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Boîtes mails qui débordent, surexposition aux pubs sur les réseaux, multiplication des canaux : les consommateurs se retrouvent face à une profusion de contenus digitaux. Face à cette observation, les marques redécouvrent la valeur du tangible pour se démarquer, notamment avec les goodies. Un secteur loin de faiblir 35 milliards d’euros : c’est ce que …
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« La demande de souveraineté en matière d’IA s’est déchaînée », s’est félicité Alex Karp. Le patron de Palantir a de quoi se réjouir : au deuxième trimestre 2026, le chiffre d’affaires de Palantir a bondi de 93 % sur un an, à 1,935 milliard de dollars.
Au même moment, quelques « souverains » aimeraient eux aussi ôter leurs chaînes. La France a choisi ChapsVision pour remplacer Palantir à la DGSI. À Londres, une commission de la Chambre des communes qualifie la présence croissante de l’entreprise dans les services publics de « point de faiblesse inacceptable », notamment en raison du verrouillage fournisseur. Au Programme alimentaire mondial (PAM), un audit interne ayant fuité constate qu’aucune stratégie de sortie de DOTS n’est clairement définie, alors même que l’organisation finalise le renouvellement de son partenariat pour cinq ans.
La contradiction ouvre naturellement ce quatrième épisode de notre série sur les « seigneurs de l’IA ». Après les dilemmes posés par l’IA, le fief cognitif d’OpenAI et d’Anthropic, puis la baronnie Microsoft installée dans le quotidien du travail, nous entrons dans le régalien : renseignement, police, commandement, militaire. INCYBER a déjà détaillé le fonctionnement de Palantir, son ontologie et sa capacité à relier des données disparates pour en faire un ensemble cohérent, lisible et exploitable opérationnellement, « le système d’exploitation par défaut des données de l’ensemble du gouvernement américain ». Le sujet se déplace ici d’un niveau. Si le roi conserve la couronne, un seigneur privé lui fournit une partie de ses yeux, de ses oreilles, de son système nerveux et des cartes avec lesquels il exerce son pouvoir.
La guerre contre l’Iran incarne à merveille cette image. En mars, le Pentagone a fait de Maven Smart System un programme officiel et durable de l’armée américaine. Pendant l’opération Epic Fury, son usage a explosé : 20 milliards de tokens par jour au pic, dans une campagne où le Pentagone a évoqué quelque 13 000 cibles en trente-huit jours. Dès les premières vingt-quatre heures, Maven et les modèles qui lui étaient associés auraient aidé à identifier et hiérarchiser plus de 1 000 cibles. Maven n’est plus un démonstrateur, mais un rouage devenu essentiel de la mécanique ordinaire du commandement américain.
Infographie système nerveux Palantir « Les plateformes Palantir alimentent un système nerveux opérationnel permettant de maintenir la connaissance de la situation et de renforcer le commandement et le contrôle. »
Les systèmes de Palantir se branchent sur des sources de données disparates et leur donnent une cohérence opérationnelle, ce qui explique à la fois leur efficacité et la difficulté à en sortir.
Le logiciel agrège données des satellites, drones, radars, capteurs et renseignements humains, rapproche les informations, fait remonter des objets d’intérêt, fournit ou consolide des coordonnées et aide à hiérarchiser les cibles. L’opérateur humain conserve la décision létale, seulement, la distance entre voir et frapper se raccourcit. Du capteur à la donnée, de la corrélation à l’identification de la cible, de la définition des priorités à la validation de l’action, de la décision de tir à l’arme qui l’exécute, le temps se compte en secondes, avec souvent moins d’une minute laissée à l’opérateur pour prendre une décision de vie et de mort. Le logiciel ne remplace pas le commandement, il comprime le temps dans lequel celui-ci doit trancher.
Le bombardement de l’école de Minab montre aussi ce que cette accélération ne résout pas, voire aggrave. Les éléments disponibles n’établissent pas qu’une IA ou Maven ait choisi l’école, les premières investigations américaines pointant plutôt des coordonnées de renseignement périmées.
Une reconstitution ultérieure a montré qu’un analyste avait identifié le bâtiment comme une école plusieurs années auparavant, sans que l’information circule correctement jusqu’aux équipes chargées du ciblage. Le risque est moins spectaculaire qu’un robot devenu fou : une mauvaise donnée humaine peut traverser beaucoup plus vite une chaîne de décision devenue extraordinairement efficace et rapide, mais avec de moins en moins de garde-fous humains.
Ce n’est pas un bug, c’est une fonctionnalité. Karp assume cette obsession de la vitesse comme une doctrine de puissance. Dès 2023, répondant aux appels à ralentir le développement de l’IA militaire, il prévenait : « Nos adversaires ne feront pas une pause pour se livrer à des débats théâtraux […] Ils avanceront. » Quelques lignes plus loin, il concluait que les sociétés libres ne pourraient l’emporter par la seule attraction morale, estimant que le hard Power du XXIe siècle serait construit sur le logiciel… notamment le sien.
Trois ans plus tard, son discours a encore gagné en netteté. Interrogé sur les bouleversements politiques et sociaux provoqués par l’IA, Karp reconnaît que « ces technologies sont dangereuses pour la société ». Il ajoute aussitôt que leur seule justification possible est stratégique : si les États-Unis ne les développent pas, leurs adversaires le feront. Par ailleurs, le philosophe de formation règle leur compte à ses collègues des sciences humaines, souvent électeurs démocrates : « cela détruira les emplois dans les humanités », au profit des métiers techniques et aux travailleurs issus de formations professionnelles.
Les critiques de Karp lui accolent volontiers l’étiquette de technofasciste, mais il ne propose pourtant pas d’abolir les élections. Son projet déclaré reste celui d’une démocratie occidentale réarmée, technologiquement capable de défendre ses intérêts. Pour lui, le problème est ailleurs : la démocratie peut délibérer, à condition de ne pas perdre la course pendant ce temps. Arnaud Miranda donne un nom utile à ce glissement lorsqu’il décrit, à propos de la néoréaction, « l’épuisement de la grammaire démocratique au profit d’une grammaire de l’efficacité ». Karp n’est pas Curtis Yarvin, et cette formule ne suffit pas à faire de lui un néoréactionnaire. Elle fournit en revanche un bon test : que reste-t-il de la délibération lorsque vitesse, efficacité et supériorité technique deviennent les conditions préalables de la survie politique ? Le risque de glissement vers un régime techno-autoritaire est dès lors réel.
Alex Karp ne prône pas la fin de la démocratie, mais sa soumission à l’efficacité technique. Peter Thiel va plus loin dans sa critique des régimes politiques occidentaux. À eux deux, ils illustrent le danger d’une dérive vers un régime autoritaire au nom même de la défense de la démocratie.
Peter Thiel pousse beaucoup plus loin la défiance envers les institutions occidentales. Le cofondateur de Palantir n’est pas le double idéologique de Karp : ce dernier veut remettre la technologie au service de l’État occidental, tandis que Thiel a longtemps cherché les moyens de s’extraire de la politique ordinaire. Il l’écrivait sans détour en 2009 : « Je ne crois plus que liberté et démocratie soient compatibles. » Sa conclusion était l’exit : cyberespace, seasteading (base d’habitation en mer en dehors des eaux territoriales), espace, nouvelles technologies capables d’ouvrir des territoires où l’action individuelle échapperait davantage au pouvoir démocratique.
Avec Thiel, l’économie politique suit la même pente glissante. Loin de chanter les vertus de la concurrence pure et parfaite, il conseille à l’entrepreneur qui veut créer et conserver durablement de la valeur : « Cherchez à bâtir un monopole. »
Zero to One développe autour de cette idée tout un imaginaire du fondateur, du secret découvert avant les autres, de l’entreprise unique et du domaine difficile à attaquer. Le bon entrepreneur ne doit pas devenir interchangeable : il doit fabriquer la position depuis laquelle les autres ne peuvent plus facilement le remplacer, un peu comme Palantir, en somme.
Avec The Straussian Moment, la question quitte l’entreprise pour rejoindre le renseignement et l’exception. Thiel y oppose aux lenteurs internationales une architecture plus discrète : « Au lieu des Nations unies, remplies de débats parlementaires interminables et sans conclusion, nous devrions envisager Echelon. » Le propos s’inscrit dans une réflexion sur l’espionnage, la suspension de certaines règles et les moyens permettant au monde occidental de survivre après le 11– Septembre. Thiel garde pourtant une limite importante : suivant jusqu’au bout la logique de Carl Schmitt, avertit-il, l’Occident pourrait vaincre son ennemi au prix de devenir semblable à lui.
C’est ici que Les Lumières sombres et Apocalypse Nerds deviennent utiles, sans remplacer les textes de Thiel par le commentaire de ses critiques. Miranda replace fondateur, exit, État-entreprise et primat de l’efficacité dans une généalogie post-politique. Nastasia Hadjadji et Olivier Tesquet décrivent de leur côté une idéologie suffisamment modulaire pour se brancher sur des entreprises, du capital et des appareils de pouvoir. La qualification de « technofascisme » leur appartient, mais le mécanisme qu’ils mettent en évidence est plus intéressant pour Palantir : une idée change de nature lorsqu’elle rencontre une infrastructure capable de la rendre opératoire. Olivier Tesquet pousse cette logique à son terme : « Ce que le marché achète, ce n’est pas un bilan : c’est une promesse eschatologique. L’idée que Palantir sera le système nerveux du prochain ordre mondial. » Rien que ça.
Joel Kotkin permet cependant de recentrer notre débat. The Coming of Neo-Feudalism ne parle pas de Palantir et son intérêt tient précisément à cette distance : au fond, la question n’est pas tant de savoir ce que pensent Karp et Thiel que de déterminer qui possède les capacités dont les autres dépendent. Pour Kotkin, la classe moyenne occidentale est en voie d’écrasement, coincée entre la montée en puissance d’une nouvelle caste néoféodale de seigneurs de la tech qui concentre richesse et moyens de production – appuyée par un clergé de consultants ou programmeurs – et les serfs modernes, qui ne possèdent que leur force de travail.
À l’aune de l’autonomie et la dépendance, le scénario du kill switch américain serait presque trop simple et Palantir le conteste formellement. À propos de la DGSI, Pierre Lucotte, directeur général adjoint de Palantir France, assure qu’« il n’y a aucun moyen pour Palantir d’arrêter l’utilisation du logiciel ». Il affirme que Gotham fonctionne sur l’infrastructure de la DGSI, dans un réseau fermé non connecté à Internet, et que l’entreprise n’accède pas aux données. À la fin de son contrat, la France cesserait juste de bénéficier des mises à jour. Dont acte.
Le problème commence après. Le recours à Palantir devait être temporaire lors de la première signature en 2016. Le contrat a depuis été renouvelé trois fois. Maintenant que ChapsVision a remporté le marché, son président, Olivier Dellenbach, estime qu’il ne serait « pas choquant » de prévoir deux ans pour migrer les systèmes et les processus. La France peut donc sortir des griffes de Palantir et elle le fait. Seulement, reprendre les clés demande une autre solution, des compétences, du temps, de la migration et la capacité d’assurer la continuité opérationnelle pendant la transition.
Londres décrit le même mécanisme sous le terme de vendor lock-in. Le PAM découvre de son côté qu’il ignore encore combien lui coûterait une rupture avec la plateforme DOTS de Palantir. Le fief moderne n’a donc pas besoin d’une herse qui tombe, il suffit que partir soit long, cher, techniquement délicat ou opérationnellement risqué. Le souverain reste libre en droit, mais sa liberté pratique se mesure au prix de la rupture avec un fournisseur qui s’est intimement imbriqué dans ses bases de données et processus de décision. C’est beaucoup moins spectaculaire qu’un bouton rouge. C’est aussi plus contraignant.
Cette dépendance serait plus simple à dénoncer si Palantir fonctionnait mal. Le dossier dit exactement l’inverse. Non seulement Palantir est efficace, mais il sait lâcher du lest quand il faut. En Ukraine, plus de cent entreprises utilisent déjà Brave1 Dataroom pour entraîner leurs propres IA sur des données réelles du champ de bataille. La plateforme a été mise en place avec le ministère ukrainien de la Défense, d’autres institutions nationales et Palantir. Karp lui-même reconnaît les limites de l’appropriation américaine : « Une partie de ce système, c’est nous, mais une grande partie a été construite par eux. »
La même ambiguïté apparaît dans la police. Face aux critiques suscitées par ses contrats avec ICE, la police de l’immigration américaine, Palantir a développé de nouveaux mécanismes permettant de rechercher les sessions d’un utilisateur, voir quelles données il a consultées et déclencher des alertes sur certains comportements. À Londres, un outil Palantir déployé pendant une semaine a conduit la Metropolitan Police à ouvrir des investigations visant des centaines de ses propres agents, notamment pour corruption, abus de systèmes informatiques et manquements professionnels. Concentrer l’analyse peut donc aussi renforcer l’audit de ceux qui l’utilisent.
C’est toute la force de Palantir. La société sait se rendre indispensable en résolvant des problèmes que les administrations peinent parfois à résoudre seules : croiser les données, faire apparaître les relations, accélérer l’analyse, rendre l’information exploitable. Contre un mauvais seigneur, il est aisé de sortir les fourches. Un seigneur qui sait se rendre indispensable donne d’autant moins envie de reprendre les clés du domaine que c’est lui qui détient une partie du trousseau et qui cornaque le guet.
Et aux États-Unis, le guet veille sous stéroïdes numériques. ELITE, pour Enhanced Leads Identification & Targeting for Enforcement, l’outil utilisé par l’ICE, permet de faire apparaître sur une carte des personnes susceptibles d’être expulsées, d’ouvrir leur dossier et d’attribuer un score de confiance à leur adresse. Le guide obtenu par 404 Media indique notamment l’emploi de données provenant du Department of Health and Human Services et d’autres administrations.
Documents internes, marchés publics et témoignage sous serment d’un responsable d’ICE montrent que l’application sert aussi à repérer des lieux où se concentrent des personnes que l’agence pourrait chercher à interpeller. L’outil n’arrête personne, mais indique où regarder, qui faire remonter et avec quel degré de confiance. L’agent humain garde la décision sous pression de la machine.
Là encore, la boucle s’est raccourcie, même s’il ne faut pas confondre une frappe militaire et une procédure d’éloignement. Le geste informatique présente toutefois une parenté frappante : avaler des données dispersées, les relier, faire émerger une personne ou un objet, lui attribuer une pertinence, puis le placer devant celui qui possède le pouvoir légal d’agir.
Palantir ne récupère pas formellement la prérogative souveraine d’arrêter, d’expulser ou de frapper. Il construit de plus en plus l’interface à travers laquelle cette prérogative s’exerce et c’est là que se loge son pouvoir le plus puissant. Le logiciel ne dit pas nécessairement au roi quoi décider, il choisit ce que le roi voit avant de décider : quel signal sort du bruit, quelle personne apparaît à l’écran, quelle cible remonte, quelle relation semble importante, quelle alerte devient urgente. Le vassal n’a pas pris le trône, il s’est installé dans la salle des cartes et le poste de commandement.
Karp répondrait que, sans cette salle des cartes, le souverain aveugle perdra face à celui qui en possède une meilleure. L’argument fait mouche : un État incapable de voir, de produire, de protéger ou de combattre n’est guère souverain. La difficulté commence lorsqu’il doit louer durablement les instruments de cette puissance. Le château porte toujours son drapeau, le roi signe toujours les ordres, mais une partie stratégique du système nerveux de l’État reste sous licence.
Le prochain épisode enrichira encore le tableau. Pendant que les seigneurs américains sécurisent des citadelles fermées, Qwen, DeepSeek et leurs voisins chinois utilisent une stratégie inverse : disséminer largement des modèles adaptables et hébergeables localement. La récente « guerre des clones » entre Anthropic et Alibaba montre déjà cette ligne de fracture. Reste à savoir si un fief reste-t-il un fief lorsqu’on en distribue les plans ?
Palantir ne constitue déjà plus à lui seul tout le fief régalien. Depuis 2024, l’entreprise travaille avec Anduril pour relier davantage les données recueillies au plus près du terrain aux systèmes d’IA et aux environnements de défense. L’objectif déclaré est de fluidifier la chaîne entre le tactical edge, les plateformes de données et les modèles déployés pour la sécurité nationale.
Anduril pousse cette logique vers l’autre extrémité avec Lattice, son environnement de commandement et de contrôle, conçu pour faire travailler ensemble capteurs, systèmes autonomes et moyens d’action (drone d’interception, comme l’Anduril Roadrunner, brouilleur de signal, tourelle de tir automatique, système de cyberdéfense). La répartition des rôles n’est pas absolue, mais les deux sociétés se complètent remarquablement : Palantir excelle dans la fusion des données et l’aide à la décision, Anduril relie davantage cette décision aux objets qui perçoivent et agissent.
Les deux groupes se retrouvent désormais sur des programmes stratégiques de premier rang. En mars 2026, ils travaillaient ensemble au logiciel du projet américain de bouclier antimissile Golden Dome. Le fief régalien ne s’arrête donc plus au tableau de bord : capteurs, données, fusion, détection, décision, effecteurs et retour d’information commencent à former une même boucle.
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Le nom a gardé quelque chose de bon enfant, un barbecue, entre voisins, pour parler startups. Treize ans plus tard, c’est plus de 10 000 personnes qui convergeront vers le Bella Center de Copenhague, dont 4 000 fondateurs et opérateurs et près de 2 000 investisseurs venus de plus de 90 pays. Le nom n’a …
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Adopté en un temps record, le Model Context Protocol (MCP) connecte les IA aux données et outils du monde réel. Comment ça marche ?

[Deal du jour] Avec son pavé tactile intégré, le Logitech K400 Plus remplace à lui seul le duo clavier-souris devant le téléviseur. Amazon le propose actuellement à 24,99 € au lieu de 31,88 €.

Lancé fin juillet 2026, The Looking Glass permet de choisir un lieu et une époque pour générer avec l’IA une image du passé ou du futur. Une sorte de machine à voyager dans le temps, qui assume d’inventer ce qu’elle montre.

Cette semaine, l'actualité numérique a surtout été rythmée par la multiplication des fuites sur GTA 6 : le leaker prétend posséder une build du jeu et menace Rockstar Games. Dans le monde de l'IA, Google a relancé sa promotion « Gemini gratuit » pour les étudiants et ChatGPT s'apprête à déployer les publicités en France.

En mars 2025, ChatGPT produisait une carte de France complètement délirante, remplie de villes imaginaires. Dix-sept mois plus tard, le résultat est méconnaissable -- mais pas 100 % convaincant. L'occasion de ressortir un autre petit défi des générateurs d’images : le verre de vin rempli à ras bord.

J’ai troqué mon Dyson V15 Detect Absolute contre le dernier aspirateur-laveur de Dreame. Après plusieurs semaines d’utilisation, le T16 Pro Heat m’a convaincu que cette catégorie avait suffisamment progressé pour remplacer définitivement un aspirateur-balai traditionnel.

Aujourd’hui, le deal du jour vient directement de la maison. La rentrée approche avec son cortège de nouveaux abonnements, et Numerama+ vous permet de faire d’une pierre deux coups en vous offrant Surfshark One pendant un an.

Vous en avez marre d'être ajoutés à des groupes WhatsApp par de parfaits inconnus ? Entre les spams et les notifications abusives, ces invitations forcées sont un vrai fléau. Il y a un moyen simple et rapide de bloquer ces ajouts indésirables.

[Deal du jour] Le Roborock Saros Z70, premier robot aspirateur grand public équipé d'un bras articulé pour ramasser vos chaussettes, est désormais bien plus accessible.

Du côté de l'industrie du jeu vidéo, la pression monte d'un cran autour du projet le plus attendu de la décennie : GTA 6 fait une nouvelle fois les frais d'une fuite massive qui secoue Rockstar Games. Pendant ce temps, la galaxie Star Wars continue de passionner les fans avec les révélations de la saison 2 d'Ahsoka. Enfin, la folie des collectionneurs s'apprête à passer un cap historique avec l'annonce des précommandes ultra-limitées pour le 30ᵉ anniversaire de la licence Pokémon. Tour d'horizon des trois grosses infos pop culture du moment.
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[Deal du jour] La Google Pixel Watch 5 est disponible depuis hier en France à 419 €. Rakuten l'affiche déjà à 389 €, soit 30 € de moins que le tarif officiel du Google Store.
A partir du 24 août 2026, ChatGPT Ads sera déployé dans 31 pays européens, parmi lesquels la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas ou encore la Suède. OpenAI change ainsi d’échelle dans le déploiement de son activité publicitaire, lancée six mois plus tôt aux États-Unis.

Le 20 août 2026, plusieurs abonnés européens à YouTube Premium ont commencé à recevoir des notifications annonçant une hausse de prix. Si la France n’est pas encore officiellement concernée, elle pourrait à son tour être touchée par cette nouvelle vague d’augmentations.

[Deal du jour] Le Midea PortaSplit a été l’un des produits les plus convoités de l’été. Au plus fort de la pénurie, cette climatisation mobile s’est même affichée jusqu’à deux fois son prix sur certaines plateformes de revente. Elle revient aujourd’hui en stock à 899 €, soit 100 € sous son tarif habituel.
Le cabinet Synergy Research Group vient de publier une mise à jour de son classement des principaux marchés mondiaux de centres de données hyperscale. Le constat est sans appel : les États-Unis occupent 15 des 20 premières places, contre 14 l’an dernier.
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Double nouveauté chez Free Mobile : l'opérateur est désormais compatible avec les montres Pixel Watch et vend directement les montres de Samsung dans ses magasins et sur son site.
Un article sponsorisé permet à une marque de prendre la parole dans un cadre éditorial crédible, auprès d’une audience déjà attentive au sujet traité. Contrairement à un format publicitaire court, il laisse le temps d’expliquer une expertise, de présenter une offre et de donner au lecteur des informations utiles. Article sponsorisé et publi-rédactionnel : quelle …
L’article Article sponsorisé: un levier incontournable de la stratégie de contenu de marque est apparu en premier sur FW.MEDIA.
La Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA), le FBI, la National Security Agency, le Department of Energy et l’Environmental Protection Agency viennent de publier un avis commun décrivant une menace active contre les automates programmables industriels (PLC pour « programmable logic controllers ») Siemens de la série S7.

À partir de la fin de l’année 2026, Apple Music affichera des labels pour signaler certains morceaux créés avec de l’intelligence artificielle. Une nouveauté qui arrive après celles de Spotify et surtout Deezer, déjà bien plus avancé sur la détection des titres générés par IA.
Jusqu'à présent, YouTube faisait cohabiter deux logiques de comptage bien différentes. Les Shorts enregistraient une vue dès que la lecture démarrait, tandis que les vidéos plus longues nécessitaient environ 30 secondes de visionnage avant que le compteur ne bouge. Cette différence de traitement créait une forme de confusion chez les créateurs, qui avaient du mal à comparer la performance réelle d'un Short et d'une vidéo classique traitant du même sujet, les chiffres pouvant varier fortement pour une audience pourtant comparable.
YouTube a donc choisi d'harmoniser les règles en retenant la méthode la plus généreuse : celle qui compte une vue dès la première frame. Cette règle s'appliquera à tous les formats, y compris les diffusions en direct.
YouTube justifie cette évolution par une volonté de cohérence entre les formats et de clarté pour les créateurs, afin qu'ils puissent mieux évaluer leur exposition réelle sur la plateforme. Mais le contexte concurrentiel joue clairement un rôle.
TikTok et Instagram utilisent déjà ce mode de comptage depuis des années, ce qui leur permet d'afficher des chiffres de vues nettement supérieurs à ceux de YouTube pour un visionnage comparable. X, de son côté, applique un seuil de deux secondes, une option que YouTube n'a pas retenue.
En basculant sur la règle la plus permissive du marché, YouTube aligne ses statistiques publiques sur celles de ses principaux concurrents. Les créateurs pourront ainsi mettre en avant des compteurs de vues plus élevés auprès des marques et des sponsors, sans que cela ne reflète nécessairement une hausse réelle de leur audience engagée.
YouTube est clair sur ce point : ce changement ne touche que l'affichage public des vues, pas les revenus des créateurs. La rémunération continuera de se baser sur les "Engaged Watch Hours" et les "Engaged Shorts views", des métriques disponibles dans YouTube Analytics en mode avancé.
L'éligibilité au Programme Partenaire YouTube (YPP) n'est pas non plus modifiée. Les seuils d'entrée existants restent les mêmes, mais changent de nom : les "valid public Shorts views" et "valid public watch hours" deviennent respectivement les "qualified Shorts views" et "qualified watch hours".
Avec la lecture automatique activée par défaut sur de nombreuses interfaces, notamment le fil d'accueil et les recommandations, le nouveau mode de comptage pourrait faire grimper les vues publiques de façon spectaculaire, sans que cela corresponde à une audience réellement attentive. YouTube n'a pas encore communiqué sur la manière dont cette situation sera gérée ni sur d'éventuels ajustements à venir. C'est un point que les créateurs et les marques devront surveiller de près dans les semaines suivant le lancement, le 24 août.
L’article "YouTube va compter les vues dès la première seconde à partir du 24 août" a été publié sur le site Abondance.
Cet article a été réalisé en collaboration avec UPDF

Éditer des contrats, récupérer des billets de concert, mettre en page un CV ou formaliser un travail universitaire : des millions d’entreprises, d’institutions et d’individus utilisent quotidiennement le format PDF. UPDF est un outil qui répond à tous les problèmes concrets du quotidien, disponible temporairement à un prix préférentiel alléchant.
Cet article a été réalisé en collaboration avec UPDF
Il s’agit d’un contenu créé par des rédacteurs indépendants au sein de l’entité Humanoid xp. L’équipe éditoriale de Numerama n’a pas participé à sa création. Nous nous engageons auprès de nos lecteurs pour que ces contenus soient intéressants, qualitatifs et correspondent à leurs intérêts.

Le 20 août 2026, OpenAI a dévoilé un plug-in permettant à ChatGPT d’interagir avec l’app Messages sur Mac. Une nouveauté technique qui prend une tout autre dimension dans le contexte du bras de fer entre Apple et l’Union européenne sur l’ouverture d’iOS.
SFR a informé ses clients qu’un « incident de sécurité » avait été détecté le 2 juillet dernier, rapporte BFM. Cette cyberattaque a touché « un outil de gestion d’analyse des raccordements Fibre » et a permis au hacker d’accéder à plusieurs catégories d’informations concernant les abonnés, notamment leur civilité, nom, prénom, adresse, numéro de téléphone mobile, identifiant de contrat ainsi qu’à des données techniques relatives à leur ligne.

GitHub est revenu sur les causes de la panne géante qui a paralysé la plateforme le 17 août. En cause : un pic de trafic que l'infrastructure n'a pas su absorber.

Plusieurs détails aperçus dans les nouvelles vidéos de GTA 6 ont relancé l’hypothèse d’une version PC déjà fonctionnelle. Mais qu'en est-il vraiment ?
Dans sa communication officielle, OpenAI justifie cette expansion par la nature même des usages observés sur ChatGPT. Les utilisateurs ne tapent plus de simples mots-clés comme sur un moteur de recherche classique : ils décrivent un objectif, un projet, des contraintes précises. Préparer un voyage, choisir un logiciel professionnel, meubler un appartement ou se lancer dans un nouveau loisir font partie des exemples cités par l'entreprise.
Pour OpenAI, ChatGPT est ainsi devenu un espace où les décisions se construisent progressivement, ce qui en fait un terrain particulièrement intéressant pour les annonceurs. L'objectif affiché est de permettre aux marques d'intervenir à différentes étapes du parcours client, au moment où les utilisateurs comparent leurs options et s'apprêtent à trancher.
Point important pour les utilisateurs de ChatGPT : les publicités ne toucheront que les comptes gratuits (Free) et l'offre Go. Les formules payantes, Plus, Pro et Enterprise, resteront sans publicité. Cette répartition suggère qu'OpenAI utilise la publicité comme un levier pour financer l'accès gratuit ou peu coûteux à son service, plutôt que comme une source de revenus généralisée à l'ensemble de sa base d'utilisateurs.
Le lancement européen ne sort pas de nulle part. OpenAI rappelle avoir commencé à tester la publicité dans ChatGPT en février, avec un projet pilote limité aux États-Unis. Au fil des six derniers mois, l'entreprise a progressivement étendu le dispositif à huit marchés supplémentaires avant d'annoncer cette arrivée massive en Europe.
En parallèle, l'infrastructure publicitaire elle-même s'est étoffée :
OpenAI indique que des dizaines de milliers d'annonceurs ont déjà utilisé ChatGPT pour développer leur activité depuis le lancement du pilote. L'inscription pour les entreprises intéressées se fait sur ads.openai.com.
L’article "ChatGPT Ads arrive en Europe : la publicité s’invite dans vos conversations avec l’IA" a été publié sur le site Abondance.
Depuis février 2025, en réponse à la demande du Conseil européen, la Commission européenne a présenté au Conseil et au Parlement, pour adoption, douze propositions de simplification, également appelées « trains de mesures omnibus ».
En particulier, le septième train de mesures, proposé par la Commission le 19 novembre 2025, comprend les deux textes suivants visant à simplifier le cadre législatif pour le numérique :
Ces textes visent à simplifier le cadre législatif applicable aux données et à l’intelligence artificielle, mais ont également des impacts sur la cybersécurité.
En effet, face à l’accumulation de normes sectorielles et transversales, les directions juridiques et les responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) peinent à rationaliser leurs politiques de conformité.
L’obligation de notifier les incidents de sécurité varie aujourd’hui d’un texte à l’autre, créant de l’incertitude juridique et des doublons opérationnels. Ainsi :
Ce chevauchement engendre un risque de sur-notification et une mobilisation inefficace des équipes de crise.
Face au chevauchement de ces régimes (NIS 2, DORA, RGPD, CRA, RIA), la Commission européenne a soumis le septième train de mesures « Omnibus numérique », afin de rationaliser le droit du numérique européen.
Ce train de mesures adapte les règles sectorielles pour éviter qu’un même incident (ex. un ransomware touchant un logiciel médical géré par une IA) n’oblige l’entreprise à rédiger quatre déclarations parallèles avec des repères temporels contradictoires (24h, 72h, 15j).
Il modifie et précise les dispositions du RGPD en matière de notification pour aligner les règles sur la logique Cyber (NIS 2 / DORA / CRA / RIA). L’objectif est d’éviter la « sur-notification » préventive à la Cnil pour les incidents purement techniques où l’atteinte aux données n’est pas encore établie.
A ce titre, dans un avis commun (10) , le Comité européen de la protection des données (CEPD/EDPB) et le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD/EDPS) sont favorables à l’augmentation du seuil de risque conduisant à l’obligation de notifier une violation de données à l’autorité de protection des données compétente et à la prolongation du délai pour soumettre une telle notification car cela réduirait considérablement la charge administrative pesant sur les organisations sans porter atteinte à la protection des données à caractère personnel des personnes.
Pour les systèmes d’IA intégrés dans des secteurs critiques couverts par NIS 2 ou DORA, les obligations de déclaration sous le RIA sont réarticulées : si un incident d’IA relève d’une attaque de cybersécurité sans violation directe des droits fondamentaux, les canaux de déclaration NIS 2 / DORA priment afin d’éviter les doublons déclaratifs.
Le Guichet Unique de Notification (Single-Entry Point ou SEP) est l’innovation centrale du paquet Omnibus numérique pour concrétiser la simplification administrative.
Il s’agit d’une plateforme numérique centralisée à l’échelle européenne, développée et maintenue sous la responsabilité de l’ENISA (Agence de l’UE pour la cybersécurité) qui permet :
Ainsi, au lieu d’alimenter séparément les portails de la Cnil, de l’ANSSI, de la DGCCRF ou du Bureau de l’IA, l’entité victime d’un incident remplit un formulaire unifié en ligne.
En anticipant cette convergence des règlementations et des obligations de notification, les entreprises pourraient se doter d’une réelle valeur ajoutée stratégique : passant d’une conformité subie à un levier d’agilité organisationnelle et commerciale.
Pour cela, ces acteurs doivent mettre à jour leurs trames contractuelles avec leurs fournisseurs TIC et revoir ou prévoir leurs procédures de gestion d’incidents pour s’adapter à la rationalisation des règles.
(1) Proposition de règlement dit « omnibus numérique » : Proposition de règlement du Parlement Européen et du Conseil modifiant les règlements (UE) 2016/679, (UE) 2018/1724, (UE) 2018/1725 et (UE) 2023/2854 ainsi que les directives 2002/58/CE, (UE) 2022/2555 et (UE) 2022/2557 en ce qui concerne la simplification du cadre législatif numérique, et abrogeant les règlements (UE) 2018/1807, (UE) 2019/1150 et (UE) 2022/868 ainsi que la directive (UE) 2019/1024.
(2) RGPD : Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE.
(3) RPDUE : Règlement (UE) 2018/1724 du Parlement européen et du Conseil du 2 octobre 2018 établissant un portail numérique unique pour donner accès à des informations, à des procédures et à des services d’assistance et de résolution de problèmes, et modifiant le règlement (UE) n° 1024/2012.
(4) « Vie privée et communications électroniques » : Directive 2002/58/CE du Parlement européen et du Conseil du 12 juillet 2002 concernant le traitement des données à caractère personnel et la protection de la vie privée dans le secteur des communications électroniques.
(5) « Omnibus numérique sur l’IA » : Règlement (UE) 2026/1744 du Parlement européen et du Conseil du 8 juillet 2026 modifiant les règlements (UE) 2024/1689, (UE) 2018/1139 et (UE) 2023/1230 en ce qui concerne la simplification de la mise en œuvre des règles harmonisées concernant l’intelligence artificielle.
(6) RIA : Règlement (UE) 2024/1689 du Parlement européen et du Conseil du 13 juin 2024 établissant des règles harmonisées concernant l’intelligence artificielle et modifiant les règlements (CE) n° 300/2008, (UE) n° 167/2013, (UE) n° 168/2013, (UE) 2018/858, (UE) 2018/1139 et (UE) 2019/2144 et les directives 2014/90/UE, (UE) 2016/797 et (UE) 2020/1828.
(7) NIS 2 : Directive (UE) 2022/2555 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de cybersécurité dans l’ensemble de l’Union, modifiant le règlement (UE) no 910/2014 et la directive (UE) 2018/1972, et abrogeant la directive (UE) 2016/1148.
(8) Cyber Resilience Act ou CRA : Règlement (UE) 2024/2847 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2024 concernant des exigences de cybersécurité horizontales pour les produits comportant des éléments numériques et modifiant les règlements (UE) n° 168/2013 et (UE) 2019/1020 et la directive (UE) 2020/1828.
(9) DORA : Règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) no 1060/2009, (UE) no 648/2012, (UE) no 600/2014, (UE) no 909/2014 et (UE) 2016/1011.
(10) Avis commun du CEPD du 10 février 2026 : EDPB-EDPS Joint opinion 2/2026 on the Proposal for a Regulation as regards the simplification of the digital legislative framework (Digital Omnibus) (en anglais).
Anthony Coquer
Carl Buffière
L’article Impacts de l’omnibus numérique sur la cybersécurité est apparu en premier sur Lexing Avocats.

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Quatre mots techniques, qui décrivent la chaîne complète d’un système de recommandation : sélectionner des contenus candidats, prédire ce que chaque lecteur va en faire, les classer, et représenter lecteurs et contenus sous une forme que la machine sait comparer.
Une offre d’emploi décrit des compétences recherchées, rien de plus. Sa valeur vient du recoupement : chez 1492.vision, nous observons de vrais flux Discover depuis deux ans, et ces mots recoupent très exactement ce que nous voyons passer. Voici trois exemples concrets, racontés simplement ; l’analyse complète, chiffres et graphiques à l’appui, est dans notre étude de référence (disponible en français et en anglais).
Commençons par le mot « prediction ». Chaque carte qui s’affiche dans un flux Discover a été évaluée par des modèles qui prédisent le comportement du lecteur : va-t-il s’arrêter dessus ? Cliquer ? Lire en profondeur ?
Ces prédictions laissent des traces bien concrètes : des scores, que nous observons sur les cartes de nos panels de test. Et elles se résument à deux questions étonnamment indépendantes :
Les deux peuvent diverger complètement, et c’est toute la définition du clickbait : un titre qui arrête l’œil de tout le monde et ne retient personne. À l’inverse, un contenu de niche peut engager profondément ses lecteurs sans jamais accrocher la majorité.
Dans nos mesures, ces prédictions collent au comportement réel observé ensuite sur le panel : quand le score d’engagement prédit est haut, l’interaction constatée est environ deux fois plus forte que quand il est bas.
La personnalisation se raconte en deux exemples.
Premier exemple. Sur nos comptes de test, nous avons comparé deux éditeurs de sport, sur la même thématique, face aux mêmes comptes. Le potentiel de leurs sujets, tel que le système lui-même l’évalue, était du même ordre. Résultat : pour l’un des deux, les prédictions d’engagement étaient environ 2 fois plus élevées, et la visibilité finale dans les flux environ 8 fois plus forte, à sujet comparable.
Le détail qui surprend : l’éditeur dominant est celui que nos comptes de test suivent le moins, au sens du bouton « Suivre » de Google. Ce qui fait la différence, c’est l’affinité que ces lecteurs ont déjà installée avec la source : un historique de lectures, d’interactions, de rendez-vous pris. Le modèle a appris que ces lecteurs précis s’engagent avec cette source, et il le prédit.
Deuxième exemple, pour situer le rôle du bouton « Suivre ». Pour un même éditeur tech, à sujets égaux, les comptes qui le suivent obtiennent des prédictions d’engagement presque doublées par rapport aux comptes qui ne le suivent pas, et une visibilité un peu plus forte. Suivre compte, comme un signal parmi d’autres qui nourrit l’affinité. L’affinité, elle, fait la décision.
D’où une boucle qui s’auto-renforce, lecteur par lecteur : un lecteur découvre une source et s’y engage ; cette affinité s’installe dans les modèles ; la source devient plus visible dans son flux ; il s’y engage davantage. La boucle favorise structurellement les sources qui ont su créer une relation avec leurs lecteurs, et la fidélisation devient un levier direct de visibilité Discover, mesurable dans les prédictions elles-mêmes.
La boucle d’affinité se renforce lecteur par lecteur. Schéma, mécanisme interprété à partir de nos observations.
Dernier mot de la liste : « embedding ». Derrière ce terme, une idée simple : pour vous recommander des contenus, la machine vous représente sous forme de coordonnées, et recommande ce qui est « proche » de vous.
Nos observations suggèrent que Google maintient plusieurs profils de vous en parallèle, plutôt qu’un seul : vos intérêts de fond, vos curiosités du moment, ce qui est en tendance autour de vous, et même un profil orienté achats. Votre flux du matin est le point de rencontre de ces différentes versions de vous.
C’est cohérent avec ce que tout utilisateur de Discover constate : le flux mélange vos passions stables, l’actu chaude et des essais parfois surprenants. Derrière ce qui ressemble à des sautes d’humeur de l’algorithme, il y a une architecture.
L’offre d’emploi valide un vocabulaire ; nos observations montrent la machinerie au travail. Pour un éditeur, trois conséquences :
Google a nommé publiquement les briques de sa machine à recommander. Nous, de l’extérieur, nous continuons à mesurer ce qu’elles font, carte après carte. L’analyse complète est ici.
Méthodologie : observations issues d’un panel de comptes de test sur de vrais flux Discover ; « suivre » s’entend au sens du bouton « Suivre » de Google, mesuré sur ce panel ; les deux cas éditeurs sont des illustrations sur de petits échantillons. Méthode complète, chiffres et graphiques : l’étude complète.
Damien Andell, co-fondateur de 1492.vision. Observations issues de l’analyse de vrais flux Google Discover ; les mécanismes décrits sont nos interprétations, pas des confirmations de Google.
L’article "Une offre d’emploi de Google confirme ce qu’on observe dans Discover" a été publié sur le site Abondance.

[Deal du jour] Brièvement disparue hier, l’offre sur le Samsung Odyssey OLED G9 est déjà de retour chez Carrefour. Cet immense écran OLED de 49 pouces repasse à 669,99 € au lieu de 1 099 €, soit son prix le plus bas jamais observé.
Marvell va contribuer au développement d’une gamme de puces destinées à l’écosystème des Tensor Processing Units (TPU) de Google, rapporte l’agence de presse Reuters.

YouTube a présenté, le 19 août 2026, plusieurs changements en cours de déploiement sur mobile, le Web et les téléviseurs. La plateforme promet notamment un lecteur vidéo plus épuré, une bibliothèque réorganisée et une meilleure intégration des Shorts sur grand écran.

Google remet le couvert pour la rentrée : douze mois de Gemini sont offerts aux étudiants. Le cadeau est néanmoins un peu moins intéressant que l'année dernière : les étudiants français reçoivent Google AI Plus (400 Go de stockage, environ 60 euros de valeur sur douze mois), et non plus l'abonnement AI Pro distribué en 2025.

Quelques mois après avoir abandonné son application Messenger sur macOS, Meta lance une version bêta de Meta AI pour Mac, avec pour objectif de concurrencer Claude ou ChatGPT. Pour l'instant, ce sont surtout les créateurs et les entreprises qui sont sa cible.

Depuis le 19 août 2026, plusieurs utilisateurs d'Instagram voient des messages leur indiquant que leurs notifications sont désactivées, alors que ce n'est pas le cas. Il s'agit probablement d'un bug.
Le constructeur Geekom a retiré de ses anciennes pages de support un installeur de pilote réseau que plusieurs moteurs d'analyse classent comme malveillant. Le fichier s'appelle Install_PCIE_Win11_11.10.0720.2022_11222022.exe et il dormait dans l'archive LAN partagée par six mini-PC de la marque : A7, A8, AE7, AE8, AX7 Pro et AX8 Pro.
Le signalement part d'un utilisateur de r/MiniPCs sur Reddit, et du site VideoCardz qui a vérifié lui-même en téléchargeant l'archive directement chez Geekom le 15 août dernier. VirusTotal, FileScan.IO, MetaDefender et YARAify réagissent tous les quatre, ce dernier en remontant même des signatures ClamAV qui nomment la famille Asruex.
Alors c'est déjà un peu chaud d'apprendre ça, surtout si vous avez un PC Geekom mais la problème c'est que ce n'est pas absolument pas une nouveauté !
En effet, le 29 décembre 2024, le propriétaire d'un AE8 explique
sur le forum ComputerBase
qu'il vient de réinstaller Windows, qu'il a pris ses pilotes sur le site du fabricant, et que Defender lui a sorti Trojan:Win32/Asruex.A au décompactage. Il dit ensuite avoir écrit à Geekom pour les prévenir.
20 mois plus tard, Tom's Hardware décrit sur les machines Geekom, des permissions administrateur, des frappes clavier interceptées et une connexion à un serveur de commande, et PCWorld raconte que des attaquants sont venus glisser une backdoor dans le paquet.
Ce fichier est donc bien un paquet Realtek générique, que DriversCloud héberge et redistribue depuis le 25 novembre 2022 et qui s'est fait vérolé ensuite en 2024. Sur l'origine de l'exemplaire qui traînait chez elle, Geekom dit dans son communiqué du 18 août qu'il s'agit d'une ressource obsolète oubliée sur de vieilles pages, mais jamais d'une intrusion.
Donc si vous avez téléchargé et lancé cet installeur LAN depuis une page support d'un de ces six modèles, vous êtes concerné !! Le Windows livré avec la machine n'est pas en cause, du moins d'après Geekom. Supprimez donc l'installeur, lancez un scan complet avec Windows Defender ou votre antivirus préféré, et récupèrez un pilote réseau faible chez Realtek ou directement via Windows Update.
De son côté, Geekom a invoqué la déesse de l'effet Streisand en demandant à VideoCardz de retirer son article mais VideoCardz a dit non évidemment...
Source : PCWorld
Si un site B2C commercialise un produit au même prix pour tout le monde, un site B2B doit gérer des comptes entreprise avec des grilles tarifaires personnalisées, des catalogues parfois confidentiels selon le client, des commandes en gros et des cycles de validation impliquant plusieurs interlocuteurs (acheteur, décideur, utilisateur final). Cette complexité métier se traduit mécaniquement par plus de développement spécifique, donc un budget plus élevé.
L'autre différence structurante est l'intégration aux systèmes existants. Un projet B2B part rarement d'une page blanche. Il doit se connecter à un ERP, parfois à un CRM et à un PIM, pour synchroniser stocks, tarifs et données produits. Cette brique technique est un facteur de coût supplémentaire que les projets B2C n'ont, la plupart du temps, pas besoin de budgéter avec la même ampleur.
Face à ce constat, certaines agences ont choisi de construire leur propre socle technique plutôt que d'adapter une plateforme généraliste à chaque nouveau projet. C'est le parti pris de l'agence nantaise Vigicorp, qui a développé BaseCart, sa solution ecommerce btob en interne.
Concrètement, BaseCart combine la robustesse d'un développement sur Symfony avec la rapidité de déploiement d'un socle déjà configuré pour les besoins spécifiques du B2B : gestion des comptes entreprise, catalogues privés, grilles tarifaires personnalisées, validation des commandes et devis.
L'architecture est modulaire, ce qui permet de n'activer que les fonctionnalités nécessaires au démarrage, puis d'ajouter des modules à mesure que l'activité évolue. L'intégration avec l'ERP, le CRM ou les outils comptables fait partie du socle, plutôt que d'être développée à chaque fois de zéro.
L'intérêt budgétaire de cette approche : partir d'un socle déjà pensé pour les enjeux du B2B réduit le temps de développement et le time-to-market par rapport à un projet 100 % sur-mesure, sans sacrifier la possibilité de personnaliser la plateforme selon le secteur d'activité et le modèle commercial de l'entreprise. Pour les projets aux exigences techniques encore plus poussées, Vigicorp propose également un développement entièrement sur-mesure en Symfony, notamment pour les logiques de tarification très spécifiques ou la gestion logistique multi-entrepôts.
Les budgets constatés sur le marché français varient fortement selon l'approche retenue. Une agence web française facture en moyenne entre 5 000 € et 12 000 € un site e-commerce simple, mais ce type de tarif correspond rarement aux besoins réels d'un projet B2B avec tarification personnalisée. Sur un échantillon de projets réels, le budget médian d'un développement e-commerce sur-mesure sans CMS no-code atteint environ 45 000 € et pour les gros catalogues B2B multi-sites, la médiane dépasse 75 000 €, avec un troisième quartile qui grimpe au-delà de 185 000 €
D'autres retours de terrain vont dans le même sens. Un site B2B connecté à un ERP, gérant plusieurs milliers de références et une dimension multi-pays, n'a rien de comparable en termes de budget avec une boutique Shopify basique, avec des écarts qui peuvent aller de 1 à 50 selon le périmètre. On peut résumer ces ordres de grandeur en trois familles de projets :
Ces chiffres restent évidemment des ordres de grandeur : chaque agence fixe ses propres tarifs, et le périmètre exact du projet reste le facteur déterminant.
Un budget e-commerce B2B complet doit couvrir plusieurs postes, souvent sous-estimés au moment du premier devis :
Cette liste rejoint un constat largement partagé sur le marché : les postes les plus souvent oubliés dans un budget e-commerce sont l'intégration aux outils de gestion existants, la préparation des données produits et la formation des équipes, alors même qu'un site techniquement abouti, mais mal pris en main en interne ne produira jamais les résultats attendus.
Plusieurs facteurs expliquent pourquoi deux projets B2B, en apparence similaires, peuvent afficher des devis très différents :
L’article "Combien coûte vraiment un projet e-commerce B2B ? Ce qu’il faut budgéter en 2026" a été publié sur le site Abondance.
Faire tourner un modèle en local sur un Mac, c'est réglé depuis un moment. Ce qui l'est moins par contre, c'est de brancher un agent de code dessus, parce qu'à chaque reprise de session, le serveur doit malheureusement remouliner des dizaines de milliers de tokens de contexte avant de sortir le premier mot...
Ce calcul, ça s'appelle le cache KV, et la plupart des serveurs le gardent en mémoire. Du coup, quand le modèle se décharge, le cache part avec dans le grand vide...
C'est pourquoi oMLX a pris le parti d'écrire ce cache sur le disque, au format safetensors, car le contexte déjà envoyé une fois, prompt système et fichiers lus compris, se recharge depuis le SSD au lieu d'être recalculé, y compris après un redémarrage du serveur.
De son côté, LM Studio conserve lui aussi son cache MLX sur disque , mais dans un fichier temporaire qu'il efface quand le modèle se décharge. Les deux outils écrivent sur le disque, mais un seul conserve réellement son cache.
Côté raccordement, le serveur oMLX expose l'API OpenAI et l'API Anthropic ce qui permet par exemple à Claude Code de taper directement sur localhost. Et y'a même un tableau de bord qui nous dit quoi faire dans le terminal pour brancher Claude Code ou d'autres avec oMLX.
Sur oMLX, le cache disque est donc actif d'office et son plafond par défaut, parce qu'il en faut bien un, se calcule à 10 % de la capacité du disque qui l'héberge. Sur un SSD d'un téraoctet par exemple, ça fait cent gigaoctets qui peuvent partir en cache sans que personne n'ait rien demandé. Donc prévoyez un peu de place... Après rassurez-vous, ça se vide d'un clic sur un bouton dans le tableau de bord et la taille peut se régler.
Le deuxième piège est plus sournois puisqu'une installation par défaut via pip ne compile pas les kernels Metal, et les modèles GLM-5.2, MiniMax M3 et Qwen3.5 retombent alors sans prévenir sur un chemin générique... Donc je vous incite fortement à utiliser uniquement les DMG proposés qui contiennent déjà les kernels Metal compilés comme il faut.
Reste à savoir ce que ça donne vraiment dans un usage quotidien... Le cache attaque l'attente avant le premier mot mais pas la vitesse à laquelle les mots sortent ensuite donc tout dépend du modèle et de la machine que vous avez. Mais en tout cas, pour un usage avec des agents (coding par exemple), ce sera plus efficace d'utiliser oMLX que Ollama ou LMStudio.
Source : omlx.ai

Trade Republic ajoute le Livret A à son application et franchit les 400 000 PEA. La néobanque allemande veut passer du statut de courtier à celui de banque principale des Français.
Vous recevez combien de SMS pourris par jour ? Moi, j'en ai tellement que mon téléphone vibre plus pour des arnaques que pour mes potes. "Votre colis est bloqué, cliquez ici" ... j'ai rien commandé. "Urgent : votre compte bancaire va être suspendu" ... j'ai pas de compte chez eux. "Bravo, vous avez gagné un iPhone" ... oui, et moi je suis le pape (après ça veut dire que je pourrai renommer la papamobile en korbenmobile, ça claque).
Aux USA, les gens se prenaient en moyenne 19,2 milliards de SMS spam par mois fin 2023. C'est près de trois fois plus qu'en 2021. Et ces conneries ne font qu'augmenter. Les escrocs ont compris une chose simple : on regarde nos SMS. On les ouvre. On clique. Et bim, votre compte est vide, votre identité est volée, et vous êtes bon pour passer trois jours au téléphone avec votre banque.
Surfshark a visiblement eu la même révélation que nous, sauf qu'eux, ils ont décidé de faire quelque chose. Depuis quelques jours ils ont lancé la Scam Text Protection. Une fonctionnalité qui utilise l'IA pour analyser vos SMS entrants en temps réel et détecter les arnaques avant que nous ne cliquions comme des débiles sur le lien.
En gros, l'outil scanne chaque SMS qui arrive sur votre téléphone. Il cherche les URLs dangereuses, les numéros d'expéditeurs suspects, et les patterns de social engineering. "Agissez vite", "votre colis est bloqué", "virement suspect détecté" & co, l'IA connaît le script.
Sur iOS c'est efficace mais assez brutal (trop ?) : le message suspect est automatiquement déplacé dans le dossier Spam de l'app Messages. Vous ne recevez même pas de notification. C'est comme si le SMS n'avait jamais existé. Pas de tentation, pas de clic, pas de problème.
Sur Android, c'est un peu plus transparent. Vous recevez une alerte de Surfshark qui vous prévient qu'un scam a été détecté. Vous cliquez sur la notif, et le message s'ouvre dans un environnement contrôlé, directement dans l'app Surfshark. Vous pouvez le lire sans risque, sans déclencher de lien malveillant par accident.
Et pour les Américains, il y a même un dashboard in-app qui estime combien d'argent vous avez économisé en évitant chaque arnaque (qui apparaitra sûrement chez nous un jour). C'est un gros gadget inutile, mais ça fait plaisir de voir "1 250$ sauvés" à la place d'un virement frauduleux. Bon, après c'est juste pour se la raconter un peu parce que c'est pas comme si vous seriez tombé dans le panneau à chaque arnaque (enfin j'espère pas pour vous).
Oui, vous avez bien lu. 35% de toutes les tentatives de phishing passent maintenant par SMS. On appelle ça le smishing (contraction de SMS et phishing), parce que les cybercriminels adorent les mots à la con.
Alors que la cybersécurité traditionnelle se concentre sur les malwares et le piratage, les arnaques modernes ciblent de plus en plus le comportement humain via des techniques d'ingénierie sociale qui exploitent la confiance, le sentiment d'urgence et les données personnelles exposées. Les arnaques sophistiquées par SMS sont très difficiles à repérer, surtout lorsqu'elles ne comportent aucune erreur facilement identifiable. L'outil est donc conçu pour détecter ces erreurs ou ces patterns suspects afin d'éviter toute interaction avec des acteurs malveillants.
Et le truc rassurant, parce que je sais que vous allez me demander si Surfshark lit tous vos SMS pour les vendre à Facebook, c'est que Surfshark promet que la fonctionnalité ne conserve pas vos messages, ne surveille pas votre téléphone en général, et n'utilise pas vos données privées pour entraîner ses modèles d'IA. On attendra un audit indépendant pour valider ça bien sûr, mais jusqu'ici le requin a toujours montré patte nageoire blanche.
Pour l'instant la Scam Text Protection est disponible pour les abonnés Surfshark One et Surfshark One+ . Si vous êtes sur le plan VPN de base, il va falloir upgrader, et ça tombe plutôt bien en ce moment, mais j'y reviens dans deux minutes.
Mais dans la vie, quand une porte s'ouvre, une autre se ferme. Début août 2025, Surfshark a annoncé qu'il arrêtait Surfshark Search, son moteur de recherche privé intégré. La raison ? Personne ne s'en servait.
Surfshark a été honnête dans son annonce : "Search adoption stayed limited to a very small share of our users". Bref, c'était le cancre de la classe. Alors ils ont décidé de couper l'herbe sous le pied de ce truc pour se concentrer sur ce que les gens utilisent vraiment : le VPN, l'antivirus, la protection contre les scams et la protection d'identité. Surfshark justifie ça par une philosophie simple qui est que chaque fonctionnalité doit mériter sa place en vous protégeant. Si personne ne l'utilise, elle dégage. C'est un peu cruel, mais c'est pragmatique.
Le calendrier de disparition est assez simple puisque sur iOS et Android c'est déjà supprimé. Pour la version desktop et les extensions navigateur, vous avez jusqu'à la fin 2026 pour dire au revoir.
R.I.P.
Si vous utilisiez Surfshark Search comme moteur par défaut, il va falloir migrer. Les alternatives classiques sont DuckDuckGo , Brave Search ou Startpage . C'est dommage, parce qu'un moteur de recherche privé sans pubs et sans trackers, c'était une bonne idée. Mais face à l'hégémonie des moteurs grand public et des chatbots IA, un moteur de recherche intégré dans une app VPN, c'était un peu mission impossible.
En vrai, ce double mouvement est très révélateur. Surfshark arrête un produit secondaire (Search) pour renforcer son cœur de métier et ajouter une fonctionnalité qui répond à un besoin immédiat et massif (la protection SMS). C'est de la consolidation intelligente et je trouve que l'échange est équitable (mais bon, j'utilisais pas trop leur search donc ...).
Le VPN reste le cœur du business. Mais Surfshark se transforme progressivement en une plateforme de sécurité multi-produits. VPN, antivirus, protection d'identité (Alert), suppression de données (Incogni) et maintenant protection anti-scam par SMS. Ils ne veulent plus être "juste" un VPN. Ils veulent être votre bouclier numérique global.
Et voilà les deux minutes que je vous avais promises, on va parler pognon. Du 17 août au 7 septembre, Surfshark lance son opération de fin d'été et le deal est simple : le plan One sur 24 mois passe au tarif du plan Starter, soit 2,49 € par mois au lieu de 2,79 €. Autrement dit, la suite complète (VPN, antivirus, bloqueur de pubs et le reste, Scam Text Protection comprise donc) vous coûte exactement le même prix que le VPN tout seul.
C'est relayé chez eux un peu partout, sur la page Deals, la page d'accueil et la grille tarifaire, et même si vous partez sur un Starter, on vous proposera de basculer sur le One au moment de payer. Bref, à ce tarif-là, prendre le plan de base n'a plus vraiment de sens, et ça garde à Surfshark sa très bonne place dans mon classement des meilleurs VPN du moment .
Si vous êtes comme moi et que vous en avez marre de recevoir trois SMS de merde par jour vous demandant de "confirmer votre identité" pour un colis que vous n'avez jamais commandé, cette fonctionnalité est une bénédiction. Surtout que ça fonctionne en arrière-plan, sans que vous ayez à devenir un expert en cybersécurité pour distinguer un vrai SMS de votre banque d'une arnaque.
Dans le doute, ne cliquez jamais sur un lien dans un SMS. Et si vous avez Surfshark One, laissez l'IA faire le tri à votre place.
La fronde continue de grossir aux Etats-Unis contre les projets de méga data centers. Les grandes entreprises technologiques doivent composer avec cette opposition des populations locales. Ce mouvement est suffisamment important pour commencer à peser sur les projets et pousser les responsables politiques à intervenir.