La session a eu lieu le 2 octobre au Search Central Live Deep Dive Europe de Barcelone. L'événement était organisé par Gary Illyes et Cherry Sireetorn Prommawin. Gary Illyes y a présenté, pour chaque processus, un délai le plus rapide, un délai typique et un délai le plus lent, tous tirés d'analyses internes de Google.
Les slides ne sont pas en ligne. Search Engine Journal, dans un article de Matt G. Southern daté du 5 octobre 2026, précise qu'elles ne figuraient pas sur la page des événements Search Central au moment de la publication. Les chiffres connus proviennent de deux sources :
Les deux sources concordent sur la plupart des valeurs (découverte, rafraîchissement, sitemaps, indexation de bout en bout, migration, snippets, suppression via Search Console, core update). Le post d'Estela Franco ajoute quelques étapes intermédiaires de l'indexation qui n'apparaissent pas dans les tableaux de SEJ.
Selon le compte rendu de John Campbell, Gary Illyes a souligné que ces processus sont liés entre eux. Une page doit être crawlée avant d'être indexée, donc les retards s'additionnent d'une étape à l'autre.
Pour rappel, le crawl est l'exploration des pages par Googlebot. Il précède toute indexation. Voici les délais relayés :
Estela Franco donne les mêmes ordres de grandeur pour ces trois étapes. Elle les présente comme des moyennes.
L'indexation complète d'une page prend en général environ 1 h 30. Le compte rendu la définit comme le moment où tous les processus critiques se sont terminés avec succès. Au plus lent, elle prend des mois, ou n'aboutit jamais, là encore avec la mention « qualité ».
Le post d'Estela Franco détaille les étapes intermédiaires :
La canonicalisation est le choix, par Google, de l'URL de référence parmi plusieurs pages identiques ou très proches. Un changement de canonique prend en général 1 à 3 semaines. Il peut prendre des mois quand les signaux envoyés au moteur sont contradictoires (balise canonical, liens internes et sitemap qui pointent vers des URL différentes, par exemple).
Une migration de site prend en général 1 à 3 mois, et de 6 mois à plus d'un an dans les cas les plus lents. Le compte rendu précise qu'une petite migration peut être bouclée en quelques semaines.
Dans la partie « serving » (l'affichage des résultats), les délais sont plus courts :
Pour rappel, l'outil de suppression de la Search Console masque une URL de façon temporaire, sans la retirer de l'index. Le délai de 2 heures porte donc sur la disparition de l'affichage, pas sur la désindexation.
Une action manuelle est une sanction appliquée par un membre de l'équipe Google après une infraction aux règles anti-spam. Sa levée prend en général 1 à 2 semaines, et 4 à 6 semaines au plus lent. Pour les sites dormants, cela peut être bien plus long.
La ligne consacrée aux core updates (les mises à jour majeures de l'algorithme de classement) porte sur la récupération d'un site après des corrections, et non sur la durée de déploiement de la mise à jour. Le délai typique est de 3 à 6 mois. Au plus lent, il va de 6 mois à un an, avec dans le tableau la mention « next core update » (prochaine core update).
Search Engine Journal compare ces fourchettes à la documentation officielle. Sur les migrations, Google indique que la plupart des pages d'un site petit ou moyen sont généralement déplacées en quelques semaines, et que les gros sites demandent plus de temps. Cela correspond à la remarque sur les petites migrations.
Sur la canonicalisation, le guide de dépannage de Google précise qu'une page peut rester jusqu'à deux semaines dans un cluster de doublons après la correction du contenu. Google a ajouté cette précision en juillet. Elle se situe dans la fourchette basse des 1 à 3 semaines présentées à Barcelone.
Sur les core updates, la documentation indique que certaines modifications peuvent produire des effets en quelques jours, mais que la confirmation d'une amélioration globale peut prendre plusieurs mois. Elle ajoute que l'absence d'effet après quelques mois peut signifier qu'il faut attendre la prochaine core update. Cela correspond à la mention « next core update » de la slide.
Plusieurs informations manquent pour interpréter ces chiffres. Ni le compte rendu ni les pages de l'événement ne donnent la taille de l'échantillon, la période de mesure ou la définition de « typique ». Search Engine Journal le signale explicitement. Estela Franco parle de « moyennes », SEJ et le compte rendu de délais « typiques ». On ne sait donc pas s'il s'agit de moyennes, de médianes ou d'estimations.
Les délais les plus rapides manquent aussi. D'après SEJ, le compte rendu indique qu'ils existaient pour chaque processus, mais ses tableaux ne les reprennent pas.
Enfin, il y a un décalage. SEJ indique que cinq des délais les plus lents comprennent « jamais », dont trois avec la mention « qualité » : les sitemaps, l'indexation de bout en bout et les mises à jour des données structurées. Or cette dernière ligne n'apparaît pas dans les tableaux publiés. Le détail complet ne sera vérifiable qu'avec les slides originales.
En pratique, ces fourchettes aident à répondre à une question fréquente des clients : une correction est-elle encore en cours de prise en compte, ou bloquée dans les systèmes de Google ? Search Engine Journal donne un exemple : une migration toujours pas stabilisée au bout de trois mois se situe en haut de la fourchette typique, sans être anormale pour autant puisque les cas lents vont jusqu'à plus d'un an.
Les délais s'additionnent aussi. Une nouvelle page découverte en 20 heures puis indexée en 1 h 30 peut apparaître en un jour. Une page déjà connue et modifiée peut attendre son prochain crawl, environ 30 jours en général, avant que Google ne voie le changement. C'est ce que rappelait Gary Illyes : un retard au crawl se répercute sur toutes les étapes suivantes.
Reste la mention « jamais (qualité) » pour les sitemaps et l'indexation. Elle laisse entendre qu'à partir d'un certain niveau de qualité perçue, aucun délai ne suffit. Les comptes rendus ne disent pas comment Google mesure ce critère ni à partir de quel seuil il bloque le traitement.
L’article "« Jusqu’à un an » : Gary Illyes dévoile les délais de crawl, d’indexation et de récupération chez Google" a été publié sur le site Abondance.