
Le 1er août 2026 a rimé avec une forte hausse des consoles Xbox Series X et Xbox Series S. L'occasion de découvrir qu'en France une Xbox Series X coûte désormais au minimum 750 €.
Le 30 juillet, un attaquant a vidé 1 196 adresses Bitcoin en 41 minutes. Un peu plus de 1 082 bitcoins, environ 70 millions de dollars. Aucune des victimes n'avait cliqué sur quoi que ce soit.
Elles avaient acheté un Coldcard, le portefeuille matériel de la société canadienne Coinkite, l'appareil que les puristes du bitcoin recommandent depuis des années précisément parce qu'il ne se connecte jamais à Internet.
Un portefeuille matériel fabrique une seed, la suite de mots dont dérivent toutes vos clés. Toute la sécurité repose sur un seul point : que cette suite soit réellement imprévisible. La puce embarque pour ça un générateur d'aléatoire physique.
En mars 2021, le firmware 4.0.0 a introduit une erreur d'intégration. Coldcard voulait désactiver le générateur intégré de MicroPython pour utiliser le sien, et a donc défini le paramètre MICROPY_HW_ENABLE_RNG à zéro. Sauf que la bibliothèque libngu vérifiait seulement si ce paramètre existait, pas la valeur qu'il portait. Il existait. Le test passait.
Pendant cinq ans, chaque tirage est donc passé par Yasmarang, un générateur pseudo-aléatoire non cryptographique dont l'état de départ venait de trois choses : l'identifiant 32 bits de la puce, un registre de minuterie et l'horloge interne. Rien de secret là-dedans, et plus la moindre entropie fraîche ensuite.
Les Mk3 se retrouvaient avec une quarantaine de bits d'imprévisibilité au lieu des 128 promis, les Mk4, Mk5 et Q avec 72. Pour ces derniers, l'ensemble des clés que l'appareil pouvait produire tombait à quelques milliards de combinaisons.
À ce niveau, il n'y a plus rien à pirater. L'attaquant génère les seeds candidates sur sa propre machine, calcule les adresses que chacune produirait, et les compare à la blockchain, publique par construction. Quand une adresse contient des fonds, il tient la clé. Aucun appareil n'a jamais été touché.
Coinkite a publié un firmware d'urgence le 31 juillet pour tous les modèles concernés. Attention au contresens qui coûte cher : la mise à jour ne répare pas une seed déjà créée. Il faut en générer une nouvelle et y déplacer les fonds. Les configurations multisignature, où le Coldcard n'est qu'une clé parmi plusieurs, sont largement épargnées.
Rodolfo Novak, le patron de Coinkite, a écrit qu'il était désolé et dévasté, et assume. Il avance aussi que l'attaquant a peut-être déniché la faille avec une IA, sans en apporter la preuve, tout en reconnaissant que sa propre revue de code assistée par IA était passée à côté.
Cinq ans qu'un zéro traînait dans un fichier de configuration, sur l'appareil vendu comme le plus sûr du marché. Le pire endroit possible pour ce genre d'oubli.
Source : The Hacker News
Les laboratoires d’intelligence artificielle de la Silicon Valley ont beau peser des centaines de milliards de dollars avec des employés tous multi-millionnaires, ils se comportent parfois comme des lycéens en quête de reconnaissance sociale. Cette immaturité se retrouve dans la rivalité amère d’OpenAI et Anthropic, dont les CEO se détestent et qui cherchent en permanence à prouver qu’ils font mieux que l’autre.
L’intelligence artificielle générative est une véritable révolution pour certains usages comme le développement informatique, mais la génération de contenu à la volée n’est pas toujours une bonne idée. Google en a fait l’expérience en fin de semaine avec l’intégration de son modèle de génération d’images Nano Banana 2 dans Google Earth.

Entre lasers orbitaux, brouillage GPS et missiles sol-espace, la notion d'arme spatiale dépasse largement le cadre de la science-fiction. Voici comment le renseignement américain découpe cette menace bien réelle.

[Deal du jour] Besoin de changer d’enceinte Bluetooth parce que la vôtre commence à perdre en qualité sonore ou voit son autonomie décliner ? Ça tombe bien, la JBL Go 5 baisse son prix.

Le mot « distillation » est partout depuis que Washington accuse la start-up chinoise Moonshot d'avoir pillé un modèle américain grâce à cette technique. On vous explique les nuances qui se cachent derrière ce terme.

Les développeurs les plus en pointe avec l’intelligence artificielle générative décrivent une fatigue d’un genre nouveau, la vibecoding fatigue ou l’AI brain fry. Des parades sont inventées pour ne pas se laisser soumettre par l’IA. Cette fatigue pourrait gagner tous les métiers du langage, des journalistes aux juristes en passant par les traducteurs.

Trois actualités à retenir cette semaine : Bloctel ferme ses portes le 11 août, Anthropic reconnaît à son tour des cas de piratage involontaire par Claude, et Google harmonise en interne le nom de ses groupes de hackers.

Sept ans après son premier smartphone pliant, Samsung essaye un nouveau format avec le Galaxy Z Fold 8 qui prend la forme d'un passeport. Le bilan est sans appel : je n'ai jamais autant aimé un smartphone pliant. Le Galaxy Z Fold 8 a des défauts (son appareil photo et ses haut-parleurs, notamment), mais ce qu'il propose plié comme déplié n'a aucun équivalent sur le marché… pour l'instant.
Les mouvements des premiers robots humanoïdes reposaient sur des modules le plus souvent divisés en sous-systèmes pour la locomotion, les bras, l’équilibre… limitant de fait les performances des appareils. Les modèles vision-langage-action (VLA), qui convertissent les données visuelles et instructions textuelles en actions directement exécutables par les robots, tendent au contraire à casser ce cloisonnement avec une approche de bout en bout.

[Deal du jour] La Redmi Watch 6 est une montre connectée de Xiaomi qui remplit pleinement son contrat. Vendue à un prix abordable, elle s'accompagne ici d'une paire d’écouteurs sans fil Xiaomi Redmi Buds 6 Play, le tout à moins de 135 €.
Le rapport Similarweb, basé sur des données collectées entre mars et mai 2026, part d'un constat simple : l'immense majorité des utilisateurs de ChatGPT n'ont pas quitté Google, ils ont ajouté un outil supplémentaire à leurs habitudes. Sur 494 millions d'utilisateurs de ChatGPT suivis, 461 millions utilisent aussi Google sur la même période. Même en tenant compte d'une croissance de 57% en un an du côté des chatbots IA, la recherche traditionnelle reste très largement dominante en volume.
ChatGPT perd du terrain dans le domaine de l'IA, au profit de Google Gemini - Source : Similarweb
Du côté des citations, la progression est réelle mais reste marginale en proportion. Le taux de réponses ChatGPT contenant un lien externe est passé d'environ 1% à 6,8% en un an aux États-Unis, une multiplication par cinq qui traduit un changement de fond, mais qui signifie aussi que 93 réponses sur 100 ne renvoient encore vers aucun site.
Le point le plus utile du rapport concerne le décalage entre les pages citées par l'IA et les pages effectivement visitées par les internautes. Aleyda Solis (Orainti) souligne que les deux populations d'URL se recoupent très peu : l'IA cite des pages profondes qui servent de preuve à sa réponse, mais le trafic humain atterrit majoritairement sur la page d'accueil. Une conséquence concrète pour le suivi de performance : mesurer uniquement le taux de citation ne dit rien de ce qui se passe une fois que l'internaute clique réellement.
En parallèle, plusieurs signaux indiquent que l'adoption des IA génératives dépasse le simple effet de mode. Les visites mensuelles sur les plateformes IA ont atteint 9,5 milliards entre juin 2025 et mai 2026 (+70% sur un an), et la moitié des utilisateurs a désormais plus de 35 ans, contre 61% de moins de 34 ans il y a deux ans seulement. Meta AI illustre aussi cette dynamique : ses utilisateurs actifs mensuels sont passés de 384 millions en septembre 2024 à 1,2 milliard en mars 2026, sans exister comme destination autonome mais en s'appuyant sur Instagram, Facebook, WhatsApp et Messenger.
Enfin, la visibilité dans les réponses IA varie fortement d'une marque à l'autre au sein d'un même secteur, comme le montre l'écart entre CeraVe (indice de visibilité de 100) et NYX Cosmetics (19) dans la beauté. Kevin Indig (Growth Memo) recommande de raisonner en part de voix plutôt qu'en score absolu, une approche jugée plus pertinente dans un système par nature aléatoire comme les réponses génératives.
L’article "Recherches IA vs Google : ce que révèle le rapport Similarweb 2026" a été publié sur le site Abondance.

L'agence nationale des fréquences annonce que quatre modèles de téléphone, dont deux sont de marque Samsung et Nothing, sont retirés de la vente en France. Le modèle concernant l'industriel sud-coréen est cependant très spécifique.
LG accélère sa feuille de route dans la robotique humanoïde. À l’occasion d’une conférence sur ses résultats du second semestre, l’entreprise sud-coréenne a annoncé avoir lancé la production pilote de versions de tests de son robot humanoïde Cloid, a rapporté le 30 juillet le Seoul Economic Daily.

[Deal du jour] Alors que le Steam Deck est régulièrement en rupture en raison de la crise de la RAM, certaines consoles concurrentes sont toujours trouvables, et parfois en promotion. La Lenovo Legion Go S passe sous la barre des 500 €.

Apple a publié le 30 juillet les résultats de son troisième trimestre fiscal 2026 avec un chiffre d'affaires record de 109,4 milliards de dollars. Mais Tim Cook, pour sa dernière conférence en tant que CEO, alerte sur un éventuel ralentissement à la rentrée : les contraintes d'approvisionnement vont « augmenter fortement » d'ici à fin septembre.

Une semaine après la révélation du piratage d'Hugging Face par un agent OpenAI incontrôlé, Anthropic annonce avoir identifié trois cas où ses propres modèles ont accédé sans autorisation à des systèmes réels lors de tests de cybersécurité.
L'humain est paresseux par nature, mais alors je ne vous raconte pas quand il s'agit de taper des lignes de commande... Mais bon, l'IA est arrivée dans nos vies et maintenant nous ne sommes plus que des gros sacs de viande et de graisse dont le cerveau se ramollit jour après jour. Donc, foutu pour foutu, autant y aller à fond et c'est pour cela qu'aujourd'hui, je vais vous parler de l'application Deja.
Deja est un outil de remplacement intelligent pour un autre outil dont je vous ai déjà parlé qui s'appelle ZSH Auto Suggestions qui va carrément deviner votre prochaine commande ZSH. C'est un truc qui fait donc de la prédiction de commande. Pour l'installer, vous pouvez passer par homebrew ou curl et hop, comme par magie, ce sera intégré directement à votre fichier .zshrc. Ensuite, vous rechargez votre terminal et c'est parti.
Deja remplace zsh-autosuggestions, le plugin de complétion
dont dépend aussi zsh-copilot
, donc il ne faut surtout pas garder les deux dans votre plugins=(). En effet, les deux réécrivent les mêmes widgets ZLE, et heureusement, quand deja détecte que l'autre est chargé, il affiche une ligne d'avertissement et se met en retrait plutôt que de coincer votre éditeur de ligne. Si vous gérez votre zsh avec Oh My Zsh ou zinit, il existe aussi une intégration dédiée pour chacun, et dans ce cas il faut enlever la ligne eval que l'installeur a ajoutée au .zshrc, sinon l'intégration est chargée deux fois.
Autre chose à savoir tout de suite, sinon vous allez chercher un moment : la suggestion s'accepte avec la flèche droite, pas avec Entrée (ça c'est pour envoyer la commande). Ensuite, Ctrl et flèche droite n'acceptent que le mot suivant, Tab ouvre la liste des alternatives classées sans quitter la ligne, et Ctrl+X coupe les suggestions pour toute la session.
Ça se base sur tout un tas de paramètres que je ne vais pas tous vous lister, mais en gros Deja est au courant du répertoire où vous êtes. Ensuite, si vous tapez des commandes mal fichues, il sera capable de vous en suggérer qui devraient correspondre à votre besoin. Et puis après, il y a l'historique et un score de fréquence ce qui fait que l'outil est vraiment hyper prédictif. Il n'y a pas d'IA derrière, c'est vraiment de l'algorithmie pure, mais ça rend bien des services. Surtout si vous tapez à peu près tout le temps les mêmes commandes au même moment, aux mêmes endroits.
Par exemple, l'outil retient que vous lancez make test après make build, et pondère la suggestion en conséquence. Les quatre signaux, correspondance floue, fréquence combinée à la récence avec une demi-vie d'une semaine, affinité avec le répertoire courant et probabilité d'enchaînement, sont fondus dans un score unique.
Le "flou", lui, se règle en trois crans selon l'écart toléré entre les lettres que vous tapez. Tight n'en laisse passer qu'un seul, smart jusqu'à quatre (c'est le réglage par défaut), et loose jusqu'à huit. En smart, taper par exemple gco proposera git checkout main ; alors qu'en loose, ça partira chercher beaucoup plus loin. Et Shift + flèche droite permet de passer au cran de "flou" suivant sans quitter la ligne.
Bref, je pense que ça va vous faire gagner un max de temps.
deja
est publié sous licence MIT, se pose sur macOS et Linux, et ne connaît que zsh. Et si l'essai ne vous convainc pas, la désinstallation se fait en 4 étapes : enlever la ligne eval du .zshrc, tuer le démon avec pkill -f 'deja daemon', supprimer ~/.local/share/deja/, puis retirer le binaire avec brew uninstall deja ou, si vous êtes passé par le script curl, en supprimant le fichier posé dans ~/.local/bin/.
Si vous êtes du genre à voir la gerboule dans des casques de réalité virtuelle, alors désolé, cette news n'est pas pour vous. En effet, y a un gars passionné qui s'est dit que ce serait cool d'adapter des jeux vidéo rétro en réalité virtuelle.
Le type a donc développé un rendu VR basé sur le standard OpenXR pour des jeux comme Super Mario 64 Co-op DX, Mario Kart 64, et Dr Robotnik Ring Racers. Pour cela, il a utilisé un standard ouvert commun aux Runtimes VR qui s'appelle OpenXR. Pour que le rendu soit fou dans le casque, le jeu entier est calculé une fois par oeil. Comme ça, au lieu d'être un simple écran à plat qui flotte devant vous, c'est un univers 3D bien immersif.
Tout ça est dispo sur son site et open source, et Ring Racers propose même quatre modes de vue, dont un diorama qui réduit tout le circuit à une maquette au-dessus de laquelle vous pouvez rouler.
Et alors, son petit dernier, il est incroyable ! C'est Sonic Robo Blast 2 dont voici la démo :
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Alors moi j'ai pas eu la chance d'être élevé dans la team Sega quand j'étais plus jeune mais je sais que parmi vous il y a des gros fans de Sonic. Et quand je vois ce jeu revisité qui reprend exactement le jeu d'origine pour y jouer en 3D, ça me fait grave envie même si je sais que je n'aurai pas la patience d'avoir le museau au chaud pendant des heures à l'intérieur d'un casque de VR beaucoup trop lourd pour moi.
À côté de ces portages, il construit également son propre moteur 3D. Ça s'appelle Multiverse Engine et c'est conçu pour faire tourner Multiverse, un jeu d'exploration dimensionnelle prévu pour écran standard et en VR, où l'on voit tout à travers une caméra de type found footage qui respire, tangue et attrape des morceaux du monde suivant comme des parasites de VHS.
Rien de compliqué mais surtout des tonnes de références assumées à la SF de l'âge d'or, aux liminal spaces, aux Backrooms et au No Man's Sky d'avant sa sortie. Le jeu a démarré sous Unreal Engine 5 avant qu'il ne juge le plafond du moteur trop bas, d'où ce moteur maison écrit de zéro en C++ et Direct3D 12, avec son propre rendu et son propre éditeur.
Et sa petite obsession à lui, ce sont les failles dans le jeu (pas les failles de sécurité hein, les vraies failles au sens géologique du terme). C'est pourquoi quand une déchirure s'ouvre dans le décor, le monde derrière est calculé en direct, avec sa lumière, son brouillard et son ciel, au lieu d'être une image plaquée.
Attention quand même à la confusion, parce qu'il y a un autre Multiverse qui existe et qui est un projet No Man's Sky, sans rapport avec le jeu ci-dessus.
En tout cas, ce gars est trop fort et son prochain chef-d'œuvre, ce sera Star Fox 64 en VR dont le dev a déjà commencé. Je vous invite vraiment à vous abonner à son compte GitHub et à suivre régulièrement son site web .

Google DeepMind dévoile Gemini Robotics 2, une famille de trois modèles capables de contrôler un robot humanoïde entier, de la marche à la manipulation d'objets. Le chemin à parcourir reste long : ramasser un objet au sol ne fonctionne que dans 45,7 % des cas.
Conformité NIS2 et DORA : ces deux cadres européens renforcent les obligations de gouvernance, de gestion des risques et de continuité numérique. Mais une organisation conforme est-elle, pour autant, capable de résister à une crise cyber majeure ? Anthony Coquer, directeur général de Lexing Technologies, aura le plaisir d’animer une table ronde consacrée à cette question devenue centrale pour les dirigeants, les responsables de la conformité, les DSI, les RSSI et les responsables de la continuité d’activité.
Le débat se tiendra le vendredi 18 septembre 2026 à Saint-Malo, dans le cadre du 4e colloque national de Souveraine Tech, consacré à la « Résilience des infrastructures et technologies critiques ». Cette édition réunira des décideurs publics et privés afin d’examiner les conditions permettant de maintenir les services essentiels lorsque les organisations sont confrontées à une cyberattaque, à une panne majeure, à une rupture de la chaîne d’approvisionnement ou à la défaillance d’un prestataire critique (1).
La conformité est indispensable. Elle permet d’identifier les exigences applicables, de définir les responsabilités, de formaliser les politiques et de conserver les éléments permettant de démontrer la mise en œuvre des mesures attendues. Elle structure également les contrôles, les plans d’action et le dialogue avec les autorités de supervision.
Toutefois, la présence de procédures, de matrices de risques et de comptes rendus de contrôle ne garantit pas, à elle seule, que l’organisation saura agir lorsque les conditions normales de fonctionnement auront disparu. La résilience est une capacité opérationnelle. Elle se mesure dans la rapidité de la détection, la qualité de la décision, le maintien des fonctions prioritaires, la maîtrise des dépendances et l’efficacité du rétablissement.
En d’autres termes, la documentation doit traduire des pratiques réellement appropriées par les équipes, connues des dirigeants et éprouvées lors d’exercices réalistes.
La directive NIS2 vise à assurer un niveau élevé commun de cybersécurité dans l’Union européenne. Elle place la gestion des risques au cœur de la gouvernance et prévoit notamment des mesures relatives au traitement des incidents, à la continuité des activités, à la gestion des crises, à la sécurité de la chaîne d’approvisionnement, à la gestion des vulnérabilités et à l’authentification renforcée. Elle impose également une implication directe des organes de direction, qui doivent approuver les mesures de gestion des risques et superviser leur mise en œuvre (2).
La cybersécurité doit être intégrée aux arbitrages stratégiques, budgétaires et opérationnels. Les dirigeants doivent connaître les services essentiels, les scénarios redoutés, les dépendances critiques et les conséquences d’une interruption prolongée.
Le règlement DORA poursuit une logique comparable dans le secteur financier. Il organise la gestion des risques liés aux technologies de l’information et de la communication, la classification et la notification des incidents, les tests de résilience opérationnelle numérique, le partage d’informations et la maîtrise des risques liés aux prestataires de services TIC. Le texte s’applique depuis le 17 janvier 2025 et place la capacité de continuité et de rétablissement au centre du dispositif (3).
DORA exige donc des tests réguliers couvrant les systèmes critiques, les tiers, les sauvegardes et la communication de crise. Leurs résultats doivent aboutir à des corrections suivies dans une logique d’amélioration continue. Les conformité NIS2 et DORA supposent de prouver que les fonctions essentielles peuvent être maintenues ou restaurées dans des délais prévus.
Pour confronter les exigences réglementaires aux réalités opérationnelles, la table ronde réunira Philippe Latombe, député de Vendée, Nouamane Cherkaoui, représentant BPCE-SI, et Auriane Lemesle, du GCS e-Santé Pays de la Loire et de l’APSSIS. Les secteurs financiers et sanitaires offrent des exemples éclairants : ils reposent sur des systèmes interconnectés, traitent des données sensibles et doivent assurer la continuité de services dont l’interruption peut entraîner des conséquences économiques, sociales ou humaines majeures.
Anthony Coquer animera les échanges en s’attachant à faire émerger des réponses concrètes. Comment distinguer une conformité déclarative d’une résilience démontrée ? Quels indicateurs présenter aux dirigeants ? Comment intégrer les prestataires critiques aux exercices ? À quel moment faut-il déclencher le mode dégradé ? Comment arbitrer entre sécurité, disponibilité et rapidité de rétablissement ?
La diversité des intervenants permettra également d’interroger le rôle de la puissance publique, des autorités de supervision et des opérateurs. La résilience des infrastructures critiques dépend en effet de la coordination entre de nombreux acteurs. Elle suppose des mécanismes d’alerte fiables, des responsabilités clairement établies, des canaux de communication alternatifs et une capacité à partager rapidement les informations utiles sans aggraver la crise.
Plusieurs critères permettent de vérifier que la démarche dépasse la seule production documentaire. Tout d’abord, les fonctions essentielles doivent être identifiées et hiérarchisées. Ensuite, l’organisation doit connaître les ressources, applications, données, personnes et prestataires dont elles dépendent. Elle doit également fixer des objectifs de continuité et de rétablissement cohérents avec les besoins métiers.
Par ailleurs, les dispositifs doivent être testés dans des conditions suffisamment réalistes : indisponibilité d’un fournisseur de cloud, compromission d’un compte d’administration, corruption des sauvegardes, interruption des communications ou indisponibilité d’un site. Les exercices doivent impliquer les décideurs et ne pas se limiter aux équipes techniques. Enfin, chaque test ou incident doit déboucher sur un retour d’expérience, un responsable, une échéance et une vérification de l’efficacité des mesures correctrices.
Les conformités NIS2 et DORA peuvent ainsi devenir un puissant accélérateur de maturité, à condition d’être utilisées comme un cadre de transformation.
Le 4e colloque national de Souveraine Tech se déroulera au Palais du Grand Large à Saint-Malo. La bande-annonce de l’événement présente les intervenants et l’ambition de cette édition consacrée à la résilience des infrastructures et technologies critiques (4).
Conformité NIS2 et DORA : rendez-vous à Saint-Malo pour déterminer comment transformer les obligations réglementaires en une capacité réelle, mesurable et durable de résistance, de continuité et de rétablissement.
• Souveraine Tech, « 4e colloque – Résilience des infrastructures et technologies critiques », 18-9-2026, Saint-Malo.
• Parlement européen et Conseil, Directive (UE) 2022/2555 concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de cybersécurité dans l’Union, Journal officiel de l’Union européenne, 14 décembre 2022.
• Parlement européen et Conseil, Règlement (UE) 2022/2554 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier, Journal officiel de l’Union européenne, 14-12-2022.
• Souveraine Tech, « Bande-annonce du 4e colloque national », YouTube, 2026.
Lexing Technologies
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Oracle et Google étendent leur partenariat dans l’intelligence artificielle. Oracle, qui proposait déjà les modèles Gemini de Google aux clients de son cloud d’infrastructure (OCI) va désormais aussi les intégrer dans ses solutions d’entreprise, regroupées sous la dénomination Oracle Cloud Fusion Applications. On y trouve notamment un ERP, une plateforme RH (HCM), une solution de gestion de la supply chain (SCM), et une suite d’outils pour la gestion de la relation client (CX).
Le secteur de la logistique vit aujourd’hui un paradoxe majeur. Jamais les chaînes d’approvisionnement n’ont été aussi stratégiques pour les entreprises ; et pourtant, en parallèle, elles n’ont jamais été autant fragilisées. Crises géopolitiques, tensions climatiques, inflation, volatilité de la demande, exigences environnementales, pression sur les coûts : la Supply Chain doit absorber des chocs permanents tout en garantissant un haut niveau de service. Dans le même temps, elle fait face à une autre tension, plus silencieuse mais tout aussi structurante : la pénurie de main-d’œuvre et la difficulté à rendre ses métiers attractifs.
L’Union européenne s’apprête à classer ChatGPT et Roblox comme “très grandes plateformes en ligne” suivant les règles édictées par le Digital Services Act (DSA), rapporte Bloomberg.
Dans la série, "Il n'y a pas que chez nous que la police fait mal son travail", aujourd'hui, je vous emmène rire avec la police canadienne qui a fait une boulette, mais alors comme jamais j'en ai vu. Et cela bien sûr avec la complicité de la justice, parce que sinon ce serait pas drôle.
En fait, il y a un Canadien qui vient de passer 18 mois en taule pour pédopornographie sur la messagerie Kik. À l'origine, le suspect dans cette affaire avait le nom d'utilisateur "fus__ro_dah".
Fus Ro Dah ça vient de The Elder Scrolls V: Skyrim, et ça désigne le cri Unrelenting Force. Ce sont 3 mots de langage draconique : Fus pour la force, Ro pour l'équilibre, Dah pour la poussée et le joueur les hurle pour projeter ses adversaires à l'autre bout de la salle. Fin de ma parenthèse gaming ^^.
Ceux parmi vous qui ont eu la moyenne au brevet des collèges auront remarqué que dans ce pseudo, il y a 3 underscores. Les boomers appellent ça le "tiret du bas", si jamais vous ne savez pas de quoi je parle. Et pas de bol, notre Canadien qui s'appelle Brandon Klayme s'est fait arrêter en 2020 parce qu'il avait le même pseudo.
Enfin, pas tout à fait... Lui, il n'avait que deux underscores dans son pseudo "fus_ro_dah". Alors certes, la police du Wisconsin avait bien relevé "fus__ro_dah" dans les 125 messages extraits du téléphone de la victime, mais la demande envoyée à Kik pour obtenir les données du compte, elle, portait sur "fus_ro_dah". Kik a donc répondu avec l'adresse mail rattachée à ce compte-là, et le reste s'est enchaîné tout seul... Google pour l'adresse IP, Bell Aliant pour l'adresse postale, puis la police de Halifax pour la perquisition.
Donc évidemment, tout ce qui a été collecté en ligne, comme preuve pour l'inculpé, ne lui était absolument pas rattaché. Mais cela n'a pas empêché la justice de le reconnaître coupable en avril 2023 et à le condamner à 18 mois de prison, suivi de 18 mois de probation. Le gars, évidemment, a toujours clamé son innocence, mais peu importe, on sait comment ça marche. Pendant plusieurs jours au tribunal, les procureurs ont passé en revue des tas de preuves contre lui et il a fini par être condamné malgré le fait qu'ils n'aient rien trouvé sur ses appareils électroniques. Une fois encore, la justice fait bien son travail ^^.
Bref, ce petit _ en trop est passé totalement inaperçu...
Jusqu'à ce que les avocats qui travaillent sur son dossier se rendent compte de cette subtile erreur. Alors le 23 juillet, la Cour d'appel de la Nouvelle-Écosse ne s'est pas contentée d'annuler la condamnation. Son jugement prend soin de préciser que ce n'est ni un vice de procédure ni un acquittement au bénéfice du doute et heureusement. Ils reconnaissent que Klayme est "factuellement innocent". Quant au titulaire du compte aux deux underscores, un dénommé Jay, son adresse IP pointe vers la Californie...
Et voilà comment à cause d'un gars qui ne sait pas faire un copier-coller, un gamer Skyrim innocent a passé 18 mois en taule. Évidemment, il a été "décondamné", circulez y'a plus rien à voir.

[Deal du jour] Les vacances, c’est fait pour se détendre. Et quoi de mieux qu’un bon bouquin pour se relaxer ? Mais plutôt que d’alourdir son sac ou sa valise, une bonne liseuse permet d’emporter des milliers de romans avec soi. Et ce modèle à moins de 100 € est tout trouvé.
BYD précise ses projets dans la robotique humanoïde. Le constructeur chinois de véhicules électriques a confirmé le 30 juillet au South China Morning Post que de premiers exemplaires seront installés en août dans ses showrooms Di Space dans l’empire du Milieu, à commencer par Zhengzhou.
Ce lancement fait suite à une première annonce faite au début du mois de juillet. Google avait alors introduit les propriétés de plateforme à titre expérimental, avant de les généraliser aujourd'hui à l'ensemble des utilisateurs de Search Console, partout dans le monde.
Concrètement, cette fonctionnalité s'adresse à tous ceux qui publient au-delà de leur seul site web. Elle offre une vision jusqu'ici absente de Search Console : celle de la performance des posts sociaux et vidéo dans les résultats de recherche Google, qu'il s'agisse de la recherche classique (Search), de Discover ou de Google News.
Pour accompagner ce déploiement, Google publie également un guide consacré à l'analyse des contenus sociaux et vidéo. Il s'adresse aussi bien aux créateurs de contenu qu'aux community managers ou aux professionnels du SEO, et détaille plusieurs usages pratiques.
Le rapport Insights permet d'abord d'identifier les groupes de requêtes qui envoient du trafic depuis la Recherche Google vers les contenus sociaux et vidéo, en distinguant celles qui progressent, celles qui reculent et celles qui restent stables. Cette lecture des thématiques de recherche aide à comprendre les centres d'intérêt de l'audience et peut inspirer de nouveaux sujets de vidéos, de légendes ou de hashtags.
Le filtre sur 24 heures sert quant à lui à repérer les pics de trafic soudains provenant de la Recherche Google vers des publications récentes, ce qui permet ensuite de relayer ce contenu en tendance sur d'autres plateformes.
Autre usage mis en avant : l'export des données de performance de plusieurs propriétés dans un même tableur, pour comparer côte à côte les résultats sur YouTube, Instagram, X ou TikTok.
Le guide évoque aussi l'optimisation des contenus existants. Search Console peut aider à repérer d'anciennes vidéos qui regagnent en visibilité dans la recherche, ce qui peut orienter la décision d'épingler un contenu en avant sur un flux social ou vidéo, ou d'en produire une suite. Les annotations de Search Console permettent en complément de suivre l'effet de modifications externes, comme la réécriture d'un titre YouTube ou d'une légende TikTok, sur les performances de recherche dans le temps.
Enfin, les filtres de page et le mode de comparaison offrent la possibilité de confronter différents formats, par exemple pour évaluer une playlist vidéo ou comparer la performance de vidéos courtes face à des vidéos longues.
Google indique que les retours des utilisateurs peuvent être transmis via le lien « Envoyer des commentaires » dans Search Console, directement sur la page de documentation, sur LinkedIn ou via la communauté Google Search Central.
L’article "Google Search Console ouvre enfin les données de vos posts Instagram, TikTok, X et YouTube" a été publié sur le site Abondance.

Au gré de ses péripéties dans Spider-Man: Brand New Day, le Tisseur n'hésite pas à faire appel aux New Avengers, et plus particulièrement à un personnage qui ne fait que gagner en importance film après film.

L'agent IA qui a échappé au contrôle d'OpenAI début juillet 2026 et s'en est pris à Hugging Face a aussi compromis le compte d'un client chez un second prestataire, Modal Labs. Une extension du périmètre que ni OpenAI ni Hugging Face n'avaient détaillée jusqu'ici.
Qualcomm remporte un contrat d’ampleur avec BMW. L’entreprise américaine de semi-conducteurs a annoncé le 29 juillet avoir été sélectionnée comme principal fournisseur de puces de calcul du constructeur pour les systèmes d’aide à la conduite et le “cockpit numérique de nouvelle génération”, soit l’expérience dans l’habitacle. Les premiers modèles équipés de ces solutions devraient voir le jour au cours de la prochaine décennie.
J'sais pas si vous l'avez vu passer lui, mais OpenNutriTracker est une app qui note ce que vous mangez et compte les calories, sans rien vous demander en échange. Hé oui, l'application est gratuite sur Android et sur iOS, sous licence GPL-3.0 en plus ! Que demande le peuple ?
Avec cette app, vous enregistrez vos repas, et elle additionne toutes les calories que vous ingérez. Pour remplir le journal de que vous mangez (journal qui au passage est chiffré en AES sur votre appareil, on n'est jamais trop prudent...), vous scannez le code-barres d'un produit avec l'appareil photo (ou vous tapez le code), ou vous tapez son nom et hop, la fiche nutritionnelle déboule sur l'écran directement depuis Open Food Facts, complétée par une sélection de l'USDA FoodData Central.
L'écran de scan visant le code-barres d'une brique de jus
Ce qui est cool avec cette application, c'est que pour un utilisateur français par exemple, la recherche remonte d'abord les aliments qui sont vendus son pays.
Et Open Food Facts , dont je vous ai déjà parlé, référence plus d'un million de produits vendus en France, c'est plutôt bien garni avec vos yaourts préféré et vos plats ultra transformés de supermarché ^^.
La journée de tracking se découpe alors en petit-déjeuner, déjeuner, dîner et collation, chacun avec son objectif de calories. Un dépassement se voit donc sur le repas fautif, pas seulement dans le total de la journée. Et quand vous savez déjà ce que vous avez avalé, un ajout rapide se contente d'un titre et d'un nombre.
La fiche du produit scanné, avec ses calories et ses macros avant l'ajout au repas
Et l'app ne s'arrête pas au compteur qu'on retrouve finalement dans pas mal d'autres app. Non, elle vous aide à suivre dix nutriments, des fibres au magnésium en passant par le fer et le sodium, avec les repères d'apport de référence des tables de l'Institute of Medicine pour situer où vous en êtes. À côté de ça, vous avez votre poids et sa courbe, un compteur d'eau et un catalogue d'activités pour remettre en face les calories dépensées.
Vos données sortent aussi quand vous le décidez avec export du journal complet en JSON ou en CSV, ou partage d'un repas par QR code vers un autre téléphone. De quoi bricoler d'autres app autour de ça donc.
Côté installation, c'est dispo sur Google Play ou l' App Store , avec iOS 15.5 minimum, et snif snif pas encore de version F-Droid. Par contre, l'app n'est pas encore traduite en français, donc n'hésitez pas à contribuer si ça vous dit.
Vous ouvrez une de vos notes écrite en Markdown pour corriger 3 lignes et PAF vous voilà dans un éditeur qui met 3 siècles à se charger, à mater des balises tout en pestant contre le bouton de prévisualisation que vous ne trouvez pas... Bref, vous êtes grognon !
Hé bien Wander retire ce choix et vous propose de travailler uniquement en WYSIWYG même si derrière, ce sont toujours des fichiers .md stockés bien au chaud dans votre dossier "Plan de conquête du web". (Quoi y'a que moi qui ait un dossier comme ça ?)
Dans cet éditeur d'un nouveau genre, les tableaux, les images et les listes de tâches se manipulent comme des blocs. Les raccourcis Markdown restent là pour ceux qui les ont dans les doigts, avec une barre de mise en forme pour les autres. Vous corrigez donc une note longue en gardant son rendu sous les yeux, sans refaire l'aller-retour entre le texte brut et l'aperçu pour chaque tableau de travers.
L'interface de Wander à côté du Markdown et du diff correspondant
Le dossier peut être un simple tas de .md ou un coffre Obsidian déjà trop rempli, c'est pas grave puisque Wander conserve les wikiliens, les pièces jointes, les tags et le front matter, et ajoute même la recherche plein texte et les backlinks. Vous circulez ainsi dans les notes sans import ni conversion, et leur organisation actuelle ne bougera pas.
Les commentaires, de leur côté, vivent dans un dossier caché .wander à côté des fichiers. Comme ça, tout l'historique de versions reste sur votre Mac et permet de comparer ou restaurer une note sans avoir à vous monter un serveur Git juste pour récupérer un paragraphe effacé bêtement la veille. Si vous mettez tout ça sur iCloud ou Dropbox, vous serez tranquille. Les commentaires peuvent également être suivis via Git si vous préférez.
Wander est gratuit sur l' App Store et il vous faut iOS ou iPadOS 17, ou un Mac Apple Silicon sous macOS 15 au minimum pour le faire tourner. L'app est encore toute jeune mais si votre matériel suit et que vous voulez garder la main sur vos .md, je pense que ça peut coller à votre usage !
Un développeur du nom d' Artem Lytkin a réussi à faire tourner DOOM sur une machine dont la seule et unique opération est un chercher-remplacer, le même que celui de votre traitement de texte, appliqué en boucle sur un énorme fichier texte. Le projet s'appelle doom-regex et son code est public depuis quelques jours.
Une expression régulière, c'est un motif de recherche un peu évolué, capable de repérer par exemple tous les groupes de chiffres suivis d'une virgule dans un texte pour les remplacer par autre chose. Les développeurs s'en servent tous les jours pour nettoyer des fichiers ou valider des adresses mail, jamais pour lancer un jeu vidéo.
Ici, tout l'ordinateur vit dans une seule chaîne de caractères d'environ 96 Mo, dans laquelle les registres du processeur, la mémoire, l'image affichée à l'écran, le moteur du jeu et ses données sont posés sous forme de texte. Un jeu de 544 règles de remplacement, toujours appliquées dans le même ordre, simule un petit processeur 32 bits maison baptisé RVM-1.
Il n'y a aucun interpréteur ni aucun calcul en dehors de ces règles. Quand le jeu additionne deux nombres, c'est une substitution qui réécrit des caractères au bon endroit dans la chaîne, et rien d'autre.
Le prix à payer est quand même salé, puisqu'il faut près de 14 millions de substitutions pour produire une seule image du premier niveau, à un rythme d'environ 80 000 remplacements par seconde. Trois minutes par image. Une petite séquence de 100 images représente du coup plus d'un milliard d'opérations.
Le résultat n'est pourtant pas une vague approximation, car les images produites sont identiques à l'octet près à celles du vrai DOOM compilé normalement, vérification par empreinte cryptographique à l'appui.
Tom's Hardware, le média spécialisé qui a relayé la trouvaille, résume bien l'expérience : y jouer tient plus "des échecs par correspondance avec un fusil à pompe" que du jeu de tir nerveux. Une démo pour Windows est malgré tout téléchargeable pour les plus patients.
DOOM a déjà tourné sur des tests de grossesse et des tracteurs, mais on est ici un cran au-dessus, avec la preuve qu'un outil de bureautique détourné suffit à construire un ordinateur qui marche. Hackaday, le site des bidouilleurs, reconnaît d'ailleurs que la valeur pratique du truc est à peu près nulle.
Totalement inutile, et c'est exactement pour ça qu'on adore : ce genre de bidouille obsessionnelle et gratuite vaut tous les produits à abonnement du moment.
Source : Tom's Hardware
Même les hackers ne veulent plus voir les lunettes connectées de Meta. Les organisateurs de la DEF CON, la plus grande convention de hackers au monde qui se tient chaque été à Las Vegas depuis 1993, ont annoncé sur leurs réseaux sociaux l'interdiction pure et simple des "lunettes de style Meta dotées de capacités d'enregistrement" dans l'enceinte de l'édition qui ouvre le 6 août.
Et la règle ne souffre aucune exception, pas même pour ceux qui ont fait monter des verres correcteurs sur leur monture connectée. "Pensez à emporter des lunettes conformes si vous en avez besoin", préviennent les organisateurs. Le message est clair.
Pour situer, la DEF CON attire chaque année plus de 30 000 participants, chercheurs en sécurité, agents fédéraux et bidouilleurs de tout poil, dans une ambiance où la paranoïa est presque une politesse. Le règlement photo, en place depuis 2023, interdit déjà de photographier qui que ce soit sans son accord, à l'exception des intervenants sur scène.
Sauf que voilà, les lunettes conçues par Meta avec EssilorLuxottica, le géant franco-italien de l'optique, sous les marques Ray-Ban et Oakley, ressemblent à s'y méprendre à des montures classiques. La caméra se niche dans la branche et seule une petite diode signale que ça tourne.
Du coup, impossible pour votre voisin de savoir s'il est filmé, et filmer quelqu'un en douce constitue une violation du code de conduite de la conférence. Dans un événement où une partie du public paie encore son badge de 520 dollars en liquide pour ne pas laisser de trace, on comprend que ça coince.
Eva Galperin, directrice de la cybersécurité à l'EFF, la grande association américaine de défense des libertés numériques, a applaudi des deux mains : "ravie de voir une politique "pas de lunettes de voyeur" à la DEF CON". Le surnom anglais, "pervert glasses", littéralement des lunettes de pervers, colle au produit depuis un bon moment.
Meta a bien senti le vent tourner, puisqu'une mise à jour déployée en juillet désactive désormais la caméra quand la diode témoin est masquée ou cassée. Visiblement, ça n'a pas suffi à rassurer grand monde.
La DEF CON n'est d'ailleurs pas seule, un organisateur britannique de Comic Cons et même une compagnie de ferries écossaise ont pris des mesures comparables. En 2013, les casinos de Las Vegas avaient déjà banni les Google Glass, autrement plus voyantes avec leur écran vissé sur la monture.
Quand les spécialistes de l'espionnage des machines refusent eux-mêmes d'être filmés à leur insu, le grand public aurait tort de ne pas se poser les mêmes questions.
Source : The Register

Le benchmark Vending-Bench d'Andon Labs devait mesurer la capacité des intelligences artificielles génératives à gérer une activité commerciale de façon autonome. Claude Opus 5 en ressort vainqueur, mais au prix d'une série de manœuvres déloyales envers ses concurrents et ses fournisseurs.

Revolut annonce un partenariat avec OpenAI pour offrir ChatGPT Go à ses clients. Les abonnés Plus et Standard, qui n'avaient jusqu'ici droit à aucun service tiers, ont le droit à trois mois d'abonnement offert. Un argument commercial de plus pour la banque mobile aux 75 millions d'inscrits.
par Commandant Clémence Foufa, Jean Langlois-Berthelot
Le science-fiction prototyping a révélé que la fiction pouvait aider à explorer les implications futures d’une technologie. Le FICINT a établi que la narration pouvait rendre visibles des menaces, des ruptures et des compétitions stratégiques. Le threatcasting a montré qu’un scénario futur pouvait servir à identifier des actions à entreprendre dès aujourd’hui. Ces méthodes ont ouvert une voie. Mais la cyber impose désormais une étape supplémentaire : ne plus seulement raconter des futurs plausibles, mais les rendre jouables.
Un futur cyber utile n’est pas un décor. C’est une situation. C’est une crise simulée. C’est une architecture de risque. C’est une décision à prendre sous contrainte. C’est une capacité à construire.
Depuis le Japon, cette idée devient encore plus saillante. Ici, la frontière entre culture technologique, science-fiction, jeu vidéo, robotique, avatars, interfaces et recherche appliquée semble moins rigide qu’en Europe. Les œuvres ne sont pas seulement commentées. Elles irriguent des manières de penser le corps, la ville, la machine, le réseau, l’identité et la présence numérique. Dans un tel contexte, Ghost in the Shell ne ressemble plus seulement à une référence majeure de l’animation japonaise. Il devient une matrice pour penser le corps informationnel. Death Stranding ne ressemble plus seulement à un jeu de Kojima. Il devient une méditation opératoire sur la logistique, l’isolement, l’infrastructure et la reconstruction du lien. Cyberpunk 2077 ne ressemble plus seulement à une dystopie spectaculaire. Il devient une carte des tensions entre corps modifié, données, plateformes, sécurité privée et souveraineté.
La question n’est donc pas de rendre la cybersécurité plus séduisante par des références culturelles. La question est plus sérieuse : comment transformer ces environnements imaginaires en exercices de décision ?
Le science-fiction prototyping, associé notamment à Brian David Johnson, propose d’utiliser la fiction fondée sur des faits scientifiques pour imaginer des technologies futures, leurs usages et leurs implications. La Creative Science Foundation décrit une méthode en cinq étapes : choisir la science et construire le monde, identifier le point d’inflexion scientifique, examiner les conséquences sur les personnes, identifier le point d’inflexion humain, puis tirer les apprentissages. Le FICINT, ou fictional intelligence, développé notamment par August Cole et P.W. Singer, est présenté comme un outil analytique mêlant narration et non-fiction pour visualiser des technologies, tendances et problèmes liés à la compétition géopolitique. L’Arizona State University utilise aussi des science-fiction prototypes pour amener à réfléchir à de futures capacités numériques et cyber.
Ces approches sont utiles. Mais elles restent souvent au niveau du texte, du scénario ou de la sensibilisation. La cyber demande un cran de plus. Elle demande de passer du récit à l’exercice, de l’exercice à la décision, de la décision à la capacité.
C’est ce qu’on peux appeller les futurs cyber jouables.
Un futur cyber jouable est un scénario plausible, construit à partir de signaux réels, nourri par des imaginaires technologiques, traduit en architecture de menace, puis joué par des acteurs placés en situation de décision. Il ne s’agit pas de prédire. Il s’agit de préparer. Il ne s’agit pas de produire un récit brillant. Il s’agit de créer une situation capable de révéler des dépendances, des angles morts, des vulnérabilités, des doctrines absentes et des compétences manquantes.
La méthode peut se structurer en six étapes.
La première étape est le signal. On part d’un phénomène réel : IA agentique, identité synthétique, supply chain logicielle, implants médicaux, lunettes de réalité augmentée, robots de livraison, drones autonomes, assistants IA d’entreprise, jumeaux numériques, ville intelligente, open source critique, cloud souverain, modèle multimodal intégré à une chaîne métier, outil de développement dopé à l’IA. Le signal doit être concret. Un futur utile ne part pas d’une rêverie. Il part d’un présent déjà instable.
L’IA, par exemple, n’est pas seulement un sujet de productivité. Elle devient une surface d’attaque. MITRE ATLAS a précisément été conçu comme une base de connaissance des tactiques et techniques adverses contre les systèmes activés par l’intelligence artificielle. Une entreprise qui déploie des assistants IA sans gouvernance va au-delà du gain opérationnel. Elle crée potentiellement des vulnérabilités de données, de raisonnement, d’identité, d’autorisation, de traçabilité et de responsabilité.
La deuxième étape est le monde. Le signal est placé dans un environnement plausible. C’est ici que les imaginaires cyber deviennent utiles. Un bon monde n’est pas une décoration futuriste. C’est une architecture d’acteurs, d’infrastructures, de dépendances et de comportements.
Ghost in the Shell donne l’univers du corps connecté et de l’identité manipulable. Cyberpunk 2077 donne le monde de la ville plateforme, des implants, des mégacorporations et de la sécurité privatisée. Death Stranding donne l’environnementde la logistique comme infrastructure sociale. Watch Dogs donne le monde de la smart city attaquable. Deus Ex donne le contexte de l’augmentation humaine comme conflit politique. Metal Gear Solid donne le monde de la guerre technologique, de la dissuasion, des systèmes autonomes et de la manipulation informationnelle.
Ces références ne sont pas des ornements. Elles sont des bibliothèques d’environnements. Elles permettent aux participants de comprendre rapidement un régime de vulnérabilité. Dans un univers inspiré de Ghost in the Shell, la question centrale est l’intégrité du soi. Dans un monde inspiré de Cyberpunk, c’est la capture des corps et des données par des acteurs économiques puissants. Dans un écosystème inspiré de Death Stranding, c’est la résilience des liens. Dans un monde inspiré de Watch Dogs, c’est l’interconnexion urbaine comme point faible.
La troisième étape est l’incident. Un futur devient utile lorsqu’il se casse. Le cœur de la méthode est donc l’incident fictionnel. Il doit être plausible, précis et inconfortable.
Un assistant IA interne, connecté à la messagerie, au CRM et à la documentation technique, est manipulé pendant plusieurs mois pour orienter des décisions commerciales. Un implant médical connecté reçoit une mise à jour compromise. Une ville intelligente subit une attaque indirecte par son prestataire de maintenance. Une entreprise industrielle découvre qu’un package open source intégré à sa chaîne de développement exfiltre des secrets. Un avatar de dirigeant est utilisé dans une fraude à l’ordre de virement. Un modèle IA d’aide au recrutement est empoisonné pour favoriser certains profils. Une plateforme de réalité augmentée expose les routines sensibles de cadres dirigeants. Une chaîne logistique semi-autonome est perturbée par des données de capteurs falsifiées.
L’incident ne doit pas seulement être spectaculaire. Il doit forcer un arbitrage. Couper un service protège la sécurité mais détruit la continuité. Communiquer vite protège la confiance mais augmente le risque juridique. Accuser un fournisseur protège l’organisation à court terme mais détruit un partenariat stratégique. Révéler une faille aide l’écosystème mais expose la réputation. Payer une rançon peut accélérer une reprise apparente, mais ne garantit ni la restauration ni la suppression des données volées.
Le cyber intéressant commence lorsqu’il n’existe plus de bonne option pure.
La quatrième étape est la traduction. Une fiction non traduite reste une histoire. Une fiction traduite devient un outil. L’événement déclencheur doit donc être relié à des cadres cyber existants. MITRE ATT&CK permet de décrire les tactiques et techniques adverses observées dans le réel. NIST CSF 2.0 permet de rattacher l’incident à la gouvernance, à l’identification, à la protection, à la détection, à la réponse et au rétablissement. Dans les scénarios liés à l’IA, ATLAS permet d’examiner les attaques visant modèles, données, chaînes d’apprentissage et usages opérationnels.
Cette traduction est le moment où l’imaginaire cesse d’être une référence et devient une discipline. On ne dit plus : “cela ressemble à Cyberpunk”. On demande : quelles identités sont compromises ? Quelles données sont critiques ? Quels privilèges sont abusés ? Quelle surface est exposée ? Quelle dépendance fournisseur est révélée ? Quelle technique adverse est plausible ? Quelle fonction NIST est défaillante ? Quel défaut de conception a rendu la crise possible ? Quelle capacité manque ?
La cinquième étape est le jeu. Le futur est joué par des acteurs placés en situation. Direction générale, RSSI, DSI, CTO, DPO, juridique, communication, responsable produit, fournisseur, client critique, assureur, régulateur, journaliste, autorité publique, équipe SOC, équipe de crise, adversaire simulé. Le scénario évolue par injects successifs : nouvel indice technique, fuite presse, revendication, pression client, erreur de communication, découverte d’un second point de compromission, rumeur sur les réseaux, exigence du régulateur, désaccord interne, perte de confiance d’un partenaire.
C’est ici que les jeux vidéo apportent une grammaire très utile. Un bon exercice doit avoir une carte, des ressources, des règles, des points aveugles, une temporalité, des adversaires, des conséquences. Il ne suffit pas de demander : “que faites-vous ?” Il faut créer une mécanique de décision. Le futur n’est plus un texte. Il devient une situation manipulable.
Cette logique va plus loin qu’un simple exercice de table. Elle ajoute une couche de monde. Elle ne demande pas seulement : “comment répondez-vous à cette attaque ?” Elle demande : “dans quel type de monde cette attaque devient-elle naturelle ?” C’est cette question qui permet d’anticiper. L’attaque ne se réduit pas àt un événement. Elle est le symptôme d’une architecture.
La sixième étape est l’extraction capacitaire. C’est le point décisif. À la fin, l’exercice doit produire quelque chose : une note, une doctrine, une feuille de route, une liste de capacités, un plan de formation, une cartographie de dépendances, une modification de gouvernance, une exigence de sécurité produit, une recommandation d’investissement.
La question finale n’est pas : “le scénario était-il intéressant ?”
La question finale est : “que savons-nous maintenant que nous ignorions avant de le jouer ?”
Avons-nous découvert une dépendance critique ? Un angle mort juridique ? Une incapacité de communication ? Une faiblesse dans les sauvegardes ? Une absence de doctrine IA ? Une ambiguïté contractuelle ? Une donnée trop sensible ? Un prestataire trop central ? Une équipe trop isolée ? Une chaîne de décision trop lente ? Une confusion entre sécurité produit et sécurité organisationnelle ?
Sans extraction capacitaire, le futur jouable n’est qu’un exercice créatif. Avec extraction capacitaire, il devient un outil de puissance.
Cette méthode répond à un besoin concret. Les organisations disposent de normes, de tableaux de bord, de référentiels, d’audits, de politiques et de plans de conformité. Mais elles manquent souvent de situations. Elles savent décrire leur maturité. Elles savent moins souvent prouver leur capacité à décider dans un environnement instable. Or la cyber est précisément une discipline de l’instabilité : incertitude technique, pression temporelle, asymétrie adversaire, exposition médiatique, dépendances cachées, responsabilité diffuse, normes mouvantes.
Les futurs cybers jouables servent à entraîner ce muscle.
Pour les écoles d’ingénieurs, l’intérêt est direct. Les étudiants doivent apprendre que les systèmes qu’ils conçoivent produisent des comportements. Un outil d’IA mal gouverné crée une surface d’attaque. Une interface mal pensée crée une vulnérabilité humaine. Une architecture trop intégrée crée un point de propagation. Une API trop ouverte crée des abus possibles. Un produit non sécurisé par défaut transfère le risque au client. Former un ingénieur sans lui faire jouer les conséquences cyber de ses choix de conception est une lacune.
Pour les écoles de commerce, l’intérêt est tout aussi fort. Les futurs dirigeants ne doivent pas apprendre la cyber comme un sujet technique périphérique. Ils gagnent à la comprendre comme une condition de stratégie. Une fusion-acquisition peut importer une dette cyber. Une politique d’IA peut créer une responsabilité nouvelle. Un fournisseur peut devenir un risque systémique. Une plateforme peut enfermer l’entreprise dans une dépendance. Un incident peut détruire la confiance plus vite qu’un mauvais trimestre. La cyber n’est pas une ligne de budget. C’est une théorie pratique de la fragilité des organisations numériques.
Pour les institutions publiques et la défense, cette méthode permet de relier anticipation, simulation et capacité. La Red Team Défense française a déjà montré l’intérêt de mobiliser auteurs et scénaristes de science-fiction avec des experts scientifiques et militaires pour imaginer des menaces pouvant mettre en danger la France et ses intérêts à l’horizon 2030-2060. Mais dans le domaine cyber, il faut prolonger cette logique vers des formats encore plus opératoires. Le scénario doit pouvoir devenir une alerte, une doctrine, une formation, un test de coordination, un plan de résilience.
Trois exemples permettent de comprendre la méthode.
Premier cas : Ghost in the Shell appliqué à l’hôpital connecté. Un implant neurologique reçoit une mise à jour compromise. Les patients ne sont pas seulement victimes d’une fuite de données. Ils deviennent des surfaces d’attaque corporelles. L’exercice oblige à traiter sécurité produit, responsabilité médicale, preuve technique, communication, consentement, régulation et continuité de soin. La capacité extraite n’est pas “mieux protéger les implants” en général. Elle est plus précise : définir une doctrine de crise pour dispositifs médicaux cyber-physiques.
Deuxième cas : Cyberpunk 2077 appliqué à l’entreprise augmentée. Les employés utilisent assistants IA, lunettes AR, avatars, outils de génération de code et accès cloud. Un adversaire manipule l’écosystème par identités synthétiques, empoisonnement de données et compromission de dépendances logicielles. L’exercice oblige à traiter shadow AI, gestion des identités, validation du code, sécurité des modèles, journalisation, gouvernance fournisseur. La capacité extraite : une politique opérationnelle d’IA sécurisée, testée par crise.
Troisième cas : Death Stranding appliqué à une supply chain critique. Une organisation dépend d’un réseau logistique semi-autonome reliant fournisseurs, entrepôts, drones, véhicules, prestataires et plateformes de réputation. L’attaque ne détruit rien au départ. Elle modifie des données de confiance. Les bons colis vont aux mauvais endroits, les priorités sont manipulées, les alertes sont noyées. L’exercice oblige à traiter intégrité des données, résilience, redondance, cartographie des tiers, responsabilité contractuelle. La capacité extraite : une doctrine de continuité pour logistique numérique dégradée.
Le mot “jouable” est important. Il ne signifie pas léger. Il signifie manipulable. Un futur jouable est un futur que l’on peut tester avant d’y être enfermé. C’est un futur que l’on peut interrompre, rejouer, modifier, contester, comparer. Cette capacité devient précieuse dans un monde où beaucoup de systèmes réels deviennent difficiles à arrêter une fois déployés : IA, cloud, automatisation, plateformes, villes connectées, infrastructures critiques, dispositifs médicaux, outils de développement, systèmes d’identité.
Il faut donc apprendre à jouer ces futurs avant de les subir.
La méthode peut se résumer ainsi : le science fiction prototyping imagine le futur ; le FICINT le rend plausible ; le jeu le rend manipulable ; l’analyse cyber le rend opérationnel ; l’extraction capacitaire le rend utile.
Cette chaîne permet d’éviter deux écueils. Le premier est l’académisme abstrait : parler de futurs technologiques sans produire de décision. Le second est le gadget pédagogique : utiliser les jeux vidéo ou le cyberpunk pour rendre un cours plus sympathique sans transformer la compréhension. Les futurs cyber jouables ne sont ni une théorie décorative ni une animation. Ils sont une méthode de lecture, de simulation et de décision.
Le Japon rappelle que cette démarche n’est pas artificielle. Dans un pays où Society 5.0 assume explicitement la fusion du cyberespace et de l’espace physique, où les recherches sur l’augmentation humaine, les avatars et les interfaces sont particulièrement visibles, les imaginaires cyber ne paraissent pas extérieurs au réel. Ils en sont souvent les éclaireurs.
La menace cyber devient plus rapide, plus industrialisée, plus distribuée, plus liée aux logiciels, aux tiers, aux identités et aux IA. Les organisations ne peuvent plus se contenter d’appliquer des normes en retard. Elles doivent entraîner leur capacité à voir : voir les architectures, les dépendances, les comportements, les mondes qui arrivent, les failles avant qu’elles ne soient exploitées.
Les jeux vidéo, le cyberpunk et la fiction stratégique ont déjà construit beaucoup de ces mondes. Le travail sérieux commence maintenant : les traduire en exercices, en doctrines, en formations et en capacités.
Faire jouer les futurs cyber, ce n’est pas fuir le réel.
C’est se donner une longueur d’avance sur lui.
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Dans un mail ayant pour objet « Évolution du cadre légal du démarchage téléphonique au 11 août 2026 », Bloctel, le service gouvernemental contre le démarchage téléphonique, communique à ses utilisateurs sa date de sa fermeture. Voilà ce qu'il faut savoir pour ne plus être embêtés par les démarcheurs (et les arnaques).

Dans une tribune publiée dans Le Journal du Dimanche, l'éditorialiste de Cnews s'en prend virulemment à L'Odyssée de Christopher Nolan, à qui il reproche « d'assassiner Homère ». Mais un détail nous interpelle dans sa chronique : Michel Onfray, qui critique une « le bruit et la fureur » du film, indique l'avoir vu en 4DX.
Le Sénat a adopté, en première lecture, la proposition de loi relative au contrat d’édition le 10 juin 2026. Cette proposition de loi a pour objectif de favoriser les pratiques entre les acteurs des filières du livre et de l’œuvre musicale et porte également sur la simplification de l’exception au droit d’auteur pour les personnes en situation de handicap. La proposition s’inscrit dans la continuité de la loi du 30 décembre 2021 et les mesures de l’accord interprofessionnel du 20 décembre 2022.
La proposition de loi relative aux contrats d’édition introduit des mesures destinées à rééquilibrer les relations économiques au sein du secteur culturel. En posant un cadre plus contraignant, le législateur entend garantir une transparence accrue dans l’exécution des contrats et sécuriser durablement les revenus des créateurs.
Le premier volet de la réforme se concentre sur la régularité des comptes et la rapidité des versements. Le texte transforme d’abord le principe du minimum de droits d’auteur garantis en une obligation légale. Par ailleurs, le rythme de la reddition des comptes s’accélère : le bilan des ventes doit désormais être établi sur une base semestrielle. Une fois ce document envoyé, l’éditeur ne dispose plus que de trois mois pour verser l’intégralité des droits d’auteur prévus, limitant ainsi les délais de paiement excessifs qui fragilisaient jusqu’alors les professionnels.
Concernant l’aspect purement financier, le projet de loi conforte la rémunération proportionnelle déjà prévue par l’article L. 132-5 du Code de la propriété intellectuelle, mais en modifie profondément l’application. Désormais, cette rémunération est systématiquement assise sur le prix de vente au public, ce qui protège l’assiette de calcul des auteurs contre d’éventuelles déductions désavantageuses. Dans cette même logique de valorisation du succès, le texte généralise les taux de rémunération progressifs par paliers, permettant aux auteurs de voir leur pourcentage augmenter mécaniquement à mesure que le volume des ventes progresse.
Enfin, le législateur modernise la gestion des droits sur le long terme et la circulation des œuvres. Le texte prévoit une procédure de résiliation simplifiée afin de permettre à un auteur de proposer plus facilement sa traduction au nouvel acquéreur des droits originaux, évitant ainsi le blocage de l’œuvre à l’international. Pour parachever ce dispositif de protection, la proposition de loi introduit un encadrement strict des pratiques de déstockage, garantissant le respect des intérêts économiques et du droit moral des auteurs jusqu’au terme de l’exploitation de leurs ouvrages.
Parallèlement aux réformes de la filière du livre, la proposition de loi consacre un volet important aux contrats d’édition musicaux afin d’assurer une protection équivalente à l’ensemble des créateurs.
Le texte vise en premier lieu à pérenniser et généraliser les principes de l’accord interprofessionnel du 4 octobre 2017, étendant ainsi l’application des bonnes pratiques à l’ensemble des acteurs de la musique. À l’instar des écrivains, les musiciens et compositeurs bénéficieront désormais d’une transparence financière accrue grâce à la transmission obligatoire d’un bilan semestriel de leurs gains.
Enfin, pour garantir le respect effectif de ces règles, le législateur introduit un mécanisme de sanction particulièrement dissuasif. En cas de manquement de l’éditeur à ses obligations contractuelles, le contrat d’édition pourra faire l’objet d’une résiliation de plein droit, permettant à l’auteur de récupérer la pleine gestion de ses œuvres de manière simplifiée, après une mise en demeure restée infructueuse.
Au-delà des réformes sectorielles du livre et de la musique, la proposition de loi accorde une place centrale à l’accessibilité culturelle en simplifiant l’exception au droit d’auteur en faveur des personnes en situation de handicap. L’objectif du législateur est de clarifier et de sécuriser un cadre juridique souvent perçu comme complexe par les acteurs de terrain.
Le texte redéfinit ainsi précisément les conditions d’agrément des structures bénéficiaires, les obligations de dépôt ainsi que les protocoles de destruction des fichiers numériques obsolètes. Dans cette optique, le rôle pivot de la Bibliothèque nationale de France (BnF) se trouve conforté et clarifié au sein de ce nouveau dispositif légal.
Enfin, pour garantir l’effectivité réelle de ces mesures et éviter que les droits ouverts ne restent théoriques, le texte élargit le champ des recours possibles. Les voies de saisine devant l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) sont désormais étendues aux personnes en situation de handicap elles-mêmes, mais aussi aux auteurs et aux éditeurs. Cette ouverture offre ainsi à l’ensemble des parties prenantes un recours permettant de veiller à la bonne application de la loi.
Avec la collaboration de Eva Maman, stagiaire
• Proposition de loi n°2916 transmise par le Sénat à l’Assemblée Nationale.
• Assemblée Nationale, Etat d’avancement des travaux parlementaires.
• Vie Publique, Article « Proposition de loi relative au contrat d’édition… » du 12-6-2026.
Directrice du département Propriété intellectuelle
L’article Contrat d’édition : renforcement de la protection des auteurs et compositeurs est apparu en premier sur Lexing Avocats.

Waymo annonce l'arrivée de Gemini à bord de ses robotaxis avec une interface entièrement redessinée. L'assistant de Google permet de régler la climatisation, de demander un arrêt ou de poser des questions sur le quartier traversé, mais reste volontairement coupé du système de conduite.
Août est arrivé. Vous avez posé vos congés, votre valise est prête, et vous vous apprêtez à partir en mode déconnexion totale (oui parce que tout le monde sait que les vrais, eux, déménagent à cette période). Sauf que votre VPN, lui, il bosse. Et franchement, entre le WiFi de l'aéroport, celui de l'hôtel bidon à trois étoiles sur Booking, et la 4G capricieuse à l'étranger, vous allez bien avoir besoin de lui.
Surfshark vient de sortir deux grosses mises à jour cet été, et si vous partez en vacances sans les connaître, vous ratez quelque chose.
On commence par la grosse annonce de juillet 2026. Surfshark a étendu sa techno FastTrack à plus de la moitié de son réseau de serveurs. Ça veut dire plus de 2 000 serveurs optimisés sur les 4 500+ disponibles. Et le truc ouf ? Des gains de vitesse allant jusqu'à 70% par rapport à une connexion VPN classique.
Alors comment ça marche ? En gros, au lieu de vous envoyer bêtement vers le serveur le plus proche géographiquement, FastTrack analyse en temps réel tous les chemins possibles via l'infrastructure Nexus de Surfshark. Des sondes réparties dans le monde entier testent en permanence la latence et les perfs de chaque route. Résultat : même si le chemin optimal est plus long physiquement, il peut être bien plus rapide parce qu'il emprunte des câbles sous-marins plus récents ou des routeurs plus performants.
Karolis Kaciulis, l'ingénieur système en chef chez Surfshark, explique que "si un chemin plus long peut améliorer les performances grâce à de meilleures conditions, des routeurs plus avancés ou des câbles à plus haute capacité, FastTrack le sélectionnera".
Le seul hic (et c'est un gros hic pour certains) c'est que FastTrack n'est disponible que sur macOS pour l'instant. Les utilisateurs Windows et Android crient déjà au scandale sur Reddit, et Surfshark a promis d'étudier les retours pour décider sur quel OS se focaliser ensuite. Mais si vous avez un MacBook dans votre sac de voyage, vous êtes déjà dans le futur.
La deuxième grosse news, c'est la mise à jour du protocole Dausos en juin 2026. Pour rappel, Dausos est le protocole propriétaire de Surfshark, sorti en avril 2026, qui promet jusqu'à 30% de vitesse en plus que les protocoles standards tout en intégrant du chiffrement post-quantique.
Mais le vrai problème que cette mise à jour résout, c'est la connectivité sur les réseaux verrouillés. Vous savez, ces réseaux d'école, d'université ou d'entreprise qui bloquent les VPN à coups de pare-feu draconiens ? Eh ben Dausos vient de se faire une beauté pour passer à travers. Surfshark a implémenté des "specialized network fixes" qui permettent à Dausos de se connecter même sur les réseaux les plus stricts.
Pourquoi c'est cool pour les vacances ? Parce que si vous êtes en séjour linguistique, que vous travaillez depuis un campus universitaire à l'étranger, ou que vous êtes en déplacement pro dans une boîte qui verrouille tout, Dausos vous permettra quand même de vous connecter. Le protocole randomise les ports à chaque connexion, ce qui rend la détection quasi impossible. Et avec son chiffrement AEGIS-256X2 et sa sécurité post-compromission, même si un attaquant choppe une clé, il ne pourra pas en déduire les futures.
Bon, les nouveautés sont cool, mais Surfshark a déjà une pile de features qui rendent les vacances bien plus tranquilles :
NoBorders : vous arrivez dans un pays où internet est bridé ? Chine, Iran, Émirats arabes unis, Russie ? NoBorders s'active automatiquement quand l'app détecte une restriction réseau. Elle se connecte au serveur le plus proche capable de contourner le blocage. Pas besoin de chercher quoi que ce soit, ça se fait tout seul.
GPS Override : vous voulez accéder à du contenu géobloqué sur une app qui vérifie aussi votre position GPS ? Surfshark propose le GPS Override sur Android. Ça modifie les coordonnées GPS que votre téléphone envoie aux apps, pas juste votre IP. Vous pouvez être physiquement à Paris mais faire croire à Pokémon GO que vous êtes à Tokyo. Ou accéder à YouTube TV américain depuis votre transat en Grèce.
Alternative ID : votre fausse identité de vacances. Vous réservez un hôtel, une location de voiture, un tour en bateau ? Ces sites demandent toujours votre email et votre numéro. Avec Alternative ID, Surfshark génère une identité complète (nom, adresse, email, numéro de téléphone virtuel) que vous utilisez à la place de la vôtre. Les emails sont forwardés vers votre vraie boîte, mais vous pouvez supprimer l'alias à tout moment. Fini les spams de "votre hôtel préféré" qui vous harcèlent six mois après votre séjour.
CleanWeb : en vacances, vous êtes souvent en roaming ou sur des forfaits data limités. CleanWeb bloque les pubs, les trackers et les malwares directement au niveau DNS. Ça réduit votre consommation de data et ça accélère le chargement des pages. Sur une connexion 4G étrangère à 15€ le Mo, chaque kilo-octet compte.
Kill Switch : l'arrêt d'urgence. Vous êtes au bord de la piscine, le WiFi de l'hôtel coupe, et votre VPN tombe. Sans Kill Switch, votre vraie IP est exposée pendant quelques secondes. Avec, votre connexion internet est coupée net. Pas de fuite, pas de panique. Vous reconnectez le VPN et c'est reparti.
Entre deux lignes de code et des mises à jour de protocoles, Surfshark a publié son Impact Report 2025 début juillet (fichier PDF). Et franchement, c'est pas du greenwashing à deux balles. Leurs bureaux de Vilnius et Kaunas fonctionnent à 100% d'énergie renouvelable avec des certifications BREEAM "Excellent". Ils ont planté plus de 9 000 arbres en Lituanie via un défi marche entre employés.
Mais le plus cool, c'est leur Emergency VPN program : en 2025, ils ont fourni un accès VPN gratuit et sécurisé à plus de 2 500 journalistes, activistes et représentants d'ONG opérant dans des régions avec de lourdes restrictions internet. Access Now, la Global Encryption Coalition, l'International Press Institute & co ... Surfshark collabore avec les bonnes personnes.
Leurs serveurs sont 100% RAM-only, un reboot et tout s'efface, zéro trace sur disque dur. La politique no-logs reste auditée par Deloitte, les apps passent les tests de Cure53 et SecuRing, et l'app Android a obtenu la certification MASA. Bref, c'est pas juste du marketing, c'est du concret.
Pourquoi Surfshark reste un des meilleurs VPN du marché ? (voir mon top des meilleurs VPN )
Vous partez en vacances ? Bien. Vous laissez votre cerveau en mode off ? Pourquoi pas. Mais votre sécurité numérique, elle, ne prend pas de vacances. Le WiFi de l'aéroport, celui de l'hôtel, la 4G étrangère, tout ça est un terrain de jeu pour les attaquants.
Avec les dernières mises à jour de Surfshark, vous avez un VPN qui va plus vite, qui passe partout même là où c'est bloqué, qui vous protège de la censure, qui trompe les apps GPS et qui génère des fausses identités pour vos réservations. Dans le doute, chiffrez. Et si vous devez chiffrer en vacances, autant le faire vite, bien, et sans que personne ne le sache.
Actuellement le Starter Pack vous offre 7 jours d'essai gratuit, puis vous paierez 80.68€ TTC pour 27 mois (abonnement 2 ans + 3 mois offerts).
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Si vous avez eu la chance d'avoir, plus jeune, une Nintendo 64, mais que malheureusement celle-ci est cassée et qu'il ne vous reste plus que les cartouches, la question qui va se poser à vous aujourd'hui c'est de savoir si ça vaut le coup d'investir 248,95 € pour la remettre en route !
Et comment on fait ça ? Hé bien avec la ModRetro M64 qui est une console neuve qui lit ces cartouches d'origine et envoie l'image en HDMI. Elle détecte la définition de l'écran et sort en 720p, 1080p, 1440p ou 4K à 60 images par seconde, avec des filtres CRT et des scanlines en option pour ceux qui préfèrent le grain d'époque. Et surtout, aucun ROM à mettre là-dedans, c'est bien votre cartouche physique qui tourne.
Dedans, il y a une puce FPGA signée AMD, et pas un émulateur. Cela permet de reconstruire exactement le circuit pour lequel ce jeu a été écrit, sans l'émuler. Mise au point par Palmer Luckey, le co-fondateur d'Oculus, cette machine démarre en moins de 5 secondes et fonctionne avec n'importe quelle cartouche, qu'elle soit PAL, NTSC ou japonaise, même si la base de compatibilité que ModRetro met en ligne pour vérifier un titre précis ne couvre que les sorties nord-américaines.
De plus, l'Expansion Pak et le Controller Pak sont intégrés au boîtier, donc plus besoin de chasser les modules d'époque pour les jeux qui les réclamaient. Les 4 ports acceptent aussi les manettes N64 d'origine, si vous les avez encore.
Après comme dirait Yoda, une autre voie existe toujours si vous tenez à votre vraie console et qu'elle marche encore (Je sais, Yoda n'a jamais dit ça, mais osef ^^). Par exemple, un scaler comme le PixelFX Morph 2K récupèrera le signal analogique sans souci et le ressortira en HDMI propre, sans rien avoir à remplacer.
Le FPGA n'a rien de neuf dans le rétrogaming. La Game Bub dont je vous ai parlé s'en sert pour la Game Boy, et sur des machines simples, ça marche très bien.
La N64 a la réputation d'être la console la plus retorse à reproduire et je vous avoue que j'en fait justement les frais en ce moment avec mon outil de recompilation. Je pense que je vais la mettre de côté, parce que je n'avance pas.
Voilà, si vos cartouches dorment quelque part et que vous avez du pognon à pas savoir qu'en faire, cette machine les rejouera vraiment, PAL comprises. Après aucun développeur ne l'a passée au banc de tests donc la fidélité annoncée... reste une annonce.

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