Source : Marsactu
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Le 5 septembre 2025, la responsable de l'ordre des avocats d'Aix-en-Provence visite la prison d'Aix-Luynes (Bouches-du-Rhône) lorsqu'une « lumière rouge s'allume. On lui indique qu'il s'agit d'un appel d'urgence à partir du bouton alarme et que dans les trois minutes, les surveillants vont intervenir. Mais il ne va rien se passer pendant toute la durée de sa visite », rapporte Marsactu.
C'est l'avocat Nicolas Chambardon qui raconte cette « anecdote », le 25 août 2026, lors d'une plaidoirie « qui tranche des observations orales habituellement très techniques au tribunal administratif » de Marseille, note le média. Le magistrat s'occupe d'un dossier important : quatre jours plus tôt, un détenu de la prison d'Aix et deux organisations (le Syndicat des avocats de France et la branche française de l'Observatoire international des prisons) saisissaient la justice pour « faire cesser les atteintes graves et manifestement illégales portées aux libertés fondamentales des personnes détenues » dans ce centre pénitentiaire.
Comme le rappelle Marsactu, la troisième plus grande prison de France affiche un taux d'occupation de 140 % et « 90 postes de surveillants non pourvus ». L'avocat y voit les causes des « 40 % d'appels d'urgence non traités », dont ceux du prisonnier qu'il représente, souffrant d'hypertension artérielle. Face à ces arguments, le ministère de la Justice en conteste certains et « balaie toute responsabilité », relate le média marseillais. L'État devra pourtant se défendre le 28 août d'accusations similaires concernant l'autre grande prison du département : celle des Baumettes à Marseille.