Extrait de la 2e édition de Nature et anarchie (Jack Déjean, 2022)
Il y a une généalogie à faire de la notion d'''écologie''. Ce texte essaie de s'y employer, allant d'Ernst Haeckel le raciste à Bruno Latour l'atterrisseur, en passant par les cybernéticiens et sa star James Lovelock ou encore le GIEC. Le terme même d' « écologie » est ainsi pollué par une pensée de la quantification et de la machine. On est loin de la saine sensibilité envers les milieux de vie, ses plantes, ses animaux, ses paysages et ses odeurs, nous entourant. Au passage, le texte s'emploie à critiquer la notion à la mode de résilience – nouvelle forme de la logique social-darwiniste de l'adaptation.
Ce chapitre, inclus dans la dernière partie intitulée « Face à face avec l'ennemi et ses faux critiques » du livre Nature et anarchie, succède à celui invitant à « se défaire d'une civilisation et de son rapport à la nature », et précède celui critiquant l'écologie politique (« un autre monde de merde est possible, les écologistes le construisent »). Cette partie se termine sur les vertus de l'agir cherchant à se défaire des chaînes énergétiques et technologiques, par l'action directe dans ses diverses formes, dans une perspective révolutionnaire.
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