Source : StreetPress
La protection des enfants devient un nouveau terrain de conquête pour l'extrême droite, analyse StreetPress. De Némésis à Sarah Knafo, la mouvance identitaire, qui ne se préoccupait auparavant des violences sexistes et sexuelles uniquement lorsqu'elles étaient commises par des personnes immigrées – tente de s'inviter dans les mobilisations contre les violences sexuelles, en s'appuyant sur l'émotion suscitée par les affaires Lyhanna et Lola. Mais derrière les appels à la castration et au durcissement des peines pour les coupables, certaines figures de l'extrême droite jugent l'éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité à l'école, dangereuse.
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Justice
Sarah Knafo propose par exemple de rendre public un fichier des pédocriminels condamnés et veut remplacer les animateurs périscolaires par des grands-parents – oubliant que les violences sont d'abord commises dans le cercle familial ou par des proches. Pour le collectif Enfantiste, cette offensive prospère sur une faille du mouvement de lutte contre les VSS : la difficulté à politiser la question et à formuler des réponses collectives. L'une de ses militantes, Isabelle, dénonce une dépolitisation qui « empêche de voir le risque d'instrumentalisation ». Dans cet article, StreetPress montre comment l'extrême droite ne se contente plus de récupérer des faits divers, mais cherche à investir de nouveaux combats sociaux.