Les lycéen.nes mobilisé.es de plus belle ce mardi 6 octobre. Retour sur la journée au lycée Littré à Avranches.
A Avranches au lycée Emile Littré, environ 150 lycéen.nes et une partie de l'équipe enseignante étaient mobilisé.es devant le portail.
Le lycée n'était pas fermé et les élèves pouvaient assister au cours en présentiel.
Des syndicats étaient là et ont apportés du soutient matériel et logistique (prêt de salle, enceinte) :
FSU, CGT, Solidaires, FO, Confédération Paysanne et la Ligue des droits de l'homme
Les lycéen.nes présent.es relataient leur détermination à ne pas lâcher et à continuer de manifester, en soutient aux conditions déplorables de certains établissements, pour le manque de professeurs, contre la surcharge des classes et contre la plateforme parcoursup.
Ils et elles soulignaient aussi les emplois du temps surchargés avec des journées colossales, et qui parfois ne laisse pas le temps de la pause midi. Une critique aussi sur le manque de transport pour se rendre en classe.
BERK :
Le député Bertrand Sorre ( berk ) est venu échanger avec les lycéen.nes.
5 gendarmes ( berk ) étaient également présents.
Parmi les étudiant.es, on pouvait noter une grande fracture avec les mouvements dit « violents » des dernières semaines : allusion aux poubelles enflammées, à la rébellion physique, aux « casseurs ». Il y avait une peur à y être assimilé et donc un discours majoritaire qui condamnait toutes ces formes d'action.
Les violences physiques et psychiques engendrées par la répression sont intenses et sont bien sûr traumatisantes.
FOCUS National
Partout en France les jeunes se mobilisent. La répression fait peur et la police à de plus en plus de droit, son impunité ne fait que grandir. Les arrestations sont massives, du jamais vu, plus de 5000 en deux semaines. Les comparutions immédiates s'enchaînent et du sursis tombe, pour jet de bouteille d'eau sur la police, ou rassemblement masqué. Toujours rien à attendre de cette justice.
La police tue, ne l'oublions pas ! Dans cette mobilisation elle mutile les jeunes, les gaz et tente de les dompter.
Il y a une fédération lycéen.es des quartiers qui se montent, qui a pour but de représenter les jeunes des quartiers populaire exclusivement, car ils sont marginalisés. En effet la violence et la différence de traitement plus violentes ne sont plus à démontrer dans les quartiers populaires.
La répression nous soude et peut aussi nous rendre plus fort.e.
Contactez les legal team, les défenses collectives ou les réseaux d'entraide, pour ne pas restez seul en garde a vue ou face a la police et a la justice.
Cette mobilisation est d'une force sans commune mesure, elle rayonne partout en France. Continuons d'y participer et de la soutenir. Continuons, et retrouvons nous aussi le 17 octobre, appel des gilets jaunes.
On l'espère, d'autres mobilisations a venir !