Le gouvernement Trump a trouvé une astuce pour éliminer les coûteux 58 000 chevaux mustangs sauvages qu'il garde dans des parcs fédéraux. Le New York Times a révélé que le Bureau of Land Management (BLM), l'agence chargée de protéger ces animaux, les solde à bas prix à des intermédiaires qui les revendent à des abattoirs au Canada. Si l'abattage de ces mustangs sauvages est théoriquement interdit, l'agence fédérale profite d'une faille juridique qui transforme, sur le papier, les mustangs en (…)
Lire la suite - En bref / Animaux
Aux Journées d'été des Écologistes, dans l'Isère, les militants soutiennent Tondelier mais hésitent sur la stratégie à tenir face à LFI à huit mois de la présidentielle. Côté insoumis, l'envie de rupture se fait sentir.
Reporterre a assisté aux rassemblements politiques estivaux des Écologistes, dans l'Isère, et de La France insoumise (LFI), dans la Drôme. L'occasion d'interroger les militants et militantes sur ce qu'ils pensent des stratégies de leur parti à huit mois de la (…)
Le média étasunien Bloomberg News a analysé 99 projets de centrales au gaz naturel que prévoient de construire les exploitants de data centers pour se fournir en électricité. Si toutes ces centrales étaient en service, elles émettraient environ 318 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an. Ce qui pourrait accroître les émissions du secteur électrique étasunien de 20 % les prochaines années.
Le Financial Times avait également publié une étude le 18 août estimant que des plus grands (…)
Rosa Luxembourg, Suzanne Césaire, Flora Tristan... Ces révolutionnaires étaient, aussi, marquées par le vivant.
[1 / 5] Avant l'écoféminisme, Suzanne Césaire tissait déjà le lien entre colonisation et destruction du vivant
[Ces précurseuses écolos et féministes 2/5] Longtemps restée dans l'ombre de son mari, Suzanne Césaire a pourtant, dans sa courte carrière littéraire, tracé les lignes d'une identité martiniquaise singulière, ancrée dans son rapport à la terre.
[2 / 5] (…)

Source :Compte Facebook, août 2026
Etiqe :faux
Contenu :
Sur les réseaux, une vidéo circule de nouveau depuis plusieurs jours sur des comptes s’intéressant à l’actualité du continent africain. On y voit deux hommes en costume, derrière un pupitre, en venir aux mains sous les yeux médusés de l’assemblée.
En légende, on peut lire : « SOMALIE : Bagarre entre le président de la République et le président de l’Assemblée nationale. » Cette supposée dispute qui dégénère entre deux têtes du régime somalien fait réagir les internautes qui s’étonnent de la scène.
Pourtant, cette vidéo est sortie de son contexte : non seulement elle n’est pas récente, puisqu’elle date de 2015; mais surtout elle a été filmée au Somaliland, et ne montre donc pas le président de la Somalie.
Somaliland, pas Somalie
Ce n’est pas la première fois que cette vidéo est sortie de son contexte. Elle est publiée régulièrement sur les réseaux sociaux et a d’ailleurs été fact-checkée dès 2020 par des confrères européens (ici et ici) ou africains (ici).
Plusieurs indices nous permettent de retrouver l’origine de la vidéo. Tout d’abord l’écriteau installé juste devant les deux hommes, sur lequel est écrit « shirgudoonka golaha wakiilada ». C’est une phrase qui signifie « direction de la Chambre des représentants » en somali.
Le somali est l’une des langues officielles de la Somalie mais aussi du Somaliland. Ce territoire situé au nord-ouest de la Somalie y a été intégré pendant une trentaine d’années (des années 1960 à 1991) avant de faire sécession et de déclarer l’indépendance en 1991 à l’occasion d’une guerre civile. Si le pays n’est pas reconnu par la communauté internationale, il possède son propre système démocratique.
Or, au Somaliland, le nom de la chambre basse est bien « Golaha Wakiilada », comme on peut le lire sur le panneau. Tandis qu’en Somalie, la Chambre des représentants, ou “Chambre du peuple”, se dit « Golaha Shacabka » .
De plus, le drapeau que l’on peut voir en arrière plan dans la vidéo semble être le drapeau du Somaliland, reconnaissable à ses trois couleurs (vert, rouge, blanc), reprises d’ailleurs sur le pupitre.
Une décontextualisation récurrente
La vidéo présentée comme récente sur les réseaux sociaux date en réalité de 2015. On peut en retrouver un autre point de vue sur Youtube, publié par Somaliland Live Media, un média régional, ainsi que le compte-rendu de la séance publiée sur une radio d’information somalienne appelée Warsan Radio.
On y apprend que la dispute oppose Abdirahman Mohamed Abdillahi, le président de la Chambre des représentants du Somaliland, et son vice-président de l’époque, Bashe Mohamed Farah, qui lui succèdera, deux ans plus tard, en 2017. On peut reconnaître les deux hommes en comparant la vidéo avec des photos disponibles en ligne.
Des tensions politiques récentes en Somalie
Pourquoi cette vidéo est-elle publiée de nouveau par de nombreux internautes en cet été 2026, plus de dix ans après l’échauffourée entre les hommes politiques somalilandais ? Si certains ont pu la reposter sans aucune malveillance, il est aussi possible que la réapparition de cette fausse information ait un lien avec les tensions politiques actuelles en Somalie, sur fond de réforme constitutionnelle contestée par l’opposition du président actuel Cheick Mohamoud.
Depuis juin 2026, des affrontements ont régulièrement lieu entre des forces gouvernementales et des membres de l’opposition. L’ancien Premier ministre somalien Hassan Ali Khaire a même accusé le président actuel d’avoir ordonné une attaque contre son domicile. Ce genre de fausses informations, malintentionnées ou non, mettent de l’huile sur le feu de situations déjà explosives.
Auteurs :
Auteur : Clément François, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clément François, journaliste
L’article Attention à cette vidéo censée montrer une bagarre entre le président somalien et le président de son assemblée est apparu en premier sur Les Surligneurs.
Adaptation à la surfréquentation, nouveaux profils de randonneurs, stages pour se débrouiller sans téléphone en montagne... Notre série sur le renouveau de la randonnée.
[1 / 4] La randonnée sans GPS : ils apprennent à se débrouiller seul en montagne
[Le renouveau de la rando 4/4] Comment s'orienter sans application, évaluer un itinéraire et s'adapter aux imprévus ? La Fédération française de la randonnée pédestre propose des stages pour améliorer son autonomie en montagne. (…)
En 2025, le Conseil d’État avait annulé l’ensemble des classements «nuisible» de la martre des pins. © Bruno Pesenti/Flickr
Ni la succession d’études scientifiques critiques, ni la mobilisation massive des associations de protection de la nature, ni même les recommandations de sa propre administration n’auront fait changer d’avis le gouvernement. Le ministère de la transition écologique a renouvelé ce vendredi la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (les «Esod», autrefois appelées «nuisibles») en France hexagonale jusqu’à l’été 2029.
Publié tous les trois ans depuis 2012, cet arrêté établit pour chaque département les animaux qui peuvent être tués toute l’année (y compris hors des périodes officielles de chasse) par tir, piégeage ou déterrage en raison de leurs dégâts estimés sur les activités économiques. Neuf espèces sont ciblées : le renard roux, la martre des pins, la fouine, la belette, la corneille noire, le corbeau freux, l’étourneau sansonnet, la pie bavarde et le geai des chênes.
Principale évolution par rapport au texte initialement présenté en juillet dernier lors de la consultation publique : le cas du corbeau freux. L’oiseau devait être déclassé dans 18 départements, notamment dans les plaines céréalières du centre-ouest et du nord de la France. Les suivis scientifiques montrent un déclin marqué de l’espèce au niveau national depuis vingt ans. Dans le texte officiel paru ce vendredi, le corbeau a finalement été réintégré comme «nuisible» dans la quasi-totalité de ces territoires. Une victoire pour la Fédération nationale des chasseurs (FNC), qui dénonçait dans ces déclassements un «gage donné aux associations écologistes». Interrogé par Vert sur ce revirement, le ministère de la transition écologique n’a pour l’instant pas répondu.
Ciblé pour ses dégâts dans les cultures agricoles, le corbeau freux est reconduit comme «nuisible» dans 61 départements français. © Vijay Anand Ismavel/Flickr
Les corvidés sont régulièrement visés pour leurs dégâts dans les grandes cultures (notamment lors des semis) et les vergers. Plus répandue, la corneille noire reste «nuisible» sur une grande majorité du territoire français, tandis que le geai des chênes n’est plus classé que dans une centaine de communes du sud de la France. Quant à l’étourneau sansonnet et la pie bavarde, ils pourront être abattus dans une poignée de nouveaux départements par rapport aux années précédentes.
En mai 2025, le classement de la martre des pins sur la liste des Esod avait été annulé par le Conseil d’État, faute de données suffisantes sur son état de conservation. Cette année, le ministère de la transition écologique a tout de même décidé de réintégrer l’animal comme «nuisible» dans 14 départements (contre 26 en 2023). Chez ses cousines de la famille des mustélidés, la fouine demeure «nuisible» dans 69 départements alors que la belette ne l’est que dans le Pas-de-Calais.
Le renard roux, enfin, est toujours considéré comme «nuisible» dans la quasi-totalité des départements français. L’emblématique canidé est notamment accusé de prédations dans les élevages de volailles, tandis que les associations écologistes vantent son rôle dans la régulation des rongeurs et des maladies qu’ils véhiculent. Une étude menée dans le Doubs – l’un des seuls départements où l’animal est protégé dans certaines communes – a montré que son piégeage ne diminuait pas la population de renards, ni leurs attaques dans les poulaillers (notre article).
Plus largement, les travaux scientifiques s’accumulent ces dernières années pour montrer l’inefficacité de la «chasse aux nuisibles» dans la réduction des dégâts imputés à ces espèces. En mars dernier, une vaste étude conduite par le Muséum national d’histoire naturelle a conclu à une absence de «lien entre les efforts de contrôle et l’évolution des coûts des dommages déclarés» pour l’ensemble des espèces ciblées en France entre 2015 et 2022 (notre article).
«Les dégâts sont toujours causés par certains individus ou populations localisées, et non par l’espèce entière», pointe encore l’Académie vétérinaire de France dans un avis adopté en novembre 2025, où elle appelle à une «refonte méthodologique et éthique» du problème. Fin 2024, un rapport de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (Igedd) commandé par le gouvernement a lui aussi proposé un «changement de paradigme», accompagné d’une série de recommandations : ne pas reconduire l’arrêté triennal fixant la liste des Esod, passer à une élimination des individus au cas par cas, soutenir les travaux sur les méthodes de régulation alternatives non léthales…
«De notre point de vue, le système reste adapté et proportionné», défend auprès de Vert Jean-Michel Dapvril, directeur des affaires juridiques à la FNC. Ce dernier tient à souligner que le classement Esod «n’est pas du tout un plan d’abattage massif» : «C’est un cadre juridique qui permet de faire des interventions que l’on peut qualifier de “frappes chirurgicales” là où il y a un problème à régler.» Cet été, la FNC avait dénoncé le retard pris par le gouvernement dans la publication de la nouvelle liste des Esod, qui empêchait depuis le 1er juillet (date d’expiration du précédent texte) les opérations de piégeage et de tirs.
Du côté des associations de protection de l’environnement, des actions en justice sont déjà prévues contre ce nouvel arrêté. «Nous attaquerons de nombreux classements, on va se battre pour la martre, mais aussi le renard et toutes les espèces, en fonction des données que nous pourrons analyser, confirme auprès de Vert l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas). L’idée étant d’améliorer notre jurisprudence et d’obtenir un maximum d’avancées.» La FNC, elle, se dit «relativement sereine». L’an dernier, outre le cas de la martre des pins, le Conseil d’État avait aussi annulé des classements dans 26 départements concernant le renard roux, la fouine ou encore la corneille noire.

Source :La Tribune Dimanche, 15 août 2026
Etiqe :Difficile
Contenu :
Après la censure par le Conseil constitutionnel de la loi créant une majorité numérique, les réactions politiques se sont succédé. Parmi elles, celle de Gabriel Attal, qui avait fait de ce texte son cheval de bataille. L’ancien Premier ministre ambitionne de le faire passer par une autre porte, celle du référendum.
Dans un entretien pour La Tribune Dimanche, le candidat à l’élection présidentielle appelle l’actuel président de la République à soumettre la loi « directement au peuple français ».
Mais les obstacles juridiques qui ont mené à la censure de la première loi demeurent.
Un contrôle avant le référendum, pas après
Faire adopter une loi par référendum n’est pas aussi simple que le laisse croire Gabriel Attal. La procédure est quadrillée.
Tout d’abord, tout sujet ne peut pas faire l’objet d’un référendum. Bien que le Conseil constitutionnel ait toujours refusé de contrôler une loi adoptée par référendum, il s’est déclaré compétent, dans une décision de 2000, pour contrôler le décret de convocation du référendum qui contient la question posée avant qu’il ne soit organisé.
À cette occasion, le Conseil veillera à ce que le référendum respecte la procédure prévue à l’article 11 de la Constitution, et surtout que la question posée porte sur « l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d’un traité ».
Un référendum pour interdire les réseaux sociaux aux moins de quinze ans rentre-t-il dans ces critères ? La réponse est incertaine.
On ignore si les juges de la rue Montpensier feront entrer cette question numérique et de santé publique parmi les « réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation ».
Notons toutefois que dans une décision de juin 2026, le Conseil a exclu les « questions de société » du périmètre de l’article 11. En l’occurrence, un référendum d’initiative partagée n’a pas été admis car il portait sur « une question éthique, relative à la fin de vie ». L’instauration de la majorité numérique connaitra-t-elle le même sort ?
De plus, bien qu’il se soit déclaré compétent, le Conseil constitutionnel ne s’est encore jamais prononcé sur le décret de convocation d’un référendum. Il n’existe donc aucun précédent.
Enfin, si le texte soumis au vote des Français est le même que celui qui a été censuré et qu’il ne tient nullement compte de la décision des Sages du 14 août 2026, il sera de nouveau déclaré non conforme à la Constitution car il porterait une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression et de communication des mineurs.
Naviguer de Charybde en Scylla
Si les étoiles s’alignent pour Gabriel Attal, que le référendum est organisé et que la loi est adoptée, un autre danger guettera : le droit européen.
Au niveau de l’Union européenne, le risque de sanction semble être évité. Dans la dernière version de la loi, celle censurée par le Conseil constitutionnel, les parlementaires avaient pris en compte les observations de la Commission européenne. Bruxelles estimait que le rôle donné à l’Arcom pour dresser une liste des services concernés par la majorité numérique empiétait sur les compétences européennes.
Cette préconisation européenne est aussi une des raisons pour lesquelles le législateur français s’en est tenu à une interdiction générale — sans préciser le rôle de l’Arcom, donc —, mais imprécise et donc disproportionnée, qui a conduit à la censure.
Condamnation par la CEDH en vue
Comme le Conseil d’État l’a relevé dans son avis sur la loi, la liberté d’expression et de communication des mineurs est aussi protégée par la Convention européenne des droits de l’Homme. Si la loi est adoptée — que ce soit par référendum ou par un autre biais — la Cour de Strasbourg, si elle est saisie, opérera le même examen que le Conseil constitutionnel et vérifiera si l’interdiction est proportionnée au regard de l’objectif de protection de l’enfant.
En l’état, si la loi n’est pas modifiée, et selon les mots du Conseil d’État et du Conseil constitutionnel, l’interdiction est disproportionnée car elle s’applique à une définition trop large de plateformes en ligne, y compris à celles pour lesquelles aucun risque n’a été documenté.
Elle ne prend pas non plus en compte les cas individuels, le degré de maturité des enfants et exclut les titulaires de l’autorité parentale de toute décision, au détriment de ce que prévoit la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations Unies, que la CEDH peut mobiliser dans ses décisions.
En somme, si un référendum est organisé sur l’interdiction générale des réseaux sociaux aux moins de quinze ans, sans que le Conseil constitutionnel ne s’y oppose, et que la loi est adoptée, il y a risque que la France soit condamnée au niveau européen.
Auteurs :
Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Relecteurs : Sacha Sydoryk, maître de conférences en droit public à l’Université de Picardie Jules Verne
Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
L’article Interdiction des réseaux sociaux aux enfants : un référendum est-il possible ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.
Le hooliganisme d’extrême droite a fait son apparition au sein des tribunes bretonnes, tentant de s’infiltrer dans les associations officielles de supporters. Il compte déjà plusieurs agressions violentes à son actif dans les stades comme en dehors. Une enquête en quatre épisodes.
L’article Stades bretons : le péril hooligan est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.
Face à la présence de hooligans d’extrême droite dans les tribunes des stades de foot bretons, les réponses des clubs de Rennes et Guingamp demeurent timides. À Brest, les supporters anti-racistes se chargent de faire barrage.
L’article Endiguer la montée de l’extrême droite dans les tribunes : quelles solutions ? est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.
Lors des matchs de foot, au sein des tribunes populaires, il s’agit de ne pas confondre « ultras », les supporters les plus fervents qui animent le stade, et « hooligans », adeptes de la violence et des idées xénophobes. Comment les reconnaître ?
L’article « Street-fights », symboles néonazis et violences racistes : le monde sinistre des hooligans est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.
Des groupes de hooligans d’extrême droite se rendent de plus en plus visibles lors des matchs de Rennes et Guingamp (Côtes-d’Armor). Ces tribunes deviennent un vivier pour des groupuscules identitaires qui participent aussi à des actions violentes dans la rue.
L’article Quand le hooliganisme d’extrême droite s’incruste dans les tribunes du foot breton est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.
Les supporters ultra de Rennes et Guingamp sont-ils en train de perdre leur ADN antiraciste ? Comment des tribunes plutôt à gauche deviennent-elles poreuses aux idées d’extrême droite ? Nous vous racontons cette bascule.
L’article Les tribunes de Rennes et Guingamp, autrefois antiracistes, basculent-elles à l’extrême droite ? est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.
Alors que l'État vient de reconduire l'arrêté autorisant la chasse du renard, en Dordogne, un refuge prend le parti inverse : il en accueille et rappelle le rôle essentiel que joue l'espèce dans l'équilibre des écosystèmes.
Douzillac (Dordogne), reportage
En entendant le craquement de nos pas, une petite renarde se cache sous une planche de bois. « On l'a récupérée quand elle était bébé. Elle était attachée par la queue et utilisée pour amuser des chiens, qui la mordaient. » Les horreurs (…)

[Le renouveau de la rando 4/4] Comment s'orienter sans application, évaluer un itinéraire et s'adapter aux imprévus ? La Fédération française de la randonnée pédestre propose des stages pour améliorer son autonomie en montagne. Reporterre en a suivi un, dans le Mercantour.
Parc national du Mercantour (Alpes-Maritimes), reportage
Depuis quelques années, c'est un geste qui devient plus rare, en montagne. Le doigt glisse sur les courbes de niveaux, s'arrête, puis repart quelques centimètres (…)
Ces derniers jours, des vidéos de paysages montagneux ont suscité une série de commentaires racistes célébrant des espaces prétendument épargnés par les « wesh », les « wallah » et les femmes voilées. Derrière ces réactions se dessine une vieille idée : certains coins de France n'appartiendraient pas à certains Français. Pour Sofiane Zerouala, la réponse tient en deux mots : « On arrive ! »
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Le ministère de la Transition écologique prévoirait de stopper la réintroduction de cet oiseau dans les Vosges dès la fin de la campagne en cours. Plusieurs associations, qui qualifient ce programme d'« acharnement », s'en félicitent.
Le chant du grand tétras va-t-il disparaître dans les forêts des Vosges ? Selon plusieurs sources indépendantes, contactées par Reporterre, le ministère de la Transition écologique prévoirait de ne pas prolonger les efforts déployés pour préserver cet (…)
Premier épisode de notre enquête sur la possibilité d’une intelligence artificielle douée de conscience. En 2022, Blake Lemoine, ingénieur chez Google, jure entrevoir un esprit dans l’IA sur laquelle il travaillait, avant d’être licencié et désigné comme un illuminé. L’écrivain Loïc Hecht, fin connaisseur de la Silicon Valley, interroge scientifiques et philosophes sur l’émergence d’une conscience de la machine. Tout en se lançant à la recherche de Lemoine…
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Juillet 2025. Sur le glacier du Tour, à Chamonix, des alpinistes grimpent jusqu’au refuge Albert 1er d’où l’on peut atteindre facilement les voies réputées du massif du Mont-Blanc. © Capucine Veuillet/AFP
Tout l’été, Vert vous emmène à la découverte d’un site touristique emblématique percuté par le changement climatique.
Île d’Oléron, GR20 en Corse, Mont-Saint-Michel… Découvrez comment ces endroits se transforment et essayent de s’adapter à un monde en surchauffe. Cette semaine, nous partons dans le massif du Mont-Blanc. Avec la hausse des températures qui provoque des éboulements de plus en plus importants, le plus haut sommet français devient une menace pour les alpinistes.
Retrouvez tous les épisodes de notre série d’été en cliquant ici.
C’est une ascension mythique que tentent en moyenne 200 personnes chaque jour de l’été, soit 15 000 à 20 000 par an. Grimper le mont Blanc, plus haut sommet d’Europe occidentale avec ses 4 805 mètres, a toujours été une prouesse. Mais de nouveaux obstacles se sont invités sur la route des amoureux·ses de la montagne depuis que Jacques Balmat et Michel-Gabriel Paccard en ont atteint le point culminant pour la première fois en 1786.
«La pratique de l’alpinisme est confrontée à une modification profonde de son terrain de jeu, que ce soit au niveau des glaciers ou des parois rocheuses», constate Ludovic Ravanel, directeur de recherche en géomorphologie au Centre national de recherche scientifique (CNRS) et accompagnateur en montagne.
En cause : la dégradation du permafrost, ce sol maintenu à une température inférieure à zéro degré Celsius depuis des dizaines de milliers d’années. Il est constitué d’une couche de glace extrêmement épaisse qui se réchauffe sous l’effet du changement climatique, fond et déstabilise les roches qu’elle maintenait reliés.
«La glace a un rôle de ciment de la montagne, explique l’expert. Quand il n’y en n’a plus, des pans entiers s’effondrent, et ces évènements sont de plus en plus nombreux car la dégradation du permafrost est profonde et intense.» On parle d’éboulements pour les rochers de moins de 100 mètres-cubes (m3) qui dégringolent, d’écroulements pour les plus volumineux, voire d’avalanches rocheuses lorsque des morceaux de plus de 100 000 m3 s’effondrent. Cet été 2026 marque un record d’écroulements dans le massif du Mont-Blanc selon l’expert, avec 450 contre 300 en 2022.
«Des morceaux plus gros tombent de la montagne quasiment chaque été», alerte le scientifique. Les alpinistes ont pris conscience depuis une vingtaine d’années que la crise climatique impactait de plein fouet le massif du Mont-Blanc. A l’époque, les écroulements se comptaient seulement par dizaines sur l’année. «Il y a eu plusieurs coups d’accélérateurs dans les Alpes, en 2003 bien sûr [année de la canicule la plus intense avant 2026, NDLR], en 2015 où la fermeture administrative du refuge du Goûter [situé sur la Voie normale vers le sommet, NDLR] a été déclarée tellement les conditions étaient mauvaises, et de nouveau en 2022, où l’ascension du mont Blanc était fortement déconseillée», se souvient Ludovic Ravanel.
Avec ses canicules à répétition et sa sécheresse historique, 2026 vient s’ajouter au panel. La mairie de Saint-Gervais-les-Bains (Haute-Savoie) a annoncé le 11 août la fermeture administrative des refuges du Goûter et de Tête Rousse, indispensables à l’ascension par la Voie normale, celle qui est la plus empruntée par le grand public. Le but : dissuader les plus audacieux·ses de monter malgré des conditions très dégradées. Les guides de la compagnie de Chamonix, conscient·es des risques cette saison, avait déjà cessé d’emprunter l’itinéraire une quinzaine de jours auparavant.
Le cours d’eau glaciaire de la Mer de Glace, avec en arrière-plan les Grandes Jorasses et les Aiguilles. © Renáta Sedmáková/AdobeStock
«Cette année marque encore un nouvelle prise de conscience que la haute montagne est extrêmement sensible à la crise climatique, remarque le géomorphologue. Plein d’itinéraires ne se font plus cet été, comme la voie normale de la Tour ronde. L’arrête des Cosmiques se fait encore, mais en évitant certains secteurs. Le mont Blanc par Chamonix ne se fait plus car il y a des crevasses trop énormes».
Dans le massif du Mont-Blanc, comme dans celui de la Vanoise ou des Écrins, «25% des itinéraires sont devenus infréquentables l’été en raison du changement climatique», souligne le géographe et accompagnateur en montagne Jacques Mourey. «Soit ils sont trop dangereux à cause des crevasses ou des écroulements, soit ils sont devenus techniquement trop difficiles, ou alors ils souffrent d’un manque d’esthétisme qui décourage les passionnées», détaille-t-il.
«On entendait les pierres tomber […]. À l’aller une d’entre elles est tombée juste devant moi.»
Le couloir du Goûter est devenu emblématique de la multiplication des risques d’écroulement. Passage obligé pour atteindre le sommet du mont Blanc par la voie normale, il a été renommé ces dernières années le «couloir de la mort». En été, les chutes de pierres y sont continues et les accidents fréquents. Cet été, trois montagnard·es y ont perdu la vie.
Gabrielle Larricq, alpiniste en herbe, l’a emprunté sans guide à la fin du mois d’août 2025. «J’ai très mal vécu ce passage, confie-t-elle. Avec mon cousin, nous savions que cette période n’était pas idéale pour l’ascension parce qu’il fait plus chaud et que la montagne est davantage instable, mais il n’y avait plus de places au refuge plus tôt dans la saison.»
«On s’est approché doucement puis on a couru, raconte la jeune femme. On a fait le choix de ne pas s’encorder à ce moment là, on n’a pas regardé en haut, on entendait les pierres tomber car elles ne s’arrêtent pas de chuter. Parfois c’est du gravier, parfois c’est des gros morceaux. À l’aller une d’entre elles est tombée juste devant moi.»
D’après une étude de l’université Savoie Mont-Blanc et de l’Institut de géographie alpine sur la déstabilisation de la zone, la saison estivale se divise maintenant en deux temps. Au début de l’été, le couloir subit des éboulements car la neige se transforme en eau et détache de petits blocs de pierre. Dans la deuxième partie de la saison, la situation s’empire et le déneigement complet provoque des écroulements plus dangereux. «Cette saison arrive de plus en plus tôt», avertit Ludovic Ravanel.
Aujourd’hui, chercheur·ses et guides recommandent de faire l’ascension en trois jours plutôt que les deux habituels. Cela permet de passer le couloir du Goûter au petit matin, à l’heure où le soleil ne tape pas encore directement sur la roche. Les décrochements de pierres sont alors moins importants.
Malgré la multiplication des risques, «il n’y a pas d’augmentation du nombre d’accidents car la communauté des alpinistes s’organise», constate Ludovic Ravanel. Quand les guides se mettent à éviter certains secteurs, nombre d’amateur·ices suivent le pas.
«La situation ne va pas s’améliorer, c’est clair, mais l’alpinisme ne va pas mourir ni dans dix ans ni dans 100 ans, souligne le chercheur. Par contre, on ne pourra pas pratiquer la montagne comme aujourd’hui, de la même manière qu’on ne pratique déjà plus la montagne comme avant». Parmi les changements d’habitude : la haute saison, autrefois en juillet-août, couvre désormais juin-juillet. Les fenêtres de sorties sont plus courtes et les conditions plus aléatoires. «Il faut d’autant plus préparer son itinéraire en amont, se renseigner le jour même, appeler les gardiens si besoin pour savoir comment est le terrain, énumère Jacques Mourey. Impossible d’utiliser de vieux topos tant les voies changent vite.»
Si les habitué·es du massif du Mont-Blanc ne sont plus surpris·es par la détérioration de la montagne, ils et elles s’émeuvent toujours de la voir se transformer sous leurs yeux. «Cet été, l’état de l’arrête de l’Aiguille du midi est marquant, relève Didier Tiberghien, directeur technique de la compagnie des guides de Chamonix. Normalement elle est belle, couverte de neige avec une jolie trace qui se faufile. Cette année, c’est de la glace avec des rochers qui en sortent comme si on avait passé un coup de sèche-cheveux géant.»
Un éboulement à l’Aiguille du midi, le 12 août dernier. © Antoine Brulport
Les guides se préparent à ces bouleversements depuis une dizaine d’années et ont diversifié leurs offres pour adapter leur modèle économique aux conditions. «2017 a été un tournant, explique Didier Tiberghien. On a pris la décision de rendre notre offre d’alpinisme moins dépendante des conditions de la montagne». Cette année-là, l’institution divise par deux son volume d’activité sur le Mont-Blanc, une mesure qui répond aussi à la surfréquentation de la voie.
Elle propose aujourd’hui davantage de stages pour apprendre l’alpinisme, ainsi que de l’escalade, de la randonnée ou encore du canyoning. «On travaille à un changement de culture : le client ne vient plus venir faire spécifiquement un sommet, car celui-ci ne sera pas toujours accessible, mais plutôt partager une expérience en montagne et apprendre un savoir-faire», précise Didier Tiberghien.
Les gardien·nes de refuges de haute montagne aussi ont dû s’adapter. Comme les guides, plusieurs choisissent d’ouvrir leur établissement plus tôt dans l’année. La fréquentation est bien plus variable. Au refuge du Couvercle, les montagnard·es se font plus rares au cœur de l’été, lorsque les itinéraires à proximité sont trop dégradés et difficiles. Les touristes affluent au contraire en masse sur de courtes périodes dès que les conditions sont propices. Les fins de saison, elles, deviennent plus compliquées : l’eau qui alimente les refuges, qu’elle vienne de petits cours d’eau ou d’un lac, se fait plus rare.
«C’est une épée de Damoclès au dessus de la tête des gardiens, relève Maria Isabel Lemeur, responsable hébergement à la Fédération française des clubs alpins de montagne (FFCAM). Cet été a commencé sur des conditions déjà dégradées avec la sécheresse.» Pour l’instant, pas de rupture d’approvisionnement. «On est sur la corde raide mais on tient grâce aux petites pluies», note-t-elle. D’année en année, la FFCAM adapte son parc de refuges à la diminution de la ressource. «On ne peut pas tout faire d’un coup car c’est un gros budget, mais on a installé des réserves d’eau, surtout au refuge du Couvercle, ça permet d’avoir plusieurs semaines d’autonomie, on met aussi en place plus de toilettes sèches», liste-t-elle.
«Ne pas pouvoir faire l’ascension du mont Blanc, c’est aussi l’occasion de découvrir des sommets moins célèbres comme la Bérengère», note le géographe Jacques Mourey. L’aiguille de 3 425m se trouve dans la réserve naturelle des Contamines-Montjoie et offre une vue sur le toit de l’Europe. Pour Didier Tiberghien, une chose est sûre : «Peu importe la montagne que l’on gravit, les règles du jeu ont changé».

Source :Compte Facebook, le 18 août 2026
Etiqe :daté
Contenu :
« Les agriculteurs néerlandais et belges luttant contre la police à Bruxelles. Le siège même de l’UE, empire globaliste, sous la colère des agriculteurs. » Les vidéos d’affrontements entre agriculteurs et forces de l’ordre se multiplient ces derniers jours sur les réseaux sociaux. On y voit des cortèges de manifestants avec les drapeaux de différents syndicats agricoles, comme ceux de la FNSEA et de la Confédération paysanne, visés par des grenades de désencerclement lancées par les CRS. Sur une autre, on aperçoit les effectifs de police reculer face à des files de tracteurs en pleine ville.
« De nombreux agriculteurs se battent encore et continueront à se battre pour leur subsistance, notre approvisionnement alimentaire local et contre les autocrates de l’UE sans scrupules », indiquent certaines publications sur Facebook. Et d’ajouter : « Les médias ont enterré les événements. » On n’a effectivement pas vu d’images de telles manifestations cet été dans les médias, et pour cause… elles datent de l’hiver dernier.
Des vidéos tournées entre décembre 2025 et janvier 2026
Ces images sont bien réelles, mais elles n’ont pas été tournées lors de cet été 2026. Les premières images montrent notamment des tracteurs face à un dispositif de policiers anti-émeutes, ainsi que des jets d’eau et des fumigènes. Elles correspondent à une mobilisation organisée à Bruxelles le 18 décembre 2025, contre l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, mais aussi au sujet de l’avenir de la Politique agricole commune et la gestion de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse.
Ce jour-là, plusieurs milliers d’agriculteurs s’étaient rassemblés dans la capitale belge alors que les dirigeants européens se réunissaient pour discuter notamment de l’accord commercial. La manifestation avait dégénéré en affrontements entre certains manifestants et la police. Comme l’avaient rapporté de nombreux médias au moment des faits, les forces de l’ordre avaient notamment utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau. Des manifestants avaient lancé des pierres et des pommes de terre en direction des policiers et un tracteur avait été conduit vers une ligne de policiers anti-émeutes.
Une autre vidéo montre également des agriculteurs confrontés aux forces de l’ordre, devant un bâtiment européen. Là encore, il ne s’agit pas de Bruxelles ni d’une manifestation récente. Ces images ont été tournées à Strasbourg, le 20 janvier 2026, devant le Parlement européen. Elles ont notamment été publiées par l’agence de presse CLPRESS, qui indique que plusieurs milliers d’agriculteurs européens s’étaient rassemblés ce jour-là pour protester à nouveau contre l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur.
Des mobilisations cet été aux Pays-Bas
Si ces vidéos sont à nouveau partagées ces derniers jours, c’est parce que des agriculteurs se mobilisent de nouveau dans plusieurs régions des Pays-Bas. Depuis la fin du mois de juillet, des organisations agricoles néerlandaises organisent différentes actions contre la politique du gouvernement concernant notamment les restrictions liées à l’azote. Cinq élevages intensifs de volaille risquent de perdre leur licence à cause de leurs émissions d’azote trop importantes.
Plusieurs manifestations et blocages ont eu lieu au mois d’août, avec des convois de tracteurs et des actions sur les routes. Le 14 août, plus de 500 tracteurs ont notamment participé à une mobilisation à Schermerhorn, tandis que d’autres actions étaient organisées dans le pays. Comme le rapportait Courrier International, cette mobilisation, qui comprenait notamment le blocage d’une autoroute, a entraîné la mort de deux personnes et fait six autres blessés des suites d’une collision.
Ce n’est pas la première fois que des images de manifestations d’agriculteurs sont sorties de leur contexte, comme l’avait déjà expliqué la rédaction des Surligneurs en janvier dernier.
Auteurs :
Autrice : Maïwenn Furic, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
L’article Non, des images ne montrent pas des affrontements récents entre les agriculteurs et la police à Bruxelles est apparu en premier sur Les Surligneurs.
Dans ce troisième et dernier épisode, nous donnons la parole à la sociologue Massilia Ourabah.
Autrice d’une thèse sur l’impact des pratiques écologiques individuelles (souvent qualifiés de « petits gestes » dans les discours publics), elle interroge le rôle du travail domestique réalisé par les femmes dans la prise de conscience des enjeux climatiques.Pourquoi vous êtes-vous intéressée aux liens entre travail domestique et fin du monde ?
Un jour, alors que je rentrais du supermarché, je me suis rendu compte qu’une fois les courses déballées, ma poubelle était plus pleine que mon frigo : en d’autres termes, que la quantité de ce qui détruit la planète – les déchets – dépassait de loin celle des aliments qui allaient me nourrir. C’est un constat, à vrai dire, que peuvent faire la plupart des personnes en charge de préparer les repas pour leur famille. Comment fait-on ce travail censé reproduire la vie dans un monde qui la détruit ?
Je m’intéresse également beaucoup aux pratiques écologiques à bas bruit, celles qui passent en dessous du radar de l’écologie dite sérieuse. Je viens d’une famille kabyle algérienne qui, lorsqu’elle est arrivée en France, vivait avec presque rien dans un tout petit appartement. À une époque où ça n’était pas encore à la mode, ma mère faisait fermenter ses yaourts sur le radiateur, puis les mettait sur le rebord de la fenêtre pour les conserver au frais. J’ai longtemps été frustrée qu’on ne s’intéresse à ces soi-disant petits gestes qu’à travers l’impact qu’ils ont sur la crise écologique. Considérer que la solution est uniquement dans ces pratiques individuelles est une approche dépolitisante qui aplatit les inégalités sociales et de genre, mais les mépriser, c’est ignorer l’importance du travail reproductif majoritairement réalisé par les femmes. J’ai donc voulu poser la question à l’envers : quel impact la crise climatique a‑t-elle sur le travail domestique ?
Qui a répondu à votre enquête ?
Principalement des femmes ! Quand j’ai commencé mes recherches, en 2020, nous étions en pleine épidémie de Covid. J’ai donc passé des annonces sur des groupes Facebook intéressés par les pratiques « zéro déchet » et le do it yourself [qui consiste à créer, fabriquer et réparer soi-même des produits du quotidien]. La plupart de celles qui m’ont répondu ne disposaient pas forcément de revenus importants. Et beaucoup ne tenaient pas un discours politique sur l’écologie.
Leur préoccupation principale, était de préparer à dîner à leurs enfants en faisant en sorte que ce soit bon, pas cher, local, que cela ne produise pas trop de déchets et que ce ne soit pas bourré de pesticides. Elles étaient pleinement conscientes de l’impact très marginal de leurs gestes. Mais en recyclant l’eau de la vaisselle, en se souciant de la provenance de l’alimentation ou en raccommodant les vêtements de leurs enfants, elles se sont mises à faire exister la question écologique au sein de leur foyer et souvent à embarquer – au prix, parfois, de longues négociations – leur conjoint et leurs proches dans ces pratiques.
« Ces femmes ne changent pas le monde mais transforment leur rapport à la planète »
Et justement, les hommes là-dedans ?
Les rares que j’ai eu l’occasion d’interroger n’étaient pas moteurs dans l’adoption de ces petits gestes. Quand les femmes me parlaient volontiers de préoccupations matérielles et quotidiennes, leur discours à eux montait systématiquement en généralité, dans un registre technoscientifique. Pour eux, les solutions à la crise climatique étaient plutôt à chercher dans le développement de techniques de décarbonation ou dans la conception de matériaux biodégradables.
Comment ce travail sur les petits gestes peut-il nous permettre d’imaginer des solutions à la crise écologique ?
La crise environnementale est une crise matérielle qui pose des questions telles que : que faire des déchets ? Comment vivre sous des températures extrêmes ? Comment utiliser les ressources qu’on a à sa disposition ? Pourtant, elle n’est pas toujours ressentie dans sa dimension concrète. S’intéresser aux « petits gestes » réalisés au quotidien dans le cadre du travail domestique permet de la rendre physiquement palpable, y compris quand il n’y a pas de canicule.
Ces gestes ne sont pas suffisants pour faire changement mais ils permettent de mettre à portée de main et à portée de réflexion les enjeux écologiques. Dans un monde où l’argent est dématérialisé, où Internet permet d’accéder d’un clic à des milliards de contenus et où des intelligences artificielles nous proposent de réfléchir à notre place, les petits gestes écologiques fonctionnent comme une piqûre de rappel.
Si les ressources matérielles nécessaires à notre existence nous paraissent aller de soi – par exemple, l’eau potable qui coule du robinet –, cette évidence est en réalité à problématiser. Et cela permet de développer un autre rapport au monde. Ces femmes ne changent pas le monde mais transforment leur rapport à la planète. Pour moi, cela a une valeur en soi, au-delà de la question de l’impact.
Malgré les promesses de replantation — 210 nouveaux sujets annoncés par la Ville — la pilule ne passe pas. « Les jeunes plants ne remplaceront jamais les îlots de fraîcheur que nous offraient ces géants »
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« Moi, j'appelle ça le remembrement numérique. Après, on n'aura plus personne en face de nous : tout sera numérisé. » À l'approche de la réforme de la facturation électronique, Olivier Niol, 57 ans, ne décolère pas. Avec sa femme Béatrice, il est (…)

Source :Compte Facebook, août 2026
Etiqe :pas vraiment
Contenu :
Depuis juillet 2024, l’Angleterre est régulièrement secouée par des émeutes anti-migrants, où des centaines de militants d’extrême droite attaquent des personnes étrangères, des mosquées, ou des hôtels hébergeant des demandeurs d’asile. L’extrême droite, portée par le parti Reform de Nigel Farage, a atteint en 2025 un pic historique de popularité à 35% d’intentions de vote.
Dans ce contexte, de nombreux mouvements nationalistes s’approprient les drapeaux nationaux (l’Union Jack britannique ou la Croix de Saint-Georges anglaise) pour assumer leur rejet de l’immigration. C’est notamment le cas du mouvement Raise The Colours, lancé en 2025 par le militant d’extrême droite Andy Saxon.
Une vidéo, partagée massivement sur les réseaux sociaux, semble immortaliser une de ces manifestations, où l’on peut voir une rue entière d’un quartier bardée de drapeaux anglais. L’internaute explique que ces drapeaux auraient été d’abord interdits par la ville de Bristol, pour ne pas « mettre les migrants mal à l’aise ». Ce seraient les habitants qui, révoltés par la mesure, auraient décidé de braver l’interdiction pour s’opposer à la mairie écologiste.
En réalité, les drapeaux ont simplement été interdits sur la voie publique pour des raisons de sécurité, lorsqu’ils sont accrochés aux poteaux électriques ou aux lampadaires. Ils n’ont jamais été interdits sur les propriétés privées.
La rue la plus patriote d’Angleterre ?
Cette vidéo est authentique. Elle a été publiée le 20 juin 2026 par le média local Bristol 24/7, dans un article titré « Les drapeaux sont de retour dans ‘la rue la plus patriote d’Angleterre' ». On y voit la fameuse rue Torrington, située dans le quartier Knowle West de Bristol, traversée de part en part par des banderoles de drapeaux anglais.
Selon l’article, ce sont en effet les résidents qui ont décidé d’installer les banderoles après le premier match de l’équipe masculine anglaise de football à la Coupe du monde 2026. Ce n’est pas la première fois que cette rue se pare de drapeaux, c’est même une tradition dans le quartier à chaque grande compétition sportive (souvent du football). On peut en trouver d’autres exemples, par exemple en 2021, au moment de l’Euro de football masculin.
Cependant, aucune revendication de cet acte ne permet de savoir s’il a été fait pour s’opposer à la supposée décision municipale, comme l’affirment les internautes, ou simplement pour soutenir l’équipe nationale.
La mairie écologiste prise pour cible
Il est d’ailleurs faux de dire que la mairie de Bristol a interdit les drapeaux anglais pour ne pas « mettre à l’aise les migrants ». Cette fausse information a été pour la première fois diffusée par un compte X, qui assure être un compte « d’informations politiques », mais qui diffuse majoritairement des contenus anti-immigration et en soutien à Nigel Farage, le candidat du parti d’extrême droite Reform.
Cette polémique mélange deux problèmes distincts : l’interdiction de drapeaux sur la voie publique et le fait que des personnes aient pu être mal à l’aise face à ces derniers. Les deux évènements concernent Tony Dier, chef écologiste du conseil municipal de Bristol. L’interdiction de drapeaux est récente, mais la phrase de Tony Dier date de l’été 2025.
Dans une interview du 26 août 2025 pour la BBC de Bristol, au cours de laquelle la journaliste lui demande ce qu’il ferait dans l’hypothèse où des habitants viendraient se plaindre que des drapeaux soient brandis dans leurs rues. Tony Dyer répond en effet que des personnes l’avaient déjà contacté pour exprimer un mal-être sans en préciser les détails. Il appelait notamment son camp politique à ne pas « laisser » le drapeau anglais à l’extrême droite.
Le conseiller municipal avait d’ailleurs diffusé un communiqué à l’époque pour dénoncer la récupération de la croix de Saint-Georges par des « campagnes de désinformation et de haine à l’encontre des migrants ».
Mais ce n’est pas pour cette raison que les drapeaux ont été interdits sur la voie publique.
La sécurité avant tout
Dans un autre communiqué de Tony Dyer, daté cette fois du 5 juin 2026 – soit dix mois après son intervention sur la BBC et juste avant le début de la Coupe du monde – le conseiller municipal explique les raisons de l’interdiction : « Il est interdit d’accrocher des drapeaux aux lampadaires, aux balustrades ou à tout autre bien public. Veuillez ne rien accrocher aux lampadaires : cela pose des problèmes de santé et de sécurité. »
Ce sont donc des contraintes de sécurité qui obligent la mairie à interdire l’installation sauvage de drapeaux sur la voie publique. Un homme était d’ailleurs décédé quelques mois plus tôt à Bristol en tentant d’installer ivre un drapeau britannique sur un lampadaire. Il évoque aussi la dangerosité de ces drapeaux dans le cas où ils se détachent, pouvant tomber sur des voitures et provoquer des accidents routiers.
De plus, ce ne sont pas seulement les drapeaux anglais qui sont interdits, mais les drapeaux « du monde entier », que Tony Dyer décrit comme « des preuves de soutien, une mer de couleurs qui sillonnent nos quartiers, et font partie de ce qui rend des évènements comme la Coupe du monde si exceptionnels. »
Il évoquait d’ailleurs déjà ce souci de sécurité dans le premier communiqué de 2025 consacré à Raise The Colours : « Si un drapeau bloque une route, présente un risque pour la sécurité ou est peint sur des infrastructures telles que des ronds-points, nous avons l’obligation légale d’intervenir. Il ne s’agit pas de faire taire qui que ce soit, mais d’assurer la sécurité de tous. »
Contrairement à ce qu’affirment les internautes, la mairie ne s’oppose pas aux drapeaux en eux-mêmes, puisque le même communiqué encourage chacun à arborer le drapeau de son choix « chez soi », sur la façade de sa propre maison, en toute sécurité.
Si le maire de Bristol a bien affirmé il y a un an que des personnes étaient mal à l’aise face aux mouvements d’extrême droite comme Raise The Colours, c’est pour des raisons de sécurité que les drapeaux ont été interdits sur la voie publique lors de la Coupe du monde.
Auteurs :
Auteur : Clément François, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clément François, journaliste
L’article Les drapeaux anglais ont-ils été interdits par la mairie de Bristol ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.
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