À Oraison, dans les Alpes-de-Haute-Provence, deux conseils municipaux ont été chahutés coup sur coup par des opposants à un projet photovoltaïque en forêt. Face à la multiplication des projets solaires en forêt, certains militants veulent « radicaliser » leur lutte.
Oraison (Alpes-de-Haute-Provence), reportage
« Je n'avais jamais vu autant de monde pour un conseil municipal. » Devant la mairie d'Oraison, paisible bourgade de 6 000 habitants, une conseillère municipale d'opposition (…)
Trois associations (Générations futures, Notre affaire à tous et ClientEarth) ont envoyé le 8 octobre un courrier au groupe SEB, le mettant en demeure d'identifier les risques liés à l'utilisation de substances PFAS dans ses productions et de planifier son arrêt.
Les trois organisations donnent trois mois au groupe français « pour publier une stratégie planifiant une identification exhaustive des risques liés à l'utilisation de PTFE [un fluoropolymère plus connu sous le nom de Téflon] et (…)
Un collectif d'ONG et de syndicats appelle à refonder la politique automobile de la France. Ils défendent la construction en Europe de véhicules électriques de petite taille, donc plus abordables et plus sobres.
Salariés du secteur automobile et défenseurs de l'environnement, même combat ? Le 8 octobre 2026, un regroupement de syndicats — CFDT et CGT — et d'associations — Transport & Environment, Fondation pour la nature et l'Homme, Réseau Action Climat — a appelé à « une autre (…)
La Déferlante est un média féministe composé d’une revue trimestrielle, une maison d’édition, une newsletter hebdomadaire et proposant de nombreux évènement. Indépendant et sans publicité, notre média donne la parole aux femmes, aux minorités de genre et plus largement à toutes les personnes victimes d’oppressions systémiques pour visibiliser leurs vécus et leurs combats.
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La date limite de dépôt des candidatures est le 25 octobre à minuit.
Le manque de pluie conjugué à des chaleurs caniculaires a provoqué une situation « très dégradée » des nappes phréatiques en France, a indiqué le 8 octobre le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le service géologique national, dans un bulletin mensuel.
66 % des points d'observation montrent « des niveaux en dessous des normales mensuelles », et le niveau continue de baisser « sur l'ensemble du territoire » alors que la tendance, en cette saison, est d'ordinaire à la « (…)
Au large des villes, les poissons réagissent aux nombreux stress liés aux activités humaines. Une étude montre que l'activité des gènes d'une espèce de poisson corallien change en fonction du niveau d'urbanisation des littoraux.
Les poissons sont mis à rude épreuve. Déjà fortement affaiblis par la surpêche, le changement climatique et les nombreuses menaces qui perturbent l'océan, ils sont victimes d'une perturbation supplémentaire qui vient d'être mise en évidence : l'urbanisation du (…)
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Rarement un texte européen aura suscité une telle mobilisation en France. Il s’agit de l’Omnibus X, ou Omnibus «pesticides», un paquet législatif qui prévoit notamment d’assouplir les procédures d’autorisation des produits phytosanitaires.
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Face à ce projet «encore plus dangereux que la loi Duplomb», selon Greenpeace France, la contestation s’organise. Ce week-end, plus de 50 rassemblements, «manifestives» et autres opérations de tractage sont prévus dans l’Hexagone, de Paris à La Rochelle en passant par Perpignan et Strasbourg.
Cliquez ici pour voir la carte en plein écran.
La liste des organisations mobilisées est longue. Dans la coalition figurent Cancer colère, Générations futures, Attac, le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest (CSVPO), le syndicat agricole Confédération paysanne et Greenpeace France, aux côtés d’une centaine d’autres associations écologistes, nationales et locales.
Ensemble, elles dénoncent un texte qui «nous ramène des décennies en arrière, en défaisant les protections actuelles sur l’usage des pesticides, imparfaites mais durement acquises». S’il était adopté, préviennent-elles, il «renforcerait directement et très concrètement l’exposition de nos corps, des écosystèmes, de notre alimentation et de nos territoires à des substances dangereuses».
L’objectif de ce week-end de mobilisation est de faire monter la pression citoyenne sur les négociateur·ices européen·nes. Il y a une dizaine de jours, les États membres sont parvenus à un compromis, un stade qu’ils n’avaient pas réussi à franchir depuis le début des négociations, un an plus tôt.
Prochaine étape : l’examen du texte au Parlement européen. Un premier vote est prévu en commission en novembre, avant un scrutin en séance plénière attendu en décembre, selon le média Contexte. La coalition d’opposant·es appelle d’ores et déjà à «apporter les casseroles et faire du bruit» ce jour-là. Et prévient : «Si ce texte est voté, il serait l’un des pires reculs jamais connus en matière de réglementation» sur les pesticides.
"Dans certaines régions en France, c'est hyper difficile de le voir : cet animal diurne est devenu nocturne à cause de la pression de la chasse."
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Un lieu où vivre en dehors du capitalisme : telle est l'idée du projet autogéré et politique de la Coopération intégrale du Haut-Berry. Pain, maraîchage, garde d'enfants... Ici, tout le monde s'y met, et chacun « prend selon ses besoins ».
Morogues (Cher), reportage
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L’atelier dure deux heures, avec une partie théorique sur les sources de pollution intérieure et une partie pratique sur la confection de produits ménagers. © Marie Sénéchal/Vert
Après avoir pesé du savon de Marseille en copeaux et du savon noir liquide, Heitiare*, étudiante de 19 ans en CAP petite enfance, verse les ingrédients dans deux litres d’eau bouillante. Prunelle*, interne en médecine générale, la rejoint pour mélanger le tout. En quelques minutes, six petits bocaux de lessive sont mis à disposition de ces participantes à l’atelier. Celui-ci, organisé le 5 octobre par la maison de santé du centre hospitalier universitaire (CHU) de Poitiers (Vienne), est consacré à la qualité de l’air.
Il fait partie d’un cycle de trois sessions de deux heures, les deux autres étant consacrées à l’alimentation et aux cosmétiques. Depuis sa création en 2023, il était adressé aux parents et futurs parents. Mais le périmètre s’élargit. À compter de ce mois d’octobre, il est proposé à toute personne qui souhaite agir sur son quotidien.
Le programme est intégré dans la stratégie des «1 000 premiers jours» de l’Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine. Cette période, qui «va du quatrième mois de grossesse aux deux ans révolus de l’enfant», est déterminante dans la mesure où les environnements dans lesquels elle ou il grandit «influencent son développement mais aussi sa santé future», relate l’ARS sur son site.
L’enjeu principal du programme est de réduire l’exposition aux polluants, en particulier celle aux perturbateurs endocriniens. Ces substances chimiques sont omniprésentes dans notre quotidien et se cachent aussi bien dans notre habitat que dans nos médicaments. On en retrouve dans les pesticides pulvérisés sur les fleurs ou présents sur nos vêtements ; dans la combustion des bougies ou des feux de cheminée ; ou encore à travers le formaldéhyde, un gaz qui s’échappe des meubles neufs.
Elles sont notamment soupçonnées de jouer un rôle dans le développement de certains cancers, de l’obésité et du diabète de type 2. Mais aussi dans l’apparition de troubles du système reproducteur et du neurodéveloppement, ainsi que de maladies thyroïdiennes.
Heitiare et Prunelle confectionnent de la lessive maison en suivant la recette donnée par l’infirmière en santé-environnement, Anne-Sophie Gourgues. © Marie Sénéchal/Vert
«Que dérèglent les perturbateurs endocriniens ?», demande au groupe Anne-Sophie Gourgues, infirmière en santé-environnement et conseillère médicale en environnement intérieur. «Le système hormonal», répond du tac-au-tac Audrey A.*, enceinte de sept mois, qui participe à son dernier atelier. Les perturbateurs endocriniens peuvent imiter l’action des hormones, en modifier les effets ou encore la bloquer, ce qui entraine un déséquilibre.
L’infirmière dépose sur la table une affiche avec les différentes pièces d’une maison. «Quelles sont les sources de pollution de l’air intérieur ?», interroge-t-elle. Les réponses fusent : le canapé, les produits ménagers, la peinture, les jouets… «Ils sont partout et agissent en silence, de façon chronique», déplore Anne-Sophie Gourgues.
La première solution pour purifier l’air intérieur reste l’aération, à raison d’au moins deux fois dix minutes, matin et soir, ainsi que la présence d’une ventilation mécanique contrôlée (VMC). Anne-Sophie Gourgues recommande également de fabriquer soi-même ses produits ménagers, afin de limiter l’exposition aux perturbateurs endocriniens et aux allergènes, notamment présents dans les parfums. Elle souligne que «faire soi-même la préparation permet de s’apercevoir que c’est facile et rapide».
Pourtant, dès que le groupe est invité à faire son propre produit, Audrey D.*, 32 ans, venue avec sa fille de cinq mois, dit ne pas avoir le temps. Une idée rapidement balayée : il a suffi de quelques minutes à Heitiare et Prunelle pour fabriquer leur lessive. «Je vais essayer d’en faire à la maison», sourit finalement la trentenaire. Elle repart, comme les autres, avec un livret de recettes pour la lessive, du spray dégraissant, de la poudre pour le lave-vaisselle, du liquide vaisselle ou encore du produit pour laver les vitres. Et pour certain·es qui s’inquiètent du manque de parfum, l’infirmière rappelle que «le propre n’a pas d’odeur».
Le groupe est invité à décrypter les listes d’ingrédients de plusieurs produits ménagers. © Marie Sénéchal/Vert
Cette dernière insiste aussi sur le fait de ne pas culpabiliser et de mettre en place ce qui est à sa portée : «Vous pouvez continuer d’acheter votre lessive, si c’est plus simple pour vous.» Pour faire un choix éclairé, l’infirmière propose de regarder les étiquettes des différents produits posés sur la table. «Sur le devant de la bouteille, c’est du marketing ; à l’arrière, sur la liste d’ingrédients, ce sont des faits», tranche-t-elle, avant de donner un coup de main pour décrypter les composants et les différents labels.
Les bienfaits de l’atelier ont été documentés dans le cadre du projet de recherche Preved (pour «Pregnancy, prevention, endocrine disruptors», c’est-à-dire «Grossesse, prévention, perturbateurs endocriniens»), mené de 2014 à 2021 à Poitiers par Marion Albouy, professeure des universités et praticienne hospitalière au CHU.
Après avoir observé 436 ateliers d’éducation pour la santé environnementale, cette dernière a constaté que «les femmes qui ont participé aux ateliers ont montré une meilleure perception des risques liés aux perturbateurs endocriniens et ont modifié leurs habitudes de consommation», peut-on lire sur le site du CHU.
«Nous devons toucher 10% des femmes qui accouchent dans la Vienne, détaille Adeline David, chargée de projet en promotion de la santé, qui s’occupe du dispositif. Il y a environ 3 800 naissances par an, donc on doit toucher près de 400 femmes. En réalité, nous sommes plutôt aux alentours de 150 à 170.» En 2025, l’ARS, qui finance le projet, a dénombré 13 cycles d’ateliers réalisés et 124 femmes enceintes ayant assisté à au moins l’un d’eux.
L’Agence régionale de santé souhaite à présent élargir le dispositif à tout le département et ainsi toucher des publics plus éloignés du système de soins. Pour cela, elle envisage d’organiser ces ateliers «hors les murs», en lien avec les collectivités territoriales, les professionnel·les de santé et les CCAS (Centres communaux d’action sociale). Des sages-femmes de la maternité du CHU sont par ailleurs en cours de formation pour étoffer l’équipe actuelle.
Le travail porte aussi sur la sensibilisation des professionnel·les de santé. Pour l’heure, les personnes arrivent aux ateliers par l’intermédiaire de la CAF (Caisse d’allocations familiales), de l’Assurance maladie ou du bouche-à-oreille, mais rarement sur recommandation d’un médecin. La présence de futur·es médecins aux ateliers va dans le sens de cette sensibilisation : Prunelle, interne en médecine, prévoit ainsi de parler du programme à sa patientèle.
*Ces personnes n’ont pas souhaité donner leur nom de famille.
Des milliers de lycéens, d'étudiants, d'enseignants et de parents ont investi la place de la Bastille, à Paris, ce jeudi 8 octobre. Derrière l'ambiance festive, une colère profonde contre le manque de moyens dans l'éducation, la précarité et les violences policières. Avec une même détermination : poursuivre le mouvement.
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La pollution au mercure est dangereuse pour la santé des humains et des écosystèmes car cet élément s'accumule dans l'organisme. Nous vivons, pour cette raison, dans un monde où il est déconseillé de manger des poissons prédateurs sauvages (thons, dorades...) plus d'une fois par semaine, car ils sont contaminés au mercure. Or, le changement climatique pourrait aggraver cette pollution, alertent deux chercheurs de l'Institut espagnol de chimie physique Blas Cabrera, dans une réflexion publiée (…)
Lire la suite - En bref / PollutionsDans le Val-d'Oise, la mobilisation lycéenne fédère bien au-delà des établissements scolaires. À Sarcelles, plus de 200 lycéens, enseignants et parents d'élèves se sont réunis pour dénoncer le manque de moyens dans l'éducation et les violences policières. Avant de rejoindre le cortège parisien, où les élèves ont pris la tête de la mobilisation, mégaphone à la main.
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Cinq ans plus tard, le gouvernement a été sommé d'enfin agir. Dans une décision publiée le 2 octobre, le Conseil d'État a ordonné au Premier ministre Sébastien Lecornu de publier sous six mois le décret permettant l'application de l'interdiction de la publicité pour les énergies fossiles.
Cette mesure, prévue par la loi Climat et Résilience promulguée en 2021, concerne le pétrole et les produits énergétiques pétroliers, le gaz naturel, le charbon minier et les énergies issues de sa (…)

Source :Compte Facebook, le 2 octobre 2026
Etiqe :confusion
Contenu :
Des lycéens visés avec un fusil d’assaut par la police ? L’importante mobilisation lycéenne qui gagne de l’ampleur partout en France et la confusion qui l’accompagne offrent un terreau fertile à la désinformation. Alors que certaines manifestations ont été le théâtre de violences policières ces derniers jours, des images prises à Toulouse montrant un agent pointer une arme de type létale vers une cible inconnue interpelle les internautes.
« Des images prises à Toulouse ce vendredi 2 octobre montrent des policiers en civils, probablement une brigade anticriminalité – BAC – dont un agent vise à l’arme lourde une mobilisation lycéenne », alerte, par exemple, un utilisateur de Facebook. « On croirait voir un assaut armé de forces spéciales contre des terroristes, ou une scène de guerre. Sauf qu’en face, il y a des enfants », se désole l’internaute. Le post est accompagné d’une photographie montrant des hommes vêtus de gilets pare-balles retranchés derrière un camion, l’un d’entre eux pointant un fusil d’assaut vers une cible située hors champ.
Ces images représentent bien une intervention policière qui s’est déroulée à Toulouse, le 2 octobre, jour de mobilisation lycéenne dans la Ville rose. Elles illustrent cependant une opération entièrement distincte de l’encadrement des manifestants, selon la préfecture, malgré la proximité géographique des deux événements.
Intervention distincte
Parmi les nombreux établissements bloqués depuis le début des mobilisations lycéennes, les abords du lycée Déodat de Séverac à Toulouse ont été le théâtre de plusieurs scènes de violences et de dégradations du mobilier urbain, vendredi 2 octobre. Un important dispositif policier avait d’ailleurs été déployé dans la ville rose.
Plusieurs observateurs se sont même étonnés d’apercevoir un hélicoptère de la gendarmerie patrouillant le ciel à quelques mètres au-dessus des lycéens, sans qu’il soit possible d’affirmer formellement si l’appareil faisait partie du dispositif de maintien de l’ordre déployé ce jour-là.
Au même moment, une unité de police armée a été dépêchée dans la Ville rose, non loin du lieu des manifestations, comme en témoignent ces images. Les Surligneurs ont pu géolocaliser son intervention devant la résidence Crous Déodat de Séverac, à quelques dizaines de mètres au sud des lieux de rassemblements lycéens.

Les manifestations se sont déroulées principalement sur le boulevard Déodat-de-Séverac, devant le lycée, tandis que l’intervention policière a eu lieu un peu plus au sud, en descendant la rue vers la Garonne. (Crédit : Capture d’écran Google Maps, montage photo)
Sur X, un utilisateur ayant eu vent de la scène aurait affirmé qu’« au lycée Déodat à Toulouse, la BAC vise des élèves au fusil d’assaut HK-G36, classé arme de guerre », d’après ActuToulouse. Le post en question est aujourd’hui supprimé.
Si les images sont bien réelles, leur interprétation par cet utilisateur a été démentie, le jour même, par la préfecture d’Occitanie et de la Haute-Garonne, puis par la Police nationale.
« Dans le secteur du lycée Déodat de Séverac à Toulouse, un individu retranché dans une résidence Crous a exhibé une arme à une fenêtre du bâtiment », a indiqué le préfet sur X. Cette situation a donc nécessité l’engagement « d’effectifs spécialisés », avant qu’une perquisition au domicile du suspect ne soit entamée. « Cette intervention ne présente aucun lien avec les manifestations en cours », a précisé la préfecture.
L’arme ainsi aperçue à la fenêtre de la résidence étudiante serait factice, a ensuite précisé La Dépêche du Midi. Le quotidien local a également appris, de sources policières, que « le propriétaire de l’arme factice s’est manifesté auprès des services de police et aurait été entendu ».
Autrement dit, qu’il s’agisse d’images postées sur les réseaux sociaux, d’articles de presse ou de déclarations officielles, aucun élément crédible ne fait état de la présence de policiers armés de fusils d’assaut pour réprimer les manifestants, le 2 octobre à Toulouse.
Si aucun usage d’armes à balles réelles par la police n’a été documenté depuis le début des mobilisations lycéennes, reste que plus de 200 lycéens ont été blessés lors des différentes manifestations, contre près de 800 policiers et gendarmes, selon le ministère de l’Intérieur. La police des polices, l’IGPN, a ouvert dix-huit enquêtes à la suite des violences présumées des forces de l’ordre.
Auteurs :
Auteur : Jean-Baptiste Breen, journaliste
Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste
L’article Toulouse : des policiers ont-ils utilisé des fusils d’assaut pour réprimer une mobilisation de lycéens ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.
Le ministère de la Transition écologique a validé la demande de dérogation sur les espèces protégées pour la mégabassine de Sainte-Soline. Contre l'avis d'un collège scientifique, elle pourrait être remplie à partir de novembre.
Interdite d'utilisation par la justice depuis l'hiver 2024, la mégabassine de Sainte-Soline pourrait reprendre du service dès cet automne grâce à un avis favorable du ministère de la Transition écologique (MTE).
Le 18 décembre 2024, la cour administrative (…)

Source :Compte Facebook, le 5 octobre 2026
Etiqe :Daté
Contenu :
Il a été retrouvé assis, les pieds dans une flaque de sang. Le 30 septembre dernier, Maël, 16 ans, a été gravement blessé à l’œil à Tours, au cours des mobilisations lycéennes de cette rentrée 2026, lancées pour réclamer de meilleures conditions d’études.
Selon toute vraisemblance, l’adolescent a été éborgné, lors du blocus de son lycée, par une balle de LBD utilisée par les forces de l’ordre, a indiqué la procureure de Tours, sur X .
Au même moment, sur les réseaux sociaux, une vidéo circule dans laquelle on voit un adolescent, présenté comme se prénommant Maël, décrire face caméra, bandage sur l’œil droit, sa cécité partielle et son calvaire post-hospitalisation. « Il s’était mobilisé pour pouvoir étudier dans de bonnes conditions avec des profs en nombre ! Les flics l’ont éborgné », peut-on lire dans la description qui accompagne cette publication. « Justice pour Maël », revendique plus sobrement un autre internaute dans un post publié le 5 octobre 2026.
Ces publications laissent donc entendre que le jeune homme témoignant face caméra est celui blessé à Tours, le 30 septembre 2026. Or, cette vidéo est datée et recycle un ancien témoignage.
Une vidéo datant de 2025
Le témoignage publié par les internautes est en fait celui de Jalil, 15 ans à l’époque, éborgné par un tir de LBD dans la nuit du 1er au 2 juillet 2025, à Chilly-Mazarin, en Essonne, lors des violences urbaines déclenchées par la mort du jeune Nahel, comme le montre cet article de StreetPress. Le média indépendant avait pu rencontrer le jeune homme et recueillir son vécu. La vidéo avait ensuite été publiée, le 31 juillet 2025, sur le compte Youtube de StreetPress.
Le clip posté par les internautes à la rentrée 2026 est donc une reprise, hors contexte, de l’entretien entre Jalil et StreetPress et ne montre pas un adolescent prénommé Maël, éborgné au cours des mobilisations lycéennes de la rentrée 2026.
Mobilisation lycéenne : le bilan s’alourdit
Au total, ce sont 215 élèves qui ont été blessés lors des mobilisations lycéennes qui ont débuté fin septembre 2026, a indiqué le Premier ministre, Sébastien Lecornu, le 6 octobre. Dont plusieurs très grièvement.
Mâchoire fracturée, main arrachée, œil gravement atteint,… La presse relaie à Lens (Pas-de-Calais), Argenteuil (Val-d’Oise) ou Saint-Ouen-l’Aumône (Val d’Oise) des cas de jeunes hospitalisés en urgence, à la suite de l’utilisation par les forces de l’ordre d’armes potentiellement incapacitantes, notamment des grenades de désencerclement et tirs de LBD.
Dix-huit enquêtes de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ont été ouvertes, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, le 7 octobre, dont plusieurs pour évaluer les circonstances des interventions de police ayant causé des mutilations ou des infirmités permanentes à des adolescents.
« Dans la quasi-totalité des cas, l’intervention policière est proportionnée », a toutefois assuré Laurent Nuñez sur France Inter. Le 6 octobre au soir, le ministère de l’Intérieur comptabilisait 6 547 interpellations depuis le début du mouvement lycéen, le 28 septembre – probablement le bilan le plus lourd pour un mouvement social depuis mai 1968. L’opposition de gauche et de nombreuses associations dénoncent, elles, la « répression » et le « manque de retenue » des forces de l’ordre face à un public composé essentiellement de mineurs.
Auteurs :
Autrice : Delphine Schiltz, journaliste
Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste
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Secrétariat de rédaction : Delphine Schiltz, journaliste
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Source :Publication Instagram de l'Union étudiante, 5 octobre 2026
Etiqe :Faux
Contenu :
La colère des lycéens et des étudiants ne faiblit pas. Pour pallier l’impossibilité de maintenir les cours dans les établissements bloqués, les enseignements ont basculé en distanciel. Dans une publication Instagram, l’Union étudiante affirme avec un bel aplomb que le code de l’éducation prévoit que les cours à distance ne sont possibles qu’avec validation des conseils universitaires, rendant les décisions des chefs d’établissement illégales. C’est le résultat d’une très mauvaise lecture du code en question.
Lire le texte et le bon
L’article R. 421-12 du code de l’éducation est clair : « En cas de difficultés graves dans le fonctionnement d’un établissement, le chef d’établissement peut prendre toutes dispositions nécessaires pour assurer le bon fonctionnement du service public. S’il y a urgence, et notamment en cas de menace ou d’action contre l’ordre dans les enceintes et locaux scolaires de l’établissement, le chef d’établissement (…) peut : 1° Interdire l’accès de ces enceintes ou locaux à toute personne relevant ou non de l’établissement ; 2° Suspendre des enseignements ou autres activités au sein de l’établissement. Le chef d’établissement informe le conseil d’administration… ». Cela, c’est pour les lycées.
Pour les universités, c’est l’article R. 712-8 qu’il faut lire : « En cas de désordre ou de menace de désordre dans les enceintes et locaux (…), l’autorité responsable (…) peut interdire, pour une durée maximale de trente jours, à toute personne l’accès à tout ou partie de ces enceintes et locaux, le cas échéant à des horaires qu’elle détermine (…) 2° L’autorité responsable peut suspendre des enseignements, quelle que soit la forme dans laquelle ils sont dispensés. Cette suspension ne peut être prononcée pour une durée excédant trente jours ».
Continuité du service public
Les cours en distanciel ne sont pas explicitement mentionnés, mais ils constituent, comme cela a été le cas durant la pandémie de Covid-19, une mesure « nécessaire pour assurer le bon fonctionnement du service public » dès lors que les cours en présentiel présentent des risques pour la sécurité des étudiants, élèves et enseignants.
Assurer la continuité du service public est une obligation constitutionnelle incombant à tout chef de service, comme l’est un président d’université ou un proviseur. Les cours à distance permettent d’assurer, quoique imparfaitement, cette continuité, face à des évènements perturbant le fonctionnement normal du service.
Si les enseignants du supérieur peuvent s’y refuser en raison de leur statut, et proposer des solutions alternatives, les enseignants du secondaire doivent suivre s’ils sont mis dans les conditions matérielles pour basculer en cours à distance.
Les blocages, qui rappelons-le sont interdits car ils portent atteinte à la liberté d’étudier et à la continuité du service public, font bien partie des faits pouvant justifier le passage provisoire en distanciel.
Inversement, si l’accès aux établissements n’est pas menacé, le recours aux enseignements à distance est illégal, car la forme légale et normale d’enseignement est le présentiel, le cours à distance étant l’exception.
D’où vient la confusion ?
L’Union étudiante semble avoir confondu avec les cas de création d’une formation à distance ou de passage à distance d’une formation, totalement ou partiellement. Face à des modalités d’enseignement qui évolueraient ainsi fondamentalement, avec des modalités d’examen qui seraient également modifiées, les conseils centraux des établissements (conseil d’administration des lycées, commission de la formation et de la vie universitaire), dont c’est le rôle, doivent alors être saisis et donner leur accord.
Mais dans le cas d’un passage provisoire des cours à distance le temps que les blocages — ou une épidémie — cessent, les conseils centraux n’ont pas à être consultés, d’autant qu’il s’agit de mesures d’urgence et que ces conseils ne peuvent être réunis sur commande.
Attention toutefois aux élèves les plus fragiles
Par ailleurs, il appartiendra aux chefs d’établissement de s’assurer que les lycéens en particulier disposent bien des conditions matérielles (connexion, ordinateur et logement décent notamment) pour suivre les cours à distance.
Si tel n’est pas le cas, cela ne remet pas en cause la légalité du passage en cours à distance en cas de trouble ou menace de trouble grave, mais cela oblige les chefs d’établissement à envisager en même temps des solutions de continuité pour les élèves les plus fragiles, et à en tenir compte par la suite dans le cadre des évaluations.
Ainsi, les impossibilités matérielles de suivre les cours à distance ne sauraient donner lieu à des sanctions, que ce soit disciplinaires ou à travers les notes.
En somme, le basculement des cours à distance ne doit pas aboutir à l’exclusion de fait de toute une catégorie de lycéens et étudiants les plus défavorisés ou fragiles. Sans quoi, il y aurait carence du service public et responsabilité de l’État à l’égard des lycéens et étudiants en question.
Auteurs :
Auteur : Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Partis-Saclay
Relecteurs : Antony Taillefait, professeur de droit public à l’université d’Angers
Pascal Caillaud, chargé de recherche CNRS en droit social à l’université de Nantes
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
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À peu près tous les Français et même le reste des humains vivant dans des pays où la vie est numérisée sont désormais présent dans des leaks. Votre vie entière est disponible sur Internet pour qui sait où trouver les informations. Utiliser un bête site qui prétend faire de l'argent sur le dos de la population victime de fuites de données personnelles, ce n'est pas vraiment faire une enquête journalistique.
Les ministres et le fameux site d'investigation journalistique BixHub
Le Canard Enchaîné a « révélé » que le premier ministre Sébastien Lecornu avait vu son numéro de portable fuiter dans le leak du marchand en ligne « Le Slip Français ». Le reste de la presse reprend et s'enflamme. Quoi, mais comment est-ce possible ? Ce numéro devrait être secret ! C'est fou, décidément, tout le monde est victime de fuites ! Le lendemain, c'est Challenge qui s'y met : le numéro de téléphone de Gabriel Attal est également accessible sur Internet ! Quels scoops. Reflets avait déjà passé au tamis l'empreinte numérique des ministres de tout un gouvernement (dont les deux premiers ministres qui étaient à d'autres postes à l'époque) dans un article en 2023. Le scoop n'en était donc pas un. Mais surtout, ce sont les méthodes d'enquête qui sont un peu limitées. Ici, un site, BixHub, qui permet de fouiller dans une multitude de leaks. On est très loin de ce qu'il est possible de récupérer en sources ouvertes (ou pas) sur les Internets.
Cela rappelle un peu l'article que nous avions fait sur les caméras de surveillance en Ukraine au début de la guerre lancée par la Russie. Suivi de nombreux autres.
Nous avions essuyé des commentaires amusants. « Ils font les malins mais il suffit d'aller sur Shodan pour voir les caméras dans un pays.... ». Alors non. Shodan recense quelques caméras. De notre côté, nous avions scanné tout l'internet ukrainien, tous les devices connectés dans le pays, à...
Des copier-coller des demandes de l'industrie chimique et des producteurs d'engrais pour assouplir la règlementation protectrice de l'environnement... C'est ainsi qu'a été rédigé le véhicule législatif européen Omnibus X sur la sécurité alimentaire. Visant à déréguler l'usage des pesticides, il a été proposé par la Commission européenne en décembre 2025 et est en débat en ce moment au Parlement européen. Sous l'influence des lobbies de l'agrochimie, donc, dénonce l'ONG Corporate Europe (…)
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