
Source :Compte Facebook, le 14 septembre 2026
Etiqe :Faux
Contenu :
Quelques pas de danse suffisent parfois à provoquer une polémique. Dans une vidéo relayée dernièrement sur les réseaux sociaux, cinq personnes exécutent une chorégraphie au son de « Stop, don’t touch me there, this is my no-no square ! [Arrête, ne me touche pas là, c’est ma zone interdite !, en français] ».
En légende, certains internautes affirment que ces images montreraient des politiciens finlandais « réalis[er] une vidéo de danse pour apprendre aux migrants à ne pas violer les femmes ».
Mais, si cette vidéo est authentique, elle a été réalisée pour sensibiliser les mineurs et non dans le but d’apprendre aux personnes migrantes à ne pas commettre d’infractions sexuelles.
Une vidéo destinée aux personnes mineures
Grâce à une recherche d’image inversée, Les Surligneurs ont retrouvé plusieurs occurrences de cette vidéo… qui date de 2020. À l’époque, les images avaient également fait le buzz.
Comme le relate un article de presse de l’époque, cette vidéo a été réalisée par des travailleurs sociaux dans le cadre du projet « Safe Oulu », à Oulu, en Finlande. « L’objectif de la vidéo était d’expliquer aux jeunes comment fixer leurs propres limites en matière de sexualité », et non de pointer du doigt les migrants, expliquait la directrice du projet, Kati Kaarlejärven, au média Yle. Le clip s’inscrivait dans une tendance musicale sur TikTok dont le but était de sensibiliser les jeunes au respect de leur intimité et de leur consentement par le biais de chorégraphies réalisées sur une mélodie entêtante, comme l’a déjà vérifié le média de fact-checking croatien Faktograf.
Prévenir les crimes sexuels
Plus largement, le projet « Safe Oulu », qui s’est déroulé de 2019 à 2022, avait pour objectif principal de « prévenir les crimes sexuels contre les mineurs à Oulu », selon un document officiel. Loin de se limiter à cette vidéo comme certains internautes ont pu l’insinuer, le programme prévoyait plusieurs dispositifs, dont « une équipe de soutien psychosocial pour les enfants et les jeunes » visant à les assister en cas de traumatisme, de danger, ou s’ils sont victimes de crimes, détaillait Kati Kaarlejärven auprès d’Yle.
Il était aussi prévu de « renforcer le rôle des enfants et des jeunes en tant que membres actifs de la communauté » ou encore de « soutenir et améliorer les connaissances des familles afin de prévenir les délits sexuels ».
Le projet « Safe Oulu » devait enfin « renforcer l’intégration des immigrés au sein de la communauté ». Pour autant, il n’était pas question d’ « apprendre aux migrants à ne pas violer les femmes » mais plutôt, par exemple, de traduire les supports pédagogiques du projet pour les principaux groupes linguistiques minoritaires d’Oulu.
Une affaire d’infractions sexuelles sur des filles mineures
Le lien erroné entre les migrants et la vidéo de danse trouve ses origines dans le contexte dans lequel le projet « Safe Oulu » a été créé.
Fin 2018, la ville est secouée par plusieurs affaires d’infractions sexuelles sur des filles mineures. Selon le média Kaleva, la police recensait 29 accusations, dont la majorité à l’encontre de personnes d’origines étrangères, pour des faits qui auraient été commis entre 2017 et 2018. Les forces de l’ordre s’étaient même fendues d’un communiqué pour prévenir la population, et la couverture médiatique de l’affaire avait été particulièrement importante.
Après coup, le blog « Migrant tales », qui se présente comme antiraciste, avait critiqué une surmédiatisation de ces affaires de violences sexuelles par rapport à celles impliquant des individus finlandais.
L’auteur de la chronique avait notamment comparé la couverture médiatique de cette affaire avec celle, jugée plus laconique, de la découverte d’un réseau pédophile responsable de l’abus sexuel de jeunes garçons. D’après des informations du média Yle, la police s’était elle aussi demandé si « la communication n’était pas allée trop loin ».
Si le projet « Safe Oulu » est né en réaction aux affaires d’agressions sexuelles qui ont touché la ville en 2018, ce contexte ne permet pas pour autant d’affirmer que la vidéo de danse partagée sur les réseaux sociaux avait pour but d’« apprendre aux migrants à ne pas violer les femmes ». Elle était en réalité destinée aux personnes mineures afin de les sensibiliser au respect de leur intimité et de leur consentement.
Auteurs :
Autrice : Maylis Ygrand, journaliste
Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste
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Source :Compte Facebook, le 12 septembre 2026
Etiqe :existe déjà
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Les parents d’élèves vont-ils bénéficier de nouvelles prestations sociales en cette rentrée 2026 ? Selon plusieurs internautes, les caisses d’allocations familiales (Caf) « lancent de nouvelles aides pour éviter la surcharge mentale des parents ». Ces nouveaux dispositifs concerneraient l’aide aux devoirs, le financement du goûter ou encore des loisirs.
Mais si les Caf proposent bien un panel d’aides pour décharger les parents après la rentrée des classes, celles-ci existent depuis plusieurs années et ne sont pas entrées en vigueur en 2026.
Un panel d’aides pour soutenir les parents
Le principal dispositif d’aide proposé aux parents est le Contrat local d’accompagnement à la scolarité (Clas). Inaugurés en 2000, les Clas sont des programmes de soutien à la scolarité des élèves du CP au lycée visant à aider les parents qui font face à des difficultés dans le suivi du parcours scolaire de leurs enfants.
Les Clas recouvrent un panel varié d’initiatives mais se traduisent la plupart du temps par un accompagnement éducatif ou par des actions favorisant l’accès à la culture ou aux loisirs. Les parents, eux, peuvent bénéficier d’un accompagnement autour de l’orientation scolaire ou l’accès aux droits. Les Caf contribuent au financement des prestations des Clas, dispensées par des partenaires associatifs ou des collectivités.
Côté loisirs, les Caf proposent, sous condition de revenus, une aide aux vacances : c’est le dispositif Vacaf, lancé en 1999 et piloté par la Caf de l’Hérault. Si les conditions d’attribution des aides Vacaf peuvent varier selon le département, le principe est le même : l’organisme prend en charge une partie du coût du séjour des familles ou des enfants qui ont des difficultés à partir en vacances. 91 millions d’euros ont été versés par les Caf en 2019 au titre des aides Vacaf.
Enfin, les Caf proposent aussi des aides aux temps libres ou aux loisirs, dont la nature varie selon les départements, mais qui n’ont rien de nouveau. La Caf du Cher propose, par exemple, de financer des séjours en camps ou des activités de scoutisme, tandis que celle des Yvelines apporte un soutien à l’inscription des enfants en club de sport ou à diverses activités culturelles ou artistiques.
Auteurs :
Auteur : Nicolas Turcev, journaliste
Relecteur : Etienne Merle, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste
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« Ils sont en train de détruire le dernier endroit du Bas-Chablais qui nous permet encore d’avoir de l’air frais. »
Cet article A412 : les citoyens s’opposent aux abatteuses pour sauver l’une des dernières forêts naturelles du Bas-Chablais est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
D'une durée de 9 mois, pour les moins de 25 ans, rémunérée au Smic : avec sa « conscription écologique », La France insoumise propose qu'une « garde régionale » vienne aider lors d'incendie ou d'inondation. Une logique militaire qui peut étonner.
Pour faire face aux bouleversements environnementaux actuels, La France insoumise (LFI) promet de sortir les grands moyens : le 23 août, lors de son discours de clôture des universités d'été du parti, Jean-Luc Mélenchon a annoncé son intention de (…)
D'une durée de 9 mois, pour les moins de 25 ans, rémunérée au Smic : avec sa « conscription écologique », La France insoumise propose qu'une « garde régionale » vienne aider lors d'incendie ou d'inondation. Une logique militaire qui peut étonner.
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L'objectif de 1,5 °C de réchauffement global en 2100, qui semble de plus en plus irréalisable, amène avec lui son lot de solutions miraculeuses. De quoi faire de l'urgence climatique une simple variable d'ajustement, craignent certains scientifiques, qui plaident pour abandonner cet objectif.
Faut-il jeter aux oubliettes l'objectif de limiter le changement climatique à 1,5 °C en 2100, et concentrer nos efforts sur des ambitions plus réalistes et immédiates ? Le débat, loin d'être anodin, (…)
On le connait surtout pour son activisme contre l'A69, qui l'avait amené à faire une grève de la faim, puis une grève de la soif. Thomas Brail, fondateur du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA), a été arrêté par les gendarmes lundi 22 septembre sur le chantier de l'autoroute A412, à Perrignier, en Haute-Savoie.
Depuis début septembre, des actions pacifiques ont lieu pour tenter de stopper l'abattage des arbres, dans le cadre de travaux de déboisement. Alors que le défenseur (…)
Pertuis (Vaucluse), le 19 septembre 2026. La première récolte de pistaches commercialisable. © Eliza Amouret/Vert
En ce samedi ensoleillé de septembre, une quarantaine d’agriculteur·ices venu·es de tout le sud méditerranéen de la France se réunit sur l’exploitation d’Emilie et de Fabien Fiorito, à Ansouis (Vaucluse), pour discuter pistaches. Au programme de la journée : récolte des derniers fruits de la saison et épluchage.
«C’est une année charnière, lance Fabien Fiorito à la cantonade. L’année dernière, on avait récolté 600 kilos de pistaches en tout ; cette année, on est à près de 10 tonnes brutes en France.» «L’année prochaine, ce sera 100 tonnes», renchérit Bernard Schmitt, qui a planté 2,5 hectares de pistaches dans son domaine à Pertuis (Vaucluse).
Créer une filière française de la pistache, c’est le pari un peu fou lancé par une poignée d’agriculteur·ices de Provence en 2017. Alors que cette culture avait disparu de l’Hexagone au 19ème siècle, elles et ils ont dû repartir de zéro. Cette année, pour la première fois, leur récolte est suffisante pour être vendue.
Peu à peu, les producteur·ices de Provence ont été rejoint·es par d’autres personnes de tout l’arc méditerranéen (Occitanie, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Auvergne-Rhône-Alpes et Corse), désireuses d’adapter leurs cultures face au réchauffement climatique : originaire d’Iran, le pistachier nécessite moins d’eau que les arbres fruitiers à noyaux comme les abricotiers. Réuni·es depuis 2021 au sein d’un syndicat, France Pistache, les producteur·ices apprennent à cultiver ensemble le précieux fruit à coque.
Carnet de notes en main et questions plein la tête, les agriculteur·ices suivent Fabien Fiorito sur son verger pour assister à la récolte mécanique. Les arbres arborent de beaux fruits protégés par une peau rosée. «C’est réconfortant de voir les rendements qu’on obtient au bout de six ans», s’enthousiasme Jean-Franck Cascio, paysan corse qui a planté ses premiers pistachiers en 2024 et 2025. C’est un investissement sur le long terme : il faut attendre six ans pour que les arbres donnent des fruits en quantité suffisante pour être vendus.
Béatrice Sourd observe avec intérêt le bras mécanique qui secoue les arbres pour faire tomber les fruits mûrs. Cette viticultrice du Minervois (Aude) a planté un demi-hectare de pistachiers en plus de ses vignes et songe à en cultiver davantage. «La viticulture, c’est de plus en plus dur, raconte celle qui travaille la vigne depuis quinze ans. Cette année, à la fin des vendanges, les raisins étaient secs.»
Originaire d’Iran, le pistachier est un arbre qui nécessite moins d’eau que les arbres fruitiers à noyaux comme les abricotiers ou les pêchers. © Eliza Amouret/Vert
En plus des problèmes liés à la sécheresse, elle doit faire face à la mutation de la filière vinicole. «Le vin ne se vend pas et les prix chutent», résume-t-elle. Avec la pistache, elle espère diversifier son activité. «Ce qui me plaît, c’est qu’elle est peu gourmande en eau et qu’il y a plein de transformations possibles en pâtisserie, en charcuterie…», énumère-t-elle.
Une vision partagée par Jean-Franck Cascio, qui produit des amandes, des noisettes, des fruits et des légumes. «Cette année, avec la chaleur, on a beaucoup souffert ; on est obligés de planter des arbres pour faire de l’ombre à nos légumes», souligne-t-il. Celui qui a repris la ferme de son père se prépare à un futur de plus en plus chaud : «On a choisi la pistache parce qu’on veut des plantations économiquement viables pour les prochaines générations.» Pour choisir ce qu’il peut planter sur ses terres corses, il étudie désormais les cultures siciliennes, espagnoles et tunisiennes.
La journée se poursuit avec un atelier d’épluchage : l’une des étapes cruciales. La première peau doit être retirée juste après la récolte ; si ce n’est pas fait dans les 12 à 24 heures, le fruit sec fermente et développe une toxine qui le rend impropre à la consommation. «On les épluche dans cette machine par friction avec de l’eau, explique Fabien Fiorito, désignant une grande boîte métallique verte. Ensuite, elles sont séchées à 42 degrés pendant 24 heures.»
Cette unité d’épluchage et de séchage n’est utile que six semaines dans l’année. Ainsi, les producteur·ices viennent chez Fabien et Émilie Fiorito pour éplucher leur propre récolte et mutualiser le coût de l’investissement. Mais, avec des quantités de plus en plus importantes, elle ne suffira plus.
Bernard Schmitt n’en perd pas une miette. L’année prochaine, il voudrait ouvrir une unité d’épluchage et de séchage plus grande, sur ses terres, pour permettre aux producteur·ices alentour de venir. «C’est très important de discuter avec les collègues, on observe et on apprend tous ensemble», résume-t-il.
«Pour avoir une filière solide, il faut créer des liens entre les agriculteurs», abonde Émilie Fiorito, qui est aussi trésorière de l’association Pistache en Provence et secrétaire de France Pistache. En lien avec les chambres d’agriculture de Provence-Alpes-Côte d’Azur, d’Auvergne-Rhône-Alpes, d’Occitanie et de Corse, le syndicat organise plusieurs ateliers par an pour transmettre les connaissances et partager les retours d’expérience. «En hiver, on organise un atelier taille ; au printemps, on fait un atelier sur l’irrigation ; et, en septembre, c’est la récolte», énumère la productrice.
«Au départ, personne ne nous croyait, raconte celle qui a commencé à s’intéresser à la pistache en 2019. Maintenant, avec cette récolte, on nous regarde différemment.» Le syndicat rassemble plus de 150 adhérent·es : pas seulement des producteur·ices, aussi des entreprises de transformation, des confiseur·ses et une entreprise de yaourt qui veut valoriser la pistache française. «Il ne suffit pas de planter des pistachiers : on doit donner une perspective aux agriculteurs», affirme Émilie Fiorito. Le marché est très dynamique : la France importe chaque année environ 15 000 tonnes de pistaches décortiquées.
Conscient·es de ne pas pouvoir rivaliser avec les leaders du marché – États-Unis ou Turquie, qui produisent chaque année des centaines de milliers de tonnes –, les producteur·ices tricolores veulent se démarquer par la qualité de leurs fruits. Pour les aider, France Pistache travaille avec l’Institut Agro de Montpellier (Hérault), qui mène une étude sur la traçabilité. La pistachicultrice d’expliquer : «L’idée, c’est qu’à chaque étape, du champ à l’assiette, on ait une traçabilité complète du produit.»

Source :Eric Zemmour, BFMTV le 17 septembre 2026
Etiqe :Bah non
Contenu :
C’est peu dire qu’Éric Zemmour a une conception bien arrêtée de la France et de ceux qui, selon lui, devraient pouvoir y rester. Invité sur le plateau de BFMTV, le 17 septembre, pour confirmer sa candidature à l’élection présidentielle, le polémiste d’extrême droite a pu dérouler, pendant près de deux heures, ses marottes habituelles autour de l’immigration, de l’islam ou encore de l’identité nationale.
De la guerre en Ukraine à Kylian Mbappé, en passant par les impôts et la démographie, les sujets changent, mais les coupables beaucoup moins : tantôt la gauche, tantôt – et surtout – les musulmans. Et, comme souvent lorsqu’Éric Zemmour s’aventure sur le terrain du droit, mieux vaut aller vérifier le texte avant de retenir la leçon.
Cette fois, le candidat affirme qu’un article datant « de 1945 » imposerait d’expulser tout étranger qui « pèse sur les finances publiques ». Une disposition particulièrement commode pour étayer son propos. Sauf que, si une disposition similaire a bien existé, elle a été supprimée… en 1981.
Une disposition dans l’ordonnance de 1945
L’ordonnance du 2 novembre 1945 contient bien une disposition qui peut être à l’origine de l’affirmation d’Éric Zemmour. Dans sa version originale, publiée au Journal officiel du 4 novembre 1945, son article 23 prévoit que « l’expulsion peut être prononcée par arrêté du ministre de l’Intérieur si la présence de l’étranger sur le territoire français constitue une menace pour l’ordre public ou le crédit public ».
Faut-il pour autant comprendre que « crédit public » et « finances publiques » se recoupent ? Les Surligneurs ont cherché, sans trouver de réponse tranchée. Nos recherches n’ont permis d’identifier ni jurisprudence ni doctrine définissant précisément ce que recouvrait, dans ce contexte, la notion de « crédit public ».
Une piste existe toutefois. En 1981, l’ancienne ministre de la Solidarité nationale Nicole Questiaux expliquait devant le Sénat que la référence au « crédit public » renvoyait « sans doute aux mauvais souvenirs laissés par quelques escrocs internationaux de l’entre-deux-guerres ». Une indication trop incertaine pour en tirer une définition juridique claire.
Quoi qu’il en soit, la référence au « crédit public » a disparu de l’article 23 en 1981, avec la loi du 29 octobre. Depuis, le dispositif ne vise plus que la « menace grave pour l’ordre public ». Autrement dit, cela fera bientôt quarante-cinq ans que le « crédit public » ne figure plus parmi les motifs d’expulsion prévus par cet article.
L’article 23 lui-même a continué d’exister par la suite, jusqu’à l’abrogation de l’ordonnance de 1945, entrée en vigueur le 1er mars 2005. Reste à savoir si le droit actuellement en vigueur contient, sous une autre forme, une règle comparable.
Et aujourd’hui ?
Pour le savoir, il faut se pencher sur le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda). Son article L. 233-1 prévoit en effet que certains citoyens de l’Union européenne qui souhaitent séjourner en France plus de trois mois doivent disposer de ressources suffisantes « afin de ne pas devenir une charge pour le système d’assistance sociale ».
Le Ceseda précise même que cette « charge » s’apprécie notamment au regard du montant des prestations sociales non contributives perçues, de la durée des difficultés rencontrées et de la durée du séjour.
Le Ceseda vise notamment le cas d’un séjour constituant un abus de droit, par exemple lorsqu’il est effectué « dans le but essentiel de bénéficier du système d’assistance sociale ». Il existe donc bien, dans le droit actuel, un lien entre certaines conditions de ressources, le bénéfice de l’assistance sociale et le maintien du droit au séjour.
Mais cette règle est beaucoup plus limitée que celle décrite par Éric Zemmour : elle ne concerne pas indistinctement « tout étranger », mais les citoyens de l’Union européenne ainsi que certaines catégories de membres de leur famille ou de ressortissants de pays tiers qui entretiennent avec eux des liens définis par le Ceseda.
Pour autant, le recours à l’assistance sociale n’entraîne pas automatiquement l’éloignement : l’administration doit examiner la situation individuelle de l’intéressé, notamment la durée de son séjour, sa situation familiale et économique ou encore son intégration.
Le Ceseda ne vise donc pas de manière générale les étrangers qui « pèsent sur les finances publiques » mais certaines situations dans lesquelles un ressortissant relevant de ce régime risque de devenir une charge pour le système d’assistance sociale ou séjourne principalement dans le but d’en bénéficier.
On est donc loin d’une règle générale selon laquelle tout étranger représentant une dépense pour les finances publiques devrait être expulsé. S’il est élu président de la République, il pourra toujours tenter de faire modifier la loi, en respectant toutefois les obligations internationales de la France, à moins de s’en affranchir.
Auteurs :
Auteur : Etienne Merle, journaliste
Relecteur : Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste
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Contrôle serré du budget, sélection discrétionnaire du personnel ou des étudiants… Tous les leviers existent déjà en France pour permettre à un gouvernement autoritaire de manipuler la science, alerte une note de Terra Nova.
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump mène des attaques et destructions sans précédent contre la science aux États-Unis. Pourrait-il se passer la même chose en France si le Rassemblement national gagne les élections en 2027 ? En réalité, cela pourrait être bien (…)
Source : Vert
Ce fut une décennie faite d'écologie radicale, d'espoir révolutionnaire de camaraderie et de débrouillardise : l'histoire du journal « La Gueule ouverte », édité dans les années 1970, est racontée dans un livre qui transmet l'énergie et la passion de ces pionniers.
Un journal sans publicité et sans actionnaire ? Engagé sur les luttes écologistes ? Non, nous ne parlons pas encore de notre pomme, mais de notre lointain aîné, La Gueule ouverte, qui paraissait dans les années 1970. « La GO », (…)
Militants et associations ont relevé de nombreux points d'interrogation sur la légalité du chantier de l'A412 et de la procédure qui l'a précédé. Plusieurs recours ont été lancés contre ce chantier qualifié de « massacre ».
Machilly et Allinges (Haute-Savoie), reportage
« C'est un massacre. » Face aux deux énormes pelles mécaniques qui œuvrent depuis plusieurs heures à abattre des épicéas et des feuillus, une jeune femme aux cheveux bouclés peine à retenir ses larmes, alors que de grands (…)

Le cliché réalisé à l’occasion de l’inauguration du Lucas Museum of Narrative Art résume l’histoire du 7è art : le triomphe de l’imaginaire masculin sur grand écran.
L’article Cinéma : au musée Lucas, le phallocentrisme prend la pose est apparu en premier sur Les Nouvelles News.
Ce samedi 19 septembre, la Gaîté Lyrique accueillait la quatrième édition de Read & Shine, festival littéraire féministe et antiraciste organisé par l’association Overbookées. Pour la première fois, le festival s’articule autour d’un thème, « Mémoires pour les lendemains ». Une édition qui fait dialoguer les enjeux sociopolitiques et culturels de demain, tout en mettant au centre la joie et la communion nécessaires pour faire front.
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Mercredi 16 septembre 2026, dans l’émission « Le Grand Portrait » de France Inter, Guillaume de Tonquédec détaille la honte d’être aux cotés de sa mère handicapée. Sous couvert de franchise, on assiste à une expression décomplexée de violence validiste. Inacceptable.
Voici la lettre que nous avons adressé à la médiation de France Inter :
Nous, Les Dévalideuses, collectif handiféministe et antivalidiste, souhaitons signaler formellement le contenu de l’entretien diffusé le mercredi 16 septembre 2026 dans « Le Grand Portrait », animé par Sonia Devillers, avec Guillaume de Tonquédec à l’occasion de la parution de « Ta mère et moi ».
Nous ne contestons ni le droit d’un auteur à raconter son histoire familiale, ni la légitimité du sujet de l’aidance, qui concerne effectivement des millions de personnes. Ce que nous signalons, c’est le traitement éditorial de cet entretien : pendant vingt minutes, sur la première radio de France et dans le cadre d’une mission de service public, des propos ouvertement validistes ont été énoncés, relancés, reformulés et amplifiés par la journaliste, sans qu’à aucun moment ils ne soient interrogés, contextualisés ou contredits.
Ce qui ne va pas, précisément
Pourquoi ce n’est pas acceptable de la part d’un service public
France Inter compte plusieurs millions d’auditeurices chaque matin. Parmi elleux, des personnes handicapées, des enfants handicapés, des parents, des conjointEs. Ces propos leur ont appris, dans leur cuisine ou dans leur lit, qu’être vues à côté d’elles fait honte. Le validisme n’est pas un point de vue : c’est une discrimination, et l’entendre validée par une journaliste du service public produit des effets mesurables, honte intériorisée, isolement, renoncement à sortir, renoncement aux soins, sur-risque suicidaire déjà documenté dans notre communauté.
Cette diffusion intervient de surcroît dans un contexte de débats publics sur l’aide à mourir où les représentations de la « vie diminuée » ont des conséquences directes. Une radio publique qui laisse dire, sans contrepoint, que le handicap vole une vie et fait honte, contribue à ce climat en pleine conscience éditoriale : un entretien enregistré, monté, titré et publié en podcast avec transcription n’est pas un dérapage de direct. C’est un choix, à chaque étape.
Lire à ce sujet : Aide à mourir : Quand la « liberté » devient l’aveu d’échec de la solidarité
Nous rappelons enfin que le cahier des charges de Radio France assigne à l’entreprise une mission de représentation juste de la diversité de la société française et de lutte contre les discriminations, dont celles fondées sur le handicap.
Ce que nous demandons
Les Dévalideuses
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Pour contacter France Inter : https://www.radiofrance.fr/franceinter/contact?concept=f367571d-9e29-4606-8d0c-949a2cb710da
Pour faire un signalement à l’Arcom :https://www.arcom.fr/signaler-ou-alerter/programme-publicite/etape-1
De quelle catégorie relève le contenu signalé ? Propos ou image dégradante, diffamante, offensante.
Propos et/ou attitudes discriminatoires liés : au handicap
Vous pouvez reprendre des paragraphes de la lettre ci dessus.
L’article « J’ai honte d’être vu avec ma mère en fauteuil » : validisme sur le service public est apparu en premier sur Les Dévalideuses.
Catherine Ringer s’est éteinte dans la nuit du 14 au 15 septembre 2026. Depuis, les hommages se multiplient, saluant autant son immense talent artistique que son esprit libre et révolté. Connue comme la figure mythique des Rita Mitsouko, elle a également dénoncé le sexisme omniprésent dans le show-business..
L’article Catherine Ringer : féminisme punk à toute épreuve est apparu en premier sur Les Nouvelles News.
Une étude du National Bureau of Economic Research, pas encore relue par des pairs et relayée par le New York Times, révèle un écart racial dans les compensations versées par le programme de rachat de logements sinistrés de l'agence fédérale américaine de gestion des urgences (FEMA).
Entre 1989 et 2017, les propriétaires noirs ont reçu des indemnisations au moins 6 % inférieures à celles des ménages blancs pour des biens vendus dans le cadre de ce dispositif, lancé en 1988 pour favoriser le (…)
Onze chercheurs participant au groupe 3 du Giec — en charge de l'atténuation du changement climatique — ont des conflits d'intérêts liés à l'Arabie saoudite et la compagnie pétrolière saoudienne Aramco. C'est ce que révèle une enquête de l'Humanité, du Guardian et trois autres médias européens, parue lundi 21 septembre.
Par exemple, Mustafa Babiker est salarié de Saudi Aramco depuis 2006. Diego Armando Moya-Pinta, lui, depuis 2022. Ou encore, cinq de ces chercheurs sont liés au King (…)