre ; des étudiant.es à Nantes ont manifesté devant la fac de droit pour empêcher la tenue d’une conférence par un général… Mais à part quelques exemples de protestation, on constate une absence d’opposition résolue des milieux éducatifs. Or il faudrait des résistances collectives, à l’instar de l’Allemagne où des jeunes sont sortis par milliers dans les rues pour s’opposer au retour du service militaire, ou encore de l’Italie où ont eu lieu des actions de masse et de classe contre la guerre et le militarisme.
Il est indispensable que les travailleur.ses et les jeunes dont les gouvernants veulent à terme faire de la chair à canon s’opposent au réarmement et à la course à la militarisation, et refusent de servir les intérêts des patrons et des Etats.
Des enseignant.es ont jugé intéressant de réactiver le collectif Non au SNU qui, avant la suspension de ce service national universel en 2025, rassemblaient personnels, parents et associations pour des actions communes. Il a été reconverti récemment en Collectif national contre la militarisation de la jeunesse et de la société. Une dynamique collective pourrait s’enclencher autour du 11 novembre contre l’obligation d’assurer une cérémonie d’embrigadement guerrier et patriotique, pour exprimer un refus généralisé de collaborer avec la politique belliciste du pouvoir. Il reste quelques petites semaines pour faire savoir que les établissements ne veulent pas se plier à cette mascarade patriotique… Un autre moment de lutte collective serait de s’en prendre au projet de loi Blanchet (5), qui cherche à instaurer un endoctrinement obligatoire au militarisme. Mais surtout, c’est à la construction d’une dynamique plus générale de renouveau des luttes contre les armées que pourrait s’inscrire le combat contre la militarisation de l’école.
Une adresse utile : antimilitarisme-education@framagroupes.org
Notes :
1- En 1982, sous Mitterrand, après l’instauration par les ministres Charles Hernu (Défense) et Alain Savary (Education nationale) d’une symbiose Ecole-Armée, d’autres protocoles ont été conclus par les gouvernants successifs ; s’ils restreignaient l’application d’une éducation à la défense aux cours d’enseignement moral et civique (EMC), ils l’ont progressivement étendue à l’ensemble de la scolarité des élèves.
2- Réseaux d’éducation prioritaire et réseaux d’éducation prioritaire renforcé
3- Le 27 novembre dernier, Macron a présenté le nouveau « service national » volontaire. L’accueil annoncé de 3 000 jeunes volontaires (18 à 25 ans) dès l’été 2026 a été réalisé, pour une durée totale de 10 mois rémunérés, avec un objectif de 10 000 recrutements par an en 2030 et 50 000 par an en 2035. Et dans l’espoir qu’un bon pourcentage de ces jeunes finissent par s’engager durablement.
4 – Le total des dépenses prévues pour l’armement de l’État français est de 436 milliards d’euros entre 2024 et 2030. Le budget de l’armée dépasse désormais celui de l’Éducation nationale.
5- Bien que les sujets de la « défense » et de la sécurité soient intégrés à l’Enseignement Moral et Civique depuis 25 ans, Blanchet en veut plus encore, prétextant que ces heures ne sont pas réellement dispensées, ou de manière « trop dispersée ». « Aimons-nous assez la France pour vouloir inciter nos enfants à l’aimer à leur tour avec passion et ferveur ? » (Blanchet, le 25 février 2026)