Quand ?
Le 3 octobre de 18h à 20h
Où ?
Librairie Publico 145 Rue Amelot 75011 Paris
Pour fêter le lancement du numéro 51 de Dissonances sur le thème « bizarre », la Librairie Publico accueille l'équipe et les auteur.e.s
Née en mai 2002, Dissonances (revue de création & critique littéraires) a pour objectif de promouvoir la littérature vraiment vivante (non calibrée commercialement) :
1) une partie « création thématique » y est ouverte (à tout le monde) par appel à textes (ces derniers étant anonymisés avant comité de lecture afin d'empêcher tout copinage lors des choix)
2) une partie « critique » (entretiens, recensions, cartes blanches) rend compte de ce qui se fait là où ça se passe c'est-à-dire chez les indépendants.
Indépendance et alternativité sont si essentielles pour Dissonances qu'elle a fait le choix de ne se financer que par ses ventes : ni subventions ni publicité. Une place importante est accordée à l'image (par carte blanche à des artistes visuels), dans le même esprit.
Au programme de la soirée :
– apéro-rencontre avec les auteur·e·s & l'équipe
– présentation de la revue & du numéro
– lecture (par leurs auteur·e·s et/ou l'équipe) des textes du dossier
– débat
– libations finales (car tout cela se fête) !
Quand ?
Le 4 octobre de 16h à 18h
Où ?
Librairie Publico 145 Rue Amelot 75011 Paris
PREMIERE PARTIE. Présentation de l'ouvrage de Benjamin Péret : « De la conquête à l'insurrection de l'Algérie (1830-1954) » par son postfacier, Nedjib Sidi Moussa. Présence de Jean-Jacques Lebel (sous réserve).
« Un livre essentiel pour comprendre que la violence de la colonisation qui se déroule sur plus d'un siècle est un élément majeur pour appréhender les difficultés actuelles des rapports entre la France et l'Algérie.
Tous les amoureux du surréalisme en général et de Benjamin Péret en particulier auront à coeur de lire ce texte inédit du poète qui n'a eu de cesse que de dénoncer l'ordre capitaliste et colonial ».
SECONDE PARTIE. Diffusion du film documentaire sur Benjamin Péret de Rémy Ricordeau (en sa présence) : « Je ne mange pas de ce pain là - Benjamin Péret poète c'est-à-dire révolutionnaire » (2015).
« Bien que le poète Benjamin Péret ait été avec André Breton un des principaux animateurs du mouvement surréaliste, il reste méconnu du grand public. En retraçant ses divers engagements poétiques et politiques, qui ont été une constante de toute sa vie, ce film se propose de le faire redécouvrir au sein d'une aventure intellectuelle collective qui aura durablement marqué le XXe siècle.
Éternel réfractaire à l'autorité quelle qu'elle soit, les combats qu'il a menés dans le monde des idées et celui de la politique l'ont été au service d'une conception de l'émancipation humaine qui supposait à ses yeux la liberté la plus absolue : celle de l'expression sensible comme celle, concomitante, de la pensée critique. Novateur dans sa démarche poétique autant que dans sa réflexion politique, les fulgurances dont il a nourri son oeuvre demeurent aujourd'hui d'une brûlante actualité ».
Quand ?
Le 2 octobre à 9h
Où ?
Tribunal administratif de Paris Rue de Jouy 75004 Paris
Ce vendredi 2 octobre, l'Union syndicale Solidaires sera de nouveau présente devant le Tribunal Administratif de Paris comme intervenante volontaire aux côtés de Majdouline, infirmière à la Pitié-Salpêtrière, qui conteste la procédure engagée à son encontre pour avoir porté un simple calot.
À l'hôpital, le port du calot fait partie du quotidien des soignant·es. Pourtant, dans le cas de Majdouline, la direction de l'AP-HP a choisi d'en faire un motif de sanction, invoquant d'abord la laïcité, puis l'« hygiène », jusqu'à prononcer sa révocation. Derrière cette succession de prétextes, c'est bien une agente qui est ciblée et stigmatisée. Pour l'Union syndicale Solidaires, pas question de laisser s'installer des pratiques disciplinaires discriminatoires.
Après avoir suspendu une première révocation en janvier 2026, le tribunal avait notamment relevé un doute sérieux sur la proportionnalité de la sanction. Une nouvelle exclusion de huit mois a depuis été prononcée par la direction de l'AP-HP.
Pour l'Union syndicale Solidaires, cette affaire illustre les dérives de procédures disciplinaires qui ciblent des agentes au lieu de répondre aux véritables enjeux de l'hôpital. En effet, nous refusons toute discrimination et toute stigmatisation des personnels. La laïcité ne peut être détournée pour justifier des pratiques discriminatoires. Le service public hospitalier a besoin de soignant·es, de moyens humains et matériels et de conditions de travail dignes, et certainement pas de procédures disciplinaires arbitraires.
L'Union syndicale Solidaires sera aux côtés de Majdouline pour défendre sa réintégration et dire stop aux discriminations à l'hôpital ! Pour la réintégration de Majdouline. Pour l'égalité. Pour un hôpital public sans discrimination. Rassemblement vendredi 2 octobre à 9h devant le tribunal administratif de Paris.
Paris, le 30 septembre 2026
Quand ?
Le 3 octobre de 15h30 à 17h30
Où ?
Librairie Publico 145 Rue Amelot 75011 Paris
Rythmé par le travail à l'usine, "Les Têtes hautes" questionne autant la fidélité à soi et aux autres que la croyance dans les possibilités de transformer le monde, à travers les réflexions d'un militant qui navigue entre l'espoir d'y arriver et le sentiment d'un combat parfois vain.
Martin Thibault vit dans la région parisienne. Il est enseignant-chercheur en sciences sociales et militant syndical. Il est maître de conférences en sociologie à l'université de Limoges. Il a déjà publié "Ouvriers malgré tout" et "En luttes !" (avec Sophie Béroud) aux éditions Raisons d'agir, ainsi qu'"Et voilà le travail !" (avec Dimitri Wazemski), aux éditions Nuit Myrtide.
Il est plus de 11 heures le 1er octobre à Argenteuil. Des centaines de lycéen·nes sont réuni·es pour manifester lorsque des forces de l'ordre leur tirent dessus au LBD.
L’article Argenteuil : un troisième lycéen mutilé par la police en trois jours est apparu en premier sur Contre Attaque.
Scientifiques et soignantes opposées aux pesticides appellent, dans cette tribune, à se mobiliser contre Syngenta le 3 octobre et au-delà, pour « agir, de façon radicale et directe, sur les causes des maladies ».
Nous, soignant⋅es, scientifiques, sommes témoins d'un paradoxe : malgré l'abondance des travaux scientifiques reliant exposition chimique et santé, malgré les alertes de l'Inserm et du Conseil national de l'Ordre des médecins, les politiques publiques se succèdent sans prendre en (…)
Texte de l'Union Communiste Libertaire de soutien à Jean-Yves militant du Collectif antifa 23
- Solidarité / Solidarité antifascisteRassemblement de solidarité à Jean-Yves, convoqué à la gendarmerie pour avoir rappeler au député d'extrême droite Bartolomé Lenoir certaines vérités historiques.
- Solidarité / Solidarité antifasciste, Manifs et rassemblementsDans le contexte de manifs/blocages de ces derniers jours, voici les avocat.e.s dispo ces prochains jours :
Flavien Jadeau – jeudi 1/10 et vendredi 2/10 matin
Claude Vincent : de vendredi 2/10 jusqu’à lundi au moins
Marie Bargain Daniel : jeudi 1/10 jusqu’à mercredi 7/10
Stéphane Vallée : à paritr de lundi 5/10
Maxime Gouache : du 1/10 au 3/10 et le mercredi 7/10
Pas besoin de leur numéro, faut juster donner leur nom et leur barreau (la ville, ici Nantes) à la police.
Salut ! Avec la date du lendemain pour la manifestation anti-cra, l’Illegal Team organise un atelier antirep de théâtre forum avec Comico Volant le vendredi 09/10 !
Ça sera à la BASE, 2 Rue Francisco Ferrer à Nantes.
Comme il y a une manif pour la Palestine en même temps, l’évenement commencera à 19h avec un début à 19h30 et une possibilité de rejoindre en cours !
Il n’y aura pas à manger sur place et ça finira entre 22h et 23h.
L’atelier est un temps de forum dont voici la com :
« LE COMICO VOLANT
Un atelier de théâtre forum autour de la garde à vue.
Quelles vont être mes réactions et mes attitudes ?
Comment je m’y prépare ?
Ce que je dis, ce que je ne dis pas : jusqu’où je suis prêt à aller ?
Quels sont mes droits et qu’est-ce qu’en font les flics ?
Et ce fameux « silence » que tout le monde sait bien qu’il faut garder ?
Puis-je répondre aux seules questions anodines ?…
Les commissariats sont pleins de celles et ceux qui pensaient ne pas se faire arrêter et se retrouvent isolé·e·s face aux gendarmes ou policiers dans le huis-clos flippant d’un commissariat.
Les tribunaux sont bien trop souvent pleins eux aussi de celles et ceux qui pensaient ne pas avoir « parlé » en garde à vue…
Nous vous proposons de travailler ces questions au moyen de jeux de situations.
Oubliez la loi et le droit dans un premier temps, mettez-vous dans la peau d’une personne interpellée et jouez votre propre rôle — ou alors testez d’autres stratégies…
Ce sera l’occasion, à la suite de ces improvisations, d’échanger des infos et de réfléchir ensemble sur les lois, lesmanœuvres des flics, les actions et recours possibles.
Et si on « jouait » pour voir ? »

Plusieurs arrêtés préfectauraux contre les mouvements lycéens.
Autorisation de survol du centre ville par drone jusqu’à 9h du matin dimanche.
Interdiction de transport et de port d’arme, de carburant et d’artifice dans Nantes jusqu’à vendredi 18h.
Interdiction de rassemblements/manifestations/cortèges aux abords de quasiement tous les lycées de Nantes et alentours (pas les facs).
Take care <3
On fait notre rentrée avec une émission d’actualité et littéraire ! POINT D’ACTU SUR LES BLOCUS LYCÉENS A GRENOBLE ET ENVIRONS : On commence avec une interview devant un lycée bloqué à Grenoble et un bilan de la journée en terme… Continue Reading →
L’article DégenréE : Blocages lycéens, luttes handies et censure médiatique est apparu en premier sur Campus Grenoble 90.8.
https://campusgrenoble.org/podcast/degenree-blocages-lyceens-luttes-handies-et-censure-mediatique/
Ce jeudi 1er octobre, le régime commence à avoir peur, car la situation lui échappe. On fait le point sur la révolte de la jeunesse :
L’article Ceci est un soulèvement de la jeunesse est apparu en premier sur Contre Attaque.
Jorge Messias calls Guardian report ‘an important alert for Brazilian sovereignty’ as nation prepares to go to polls
Brazil’s attorney general has said foreign meddling in his country’s institutions and democracy “cannot be tolerated” after a Guardian report revealed how the Trump administration was pushing to direct funds to a campaign against the Brazilian supreme court.
Writing on X, Jorge Messias called the report “an important alert for Brazilian sovereignty”. “The information is especially serious in light of Brazil’s electoral process and the recent episodes of external pressure on our institutions,” Messias added.
Continue reading...
Source : Mediabask
Source : Regards
Source : L'Humanité
Source : Parallèle SudLe représentant de la droite française est-il un héritier du nazisme ? Cette question peut-être caricaturale mérite d'être posée.
L’article Fuite en avant : Retailleau veut supprimer La France Insoumise est apparu en premier sur Contre Attaque.
«La Gen Z crie à l’aide», «Quitte à finir dans les flammes, autant le faire avec eux» À Nantes comme ailleurs, le mouvement lycéen monte de plusieurs niveaux en intensité ce 1er octobre. Évidemment, tous les […]
L’article Nantes 1er Octobre : Retour sur une matinée survoltée est apparu en premier sur Contre Attaque.
Les directions syndicales vont-elles regarder des milliers de lycéens se faire violenter sans réagir ? Plus de 1.200 arrestations de mineur en quatre jours, au moins deux adolescents mutilés, des centaines d’autres blessés, des dizaines de […]
L’article Mai 68 était une grève générale contre la répression de la jeunesse est apparu en premier sur Contre Attaque.
Si ce mouvement lycéen et étudiant est rejoint par les travailleurs, le mouvement du 17 octobre, l'automne promet d'être chaud !
L’article Mouvement de la jeunesse : des universités bloquées, grande manifestation le 6 octobre est apparu en premier sur Contre Attaque.
L’Espagne sous la pression de la rue, a été contraint d'annoncer un décret pour suspendre les expulsions locatives jusqu’en 2030.
L’article La lutte paie : en Espagne, le gouvernement contraint par la rue de suspendre les expulsions locatives jusqu’en 2030 est apparu en premier sur Contre Attaque.
Rdv en soutien aux camarades interpellée et contre la repression vers 15h-16h
Tou-te-s ensemble devant waldeck !
Rdv après l’ag et jusqu’à ce que tout le monde soit dehors !
Se regrouper entre locataires pour faire valoir ses droits face aux propriétaires : c’est le leitmotiv de l’association Locataires ensemble. Sa victoire la plus récente date de cet été. À Lyon, 73 locataires vivant dans un « immeuble bouilloire » ont obtenu la pose de brasseurs d’air, permettant de mieux évacuer la chaleur la nuit. Ils ont le même propriétaire, à savoir CFL, une filiale du Crédit agricole, possédant 1 800 logements dans l’agglomération et affichant un résultat net d’exploitation de 31 millions d’euros en 2025. Les 73 voisins habitent une immense barre de 14 étages, près de la gare Part-Dieu. La plupart des appartements y disposent de balcons. Ces derniers étaient initialement protégés par des toiles brise-soleil.
Devenues vétustes, CFL, au lieu de les remplacer, a préféré les enlever, considérant que les volets étaient suffisants. Résultat : « Cet été, on a mesuré jusqu’à 60°C sur notre balcon. » Et le stock de chaleur de rayonner jour et nuit par temps de canicule. Paola vit en colocation dans un de ces apparts, au 11e étage. Sa chambre de 9 m² donne plein ouest. Elle qui télétravaille, y passe beaucoup de temps … « L’été a été épuisant, mais l’appartement est traversant, c’est déjà ça. » Ce n’est pas le cas du petit appartement de sa voisine du dessus, Fanny, elle aussi plein ouest avec balcon. C’est elle qui a contacté Locataires ensemble au printemps.
Loïc Michel est salarié de l’association : « On connaissait bien CFL car on était déjà en conflit avec eux dans un autre quartier. On a fait le compte : sur les 1 800 appartements qu’ils possèdent, 1 441 disposent de fenêtres sans protection solaire. » Loïc rencontre Fanny et Paola, qui, après un rapide porte-à-porte, s’aper-çoivent que l’appartement bouilloire de Fanny n’est pas un cas isolé.
Un groupe WhatsApp dédié rassemble rapidement 80 membres. La colère est là, elle est transformée en revendication : l’installation de brise-soleil et de brasseurs d’air. Mais comment établir le rapport de forces pour tordre le bras de CFL ? En effet, même si les logements loués deviennent à la limite de l’habitable trois mois par an, il est très difficile, pour l’heure (lire encadré p. 8), de porter ce genre de revendication devant la justice, ce qui prendrait par ailleurs plusieurs années. Les demandes individuelles des locataires sont bien sûr restées lettres mortes. Menace de grève de loyer ? Tout le monde n’est pas prêt à s’engager car c’est illégal et certains locataires ont peur des représailles du bailleur. Pétitionner ? Manifester ? Certes, mais CFL a montré, lors du conflit dans l’autre quartier, qu’il était un expert dans le « Oui oui, on va étudier le dossier ». Les habitants, épaulés par Locataires ensemble, vont choisir la médiatisation : le Crédit agricole est sûrement soucieux de son image. Les locataires vont donc fabriquer leurs propres brise-soleil avec des draps … inscrivant chacun une lettre géante. Une fois les draps installés en toute sécurité par des artisans militants, et mis bout à bout à la manière des tifos* des stades de foot, le message apparaît en lettres capitales pour qui regarde la façade : « Insécurité climatique : mon droit d’rénov », faisant écho à la revendication portée par Locataires ensemble (voir page suivante). Nous sommes fin juin, en pleine canicule : l’action arrive comme du pain béni pour les journalistes qui relaient massivement. Ça marche : CFL fait rapidement son mea culpa et concède un million d’euros pour équiper ses logements bouilloires d’occultants, voire de brasseurs d’air. Rue du Lac, une soixantaine de logements ont déjà été équipés.
Fabien Ginisty
* Animation réalisée par les supporters dans les tribunes : drapeaux, banderoles, feuilles colorées formant un visuel.
Numéro 221 – Octobre 2026
Dossier 5 pages : Locataires, unissez-vous !
Face à des propriétaires privés près de leurs sous ou à des bailleurs sociaux qui ne les prennent pas au sérieux, que peuvent les locataires ? Nous sommes allés à la rencontre de collectifs qui luttent pour améliorer leurs « logements bouilloires », pour comprendre et faire diminuer leurs charges, pour changer la loi et donner plus de droits aux locataires… Et d’associations qui les aident à reprendre la main sur leur habitat.
Numéro 221 – Octobre 2026 – Version PDF
Dossier 5 pages : Locataires, unissez-vous !
Face à des propriétaires privés près de leurs sous ou à des bailleurs sociaux qui ne les prennent pas au sérieux, que peuvent les locataires ? Nous sommes allés à la rencontre de collectifs qui luttent pour améliorer leurs « logements bouilloires », pour comprendre et faire diminuer leurs charges, pour changer la loi et donner plus de droits aux locataires… Et d’associations qui les aident à reprendre la main sur leur habitat.
Cet article À Lyon, une bataille gagnée face à la finance immobilière est apparu en premier sur Le site du journal L'âge de faire.
Vers une nouvelle explosion de colère chez les agriculteurs-trices ?Une centaine d’agriculteurs-trices, arborant dans leur grande majorité le bonnet jaune caractéristique de la Coordination Rurale, étaient venu-es soutenir le prévenu. « Ça a été grandiose » « Ça a été physiquement très dur avec le froid. Une grande épreuve mais aussi une grande expérience, riche, pour laquelle je voulais vous remercier tous-tes », s’est souvenu au micro du rassemblement de soutien un membre du syndicat, revenant sur des blocages aveyronnais tenus pendant un mois. « Sur Séverac d’Aveyron, [NDLR : c’est à ce niveau que l’A75 a été occupée] on a vu un monde fou passer sur les barrages, pour un moment de solidarité énorme. Des restaurateurs-trices de tout le département sont venu-es nous ravitailler. On a refait le monde sur cette autoroute pendant 30 jours. L’avenir va être compliqué, il va falloir se battre souvent, mais si il faut revenir 300 fois devant ce tribunal on reviendra. » La colère agricole est d’ailleurs à nouveau dans une phase montante, avec des actions menées dans de nombreux départements. Le 21 septembre, 300 personnes se retrouvaient sur la place d’Armes de Rodez à l’appel de la Coordination Rurale pour protester contre la hausse des prix du Gazole Non Routier (GNR). Une agricultrice à ensuite pris le relai au micro. « Des gens de toutes les filières agricoles, et même de tous les métiers, sont venu-es nous aider. », s’est-elle émue. « C’était grandiose, j’aurais jamais pensé qu’il pouvait y avoir autant de solidarité. On était 300 en permanence sur l’autoroute, et 200 sur la RN88. Beaucoup de gens qu’on a rencontré là-bas sont devenus des copains. » Mais pour elle, pas question d’en oublier les motivations du mouvement. « On est pas des branleurs-euses, on est pas des gens qui touchent le chômage ou je sais pas quoi. » Selon le « Portrait des professions en 2022 », publié par l’INSEE le 29 avril 2024, les agriculteurs-trices travaillaient en moyenne plus de 54 heures par semaine. La moitié d’entre eux-elles déclaraient travailler le soir, 1 sur 5 de nuit, et près de 9 sur 10 le week-end. Les exploitant-es agricoles sont particulièrement concerné-es par les accidents graves et mortels au travail et les maladies professionnelles, selon un dossier de presse publié en 2026 par le ministère du travail. Selon l’INSEE, en 2021, une personne sur cinq parmi les actifs-ves agricoles non-salarié-es étaient au régime du micro-bénéfice agricole, avec un revenu moyen de 670 euros par mois. Pour les 80% restant-es, 15% d’entre elleux déclaraient un revenu nul ou déficitaire en 2021, et le revenu agricole moyen non salarié était de 1 910 euros par mois. Conclusion de l’agricultrice : « On ne peut pas nous arracher ce qui fait toute notre vie. ». Le durcissement de la mobilisation contre la gestion de la crise de la dermatose par les autorités avait été déclenché par les évènements de Bordes-sur-Arize, en Ariège, le département où le revenu moyen des agriculteurs-trices est le plus bas du pays (765 euros en 2021 selon l’INSEE). Hiver 2025 : depuis plusieurs semaines déjà, les interventions sanitaires se multiplient dans des fermes bovines. Le gouvernement a décidé de faire systématiquement abattre les troupeaux dans lesquels au moins une tête malade a été repérée, sans considération pour les protocoles alternatifs mis en avant par les autres syndicats que la FNSEA**, et sans chercher une vaccination d’ampleur qui entraverait pour quelques semaines les capacités d’export des grandes exploitations de la filière avant que le rapport de force ne pèse dans la balance. Dans la nuit du 12 au 13 décembre, alors que des centaines de personnes ont convergé vers une ferme de Bordes-sur-Arize pour empêcher l’abattage d’un troupeau, à l’appel de la Coordination Rurale et de la Confédération Paysanne***, mais aussi des écologistes des Soulèvements de la Terre, la police intervient. Bilan : une nuit de face à face et d’affrontements, sans que la mobilisation ne parvienne à empêcher l’abattage, des blessé-es, des véhicules retournés par les forces de l’ordre. Un rapport du Sénat publié le 4 février 2026 évoquait 500 manifestant-es et 490 gendarmes présent-es au plus fort de la crise, des barricades enflammées et des abatis bloquant les accès à la ferme, et l’utilisation de cocktails Molotov contre les forces de l’ordre. « Ces jours-ci on a pu voir des scènes d’émeutes, et eux ont leur fait rien » « J’aimerais que tous-tes les policiers-ères et tous-tes les gens-tes dans le tribunal entendent », a enchaîné un autre syndicaliste de la CR, toujours à propos des évènements de Bordes-sur-Arize. « L’abattage du troupeau de vache s’est fait à grand renfort de blindés de la gendarmerie. Par ailleurs ces jours-ci on a pu voir des scènes d’émeutes menées par des maires, et eux ont leur fait rien. Est ce que vous trouvez ça normal ? Non. La justice doit être la même pour tout le monde. » Intervention applaudie par une bonne partie de la foule. Ces derniers jours, de nombreux médias et comptes d’extrême-droite ont diffusé la fausse information selon laquelle Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis en banlieue parisienne, aurait mis le feu à une poubelle devant les grilles du lycée Bartholdi, dans le cadre du mouvement lycéen en cours contre le manque de moyens pour les établissements scolaires. Cette fake news a depuis été démentie par de nombreux médias comme Libération, l’Humanité, TF1. Plus de 1000 arrestations de lycéen-nes révolté-es ont eu lieu depuis ce lundi 28 septembre. Lundi, à Saint-Ouen, un jeune de 14 ans qui venait de donner un coup de pied à un policier était grièvement blessé au visage par une cartouche lacrymogène, en tir tendu, pratique interdite en maintien de l’ordre, à quelques mètres de distance à peine. À Tours, un lycéen a été blessé à la tête lors d’un blocus ; la procureure a saisi l’IGPN et indiqué dans la soirée que les lésions étaient compatibles avec l’impact d’un LBD. Une crise profonde et multiple A ensuite été évoqué par un nouvel intervenant la nécessité de faire du lobbying auprès de député-es européens pour qu’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, ne soit pas réélue en 2029. Alors que l’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur, combattu par les syndicats agricoles, a été signé le 17 janvier 2026. « Mais il y a aussi des victoires. Dans la dernière loi d’urgence agricole, il y avait des mesures sur l’accès à l’eau », a constaté le même homme. « On nous fait passer pour des accaparateurs-trices de l’eau. Attention aux fausses idées de l’escrologie parce que les vrais écolos c’est nous. Je vous invite à en débattre autour de vous. »
Pesticides, guerre de l’eau : à Montpellier, la dure équation d’une agriculture sociale et écoloLe plan d’indemnisation CASI, proposé pour pallier aux calamités agricoles de cet été, a aussi été abordé, et jugé insuffisant. En 2023, le régime public de gestion des risques a été profondément réformé, avec un nouveau système reposant sur un rôle accru des assureurs privés pour les aléas significatifs. Sauf qu’au vu des prix des assurances privées et de la faiblesse des revenus agricoles, toutes filières confondues, seules environ 22,5% des surfaces étaient assurées en 2025. « On n’a pas la possibilité de faire nos factures. Les prix devraient partir du bas, de nos besoins. », a conclut un dernier paysan. « Avec la facturation électronique on va nous dire de faire la facture avec les prix qu’on nous impose. Un jeune pour s’installer et vivre du métier a besoin d’une rémunération correcte, comme n’importe quel salarié. Là on est un paquet à chercher des boulots ailleurs, parce qu’on va vers une impasse. » L’association Solidarité Paysans, qui accompagne des exploitant-s en difficulté, publiait le 23 septembre son rapport annuel sur la base de plus de 3 600 agriculteurs-trices aidé-es en 2025, en alertant sur le risque d’une « vague de suicides » et d’exploitations qui périclitent après cet été caniculaire. Une unité syndicale difficile Le blocage de l’A75, et surtout celui de la RN 88, bien qu’initiés et plutôt portés par la CR, avaient aussi été fréquentés par la Confédération Paysanne. Aucun autre syndicat n’a pourtant signifié publiquement de soutien à la CR, ce qui a été relevé au micro devant le tribunal de Rodez. En juillet 2026 on pouvait lire dans un article d’Isma Le Dantec pour Streetpress consacré à l’antifascisme paysan, juste après un passage sur l’alliance CR-Conf pendant la crise de la dermatose, la chose suivante : « La « Conf’ », créée en 1987, a inscrit la résistance à l’extrême droite comme « sa priorité » dans le rapport d’orientation de l’année à venir. Une stratégie qui implique d’occuper le terrain, quitte à paraître trop proche de ses opposants. « Ce serait suicidaire de ne pas être là », assure Thomas Gibert. [NDLR : porte-parole de la Confédération Paysanne] Pour lui, il est crucial de distinguer la tête de la Coordination rurale, dont les accointances avec le RN sont documentées, de sa base militante, avec laquelle le dialogue est possible et nécessaire. Sur les barrages comme dans les chambres d’agriculture, la Confédération paysanne marche sur une ligne de crête. Elle doit faire la jonction entre, d’un côté, le camp progressiste,« qui n’aborde l’agriculture que par l’angle environnemental », sans réelle écoute des problématiques rurales. […] « L’approche de la gauche institutionnelle est cadrée sur la responsabilité individuelle de ceux qui utilisent des pesticides ou font de l’élevage industriel, comme si ça ne s’imbriquait pas dans un système économique qui les y contraint… », regrette le maraîcher syndicaliste, qui pointe cet abandon de la gauche comme une cause majeure de la montée de l’extrême droite en milieu rural. »
Mais les motifs de tensions sont nombreux. Les problématiques autour de l’eau, et en particulier le mouvement anti méga-bassines, ont beaucoup mis à mal la capacité unitaire des syndicats agricoles. Symptôme fort : le 3 septembre dernier, Bertrand Venteau, passait en procès à Auch pour avoir dit qu’il faudrait « faire la peau aux écolos ». Une expression métaphorique, selon lui. Au lendemain du procès, la Confédération Paysanne communique son soutien à Sylvie Colas, porte-parole du syndicat dans le Gers, qui selon l’organisation aurait été menacée par des membres de la CR devant le tribunal.
Avant la crise autour de la dermatose, certain-es agriculteurs-trices racontaient aussi avoir été poussé-es vers la sortie, voire purgé-es de la section aveyronnaise de la Coordination Rurale. Certain-es se sont tourné-es vers le Modef**** de l’Aveyron. « Le nettoyage a été fait pour éviter d’avoir des gens qui critiquent le RN. », témoignait Pierre Thomas, président national du syndicat en février 2025. Pendant la crise de la dermatose, dans le département voisin, certain-es membres de la Coordination Rurale présent-es sur le barrage du Séquestre à Albi disaient être soutenu-es uniquement par Manon Meunier, députée LFI de la Haute-Vienne, plutôt que par le Rassemblement National. 10 jours pour répondre à la proposition du procureur Devant le tribunal de Rodez, il est à peu près 17h quand Éloi Nespoulous sort de sa composition pénale. Le procureur lui propose 500 euros d’amende à verser au trésor public, et 2500 euros de dommages et intérêts pour chacun des deux points de blocage. Les dégâts ont été estimés à un demi-million d’euros. « Je trouve ça un peu fort parce qu’on travaille à moindre coût, ça aurait pas été cher de nous payer pour retaper. Et on est partis en blocage parce qu’on a vu Jérôme [NDLR : l’agriculteur dont le troupeau a été abattu à Bordes sur Arize], entre autres, en pleurs et traumatisé. On est un petit syndicat, il va falloir se relever de tout ça, on a pas beaucoup de fonds. », a réagit Éloi Nespoulous devant ses soutiens. La CR dispose de dix jours pour accepter ou refuser la proposition du procureur. En cas de refus, l’affaire pourra être renvoyée devant le tribunal correctionnel. Le 8 septembre 2026, la CR du Lot-et-Garonne était condamnée en appel à près de 170 000 euros d’amendes et de dommages et intérêts pour des dégradations de biens publics et privés, des dépôts illégaux de déchets et des menaces envers des agents de l’État. * La Coordination Rurale est le second syndicat d’agriculteurs-trices, regroupant des petit-es et moyen-nes exploitant-es en situation de fragilité sur le marché des filières de l’agro alimentaire. Elle est très critique du syndicat majoritaire, la FNSEA. Nombre de ses cadres affichent leur proximité avec l’extrême-droite. Le syndicat tient une ligne anti-écolo, ou plutôt hostile à une écologie imposée de l’extérieur du monde agricole, dans un contexte où le monde paysan se trouve de plus en plus pris en tenaille entre les aspirations écologiques de la société civile et la crise agricole. Non sans nuances. Serge Zaka, docteur et chercheur en agroclimatologie auquel le média écologiste Reporterre consacrait un portrait en mars 2023, est régulièrement l’invité de discussions organisées par des sections locales de la CR. La CR reste tout à fait ouverte aux agriculteurs-trices en bio. Elle est en pleine crise de croissance. L’organisation a énormément grossit d’un coup après la révolte agricole de l’hiver 2024, en agrégeant des publics variés (anciens gilets jaunes et personnes très hostiles aux gilets jaunes, partisans d’une union avec des salarié-es et corporatistes purs jus, agriculteurs-trices de différentes tailles, avec différents rapports à l’écologie ou à la politique, partisans d’une ligne contestataire dure ou adeptes d’une nouvelle cogestion) et peine aujourd’hui à produire une ligne commune et une organisation équilibrée. Dernière tension interne en date il y a à peine une semaine. Le comité directeur de la Coordination rurale (CR) annonçait le recrutement de Raphaël Ferretti, ex-collaborateur de l’eurodéputé socialiste François Kalfon et proche du candidat à la primaire du PS Raphaël Glucksmann, comme chargé d’affaires publiques. Certains cadres dénoncent un personnage trop proche de « l’écologie punitive » **La FNSEA est le principal syndicat agricole, et revendique 212 000 adhérents-es sur 400 000 exploitant-es. Plus 50 000 chez les Jeunes Agriculteurs, son « antichambre » qui regroupe les moins de 35 ans. Les Jeunes Agriculteurs peuvent suivre une ligne autonome. En 2019 ils remportaient la Chambre d’Agriculture de Guadeloupe avec le Modef, contre la FNSEA. En 2025 sa section corse avait envisagé une alliance avec la Coordination Rurale. La FNSEA syndique des exploitant-es de toutes tailles, inséré-es dans les filières agro-alimentaire, mais défend les intérêts des plus gros-ses. Ce qui est très visible dans sa défense d’une attribution des aides de la PAC à l’hectare plutôt qu’à l’exploitant-e. Elle est dirigée par Arnaud Rousseau, à la tête d’une immense exploitation agricole de plus de 700 hectares. L’homme est aussi président du groupe agro-industriel Avril, qui regroupe Lesieur, Puget. Il est actif dans l’alimentation des animaux d’élevage, les agrocarburants ou encore la chimie des huiles et protéines végétales, et président du Conseil d’Administration de Sofiprotéol, qui finance des crédits aux agriculteurs.trices. La FNSEA est une organisation tentaculaire sans équivalent en dehors de l’agriculture. Elle a un contrôle sur une bonne partie de la presse spécialisée. Elle fournit des services à ses adhérent-es, et est présente dans de nombreux organismes encadrant le monde agricole, comme le Crédit Agricole ou la Sécurité Sociale agricole, la MSA. Si bien qu’on peut y adhérer sur une logique d’un « il vaut mieux en être ». ***Troisième syndicat agricole, classé à gauche, qui organise des petit-es et moyen-nes exploitant-es, avec une bonne proportion d’exploitant-es en reconversion, souvent attiré-es par la très forte identité agro-écologique mise en avant par l’organisation. ****Le Mouvement de défense des exploitant-es familiaux, ou Modef, classé à gauche, syndique principalement des petit-es et moyen-nes agriculteurs-trices, quel que soit leur mode de production. Tout en défendant une transition écologique. Le syndicat est aujourd’hui affaibli, en dehors de quelques bastions comme les Landes, la Martinique ou la Guadeloupe.L’article Blocages agricoles : 5500 euros d’amende proposés en composition pénale au coprésident de la Coordination Rurale de l’Aveyron est apparu en premier sur Le Poing.
Au bord de la liquidation du fait de son endettement, le trimestriel imprimé dédié aux luttes écologiques a finalement été cédé au media en ligne StreetPress, qui détaille la forme de cette nouvelle version plus axée numérique que papier.
Lancé fin 2024 par l'équipe historique de Socialter, le magazine des luttes écologiques Fracas avait disparu des kiosques et librairies depuis son dernier numéro trimestriel de l'hiver 2026. Mi-septembre, son ex-directeur de publication a finalement donné des nouvelles publiques du média : après avoir « évité le naufrage, […] Fracas bat donc désormais pavillon StreetPress », explique Clément Quintard, l'un de ses fondateurs, sur le réseau social Linkedin.
En mars dernier, informé du trépas imminent de la revue, Johan Weisz-Myara, fondateur et directeur de publication de StreetPress, contacte Clément Quintard. L'équipe du média en ligne « d'enquête et de culture urbaine » voit comme « un très mauvais signal » la fermeture d'un média indé « au moment où les titres d'extrême droite fleurissent », explique Johan Weisz-Myara. Et la ligne éditoriale radicale de Fracas sur l'écologie doit être préservée. Plutôt qu'un simple rachat, il s'agit donc plutôt d'une « relance » de la revue, avec plusieurs changements majeurs.
Interrogés par le Portail des médias indépendants, les responsables des deux médias révèlent les contours de ce nouveau Fracas estampillé StreetPress.
D'un commun accord, les équipes des deux rédactions ont convenu de conserver la forme du magazine imprimé pour cette prochaine version du média, tout en « réimprimant des numéros » déjà publiés. Autre héritage : le septième numéro de Fracas, « qu'on avait malgré tout bouclé, mais sans trésorerie pour l'imprimer », raconte Clément Quintard, a finalement été envoyé en numérique par e-mail le 30 septembre aux abonné·es.
En revanche, la revue ralentit son rythme de parution trimestriel, pour devenir, au mieux, biannuel : de « un à deux numéros papier par an », indique le patron de StreetPress. Le premier numéro du nouveau Fracas est prévu dès le « printemps 2027 ». Si certains articles y seront inédits, le reste sera diffusé via une nouvelle newsletter mensuelle, inaugurée dès ce 5 octobre. « Les gens pourront s'inscrire gratuitement pour recevoir des articles de Fracas », mis en ligne sur le site de StreetPress, « avec la logique de les diffuser le plus possible », complète Johan Weisz-Myara.
« La faiblesse, c'est que le journal papier seul, sur abonnement, […] fait que les sujets ne circulent pas beaucoup et qu'ils sont peu lus », argumente le directeur de StreetPress. Il annonce toutefois des projets de partenariats avec des maisons d'édition afin que les abonné·es au magazine « reçoivent des livres, dès publication, sur les thématiques traitées par Fracas ».
En écho au succès de StreetPress sur les réseaux sociaux et via ses newsletters (son infolettre « Faf », contre l'extrême droite, revendique environ 105.000 abonné.es), Johan Weisz-Myara assume de s'éloigner un peu du papier pour miser sur les forces actuelles du média en ligne, afin d'élargir le public de Fracas. Non sans prévoir de « vendre et défendre » les prochains exemplaires imprimés de la revue. La publication en ligne gratuite vise aussi à rendre le média plus « accessible » que sa seule version papier vendue 17,5 euros. Cela devrait également passer par l'organisation « d'événements Fracas » en France, sous forme de tables rondes, afin de créer du lien avec les lecteur·ices. Une autre corde à l'arc de StreetPress, qui organise régulièrement des rencontres hors de Paris.
Le tout, avec la bénédiction de l'équipe sortante. Clément Quintard, qui fait partie des trois cofondateur·ices de Fracas, se réjouit déjà que le projet ait une seconde vie alors qu'iels « allaient déposer la cessation de paiement qui actait que Fracas ne pouvait pas honorer toutes ses dettes ». Lancé avec assez de fonds « pour exister sur six numéros » trimestriels, le magazine imprimé est allé au bout de son objectif. Jusqu'au moment « où le nombre d'abonnés par prélèvement automatique et d'abonnés annuels », estimé à 1800 selon lui, « n'était pas suffisant pour subvenir aux besoins courants » d'une équipe en « sous-effectif ». « Si on avait eu 500 ou 600 abonnés de plus, on aurait pu tenir quelques mois supplémentaires. Il ne nous a pas manqué grand chose », regrette Clément Quintard, qui évoque une fin « à la fois douloureuse et dramatiquement banale ».
Après avoir annulé la liquidation du magazine et récupéré ses archives in extremis, les deux directeurs de publication s'accordent alors pour céder Fracas à StreetPress en contrepartie d'un montant inconnu qui aurait couvert notamment « les arriérés du média » et les frais d'avocats, mentionne Johan Weisz-Myara. Autres conditions de cette cession : les deux équipes se sont mises d'accord pour perpétuer la ligne éditoriale de Fracas, qui souhaite « ramener la question des luttes des classes dans l'écologie », rappelle Clément Quintard.
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Pour assurer la continuité du projet, StreetPress accepte aussi de réembaucher « la seule journaliste qui était salariée », Isma Le Dantec. Ce ne sera pas le cas des trois autres salarié·es, du fait d'un poste déjà occupé côté StreetPress et du choix des deux cofondateur·ices restant·es d'arrêter l'aventure. « Ça a été quand même hyper dur, surtout sur la fin, confie Clément Quintard.Mais pendant deux ans et demi, on a fait un peu le média de nos rêves. » L'ex-directeur de publication témoigne de « sa confiance en StreetPress pour la suite ». Fracas est mort, vive Fracas !
Source : STUP.MEDIA
Source : Verdad Abierta - Colombie
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Source : Mediabask
Source : altermidi
Source : lamarea - Espagne
Lire la traduction automatique en français
Source : Socialter
Source : Politis
Payant
Dans la vallée du Ciron, en Gironde, le projet de ligne à grande vitesse entre Toulouse et Bordeaux n'est désormais plus un projet théorique ; les travaux ont débuté ce 1er octobre, après vingt années de mobilisations contre. Avec le début de ces travaux, Politis remet sur la table un combat vieux de vingt ans, porté par habitant·es, associations et élu·es. Pourquoi s'opposer à un tel projet ? Pour préserver cette vallée classée Natura 2000, décrite comme une véritable « arche de Noé » de la biodiversité. Cet article de Politis mêle descriptions imagées de la vallée et imagine sans peine les transformations et les conséquences auxquelles elle sera sujette une fois le projet terminé.
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Par ailleurs, les opposant·es ne justifient pas leur mobilisation par la seule inquiétude pour les animaux. Non, la question de la ressource de l'eau et de la possible pollution engendrée par l'entretien des futures voies est posée.
Source : Enass - Maroc
Source : Politis
PayantCe jeudi 1er octobre, plusieurs lycées montpelliérains étaient bloqués par leurs élèves. L’université Paul-Valéry était elle aussi bloquée. Au moins deux personnes ont été interpellées par la police
8 heures, devant le lycée Joffre. Il tombe une pluie fine, ce qui n’empêche pas une centaine d’élèves d’empiler des grilles devant l’entrée pour la deuxième fois de la semaine, après une première journée de mobilisation ce mardi 29 septembre, fortement réprimée par la police. Chloé, lycéenne, explique pourquoi elle est là : « Nous avons besoin de plus de moyens dans nos lycées. Nous, à Joffre, on sait qu’on est privilégiés, mais on est solidaires des élèves de Saint-Denis ou d’autres quartiers plus populaires. Il faut que les mêmes moyens soient attribués à tous. On n’a pas le droit de vote, donc le blocage, c’est le seul moyen de se faire entendre. » Elle évoque également un bâtiment mal isolé, « intenable » en période de canicule, et réclame un plan de rénovation thermique.
Au lycée Pompidou, déjà mobilisé mardi, c’est le deuxième blocus en trente ans d’histoire de l’établissement, selon Louis, un élève. Lui aussi décrit des locaux inadaptés au changement climatique : « On a beaucoup souffert de la chaleur, et on va souffrir du froid. »
Il détaille aussi le rythme imposé aux élèves : « Il y a trop de pression avec Parcoursup, il faut trouver une alternative. Nos emplois du temps sont trop chargés, on n’a qu’une heure pour manger le midi. » Les élèves réclament aussi la revalorisation du salaire des accompagnantes d’élèves en situation de handicap (AESH), « pas assez nombreuses et sous-payées » d’après Louis. « Dans notre établissement, il y en a une pour six élèves. »
Au lycée Clemenceau, la direction avait pris les devants. Après la journée de mardi, elle a envoyé un mail aux parents évoquant des « blocages, des intrusions et des actes de violence particulièrement préoccupants et inacceptables » dans de nombreux lycées en France. Elle demande aux familles de guetter « certains signes » chez leur enfant : « un départ beaucoup plus tôt que d’habitude, un changement inhabituel dans ses horaires ou encore des rassemblements organisés sur les réseaux sociaux ».
Les parents sont donc invités à rappeler à leurs enfants les « conséquences disciplinaires et pénales » auxquelles ils s’exposent, ainsi que leurs responsables légaux lorsqu’ils sont mineurs. La direction assure que « le droit d’expression des lycéens est pleinement reconnu et respecté », à condition qu’il passe par les délégués élus et le Conseil de la vie lycéenne, et précise que la liberté d’expression « ne saurait justifier des blocus ».
Un mail qui n’a pas dissuadé les élèves. Ce jeudi matin, les poubelles s’entassent quand même devant la porte et la circulation de la ligne 5 du tramway est interrompue. Milo, lycéen, décrit l’état du bâtiment : « Un rideau sur deux n’est plus là, ils ont dû condamner un escalier faute de moyens pour tout réparer. À la rentrée, il n’y avait même pas assez de tables et de chaises, certains élèves ont dû faire cours par terre ou dans les couloirs. » Il ajoute : « On dénonce aussi les violences policières qu’il y a eu à l’encontre de lycéens ces derniers jours. Le message est fort : on demande des moyens, ils nous envoient la police. »
A quelques centaines de mètres de là, devant le lycée Mermoz, un départ de feu a été signalé devant l’établissement. La police a fait usage de gaz lacrymogène. Scène similaire devant le lycée Mendez-France, où, selon l’observatoire des libertés de Montpellier (OLM), la police a interpellé au moins deux personnes. Un incendie a également été signalé au lycée Jules-Guesde.
Le lycée Jules-Guesde a connu un incendie ce jeudi 1er octobre. (DR)
À l’université Paul-Valéry, les étudiants mobilisés ont eux aussi bloqué le campus. Ils demandent la fin de la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers et des moyens pour l’université et le Crous. Comme les lycéens, ils expriment leur solidarité avec les élèves victimes de violences policières.
L’université Paul-Valéry était bloquée ce jeudi 1er octobre. (DR)
Ce rapprochement répond à un appel national. Mercredi, l’Union syndicale lycéenne (USL) et l’Union étudiante, deuxième syndicat étudiant, ont tenu une conférence de presse commune à Paris pour appeler à un « acte deux » ce jeudi et à une journée « décisive » le mardi 6 octobre, avec assemblées générales, blocages d’universités et manifestations. Ils réclament un « financement massif des lycées et des universités ».
Le mouvement, parti d’Île-de-France, touche désormais de nombreuses villes. Mardi, environ 10 % des lycées du pays étaient concernés par des blocages ou des mobilisations. Le ministre de l’Intérieur a fait état de 440 interpellations lors des blocages, en majorité des mineurs. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a jugé certaines revendications « légitimes » tout en condamnant les violences, et a recensé 76 blessés parmi les élèves et les personnels depuis le début du mouvement. Le président de l’USL, Ryad Rani, dénonce de son côté la « répression du gouvernement » et des lycéens plaqués au sol, « un genou sur la tête ».
L’article Montpellier : le mouvement lycéen s’étend, Paul-Valéry rejoint les blocages est apparu en premier sur Le Poing.
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- Solidarité / Solidarité antifasciste, Gino