Les événements climatiques extrêmes de cet été sont instrumentalisés par l'extrême droite, qui en profite pour sortir son technosolutionnisme et faire avancer ses idées anti-écologistes.
Juliette Quénéa est doctorante en sociologie à l'université de Rennes ; Laura Chazel est chercheuse en sciences politiques à Sciences Po Grenoble, à l'université Grenoble Alpes et à l'université d'Édimbourg ; Vincent Dain est doctorant en science politique au Laboratoire Arènes de l'université Rennes 1. (…)
À Petit-Landau, près de Mulhouse, le projet de construction d'un des plus grands data centers européens de Microsoft inquiète riverains, associations et agriculteurs. Leur opposition a donné naissance au collectif IA pas moyen.
Petit-Landau (Haut-Rhin), reportage
« À la place de ce champ de maïs, il y aura un site d'environ 1 km de long, 150 à 200 mètres de large et une trentaine de mètres de hauteur. Voilà un peu l'envergure du décor qu'on veut nous planter », détaille avec amertume (…)
Les parents d'un garçon né avec une malformation potentiellement liée aux pesticides se livrent à une double bataille : dénoncer le pouvoir de l'agrochimie, notamment au Parlement européen, et chez eux, en vivant de leur culture bio.
Corbie (Somme), reportage
Florence Jamault est du genre à se trouver chanceuse, quelles que soient les situations. Ce, même si son fils est né à Amiens (Somme) il y a dix-sept ans avec une malformation au niveau du pénis, potentiellement liée à une (…)
Ils travaillent dur. Ils font plein d’enfants. Ils vivent de peu et ne posent pas de questions. Au Suriname, ces colons chrétiens nouvellement installés, coupés du monde moderne, forment une main-d’œuvre idéale pour les promoteurs du défrichage massif et de l’agriculture intensive. Et qu’importent les conséquences.
The post Les mennonites, fossoyeurs inconscients de la forêt amazonienne appeared first on Revue21.fr.
La réserve Cousteau, au large de la Guadeloupe, est le premier spot de plongée en France. © s_wh/ Flickr
Tout l’été, Vert vous emmène à la découverte d’un site touristique emblématique percuté par le changement climatique.
Île d’Oléron, GR20 en Corse, Mont-Saint-Michel… Découvrez comment ces endroits se transforment et essayent de s’adapter à un monde en surchauffe. Cette semaine, nous partons en Guadeloupe, dans la réserve Cousteau. Premier spot de plongée français, ce joyau vivant voit sa biodiversité disparaître face à la hausse des températures.
Retrouvez tous les épisodes de notre série d’été en cliquant ici.
Que ce soit durant les vacances d’été ou pendant la haute saison (entre les mois de décembre et avril), la plage Malendure à Bouillante (Guadeloupe) ne désemplit pas. Pour la plupart des touristes, l’idée n’est pas de faire bronzette sur le sable noir en admirant les îlets Pigeons, mais plutôt d’explorer les fonds marins. Le site est l’un des plus populaires de Guadeloupe pour sa célèbre «réserve Cousteau», en référence au commandant du Calypso : «C’est un nom donné par les commerçant.es du coin», indique Thibaut Glasser, chef du pôle marin au Parc national de la Guadeloupe.
L’intérêt pour le lieu naît bien grâce au légendaire – et controversé – marin à bonnet rouge. Lorsque Jacques-Yves Cousteau se rend en Guadeloupe dans les années 1950 pour tourner Le Monde du silence, il découvre les îlets Pigeons. La faune et la flore marines lui coupent le souffle et il tente, sans succès à l’époque, de faire protéger la zone. Sorti en 1956, son film fait un carton, avec près de 4,6 millions d’entrées en salles. Il est le seul documentaire, avec Fahrenheit 9/11, à avoir remporté la Palme d’or au festival de Cannes. Il obtient même en 1957 l’Oscar du meilleur documentaire.
Cette exposition inattendue place les îlets Pigeons – désormais appelés «réserve Cousteau» – sur la carte mondiale des spots de plongée. On y dénombre 100 000 immersions par an, selon les données du Parc national de Guadeloupe. Un record en France. Sur mer comme sur terre, on peut y voir une grande diversité d’animaux ainsi que des espèces que l’on ne connaît nulle part ailleurs. C’est le cas par exemple de l’Oiclus cousteaui, qui en français s’appelle… le scorpion Cousteau.
La Guadeloupe fait partie des 36 hotspots de biodiversité dans le monde, selon l’ONG Conservation International. Poissons perroquets multicolores, poissons anges, noirs et jaunes qui fusent dans l’eau, poissons chirurgiens qui rappellent aux fans de Disney le personnage de Dory dans Le Monde de Némo, sans oublier la formidable diversité de coraux en présence… Voilà quelques-unes des espèces qui peuplent la zone sous-marine des îlets Pigeons.
Un poisson perroquet de feu dans les eaux de Guadeloupe. © Kary Mar/Flickr
Ou plutôt peuplaient, comme le constate Noémie, qui vit en Guadeloupe. «J’ai découvert la réserve Cousteau en 2010. C’était la première fois que je faisais de la plongée et j’étais émerveillée par toutes ces couleurs. Mais j’ai eu l’occasion d’y retourner en décembre 2025 et ce n’était plus du tout pareil. Les coraux étaient morts. Il y avait moins de poissons. Tout était gris».
Un constat partagé par la communauté scientifique : «Ce n’est pas qu’une impression. Par endroits, à cause du réchauffement climatique, on voit disparaître des espèces, essentiellement des coraux, explique Thibaut Glasser. La température de l’eau ne descend plus et reste autour des 29 degrés. Or, à ce niveau-là, les coraux cuisent et meurent. Tout ceci détruit l’habitat et la zone de chasse de nombreux poissons.»
Entre 2022 et 2025, l’archipel a perdu environ 50% de son taux de recouvrement en coraux, selon les données du Parc national de Guadeloupe. Seuls 5 % à 6 % du territoire marin en est aujourd’hui recouvert. «L’impact du réchauffement climatique se fait également sentir sur les tortues. Le sexe de ces animaux est déterminé par la chaleur du sable où sont enterrés les œufs, ajoute Thibaut Glasser. Avec des températures plus élevées, les tortues qui naissent sont plus souvent des femelles. Et qui dit moins de mâles, dit moins de reproduction et donc moins de tortues à terme.»
Les Guadeloupéen·nes cherchent activement des solutions pour préserver, voire restaurer, la faune marine des îlets Pigeons et de l’ensemble du département. Des travaux se déroulent en partie dans la commune de Gosier, au sein de l’Aquarium de Guadeloupe. Sont ainsi exposées dans des bassins dédiés quelques colonies de coraux de type Acropora palmata, reconnaissable à leur forme de cornes d’élan. Omniprésentes dans tout l’archipel par le passé, elles sont aujourd’hui de plus en plus rares.
«Nous parvenons à les faire grandir ici, et nous aimerions contribuer à terme à leur restauration dans le milieu naturel, indique Martin Godoc, directeur de l’Aquarium de Guadeloupe. Les suivis réalisés en Guadeloupe montrent aujourd’hui une mortalité extrêmement importante de cette espèce, comprise entre 98 et 100 % selon les sites suivis. Nous souhaitons également étudier certaines colonies d’Acropora palmata qui ont réussi à survivre.»
«La restauration des récifs ne pourra pas fonctionner durablement si nous ne traitons pas également les autres causes de leur dégradation, comme la qualité de l’eau et la gestion des eaux de rejet »
Reste que les réglementations environnementales en cours, visant à protéger ces espèces, empêchent dans le même temps à ces initiatives de prendre de l’ampleur, qu’elles émanent d’organismes privés comme l’Aquarium de Guadeloupe ou d’institutions publiques, comme l’Université des Antilles. Le traitement des dossiers administratif est long (trois ans en moyenne), et lorsque la décision des autorités tombe, le projet initial n’est plus adapté. «La protection de ces espèces nécessite naturellement un encadrement strict. Mais l’enjeu aujourd’hui est aussi de permettre à des projets locaux de conservation d’émerger plus facilement, afin que les initiatives de terrain puissent contribuer pleinement aux efforts collectifs de restauration des récifs», ajoute Martin Godoc.
Des coraux Acropora palmata vivants en 2022 (à gauche)… et morts en 2024 (à droite). © Mariane Aimar/Coraïbes Studio
Ailleurs, sur l’île de Bonaire dans les Antilles néerlandaises, la fondation Reef Renewal Bonaire a réussi à replanter plus de 35 000 coraux dans la mer depuis 2013, avec l’aide de plus de 1 300 plongeur·ses formé·es, résident·es et visiteur·ses. Grâce à des techniques de fécondation in vitro, ces chercheur·ses ont créé des espèces de coraux plus résistants au changement climatique.
«Faire du brassage génétique en s’appuyant sur les coraux les plus résistants serait une excellente idée chez nous. Mais la restauration des récifs ne pourra pas fonctionner durablement si nous ne traitons pas également les autres causes de leur dégradation, comme la qualité de l’eau et la gestion des eaux de rejet », déplore Martin Godoc.
Car, à Malendure comme ailleurs en Guadeloupe, le réchauffement climatique n’est pas le seul coupable de la destruction de l’environnement. Les nombreux problèmes du réseau d’assainissement des eaux sur le territoire, avec le rejet dans la mer d’eaux usées chargées en matières fécales et autres éléments polluants, participent à la destruction des coraux. Comme le rappelle Thibaud Rossard, président de l’association V-Reef, qui oeuvre à la protection du récif corallien en Guadeloupe, «quand l’eau est chargée en matières en suspension, ces dernières se déposent sur les écosystèmes et créent un sédiment très fin qui étouffe les végétaux. Sans lumière, il n’y a plus de photosynthèse et les coraux ne peuvent plus se développer. Ils sont étouffés par les algues».
La Guadeloupe (ici les ilets Pigeon) est l’un des principaux hot spot de biodiversité dans le monde. © TeBephotographs
Malgré la classification depuis 1996 des îlets Pigeons comme zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique de type I, puis comme cœur de Parc National en 2009 (un des statuts les plus protecteurs sur le plan environnemental), les eaux alentour ne sont pas toujours de bonne qualité. Sur le site Baignades du ministère de la Santé, on découvre ainsi que sur l’année 2025, la qualité de l’eau à Malendure a été jugée mauvaise ou moyenne six mois sur douze par les autorités publiques en charge des contrôles.
La cause de cette classification ? Une présence anormalement élevée en bactéries de type entérocoques intestinaux et Escherichia coli. «C’est un vrai problème. Le secteur a été identifié par le Syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe (SMGEAG) comme étant prioritaire. Une station de traitement et d’épuration est en voie de construction», précise Thibaut Glasser. Coût de l’opération : 890 000€. Reste qu’au moment où nous écrivons ces lignes, la première pierre n’a toujours pas été posée.
Dans ce deuxième épisode, nous avons interrogé Olivier Hamant, chercheur en biologie et directeur de l’institut Michel-Serres – pour les ressources et les biens communs, à Lyon. S’inspirant de l’observation des arbres, il préconise, pour survivre aux crises, de renoncer à la performance.
Et de développer des organisations moins cohérentes, plus lentes, mais plus résistantes aux turbulences climatiques et politiques.Dans Antidote au culte de la performance. La robustesse du vivant (Gallimard, collection « Tracts », 2023), vous affirmez que le développement durable et la sobriété sont aujourd’hui des concepts dépassés. Pourquoi ?
Le développement durable est une notion qui apparaît en 1987 dans le « rapport Brundtland », publié par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’ONU. En se popularisant, dans les années 1990, elle a permis de penser le développement économique de manière intergénérationnelle. Mais quand on parle de développement, on parle toujours de croissance, même si elle est verte !
Quant à la sobriété, c’est une belle valeur pour une humanité qui a déjà consommé les ressources planétaires. Mais si l’on ne questionne pas le culte de la performance, cela reste un mot flottant vidé de son sens. Car pour atteindre la sobriété, on mise encore trop souvent sur la seule efficacité énergétique, avec à la clé de possibles effets rebonds. Il est par exemple absurde de mettre en service des avions « propres » si c’est pour assurer des liaisons low cost et acheminer des touristes vers un week-end à l’autre bout du monde ou pour transporter de la fast-fashion.
En quoi l’observation de la nature peut-elle nous aider à survivre à cette époque ?
En réalité, il ne s’agit pas de survivre, mais plus simplement de vivre avec les irrégularités du climat et les turbulences de la nature et de la société.
Le mois de juin 2026 a connu une moyenne de températures de + 3,8 °C par rapport aux normales depuis 1947 et des pics de chaleur qui, dans certaines régions, ont atteint les + 15 °C. Cet été, nous allons vivre sous des températures que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) prévoyait initialement pour 2100.
Lors des crises, le vivant privilégie la robustesse (être stable et viable dans les fluctuations) à la performance (atteindre son objectif avec le moins de moyens possible). L’arbre est un bel exemple de ce fonctionnement, car sa robustesse tient précisément à ses contre-performances : redondance des feuilles, hétérogénéité des fleurs, croissance extrêmement lente, déperdition d’énergie. Lors de la photosynthèse, les plantes utilisent seulement 1 % de l’énergie solaire qu’elles ont absorbée, le reste est perdu. Donc ce n’est pas du tout performant. Ces faiblesses apparentes donnent des marges de manœuvre qui permettent d’absorber les chocs, tels que les fluctuations lumineuses, les sécheresses, les maladies, les incendies…
« Pour nous, humain⋅es qui nous développons dans la collaboration, la performance est une philosophie de vie mortifère. »
Pourquoi ces contre-performances sont-elles également indispensables dans les organisations humaines ?
Ce que dit Hartmut Rosa, un sociologue allemand penseur de l’accélération, c’est que les membres d’une société performante n’interagissent plus entre elles et eux. C’est la société de l’expert, du self-made man, de l’autoroute. À force de tout optimiser, d’aller vite, nous perdons ce qui constitue l’épaisseur de nos vies : les discussions, les surprises, les chemins de traverse. Pour nous, humain⋅es qui nous développons dans la collaboration, la performance est une philosophie de vie mortifère.
Dans un monde en polycrise, la leçon à retenir est simple : il va falloir donner le primat à la robustesse, car optimiser fragilise. Il ne s’agit plus d’avoir des objectifs de croissance, mais de construire des structures pérennes qui résistent aux turbulences. Il ne s’agit pas de s’adapter (c’est un objectif bien trop prétentieux dans un monde imprévisible), mais d’être adaptables.
Concrètement, comment nos organisations peuvent-elles, dès aujourd’hui, gagner en robustesse ?
En réalité, la robustesse est déjà partout : en matière d’innovation, par exemple, on a montré qu’une molécule abondante dans le bois (la lignine) permet de stocker l’électricité aussi efficacement que le lithium. Nous pouvons aussi remplacer presque tous nos plastiques issus du pétrole fossile par du plastique compostable fabriqué à base de champignons. Certes, la bioéconomie est moins performante que l’extraction minière ou pétrolière, mais, en retour, elle est plus robuste socialement et écologiquement, parce qu’elle dépend de ressources locales, peu polluantes et biodégradables.
Dans les organisations humaines, c’est la même chose. Des collectifs citoyens, des entreprises ou associations, ou encore certains territoires développent d’ores et déjà la robustesse. Par exemple, la petite commune de Saint-Martin‑d’Auxigny (Cher) a rendu à la rivière ses méandres pour que la zone humide qu’elle irrigue puisse servir de tampon en cas de crue. À Clermont-Ferrand, la librairie Les Volcans a résisté à la fermeture en choisissant le statut de SCOP [société coopérative et participative], qui peut survivre en dehors d’une rentabilité forcenée.
En matière d’organisation politique, la démocratie participative est peut-être plus lente à obtenir des résultats que le système représentatif, mais elle est plus robuste dans la durée, car les contre-pouvoirs jouent un rôle stabilisateur.
Sur le plan politique, la course à la performance se nécrose pour former un système ultracapitaliste et autoritaire, incarné à l’international par des personnes comme Donald Trump, Elon Musk, Vladimir Poutine ou Benyamin Nétanyahou. Et, à l’inverse des initiatives vertueuses qu’on vient de citer, les catastrophes que cette course engendre [guerres, génocides, destructions d’écosystèmes, etc.] font les gros titres des chaînes d’information en continu. On le sait bien : un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse.

Source :Compte Facebook, le 2 août 2026
Etiqe :trompeur
Contenu :
Le contraste est saisissant. Sur l’image : un sanglier calciné, une forêt brûlée, deux cervidés qui semblent avoir échappé aux flammes et un grand panneau « Débroussaillage, tardif pour une faune et une flore préservée », au bord d’une route. Les internautes s’emballent, sur le réseau social Facebook (ici, ici, ici, ou ici) : « Hé oui… La voilà la bien-pensante écolo. Pour une forêt mieux brûlée ! » ; « Félicitations à l’idéologie ‘écolo’ venue des bureaux, des villes. […] Et après ça, ils veulent nous donner des leçons sur la gestion de notre terroir. »
En cause, selon eux, le « débroussaillage tardif », appelé plutôt fauchage tardif. Une pratique visant à préserver la biodiversité en débroussaillant le plus tard possible, entre la fin du printemps et de l’été. Cela permet à la végétation d’effectuer un cycle complet : attendre la fin de la floraison des espèces permet d’arriver à la période de production des graines, de favoriser la pollinisation et la reproduction des invertébrés et oiseaux nichant au sol.
Si le débroussaillage agit bien comme un rempart à la propagation des incendies, faire un parallèle entre un fauchage tardif et les feux de forêt est trompeur… d’autant plus qu’il s’appuie ici sur une fausse image.
Une image choc générée par IA
En effet, cette photo choc n’est pas authentique. Le détecteur d’images générées par intelligence artificielle d’OpenIA détecte un filigrane SynthID, c’est-à-dire que l’image a été créée à partir de ses outils. Forensic d’InVID-WeVerify repère également des anomalies dans cette image.
Par ailleurs, des éléments sur le panneau peuvent alerter sur la supercherie. L’annonce « Débroussaillage, tardif pour une faune et une flore préservée » présente des problèmes de formulation et d’accord. La virgule devrait être placée après « tardif » et il faudrait écrire « préservées ». De plus, le terme « fauchage » est davantage utilisé lorsque le débroussaillement est tardif plutôt que celui de « débroussaillage ».
Cette image s’inscrit dans le flot d’images fausses ou décontextualisées qui ont circulé avec les feux en Gironde (ici et ici) et mettant notamment en scène des animaux (ici), dont plusieurs ont été traitées par Les Surligneurs.
Une opération de débroussaillement dans l’actualité
Elle a émergé le 1er août 2026 sur les réseaux sociaux, quelques jours après le départ de l’incendie à Saumos, le 22 juillet. Un débroussaillement est justement évoqué comme ayant pu être à son origine. Cependant, le déclenchement du feu par une étincelle produite par le passage d’une broyeuse pour le compte d’Enedis est « l’hypothèse privilégiée », d’après le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul. Une enquête préliminaire est en cours.
Le 4 août, alors que des enquêteurs se sont rendus sur place, au kilomètre zéro, Sud Ouest informe que « la thèse d’un départ de feu accidentel, lié à des travaux forestiers autorisés, reste privilégiée ».
Ce débroussaillement à la broyeuse, qui pourrait être à l’origine des mégafeux, est-il à mettre dans le même panier que les « fauchage[s] tardif[s] » décriés par les publications ?
« Ce n’est pas le débroussaillement tardif qui est problématique, c’est celui qui n’est pas fait. Il faut s’attacher à ce que ce soit fait avant les périodes à risque », explique Christophe Chantepy, expert en Défense des forêts contre les incendies (DFCI) pour l’Office national des forêts (ONF). Il s’agit d’éviter aussi bien un départ accidentel de feu à cause d’une étincelle que la propagation de l’incendie à cause des zones non débroussaillées.
« La règle, c’est que ce soit fait avant que la saison à risque soit présente, classiquement, les mois de juillet et août qui, de plus en plus, commence à grignoter sur le mois de juin [avec le réchauffement climatique], développe-t-il. Un fauchage tardif repoussé avant la saison feu de forêt n’est pas gênant. »
Pour le spécialiste, il n’est pas juste de pointer comme responsable des feux de forêt, le fauchage tardif. D’autant que « le débroussaillement en été n’est pas complètement interdit », précise Christophe Chantepy. « Il est souvent déconseillé et il devient interdit quand, localement sur une période donnée, le préfet en interdit l’usage. »
Le fauchage tardif, entre intérêt et risque
Comme suggéré par les internautes, cette pratique a une visée écologique. « Dans bon nombre de communes, le souhait de prendre en compte la biodiversité amène à repousser les périodes de fauchage, poursuit Christophe Chantepy, notamment des accotements de voiries dont elles ont la charge, à la fin de printemps, au début d’été ou certaines fois au mois d’août pour pouvoir conserver sur les bords de route une végétation un petit peu haute est plus accueillante, notamment pour les insectes ou d’autres types de faune. »
Le fauchage tardif peut même avoir un intérêt dans la lutte contre les incendies, lorsqu’il concerne le débroussaillement au sol notamment, ce qui est principalement le cas de part et d’autre d’une route (comme sur l’image générée par IA). « Il vaut mieux avoir un fauchage tardif au mois de juin plutôt qu’un fauchage trop précoce pendant l’hiver, pour ne pas avoir à revenir derrière, car la végétation a bien repoussé depuis, développe l’expert de l’ONF. La pousse de la végétation a surtout lieu au début du printemps et les espaces auront repoussé l’été venu. Donc, le fauchage des bords de route, notamment au mois de juin, c’est une bonne chose. »
Cependant, cette pratique peut comporter des risques : à force d’avoir trop repoussé, on peut se retrouver dans une période d’interdiction de débroussaillement du fait des conditions de sècheresse. Décaler à juillet, août ou l’automne est problématique, juge Christophe Chantepy. « On aura des bords de route qui pourraient être ‘accueillants’ pour un mégot et donc participer à l’éclosion d’un départ de feu, parce que mal débroussaillé ». Il est donc nécessaire d’anticiper ces travaux.
Les débroussaillements, nécessaires et obligatoires
En France, 52 départements sont concernés par des obligations légales de débroussaillement (OLD), en application du Code forestier. Dans ces départements, certains massifs sont classés comme étant particulièrement exposés au risque feu de forêt, par arrêté ministériel, et une zone tampon de 200 m leur est associée. Au total, 7 500 communes sont concernées et il est possible de consulter les zones en question sur une carte IGN en ligne via le Géoportail. Les constructions et voiries se trouvant dans ce périmètre sont soumises aux OLD et doivent respectivement être débroussaillées sur 50 m de profondeur et jusqu’à 20 m.
En 2025, 90 % des maisons touchées se trouvaient sur des terrains non débroussaillés, d’après les chiffres de l’ONF et de Géorisques. Près de 190 constructions ont été sévèrement endommagées ou entièrement détruites majoritairement dans le sud de la France, complète l’ONF.
« Débroussailler les abords de son habitation, c’est créer une ceinture de sécurité en cas de feu de forêt », est-il souligné sur le site de Géorisques. Concrètement, l’objectif est de « réduire l’intensité d’un incendie en limitant la quantité de combustible disponible » et de « ralentir la progression du feu en créant des discontinuités dans la végétation ».
Il est ainsi recommandé de couper la partie herbacée et les buissons ainsi que de mettre à distance les arbres entre eux et de les élaguer sur 2 m de haut, sans oublier le nettoyage après chaque opération d’entretien. « On a encore un fossé énorme pour avoir des OLD appliquées un peu partout, observe Christophe Chantepy. Pour autant, on sent quand même une pente ascendante dans la prise de conscience et la réalisation effective sur le terrain. »
Plus largement, Les Vérificateurs de TF1 sont venus contrecarrer d’autres allégations selon lesquelles les règles de débroussaillement favoriseraient la biodiversité au détriment de la prévention des incendies.
Auteurs :
Autrice : Mathilde Lafargue, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
L’article Attention à cette fausse image alimentant l’idée que le fauchage tardif favorise les incendies est apparu en premier sur Les Surligneurs.
81 ans après le largage des bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, la pression de l'arme atomique ne cesse d'augmenter. Reporterre conseille ainsi de s'armer intellectuellement pour maintenir la mémoire de cet événement historique déflagrateur.
Quatre-vingt-un ans après le largage des bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, le temps passe et efface le spectre de l'arme atomique, comme menace existentielle planant sur l'humanité. Pourtant, les nouveaux rapports de force (…)

Source :Compte X, 30 juillet 2026
Etiqe :déstabilisation
Contenu :
Gabriel Attal atteint de la maladie de Parkinson et à la tête d’un « empire de la drogue » ? C’est ce qu’à tenté de faire croire une campagne de désinformation en ligne visant le candidat à la présidentielle ces derniers jours. Selon son entourage, interrogé par l’AFP, c’est le Secrétariat général à la défense et à la Sécurité nationale (SGDSN), et plus particulièrement la cellule spécialiste des ingérences étrangères, Viginum, qui a détecté, ces tentatives, dont la piste remonte jusqu’en Russie.
Ces attaques interviennent quelques jours après celles qui ont visé ses opposants politiques, Raphaël Glucksmann et Edouard Philippe. Ces campagnes lancées en grande majorité sur le réseau social, X, usurpent l’identité de médias français comme BFM TV, RFI ou Le Parisien pour faire passer des histoires embarrassantes… et fausses.
Une campagne peu crédible
Les candidats, déjà déclarés ou largement pressentis, à l’élection présidentielle de 2027 ont été touchés par plusieurs histoires différentes entre le 22 juillet et le 4 août, que Viginum confirme aux Surligneurs.
Pour les trois politiques, le procédé était le même : de faux reportages usurpant l’identité de plusieurs médias, dont BFM TV pour Edouard Philippe, Blast pour Raphaël Glucksmann, et plusieurs unes de journaux pour Gabriel Attal.
À chaque fois, un narratif différent a pour but de desservir le candidat à la présidentielle : Edouard Philippe serait atteint de démence, Léa Salamé tenterait de « soudoyer les médias » pour faire élire son compagnon Raphaël Glucksmann, et Gabriel Attal serait à la tête d’un empire de la drogue légué par son père.
Certains narratifs allant même jusqu’à usurper l’identité de personnalités médiatiques comme Edwy Plenel, fondateur de Mediapart, incarné par une grossière voix générée par intelligence artificielle, et qui assure avoir reçu un mail de Léa Salamé, qu’il accuse de « propagande rémunérée ». L’image de Salomé Saqué et Christophe David, journalistes de Blast, est aussi utilisée pour parfaire l’illusion.
Storm-1516, un mode opératoire russe
Viginum impute chacun de ces exemples au mode opératoire Storm-1516, faisant de la Russie la responsable probable de ces attaques.
Le principe est simple : ces contenus sont d’abord publiés sur des comptes « jetables », qui vont être rapidement repérés et supprimés par les services de modération. Les fausses informations vont être entre-temps reprises par des sites d’actualité tiers, peu fiables, mais dont les articles vont être cités sur les réseaux sociaux par des internautes malhonnêtes ou simplement inattentifs.
Les Surligneurs ont eu affaire à ce mode opératoire à de multiples reprises. Très récemment, Viginum l’avait identifié derrière une vidéo où trois hommes se présentant comme des soldats du Hezbollah menaçaient de commettre des actes terroristes à Paris le 14 juillet. Quelques mois plus tôt, un faux site de la même galaxie avait tenté de lier Emmanuel Macron aux révélations de l’affaire Epstein.
Soutien politique unanime
En réponse à ces dernières attaques, Jean-Luc Mélenchon, autre candidat à la présidentielle, a appelé à la création d’un « Front Commun des candidats contre les ingérences déstabilisant la campagne présidentielle ». Il a notamment rappelé que la France insoumise avait été visée lors des dernières municipales par une ingérence étrangère visant plusieurs de ses candidats, dont Sébastien Delogu et François Piquemal.
Libération, en partenariat avec le quotidien israélien Haaretz, était parvenu à remonter à la source de cette campagne de désinformation : l’entité israélienne BlackCore, spécialiste des campagnes d’influence en ligne.
À huit mois de l’élection présidentielle et face à la multiplication de ces attaques, le Premier ministre Sébastien Lecornu se félicite de la mise en place d’un « dispositif de détection » et de transmission automatique de ces cas d’ingérence en ligne, ayant permis de repérer facilement les trois dernières campagnes. Il assure qu’un projet de loi a déjà été présenté en Conseil des ministres pour endiguer ce phénomène, et que Matignon relancera dès la rentrée ce travail « avec l’ensemble des formations politiques ».
Auteurs :
Auteur : Clément François, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clément François, journaliste
L’article Présidentielle : Glucksmann, Philippe et Attal visés par des campagnes d’ingérence russes est apparu en premier sur Les Surligneurs.

Source :Compte Facebook, 2 août 2026
Etiqe :Faux
Contenu :
Une journée ensoleillée à la plage qui se transforme en arrestation spectaculaire : voilà le récit qui accompagne une vidéo diffusée par des internautes sur les réseaux sociaux. Selon eux, les images montreraient un « criminel recherché pour trafic de stupéfiants » qui aurait été « arrêté sans résistance » par les forces spéciales sur une plage argentine, alors qu’il se trouvait avec ses enfants.
Sur la vidéo, un homme, les pieds dans l’eau sur une plage fréquentée, sort une arme de son maillot de bain et la braque sur une autre personne, que l’on ne distingue pas entièrement, avant de se retirer.
Si la vidéo est authentique, l’histoire est tout autre que celle racontée par les internautes. Il ne s’agit pas d’un terrible baron de la drogue, comme l’affirment les publications, et l’altercation a eu lieu au Brésil, et non en Argentine. Enfin, la scène n’a donné lieu à aucune interpellation.
Une plage au Brésil
Une rapide recherche par image inversée montre que la séquence commence à circuler en ligne à partir du 21 juillet. Elle conduit également à une version plus longue de la vidéo.
Cette séquence étendue apporte un premier élément décisif. Elle permet de mieux distinguer le second protagoniste, vêtu de jaune fluorescent : il s’agit d’un kitesurfeur. On comprend également que la dispute entre les deux hommes a commencé plus près du rivage.
Même si leurs paroles restent difficiles à entendre, les gestes sont plus explicites. L’homme armé paraît le plus agressif physiquement : c’est lui qui porte le premier coup, avant de sortir son pistolet. À la fin de l’enregistrement, il retourne sur le sable et rejoint un enfant ainsi qu’une femme. Par ses gestes en direction d’un autre homme, il semble ensuite chercher à rassurer les vacanciers présents.
À ce stade, les images contredisent déjà le récit d’une arrestation menée par des forces spéciales : on ne voit aucune interpellation. Reste toutefois à déterminer précisément le lieu et l’identité des personnes impliquées.
La description accompagnant la même séquence, publiée par un autre internaute, fournit une nouvelle piste et remet en cause la version diffusée par d’autres usagers des réseaux sociaux. « Des moments de tension ont été observés à la plage d’Arubinha, à Arraial do Cabo, à la suite d’une dispute entre deux hommes », affirme-t-il. Or, cette plage ne se trouve pas en Argentine, mais bien au Brésil.
Un policier en civil
Un deuxième indice se trouve dans l’enregistrement sonore. Les personnes présentes parlent portugais, ce qui renforce la piste brésilienne. En Argentine, la langue majoritairement parlée est l’espagnol, tandis que le Brésil est lusophone.
Une vidéo publiée sur Google par un vacancier à proximité de la plage d’Arubinha, à Arraial do Cabo, vient conforter cette localisation. On y reconnaît notamment des arbres semblables à ceux visibles près du rivage au moment de l’altercation. Les indices géographiques et linguistiques convergent donc : la scène n’a pas été filmée en Argentine, mais bien au Brésil, sur la plage d’Arubinha.
Un article du portail d’information brésilien G1 Globo apporte des précisions sur les circonstances de l’incident.
La journaliste Loara Ramos, autrice de l’article, rapporte qu’une altercation a opposé un policier en civil à un kitesurfeur le mardi 21 juillet, sur la plage d’Arubinha. Le policier aurait estimé que sa famille était en danger, car un groupe de kitesurfeurs évoluait trop près du bord. C’est dans ce contexte qu’il aurait sorti son arme.
« La police civile a indiqué que toutes les personnes impliquées ont été identifiées et sont actuellement interrogées. L’affaire est instruite par le commissariat n° 132 », précise également l’article.
En définitive, la vidéo ne montre ni un trafiquant de drogue recherché ni une tentative de meurtre suivie d’une arrestation par les forces spéciales : elle documente une altercation survenue au Brésil entre un kitesurfeur et un policier en civil, dont le comportement fait l’objet d’une enquête.
Auteurs :
Auteur : Antoine Mauvy, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Antoine Mauvy, journaliste
L’article Attention à cette vidéo sortie de son contexte qui montrerait une arrestation de trafiquant de drogue en Argentine est apparu en premier sur Les Surligneurs.
[Ces précurseuses écolos et féministes 4/5] Critique du progrès industriel et pionnière du socialisme, Flora Tristan aura passé sa vie à tenter d'améliorer le sort des ouvriers et la condition des femmes.
Nous sommes en 1830 à Londres. Un brouillard — le fameux « smog » — flotte sur la ville, et les cheminées des usines crachent une épaisse fumée. L'Angleterre achève sa révolution industrielle, et le charbon coule à flots dans les veines de la capitale britannique.
Carnet à la main, une (…)
« Le Grand Cumbung n’est pas seulement une terre – comme son frère de l’autre côté de la rivière Gayini, il est unique. C’est un pays porteur d’une profonde signification culturelle et écologique pour notre communauté. Assurer son avenir signifie que nous pouvons restaurer et protéger ce paysage extraordinaire pour les générations à venir », a déclaré Jamie Woods, Président du Conseil tribal Nari Nari
Cet article Des aborigènes ont récupéré 33 000 hectares de zones humides pour les régénérer est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
Au printemps, l'Institut d'études et d'actions citoyennes (IEAC) organisait un colloque consacré aux discriminations raciales au travail et à leurs conséquences sur la santé mentale. Professionnel·les de santé mentale, juristes, représentant·es syndicaux et salarié·es se sont retrouvés pour mieux reconnaître et combattre ces violences.
The post Racisme au travail : ces violences qui abîment la santé mentale appeared first on Bondy Blog.
Canicules, incendies, sécheresses… Pour ces Français·es, l’été 2026 marque un tournant dans leur réflexion sur la parentalité. © Aurore Chapon
Canicules, incendies et sécheresse : face à un climat qui s’emballe, l’avenir des Français bascule
Désir d’enfants, déménagement, changement de carrière ou de vie… Vert a recueilli des centaines de témoignages de personnes dont l’avenir a été percuté par cet été infernal. Découvrez leur histoire dans notre série en quatre volets intitulée «2026, l’été de la bascule».
Retrouvez tous les épisodes de notre série d’été en cliquant ici.
Ce 8 juin 2026, Mathilde* a probablement pris l’une des décisions les plus radicales de sa vie : renoncer à sa fertilité. Atteinte d’un cancer du sein diagnostiqué trois mois plus tôt, cette jeune femme de 32 ans s’apprête à commencer une hormonothérapie susceptible de compromettre sérieusement ses chances d’avoir un enfant. Les soignant·es lui proposent de faire congeler ses ovocytes. Elle refuse.
«Dans ma chambre d’hôpital, il faisait 35 ou 36 degrés. La fenêtre était recouverte d’une couverture de survie et je venais d’apprendre la réintroduction de pesticides interdits, raconte-t-elle à Vert. J’ai compris que les prochaines années allaient être un défi, et je me suis dit : à quoi bon faire un enfant dans ce monde ?» Aujourd’hui, il n’est plus possible de faire machine arrière, explique Mathilde. Si elle a dû choisir dans l’urgence, elle l’assure : «Je ne regrette pas mon choix».
En mai, juin puis juillet, quatre canicules successives ont accablé la France hexagonale, et mis les corps, les esprits et la société tout entière à rude épreuve. Pour beaucoup de Français·es, l’été 2026 a fait du changement climatique une réalité brutale. Un «choc» qui, chez certain·es, a fait vaciller leur désir d’enfant – jusqu’au renoncement.
Emma* fait partie de celles et ceux qui doutent encore. Les vagues de chaleur successives et la «dépression» dans laquelle elles l’ont plongée ont profondément ébranlé les certitudes de cette Iséroise de 31 ans. La canicule de juin «m’a fait entrer dans une spirale très noire», confie-t-elle. «Pour la première fois, j’ai eu un aperçu concret de l’avenir. Les oiseaux ne chantaient plus dehors, les tomates de mon potager ont arrêté de pousser, les pollinisateurs avaient disparu. J’étais en état de sidération totale», confie-t-elle.
Est-il souhaitable de mettre au monde un enfant dans ces conditions ? «J’y pense tout le temps : si j’en fais, qu’est-ce qu’ils vont boire ? Qu’est-ce qu’ils vont manger ? Dans quel contexte vais-je les élever ? Je n’ai pas de réponse. Mais ça me travaille.»
Quand Emma hésite encore, d’autres estiment avoir arrêté leur choix. À quelques centaines de kilomètres plus au nord, Émilie*, ingénieure agronome de 25 ans, l’affirme : «Je n’aurai pas d’enfant.» Avec son compagnon, elle vit sous les combles d’un immeuble mal isolé à Mantes-la-Ville, dans les Yvelines. Les trois vagues de chaleur de l’été ont transformé son appartement en étuve et achevé de dissiper les derniers doutes de la jeune femme.
«Avant cet été, je réfléchissais déjà à faire une ligature des trompes [méthode de stérilisation définitive, NDLR], mais j’hésitais encore parce qu’une partie de moi voulait croire en l’avenir. Ça y est, j’ai perdu toute forme d’espoir», rapporte-t-elle. Dans deux ans, son implant contraceptif arrivera à son terme. Cette fois, elle le jure : «Il n’y aura pas de nouveau moyen de contraception réversible après.»
Ne pas vouloir d’enfant dans «un monde qui brûle» n’est pas un phénomène nouveau. Les témoignages recueillis par Vert illustrent un constat déjà établi par les démographes : l’inquiétude face à l’avenir peut peser sur le nombre d’enfants désiré.
En 2024, l’Institut national d’études démographiques (Ined) a interrogé 12 800 personnes vivant en France hexagonale. Dans une étude publiée en 2025, ses chercheur·ses constataient que les Françaises et Français souhaitaient moins d’enfants qu’auparavant, notamment en raison de leurs «craintes» pour le futur. «Les personnes très inquiètes pour l’avenir des générations futures souhaitent en moyenne 0,11 enfant de moins que les autres», écrivaient les auteur·ices.
Cet écart pourrait-il encore augmenter après cet été ? Pour le sociologue Milan Bouchet-Valat, co-auteur de l’étude, ce n’est pas à écarter : «De manière générale, on peut penser que les épisodes climatiques extrêmes tels que les canicules renforcent cet effet», explique-t-il à Vert.
Subir ces canicules brutales à répétition, «c’est se rendre compte qu’on est dans un train lancé à pleine vitesse, qu’il y a un mur devant et que personne n’actionne le frein», résume Émilie. «Je ne veux pas avoir la responsabilité de mettre au monde une personne qui aura à vivre dans ce monde-là. Je ne veux pas d’un enfant qui connaîtra des étés à 50 degrés, la violence du système capitaliste, et qui verra que les responsables politiques n’écoutent rien, poursuit-elle. Je pense que cet enfant serait malheureux.»
Son témoignage résonne avec ceux de Léa* et Thomas*. La première a 30 ans et vit à Orléans (Loiret). Le second travaille comme comptable près de Fontainebleau (Seine-et-Marne). Tous deux ont déjà un enfant. Et tous deux affirment que, si leur décision avait dû être prise après cet été, ils auraient peut-être renoncé à devenir parents.
«Je regrette d’avoir fait un enfant dans ce monde, confie Thomas. J’aime ma fille, mais j’ai peur pour son avenir. Je suis désormais certain que je ne ferai pas de deuxième enfant. Si c’est pour qu’il naisse sur une planète en guerre et en feu, ce n’est pas la peine.»
Léa abonde : «J’ai eu une grossesse formidable. J’ai un bébé formidable. Et j’adorerais en avoir un deuxième. Mais pourquoi mettre une personne supplémentaire sur cette Terre, alors que celle-ci ne va pas bien ? Ça fait déjà des mois que je me dis ça. L’été 2026 m’a confortée dans cette décision-là. À regret, je m’empêcherai d’avoir un autre enfant.»
Nous avons posé cette même question à Emma, Thomas, Émilie et Léa : qu’est-ce qui pourrait encore vous faire changer d’avis ? «Une bonne grosse révolution», répond cette dernière. Il faudrait, énumère-t-elle, «qu’on plante davantage d’arbres, que la société soit vraiment écoutée, qu’on mette la santé, les personnes âgées et les enfants au cœur de nos priorités».
Émilie aussi aurait besoin d’«un changement profond de système». «Emmanuel Macron appelle au réarmement démographique. Ça montre sa déconnexion profonde avec la réalité. Car c’est en partie de sa faute si je ne peux pas faire d’enfant», blâme-t-elle.
Pour Emma, l’espoir d’un sursaut politique n’a pas totalement disparu. Son choix pourrait notamment dépendre du résultat de l’élection présidentielle de 2027. «Si c’est La France insoumise ou Les Écologistes au pouvoir, je pourrais revoir ma décision. C’est la seule chose à laquelle je me raccroche maintenant», confie-t-elle.
Et d’asséner : «Si je prenais la décision définitive de ne pas faire d’enfant, ce serait vraiment par contrainte. Et je tiendrais pour responsable une partie de nos responsables politiques actuels. Ce sont eux qui ne prennent pas en compte les enjeux écologiques, qui continuent à spéculer et polluer sans limite, pendant que, nous, on remet en question notre avenir».
*Le prénom a été modifié.

Source :Compte Facebook, le 31 juillet 2026
Etiqe :faux
Contenu :
Entre le 30 juillet et le 2 août, des dizaines de milliers de personnes venant du Maroc sont arrivées dans l’enclave espagnole, Ceuta, depuis le continent africain. Alors que cette crise aurait été enclenchée, en partie pour le moins, par une fausse rumeur sur les réseaux sociaux, les images de cette arrivée massive de personnes venant par la mer sont devenues virales… avec leur lot de désinformation et approximations. Les Surligneurs ont pu en lister plusieurs, comme ici ou ici.
Parmi le flot d’images qui a accompagné les événements survenus à Ceuta ces derniers jours, certaines se détachent par leur impact.
Une vidéo où l’on voit un personnel de la Croix-Rouge serrer dans ses bras une personne tout juste arrivée à la nage, depuis le Maroc voisin, dans l’enclave espagnole, circule. Si l’émotion se lit dans la séquence, les internautes semblent, eux, davantage sensibles aux conséquences supposées de cet acte.
« Elle fait partie du problème », écrit l’un d’entre eux. « 10 minutes plus tard, elle est violée et assassinée », assène un autre. Dans une publication, les effectifs de la Croix-Rouge sont décrits comme des « traîtres ».
Or, s’il y a traîtrise ici ce n’est pas dans l’expression d’un geste affectueux, mais dans l’omission qui est faite de la date de celui-ci. En effet, cette séquence n’a pas été enregistrée ces derniers jours mais en mai 2021. Soit il y a plus de cinq ans, lors de la précédente crise migratoire qu’avait connue Ceuta et conduit à l’entrée subite sur le territoire espagnol de près de 10 000 personnes.
Une scène captée en 2021
L’étreinte avait été fortement relayée à l’époque par les médias comme le prouvent ces quelques exemples de reportages : El Pais, DW, Loopsider
Dans une interview à la RTVE, la bénévole de la Croix-Rouge expliquait alors que Abdou Ngom – du nom de la personne secourue sur la plage – la « regardait comme s’il n’avait jamais vu personne auparavant ». « Le fait qu’il m’ait serré dans ses bras, c’était comme une bouée de sauvetage pour lui », détaillait-elle encore.
Ce geste avait, déjà à l’époque, généré de nombreux messages de haine à l’encontre de la jeune femme. Le média de vérification des faits espagnol, maldita.es, expliquait, quelques jours après la diffusion de la scène, que l’intéressée avait dû protéger l’accessibilité à ses réseaux sociaux pour contrer la vague de messages insultants et racistes reçus.
En juin 2025, la presse espagnole (El Mundo, RTVC, RTVE) annonçait le décès d’Abdou Ngom. Celui-ci avait finalement réussi à entrer en Espagne, via les îles Canaries, en novembre de 2024. Soit plus d’un an et demi avant l’exploitation éhontée de son arrivée sur une plage de Ceuta.
Auteurs :
Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
L’article Ceuta : attention, ces images montrant une membre de la Croix-Rouge enlaçant un homme migrant datent de 2021 est apparu en premier sur Les Surligneurs.

Source :Compte X, le 1er août 2026
Etiqe :aucune preuve
Contenu :
Entre le 30 juillet et le 2 août, des dizaines de milliers de personnes venant du Maroc sont arrivées dans l’enclave espagnole, Ceuta, depuis le continent africain. Alors que cette crise aurait été enclenchée, en partie pour le moins, par une fausse rumeur sur les réseaux sociaux, les images de cette arrivée massive de personnes venant par la mer sont devenues virales… avec leur lot de désinformation et approximations. Les Surligneurs ont pu en lister plusieurs, comme ici.
Parmi, les dizaines, voire centaines, d’images de Ceuta qui circulent, une séquence est particulièrement confuse et violente. Dans une rue, des jeunes gens semblent fuir quelque chose quand l’un d’entre eux assène un coup à un autre, le laissant vraisemblablement inconscient au sol.
Que s’est-il passé ? Ne disposant pas du début de l’altercation, il n’est pas possible de savoir dans quel contexte ce coup a été porté. Ces deux personnes se sont-elles battues ? Si nous ne savons rien des détails, des internautes, eux, brodent des histoires en énumérant des précisions qu’ils assurent véridiques… mais sans preuve.
La scène, assurent-ils, se déroule à Ceuta, au même moment que la crise migratoire de cette fin juillet. Concrètement, une publication décrit les images en indiquant que “des migrants marocains [sont] filmés en train de poignarder des Espagnols en pleine rue à Ceuta”. Un autre écrit plus brièvement : « Des attaques au couteau dans Ceuta. »
Ces indications ainsi que la violence de la séquence sont naturellement inquiétantes. Mais sont-elles pour autant justes ? Selon les autorités, non.
Pas d’informations concernant une agression à l’arme blanche
Malgré nos recherches, nous n’avons pas été en mesure de confirmer les informations avancées dans ces publications. Sollicité par Les Surligneurs, le ministère de l’Intérieur espagnol a répondu ne pas être au courant d’une agression par arme blanche comme celle visible sur la vidéo.
Dans un article consacré, notamment, à cette même vidéo, le média catalan spécialisé dans la vérification des faits, Verificat, précise pour sa part avoir contacté le service presse de la Garde civile locale qui a confirmé la localité de l’agression – Ceuta – mais a indiqué « qu’il ne s’agissait pas d’une agression au couteau, mais d’un coup ».
En effet, sur la vidéo rien ne permet de confirmer que la personne qui gît au sol a été blessée par un couteau tel que l’affirment pourtant les publications. Aucun objet n’est clairement visible au moment du coup porté.
De la même manière, aucun détail ne permet de suggérer la nationalité des personnes concernées par la rixe. Même les réseaux sociaux n’ont pas l’air d’accord entre eux.
Quand certaines publications, comme celles citées plus haut, évoquent « des migrants marocains filmés en train de poignarder des Espagnols », une autre en Espagnol – largement relayée – mentionne deux citoyens marocains. En tout état cause, à la seule vue des images diffusées, il est impossible de confirmer l’origine des personnes concernées.
Aucune preuve ne permet donc de supporter l’affirmation selon laquelle le jeune homme a été poignardé, et par extension qu’il l’a été par un « migrant ».
Auteurs :
Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
L’article Ceuta : rien n’indique que cette vidéo montre un « migrant » poignarder un autre homme est apparu en premier sur Les Surligneurs.
Alors qu'Israël occupe de larges pans du Sud-Liban, des villages se retrouvent coupés du monde, d'autres rasés, leurs champs et vergers brûlés. Pendant que des agriculteurs bravent le danger en restant, la majorité ont été contraints à l'exil.
Beyrouth (correspondance)
Un drapeau israélien flotte à Naqoura, en plein territoire libanais, devant la Méditerranée qui brille dans le soleil de juillet. La route côtière, entourée de bananeraies retournées par les chenilles de tanks, est barrée (…)
Gwendal Le Ménahèze a rénové sa maison avec des matériaux naturels, écologiques et énergétiquement performants. Deux ans et demi de travaux, entre récupération, entraide et bons plans, pour une adaptation réussie aux fortes chaleurs.
Cordemais (Loire-Atlantique), reportage
Dans la campagne de Cordemais, à 25 minutes de voiture au nord de Nantes, une charmante maison bardée de bois aux reflets argentés trône dans un écrin de verdure. Vue de l'extérieur, son style moderne et ses grandes (…)
Sol granitique qui stocke peu l'eau, bâti inadapté... Longtemps considérée comme un territoire refuge, la Bretagne se trouve aujourd'hui particulièrement peu préparée aux effets du réchauffement climatique.
Des records de températures battus, avec 42 °C à Vannes (Morbihan), 41 °C à Rennes (Ille-et-Vilaine), 39 °C à Brest et à Quimper (Finistère). Un transformateur qui explose avec la chaleur, privant 68 000 foyers d'électricité et entraînant le débordement de stations d'épuration, qui (…)
Sol granitique qui stocke peu l'eau, bâti inadapté... Longtemps considérée comme un territoire refuge, la Bretagne se trouve aujourd'hui particulièrement peu préparée aux effets du réchauffement climatique.
Des records de températures battus, avec 42 °C à Vannes (Morbihan), 41 °C à Rennes (Ille-et-Vilaine), 39 °C à Brest et à Quimper (Finistère). Un transformateur qui explose avec la chaleur, privant 68 000 foyers d'électricité et entraînant le débordement de stations d'épuration, qui (…)
Une plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « non-assistance à personne en péril » a été déposée en février 2026 par la famille d'une ex-résidente de l'Ehpad de Combourg (35). Une affaire qui entache un peu plus la réputation de cet établissement, déjà épinglé par l'agence régionale de santé en 2023.
L’article À l’Ehpad de Combourg, en Ille-et-Vilaine, de nouvelles accusations de « négligences » et de « maltraitances » est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.
« Cette autorisation est une décision irresponsable. Alors que la Gironde brûle et manque d'eau, la Préfète ignore les avis défavorables de l’ensemble des instances scientifiques compétentes et méprise les demandes de dialogue des élus et professionnels locaux. C’est un fiasco, une catastrophe annoncée pour l’estuaire », dénonce Esther Dufaure, co-fondatrice et co-directrice de Seastemik
Cet article En pleine crise de l’eau, la Préfète de Gironde autorise une méga-usine de saumons est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
Des militants du collectif Lever les voiles mènent depuis le début du mois d'août une campagne de tractage dans le Finistère pour informer sur les dangers du groupe Bolloré, dont les médias diffusent une idéologie d'extrême droite.
Fouesnant (Finistère), reportage
À l'entrée de la cale de Beg-Meil, située à Fouesnant (Finistère), Cathy et Morgan distribuent des prospectus aux passants. De prime abord, la première page du document laisse croire à un flyer touristique somme toute (…)
« Alors que l'ouverture générale de la chasse approche, maintenir cette activité de loisir reviendrait à imposer un stress supplémentaire insupportable à une faune déjà exsangue. »
Cet article 400 000 personnes veulent interdire la chasse dans les zones incendiées est apparu en premier sur La Relève et La Peste.

Source :Compte Facebook, le 2 août 2026
Etiqe :daté
Contenu :
Les « free party », ou rave-parties non déclarées, sont devenus ces derniers mois l’obsession du ministère de l’Intérieur, sous l’impulsion de Bruno Retailleau et de son successeur Laurent Nuñez. Le gouvernement cherche à tout prix à mettre fin à ces fêtes sauvages, mettant en avant les problématiques de sécurité publique et d’occupation des terrains agricoles. C’est un des objectifs de la loi RIPOST, actuellement examinée par le Conseil constitutionnel, qui doit élargir l’arsenal répressif contre organisateurs et participants.
Devenu un phénomène de société, ces free parties divisent, et chaque événement devient une occasion pour défenseurs et détracteurs de s’écharper sur les réseaux sociaux. Dernier épisode en date, ce samedi 1er août, où près de 2 000 fêtards se sont regroupés sur deux terrains agricoles privés dans les Deux-Sèvres. Poussés à la sortie par une cinquantaine d’agriculteurs venus soutenir leurs collègues, les teufeurs ont dénoncé des « agressions », « menaces », et même des « tabassages » à proximité des forces de l’ordre.
Suite à la médiatisation de cet événement, une vidéo circule en masse sur les réseaux sociaux, prétendant montrer l’expulsion par un agriculteur de ces teufeurs. C’est en réalité une ancienne vidéo, republiée presque systématiquement par des internautes à chaque nouvelle fête polémique.
Une vidéo d’outre-Manche
On peut voir sur cette vidéo un agriculteur, au volant de son tracteur, répandre ce qui semble être du lisier autour d’une installation de fortune comprenant quelques tonnelles. Des individus tentent d’éviter les manœuvres du conducteur.
Comme à chaque republication de sa vidéo, les internautes se félicitent de l’action de l’exploitant : « Voilà. Simple, efficace et peu coûteux ! À refaire chaque fois qu’une rave party veut s’installer ! »
Mais contrairement à ce que martèlent les opposants des free parties, cet épandage n’a rien à voir avec l’organisation de fêtes non déclarées sur des terrains privés. Il faut remonter à 2016 pour trouver la source de cette vidéo, tournée à Lancashire, au Royaume-Uni.
Le 27 avril de cette année-là, l’association de protection de l’environnement Greenpeace, accompagnée notamment de l’actrice Emma Thompson, organisait une opération d’occupation d’un terrain agricole destiné à l’exploitation d’hydrocarbures par « fracking » ou « fracturation hydraulique », une technique d’exploitation du gaz de schiste responsable de la pollution des nappes phréatiques et de l’air environnant. Une parodie de l’émission de cuisine « Le meilleur pâtissier » était organisée sur place, ce qui explique les différentes tonnelles visibles sur la vidéo. L’association environnementale n’avait, selon la BBC, pas le droit d’occuper ces terrains et l’agriculteur propriétaire du terrain avait tourné autour de l’événement en aspergeant les manifestants de lisier. L’événement a été médiatisé outre-Manche (ici ou ici) et plusieurs angles de vue de la vidéo ont été postés (ici ou ici).
Cette vidéo postée régulièrement pour se moquer des fêtards est donc ancienne, et n’a rien à voir avec le phénomène des fêtes non déclarées.
Auteurs :
Auteur : Clément François, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clément François, journaliste
L’article Attention à ces vidéos détournées d’agriculteurs s’attaquant à des free-party est apparu en premier sur Les Surligneurs.