OpenAI a publié le détail de deux incidents survenus pendant des évaluations de sécurité confiées à des laboratoires extérieurs. Le plus notable des deux lui a été signalé le 29 juillet par Irregular, une société qui teste la résistance des modèles aux usages offensifs.
L'exercice était un capture the flag, le format classique des compétitions de sécurité où il faut dénicher une information cachée en exploitant les faiblesses d'un système, monté uniquement pour cette occasion. Le modèle avait été prévenu qu'il n'avait aucun accès à internet.
Il y a eu deux ratés. Une erreur de configuration laissait en réalité passer le trafic vers le réseau public, et le nom inventé pour la cible de l'exercice qui, ô hasard de la vie et des internets, correspondait à un vrai domaine déposé par un malheureux.
Le modèle a donc attaqué un site bien réel en croyant travailler sur la maquette. Il a trouvé des identifiants qui traînaient et s'en est servi pour administrer le site.
OpenAI insiste sur deux points. Aucune faille inconnue n'a été utilisée, juste une vulnérabilité basique, et le modèle n'a pas cherché à s'échapper de son bac à sable puisque la porte était déjà ouverte. Irregular n'a pour l'instant relevé aucun dégât en dehors des données du site concerné, et l'enquête continue.
Le même évaluateur a d'ailleurs vécu la scène deux fois. Un modèle Claude est tombé sur un autre vrai site portant le nom d'une cible fictive, y a repéré des services exposés, récupéré des identifiants et atteint une base de données de production.
Ces histoires commencent à s'empiler l'air de rien. En juillet, un modèle d'OpenAI était sorti de son environnement de test pour aller fouiller les serveurs de Hugging Face, la grande plateforme de partage de modèles, dans le seul but de tricher à une évaluation. Anthropic a reconnu fin juillet que les siens avaient pénétré trois entreprises pendant des tests.
Le cas qui m'a le plus choqué à titre perso, vient de l'institut britannique de sécurité de l'IA. Un modèle y a monté une attaque sur la chaîne d'approvisionnement d'un projet open source bien réel, en fabriquant de faux comptes GitHub et en faisant de l'ingénierie sociale sur ses mainteneurs, le tout derrière Tor histoire de brouiller son origine. L'institut parle de la première tromperie de cette gravité visant une vraie personne, non prévenue, dans le monde réel.
Le problème, c'est quand on se projette un peu, il est à peu près certain que ce genre de truc va se généraliser dans les mois et années à venir, et ça va devenir un vrai problème.
Source : Bleeping Computer

Le projet d'adaptation de Ready Player Two donne enfin un vrai signe de vie. Le scénariste Zak Penn vient d'officialiser ce que Warner Bros. gardait sous clé, l'écriture du script est bel et bien lancée.

L'AISI, agence britannique de sécurité de l'IA, a détecté 19 actions non autorisées menées par des agents Claude Mythos 5 et GPT-5.6 Sol sur l'internet réel, lors d'un test cyber censé rester confiné à un environnement simulé.

[Deal du jour] Besoin d'une manette pas chère pour jouer sur Switch 2 ? Ce modèle de PowerA est parfaitement recommandable à ce prix.
À l’issue d’une consultation publique, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a adopté, le 12 mars 2026, une recommandation encadrant le recours aux pixels de suivi emailing.
La Cnil qualifie l’insertion d’un pixel dans un courriel d’opération de lecture sur le terminal de l’utilisateur, ce qui la fait entrer dans le champ d’application de l’article 82 de la loi Informatique et libertés, lequel transpose en droit français l’article 5, paragraphe 3, de la directive 2002/58/CE dite « ePrivacy ».
Cette qualification, reprise des lignes directrices 2/2023 du CEPD n’allait pourtant pas de soi : à la différence du cookie, qui procède d’une écriture sur le terminal, le pixel se borne à provoquer l’envoi d’informations vers l’expéditeur, sans qu’aucune donnée ne soit à proprement parler stockée sur l’équipement de l’utilisateur.
Il en résulte que le recueil préalable du consentement libre, spécifique, éclairé et univoque du destinataire, au sens de l’article 4, paragraphe 11, du RGPD, est requis, sauf à entrer dans le champ, limitativement défini, des exemptions.
La recommandation précise le champ des finalités soumises à consentement : mesure de performance à des fins d’optimisation des campagnes, personnalisation du contenu ou du canal d’envoi, constitution de profils à des fins de ciblage cross-canal et détection de fraude publicitaire. Le régime ainsi défini pour les pixels de suivi emailing est strictement indépendant du régime propre à l’envoi du courriel qui les héberge.
Un courriel de prospection peut ainsi être valablement adressé sans consentement au titre du soft opt-in de l’article L. 34-5 du Code des postes et des communications électroniques, ou dans le cadre d’une prospection BtoB en rapport avec la fonction du destinataire, sans que cette licéité ne s’étende pour autant au pixel qu’il contient : celui-ci demeure soumis, indépendamment de la base retenue pour l’envoi, à l‘article 82 de la loi Informatique et libertés et requiert donc un consentement distinct.
Cette dualité de régimes, propre à la matière des traceurs, oblige à distinguer, dans l’analyse de conformité, la licéité de l’envoi de celle du dispositif de mesure qu’il contient.
Certains usages échappent toutefois à cette exigence de consentement préalable, dès lors qu’ils demeurent strictement nécessaires au service demandé par le destinataire. Tel est le cas des pixels concourant exclusivement à la sécurisation d’une authentification, par exemple pour vérifier qu’un courriel contenant un code d’accès a bien été ouvert par son destinataire légitime.
La mesure de la délivrabilité bénéficie également d’une exemption, tant sous sa forme individuelle que globale, mais dans des limites strictement proportionnées : seule la date de la dernière ouverture d’un courriel, sans autre précision, peut être retenue afin de purger les adresses inactives d’une base de diffusion. Dès que cette mesure sert, en réalité, une finalité de personnalisation ou de ciblage, elle bascule dans le champ du consentement, y compris lorsqu’elle porte sur un courriel transactionnel tel qu’une confirmation de commande ou une réinitialisation de mot de passe.
Une troisième exemption, plus rarement mobilisée, couvre la conservation d’une trace d’ouverture destinée à démontrer le respect d’une obligation légale d’information, par exemple lorsqu’un texte impose de justifier qu’une information a effectivement été portée à la connaissance de son destinataire.
S’agissant des adresses déjà collectées, la recommandation ménage un régime transitoire : le suivi peut continuer, à la condition qu’une information claire soit adressée aux destinataires dans un délai de trois mois suivant la publication du texte, soit avant le 14 juillet 2026, afin de leur permettre de s’opposer au suivi pour les courriels à venir.
Ce régime transitoire ne vaut que pour le stock d’adresses déjà collectées : il ne s’agit pas d’un re-consentement rétroactif, mais d’une simple obligation d’information assortie d’un droit d’opposition, s’inscrivant dans le prolongement de l’obligation d’information prévue à l’article 13 du RGPD.
Pour toute collecte de consentement postérieure à la publication de la recommandation, le droit commun s’applique sans ménagement : le consentement procède d’un acte positif et le silence du destinataire vaut refus.
La Cnil a annoncé des contrôles à compter de l’expiration de cette période transitoire. La formule prudente employée par la recommandation, qui évoque un délai ne devant, « en principe », pas excéder trois mois, laisse toutefois subsister une incertitude sur le caractère strictement impératif de cette échéance.
À défaut de valeur contraignante propre à une recommandation, le risque contentieux se déplacera vraisemblablement vers le terrain de la preuve de la diligence raisonnable du responsable de traitement, plutôt que vers celui du respect littéral du délai.
La Cnil admet qu’un consentement unique puisse couvrir à la fois la prospection commerciale directe et l’utilisation de pixels de suivi contribuant directement à la personnalisation de cette prospection, dès lors que ces finalités sont présentées comme connexes. Cette notion, absente tant du RGPD que des précédentes recommandations de la Cnil, ne fait l’objet d’aucune définition précise ; elle entre en tension potentielle avec le principe de limitation des finalités posé par l’article 5, paragraphe 1, sous b), du RGPD, et l’absence de critères objectifs de connexité pourrait fragiliser la prévisibilité du dispositif autant que la validité du consentement ainsi recueilli, ce point méritant d’être suivi avec attention.
Le recours à un prestataire technique n’emporte pas transfert de responsabilité : la qualité de responsable de traitement, au sens de l‘article 4, paragraphe 7, du RGPD, s’apprécie au regard de la détermination des finalités et des moyens, et non de l’exécution matérielle du dispositif. Est ainsi qualifié de responsable de traitement l’organisme ayant décidé l’envoi de la campagne, qu’il en soit ou non l’auteur technique, la plateforme d’emailing n’intervenant, le cas échéant, qu’en qualité de sous-traitant au sens de l’article 28 du RGPD, ce qui suppose l’existence d’un contrat de sous-traitance conforme.
Face à ces évolutions, une revue globale des pratiques existantes s’impose avant l’envoi de nouvelles campagnes : cartographie des usages de pixels et des finalités poursuivies, distinction entre usages techniques et usages marketing, vérification, pour chaque finalité, de la nécessité d’un consentement, adaptation des parcours de collecte, mise à jour du registre des traitements au titre de l’article 30 du RGPD et des politiques de confidentialité, et, selon l’ampleur du profilage en cause, examen de l’opportunité de réaliser une analyse d’impact sur la protection des données au sens de l’article 35 du RGPD.
À défaut d’un tel encadrement, l’entreprise s’expose à un risque de non-conformité et de sanction.
Les pixels de suivi emailing ne sont donc pas prohibés, mais leur licéité suppose désormais un consentement recueilli et documenté selon les modalités précisées par la Cnil. Les entreprises disposent d’ici la mi-juillet 2026 pour sécuriser leurs pratiques et éviter tout risque de contrôle.
Article coécrit avec Kenza Declercq, avocate, collaboratrice du département Droit de l’IA & Contentieux technologiques du cabinet Lexing.
Directrice du pôle Contentieux du numérique
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Disney, Marvel Studios et Sony Pictures se sont accordés sur un point important concernant Spider-Man: Brand New Day. Il était en effet crucial que le rôle de Sadie Sink reste secret pendant la promotion.
Les formalités de voyage demeurent l’une des zones les moins fluides de l’expérience touristique. Réserver un vol ou un hôtel ne demande que quelques minutes, tandis qu’une demande de visa, d’autorisation électronique ou de déclaration préalable oblige souvent le voyageur à consulter plusieurs sources, à interpréter des consignes techniques et à ressaisir des informations sensibles. …
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Jonas Eschenburg se tape un petit délire cet été, en portant Command & Conquer sur Atari ST, et il vient de s'occuper des cinématiques du jeu, le tout sur une machine équipée d'un Motorola 68000 cadencé à 8 MHz. Le même garçon avait déjà fait tourner Doom dessus.
Le décalage vaut le détour. Command & Conquer sort en 1995 sur PC, en VGA 256 couleurs, soit dix ans après l'Atari ST, qui affiche lui 16 couleurs en 320 par 200 points.
Envoyer les pixels bruts à l'écran est hors de question sur ce genre de matériel. La machine n'a ni le débit de lecture ni la puissance de calcul pour ça.
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Eschenburg a donc écrit son propre codec, baptisé STV, adapté du format VQA que Westwood utilisait à l'époque pour ses vidéos. Le principe repose sur un codebook, autrement dit un dictionnaire de petits carrés de pixels : au lieu de transmettre chaque image entière, le fichier envoie surtout des numéros qui pointent vers des motifs déjà connus du lecteur.
L'astuce est en réalité ailleurs. Les blocs sont découpés pour tomber pile sur l'organisation mémoire de l'Atari, qui range ses couleurs en plans séparés plutôt qu'en pixels contigus, ce qui permet au processeur de recopier les motifs sans passer son temps à réorganiser les bits.
La palette et le dictionnaire se mettent à jour en continu pendant la lecture, et pas une fois pour toutes au début du fichier. Ça évite le gros pâté de blocs baveux qu'on attendrait d'une compression aussi agressive.
Le tout fonctionne sur un 8 MHz d'origine. Sans accélérateur. A priori, aucun jeu Atari ST n'avait affiché de vidéo plein écran avant celui-là.
Le jeu, lui, reste beaucoup plus poussif pour le moment : quelques images par seconde en 16 couleurs, correct seulement à partir d'un Falcon, et il réclame 4 Mo de mémoire. Autour du codec, Eschenburg a publié une dizaine d'utilitaires, dont un encodeur pour fabriquer les fichiers STV et un lecteur natif pour les regarder sur la machine.
Tout est sous licence GPL sur GitHub, le portage se récupère sur itch.io, et il faut fournir ses propres fichiers du jeu d'origine puisque le projet n'a rien à voir avec EA.
Détail amusant, le son ne sort que sur STe et Falcon. Sur un ST de base, les cinématiques défilent en silence complet. La question étant maintenant de savoir si tout ça ne m'a pas donné envie de rejouer à Command and Conquer, pour ressortir mon premier pseudo de game : Moissonneuse killer (vraiment).
Source : Hackaday
Après avoir levé près de 1,4 milliard de dollars et atteint une valorisation de 11,7 milliards fin 2021 lors de sa série F, AIRTABLE s’apprête à être repris par l’italien BENDING SPOONS. Mais la décote de 81 % ne dit pas comment les pertes seront réparties. Entre trésorerie nette, actions préférentielles, ventes secondaires et stock-options, …
L’article Vente d’AIRTABLE : qui perd réellement de l’argent dans une sortie à 2,25 milliards de dollars ? est apparu en premier sur FW.MEDIA.

Des chercheurs ont démontré la toute première attaque agent contre agent en conditions réelles, en exploitant une faille dans le kit de développement d'agents IA de Google pour Python.
Les grands modèles de langage (LLM) parviendront-ils à résoudre aisément des problèmes mathématiques ouverts ? C’est en tout cas ce que veut prouver OpenAI. L’entreprise d’IA a présenté le 1er août dix résultats de recherche sur des problèmes ouverts “de longue date” en mathématiques et en informatique théorique, obtenus à l’aide d’une version interne d’Astra, sa prochaine famille de modèles d’IA.

C'est reparti pour un tour. Après avoir utilisé l'IA générative dans sa dernière vidéo pour promouvoir Stellar Blade: Blood Rain, le studio Shift Up ne digère visiblement pas les messages dénonçant ce recours à l'IA. Son PDG a décidé de prendre la parole, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'est pas content.
Amazon vient de rejoindre le cercle très fermé des entreprises valorisées plus de 3 000 milliards de dollars de capitalisation boursière, après Apple, Microsoft, Alphabet et Nvidia. Le titre a progressé de près de 5% pour atteindre un nouveau record historique à plus de 285 dollars, portant sa hausse à plus de 23% depuis le début de l’année.

Microsoft a demandé à Apple, via le portail d'interopérabilité imposé par le DMA, de pouvoir synchroniser le presse-papiers d'un iPhone avec un PC Windows. Apple a accepté et détaille sa solution technique : un système d'extensions qui traite le PC comme un accessoire appairé. Il devrait être déployé avec iOS 28 entre 2027 et 2028.

Dix-huit mois après la réception de son premier prototype de surface, la Marine nationale poursuit son effort en direction de la lutte anti-mines. La Direction générale de l'armement vient de commander 12 nouveaux drones navals et sous-marins.

[Deal du jour] S'équiper à un bon prix en informatique afin de changer son équipement de travail est possible, à condition de trouver les bonnes offres. Cdiscount propose justement l'ordinateur portable Lenovo IdeaPad Slim 3 à un meilleur prix.

Au Mexique, 58 000 candidats vont devoir repasser l’examen d’entrée de la plus grande université du pays. Pourtant surveillée par une IA, cette épreuve à distance a été marquée par des résultats anormalement élevés et des soupçons de triche massive.
JFrog, une société spécialisée dans la sécurité de la chaîne logicielle, a passé au crible les 55 vulnérabilités déposées par un seul compte GitHub. Cinquante-quatre étaient entièrement fabriquées, une seule décrivait un vrai bug.
Six d'entre elles visaient SQLite, la petite base de données embarquée qu'on retrouve dans à peu près tous les téléphones et navigateurs de la planète, avec des scores de gravité affichés jusqu'à 9,8 sur 10. Les quarante-neuf autres s'en prenaient à libraw, une bibliothèque de traitement d'images, et à un module audio pour cartes ESP32.
Les rapports ne résistent pas à une vérification. L'un s'appuie sur une fonction qui n'existe pas dans la version de SQLite qu'il prétend attaquer. Un autre cite les lignes 3555 et 3575 d'un fichier qui n'en compte que 2706.
Ces failles n'ont été bloquées à aucune étape. Elles ont atterri dans le NVD, la base de référence américaine des vulnérabilités, avec un enrichissement fourni par la CISA, l'agence fédérale de cybersécurité, qui a validé les scores critiques au passage. Red Hat a dû redescendre l'une d'elles de 10 sur 10 à 7,6.
Le formulaire public par lequel on déclare une faille ne vérifie pas sérieusement l'identité du déclarant. Aucune étape du processus n'exige de preuve de concept ni la moindre reproduction du bug. Un texte plausible suffit.
Le reste est automatique. La fiche descend dans les bases dérivées, puis dans les scanners que les entreprises font tourner sur leur propre code, et une équipe finit par chercher un correctif à un problème qui n'a jamais existé. MITRE, l'organisme qui attribue ces identifiants, a rejeté le lot le 1er août.
Le NIST, chargé d'analyser ces fiches, avait déjà plus de 27 000 vulnérabilités en attente fin 2025, et un rapport officiel de mai dernier lui reprochait un manque de planification et de décision.
Les mainteneurs de logiciels libres décrochent. Le projet curl a fermé son programme de primes début 2026, après sept ans, son taux de rapports confirmés étant passé de 15 % à moins de 5 % sous le déluge de textes générés par IA.
Daniel Stenberg, qui le maintient, a ensuite fermé le guichet aux signalements du 1er juillet au 3 août. Bref, ce qui faisait tenir le système, c'est que fabriquer un faux rapport crédible demandait du temps à quelqu'un.
Source et visuel : The Register et JFROG

Le baromètre DegroupTest de juillet 2026 place Orange en tête des débits fibre avec 799 Mb/s, mais avec seulement six mégabits devant Bouygues Telecom. DegroupTest écrit que « Orange se fait rattraper par Bouygues Telecom »… sauf que son classement ne veut pas dire grand chose. Il y a dix-huit mois, ce même classement sacrait Free, puis Bouygues Telecom.
Après avoir passé plusieurs mois à faire circuler ses taxis autonomes gratuitement, Zoox peut enfin facturer ses trajets. La filiale d’Amazon a annoncé le 30 juillet avoir obtenu une dérogation de la NHTSA, l’agence américaine de sécurité routière, sur certaines exigences de sécurité lui permettant de passer à la phase d’exploitation commerciale.

[Deal du jour] Si vous faites du vélo régulièrement, un bon compteur GPS permet de suivre vos performances ou de préparer vos itinéraires. Le Wahoo Elemnt Ace se démarque notamment par son immense écran de 3,8 pouces et son autonomie impressionnante, et profite actuellement d'une grosse remise sur Amazon.

Accusé par Apple d'avoir volé des informations confidentielles via d'anciens employés, OpenAI publie sa propre défense, messages internes à l'appui.
La France est aujourd’hui le pays le plus attaqué et le plus compromis d’Europe en 2026. Plus de 300 services ont été piratés et 250 millions de données ont été exposées depuis le début de l’année. Et c’est au tour d’Intermarché d’en faire les frais. Sa maison mère, le Groupement Mousquetaires, a en effet reconnu avoir détecté un accès non autorisé à une partie de ses systèmes d’information, plus précisément ceux liés au service Drive d’Intermarché, sa plateforme de commande de courses en ligne. 287.605 clients, sur environ deux millions d’utilisateurs du service, ont pour l’instant été identifiés comme concernés.
La France sélectionne jusqu’au 9 septembre 2026 les futurs participants français du Projet important d’intérêt européen commun consacré à l’intelligence artificielle. L’appel ne s’adresse pas uniquement aux développeurs de grands modèles. Fournisseurs de cloud, spécialistes des données, opérateurs télécoms, éditeurs open source, industriels et organismes de recherche peuvent également se positionner. À condition de présenter …
L’article PIIEC IA : votre entreprise a-t-elle le profil et comment candidater ? est apparu en premier sur FW.MEDIA.
Article sponsorisé par Jehda
L'IA générative n'est plus un sujet de curiosité réservé aux early adopters. Rédaction, analyse de données, code, service client, marketing : la plupart des métiers du tertiaire sont désormais traversés par ces outils, à des degrés divers. Savoir utiliser un chatbot n'est plus suffisant pour en tirer un avantage réel : encore faut-il comprendre les forces et limites de chaque outil, savoir construire un prompt efficace, automatiser une tâche récurrente, ou encore éviter les écueils liés à la confidentialité des données professionnelles.
C'est cette montée en compétence, souvent négligée, qui fait la différence entre un usage anecdotique de l'IA et un vrai gain de productivité. D'où l'intérêt grandissant pour les formations dédiées, qu'elles s'adressent à des débutants curieux ou à des professionnels souhaitant structurer leur pratique.
Avant de comparer les offres, il faut clarifier son objectif. Les formations disponibles sur le marché ne répondent pas toutes au même besoin :
Le format compte aussi : un MOOC en autonomie ne demande pas le même investissement qu'un parcours encadré avec formateurs et projet final. Le prix, l'éligibilité au CPF, et la reconnaissance de la formation par les employeurs sont d'autres critères à examiner avant de s'engager.
Les options pour suivre une formation IA générative ne manquent pas en 2026, mais elles sont toutes loin de se valoir. Celle proposée par Jedha vise spécifiquement les professionnels déjà en poste qui veulent intégrer l'IA à leur travail, sans pour autant devenir des techniciens experts. Étalé sur 42 heures, le programme couvre la prise en main des principaux outils du marché (Claude, ChatGPT, Gemini), la création d'assistants IA adaptés à son métier, et les bonnes pratiques pour utiliser l'IA sans exposer les données de son entreprise.
Quelques infos sur la formation :
Ce qui distingue cette formation des autres offres du secteur :
A noter que Jedha a été élue meilleur bootcamp en IA et Machine Learning 2026 par Course Report, et forme aux métiers de la tech depuis 2017, avec plus de 4 000 alumni et une note moyenne de 4,9/5. Un gage de sérieux pour celles et ceux qui ne veulent pas transiger sur la qualité.
Pour une approche plus autonome et souvent moins coûteuse, les grandes plateformes de MOOCs proposent de nombreux cours sur l'IA générative, du niveau découverte jusqu'à des modules plus techniques. Coursera héberge notamment des cours conçus par DeepLearning.AI, la structure fondée par Andrew Ng, qui fait référence sur les sujets d'intelligence artificielle.
Le principal avantage de ce format, c’est la flexibilité totale et un coût d'entrée généralement assez faible. Le revers de la médaille : la plupart des accompagnements sont peu personnalisés, et le taux de complétion historiquement bas des MOOCs témoigne de la difficulté à maintenir de la motivation sur la durée, lorsqu’elle n’est pas soutenue par un cadre structurant.
En phase avec leur époque, plusieurs universités françaises ont intégré des modules ou des diplômes universitaires dédiés à l'IA générative, dans le cadre de la formation continue. Ces parcours ont l'avantage de bénéficier d’une reconnaissance académique et d'un contenu généralement plus approfondi sur les fondements théoriques. Cependant, ils s'adressent davantage à un public souhaitant une compréhension approfondie qu'à des professionnels à la recherche d'une montée en compétence rapide et opérationnelle.
OpenAI, Google et Microsoft, et la plupart des autres acteurs du monde de l’IA, proposent chacun des parcours de certification ou des programmes de formation autour de leurs outils respectifs. Ces certifications ont l'intérêt d'être directement alignées sur les fonctionnalités des produits, et peuvent constituer un plus sur un CV pour des postes où un outil spécifique est central. Elles restent en revanche centrées sur un écosystème donné, et moins adaptées à qui cherche une vision transversale des usages de l'IA générative.
L'IA générative transforme la plupart des métiers du tertiaire, et une vraie montée en compétence fait la différence par rapport à un usage superficiel des outils. Le choix d'une formation dépend avant tout de l'objectif visé : usage professionnel quotidien, culture générale, ou spécialisation technique.
Dans ce cadre, Jedha propose une formation de 42 heures pensée pour les professionnels en poste, avec un apprentissage multi-outils et un projet final concret, éligible au CPF. De leur côté, les MOOCs, comme Coursera, edX, Udemy, conviennent pour une découverte flexible et peu coûteuse, à condition d'être autonome et très rigoureux. Enfin, les formations universitaires et les certifications proposées par les éditeurs (OpenAI, Google, Microsoft) répondent à des besoins plus spécifiques, académiques ou techniques, et davantage ciblés sur les outils-maison.
L’article "Se former à l’IA générative en 2026 : quelle formation choisir selon votre profil ?" a été publié sur le site Abondance.

Telegram a brièvement été supprimé de l'’'App Store dans le monde entier par Apple le 3 août 2026. La firme à la pomme a signalé qu'un utilisateur avait partagé du « matériel pédopornographique »,

Deux mois après avoir été accusé d’avoir utilisé de l’IA générative pour une illustration de la jaquette de Kingdom Hearts Collection, Square Enix revient sur la polémique. Et malheureusement pour l’éditeur, la défense avancée ne convainc pas réellement.
Le 3 août 2926, Intermarché a révélé avoir été victime d’une cyberattaque ayant permis l’accès aux données personnelles de 287 605 clients de son service Drive. Le Groupement Mousquetaires a confirmé l’incident lundi 3 août, après de premières révélations du site spécialisé French Breaches.
L’intrusion, survenue la semaine précédente, a compromis plusieurs informations d’identification : noms, prénoms, dates de naissance, numéros de téléphone, adresses postales et numéros de cartes de fidélité. Certaines données relatives aux commandes en ligne ont également été consultées, notamment les numéros de commande et les adresses de facturation.
L’enseigne précise qu’aucune donnée bancaire, aucun mot de passe, aucune adresse électronique ni aucune information concernant le montant des cagnottes de fidélité n’ont été exposés. Les 287 605 personnes identifiées ont été informées individuellement. Intermarché compte environ deux millions d’utilisateurs de son service Drive et poursuit ses investigations afin de vérifier si d’autres clients sont concernés.
L’incident a été signalé à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), tandis qu’une plainte a été déposée auprès du parquet de Paris. Selon le distributeur, l’accès non autorisé a été bloqué et aucune nouvelle activité suspecte n’a été détectée à ce stade.
Même en l’absence de coordonnées bancaires, les informations dérobées peuvent être utilisées pour élaborer des tentatives d’hameçonnage crédibles. Les personnes touchées pourraient recevoir de faux SMS, courriels ou appels se présentant comme des communications d’Intermarché et les invitant à confirmer une commande, cliquer sur un lien ou transmettre leurs coordonnées bancaires.
L’enseigne recommande à ses clients de ne répondre à aucune sollicitation inhabituelle et de vérifier les demandes directement depuis son site, son application ou son service client. La vigilance devra se prolonger dans le temps, les données volées pouvant être réutilisées plusieurs semaines ou plusieurs mois après l’attaque.
The post Cyberattaque contre <strong>Intermarché</strong> appeared first on INCYBER NEWS.

Quatre jours après avoir annoncé l'arrivée de ChatGPT Go dans ses offres, Revolut prévient ses abonnés de la disparition de Perplexity Pro de sa liste d'avantages. La banque appelle ses clients concernés d'aller annuler eux-mêmes leur abonnement pour éviter d'être prélevés après l'arrêt du partenariat.
Sur Bluesky, John Mueller a répondu à un internaute, qui signalait qu'une fiche produit affichait « rupture de stock » sur la page alors que le HTML serveur et les données structurées indiquaient « disponible ». John Mueller déconseille d'avoir des métadonnées contradictoires car cela « complique le travail pour déterminer ce qui est pertinent ». Il suggère une alternative : passer par un flux (feed) plutôt que par les métadonnées on-page.
Interrogé sur la source que Google privilégie en cas de conflit (feed vs données structurées), il répond qu'il n'existe aucun ordre de priorité publié par Google pour la réconciliation des métadonnées. C’est pour cette raison qu’il conseil de corriger le conflit plutôt que d'essayer de deviner quelle source Google retiendra.
John Mueller évoque aussi le cas similaire des dates (date visible sur la page, dateModified en données structurées, lastmod dans le sitemap), en précisant que ces valeurs peuvent avoir des poids différents et évoluer dans le temps, d'où l'importance de rendre la bonne valeur facile à identifier.
Source : Search Engine Journal
Taux de fiabilité : 

On est d'accord !
La disponibilité d'un produit peut facilement diverger entre le HTML initial, le DOM après rendu JS, et le flux Merchant Center. Comme Google ne communique pas de hiérarchie officielle, aligner ces trois sources est plus fiable que de chercher à deviner laquelle prévaut. En somme : faites la chasse aux incohérences, au lieu de perdre votre temps à tester.
L’article "Goossips SEO : Metadonnées" a été publié sur le site Abondance.
Saint-Gobain, spécialiste français des matériaux de construction, a signé le 28 juillet un accord stratégique avec Microsoft autour de l’intelligence artificielle générative. D’une part, le groupe français va utiliser les services d’IA de Microsoft pour améliorer ses processus de vente (génération de devis personnalisés, ventes croisées, augmentation de 10% du taux de conversion), optimiser sa chaîne d’approvisionnement et ses processus métiers, et accélérer sa R&D (avec une mise sur le marché de nouveaux produits jusqu’à 40% plus rapide).
Alors que l’entraînement des grands modèles a longtemps concentré les investissements, les modèles de raisonnement déplacent la bataille vers l’inférence. OLIX, FRACTILE et ETCHED ont déjà levé, ensemble, plus de 1,5 milliard de dollars pour accélérer la production de tokens, réduire la facture énergétique et contester l’architecture imposée par NVIDIA. Derrière cette même ambition se …
L’article OLIX, FRACTILE, ETCHED : les milliards affluent vers les futurs moteurs de l’IA est apparu en premier sur FW.MEDIA.

[Deal du jour] Le TCL 65P89L, un téléviseur QD-Mini LED de 65 pouces sorti en 2026, passe à 720 € au lieu de 849 € chez Ubaldi. Cette réduction sur un modèle polyvalent, qui plus est doté d’une diagonale aussi généreuse, en fait le bon plan TV de ce début de semaine.
WeRide, spécialiste chinois des systèmes de conduite autonome, annonce ce 3 août un partenariat avec l’opérateur danois de véhicules électriques GreenMobility afin de lancer un service de taxis autonomes au Danemark. “Les entreprises visent à lancer le service au cours du premier semestre 2027 et tous les passagers pourront demander un trajet assuré par le GXR, le véhicule entièrement autonome de WeRide, conforme aux normes européennes”, écrit WeRide dans un communiqué.
L’intelligence artificielle est désormais pleinement intégrée à l’arsenal des cybercriminels et des groupes étatiques. C’est le principal enseignement du 2026 Threat Hunting Report de CrowdStrike, qui décrit une accélération spectaculaire des attaques et une exploitation des vulnérabilités en quelques heures seulement. Un nouveau front émerge aussi : celui des infrastructures d’IA elles-mêmes.

Avec ShieldFon, lancé fin juillet 2026, un texte reste lisible à l’écran, mais devient trompeur pour les robots qui l’aspirent. Une nouvelle arme typographique contre l’entraînement des IA sur le web.
La Commission européenne a lancé la procédure de sélection destinée à créer jusqu’à sept “Gigafactories” dédiées aux technologies d’intelligence artificielle sur le territoire de l’Union. Les candidatures devront être déposées avant le 12 novembre 2026, une échéance qui laisse aux consortiums plusieurs mois pour boucler des dossiers particulièrement complexes, tant sur le plan technique que financier.

Trois mois après sa sortie, le bracelet Google Fitbit Air supporte enfin la technologie HealthKit d'Apple, qui permet de réunir ses données de santé au même endroit et de les utiliser dans plusieurs apps de manière sécurisée. L'application Google Health vient de recevoir la mise à jour tant promise depuis des semaines.
Après les réunions, les courriels et les tâches administratives, ChatGPT pourrait-il également prendre en charge les conversations du matin entre parents et enfants ? Sam Altman semble considérer cette évolution comme une piste intéressante.
Dans une publication diffusée sur X, le directeur général d’OpenAI a partagé un cas d’usage qui lui avait été rapporté : connecter à ChatGPT les calendriers d’une famille, lui présenter les centres d’intérêt des enfants, puis lui demander de générer chaque matin un podcast personnalisé pour le trajet vers l’école. Le programme pourrait évoquer le match de football prévu dans l’après-midi, l’anniversaire prochain de l’un des enfants ou quelques informations d’actualité.
La proposition n’a toutefois pas suscité l’enthousiasme attendu. Alex Hirsch, créateur de la série d’animation Gravity Falls, lui a notamment répondu en substance qu’il serait peut-être plus simple de parler directement à ses enfants. Son commentaire a rapidement circulé, accompagné de nombreux messages accusant certains dirigeants de la Silicon Valley de chercher une solution technologique à des interactions humaines élémentaires.
D’autres internautes ont néanmoins défendu l’idée. Selon eux, un contenu personnalisé ne remplacerait pas nécessairement la conversation : il pourrait au contraire servir de point de départ à des échanges avec des adolescents peu disposés à discuter le matin. L’outil serait alors moins un substitut aux parents qu’un nouvel intermédiaire chargé de préparer les sujets.
Au-delà de la moquerie, la proposition soulève aussi une question moins anecdotique : celle des données qu’une famille accepterait de transmettre à un assistant d’IA. Calendriers, anniversaires, activités scolaires ou sportives et préférences personnelles constituent un portrait précis de la vie quotidienne, y compris de celle de mineurs. Leur centralisation dans un service conversationnel suppose donc de s’interroger sur les informations réellement nécessaires, leur conservation et les usages qui pourraient en être faits.
Sam Altman avait déjà expliqué avoir largement utilisé ChatGPT après la naissance de son enfant, notamment pour obtenir des informations sur le développement des nourrissons. Cette nouvelle controverse illustre surtout la difficulté persistante des entreprises d’IA à définir la place de leurs outils : doivent-ils seulement assister les utilisateurs ou commencer à organiser, raconter et interpréter leur vie familiale ?
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OpenAI affirme qu'une version interne de son modèle Astra a terrassé dix problèmes ouverts majeurs. Mais derrière l'emballement, les mathématiciens font face à un gouffre vertigineux : l'intelligence artificielle génère désormais des démonstrations plus vite que la science n'est capable de les comprendre.
Par Jean Langlois-Berthelot et Clémence Foufa
La censure classique laisse une trace. Un livre disparaît, un journal est interdit, une émission est interrompue. Le geste est visible parce qu’il sépare brutalement ce qui peut être dit de ce qui doit rester tu. Metal Gear Solid 2 imagine un pouvoir plus discret. Les Patriots ne veulent pas seulement supprimer des informations : ils veulent administrer leur circulation, leur hiérarchie et leur capacité à former un héritage commun.
Leur diagnostic part d’une réalité familière. Le réseau produit davantage de textes, d’images, de commentaires et de contradictions qu’aucune société ne peut en examiner. Dans cette abondance, le vrai ne disparaît pas nécessairement. Il devient simplement difficile à distinguer, lent à vérifier et coûteux à transmettre. Une information importante peut demeurer accessible tout en étant enfouie sous des milliers de contenus plus récents, plus séduisants ou mieux adaptés aux réflexes de l’utilisateur.
Le novum du jeu ne réside donc pas dans une intelligence artificielle omnisciente. Il réside dans une infrastructure capable de décider quels fragments du monde acquerront une présence durable. Le pouvoir n’a plus besoin de fermer la bibliothèque. Il lui suffit d’en déplacer sans cesse les rayonnages, d’éclairer certains titres et d’en laisser d’autres dans une pénombre statistique.
Cette idée n’est pas seulement racontée. Elle est imposée au joueur. Avant la sortie du jeu, les images promotionnelles avaient placé Solid Snake au centre de l’attente. Puis, après un prologue spectaculaire, le joueur se retrouve dans le corps de Raiden, jeune opérateur formé en grande partie par la simulation. Il pense reproduire le geste du héros ; il découvre progressivement qu’il reproduit surtout un scénario conçu pour lui.
Le jeu vidéo apporte ici quelque chose que le cinéma ou le roman ne peuvent offrir avec la même force. Le spectateur peut voir un personnage manipulé tout en demeurant extérieur à la manipulation. Le joueur, lui, obéit. Il accepte les objectifs, suit les marqueurs, fait confiance à la voix du codec et transforme les instructions reçues en mouvements précis. Lorsque le dispositif se révèle, il ne peut pas prétendre qu’il n’y a jamais participé.
Metal Gear Solid 2 constitue ainsi une forme particulièrement accomplie de science-fiction prototyping. Il ne se contente pas de représenter une société gouvernée par la sélection de l’information ; il place momentanément son public à l’intérieur de cette architecture. La manipulation devient une expérience procédurale : le joueur conserve sa liberté de mouvement, mais le sens de ses actions a été préparé ailleurs.
Nos doctrines de cybersécurité ont longtemps privilégié trois propriétés : la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité. Elles restent indispensables. Pourtant, une information peut être confidentielle, intacte et disponible sans produire une compréhension juste. Il suffit qu’elle soit isolée de son origine, associée à un faux commentaire, placée au mauvais moment ou noyée dans une masse de contenus contradictoires.
L’attaque ne porte alors plus seulement sur le message, mais sur son contexte. Un document authentique peut être diffusé avec une date trompeuse. Une image réelle peut être rattachée à un autre événement. Une déclaration exacte peut être découpée jusqu’à dire l’inverse de son intention. À l’échelle d’une plateforme, le classement, la répétition et la recommandation transforment ces opérations ponctuelles en environnement permanent.
Cette guerre du contexte est difficile à attribuer. Un contenu a-t-il été amplifié par une campagne coordonnée, par un système de recommandation, par une réaction spontanée ou par l’interaction imprévue de ces trois forces ? L’incertitude protège l’attaquant et fragilise la réponse. Corriger chaque publication devient insuffisant lorsque l’architecture générale récompense la vitesse, l’émotion et la répétition davantage que la vérification.
Metal Gear Solid 2 refuse une opposition trop simple entre vérité et mensonge. Son problème central est celui de la sélection. Une société ne peut pas tout conserver avec la même intensité, tout transmettre et tout rendre simultanément visible. Elle filtre nécessairement. Pendant longtemps, ce filtrage a été distribué entre les familles, les écoles, les bibliothèques, les rédactions, les administrations, les partis et les communautés savantes. Ces institutions étaient contestables, lentes et parfois injustes, mais elles ne répondaient pas toutes à la même logique.
Les grandes plateformes ont concentré une part de cette fonction sans l’assumer comme un pouvoir éditorial classique. Elles ne rédigent pas nécessairement les messages, mais décident de leur ordre d’apparition, de leur probabilité de rencontre et de la durée de leur visibilité. Le fil paraît personnel ; il est pourtant le produit d’un calcul industriel fondé sur des objectifs, des données et des arbitrages que l’utilisateur ne voit presque jamais.
L’essor des systèmes génératifs ajoute une difficulté nouvelle. Produire une image, une voix, un commentaire ou une pseudo-analyse devient peu coûteux. L’attaque informationnelle peut alors viser moins la persuasion que l’épuisement : multiplier les versions, saturer les vérificateurs, occuper les moteurs de recherche et rendre chaque preuve contestable par l’existence immédiate d’une contre-preuve synthétique. Le faux gagne parfois non parce qu’il convainc, mais parce qu’il rend le vrai trop fatigant à établir.
L’abondance transforme également la mémoire. Ce qui a été publié ne disparaît presque jamais tout à fait, mais sa persistance technique ne garantit aucune présence collective. Des archives immenses peuvent coexister avec une amnésie politique rapide, parce que retrouver un document exige déjà de connaître son existence, son vocabulaire et le chemin qui y conduit. Le contrôle de l’information passe alors moins par l’effacement que par la rupture des chemins d’accès. Une société peut tout conserver et ne plus savoir ce qu’elle possède.
La même logique concerne les organisations de sécurité et de défense. Un décideur ne voit jamais la totalité d’une situation. Il reçoit des tableaux de bord, des synthèses, des alertes et des évaluations déjà ordonnées. Plus le volume de données augmente, plus la qualité du commandement dépend de systèmes qui sélectionnent ce qui mérite son attention. Le filtre n’est donc plus un outil périphérique : il devient une composante de la chaîne de commandement.
Un adversaire peut chercher à compromettre ce filtre sans modifier directement les données sources. Il peut provoquer une inflation d’alertes, exploiter les seuils de détection, alimenter les modèles avec des comportements trompeurs ou créer des événements secondaires destinés à détourner les analystes. La décision demeure humaine en apparence, mais son horizon a été préalablement rétréci.
Pris comme point de départ d’un exercice de threatcasting, le monde de Metal Gear Solid 2 conduit alors à remonter vers des décisions très présentes : centraliser ou non les flux, conserver des équipes capables de relire les sources, documenter les critères de priorité, tester la résistance des systèmes à la saturation et maintenir plusieurs voies indépendantes d’accès au réel. La catastrophe future commence souvent par un confort actuel devenu dépendance.
La réponse ne peut pas consister à supprimer tout filtrage. Une information non hiérarchisée est pratiquement inutilisable. Il faut plutôt rendre la sélection visible, contestable et pluraliste. Pour les plateformes, cela suppose d’expliquer les paramètres essentiels des systèmes de recommandation, de proposer des modes qui ne reposent pas exclusivement sur le profilage et de permettre aux chercheurs d’observer les effets collectifs du classement. Le Digital Services Act européen va dans cette direction en traitant les systèmes de recommandation comme des sources possibles de risques systémiques.
La provenance des contenus constitue une seconde ligne de défense. Des standards comme C2PA peuvent attacher à un fichier des informations signées sur sa création et ses transformations. Ils ne prouvent pas qu’une image dit vrai, mais ils peuvent rendre son histoire plus vérifiable. Cette nuance est essentielle : une chaîne de provenance certifie un parcours technique, non l’interprétation politique ou morale de ce qui est montré.
Il faut également protéger la diversité des médiateurs. Une démocratie ne devient pas résiliente parce qu’elle confie le tri de l’information à un meilleur algorithme central. Elle le devient lorsque plusieurs institutions, plusieurs modèles et plusieurs communautés peuvent comparer leurs sélections. Le désaccord demeure alors possible sans que l’espace commun soit entièrement remis aux calculs d’une seule infrastructure.
Dans les organisations critiques, cette pluralité doit être conçue avant la crise. Une alerte majeure devrait pouvoir être reconstruite depuis les données sources ; une synthèse automatisée devrait conserver ses références ; une décision irréversible devrait exiger une contradiction indépendante ; une équipe devrait pouvoir travailler lorsque le système de recommandation, de fusion ou de priorisation devient suspect. La sécurité protège ici moins une information particulière que les conditions dans lesquelles un jugement peut encore se former.
Ces dispositifs doivent enfin être éprouvés comme on éprouve un réseau. Il faut simuler l’injection massive de contenus crédibles, l’apparition de sources apparemment indépendantes mais coordonnées, la compromission d’un indicateur de confiance ou la disparition soudaine d’une archive de référence. Un exercice cyber qui protège les serveurs, mais laisse intacte la confiance accordée à leurs classements demeure incomplet. Le système peut être disponible, ses données exactes et sa décision pourtant conduite vers une représentation fausse de la situation.
La tentation des Patriots repose sur une peur compréhensible : qu’une société submergée par ses propres productions perde toute capacité à transmettre ce qui compte. Leur faute n’est pas d’avoir reconnu le problème du filtrage. Elle est d’avoir voulu le résoudre par une sélection souveraine, invisible et sans recours.
Metal Gear Solid 2 suggère une règle plus exigeante. Tout système qui organise notre perception devrait laisser subsister un dehors : des archives qu’il ne reclasse pas, des canaux qu’il ne personnalise pas, des institutions qu’il ne contrôle pas, des personnes capables de revenir aux sources et des procédures permettant de contester ses choix. Sans ce dehors, la cohérence devient une prison d’autant plus efficace qu’elle ressemble au monde.
Le pouvoir informationnel le plus profond ne dit pas nécessairement quoi penser. Il choisit les éléments à partir desquels nous penserons. Défendre la liberté ne consiste donc plus seulement à garantir le droit de publier. Il faut préserver le droit de rencontrer ce que le système n’avait pas prévu pour nous, de comparer des versions incompatibles et de transmettre autre chose que ce que l’algorithme juge digne de survivre.
Repères documentaires
1. Hideo Kojima et Tomokazu Fukushima, Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty, Konami, 2001 ; Hideo Kojima, Metal Gear Solid 2: Grand Game Plan, 1999.
2. Matthew Weise, « How Videogames Express Ideas », Level Up: Digital Games Research Conference, 2003. [source]
3. Ian Bogost, Persuasive Games: The Expressive Power of Videogames, MIT Press, 2007. [source]
4. Union européenne, règlement (UE) 2022/2065 sur les services numériques, notamment les articles 27, 34 et 35. [source]
5. NIST, Artificial Intelligence Risk Management Framework: Generative Artificial Intelligence Profile, NIST AI 600-1, 2024. [source]
6. OCDE, Facts not Fakes: Tackling Disinformation, Strengthening Information Integrity, 2024. [source]
7. Coalition for Content Provenance and Authenticity, C2PA Technical Specification. [source]
8. Jennifer Kavanagh et Michael D. Rich, Truth Decay, RAND Corporation, 2018. [source]
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Avec son format strictement identique à ce que les rumeurs annoncent sur l'iPhone pliant, le Samsung Galaxy Z Fold 8 donne un avant-goût du futur smartphone d'Apple. Tout n'est pas parfait avec cet appareil, mais l'avenir de la catégorie s'annonce plus que jamais excitant.
Index Ventures, société de capital-risque basée à Londres, a annoncé le 31 juillet avoir récolté 2 milliards de dollars (1,73 milliard d’euros) sur trois fonds pour les start-up européennes, américaines et israéliennes.

Depuis le 31 juillet, l'alerte rouge est lancée chez les utilisateurs de Coldcard. Ce portefeuille matériel dédié au Bitcoin est visé par des piratages massifs, la faute à un bug de compilation resté invisible depuis 2021.
Le baromètre Bpifrance Le Lab 2026 confirme une amélioration des perspectives de chiffre d’affaires des ETI (entreprises de taille intermédiaire) françaises. L’international et la croissance externe portent cette accélération. Le solde d’opinion sur l’activité gagne huit points en un an, à +18, sous sa moyenne historique. Celle-ci ne pardonne aucune improvisation. Une entreprise qui double …
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Les inscriptions pour la Conférence Lexing 2026 Bilan Cnil et perspectives sont ouvertes !
Cette conférence, animée par Alain Bensoussan, avocat, Spécialiste en droit des nouvelles technologies de l’informatique et Chloé Torres, avocate, Directrice du département Protection des données personnelles, DPO du cabinet, aura lieu :
• Mercredi 23 septembre 2026
• De 9h30 à 11h30
• En distanciel (visioconférence)
Participation gratuite sur inscription obligatoire.
Chloé Torrès et Alain Bensoussan reviendront sur le rapport de la Commission nationale de l’informatique et des libertés pour l’année 2025, publié en mai 2026, ainsi que sur les les différents textes et décisions de jurisprudence qui ont jalonné ces derniers mois. Ils vous en présenteront une analyse détaillée pour en décrypter les enjeux et en expliquer la mise en oeuvre.
▼ pour participer, remplissez le formulaire d’inscription au bas de cette page ▼
Alain Bensoussan
Chloé TorresInformation Conférence Lexing :
Date : 23-09-2026
Thème : « Bilan Cnil et perspectives »
Animée par : Chloé Torres et Alain Bensoussan
Domaine technique : Données personnelles
Domaine juridique : Informatique et Libertés
Format de conférence : Distanciel
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Si vous suivez un tant soit peu l’actualité IT, vous n’êtes sans doute pas passé à côté de la sortie du MacBook Neo en mars 2026. Plus que son nom intriguant, c’est son prix agressif qui a impressionné : moins de 800 euros pour le modèle de base ! Quand on connaît la politique tarifaire …
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Depuis le 1er août 2026, les acteurs de la finance peuvent payer jusqu’à 100 000 dollars par mois pour recevoir plus rapidement les publications de Donald Trump sur Truth Social. Un nouveau service qui ravive les soupçons de conflit d’intérêts.
Dans le cadre du plan d’action d’Helsinki, le Comité européen de la protection des données (CEPD) a soumis à consultation publique, jusqu’au 9 juin 2026, un nouveau modèle d’analyse d’impact relative à la protection des données (AIPD) (1).
L’objectif affiché est d’offrir un format commun, à l’échelle européenne, pour documenter les résultats attendus d’une AIPD au sens de l’article 35 du RGPD. Il demeure donc, à ce stade, un projet susceptible d’être modifié à l’issue de la consultation.
Le nouveau modèle d’AIPD du CEPD n’est pas juridiquement contraignant : les responsables de traitement peuvent continuer à conduire leurs analyses de risques selon la méthodologie de leur choix.
Le document explicatif associé au modèle d’AIPD présente ce dernier comme un outil de documentation et de reporting des résultats de l’AIPD, destiné à compléter les outils déjà disponibles plutôt qu’à s’y substituer. La Cnil précise d’ailleurs que ce modèle viendra s’ajouter à ses propres outils (modèles, méthode, bases de connaissance et logiciel PIA), sans les remettre en cause (2).
Le projet soumis à consultation comprend deux volets complémentaires :
• un modèle d’AIPD, présenté sous forme de tableaux à renseigner par le responsable du traitement ;
• un document explicatif (3), destiné à préciser les attentes méthodologiques attachées à chacune de ses rubriques.
Le nouveau modèle d’AIPD du CEPD se structure en sept rubriques, de la présentation générale du traitement jusqu’à la décision finale sur sa viabilité.
Le document couvre ainsi l’identification des acteurs et de la gouvernance, la description du traitement et du cycle de vie des données, l’analyse de conformité, la nécessité et la proportionnalité, l’évaluation des risques, le plan d’action et le risque résiduel, puis l’avis du DPO et la décision finale (abandon, consultation préalable, poursuite du traitement ou poursuite conditionnée à des mesures complémentaires).
À l’issue de la consultation publique, le CEPD a indiqué que les autorités de contrôle engageraient les démarches nécessaires pour adopter ce modèle, soit comme modèle unique, soit comme « méta-modèle » avec lequel les modèles nationaux devront être compatibles. Cette évolution pourrait, à terme, renforcer son intérêt pratique pour les organismes opérant dans plusieurs États membres.
S’agissant des AIPD déjà réalisées, la Cnil a précisé qu’elles demeurent valides et qu’aucune démarche particulière n’est à accomplir. Une refonte générale des AIPD existantes n’est donc pas recommandée ; une telle démarche ne paraît justifiée que lorsqu’un traitement fait déjà l’objet d’une révision ou présente une évolution significative de ses risques.
Pour les nouvelles AIPD, les organismes peuvent continuer à utiliser leur méthodologie habituelle, le modèle du CEPD pouvant servir de grille de contrôle complémentaire afin de vérifier que l’ensemble des rubriques attendues par les autorités de contrôle est effectivement couvert.
Le nouveau modèle d’AIPD du CEPD ne bouleverse pas les pratiques actuelles des organismes et n’impose pas la reprise des AIPD existantes. Il offre, en revanche, un référentiel commun susceptible de faciliter la démonstration de conformité, en particulier pour les groupes opérant dans plusieurs États membres.
(1) CEPD, modèle d’AIPD adopté en version 1.0 du 10-03-2026.
(2) CNIL, « AIPD : le CEPD lance une consultation publique sur un modèle européen », du 16-04-2026.
(3) CEPD, document explicatif du modèle d’AIPD adopté en version 1.0 du 10-03-2026.
Article coécrit avec Morgane Allouche, avocate, collaboratrice du pôle Contentieux du numérique du cabinet Lexing.
Directrice du pôle Contentieux du numérique
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Avec le beau succès de Stellar Blade, sa suite, Stellar Blade: Blood Rain, a rapidement été mise en chantier. Après avoir dévoilé le jeu lors du Summer Game Fest 2026, le studio a partagé un clip pour le moins douteux, dont les images semblent avoir été générées par IA.