Les éditeurs de la présente farde ne partagent pas forcément la ligne politique telle que développée dans ces informations, mais il nous a néanmoins semblé important de faire circuler des éléments qui permettent une certaine analyse des luttes menées par notre classe en Bolivie.
« Alors que dans de nombreuses démocraties, les revendications sociales trouvent des canaux institutionnels relativement stables, en Bolivie, la mobilisation de rue, la grève, la révolte et la rébellion constituent historiquement un instrument permanent et légitime de contestation du pouvoir politique. La protestation fait partie intégrante de la tradition politique du pays. Le recours à la mobilisation sociale comme mécanisme de pression pour infléchir les décisions de l’État, promouvoir des transformations structurelles, voire renverser des gouvernements, de droite comme de gauche, est quelque chose d’extrêmement vivant. Ainsi, rien que pour la période récente, on a eu la révolution de l’eau de 2000, la révolution du gaz de 2003, les mobilisations pour l’autonomie, la marche indigène TIPNIS, les manifestations du 21 février, la crise de 2019 et celle de 2020 et les récents blocages de cette année 2026, tous d’une ampleur du type des Gilets Jaunes en France, associé au mouvement des retraites et à la préparation de la grève générale du 10 septembre 2025 mais avec de fréquents affrontements violents, parfois insurrectionnels avec prise des armes, de nombreux morts mais aussi de nombreuses victoires jusqu’à la chute de gouvernements, deux en 20 ans. »