Un an après le mouvement de contestation GenZ 212 au Maroc, les grandes manifestations se sont essoufflées et plusieurs centaines de personnes sont toujours détenues. Réunies à Paris le 27 septembre, quatre militantes marocaines installées en France racontent comment elles tentent de poursuivre la mobilisation depuis l’étranger, entre défense des détenus, liberté d’expression et crainte de la répression.
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Le tracé de l'autoroute A412, en Haute-Savoie, touche une trentaine de fermes, notamment de producteurs de lait de l'AOP reblochon de Savoie. Pour certaines d'entre elles, l'expropriation met à mal leur activité.
Lully, Perrignier (Haute-Savoie), reportage
Lorsque l'on parcourt le tracé de l'A412, ce projet de bout d'autoroute de 16,5 kilomètres entre Machilly et Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie, dont les travaux ont démarré début septembre, l'œil ricoche sur les taches blanches, brunes (…)
Le tracé de l'autoroute A412, en Haute-Savoie, touche une trentaine de fermes, notamment de producteurs de lait de l'AOP reblochon de Savoie. Pour certaines d'entre elles, l'expropriation met à mal leur activité.
Lully, Perrignier (Haute-Savoie), reportage
Lorsque l'on parcourt le tracé de l'A412, ce projet de bout d'autoroute de 16,5 kilomètres entre Machilly et Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie, dont les travaux ont démarré début septembre, l'œil ricoche sur les taches blanches, brunes (…)
Le tracé de l'autoroute A412, en Haute-Savoie, touche une trentaine de fermes, notamment de producteurs de lait de l'AOP reblochon de Savoie. Pour certaines d'entre elles, l'expropriation met à mal leur activité.
Lully, Perrignier (Haute-Savoie), reportage
Lorsque l'on parcourt le tracé de l'A412, ce projet de bout d'autoroute de 16,5 kilomètres entre Machilly et Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie, dont les travaux ont démarré début septembre, l'œil ricoche sur les taches blanches, brunes (…)

Des centaines d’enquêtes publiques sont organisées chaque année en Bretagne. Elles concernent des opérations susceptibles de porter atteinte à l’environnement. Bien souvent, les habitants en prennent connaissance trop tardivement. Chaque mois, la rédaction de Splann ! met en avant des projets d’aménagement du territoire, d’ouvrages et de travaux afin d’encourager le débat, la participation et la mobilisation citoyenne.
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Plus de 5 % de la masse des glaciers ont disparu au cours de la seule année 2026, en Suisse. Et en 5 ans, c'est près de 20 % du volume des glaciers qui ont fondu dans le pays. C'est le constat glaçant (si on peut dire) révélé le 1er octobre par le rapport annuel de la Commission suisse pour l'observation de la cryosphère, de l'Académie des sciences naturelles suisse, à partir des données du Réseau des relevés glaciologiques.
L'épaisseur moyenne de glace de certains glaciers a diminué de (…)
« Splann ! » apporte son plein soutien à la rédaction du « Cri » et aux journalistes Adrien Giraud et Thomas Louapre, empêchés d’exercer leur métier lors du pèlerinage Feiz e Breizh, qui s’est tenu les 19 et 20 septembre derniers à Sainte-Anne-d’Auray, dans le Morbihan.
L’article « Splann ! » condamne les entraves au travail des journalistes du « Cri » lors du pèlerinage Feiz e Breizh est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.
158 euros pour un Paris-Nice en seconde classe, en aller simple, dès 7h00. C'est le prix à payer pour voyager en train avec la SNCF pendant les fêtes de fin d'année, d'après la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut) qui dénonce sur son site « des prix déjà délirants ».
Les ventes pour les trajets fin décembre ont ouvert le 30 septembre, sur le site de la SNCF, suscitant une forte demande, faisant automatiquement monter les prix, dénonce la Fnaut : « Le (…)
Le basculement réactionnaire anti-écolo du Sénat risque encore de s'accélérer après les élections sénatoriales du 27 septembre. Le lobby agro-industriel sort notamment renforcé de ces élections, avec l'élection de quatre sénateurs issus de ses rangs.
C'est ce que relève le média Contexte, qui note l'entrée dans la chambre haute de l'ancien président des Jeunes agriculteurs et ancien vice-président du syndicat agricole productiviste la FNSEA Pascal Coste, élu sénateur Les Républicains (LR) (…)
TotalEnergies veut augmenter sa production de pétrole et de gaz de 2 à 3 % par an entre 2030 et 2035. Selon Maxime Combes, économiste et membre d'Attac, la législation sur le climat est insuffisante pour encadrer le pétrolier.
Après un été chaotique marqué par le réchauffement climatique, TotalEnergies s'enfonce toujours plus dans le déni. À l'occasion de sa journée investisseurs, qui a eu lieu à New York le 28 septembre, le pétrolier français a dévoilé ses ambitions pour la décennie à (…)
TotalEnergies veut augmenter sa production de pétrole et de gaz de 2 à 3 % par an entre 2030 et 2035. Selon Maxime Combes, économiste et membre d'Attac, la législation sur le climat est insuffisante pour encadrer le pétrolier.
Après un été chaotique marqué par le réchauffement climatique, TotalEnergies s'enfonce toujours plus dans le déni. À l'occasion de sa journée investisseurs, qui a eu lieu à New York le 28 septembre, le pétrolier français a dévoilé ses ambitions pour la décennie à (…)
Marine Le Pen s’en est pris aux journalistes de Mediapart, après les révélations sur Jordan Bardella. © Daniel Perron/Hans Lucas via AFP
Marine Le Pen, mardi 29 septembre, devant une assemblée de journalistes : «Il va falloir dire à Mediapart d’enfiler son costard en kevlar.» En France, en 2026, la présidente de l’une des principales forces politiques suggère aux journalistes d’un média indépendant de s’équiper d’un gilet pare-balles.
«Officine d’extrême gauche», «fanatiques», «barbouzerie», «islamo-gauchistes», «prémices d’une guerre totale»… Après que Mediapart a révélé de nombreux écrits antisémites attribués à Jordan Bardella (qui aurait pu prédire ?), mettant à mal des années de «dédiabolisation», le RN contre-attaque de la manière la plus vile qui soit. Et révèle de nouveau son vrai visage.
Cette offensive politique est appuyée par les médias du groupe Bolloré, qui créent des éléments de langage pour défendre leur poulain, et même pire : ils partent en chasse contre les «taupes» du RN qui parlent aux journalistes, comme le révèle Le Monde ce mercredi.
J’en sais quelque chose pour y avoir travaillé jadis : par son indépendance, son exigence et son intransigeance avec les valeurs de notre métier, par ses milliers d’enquêtes, ses révélations folles sur Cahuzac, Sarkozy, Fillon, Le Pen et tant d’autres… Mediapart fait honneur au journalisme. Et le journalisme, c’est un pilier de la démocratie qui est en danger.
Contrairement à ce qu’ont affirmé beaucoup de titres de presse, Mediapart «n’accuse» personne de quoi que ce soit par ces révélations. Ni policier·es, ni juges, notre métier de journalistes consiste à découvrir, vérifier, révéler et porter dans le débat public des faits importants pour la démocratie.
Les Français·es ont besoin de savoir que le président du RN, qui pourrait devenir le prochain premier ministre en cas de victoire de Marine Le Pen : a baigné dans l’antisémitisme d’Alain Soral ; a été assistant de l’eurodéputé RN défenseur du négationnisme Jean-François Jalkh ; a frayé avec la figure néofasciste Frédéric Chatillon ; a pour bras droit actuel François Paradol, qui a fait partie des réseaux d’Alain Soral.
Si ces gens-là parviennent au pouvoir, les médias qui ne mettront pas un genou à terre seront leurs premières cibles. La Hongrie ou les États-Unis nous l’ont bien montré : une démocratie, ça ne tient pas bien longtemps quand la presse libre est mise au pas.
En bref, le RN n’a jamais changé. Il avait juste enfilé une cravate. Tout notre soutien à nos confrères et consœurs de Mediapart.
Neuf militants de Greenpeace avaient comparu le 24 juin devant la cour d'appel de Paris pour une action sur le tarmac de Roissy en 2021. Ils avaient partiellement repeint la carlingue d'un avion en vert pour dénoncer le greenwashing du transport aérien. La cour d'appel les a condamnés, le 30 septembre, à des amendes allant de 400 euros avec sursis à 500 euros.
Des peines « symboliques », s'est réjoui Greenpeace France dans un communiqué, qui note que, par rapport au jugement initial, « la (…)
Encore et encore, les alertes se multiplient et la situation planétaire empire de manière catastrophique. Le programme européen Copernicus a publié le 30 septembre son 10e rapport annuel sur l'état des océans. Les chercheurs y lancent leur « avertissement le plus sévère à ce jour sur les profondes transformations à l'œuvre dans l'océan, alors qu'un épisode El Niño probablement sans précédent se dessine dans le Pacifique ».
Non seulement l'océan atteint un niveau de chaleur inédit, mais le (…)
Le 24 septembre, Reporterre organisait une soirée autour du thème « boycotter l'intelligence artificielle et son monde ». Avec un sociologue, une militante et un travailleur du secteur numérique. À retrouver en vidéo.
La trajectoire qu'est en train d'emprunter le développement de l'intelligence artificielle n'est pas soutenable. Ni en matière de consommation électrique – même dans un pays comme la France qui produit de l'électricité en excédent, parce que nous avons besoin de cette (…)
Le 24 septembre, Reporterre organisait une soirée autour du thème « boycotter l'intelligence artificielle et son monde ». Avec un sociologue, une militante et un travailleur du secteur numérique. À retrouver en vidéo.
La trajectoire qu'est en train d'emprunter le développement de l'intelligence artificielle n'est pas soutenable. Ni en matière de consommation électrique — même dans un pays comme la France qui produit de l'électricité en excédent, parce que nous avons besoin de cette (…)
Classes étouffantes et surchargées, professeurs absents... Plus de 400 lycées sont toujours bloqués en France face au manque de moyens. En Seine-Saint-Denis, les élèves dénoncent des « inégalités de traitement » et un « mépris de classe et du racisme ».
Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), reportage
Au début, Melya est sur la retenue. Elle hésite une poignée de secondes à se livrer. Puis, l'élève du lycée Paul-Eluard, à Saint-Denis, se lance. Le visage encadré par de longues et fines boucles (…)
Classes étouffantes et surchargées, professeurs absents... Plus de 400 lycées sont toujours bloqués en France face au manque de moyens. En Seine-Saint-Denis, les élèves dénoncent des « inégalités de traitement » et un « mépris de classe et du racisme ».
Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), reportage
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Source :Compte X, le 9 septembre 2026
Etiqe :Douteux
Contenu :
C’est un sujet sensible en Ukraine. Les femmes du pays seront-elles prochainement conscrites dans la guerre contre la Russie ? La rumeur se fait insistante sur les réseaux sociaux depuis quelques semaines. Plusieurs internautes déduisent cette information d’une soi-disant commande par le ministère de la Défense de 150 000 vestes militaires adaptées à la physionomie féminine.
« C’est un indicateur clair d’un [ordre de] mobilisation », écrit le 9 septembre sur X le compte Military Summary, déjà épinglé chez nos confrères de TF1 pour avoir relayé de la désinformation relative au conflit ukrainien. L’internaute aux 47 000 abonnés joint à son message deux images : l’une est une capture d’écran de Prozorro, la plateforme ukrainienne de passation des marchés publics, l’autre est le scan d’un document notifiant l’appel à marché public, supposément, donc, pour 150 000 vestes d’hiver pour femme.
Absente des registres officiels disponibles en ligne, cette commande a été ouvertement démentie par Kiev. Qui plus est, elle ne suffirait pas, à elle seule, à attester d’un projet de conscription forcée des femmes ukrainiennes.
Un appel d’offres introuvable
De fait, le ministère de la Défense ukrainien n’a jamais caché sa production de matériel militaire conçu pour les femmes – dont l’engagement dans l’armée s’effectue uniquement sur la base du volontariat (§11, chapitre 1, article 1). En avril 2025, Kiev annonçait le développement de « vestes et pantalons d’hiver coupe-vent pour militaires [de sexe] féminin » classifiés comme « type 3 ». Les spécificités de ces équipements étaient ensuite précisées, deux mois plus tard, dans un document officiel de 36 pages.
Les captures d’écran publiées sur X par Military Summary évoquent, elles aussi, des équipements de « type 3 ». Il s’agirait donc bien de vêtements uniquement à destination des soldates ukrainiennes. Pour autant, il n’existe aucune trace dans les registres officiels du soi-disant appel d’offres relayé par l’internaute.
Que ce soit directement sur le site Prozorro, développé par la branche ukrainienne de l’ONG anticorruption Transparency International, ou sur son module d’analyse, bi.prozorro.org, qui recense et ordonne chronologiquement les données de la plateforme, la commande dont Military Summary affirme avancer la preuve est introuvable.
Du matériel militaire pensé spécifiquement pour les femmes, comme des gilets pare-balles, des vestes et des pantalons d’hiver, a bien été acheté par le gouvernement ukrainien au printemps 2026, selon la Ukrainska Pravda. Mais aucune source fiable ne fait état de commandes avoisinant les 150 000 exemplaires. Qui plus est, un tel achat ne permettrait en rien d’attester d’une conscription forcée à venir des femmes ukrainiennes.
Le gouvernement ukrainien a par ailleurs formellement démenti ces propos le 10 septembre, indiquant qu’il n’existait « aucune information concernant une telle acquisition par le ministère de la Défense ». « Il n’y a pas non plus d’initiatives législatives, de projets de loi ou de discussions internes en Ukraine concernant la mobilisation des femmes », a ajouté Kiev. Des exceptions bien spécifiques à cette règle semblent toutefois alimenter le doute sur les réseaux sociaux.
Pas d’ordre de mobilisation
En effet, depuis plusieurs jours, des internautes francophones reprennent les dires de Military Summary en les illustrant de photos de documents qui seraient des convocations dans des centres de recrutement militaires reçues par des Ukrainiennes. Un élément supplémentaire, selon les publications, de la mise en place de la conscription forcée des femmes.
Néanmoins, rien n’indique que ces documents soient des ordres de mobilisation. Les convocations ainsi partagées sur les réseaux sociaux – dont l’authenticité n’a pas pu être établie et dont la forme change en fonction des publications – présentent le même motif : vérification ou actualisation des données personnelles.
En Ukraine, la loi martiale en vigueur depuis le début de l’invasion à grande échelle du pays par la Russie le 24 février 2022, impose la mobilisation générale des hommes âgés de 25 à 60 ans. Les femmes en sont exclues.
La loi prévoit toutefois que « les femmes ayant obtenu une spécialité médicale ou pharmaceutique doivent s’inscrire au service militaire », précise SUD.UA, un média ukrainien consacré au traitement de l’actualité juridique. Une information déjà rapportée ces dernières années par différentes sources, comme le Kiev Independent et le cabinet d’avocats CMS.
« L’inscription en soi ne constitue pas un motif de mobilisation forcée », ajoute le site spécialisé. Autrement dit, l’enregistrement des soignantes auprès des instances militaires ne conditionne en aucun cas leur conscription. Concernant le reste de la population, l’Ukraine n’a annoncé aucune mesure en faveur d’un quelconque enrôlement obligatoire des femmes. Faute d’informations sur le contexte de ces convocations, leur motif reste, pour l’heure, difficile à déterminer…
Contacté pour obtenir plus de précisions, le ministère de la Défense ukrainien n’avait pas répondu à nos sollicitations au moment de la publication.
Auteurs :
Auteur : Jean-Baptiste Breen, journaliste
Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste
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Ce n'est plus une ombre nuageuse, c'est une éclipse totale. Le 29 septembre, les travailleurs du secteur des énergies renouvelables tiraient une nouvelle fois la sonnette d'alarme sur la situation de leur filière. À Paris, ils étaient près de 150 devant les portes (…)
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À Derval (44), l'unité de méthanisation de la ferme expérimentale de la chambre d'agriculture départementale de Loire-Atlantique a été épinglée par la préfecture pour des rejets non conformes et récurrents dans le milieu naturel. Des infractions qui s'ajoutent à des difficultés techniques et financières.
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Si vous êtes une femme moins bien payée que votre confrère et que votre patron devient le père d’une petite fille, votre situation est peut-être sur le point de s’améliorer ! Aberrant mais vrai. On vous explique.
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Source :Les Grandes Gueules, RMC, 28 septembre 2026
Etiqe :Faux
Contenu :
Invité des Grandes Gueules sur RMC le 28 septembre, Olivier Faure a été interrogé sur la venue du pape Léon XIV à Paris. Les animateurs ont demandé au candidat à la primaire socialiste pour l’élection présidentielle ce qu’il pense des confessions organisées dans les rues parisiennes.
Le premier secrétaire du PS a répondu que « la rue n’est pas la place de la religion », et qu’« on ne peut pas expliquer aux Français de confession musulmane qu’il ne peut y avoir de prières de rue et autoriser des prières de rue pour les catholiques ».
Mais ce que dit Olivier Faure est faux en droit, et comparer certaines prières musulmanes interdites et les confessions de rue en marge de la visite du pape n’est pas pertinent.
La rue, lieu d’expression religieuse reconnu par le droit
Contrairement à ce qu’affirme Olivier Faure, la rue peut tout à fait accueillir des manifestations religieuses. Les Surligneurs le rappelaient déjà en 2017 à propos de Manuel Valls, qui prétendait que la loi interdit les prières de rue : il n’existe aucun principe général d’interdiction des prières de rue, ni plus largement des manifestations religieuses sur la voie publique.
La laïcité impose la neutralité à l’État, pas aux citoyens dans l’espace public. L’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen protège la manifestation des opinions, « même religieuses », dans la limite de l’ordre public. La loi du 9 décembre 1905 garantit en son article 1er le libre exercice des cultes.
Son article 27 va plus loin : il prévoit expressément les « cérémonies, processions et autres manifestations extérieures d’un culte », qu’il soumet au seul pouvoir de police du maire, défini par l’article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. C’est donc le droit commun qui s’applique aux manifestations religieuses dans l’espace public, à savoir la liberté sous réserve du respect de l’ordre public.
Le Conseil d’État en tire les conséquences depuis plus d’un siècle. Dès 1909, il a jugé que le maire doit concilier le maintien de l’ordre avec le respect des libertés, et ne peut restreindre les manifestations extérieures du culte au-delà de ce qu’exige l’ordre public. Des interdictions générales et absolues sont tout autant prohibées.
Plus récemment, il a rappelé qu’une mesure de police ne peut viser une expression religieuse dans l’espace public qu’en présence de risques avérés pour l’ordre public.
Deux prières de rue, un même régime : la liberté sous condition du respect de l’ordre public
À supposer qu’une confession puisse être assimilée à une prière, la comparaison d’Olivier Faure ne tient pas juridiquement. Interdire un rassemblement ou pas ne dépend pas de sa nature religieuse, mais des risques de trouble à l’ordre public qu’il peut engendrer.
Toute manifestation sur la voie publique est soumise à déclaration préalable. Seules en sont dispensées les sorties conformes aux usages locaux, comme les processions traditionnelles. Lorsque les organisateurs d’une manifestation religieuse déclarent leur intention en préfecture, l’autorité de police ne peut s’y opposer que si cette manifestation est de nature à troubler l’ordre public.
Les prières de rue musulmanes n’ont donc jamais été interdites en tant que prières. Celles qui l’ont été, notamment à Paris en 2011 et à Clichy-la-Garenne en 2017, l’ont été parce qu’elles troublaient l’ordre public et entravaient la libre circulation, de manière récurrente et sur une durée incompatible avec la liberté de circulation des autres usagers de la voie publique.
Des confessions ponctuelles, en marge d’une messe papale déclarée et encadrée, sans blocage trop long de la circulation, ne sauraient donc être interdites. Tout comme une prière de rue musulmane ponctuelle, à condition qu’elle soit préalablement déclarée et qu’elle n’engendre aucun risque pour la sécurité des autres usagers ou même des fidèles eux-mêmes. Il n’y a donc pas deux poids deux mesures, mais une même règle appliquée à des situations de fait différentes.
Auteurs :
Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Relecteurs : Clément Bénelbaz, maître de conférences HDR en droit public à l’université Savoie Mont-Blanc
Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
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L'intelligence artificielle (IA) se développe à un rythme fulgurant et insoutenable pour la planète. Rien qu'entre 2025 et 2030, sa consommation d'électricité — et ses émissions de CO₂ — devraient être multipliées par 7. C'est l'estimation produite par l'association Green IT, dans une étude publiée le 30 septembre.
Cette étude revendique « une approche scientifique rigoureuse basée sur les méthodes standards de référence : analyse du cycle de vie multicritères de l'ISO, Product (…)