
Source :Compte Facebook, le 30 juillet 2026
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Alors que les feux de forêt sont à peine stabilisés en Gironde, les autorités s’inquiètent de l’apparition de pyromanes, qui profiteraient du chaos pour lancer de nouveaux départs de feu.
Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux semble montrer l’un d’entre eux, pris en flagrant délit en train de mettre le feu à des fourrées d’herbes sèches en bord de route. Les internautes, souvent anglophones, qui la partagent assurent que la scène a lieu en France.
Pourtant, ce départ de feu n’a rien à voir avec les incendies qui sévissent en Gironde, puisqu’il a eu lieu en Italie, en août 2025.
Un incendie volontaire de 2025, en Italie
Un indice aura pu mettre la puce à l’oreille des plus attentifs : la mention « Prensa de los Carabinieri », en haut à gauche de la vidéo. En Italie, les Carabinieri sont l’équivalent de la Gendarmerie nationale. C’est une force de police au statut militaire, dont les fonctions vont du maintien de l’ordre, à l’enquête, jusqu’à la protection de l’environnement, et notamment la lutte contre les incendies criminels.
Sur le compte X de ces carabiniers, on peut retrouver la trace de cette vidéo de surveillance, datée au 11 août 2025. Le post est accompagné d’un communiqué officiel de l’organe militaire, qui détaille les faits filmés.
On y apprend qu’un « homme de 58 ans déjà connu des services de police pour des délits mineurs » est le responsable du départ de feu. Sa voiture a été repérée le 9 août dans le village de Montemiletto « près de l’un des trois points de départ de feu ». « Plusieurs clichés ont permis de constater que l’homme mettait le feu à des broussailles en bordure de route », conclut l’enquête.
Placé en état d’arrestation pour « incendie de forêt », il est aujourd’hui assigné à résidence dans l’attente de son procès. Il a reconnu les faits et risque jusqu’à 15 ans de prison. Au cours des opérations d’extinction de cet incendie criminel, un homme de 74 ans est décédé d’une crise cardiaque, un drame pour lequel il n’est pas mis en cause.
L’affaire avait fait grand bruit dans les médias italiens (ici ou ici) mais aussi espagnols (ici ou ici), ce qui explique la seconde inscription que l’on peut voir en haut à droite de la vidéo : Prensa Iberica, un groupe de presse espagnol dont la vidéo a sûrement été republiée par les internautes.
Auteurs :
Auteur : Clément François, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
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La station d’épuration de Saint-Fons, dans l’agglomération lyonnaise (Rhône), ne respecte pas les normes européennes de traitement des eaux usées. © Romain Doucelin/Hans Lucas via AFP
22% des stations d’épuration françaises ne traitent ou ne surveillent pas correctement les effluents avant leur rejet dans les rivières, les lacs et la mer – avec des conséquences pour la nature et la santé.
Depuis trente-cinq ans, la directive sur le traitement des eaux résiduaires urbaines (ERU) a pourtant instauré un cadre visant à «protéger l’environnement contre une détérioration due aux rejets d’eaux résiduaires urbaines insuffisamment traitées». Pour remplir cet objectif, chaque station doit d’abord être en mesure de traiter l’ensemble des eaux usées reçues : celles provenant des toilettes, de la douche, de la cuisine, du lave-linge… et, parfois, celles de l’industrie ou de l’agriculture, après accord. C’est ce que la directive appelle la «conformité en équipement» : la station d’épuration est assez grande et a priori bien équipée pour traiter tout le débit d’eaux usées reçu. Ce premier critère ne juge que les installations.
C’est un second critère, la «conformité en performances», qui vérifie que les eaux rejetées dans la nature après le traitement sont correctement dépurées par la station. Cette dernière doit régulièrement mesurer la concentration de polluants et informer les autorités. Tout va bien si l’eau traitée ne dépasse pas les différents taux fixés par la directive pour toute l’Union européenne.
Alors, la station près de chez vous respecte-t-elle les normes en vigueur ? Pour le savoir, parcourez notre carte de l’ensemble des 22 901 usines d’épuration actives, avec leurs informations de conformité pour 2024, date des derniers relevés disponibles.
Vert révèle que 5 157 stations de traitement des eaux usées (STEU) sont non conformes «en performances». Quelles sont les conséquences ? «Les niveaux d’oxygène dans l’eau diminuent, la vase s’accumule dans le fond des rivières et des lacs, ce qui entraîne une mortalité des poissons et autres organismes», résume Sophie Besnault, ingénieure chimiste spécialiste du traitement de l’eau à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). De plus, la concentration trop élevée d’azote et de phosphore, faute de traitement conforme, peut provoquer l’eutrophisation des milieux aquatiques. Consommés par les plantes, ces nutriments agissent comme des engrais. «Les algues se multiplient et on fait face à de véritables marées vertes», décrit la chercheuse.
Les baigneur·ses en font aussi les frais. Si les stations d’épuration ne sont en principe pas conçues pour traiter les organismes pathogènes, ceux-ci sont partiellement abattus par un traitement «classique», celui requis pour la plupart des infrastructures. Du moins quand ce traitement est correctement réalisé.
Comment expliquer cette proportion si haute de non-conformité ? «La France compte beaucoup de stations d’épuration, majoritairement en zone rurale. Mettre en conformité coûte cher et de nombreuses collectivités n’ont pas toujours les moyens de le faire, explique Sophie Besnault. Faute de budget, toutes les stations n’ont pas forcément été mises à niveau. Parfois, il faut complètement refaire l’installation pour atteindre les performances requises.»
28% des intercommunalités françaises (6 386) possèdent une ou plusieurs stations non conformes aux exigences de traitement des eaux usées, d’après les dernières données disponibles. Les départements d’outre-mer sont parmi les plus touchés. Aucune des 21 communautés de communes de Mayotte ne remplit les exigences. En Martinique, 78% ne sont pas conformes. Même constat en Guyane (69%) et en Guadeloupe (65%). En France hexagonale, l’Ariège (86% des 150 agglomérations) et le Loir-et-Cher (81%) sont les territoires les plus affectés.
«Le constat est donc sans appel : le taux de conformité réglementaire des systèmes d’assainissement ne cesse de diminuer depuis plus d’une dizaine d’années et atteint désormais des niveaux inquiétants», alertait le gouvernement en 2025 dans une instruction interministérielle. En ce mois de juillet, la Commission européenne a lancé une nouvelle procédure d’infraction contre la France pour 518 intercommunalités qui possèdent des stations d’épuration non conformes. Et c’est loin d’être une nouveauté : l’Hexagone accumule les rappels à l’ordre depuis l’entrée en vigueur de la directive européenne, en 1991. Dernière condamnation en date : en 2024, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a épinglé la France pour des manquements dans 78 agglomérations.
L’État n’a toujours pas reçu d’amende, mais il pourrait passer à la caisse si les infractions continuent. Notre voisin espagnol a déjà versé près de 90 millions d’euros à la justice européenne pour avoir manqué à ses obligations de traitement des eaux usées.
Les données analysées et cartographiées proviennent de la dernière mise à jour (2024) de la base des systèmes d’assainissement collectif publiée par le ministère de la transition écologique. Ces données reflètent la qualité du traitement des eaux usées et sont communiquées régulièrement à l’UE, qui surveille la conformité de tous les États membres.
Le ministère met cependant en garde quant à la fiabilité des plus petites stations : «Les données des 18 797 STEU inférieures à 2 000 Eh [équivalent habitant, NDLR] ont également été mises en ligne mais avec un taux de fiabilité beaucoup plus faible que pour les plus de 2000 Eh, notamment en ce qui concerne la conformité à la directive ERU.» Les expert·es attribuent en grande partie ce défaut de fiabilité à des manquements dans l’obligation de contrôler la qualité de l’eau ou de communiquer les résultats aux services de l’État. «Le manque de conformité vient parfois du fait que les exploitants n’ont pas fourni les données de surveillance ou que les données ne sont pas bien remontées», précise Sophie Besnault.
Chaque station est obligée de surveiller régulièrement la qualité des eaux en entrée et en sortie. «Plus la station est grande, plus les bilans sont fréquents : une fois par jour pour les plus importantes et au moins une fois tous les deux ans pour les plus petites», précise la chercheuse à l’Inrae. Quand une station ne respecte pas cette obligation ou que les bilans ne sont pas communiqués, elle se trouve en non-conformité.
À l'occasion d'une soirée Rai'n'B Fever organisée au parc Georges-Valbon, le producteur DJ Kore revient sur les concerts gratuits de son enfance, l'héritage du raï et le succès inattendu d'un projet devenu, vingt ans plus tard, un rendez-vous générationnel.
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La planète a atteint son jour du dépassement jeudi 30 juillet, selon l'ONG Global Footprint Network. Cet indicateur marque la date à laquelle l'humanité a consommé toutes les ressources que la Terre peut générer en un an. Ainsi, durant les cinq mois qui restent à l'année 2026, nous vivrons à crédit, utilisant des ressources que la planète n'est plus en mesure de produire.
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Le neuroscientifique Michel Desmurget le dit sur tous les tons : il est urgent de limiter le temps que les jeunes passent devant les écrans, et de leur redonner goût à d’autres activités, dont celle qui consiste à lire des livres. Les titres de ses deux derniers ouvrages résument son message : La Fabrique du crétin digital. Les dangers des écrans pour nos enfants (1), a été suivi par Faites les lire ! Pour en finir avec le crétin digital (2). Les paroles d’un vieux con qui refuse que le monde change ? En fait, ce que le chercheur a observé, c’est que la lecture fait fonctionner le cerveau mieux que toute autre activité. « Depuis l’émergence du langage, l’humanité n’a rien inventé de mieux que la lecture pour structurer la pensée, organiser le développement du cerveau et civiliser notre rapport au monde », résume-t-il.
Problème : on n’est pas sur la bonne pente… Selon le baromètre 2025 du Centre national du livre (CNL) « Les Français et la lecture », la lecture est en net recul, notamment chez les jeunes. Notons que cela concerne la population dans son ensemble : hommes et femmes ; CSP+ et CSP- ; la quasi-totalité des tranches d’âge… mais les chiffres concernant les moins de 24 ans sont éloquents.
Ces dernier·es ne passent plus que 3h18 par semaine à bouquiner, soit 1h26 de moins qu’en 2023. Cela signifie qu’ils passent moins de temps, chaque semaine, devant un ouvrage (livre, BD, manga…), qu’ils n’en passent devant des écrans… chaque jour (plus de 5 heures, soit 53 minutes de plus qu’en 2023) ! Une autre étude du CNL, « Les jeunes Français et la lecture » de 2024, nous apprend que les 7-19 ans consacrent 10 fois plus de temps aux écrans qu’aux bouquins.
« Éteignez votre portable, allumez votre cerveau, lisez ! », conseille le Centre national du livre, qui renouvelle ce 10 mars son opération « Quart d’heure de lecture national », l’une des multiples actions menées par cette institution pour redonner le goût de la lecture aux générations smartphone. « La vocation initiale du CNL n’est pas de lutter contre les écrans, mais de s’occuper du livre et de la lecture et en particulier des aspects économiques, d’être un soutien à la filière et à la diversité éditoriale, explique Marion Boyer, déléguée à la diffusion et à la lecture au CNL. Mais si plus personne ne lit de livres, il n’y a plus de filière… »
Constatant la baisse importante de l’activité lecture, le CNL a cherché à en comprendre les causes. Elles sont évidemment multiples, mais le cœur du problème est très clairement identifié : la montée en puissance des smartphones et des réseaux sociaux. « On a vu, notamment, que les courbes chutaient brutalement dès l’âge de 10-12 ans pour les lectures personnelles dans le cadre des loisirs, en particulier chez les garçons. Et on a vite compris que ça correspondait à l’âge auquel les enfants avaient leur premier smartphone », indique Marion Boyer. Outre le temps qu’ils y consacrent, les écrans font aussi baisser la qualité de leur lecture. Ainsi, près de la moitié des 7-19 ans et 69 % des 16-19 ans disent faire autre chose « en même temps » qu’ils lisent, principalement « envoyer des messages » , « regarder des vidéos », « aller sur les réseaux sociaux », ou encore « parler au téléphone ». Comment une telle prouesse cérébrale est-elle possible ? Elle ne l’est pas, s’égosille Michel Desmurget, qui rappelle que le cerveau est « monotâche ». Il est impossible d’écrire un SMS ou d’envoyer un vocal à son pote tout en lisant L’âge de faire : on passe en fait sans cesse de l’un à l’autre pour, au final, faire très mal et l’un et l’autre. Conclusion : j’espère que votre portable était éteint à la lecture de cette chronique (et votre cerveau allumé).
Nicolas Bérard
Article paru dans L’âdf n° 214, février 2026
1- éd. Seuil, 2019.
2- éd. Seuil, 2023.
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Des centaines d’enquêtes publiques sont organisées chaque année en Bretagne. Elles concernent des opérations susceptibles de porter atteinte à l’environnement. Bien souvent, les habitants en prennent connaissance trop tardivement. Chaque mois, la rédaction de « Splann ! » met en avant des projets d’aménagement du territoire, d’ouvrages et de travaux afin d’encourager le débat, la participation et la mobilisation citoyenne.
L’article Découvrez les enquêtes publiques et projets d’aménagement en cours en Bretagne en juillet 2026 est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.
Selon les éléments obtenus par « Splann ! », la mine bretonne d'Imerys a déversé environ 3.000 litres de produits chimiques illégalement en juillet 2021. Un élu de la commune de Glomel vient de signaler cette infraction au procureur de la République. Ce scandale met en lumière les pratiques du groupe minier, alors que l’État a annoncé un investissement de 50 millions pour soutenir le projet de mine de lithium de la multinationale en Auvergne.
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