
Source :Vidéo YouTube d'Édouard Philippe, 29 septembre
Etiqe :À nuancer
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Dans une vidéo partagée sur sa chaîne YouTube, Édouard Philippe, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle, dévoile son projet de réforme des retraites. L’ancien Premier ministre explique qu’un système obligatoire de capitalisation existe pour les fonctionnaires, et veut l’étendre à tous les salariés.
Il reprend ainsi les imprécisions de deux de ses rivaux à la présidentielle, Gabriel Attal et David Lisnard, que nous avions déjà surlignés.
Répartition ou capitalisation : un distinguo essentiel à rappeler
Traditionnellement, les régimes de retraite français sont organisés selon deux grandes techniques de gestion.
D’un côté, la répartition : les cotisations versées par les actifs servent à payer immédiatement les pensions des retraités. Ce système repose sur la solidarité intergénérationnelle. Il suppose donc un équilibre financier entre cotisants et bénéficiaires : c’est tout l’enjeu des débats sur la réforme des retraites.
De l’autre, la capitalisation : les cotisations de l’assuré sont épargnées pour produire des intérêts selon les investissements faits. Elles constitueront un capital qui sera utilisé plus tard pour financer la retraite du même assuré.
La retraite de base des fonctionnaires : un régime par répartition
La retraite de « base » des agents publics fonctionne selon le principe de la retraite par répartition. Ce système implique que les cotisations versées par les actifs et leurs employeurs servent immédiatement à financer les pensions des retraités actuels, sans constitution d’une épargne individuelle destinée à financer la propre retraite du cotisant.
Les fonctionnaires civils de l’État et militaires dépendent du Service des Retraites de l’État (SRE) alors que les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers dépendent de la Caisse Nationale de Retraites des Agents des Collectivités Locales (CNRACL).
La pension d’un fonctionnaire repose sur le principe suivant : lorsqu’il a atteint l’âge légal de la retraite et cotisé tous les trimestres imposés, il reçoit 75 % du traitement indiciaire brut correspondant à l’emploi, grade et échelon effectivement détenus au cours des six derniers mois de fonction. Les primes et indemnités ne sont, sauf rares exceptions, pas prises en compte dans l’assiette de calcul de la pension principale : c’est justement le rôle de la retraite additionnelle, la RAFP.
La retraite additionnelle (RAFP) : un système par points, obligatoire pour l’agent… et son employeur
En vigueur depuis 2005, suite à la réforme Fillon de 2003, la RAFP (Retraite Additionnelle de la Fonction Publique) est un régime complémentaire obligatoire de retraite pour tous les fonctionnaires d’État, territoriaux et hospitaliers. Contrairement au régime de base, la RAFP est financée par des cotisations prélevées sur les primes et indemnités qui ne sont justement pas prises en compte dans la pension principale.
Les cotisations (10 %) ne portent que sur les primes et indemnités et pas sur l’ensemble des revenus de l’agent. Ces cotisations servent à acquérir des points. Surtout, elles sont versées par l’agent (5 %) mais aussi son employeur public (5 %) : les employeurs ont-ils compris que la proposition d’Édouard Philippe s’adressait aussi à eux ?
Dans la RAFP, ces cotisations sont converties en points. En 2026, 1 point vaut 1,4596 € (on parle de valeur d’achat). Exemple : pour une cotisation de 450 € en 2026, l’agent reçoit 308 points (450/1,4596 = 308,30 arrondis à 309).
Mais le point n’a pas la même valeur lorsque l’agent part à la retraite. 1 point vaut 0,05671 € (on parle de valeur de service). Selon son nombre de points, un fonctionnaire retraité reçoit soit un capital (s’il a jusqu’à 5124 points) soit une pension mensuelle (s’il a au moins 5125 points), dont le montant varie selon un savant calcul mêlant le nombre de points, l’âge de départ en retraite et la valeur du point au moment de ce départ.
D’une certaine façon, ce mode de calcul ressemble à celui de la retraite complémentaire AGIRC-ARCCO des salariés du privé. Mais à la différence de cette dernière qui représente le 1/3 de la retraite d’un salarié, les exemples cités par le site service-public (6835 euros en capital pour 4400 points ou 73 euros par mois en rente, pour 15 000 points) montrent que ce n’est pas avec la RAFP que les agents publics financent leur retraite. Tout au mieux un petit complément.
La RAFP : un régime par répartition provisionnée
Aucun doute : la RAFP ne fonctionne pas par répartition immédiate. L’argent cotisé par un fonctionnaire en activité, comme par son employeur, n’est pas immédiatement reversé aux fonctionnaires à la retraite. Les cotisations sont placées sur les marchés financiers dans un portefeuille d’actifs (actions, obligations, immobilier, etc.) par l’établissement public ERAFP, selon un principe d’investissement socialement responsable (ISR) prenant en compte le développement durable.
Mais un tel placement collectif ne signifie pas forcément un régime par capitalisation stricte. Dans un Plan d’épargne retraite (PER individuel ou PER d’entreprise collectif) ou un contrat d’assurance vie retraite, l’épargnant récupère exactement la somme accumulée à laquelle s’ajoutent les rendements financiers moins d’éventuels frais.
Dans la RAFP, un euro cotisé ne donne pas un euro perçu plus les intérêts du seul placement, comme le montre la conversion par points précédemment exposée. Chaque année, le conseil d’administration de l’ERAFP décide de la valeur du point, en fonction de la situation financière du régime et des règles de prudence imposées pour éviter tout déséquilibre.
Là où l’ambiguïté est entretenue, c’est que le site de la RAFP mentionne un principe de capitalisation, alors que le législateur est clair : la RAFP est un régime « par répartition provisionnée et par points ». Et en droit, c’est la loi qui prévaut sur la communication !
La Préfon : une capitalisation destinée aux fonctionnaires… mais facultative
La PREFON est un régime de retraite complémentaire facultatif créé en 1968 et spécifiquement ouvert aux agents publics (fonctionnaires, agents contractuels, militaires, anciens agents, conjoints d’affiliés, etc.).
Il s’agit d’un produit d’épargne retraite volontaire qui fonctionne par capitalisation stricte. Les cotisations sont versées seulement par l’agent : son employeur public n’abonde pas le montant versé. Elles sont libres et dépendent d’une des 17 classes existantes de cotisation que choisit l’agent. Les sommes sont investies et constituent une épargne individuelle qui sera convertie en rente au moment de la retraite.
Auteurs :
Auteur : Pascal Caillaud, chargé de recherche CNRS en droit social à l’université de Nantes
Relecteur : Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
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L'agglomération de La Rochelle a détecté deux sous-produits d'herbicides dans son eau potable, dont un est interdit d'usage, et l'autre le sera bientôt. La collectivité a déposé plainte.
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Aux alentours de la station de pompage d'eau potable de Fraise-Bois Boulard, à l'est de La Rochelle, se déroule à perte de vue l'horizon indistinct des champs retournés : maïs, orge, blé tendre et pois. Lors d'une analyse rendue publique le 18 septembre dernier (…)
« Certaines espèces sont les seules capables de disperser certaines essences d’arbres », alerte Benjamin Ignace, biologiste
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Face à la surenchère militaire et au retour en force des dirigeants autoritaires « Bas les armes ! Ces hommes va-t-en-guerre qui nous gouvernent » montre que la sécurité globale et l'égalité des sexes sont indissociables et propose une feuille de route pour la paix
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Scientifiques et soignantes opposées aux pesticides appellent, dans cette tribune, à se mobiliser contre Syngenta le 3 octobre et au-delà, pour « agir, de façon radicale et directe, sur les causes des maladies ».
Nous, soignant⋅es, scientifiques, sommes témoins d'un paradoxe : malgré l'abondance des travaux scientifiques reliant exposition chimique et santé, malgré les alertes de l'Inserm et du Conseil national de l'Ordre des médecins, les politiques publiques se succèdent sans prendre en (…)

Des lycées qui prennent l’eau, des professeurs qui manquent, des heures de cours perdues et des inégalités qui se creusent. En Seine-Saint-Denis et dans les quartiers populaires, les raisons de la colère s’accumulent depuis des années. Face aux lycéens qui se mobilisent, le gouvernement préfère chercher la main de LFI et répondre par le maintien de l’ordre. Billet.
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Entré au comité de lecture de Gallimard avec Philippe Sollers et Milan Kundera, éditeur de Goncourt et d’académiciens, l’écrivain n’a pas vu les dangers fondre sur Saint-Germain-des-Prés. Jusqu’à l’affaire Boualem Sansal, l’emprise de Bolloré et l’arrivée de l’intelligence artificielle.
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Vue de la Cité bergère, une parcelle agricole menacée au cœur du quartier des Beaux-Arts. © collectif Préservons la Cité bergère
Sur la place des Beaux-Arts, à deux pas du centre-ville de Montpellier (Hérault), les dernier·es étalier·es remballent leurs marchandises, ce mercredi de septembre, en fin de matinée. Comme chaque jour, maraîcher·es et petits commerces de proximité font vivre ce marché, à l’ombre des micocouliers, donnant au quartier urbain des airs de village.
Ici, des habitant·es se mobilisent et luttent pour la préservation de leur cadre de vie. Dans ce secteur «boboïsé» et gentrifié, et dans une ville qui a multiplié les programmes immobiliers sous l’impulsion de Georges Frêche, maire bâtisseur de 1977 à 2004, des associations du quartier veillent.
L’un des sujets du moment porte sur l’avenir de la Cité bergère, une parcelle privée, l’une des dernières de la ville dédiée au maraîchage. En août 2025, la mairie, dirigée par le socialiste Michaël Delafosse, réélu en mars 2026, a délivré deux permis de construire. Le projet prévoit la construction de deux immeubles de 15 mètres de haut pour 70 appartements sur près de 8 000 mètres carrés (m2). Une partie de la parcelle doit être préservée pour des cultures, promet la Ville.
Durant la campagne des élections municipales 2026, le collectif formé par des riverain·es «Préservons la Cité bergère» avait interpellé les candidat·es en leur proposant de signer un engagement pour annuler ce programme immobilier. Le candidat Delafosse n’avait pas paraphé.
Mars 2026, Montpellier. Pendant la campagne municipale, des habitant·es des Beaux-Arts avaient interpellé les candidat·es sur l’avenir de la Cité bergère. © collectif Préservons la Cité bergère
«Nous nous battons contre des aménagements qui nous semblent privilégier les intérêts privés au détriment des habitants, sans considérations sociales ou écologiques, explique Lucie Mendes, membre du collectif. Le quartier est en train de se gentrifier, mais il y a aussi des logements sociaux, et nous dénonçons une absence de concertation avec les riverains. Ce qui se fait sans nous se fait contre nous.»
Le collectif, qui a lancé une pétition (26 000 signatures), espère encore une marche arrière. «Nous sommes ici dans un quartier qui a une longue tradition agricole et alimentaire, reprend Lucie Mendes. Nous sortons d’un été caniculaire, qui s’est prolongé, et nous pensons qu’il y a d’autres pistes que le tout-béton.»
Et d’imaginer, sur cette enclave agricole au milieu des habitations, de petits immeubles et autres maisons de ville, une ferme urbaine ou une Maison de l’alimentation solidaire (MAS). Il existe déjà une MAS, au nord de Montpellier, L’Esperluette, un café-épicerie solidaire et durable porté par la Ville.
Du côté de la mairie, on estime avoir déjà obtenu des avancées : «Il s’agit d’un projet privé. Le nouveau PLUi [Plan local d’urbanisme intercommunal, NDLR] a réduit la surface constructible à 20% de la parcelle, alors qu’auparavant toute la parcelle était concernée. Le reste du terrain restera dans sa configuration actuelle, le propriétaire nous l’a assuré.»
Dans le cadre du nouveau PLUiC [Plan local d’urbanisme intercommunal climat, NDLR], la Ville avait mis en place une concertation en ligne au sujet de l’avenir de la Cité bergère. «Aucune remarques ne sont remontées», rappelle la collectivité à Vert. Le collectif rétorque : «L’échelle de la ville permet la concertation participative, basée sur des échanges, et non pas de façon numérique.» Selon ses calculs, la surface de maraîchage passerait de 4 400 à 1 800 m2 de terres cultivées.
Alors que la température moyenne estivale a dépassé les normales de saison de 3,5 degrés Celsius (°C) dans l’Hérault, les membres du collectif soulignent la nécessité de conserver des îlots de fraîcheur.
Tamaris Fürstenheim, avocate du collectif, y voit une provocation. Elle évoque «une opération de greenwashing» de la part des élu·es : «Montpellier a pris des engagements internationaux pour être la ville de l’agriculture urbaine ; le PLUiC prend comme axe fort la préservation des constructions et la prévention des risques, notamment du risque inondation. Malgré tout, on a de nouveau un permis qui est délivré avec des risques reconnus au sujet de certaines parties du bâtiment qui seront inondables.»
Et d’ajouter : «Quand on reproche à la mairie d’avoir sacrifié cette dernière parcelle agricole, on nous répond qu’on a gardé une partie “en espace vert” ; un espace vert, ce n’est pas la même chose qu’un terrain agricole. Ça peut être un parc, un parc à chiens, un jardinet pour une résidence… Il y a une vision tout à fait inaboutie de l’écologie.»
Le collectif a attaqué le permis de construire en raison de plusieurs possibles irrégularités, citées par l’avocate : «la localisation en zone inondable ; la présence d’un pin protégé au titre d’un espace boisé classé ; et l’avis défavorable de l’Architecte des bâtiments de France.»
Ce combat n’est pas le seul mené dans le quartier. L’association Beaux-Arts Pierre Rouge est également sur le qui-vive. Cette fois, l’objet des inquiétudes concerne un bâtiment d’environ 800 mètres carrés à proximité de la place principale et de ses commerces de bouche. Les riverain·es redoutent l’installation d’une enseigne de grande distribution.
Cette ancienne salle de sport et de danse est un lieu caractéristique du quartier des Beaux-Arts. Elle a fermé en 2021 à cause de difficultés engendrées par la crise sanitaire. Depuis, plusieurs projets ont été proposés et étudiés, sans jamais aboutir. Le bâtiment aux murs tagués est actuellement fermé.
De g. à d., les représentant·es des collectifs et associations mobilisés : Tamaris Fürstenheim, avocate ; Thomas Champigny, de l’association Beaux-Arts Pierre Rouge ; Lucie Menes, du collectif Préservons la Cité bergère ; Tony Chavard, de l’association Les Vrais amis du Père Prévost ; Julia Mignacca, élue d’opposition. © Agathe Beaudouin/Vert
«On nous parle d’un Monoprix ; nous nous interrogeons. Il y a des grandes surfaces et des supermarchés utiles – nous ne sommes pas contre systématiquement –, mais notre quartier s’organise autour de 30 petits commerces, explique Thomas Champigny, membre de l’association. Pourquoi venir casser cette dynamique ? La piétonnisation du quartier est en cours : si une grande surface s’installait, qu’en serait-il de l’approvisionnement ?»
Une réflexion que partage l’élue d’opposition Julia Mignacca (groupe La France insoumise et Verts Populaires Montpellier) : «Ce bâtiment est emblématique du quartier. Il y a un enjeu à savoir ce que l’on en fait avec les habitants. Il y a une opportunité incroyable : la Métropole a des outils pour mener une médiation entre les propriétaires et les habitants.»
Sollicitée, la municipalité souligne là encore «l’aspect privé» du projet et assure rester «vigilante quant à l’impact sur l’écosysteme commercial». «Cela ne doit pas nous empêcher de réfléchir à un futur désirable, ensemble, relève Lucie Mendes qui, comme beaucoup, n’envisage pas de baisser les bras. Est-ce qu’on veut un quartier où les températures explosent ? Un quartier vendu à la spéculation immobilière ? Un quartier qui perd son âme méditerranéenne, avec sa place centrale et son ambiance de village ?»
Le quartier des Beaux-Arts n’en est pas à sa première lutte citoyenne. Entre 2011 et 2014, le stade du Père Prévost a été au centre d’une forte protestation. Le plus ancien stade de la ville était alors voué à se transformer, avec la construction de 300 logements portée par le promoteur Pragma. «On a d’abord eu le sentiment de se battre contre plus gros que nous, c’était David contre Goliath mais, au final, nos actions ont porté leurs fruits», se souvient Tony Chavard, riverain et membre de l’association Les Vrais Amis du Père Prévost.
Après trois années d’actions, l’association avait obtenu la sauvegarde du site par le maire Philippe Saurel (Parti socialiste), qui avait finalement renoncé au projet immobilier. Aujourd’hui, en semaine et les week-ends, le terrain est aussi bien utilisé par les clubs sportifs que par les associations du quartier.
L'opération visant à « normaliser » le parti d'extrême droite n'est pas nouvelle. Avant la stratégie de la cravate et la « dédiabolisation » la presse parlait de « vote contestataire ». Or il n'en était rien. Le vote Front national (désormais Rassemblement national) est surtout un vote raciste. La preuve par des mails internes de l'ancien parti, un peu passés inaperçus.
On peu remonter loin. Par exemple en 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen crée la surprise et rejoint Jacques Chirac au deuxième tour de l'élection présidentielle. La presse parle alors de « vote contestataire » visant à « donner un signal fort aux partis traditionnels ». C'est bien plus facile que de parler de vote fasciste et raciste. Car en fait, depuis toujours, un vote pour la petite entreprise familiale Le Pen est un vote fasciste avec toutes les conséquences et les risques qui lui sont liés. L'article de Mediapart sur les propos antisémites de Jordan Bardella ne pouvait surprendre que ceux dédaignant l'Histoire. Cet article a cependant le mérite de coucher noir sur blanc des paroles insoutenables du patron du parti d'extrême droite. Celui-là même qui a été fondé par d'anciens SS, des collaborateurs de Vichy et des membres de l'OAS. Déjà en 2002, les échanges de mails entre ses électeurs et le Front national pendant l'entre-deux-tours donnaient à voir un électorat profondément raciste. Nous les dévoilons à nouveau ci-dessous (1).
A force d'éviter de confronter les électeurs d'extrême droite à la réalité de leurs motivations, la presse les conforte et les déculpabilise. On perd moins de lecteurs en les interrogeants sur leur « vote contestataire » que sur leur « vote raciste et fasciste »... Ajoutons à cela la « fenêtre d'Overton », chaque jour un peu plus grande ouverte grâce aux paniques morales...

Suppression de postes à l'ingénierie environnementale, perte de revenus pour l'agence de la transition écologique : malgré une hausse du fonds vert, le dernier budget du mandat d'Emmanuel Macron manque « d'élan » estiment plusieurs ONG.
À peine dévoilé, déjà contesté. Le gouvernement a présenté, jeudi 1er octobre, son projet de budget pour 2027. Parmi les priorités affichées, après un été apocalyptique : l'adaptation au changement climatique. Las, la copie de l'exécutif « n'est absolument (…)

Source :Compte Facebook, le 19 septembre 2026
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Il avait qualifié la pandémie de Covid-19 de « fraude ». Trois ans après que l’Organisation mondiale de la santé a levé l’état d’urgence sanitaire mondial, Reiner Fuellmich, figure du covido scepticisme, continue de faire parler de lui.
Certains internautes affirment que l’ancien avocat allemand aurait été emprisonné pour avoir « défié la version officielle ». Il serait incarcéré depuis plus de 950 jours pour avoir dénoncé « les failles des tests PCR et la gestion de la crise sanitaire » du Covid-19.
« Un vrai scandale et abus de pouvoir », accuse un internaute. « Ça prouve bien l’arnaque du vaccin », conjecture – sans fournir de preuves – une autre.
Mais, si Reiner Fuellmich est actuellement emprisonné, il ne l’est pas pour « avoir défié la version officielle ». Il est en réalité accusé d’abus de confiance.
Plusieurs centaines de milliers d’euros
Tout commence en juillet 2020, au début de la pandémie de Covid-19. Reiner Fuellmich fonde alors le « Comité corona ». Quelques mois plus tard, il publie sur YouTube une vidéo intitulée « Crimes against humanity » – dont l’original a depuis été supprimé. Selon lui, la pandémie de Covid-19 serait une « fraude […] qui s’est entretemps transformée en probablement le plus grand crime contre l’humanité (sic) », relate Conspiracy Watch, un site spécialisé dans le décryptage des théories conspirationnistes.
Et il n’entend pas en rester là. L’ancien avocat allemand souhaite alors mener une action de groupe, surnommée Nuremberg 2.0, afin de juger ces prétendus « crimes contre l’humanité ». Pour la financer, les personnes qui souhaitent s’y joindre doivent verser à Reiner Fuellmich et son équipe au moins 800 euros, expliquaient à l’époque nos confrères de l’AFP.
Sauf qu’en septembre 2022, le site d’actualités allemand T-online rapporte que d’anciens partenaires l’accusent d’avoir mal administré l’argent des donateurs. Viviane Fischer, coprésidente du Comité corona, affirme qu’il aurait même utilisé plusieurs centaines de milliers d’euros à son compte. Selon TF1, Reiner Fuellmich s’en était alors défendu et avait notamment affirmé qu’il avait retiré une partie de l’argent afin qu’il ne soit pas saisi par la justice, et que Viviane Fischer, en plus d’être au courant, en avait également récupéré.
Après avoir été condamnée en première instance en 2025, la Cour fédérale de justice l’a définitivement condamné pour abus de confiance en août 2026, rapportent plusieurs médias allemands. Elle a considéré qu’il avait bien détourné des dons recueillis dans le contexte de la pandémie pour les utiliser à des fins personnelles, comme le réaménagement de son jardin ou le financement de sa procédure de divorce.
Si des internautes affirment qu’il a en réalité été jugé pour « avoir défié la version officielle », Les Surligneurs n’ont trouvé aucun élément qui permettrait de confirmer cette thèse. Jusqu’à preuve du contraire, Reiner Fuellmich est donc incarcéré pour s’être rendu coupable d’abus de confiance.
Auteurs :
Autrice : Maylis Ygrand, journaliste
Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste
L’article L’ancien avocat allemand Reiner Fuellmich a-t-il été incarcéré pour avoir dénoncé la gestion de la crise sanitaire du Covid-19 ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.
En moins d'une semaine, plus de 1 000 lycéens ont été interpellés et 84 blessés. Malgré des revendications légitimes, ils sont à la fois infantilisés et perçus comme des « sujets dont ils faut se protéger », donc réprimés violemment.
En réponse à leur colère, ils n'ont trouvé que mépris et violence. Depuis jeudi 24 septembre, partout en France, les lycéens se mobilisent devant leurs établissements pour réclamer de meilleures conditions d'apprentissage. Face à la vétusté de bâtiments où (…)
Promulguée en août 2025 en dépit d’une pétition demandant son abrogation et comptant deux millions de signataires, la loi Duplomb ré-autorise des pesticides cancérogènes auparavant interdits. À l’approche de l’élection présidentielle d’avril et mai 2027 et en vue du vote, en 2028, de la politique agricole commune (PAC) pour les six prochaines années, les collectifs qui appellent au rassemblement souhaitent remettre l’interdiction des pesticides au cœur de l’actualité.
Renda Belmallem, chercheur·euse et militant·e écologiste, prépare une thèse sur le racisme environnemental et sera présent⋅e au rassemblement de demain dans l’Eure. Dans cette newsletter, iel revient sur les convergences militantes qui ont permis cette mobilisation.
Pourquoi avoir choisi d’organiser la mobilisation du 3 octobre autour de l’usine Syngenta, à Saint-Pierre-la-Garenne ?
Il faut savoir que l’agrochimie mondiale est un marché de l’empoisonnement que quelques firmes seulement se partagent. L’usine de Saint-Pierre-la-Garenne [propriété du groupe chinois Syngenta] est l’un des plus gros fabricants de pesticides sur le territoire français. Organiser une action directement sur ce site permet de sortir cette firme de l’anonymat et de faire en sorte que le nom de Syngenta soit connu de toustes, comme c’est le cas pour Bayer-Monsanto depuis plusieurs années. Cette mobilisation s’inscrit aussi dans une campagne plus large de lutte contre l’agrochimie qui avait ciblé en novembre 2025 une usine appartenant à BASF, une autre de ces multinationales.
Quels sont les objectifs de cette coalition d’écologistes, de paysan⋅nes et de malades du cancer ?
L’une des priorités est de contredire le discours sur la responsabilité individuelle des consommateur⋅ices (qui « devraient acheter du bio ») et des travailleur⋅euses (qui « devraient porter des équipements qui les protègent mieux ») : cela fait peser la charge de l’intoxication sur les victimes et non pas sur les pollueurs. Envisager l’intoxication aux pesticides comme relevant de la responsabilité collective des industriels et des acteur⋅ices politiques qui les soutiennent – à travers la loi Duplomb, par exemple – permet de penser des actions politiques plus efficaces et des alliances plus larges.
Nos collectifs ont en commun de s’intéresser aux enjeux de la biodiversité et de l’agroécologie paysanne, bien connus des mobilisations écologistes. Mais ils intègrent aussi à leurs réflexions la question de la santé au travail des travailleur·euses agricoles et des salarié·es de l’agrochimie.
Ils dénoncent aussi le colonialisme chimique des firmes comme Syngenta, qui produisent en Europe des pesticides qui y sont interdits d’utilisation, pour les exporter dans des pays comme le Brésil. Ils rappellent que les travailleur·euses agricoles sont exposé⋅es à des degrés différents en fonction des territoires où ils vivent. Par exemple, en Martinique et en Guadeloupe, où, dans la continuité de l’esclavagisation, la majorité des habitant⋅es, subissent une intoxication au chlordécone.
« La mobilisation du 3 octobre contre les pesticides ne peut se penser en dehors de l’élection présidentielle à venir »
Stop pesticides dénonce enfin les liens entre les secteurs agrochimique et militaire, lequel utilise certains produits comme arme de guerre. Ce fut le cas pendant la guerre du Vietnam avec l’agent orange. C’est encore le cas aujourd’hui avec Adama, filiale israélienne de Syngenta, qui produit des pesticides ensuite épandus au Liban sud, en Cisjordanie et en Palestine pour faire avancer le front de la colonisation. C’est la raison de la présence demain, à Saint-Pierre-la-Garenne, d’un cortège anticolonialiste et antiraciste.
Justement, avec d’autres militant·es écologistes racisé·es, vous avez pris la parole en août 2025 pour dénoncer le racisme du camp écolo. Comment la situation a‑t-elle évolué depuis ?
Les milieux de gauche écologistes, féministes et queers, passent encore trop de temps à parler d’antifascisme sans se préoccuper d’antiracisme. Or, la mobilisation du 3 octobre ne peut se penser en dehors du contexte politique et de l’élection présidentielle à venir.
Saint-Pierre-la-Garenne est un territoire où le Rassemblement national (RN) est fortement implanté. L’accent mis sur la santé collective a permis, à l’échelle locale, de dépasser des clivages entre écologistes et agriculteur·ices. Certain·es professionnel⋅les syndiqué·es à la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) ou aux Jeunes Agriculteurs (JA), syndicats marqués à droite, seront présent·es. Contrairement à ce qu’elles prétendent, la droite et l’extrême droite ne sont pas les alliées de la ruralité. La répartition des votes en faveur de la loi Duplomb l’avait déjà démontré. Les lignes bougent, et c’est en partie grâce à la présence de personnes racisées et antiracistes au sein des milieux écologistes.
Vous avez annoncé, dans le cadre de cette mobilisation, la présence d’une garderie et la mise à disposition de logements en dur en marge du rassemblement. Pourquoi ces dispositifs ?
L’histoire des mobilisations de masse, notamment quand elles appellent à l’action directe, soulève des questions d’accessibilité : comment la lutte peut-elle être efficace et offensive quand elle implique des personnes avec des vulnérabilités différentes ? Comment ne pas mettre certain⋅es participant⋅es en danger ? Quelles modalités choisir pour que tout le monde puisse participer ? Des malades venu⋅es de toute la France seront présent⋅es à la mobilisation : l’objectif est que tout le monde trouve sa place. Des plateaux vont être mis en place sur des tracteurs pour les personnes qui ne peuvent pas marcher, de nombreuses toilettes ont été installées et, dans le même ordre d’idée, des « bambineries » seront ouvertes. Il est capital que les enfants soient pris·es en compte et pris·es en charge dans nos espaces afin que leurs parents puissent prendre part à la lutte.
C'est un chiffre que l'on a du mal à croire réel dans un pays classé au 7e rang mondial des puissances économiques. En France, 81 300 personnes dépendent d'un approvisionnement en camion-citerne ou en bouteilles d'eau pour leurs besoins vitaux tels que boire, se laver ou faire la cuisine.
Une information révélée par France Inter ce mercredi 30 septembre qui a eu accès au dernier bilan du ministère de la Transition écologique, du 23 septembre, à ce sujet. Au total, cette situation alarmante (…)
Se regrouper entre locataires pour faire valoir ses droits face aux propriétaires : c’est le leitmotiv de l’association Locataires ensemble. Sa victoire la plus récente date de cet été. À Lyon, 73 locataires vivant dans un « immeuble bouilloire » ont obtenu la pose de brasseurs d’air, permettant de mieux évacuer la chaleur la nuit. Ils ont le même propriétaire, à savoir CFL, une filiale du Crédit agricole, possédant 1 800 logements dans l’agglomération et affichant un résultat net d’exploitation de 31 millions d’euros en 2025. Les 73 voisins habitent une immense barre de 14 étages, près de la gare Part-Dieu. La plupart des appartements y disposent de balcons. Ces derniers étaient initialement protégés par des toiles brise-soleil.
Devenues vétustes, CFL, au lieu de les remplacer, a préféré les enlever, considérant que les volets étaient suffisants. Résultat : « Cet été, on a mesuré jusqu’à 60°C sur notre balcon. » Et le stock de chaleur de rayonner jour et nuit par temps de canicule. Paola vit en colocation dans un de ces apparts, au 11e étage. Sa chambre de 9 m² donne plein ouest. Elle qui télétravaille, y passe beaucoup de temps … « L’été a été épuisant, mais l’appartement est traversant, c’est déjà ça. » Ce n’est pas le cas du petit appartement de sa voisine du dessus, Fanny, elle aussi plein ouest avec balcon. C’est elle qui a contacté Locataires ensemble au printemps.
Loïc Michel est salarié de l’association : « On connaissait bien CFL car on était déjà en conflit avec eux dans un autre quartier. On a fait le compte : sur les 1 800 appartements qu’ils possèdent, 1 441 disposent de fenêtres sans protection solaire. » Loïc rencontre Fanny et Paola, qui, après un rapide porte-à-porte, s’aper-çoivent que l’appartement bouilloire de Fanny n’est pas un cas isolé.
Un groupe WhatsApp dédié rassemble rapidement 80 membres. La colère est là, elle est transformée en revendication : l’installation de brise-soleil et de brasseurs d’air. Mais comment établir le rapport de forces pour tordre le bras de CFL ? En effet, même si les logements loués deviennent à la limite de l’habitable trois mois par an, il est très difficile, pour l’heure (lire encadré p. 8), de porter ce genre de revendication devant la justice, ce qui prendrait par ailleurs plusieurs années. Les demandes individuelles des locataires sont bien sûr restées lettres mortes. Menace de grève de loyer ? Tout le monde n’est pas prêt à s’engager car c’est illégal et certains locataires ont peur des représailles du bailleur. Pétitionner ? Manifester ? Certes, mais CFL a montré, lors du conflit dans l’autre quartier, qu’il était un expert dans le « Oui oui, on va étudier le dossier ». Les habitants, épaulés par Locataires ensemble, vont choisir la médiatisation : le Crédit agricole est sûrement soucieux de son image. Les locataires vont donc fabriquer leurs propres brise-soleil avec des draps … inscrivant chacun une lettre géante. Une fois les draps installés en toute sécurité par des artisans militants, et mis bout à bout à la manière des tifos* des stades de foot, le message apparaît en lettres capitales pour qui regarde la façade : « Insécurité climatique : mon droit d’rénov », faisant écho à la revendication portée par Locataires ensemble (voir page suivante). Nous sommes fin juin, en pleine canicule : l’action arrive comme du pain béni pour les journalistes qui relaient massivement. Ça marche : CFL fait rapidement son mea culpa et concède un million d’euros pour équiper ses logements bouilloires d’occultants, voire de brasseurs d’air. Rue du Lac, une soixantaine de logements ont déjà été équipés.
Fabien Ginisty
* Animation réalisée par les supporters dans les tribunes : drapeaux, banderoles, feuilles colorées formant un visuel.
Numéro 221 – Octobre 2026
Dossier 5 pages : Locataires, unissez-vous !
Face à des propriétaires privés près de leurs sous ou à des bailleurs sociaux qui ne les prennent pas au sérieux, que peuvent les locataires ? Nous sommes allés à la rencontre de collectifs qui luttent pour améliorer leurs « logements bouilloires », pour comprendre et faire diminuer leurs charges, pour changer la loi et donner plus de droits aux locataires… Et d’associations qui les aident à reprendre la main sur leur habitat.
Numéro 221 – Octobre 2026 – Version PDF
Dossier 5 pages : Locataires, unissez-vous !
Face à des propriétaires privés près de leurs sous ou à des bailleurs sociaux qui ne les prennent pas au sérieux, que peuvent les locataires ? Nous sommes allés à la rencontre de collectifs qui luttent pour améliorer leurs « logements bouilloires », pour comprendre et faire diminuer leurs charges, pour changer la loi et donner plus de droits aux locataires… Et d’associations qui les aident à reprendre la main sur leur habitat.
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Les 24 et 25 septembre se tenaient, au stade Vélodrome de Marseille, les rencontres AIM pour Artificial Intelligence Marseille (en anglais c’est toujours beaucoup mieux, et puis en français ça aurait donné IAM*, ce qui aurait fait grincer quelques dents du côté de la Canebière). Un envoyé spécial de L’âge de faire s’est donc rendu au cœur de ce raout organisé par la CMA-CGM de Rodolphe Saadé, avec les médias Brut et BFM-La Tribune, propriétés du même homme. L’idée étant notamment d’essayer de comprendre ce que pouvait bien dire le sous-titre de l’événement : THE BIG SHIFT – The Great Acceleration.e, pour aider les entreprises à adopter l’IA, rien que ça), une femme suppose que c’est l’un des robots se promenant dans les allées qui pue. Pauvre petite machine : une espèce de gros cylindre d’environ un mètre de haut, sur lequel sont posés des tracts qu’on a du mal à saisir car il bouge dans tous les sens et semble avoir peur des humains.
Pour lui donner un air vivant, deux yeux sont dessinés sur la tablette qui lui sert de tête. Un R2D2 du pauvre, quoi…
En côtoyant ces bidules, sensés être intelligents, qui déambulent dans le public, on peut tomber d’accord avec les analystes qui prétendent que la France et l’Europe sont en retard par rapport aux États-unis et à la Chine en matière d’IA : certaines « innovations » présentées lors de ce sommet font penser à un salon de la domotique qui se serait tenu à la fin des années 90. Notre reporter est donc reparti en étant pas plus emballé par l’IA qu’il ne l’était en arrivant. Et en se disant que, finalement, on a peut-être bien raison à L’âge de faire, de nous contenter de notre Intelligence Artisanale. Au moins, elle sent bon, elle !
Texte et dessin : Fabien Plastre
* Comme le fameux groupe de rap marseillais.
Numéro 221 – Octobre 2026
Dossier 5 pages : Locataires, unissez-vous !
Face à des propriétaires privés près de leurs sous ou à des bailleurs sociaux qui ne les prennent pas au sérieux, que peuvent les locataires ? Nous sommes allés à la rencontre de collectifs qui luttent pour améliorer leurs « logements bouilloires », pour comprendre et faire diminuer leurs charges, pour changer la loi et donner plus de droits aux locataires… Et d’associations qui les aident à reprendre la main sur leur habitat.
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Face à des propriétaires privés près de leurs sous ou à des bailleurs sociaux qui ne les prennent pas au sérieux, que peuvent les locataires ? Nous sommes allés à la rencontre de collectifs qui luttent pour améliorer leurs « logements bouilloires », pour comprendre et faire diminuer leurs charges, pour changer la loi et donner plus de droits aux locataires… Et d’associations qui les aident à reprendre la main sur leur habitat.
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Au sommaire du numéro 221 – Octobre 2026
2 à 4 / Oiseaux sociaux : on cartographie nos lieux de diffusion
5 / LIEUtopies : 23 hectares pour habiter, travailler, accueillir
6 / TROUBADOURS : Une autre rentrée littéraire. Goguettes 5e journée
7-11 / DOSSIER : Locataires, unissez-vous !
12-13 / PORTFOLIO : Zone humide sous protection citoyenne
14-16 / ACTION : Pastasciutta antifascista
17 / FICHE PRATIQUE : Ne confondez pas ces plantes toxiques !
18 / LE COIN DES MINOTS : Les histoires du Journal des explorateurs
19 / ATELIER : Glutamate épisode 2, recette sans gluten…
20 -22 / ENQUÊTE : L’ANFR, agence publique au service du privé
23 / Sérieux !? Opposition THT en Camargue, B-gnet
24 / Série : écrire sur sa condition de noir·e et d’immigré·e épisode 2/3
Numéro 221 – Octobre 2026
Dossier 5 pages : Locataires, unissez-vous !
Face à des propriétaires privés près de leurs sous ou à des bailleurs sociaux qui ne les prennent pas au sérieux, que peuvent les locataires ? Nous sommes allés à la rencontre de collectifs qui luttent pour améliorer leurs « logements bouilloires », pour comprendre et faire diminuer leurs charges, pour changer la loi et donner plus de droits aux locataires… Et d’associations qui les aident à reprendre la main sur leur habitat.
Numéro 221 – Octobre 2026 – Version PDF
Dossier 5 pages : Locataires, unissez-vous !
Face à des propriétaires privés près de leurs sous ou à des bailleurs sociaux qui ne les prennent pas au sérieux, que peuvent les locataires ? Nous sommes allés à la rencontre de collectifs qui luttent pour améliorer leurs « logements bouilloires », pour comprendre et faire diminuer leurs charges, pour changer la loi et donner plus de droits aux locataires… Et d’associations qui les aident à reprendre la main sur leur habitat.
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Après l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans, la ministre australienne des Communications, Anika Wells, s’attaque aux algorithmes qui hiérarchisent les fils d’actualité. Time l’inscrit parmi ses « 100 personnalités montantes les plus influentes ». Julia Gillard, ancienne Première ministre, salue son action pour façonner un autre monde.
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En refusant de se positionner pour rendre le football moins polluant, alors que le monde brûle, Zinédine Zidane participe à un « immobilisme et un déni » qui condamnent notre planète, écrit notre journaliste dans cet éditorial.
Cher Zinédine,
Sur la porte de ma chambre d'enfant, il y avait ton poster. Une affiche géante, en trois morceaux. Je renouvelais régulièrement la pâte adhésive, pour que ton buste ne bascule pas ou que tu ne perdes pas tes jambes — c'est déjà arrivé, je te (…)
Célèbre famille de pêcheurs devenus restaurateurs, les Abou Hassira régalent les Gazaouis depuis cinq générations avec leur petit empire. Deux cousins font perdurer cet héritage dans la capitale égyptienne après avoir fui l’anéantissement de leur terre natale. Là, ils retrouvent une bourgeoisie palestinienne en exil, au futur incertain.
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Pour empêcher les premiers travaux de la LGV Bordeaux-Toulouse, des opposants avaient installé une zad dans un bois privé. Leur campement a été démonté par la gendarmerie.
Feugarolles (Lot-et-Garonne), reportage
Sur le chemin qui mène au campement de la « zad du milieu », un habitant venu garnir les rangs de la mobilisation s'amuse du « curé [qui] a mis la pelle en travers du chemin ». Il ne s'agit pas d'un message codé. Dos à des véhicules de gendarmerie, Jean-Jacques, 76 ans, curé à la (…)

Plus de 500 scientifiques et médecins demandaient la suspension des négociations sur l’Omnibus X. © Mary-Lou Mauricio/Vert
Voilà plusieurs mois que des scientifiques alertent sur les risques liés au paquet législatif «Omnibus X» sur les pesticides. Cette réforme prévoit notamment d’allonger la durée d’autorisation de nombreuses substances actives utilisées dans les pesticides, sans nouvelle évaluation de leur dangerosité. Elle a été présentée il y a près d’un an par la Commission européenne comme un moyen de «réduire les charges réglementaires inutiles» pesant sur les agences européennes.
La semaine dernière encore, 573 scientifiques et médecins demandaient la suspension des négociations, jusqu’à la réalisation d’une évaluation indépendante de ses conséquences sanitaires et environnementales.
Mais cette mise en garde n’a pas infléchi le cap des États européens. Réuni·es mercredi, leurs représentant·es au Conseil se sont accordé·es, après des mois de tergiversations, sur une version définitive du texte à défendre dans les débats à venir. Un vote qui donne un véritable coup d’accélérateur à l’Omnibus X, alors que les négociations patinaient depuis des mois et que plusieurs pays, dont la France, affichaient jusqu’ici une opposition au projet.
Vert a examiné en détail ce nouvel accord entre États : malgré quelques garde-fous supplémentaires par rapport à la proposition initiale de novembre 2025, il conserve les principaux bouleversements voulus par la Commission.
C’est un «compromis honteux», «la parole des scientifiques est bafouée», a réagi l’ONG Générations futures. «Ce vote envoie un signal extrêmement préoccupant quant à l’engagement de l’Union européenne en faveur de politiques publiques fondées sur les données scientifiques», a commenté Salomé Roynel, du réseau d’action contre les pesticides PAN Europe.
Dans le détail, le compromis soutenu par les États membres rompt avec la logique de réévaluation systématique de la toxicité des substances qui prévaut dans l’Union européenne. Il prévoit, à la place, des autorisations sans limite de durée pour les molécules considérées comme «à faible risque». Il est légèrement plus protecteur que la version initiale du texte, qui ambitionnait d’autoriser sans limite de temps la quasi-totalité des pesticides (hormis les plus dangereux).
Les substances à risque «normal à élevé» resteraient soumises à un réexamen périodique, mais la durée d’approbation passerait à quinze ans à la première autorisation (contre dix actuellement) et à vingt-cinq ans lors des renouvellements (contre quinze aujourd’hui). L’argument avancé est avant tout administratif : l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) est submergée par le volume de dossiers à traiter, ce qui entraîne engorgements et retards.
Ce n’est pas tout. L’Omnibus X prévoit un mécanisme d’extension automatique des approbations déjà en vigueur. Une cinquantaine de substances actives – parmi lesquelles l’acétamipride ou encore le captane – verraient leur autorisation prolongée. L’acétamipride ne serait ainsi pas réexaminé avant 2043, tandis que le captane pourrait rester sur le marché jusqu’en 2049, sans aucune réévaluation de sa dangerosité.
Avec cette mesure, «il y a un risque que les avancées de la science relatives à la toxicité des pesticides soient ignorées pendant de longues années», déplore auprès de Vert Andy Battentier, de Générations futures.
Ce risque est loin d’être théorique. Ces dernières années, de nombreux pesticides dangereux ont été interdits précisément à l’issue de ces réexamens. Générations futures en a recensé 31 depuis 2011, dont l’insecticide neurotoxique chlorpyrifos ou le fongicide mancozèbe, reconnu toxique pour la reproduction et perturbateur endocrinien.
Un garde-fou a tout de même été ajouté au texte : en cas de doute sur la toxicité d’une substance (lié à la publication d’une nouvelle étude, par exemple), les États pourront demander à la Commission européenne des évaluations «ciblées». Toutefois, ils ne pourront plus interdire directement des produits que leurs agences sanitaires nationales auraient préféré bannir.
Le détricotage ne s’arrête pas là. Le compromis conserve l’allongement jusqu’à trois ans des «délais de grâce» accordés aux industriels pour écouler leurs stocks après une éventuelle interdiction de produits jugés dangereux, alors qu’ils sont aujourd’hui limités à un an et demi. Il sera également plus facile pour les agriculteur·ices de bénéficier de dérogations pour user de pesticides interdits dans les cas où la «production» serait menacée.
«À l’heure où les données scientifiques suscitent des inquiétudes croissantes au sujet des pesticides, les États membres ne devraient pas soutenir l’ouverture de nouvelles voies permettant à des substances dangereuses de continuer d’être utilisées», déplore Salomé Roynel, de PAN Europe.
De son côté, Générations futures invite chacun·e à se mobiliser le weekend des 10 et 11 octobre dans plusieurs villes de France contre ce projet «politiquement indéfendable tant il va à l’encontre de la volonté générale». L’appel est soutenu par plus de 70 organisations, parmi lesquelles Cancer colère, France nature environnement, Greenpeace France ou encore Notre Affaire à tous.
Le compromis trouvé mercredi ne signifie pas que la réforme est adoptée. Mais elle fixe la ligne que défendra désormais le Conseil face au Parlement européen. Ce dernier doit encore arrêter sa propre position dans les prochaines semaines : les négociations reprendront le 5 octobre, selon le média Contexte. Les deux institutions devront ensuite négocier un texte commun avant une éventuelle adoption définitive.
