Certains traits déclinent avec l’âge, comme la flexibilité cognitive, tandis que d'autres s'améliorent. Par exemple, la stabilité émotionnelle atteint son pic vers l’âge de 75 ans et la capacité de résister aux biais cognitifs peut s’améliorer jusqu’à 80 ans !
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Sylvain est trésorier de l’association du Verger partagé. Cet été, il transforme la récolte de prunes en dizaines de pots de confiture pour l’ensemble des bénévoles. © Cécilia Brès/Vert
À Castries, les arbres du verger autonome résistent aux sécheresses, sans irrigation, ni entretien intensif de la part des bénévoles. © Cécilia Brès/Vert
De retour de plusieurs années en Guadeloupe, sensible aux enjeux d’accès à l’eau, Jenny se rapproche de l’équipe de Castries, intriguée par la réussite de ce «verger méditerranéen» non-irrigué. © Cécilia Brès/Vert
Chaque noyaux et pépin recèle le potentiel de devenir un arbre. Alors, les bénévoles de l’association Le verger partagé sèment tout ce qu’ils récupèrent et laissent la nature décider. © Cécilia Brès/Vert
Sylvain, menuisier retraité, propose des ateliers «greffage» : une technique horticole qui permet de rendre un arbre plus résistant et améliorer la qualité de ses fruits. © Cécilia Brès/Vert
Parmi les centaines d’arbres fruitiers, le Verger partagé abrite une majorité d’abricotiers, pêchers et pruniers. Viennent ensuite les amandiers et les pommiers. © Cécilia Brès/Vert
«Nos fruits sont vivants, ressemons-les !» Le slogan barre le couvercle de la caisse en bois, posée au sol. Dedans, une trentaine de noyaux. Abricot, cerise, pêche, prune, amande, mais aussi pépins de pomme et de poire : l’association Le verger partagé récupère tout. Elle dispose de plusieurs points de collecte à Castries, en périphérie de Montpellier, dans l’Hérault. À la médiathèque, au centre socioculturel. Et ici, à l’entrée même du verger.
Il y a dix ans, ce n’était qu’une friche agricole. Une bande de terre grande comme un terrain de football, cernée par le mur d’enceinte du château et un lotissement avec piscines. Aujourd’hui, se dresse une petite forêt nourricière, née des noyaux et pépins semés chaque automne par des dizaines de bénévoles.
En cette chaude matinée d’août, Sylvain, trésorier de l’association, et Jenny s’engouffrent dans le verger. Ils veillent à ne pas quitter le chemin de végétation aplatie, parmi les herbes hautes. Le soleil cogne. À chaque pas, les fruits du gaillet gratteron, plante sauvage qui a inspiré les scratchs Velcro, s’agrippent un peu plus aux pantalons.
Le binôme prend le temps d’observer les arbres. L’un deux ploie sous le poids des prunes : Sylvain en a déjà tiré quarante kilos, et un pot de confiture pour chaque bénévole. Plus loin, un amandier, délesté de ses feuilles, retient de nombreux fruits. Récolte prévue en septembre.
Sans irrigation, ni pesticides, ces fruitiers semés résistent aux sécheresses. Mieux : ils dépassent certains de leurs voisins, achetés en pépinières et arrivés les premiers, il y a dix ans.
À l’époque, une entreprise souhaite offrir cent arbres à la commune. José Brochier, membre fondateur du Verger partagé, raconte : «On a formé un petit groupe d’habitants et on est allé voir la première adjointe. On lui a dit : « On nous propose cent fruitiers, est-ce que vous avez un terrain ?”». Après quelques péripéties, 75 arbres sont plantés sur la parcelle communale en décembre 2016.
Dans la région, les vergers sont irrigués et reçoivent beaucoup de traitements pesticides. Pour innover et s’éviter un «boulot monstre», les bénévoles misent sur une agriculture pluviale, dépendante des précipitations. Mais la sécheresse s’installe. Les plants souffrent, ils exigent trop d’eau.
Chaque noyaux et pépin recèle le potentiel de devenir un arbre. Alors, les bénévoles de l’association Le verger partagé sèment tout ce qu’ils récupèrent et laissent la nature décider. © Cécilia Brès/Vert
Alors, l’association délaisse la plantation de petits arbres. Dès la deuxième année, elle pratique le semi direct : la graine est introduite dans la terre, directement sur la parcelle, et sans travail préalable du sol. «Un arbre semé développe une racine pivot qui lui permet d’aller chercher l’eau très profondément», explique José Brochier, ingénieur agronome à la retraite.
Depuis, les bénévoles ne cessent de ressemer des pépins et noyaux, collectés auprès des habitant·es. «C’est du vivant, on ne jette pas du vivant, défend-il. On sème tout ce qu’on a, et c’est la nature qui décide.»
Laisser la nature décider, une démarche au cœur de la «régénération naturelle assistée» (RNA). L’association applique ces principes d’agroforesterie : garder un sol couvert, mélanger les essences d’arbres, ne pas tailler, accueillir les espèces pionnières. Dans le verger, des ormes, frênes et acacias, semés par le vent et les oiseaux, se sont invités. «On observe des synergies. Un fruitier semé à côté d’un frêne pousse mieux que les autres», précise José Brochier.
«Celui qui va sortir dans ces conditions difficiles, génétiquement, ce sera le guerrier prêt à affronter le contexte.»
Les bénévoles ont un temps retiré à la main les capnodes, de robustes coléoptères, et les cétoines, ces insectes d’un vert lamé qui s’attaquent aux fleurs des arbres semés. Résultat : ceux-ci ont souffert de porter trop de pommes. L’association laisse maintenant la nature s’autoréguler : «Elle fait ça très bien», glisse José Brochier. Seuls certains arbres sont greffés, comme les poiriers sauvages. Cette technique horticole permet de les rendre plus vigoureux et d’améliorer la qualité de leurs fruits. Les arbres de pépinières, eux, restent faibles et résistent péniblement.
Dans un contexte d’accélération du dérèglement climatique, rien de surprenant pour Olivier Hébrard, docteur en sciences de l’eau et consultant en agroécologie : «Il y a soixante ans, on dépassait peu les 35 degrés dans l’été. Maintenant, on l’atteint largement au-delà de trente jours. Si vous associez un arbre de pépinière, dont les racines ont tendance à rester en surface, un arrosage goutte-à-goutte, et un sol pas du tout vivant, vous créez un système très fragile.»
À Castries, les arbres du verger autonome résistent aux sécheresses, sans irrigation, ni entretien intensif de la part des bénévoles. © Cécilia Brès/Vert
S’appuyer sur la nature et la régénération naturelle assistée est pour le scientifique une parade. «C’est intéressant de semer des noyaux sur un sol couvert de végétation, explique-t-il. Celui qui va sortir dans ces conditions difficiles, génétiquement, ce sera le guerrier prêt à affronter le contexte.»
À Castries, les semences doivent résister aux mulots. Les jeunes plants aux escargots. Puis, il leur faut s’extraire des ronces et du chiendent que l’association laisse pousser, misant sur leur capacité à «réparer» le sol compacté par des années de culture de la vigne. «Une plante qui s’installe prépare l’arrivée de la suivante, confirme Olivier Hébrard. La ronce est une plante pionnière, elle a une forte capacité racinaire et un pouvoir décompactant. Elle aère la terre et prépare l’arrivée de la forêt»
Le voisinage s’inquiète de la broussaille. Mais ce couvert végétal est aussi un rempart potentiel face aux incendies, assure le scientifique. «Quand vous débroussaillez, vous asséchez le milieu. Sur un terrain plat comme le verger partagé, grâce au couvert végétal, l’eau se répartit et s’infiltre mieux. Et cette centaine d’arbres, c’est la meilleure ingénierie hydrologique : leurs racines améliorent la structure du sol et favorisent la rétention d’eau. Les plantes sont beaucoup moins inflammables. On est sur quelque chose de très réfléchi. Il faut communiquer», conclut le chercheur.
De retour de plusieurs années en Guadeloupe, sensible aux enjeux d’accès à l’eau, Jenny se rapproche de l’équipe de Castries, intriguée par la réussite de ce «verger méditerranéen» non-irrigué. © Cécilia Brès/Vert
Les bénévoles favorisent le dialogue et la pédagogie. Accueillis sur la parcelle, les écolier·es de Castries peuvent choisir un «arbre ami». «Justine», «Oma» ou «Jules» : leurs étiquettes jaunes se balancent au bout des branches. Pour dupliquer son modèle de verger méditerranéen et voir naître toujours plus d’arbres, l’association se rapproche d’agriculteur·ices du territoire. Elle sème directement sur leurs parcelles en friches : trois hectares aujourd’hui, dix autres à l’automne.
Alors, il faut intensifier la collecte. L’équipe a noué un partenariat avec une grande chaîne de magasins bios, dans trois communes autour de Montpellier. Les clients peuvent déposer leurs pépins et noyaux, mais aussi en récupérer.
Au verger, Sylvain et Jenny achèvent leur tour. Seul le plus vieux cerisier semble mort, même si les autres ont perdu beaucoup de feuilles. Le plaqueminier, l’arbre du kaki, est lui couvert de fruits. Avant de partir, les bénévoles cueillent et dégustent une prune. Sitôt recrachés, les deux noyaux rejoignent la caisse de collecte, en bordure de parcelle : ils seront ressemés dès l’automne.
La Belgique vit l'un des pires incendies de son histoire. Depuis le 14 août, le feu a ravagé plus de 3 000 hectares sur le plateau des Hautes Fagnes, à l'est du pays.
Les pompiers wallons ont pu compter sur l'appui d'avions bombardiers d'eau venus de Norvège, d'Allemagne, de Suède et des Pays-Bas. L'ampleur des feux questionne sur les moyens ou la préparation de la Belgique face au risque d'incendie : avant ce soutien international, les pompiers ne disposaient que deux hélicoptères de la (…)
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Baignades en Suisse ou en Seine-Saint-Denis, rencontre avec des silures, cohabitation avec les cyanobactéries dans le Tarn... Notre série sur les rivières, en cinq articles.
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Le bilan provisoire de la surmortalité lors des vagues de chaleur de l'été 2026 s'élève désormais à 7 300 morts, a annoncé mercredi 19 août Santé publique France. Au moins 1 243 décès en excès, toutes causes confondues, ont été enregistrés rien que du 3 au 22 juillet, date à laquelle s'arrête ce bilan provisoire.
Près des trois quarts de ces disparitions « concernent les personnes âgées de 75 ans et plus », plus vulnérables car elles souffrent souvent de comorbidités. Cet épisode (…)
« Jusqu'à présent, le sport national c'était d'envoyer le plus vite possible l’eau à la mer. L’enjeu aujourd’hui, c'est de garder l'eau sur le bassin versant. »
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La loi « pour une montagne vivante et souveraine » a été publiée le 19 août matin au Journal officiel. Cette nouvelle législation constitue un « détricotage » de la protection des milieux montagnards, déplorait l'association Mountain Wilderness auprès de Reporterre lors de son vote à l'Assemblée nationale cet été.
« Offensives sur l'urbanisme »
Au nom de la simplification, la loi assouplit les règles d'urbanisme pour faciliter le développement immobilier en montagne, qui devait jusqu'ici (…)
Nous vous le racontions dans un récent édito, Google en sait plus sur vous que votre moitié ou que vos parents. Même punition avec la plupart des plateformes et les data brokers. Ce qui est particulièrement énervant, c’est que même les sites publics « monétisent » vos visites. Exemple avec le site du gouvernement info.gouv.fr
Nos données personnelles fuyant dans l'immensité du cyberespac, circa 2025 (Allégorie)
Vous pensiez peut-être que lors d’une visite sur le site du gouvernement français, les données personnelles qui accompagnent votre « surf » ne s’éparpillaient pas aux quatre coins de la planète et plus précisément sur des serveurs et dans des lacs de données d’entreprises privées qui les utiliseront peut-être pour gagner de l’argent en les revendant ou qui risquent d'être piratés un jour ? Erreur.
Reprenons. Nous vous racontions dans un édito récent que lorsque vous chargez une page sur le Web, un certain nombre d’informations sont envoyées au serveur que vous consultez.
Par exemple, votre adresse IP qui est généralement géolocalisable, la version exacte de votre système d’exploitation, celle de notre navigateur, l’adresse de la page qui vous a amené là si vous avez cliqué sur un lien, la taille de votre écran (ce qui donne une indication sur votre device) et sa résolution (une information sur vos moyens financiers).
Si le site visité garde ces informations dans ses logs sans rien en faire à part de la mesure d’audience avec un logiciel dédié et hébergé par ledit site, pourquoi pas (c'est ce que nous faisons chez Reflets, et encore, vous pouvez désactiver cela dans votre espace personnel).
Mais que se passe-t-il s’il délègue la mesure d’audience à Google comme 80% des sites. Ou à un autre opérateur privé ? Que se passe-t-il si le site construit ses pages à la volée (lorsque vous la chargez) en utilisant des composants fournis par des entreprises tierces ?
Par...
La loi d'urgence agricole a été promulguée mercredi 19 août. Elle autorise la réintroduction dérogatoire de l'acétamipride et du flupyradifurone, deux pesticides interdits en France. Ce texte va également permettre de faciliter les tirs de loups et les procédures pour la construction de mégabassines — afin de doubler les volumes d'eau stockés d'ici 2035 — et de fermes-usines.
Dans la foulée, Mathilde Panot, la présidente du groupe de La France Insoumise à l'Assemblée nationale, a annoncé (…)
Les troupeaux souffrent de la sécheresse et du manque d'eau dans les alpages. Dans les Pyrénées, la situation devient critique et contraint certains éleveurs à redescendre précipitamment leurs bêtes.
Seix et Aleu (Ariège), reportage
« La situation est catastrophique. Je viens ici depuis vingt-deux ans et je n'avais jamais vu cela. » Près de la cabane de Subéra, dans les Pyrénées ariégeoises, environ 130 bovins errent sur des prairies jaunies par le soleil, à la recherche d'herbe fraîche. (…)
L'opérateur mobile Telecoop et son modèle coopératif détonnent dans le secteur des télécoms. Son forfait qui récompense la sobriété numérique rencontre du succès auprès de ceux qui cherchent des alternatives éthiques.
19ᵉ arrondissement de Paris, reportage
« Moins vous consommez, moins vous payez. » La promesse sur laquelle repose le modèle économique de Telecoop, petit poucet des télécommunications est pour le moins curieuse. Débarquée sur le marché des opérateurs téléphoniques en 2020, (…)

Source :Compte Facebook, le 17 août 2026
Etiqe :aucune preuve
Contenu :
La Pologne a-t-elle déployé des patrouilles aériennes pour endiguer la maltraitance animale ? A en croire plusieurs internautes, Varsovie aurait recours à des drones « équipés d’imagerie thermique et de caméras puissantes » pour localiser des chiens attachés pendant de longues heures ou bien dans de mauvaises conditions.
« Les caméras thermiques peuvent détecter la chaleur émise par un animal, tandis que les caméras zoom peuvent aider les inspecteurs à voir les conditions autour de lui sans passer des heures à [fouiller] des propriétés grandes ou éloignées. Pour un chien laissé à l’extérieur dans un temps glacial, ces heures sauvées pourraient avoir une importance importante », explique un internaute, visiblement bien renseigné.
Le président de la République polonais, Karol Nawrocki, a bien promulgué, le 27 juillet, une nouvelle loi relative au bien-être animal qui interdit aux propriétaires de chats et de chiens de les garder attachés, sauf exceptions (transport, vétérinaire, le temps d’une course…). La précédente loi autorisait à restreindre l’animal pendant 12 heures. Mais le texte n’entrera en vigueur que dans un an. Et surtout, il ne prévoit aucun dispositif de repérage des contrevenants à l’aide de drones.
Aucun article de presse polonais ne rapporte l’utilisation de drones à imagerie thermique pour repérer les chiens immobilisés par leurs propriétaires. La première occurrence de cette rumeur figure sur un site commercial faisant la promotion de produits de beauté et contenant de nombreux articles piège-à-clics. L’article en question ne cite aucune source à l’origine de cette information.
Contacté, le ministère de l’Agriculture polonais n’a pas donné suite à nos sollicitations. L’antenne de la police nationale de la région de Varsovie affirme, quant à elle, « ne pas conduire de telles activités ».
Si l’existence des drones patrouilleurs polonais reste très hypothétique, l’imagerie thermique aérienne est bel et bien employée ailleurs dans le monde, non pas pour repérer des chiens attachés, mais pour retrouver des animaux perdus ou abandonnés.
Auteurs :
Auteur : Nicolas Turcev, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste
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Donald Trump vient de planter un sérieux coup de canif dans la protection des forêts encore vierges des États-Unis. Son administration propose d'abroger une règle vieille de vingt-cinq ans qui interdit, sauf exceptions, la construction de routes et l'exploitation forestière dans de vastes zones encore intactes. Au total, près de 18 millions d'hectares pourraient perdre cette protection, notamment en Alaska, Californie, Montana, Oregon et Washington. Le Colorado et l'Idaho conserveraient (…)
Lire la suite - En bref / Monde , Forêts
Une étude du collectif World Weather Attribution (WWA), parue le 19 août, alerte sur la surchauffe des mers européennes cet été, sous l'effet du réchauffement climatique. « Cette année, les températures élevées de surface de la mer ont été remarquables non seulement par leur intensité, mais aussi par leur précocité », conclut l'équipe de chercheurs. « De l'Atlantique au large de l'Irlande jusqu'à la Méditerranée, les mers européennes connaissent une hausse alarmante de leurs températures », (…)
Lire la suite - En bref / Climat
Elle gravit encore le podium. La vague de chaleur que subit actuellement la France est désormais la deuxième plus longue jamais enregistrée dans le pays, a annoncé Météo-France le 19 août à l'AFP.
Depuis le 28 juillet, cela fait 22 jours que les fortes chaleurs pèsent sur l'Hexagone. Cette vague dépasse donc en durée celle de 2003 (16 jours) et de juillet 2006 (21 jours). Le record de la plus longue vague de chaleur avait été atteint en juillet 1983 (23 jours).
« Avec un ITN [indicateur (…)
Les activistes brandissent une banderole et brûlent une maquette de la Terre devant l’Assemblée nationale. © Extinction Rebellion
«Les incendies et canicules de cet été ne sont pas un coup du sort mais le fruit des décisions des industriels et des politiques», s’indigne Capucine*, militante du collectif Extinction Rebellion (XR). Elle a allumé une maquette de la Terre devant l’Assemblée nationale, à Paris, mardi soir. Un écho aux incendies historiques qui ont ravagé la France et sont toujours en cours en Europe, ainsi qu’aux canicules successives de l’été.
L’organisation, habituée aux blocages et actions de désobéissance civile, a repris du service en ce mois d’août pour interpeller les politiques et citoyen·nes alors que la campagne pour l’élection présidentielle de 2027 démarre officiellement ce mercredi.
Dans un discours prononcé à quelques pas de l’institution, XR dénonce «l’inconséquence de nos décideurs politiques et des grands industriels, captifs d’un modèle de pensée d’un autre siècle.» Il liste les évènements contradictoires à une baisse des émissions de dioxyde de carbone (CO2) de la France qui se sont déroulés en plein été de sécheresse, à l’image du doublement des bénéfices de TotalEnergies sur un an, qui se dirige vers davantage d’exploitation d’énergies fossiles, ou de la décision du Conseil d’État qui a validé l’autoroute A69, promettant plus de véhicules individuels sur les routes et d’artificialisation des terres.
Les activistes réclament la fin «des projets écocidaires». © Extinction Rebellion
«Cette action vise à politiser les incendies de cet été, explique à Vert Capucine. On pointe souvent du doigt les pyromanes, mais les vrais criminels qui ne freinent pas le réchauffement climatique ne sont jamais cités».
Face à la sidération ou à la résignation que peut entraîner la chaleur suffocante, le collectif tient à rappeler que les solutions existent. «Elles sont atteignables, imposons les dans le débat public», lance Ernest*, militant de XR. Parmi leurs revendications : faire appliquer les 146 mesures de la convention citoyenne pour le climat mise en place par Emmanuel Macron, dont il a ignoré de nombreuses suggestions. Ils et elles exigent également l’arrêt «des projets écocidaires», tels que la construction de l’autoroute A69 ou l’extension de l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.
«Ça fait des années qu’on demande des actes et qu’on a l’impression de crier dans le vide, déplore Capucine. Mais, par les actions, on peut sortir de notre impuissance.» Conscient de l’élection présidentielle qui approche à grand pas, Extinction Rebellion demande la mise en place d’une assemblée citoyenne décisionnaire. Son objectif, selon le collectif : définir les mesures à prendre pour atteindre au plus vite la neutralité carbone et pour adapter les services publics au dérèglement climatique.
*Le prénom a été modifié.

Source :Compte Facebook, le 16 août 2026
Etiqe :faux
Contenu :
Dans la période de disette budgétaire que traverse la France, la question du train de vie de l’Etat revient constamment dans le débat public, alors que les efforts demandés aux Français sont toujours plus importants. C’est notamment pour cette raison que le Premier ministre Sébastien Lecornu avait décidé de mettre fin aux avantages « à vie » des anciens chefs du gouvernement à partir du 1er janvier 2026. Une mesure certes symbolique mais qui devrait permettre d’économiser chaque année environ 4,4 millions d’euros, selon le gouvernement.
Outre le montant des avantages des anciens Premiers ministres, celui des retraites accordées aux anciens présidents fait lui aussi débat. Un extrait d’un entretien de l’entrepreneur d’extrême droite Charles Gave dans lequel il assure que François Hollande toucherait 350 000 euros par mois de retraite, est massivement repartagé sur les réseaux sociaux.
Si ce chiffre abracadabrantesque choque évidemment les internautes, des spéculations aux nombres plus réduits – il a été accusé de toucher 36 000 euros – circulent régulièrement sur les réseaux sociaux et dans les médias. Le montant réel se situerait plutôt autour de 15 300 euros par mois.
Environ 15 300 euros par mois
Dans une interview pour le média en ligne Le Crayon en mars 2025, Charles Gave regrette la possibilité pour élus de cumuler différentes retraites, pour lesquelles ils ont cotisé au cours de leur carrière politique. Chaque mandat (national, régional, local) permet en effet aux hommes et femmes politiques de cotiser, ouvrant des droits à différentes retraites, qu’il est ensuite possible de cumuler.
Charles Gave assure dans cet entretien que François Hollande toucherait 350 000 euros par mois. Un chiffre gigantesque qu’il va lui-même contredire plus tard dans l’interview, où il se corrige estimant que ce montant correspond finalement à ce que touche l’ancien président par an. Trop tard, c’est le premier chiffre qui sera repris massivement sur les réseaux sociaux.
Pour obtenir 350 000 euros par an, l’entrepreneur ultralibéral semble s’inspirer librement d’un chiffre qui avait circulé en 2014, lorsque l’hebdomadaire Marianne avait écrit qu’une fois son mandat terminé, le socialiste toucherait près de 36 000 euros nets par mois de retraite.
A l’époque, sa directrice de cabinet transmet un droit de réponse, expliquant que le calcul est « inexact », et détaille l’ensemble des retraites auxquelles François Hollande aura le droit : Au total, à la sortie de son mandat présidentiel, François Hollande touchera selon ce calcul 15 114 euros nets par mois.
Depuis cet épisode, le montant de la retraite de François Hollande (et des autres anciens présidents) est régulièrement revenu dans le débat public (ici, ici ou ici), alimentant les spéculations les plus folles.
Une estimation plus récente a été produite en 2022 par CheckNews, suite à une intervention de l’ancien président sur BFM TV, dans laquelle il assurait à Apolline de Malherbe toucher entre « onze et douze milles euros » de retraite, un montant plus faible que les 15 000 euros qui avaient été estimés au moment de son départ de l’Elysée (ici par le Figaro). Contacté, François Hollande a confirmé à Libération toucher 15 600 euros nets par mois expliquant avoir par erreur donné le montant « après prélèvement à la source ».
Un ancien président redevenu député
Mais depuis 2024, et son élection comme député de la 1ère circonscription de la Corrèze, François Hollande a remplacé sa retraite de député (6 223 euros), par son indemnité de député, fixée environ à 5 953 euros nets selon le rapport budgétaire sur le projet de budget 2026, publié par la commission des finances de l’Assemblée nationale.
L’homme d’Etat continue cependant de toucher ses autres retraites, issues de ses mandats locaux ou à la Cour des comptes.
Contacté par Les Surligneurs, François Hollande confirme ce changement, et précise la répartition de ses revenus : « 5 957 € net par mois au titre de son mandat actuel de député de la Corrèze ; 5 553 € net par mois au titre de sa retraite d’ancien président de la République ; 3 591 € net par mois au titre de sa retraite d’ancien magistrat à la Cour des comptes ; environ 240 € net par mois au titre de ses anciens mandats locaux. »
Les revenus (retraites et indemnité parlementaire) de l’ancien président et actuel député sont donc de 15 341 euros, soit dix fois plus que la retraite moyenne des Français, qui était de 1 541 euros nets par mois en 2023 selon la DREES. On reste cependant très éloigné des 350 000 euros par mois (ou même par an) avancés par Pierre Gave.
Et bien inférieur à ses prédécesseurs, comme Jacques Chirac ou Valéry Giscard d’Estaing, qui s’explique notamment par la volonté de François Hollande de ne pas siéger au Conseil Constitutionnel, refusant donc une indemnité de 12 000 euros net par mois. Il ne touche pas non plus de retraite pour son mandat de député européen, n’ayant siégé qu’un an, comme précisé à l’article 52, paragraphe 1, du statut des députés du parlement.
Auteurs :
Auteur : Clément François, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clément François, journaliste
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À Port Nolloth, en Afrique du Sud, les pêcheurs autochtones avaient obtenu en 2012 une politique de pêche pionnière. Quatorze ans plus tard, les quotas se réduisent et les projets pétroliers menacent leur survie.
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Clope au bec, dans son petit bateau ballotté par les vagues, Stanley Young arbore un sourire béat. En cette matinée d'automne ensoleillée — la première fenêtre de beau temps depuis deux semaines sur la côte ouest de l'Afrique du Sud —, il (…)
Les fortes chaleurs entraînent depuis 10 jours une pénurie d'eau potable à Trégarvan, dans le Finistère. Alors que la ville est en partie ravitaillée par camions-citernes et bouteilles d'eau, les élus s'interrogent sur le modèle agricole local, gourmand en eau.
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C'est en ouvrant son robinet dimanche 9 août qu'Alain, comme ses voisins, a appris la mauvaise nouvelle : « Il n'y a plus d'eau… C'est déjà arrivé autrefois, mais ça n'a jamais duré aussi longtemps (…)
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Source :Proposition de loi constitutionnelle "Citoyenneté-Identité-Immigration", n° 2120, 25 janvier 2024
Etiqe :A PRIORI NON
Contenu :
À un mois des sénatoriales du 27 septembre et à quelques mois de la présidentielle, la question ressurgit : un président élu sur le programme du Rassemblement national pourrait-il faire approuver par les Français sa réforme de l’immigration et la « priorité nationale » ?
Le parti a mis sa réponse par écrit. Déposée le 25 janvier 2024 par Marine Le Pen et le groupe RN, la proposition de loi constitutionnelle « Citoyenneté-Identité-Immigration » se présente, dans son exposé des motifs, comme « le volet constitutionnel du projet de loi référendaire » de la campagne de 2022, à soumettre au vote « le plus tôt possible ».
Son article 14 traite d’ailleurs l’article 11 comme une procédure de révision de la Constitution à part entière, à côté de l’article 89. C’est ce texte que visait la proposition de loi socialiste destinée à fermer cette voie, rejetée par le Sénat le 6 novembre 2025, et dont Les Surligneurs avaient déjà mesuré la portée limitée.
Or, ce référendum ne pourrait sans doute pas se tenir régulièrement, selon la position majoritaire des chercheurs en droit.
L’article 11 n’est pas une procédure de révision de la Constitution
L’article 11 de la Constitution autorise le président de la République, sur proposition du gouvernement, à soumettre au référendum un « projet de loi » portant sur des domaines précisément délimités : l’organisation des pouvoirs publics, les réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou encore la ratification d’un traité.
L’immigration n’y figure pas, même si le Conseil constitutionnel a admis, le 11 avril 2024, qu’une réforme de l’accès des étrangers aux prestations sociales relevait de la politique sociale de la nation.
Il faudrait donc que le futur projet de loi référendaire du RN se cantonne à des réformes entrant dans la politique sociale ou économique, ce qui pourrait exclure par exemple les éléments qui visent à justifier la limitation de l’immigration à des motifs de protection de l’identité nationale.
Surtout, le texte du RN n’est pas une loi ordinaire. Réserver l’emploi ou le logement social aux nationaux, ou poser la supériorité de la Constitution sur les traités, suppose de la réviser. Et la révision relève de l’article 89, qui exige l’accord des deux chambres.
C’est la lecture de l’écrasante majorité de la doctrine depuis 1962, comme l’a encore constaté la rapporteure de la commission des lois du Sénat en octobre 2025, et comme Les Surligneurs l’ont documenté.
Pendant longtemps, les juristes se sont opposés sur la question du pouvoir du Conseil constitutionnel et de la marge de manœuvre du chef de l’État pour utiliser l’article 11 pour réviser la Constitution.
Ce débat n’a plus lieu aujourd’hui, depuis une décision de 2000 du Conseil constitutionnel. Ainsi, on ne trouve plus de spécialistes de la Constitution pour aller dans le sens de Marine Le Pen lorsqu’ils s’expriment dans les médias, comme Le Monde, Le Figaro, Les Échos, mais aussi Les Surligneurs ou encore sur Twitter : Jean-Éric Schoettl, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel, Anne Levade, professeure de droit à l’Université Panthéon-Sorbonne, Guillaume Drago, professeur de droit à l’Université Panthéon-Assas, Jean-Pierre Camby, professeur associé de droit à l’Université Versailles-Saint-Quentin, Dominique Rousseau, professeur de droit à l’Université Panthéon-Sorbonne, Jean-Philippe Derosier, professeur de droit à l’Université de Lille, Didier Maus, ancien président de l’Association française de droit constitutionnel, Jean-Paul Markus, professeur de droit à l’Université Versailles-Saint-Quentin, Isabelle Muller-Quoy, Maître de conférences en droit à l’Université Picardie-Jules Verne, Serge Slama, professeur de droit à l’Université de Grenoble, mais aussi les professeurs de droit Olivier Beaud, Jean-Marie Denquin, Denis Baranger, Patrick Wachsmann, etc.
Ces juristes ont des sensibilités politiques parfois affirmées, et différentes les unes des autres, si bien qu’on peut dire qu’un consensus fort existe aujourd’hui sur le fait que l’article 11 ne peut pas être utilisé pour réviser la Constitution.
Une doctrine minoritaire objecte que l’« organisation des pouvoirs publics » prévue à l’article 11 est par nature matière constitutionnelle, et que le référendum de 1962 révisant la Constitution aurait créé une coutume.
Cependant, cette position ne dit rien de la conformité à la Constitution des décrets préparatoires du référendum. Un article daté de 2018 de Matthieu Carpentier, professeur de droit public, réfutait ces arguments.
Le Conseil constitutionnel pourrait bloquer le projet de référendum
Depuis sa décision Hauchemaille du 25 juillet 2000, le Conseil constitutionnel se reconnaît en effet compétent pour statuer sur les décrets préparatoires à un référendum, dont le décret de convocation qui contient la question posée.
Un décret soumettant une révision constitutionnelle au référendum de l’article 11 serait donc contesté aussitôt, et pourrait être annulé avant le vote. Le calendrier est donc décisif : une fois le peuple prononcé, la loi référendaire échappe à tout contrôle, comme jugé par ce même Conseil en 1962 puis en 1992.
Cette compétence reste à éprouver, car le Conseil n’a encore jamais eu à annuler un décret de convocation. Par ailleurs, le Conseil a limité l’étendue de son contrôle de ces décrets.
Il ne les censurerait, selon ses mots dans la décision Hauchemaille, que dans les cas « où l’irrecevabilité qui serait opposée à ces requêtes risquerait de compromettre gravement l’efficacité de son contrôle des opérations référendaires, vicierait le déroulement général du vote ou porterait atteinte au fonctionnement normal des pouvoirs publics ».
Est-ce que le projet de référendum du RN entre dans l’une de ces catégories ? À défaut, et s’il était saisi, le Conseil constitutionnel pourrait peut-être laisser passer un décret de convocation à un référendum pourtant irrégulier.
Auteurs :
Auteur : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire Versailles Institutions Publiques
Relecteurs : Bertrand-Léo Combrade, professeur de droit public à l’université de Poitiers
Sacha Sydoryk, maître de conférences en droit public à l’université de Picardie Jules Verne
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
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Source :Publication X de Valérie Pécresse, le 14 août 2026
Etiqe :RAS en droit
Contenu :
Le 14 août dernier, le Conseil constitutionnel a rendu une série de décisions déclarant conformes ou non à la Constitution plusieurs lois parmi lesquelles la loi Ripost, la loi agricole dite « Duplomb 2 », la loi « fin de vie »… Mais ce qui a particulièrement déclenché les réactions politiques, c’est la censure de la majorité numérique à quinze ans.
« Le Conseil constitutionnel s’érige en contre-législateur… De quel droit ? » dénonce Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France. Le président des Républicains, Bruno Retailleau, s’interroge quant à lui « sur ces décisions qui consacrent […] la primauté des juges sur les représentants du peuple souverain ». Du côté du Rassemblement national, sa porte-parole, Edwige Diaz, rapporte que le parti à la flamme « déplore régulièrement les décisions du Conseil constitutionnel qui viennent empêcher le législateur de faire son travail ».
Le Conseil constitutionnel est-il allé trop loin ? Empêche-t-il vraiment les élus de faire les lois ? En réalité, il est à la place à laquelle les politiques l’ont mis.
Non conforme à la Constitution
Comme nous l’avions anticipé, le Conseil, pour censurer l’interdiction aux moins de quinze ans d’accéder aux réseaux sociaux, s’est fondé sur la liberté d’expression et de communication des personnes, consacrée par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen.
Ce n’est pas la première fois que les sages de la rue de Montpensier s’appuient sur ce texte de 1789. Depuis une fameuse décision de 1973, la valeur constitutionnelle de la Déclaration de 1789 a été admise par le Conseil constitutionnel. Mais il ne s’en est pas attribué le droit de nulle part. Pour contrôler la conformité des lois aux droits et libertés constitutionnels, le Conseil se borne à faire ce que l’article 61 de la Constitution lui dit de faire, à savoir « se prononcer sur leur conformité à la Constitution ».
Le préambule du texte suprême est très explicite sur ce qui relève du bloc constitutionnel. « Le Peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’Homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu’aux droits et devoirs définis dans la Charte de l’environnement de 2004. »
Le Conseil accomplit donc sa tâche constitutionnelle, que le constituant n’a jamais cherché à remettre en cause.
Un Conseil pas intouchable
Il est tout à fait possible, dans le respect de l’État de droit, de remettre en cause l’office du Conseil constitutionnel en modifiant la Constitution via son article 89. Le peuple et ses représentants ne sont ainsi pas démunis et peuvent juridiquement avoir le dernier mot.
Mais si le Conseil constitutionnel venait à être réformé, voire supprimé, il ne restera plus personne pour faire appliquer les droits et libertés que la Constitution garantit face aux lois adoptées par le Parlement.
Auteurs :
Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’Université de Poitiers
Relecteurs : Sacha Sydoryk, maître de conférences en droit public à l’Université de Picardie Jules Verne
Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
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