Entre 4 000 et 5 000 personnes ont défilé ce samedi 26 septembre dans le centre-ville de Montpellier, à l’occasion d’une journée nationale de mobilisation « pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale ». Contournement autoroutier, incinérateur, projet de mine de lithium, usine d’eau en bouteille : les collectifs héraultais sont venus avec leurs propres dossiers
« Qui aurait pu prédire la crise climatique ? » Emmanuel Macron posait la question dans ses vœux du 31 décembre 2022. L’appel national du 26 septembre la lui renvoie sous forme de lettre ouverte, en énumérant l’été écoulé : plus de 7 300 morts de la canicule, la Gironde de nouveau en feu, des paysans qui ont perdu entre 15 % et un tiers de leurs récoltes selon les productions. Partie de Bio Consom’acteurs puis reprise par un collectif plus large, l’initiative revendique plus de 53 000 signataires, près de 1 200 organisations et 265 mobilisations dans 91 départements.
Ses revendications se résument en trois plans. Un plan d’urgence : lieux frais, protection des travailleurs exposés à la chaleur inscrite dans la loi, moyens pour les secours. Un plan d’adaptation : rétablissement du Fonds vert, rénovation des logements, nappes et rivières gérées comme des communs. Un plan d’atténuation : fin des subventions aux énergies fossiles et interdiction de tout nouveau projet fossile pour les entreprises françaises. Pour financer le tout, l’appel propose de taxer les superprofits du fossile et de l’armement, et de créer un impôt climatique sur les plus gros patrimoines.
À Montpellier, les militants ont surtout parlé de ce qui se construit, ou menace de se construire, à quelques kilomètres du cortège.
« Le Contournement Ouest de Montpellier est un bon exemple de truc qu’il ne faut pas faire », lance Philippe, membre de l’association Saint-Jean Environnement et du collectif AutreCOM. Il redoute « un lourd impact en termes de bétonisation et d’artificialisation des sols ». Porté par ASF (Vinci Autoroutes) pour le compte de l’État, le projet doit relier l’A750 à l’A709 sur environ six kilomètres, entre Juvignac et Saint-Jean-de-Védas, en 2×2 voies aux caractéristiques autoroutières.
Le dossier n’est pas bouclé devant la justice. Le 21 juillet, la cour administrative d’appel de Toulouse a suspendu sa décision sur le recours d’AutreCOM contre la déclaration d’utilité publique. Elle estime l’étude d’impact lacunaire sur le risque d’inondation et laisse six mois à l’État pour la compléter. D’après le collectif, le projet consommerait 80 000 m³ de zones d’expansion de crue, dans un secteur en partie classé en zone rouge du plan de prévention des risques d’inondation. La procédure ne suspend pas pour autant les travaux préparatoires, qui se poursuivent.
« Cette semaine encore, ils ont coupé une dizaine de gros platanes près du rond-point de chez Paulette, raconte Philippe. On a l’impression que Vinci veut appliquer la politique du fait accompli, pour pouvoir dire : maintenant qu’on a rasé, il faut construire. » Il ne rejette pas toute idée de contournement : « Un autre est possible, mais certainement pas une autoroute. »
Quelques mètres plus loin, le comité de défense contre l’incinérateur s’en prend à la métropole. Le projet consiste à transformer l’usine Amétyst, dans le quartier Garosud-Les Grisettes, en une unité qui brûlerait 45 000 tonnes de combustibles solides de récupération (CSR) par an. Alain Heyraud, membre du comité, y voit « une aberration écologique et financière ». « Les promoteurs parlent de “chaudière” parce que ça va créer de l’énergie. En réalité, le rendement sera très faible et cela va coûter très cher au contribuable. Avec cette délégation de service public, on parle de 450 à 500 millions en 15 ans. » L’Observatoire indépendant des déchets (ODAMM) avance de son côté un chiffre d’affaires prévisionnel de près de 567 millions d’euros HT pour le contrat de 15 ans confié à Urbaser à partir de janvier 2026.
« L’alternative était simple, elle avait été votée en conseil de métropole en 2022 : la politique zéro déchet, que Michaël Delafosse a enterrée », poursuit le militant. Son principal artisan, l’ancien vice-président François Vasquez, a été écarté de sa délégation après s’être opposé au projet CSR. La majorité métropolitaine défend un équipement qui mettrait fin à l’export annuel d’environ 110 000 tonnes de déchets résiduels hors du territoire, soit 4 000 à 4 500 trajets de camions et un surcoût estimé à 27 millions d’euros par an.
Biologiste et chimiste, Michel Level s’inquiète pour l’air : « L’incinérateur CSR va produire 72 000 tonnes de CO2 par an. Pourquoi le mettre en plein milieu d’une agglomération de 500 000 habitants, alors que l’air de Montpellier est déjà très pollué à cause du trafic autoroutier ? On risque un effet cocktail, avec des risques de cancer et de maladies cardiovasculaires. »
Dans le cortège, Tom, syndiqué à Sud Énergie 34, rappelle que la transition a aussi des salariés. « Montpellier occupe une place particulière dans les énergies renouvelables, c’est un bassin de 4 000 emplois. Le problème, c’est que depuis la loi de programmation pluriannuelle de février dernier, les plans sociaux se multiplient, avec des entreprises comme Voltalia, Urbasolar ou Elements qui licencient et restructurent. » Publiée avec trois ans de retard, la programmation pluriannuelle de l’énergie a revu les volumes à la baisse, avec une cible de 3,5 GW par an pour le solaire. Chez Urbasolar, dont le siège est installé au Millénaire, la direction a annoncé fin mai la suppression de 53 postes sur 440 en France. D’après une syndicaliste interrogée par le Poing en juillet, le groupe suisse Axpo, propriétaire de l’entreprise depuis 2019, aurait pourtant dégagé 954 millions d’euros de bénéfices en 2025.
Mardi 29 septembre, jour du colloque du Syndicat des énergies renouvelables, les salariés de la filière manifesteront à Paris et devant la préfecture de Montpellier, à 11 heures. « Si on veut aller vers une vraie décarbonation, il faut socialiser le secteur de l’énergie, défend Tom. Toute personne qui se dit écolo doit s’intéresser à la manière dont ce secteur s’organise. »
Le collectif Délit-thium, lui, est descendu du Cœur d’Hérault. En octobre 2023, la société norvégienne Transition Elements a demandé un permis exclusif de recherches de lithium pour cinq ans, sur 218 km² et 22 communes, de Bédarieux à Clermont-l’Hérault en passant par Lodève. Le périmètre englobe une partie du Grand Site Salagou-Mourèze, des zones Natura 2000 et des terres viticoles. Début août, selon la préfecture, la demande était toujours à l’étude au ministère.
« En février, nous avons demandé un dossier complet en vue d’une concertation publique. On nous a opposé une fin de non-recevoir au nom du secret industriel, explique une militante. Sauf que pour l’instant, on parle d’un projet de recherche, pas d’un projet industriel. » Le collectif rappelle que le périmètre inclut l’ancienne mine d’uranium de la Cogema, toujours polluée par des éléments radioactifs. L’uranium y a été extrait sur le site du Bosc, près de Lodève, de 1959 à 1997. Les opposants redoutent des forages à l’eau sous haute pression et une pollution des nappes phréatiques. « Et qui dit exploitation minière dit routes, transports, expropriations de riverains. Pour l’instant, on informe les citoyens et on essaie d’agir sur les politiques. »
« Nous sommes là pour questionner le mode de gouvernance de l’eau », résume Caillou (pseudonyme), membre de la Coord’eau 34. Il dénonce les projets de bassines du département, « décidés de manière opaque et non démocratique ». Dans notre enquête publiée le 19 septembre, nous en recensions quatre, portés par le conseil départemental pour plus de 20 millions d’euros et remplis l’hiver par Aqua Domitia. La plus grande, à Florensac, couvrirait près de 20 hectares pour 940 000 m³.
Ce même réseau doit maintenant s’allonger. Porté par la Région et l’État, le projet Aqua Littoral prolongerait Aqua Domitia jusqu’à Perpignan, pour 40 à 60 millions de m³ supplémentaires par an et plus de 500 millions d’euros. Sa mise en service n’est pas attendue avant une quinzaine d’années, et la Région cherche à le faire classer en grand projet stratégique pour accélérer les procédures. Reste la question du Rhône : en 2023, l’Agence de l’eau estimait que ses débits d’été à Beaucaire, là où BRL pompe, pourraient encore baisser d’environ 20 % d’ici trente ans.
À Montagnac, la Coord’eau 34 s’oppose depuis des années à la vente du forage de la Castillonne. En septembre 2022, le conseil municipal l’avait cédé pour 30 000 euros à la Compagnie générale des eaux de source, filiale du groupe Sources Alma (Cristaline, Saint-Yorre), qui prévoit d’y implanter une usine d’embouteillage. « On a une victoire d’étape », se réjouit Caillou. Le 16 juin, la cour administrative d’appel de Toulouse a annulé les délibérations municipales de septembre 2022 et février 2023 qui autorisaient la cession. Elle a ainsi donné tort au tribunal administratif de Montpellier, qui les avait validées. Pour la cour, la mise en bouteille ne relève d’aucune mission d’intérêt public, alors qu’un autre usage de cette eau, pour la consommation ou l’irrigation, servirait un intérêt public « encore plus impérieux ». Le dossier n’est pas clos pour autant : la commune peut encore se pourvoir en cassation devant le Conseil d’État.
Pour ceux qui auraient manqué le rendez-vous, un rattrapage est prévu mardi à 11 heures devant la préfecture. D’ici là, qui aurait pu prédire qu’il faudrait autant de collectifs pour poser la même question : à quoi, et à qui, doivent servir la terre, l’air et l’eau de l’Hérault ?
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Scène d'effroi à Clermont-Ferrand, ce samedi 26 septembre à 11h : une attaque à la voiture bélier qui n'a, miraculeusement, pas fait de mort.
L’article Clermont-Ferrand : une voiture fonce volontairement dans la manifestation écologiste est apparu en premier sur Contre Attaque.
Organisé par le Kreiz-Breizh Antifasciste.
- Initiatives / Bretagne, Initiative culturelle, Rencontres et débats, Activités sportivesSAMEDI 26 SEPTEMBRE 11H PLACE DU COMMANDO SAINT-NAZAIRE RASSEMBLEMENT CONTRE LES EXPULSIONS DE LOGEMENTS ET LA MISE DE PERSONNES, FAMILLES ET ENFANTS À LA RUE
Nous appelons une nouvelle fois les nazairien.ne.s à un rassemblement solidaire en soutien aux personnes et familles expulsées de leurs logements, à la rue et laissées sans hébergement d’urgence par le 115 !! =>
6 familles ont déjà été expulsées: dont 1 famille avec un bébé de 8 mois, 1 avec un bébé de 11 mois, 2 avec un enfant autiste=> 4 nouvelles familles se sont vues annoncées l’expulsion de leurs logements à courts termes !!!
Le combat pour l’accès aux droits que nous menons ensemble porte ses fruits. Une des famille expulsée a obtenu justice en référé: le tribunal a enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de leurs proposer un lieu adapté susceptible de les héberger dans un délai de vingt-quatre heures !
Ceci démontre que malgré la déclaration du préfet que les personnes expulsées de leurs logements n’étaient pas considérées comme vulnérables, le tribunal a donné raison à la famille et reconnu la vulnérabilité et la nécessité qu’elle accède à l’hébergement d’urgence.
Ce qui vaut pour cette famille, vaut pour toutes les autres. L’État doit reconnaitre son erreur et arrêter de bloquer leur accès à l’hébergement d’urgence.
CONTINUONS LA LUTTE !
DÉFENDONS LE DROIT À L’HÉBERGEMENT POUR TOUTES ET TOUS
Montpellier : mobilisation contre l’inaction climatique, pour un plan d’urgence face aux causes et conséquences du réchauffement climatique, pour la paix et la justice sociale. Dès midi, une cantine populaire est prévue sur l’Esplanade Charles de Gaulle. À 13h, ouverture d’un forum ouvert à toutes et tous autour de la question « Quelles actions collectives pour un plan climat ambitieux : eau, agriculture, incendie, logement, etc. », toujours au même endroit. Puis à 15h le rassemblement partira pour une marche autour de l’Écusson. Une assemblée générale aura lieu dans la foulée
Le Soulié : fête des Sagnes organisée sur le thème « Retour aux sources, sur le plateau du Somail », dans le cadre des mobilisations pour le climat. Ce sera dès 14h chez Laurence Volfinger, au Centre équestre de La Roque. Au programme : animations, spectacles, musique, repas, promenades naturalistes. Plus d’infos et inscriptions par ici. Lodève : discussion co-animée par Claude Leostic, membre de l’AFPS et coordinatrice de la campagne française « Flottille de la Liberté pour Gaza » et Nemo, marin et syndicaliste Sud marine marchande ayant participé à la dernière flottille « 1000 Madleens to Gaza » du printemps 2026. Ce sera de 14h à 15h45 à la brasserie Lodèva, au 9 avenue Denfert. Dans le cadre du festival des Fourmilières, festival antifasciste et solidaire. Montpellier : rassemblement musical pour la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires, à 14h30 au kiosque Bosc sur l’Esplanade Charles de Gaulle Montpellier : fête des 10 ans de l’espace associatif La Tendresse. Au programme, ateliers, concerts, cours de tangos, repas et buvette. Ce sera de 15h à minuit, à La Tendresse, 80 impasse Flouch. Programme détaillé par ici. Un pré rendez-vous est aussi prévu dès 11h pour préparer les frites servies le soir, avec les cantines populaires issues du mouvement Bloquons Tout (plus d’infos sur Discord ou Signal) Dimanche 27 septembre Pézenas : festival de la France Insoumise, toute la journée au parc de Castelsec. En présence entre autres d’Alma Dufour, Danielle Obono, Bernard Friot, Sylvain Carrière et Marina Mesure. Programme complet par ici Montpellier : projection du film « À l’assaut du ciel, Cuba ou la solidarité anti-impérialiste » de la PaduTeam, de 15h à 17h au local associatif Le Quartier Généreux, au 2 quai des Tanneurs. Le film suit le sociologue et militant Saïd Bouamama à Cuba lors des commémorations du 60ᵉ anniversaire de la Conférence tricontinentale qui s’est tenue du 3 au 15 janvier 1966 à La Havane, et qui a rassemblé des délégué-es de 82 pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine représentant des mouvements, anti-impérialistes, révolutionnaires, de lutte de libération nationale. Et cherche à relier l’internationalisme cubain aux rapports de force contemporains. La projection sera suivie d’un échange avec Thierry Angles, militant communiste depuis 1973, ancien dirigeant du MJCF et ancien secrétaire de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique. Lundi 28 septembre Montpellier : permanence du BIB Hackerspace, pour venir boire un coup ou discuter questions informatiques, numériques ou biologiques, avec un collectif autogéré privilégiant logiciels libres et protection des données. Dès 18h30 à La Tendresse, 80 impasse Flouch Montpellier : déambulation féministe pour défendre le droit à l’avortement, à l’appel de l’interorga féministe de la ville, avec un départ à 18h30 au Peyrou Mardi 29 septembreMardi 29 septembre
Montpellier : en préparation du weekend de mobilisation contre les Centres de Rétention Administratifs (lieux d’enfermements des personnes sans-papiers), le collectif anti-CRA 34 organise une collecte de tee-shirt unis sans écriture, pour proposer des sérigraphies vendues à prix libre les jours de l’événement. L’argent récolté permettra de soutenir financièrement les personnes retenues en CRA (cartes SIMs, nourriture, vêtements). Ce sera de 14h à 18h à la librairie Scrupule, au 40 cours Gambetta Montpellier : manifestation départementale à l’occasion d’une journée de grève dans la fonction publique, pour les salaires et la qualité des services publics. La manif démarrera à 14h de la place Albert 1er. Covoiturages et départs groupés en bus à 12h depuis la place Cot de Bédarieux, à 12h30 depuis Ganges, Clermont-l’Hérault (gare routière) et Béziers (place de Gaule), à 12h45 depuis Agde et Sète, et à 13h depuis Lunel. Inscriptions et renseignements pour les transports au contact des Unions Locales CGT concernées. Montpellier : atelier d’autodéfense en non-mixité pour femmes et diversités de genre, de 19h30 à 20h45 au Loft des Assos, 77 rue du Faubourg Figuerolles. Plus d’infos et réservations par ici Mercredi 30 septembre Montpellier : conférence avec Fabrice Lebrun, qui présentera son livre “Barbarie Numérique”, sorti en 2024, une enquête sur le Congo, cœur des industries numériques et objet de toutes les convoitises. Coorganisée par le Centre Ascaso Durruti et l’université Paul Valéry, de 17h à 18h en salle D106 (bâtiment D) à l’université Paul Valéry Montpellier : permanence conviviale entre LGBTQI+ et alliés : rencontres, échanges, activités, ressources (lieux, assos…), écoute active, entraide et soutien (entretiens individuels possible) ! Encas offerts. Ce sera de 18h30 à 21h au Quartier Généreux, 2 quai des Tanneurs. Montpellier : présentation avec Fabrice Lebrun, autour de son livre “Barbarie Numérique”, sorti en 2024, une enquête sur le Congo, cœur des industries numériques et objet de toutes les convoitises. Coorganisée par le Centre Ascaso Durruti et le collectif Maudite soit la guerre, à partir de 19h30 au centre Ascaso Durruti, au 6 rue Henri René. Présentation suivie d’un apéro et d’un repas partagé Jeudi 1er octobre Pérols : salon SolutionsCSE organisé toute la journée au Parc des Exposition. Salon gratuit réservé aux élu-es de Conseil Social et Économique représentant-es du personnel. Inscription en ligne par ici. Montpellier : conférence avec Fabrice Lebrun, qui présentera son livre ‘Barbarie Numérique”, sorti en 2024, une enquête sur le Congo, cœur des industries numériques et objet de toutes les convoitises. Coorganisée par le Centre Ascaso Durruti et l’université Paul Valéry, à 10h salle des ACTES à l’université Paul Valéry – site Saint Charles. Vendredi 2 octobre Pérols : salon SolutionsCSE organisé toute la journée au Parc des Exposition. Salon gratuit réservé aux élu-es de Conseil Social et Économique représentant-es du personnel. Inscription en ligne par ici. Montpellier : soirée anti carcérale autour du livre « Mange ta peine : les recettes du prisonnier à l’isolement » de Moben. Dans le cadre du festival des Fourmilières, festival antifasciste et solidaire. Cantine populaire à prix libre proposée, dont les bénéfices iront au soutien des camarades emprisonné.es (possibilité de se mettre en lien avec les cantines populaires issues du mouvement Bloquons Tout pour participer à la cuisine ou au service, sur Discord ou Signal). Ce sera à partir de 19h à la librairie La Symbolique du Poulet, 13 rue des Soldats. Samedi 3 octobre Montpellier : seconde édition du Festival de parentalités féministes « Mi mères veilleuses, mi mères vénères », pour venir parler éducation des garçons, parents malades, beaux-parents, militance. Ce sera de 10h à 20h30 au Carroussel, 9 cours Gambetta. Inscription des participant-es et bénévoles par ici. Dimanche 4 octobre Montpellier : manifestation régionale contre le Centre de Rétention Administrative de Béziers, contre l’enfermement des sans-papiers et pour la libre circulation des personnes. Départ à 14h place de la Comédie. Manif suivie d’une assembléeL’article Cette semaine dans l’Hérault : marches pour le climat, pour l’avortement, grève de la fonction publique, week-end anti CRA est apparu en premier sur Le Poing.
Quand ?
Le 29 septembre à 14h
Où ?
Place de la République (Paris) 75010 Paris
Manifestation francilienne : départ à 14h de la place de la République à Paris (puis place de la Bastille, place de la Nation)
Les organisations syndicales de la fonction publique CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP appellent à la mobilisation des personnels de la fonction publique le mardi 29 septembre prochain sur tout le territoire.
Les premières annonces budgétaires pour 2027 font planer la menace de nouvelles contraintes sur les services publics ainsi que sur les rémunérations et sur les conditions de travail de leurs agent·es. Nos organisations syndicales réaffirment que d'autres choix sont possibles, fondés sur une meilleure répartition des richesses, sur la justice sociale et fiscale.
L'actualité de l'été (canicules à répétition, sécheresse, incendies gigantesques...) a rappelé combien il est nécessaire de renforcer la fonction publique et ses missions de service public. Les services publics permettent d'amortir les crises, notamment climatiques, pour l'ensemble de la population. Alors que tous les experts scientifiques s'accordent à considérer que l'été 2026 ne sera plus une exception à l'avenir, il est indispensable de donner aux services publics les moyens de répondre aux besoins actuels et futurs.
Les piratages massifs montrent qu'il y a urgence à redonner aux services les outils et les moyens d'assurer la sécurité des données. C'est un enjeu de sécurité nationale et de confiance.
Alors que les rémunérations ont été durablement affaiblies par l'inflation et le gel de la valeur du point d'indice, près d'un million d'agent·es voient leur traitement indiciaire rattrapé, voire dépassé, par le SMIC. Les conditions de travail se dégradent et les agent·es sont toujours plus nombreux·ses à exercer leurs missions dans des services sous tension, ce qui aggrave les risques psychosociaux. Dans la plupart des secteurs professionnels, les difficultés de recrutement et de fidélisation s'aggravent alors même que les départs en retraite de plus en plus nombreux et anticipables vont nécessiter des recrutements massifs. C'est donc l'avenir des services publics qui est en jeu.
En comparution immédiate, on traite à la chaîne la petite délinquance urbaine, on entend souvent les mots « vol » et « stupéfiants », on ne parle pas toujours français et on finit la plupart du temps en prison. Une justice expéditive dont cette chronique livre un instantané.
Toulouse, chambre des comparutions immédiates, septembre 2025Les deux prévenus dans le box sont accusés d'avoir utilisé un scooter volé quelques jours auparavant. Le propriétaire, qui a reconnu son véhicule dans la rue, voit deux hommes, clé sur le contact, prêts à partir. Il fait une vidéo et appelle la police municipale, qui les retrouve et les arrête.
À l'audience – comme en garde à vue –, les deux prévenus disent ignorer que le scooter était volé. Le président s'impatiente : « On ne va pas discuter des heures. À part agacer le tribunal, ils ne vont pas gagner grand-chose. » Et il passe à la personnalité des prévenus, censée permettre l'individualisation des peines : « Lamine C. est SDF. Arrivé en France depuis deux mois, il est sous OQTF. Il n'a pas de casier judiciaire. Il consomme du cannabis.
— Pas tous les jours !
— Pas tous les jours, d'accord. »
Quant à Youssouf N., il a huit mentions sur son casier, dont trois pour vol. « Il est sorti en mars 2025 de la prison de Seysses. Il est maçon non déclaré et veut ouvrir un commerce… Eh ben, c'est mal parti ! »
Des gens rient dans la salle.
Le procureur : « Ils se croient tout permis ! Même s'ils savent que c'est un scooter volé, ils continuent de rouler avec et n'essaient même pas de le camoufler. »
Pour celui qui n'a pas de casier, il demande quatre mois avec sursis. Pour l'autre, il demande un an de prison avec mandat de dépôt.
En défense, chaque avocate rejette la faute sur l'autre prévenu.
La première défend Lamine C., qui avait les clés du scooter en main. Elle commence par se plaindre : « C'est un dossier difficile à défendre pour nous autres, avocats, car les faits ne sont pas reconnus. »
Revenant à son client : « Il m'a dit : “Je ne savais pas que Youssouf avait été condamné par la justice.” Il ignorait que traîner avec lui allait l'amener à des situations répréhensibles. Ce n'est pas parce que Lamine C. est un étranger en situation irrégulière qu'il mentirait forcément. Il est en France parce que ses parents sont décédés. Il travaille sur les marchés. Il essaie de s'en sortir. »
L'avocate de Youssouf N. contre-attaque : « C'est l'autre qui a les clés du scooter, ainsi qu'un casque ! Youssouf N. sait qu'il a un gros casier et que cette situation est problématique pour lui. Il l'a toujours dit : “Ce n'est pas moi, ce n'est absolument pas moi !” Mais comme l'autre ment, on va considérer que lui ment également ! »
Elle indique que son client a une compagne de nationalité française enceinte. Elle a fourni une attestation d'hébergement qui permettrait une peine de bracelet.
Les juges se retirent pour délibérer. Dans le public, deux habituées commentent l'audience de l'après-midi : « Ce n'est pas très passionnant pour le moment. »
Le tribunal revient et condamne Youssouf N. à 8 mois de prison avec mandat de dépôt et Lamine C. à 4 mois avec sursis. Le président précise qu'il s'agit là d'une peine extrêmement bienveillante :
« Vous êtes sous le coup d'une OQTF. Vous devez partir le plus vite possible. »
La SelletteUn monde envoûté par le technofascisme où les pouvoirs économique, politique et médiatique s'entrecroisent dans un jeu de billard où tous les coups sont au moins à deux ou trois bandes ? Nous ne sommes pas dans la réalité, mais dans le dernier jeu vidéo du studio estonien ZA/UM qui, en dépit de son rachat controversé, n'a pas perdu sa pertinence.
Un détective en gueule de bois, qui ne sait plus qui il est ni ce qu'il fout là, doit enquêter sur un meurtre lié à une grève de dockers. L'écriture ciselée, drôle et ambiguë de Disco Elysium lui avait valu sa place au panthéon des jeux vidéo. Fort de ce succès de 2019, ZA/UM était attendu au tournant après que deux hommes d'affaires aux méthodes douteuses se sont emparés du studio, éjectant au passage les têtes pensantes Robert Kurvitz et Aleksander Rostov. Pour les gens conséquents, sa dernière création a donc tout l'air d'un concentré de social-traîtrise. Toujours est-il que Zero Parades : For Dead Spies a manifestement été conçu par des artistes (les salarié·es) qui comprennent ce qui a fait le génie de Disco Elysium. Peut-être un peu trop d'ailleurs, tant il applique la même structure.
Vous – Hershel, nom de code CASCADE, enfance bourgeoise, radicalisée à la fac, persécutée par les réactionnaires monothéistes, a fui en République démocratique du Kohila et adopté le matérialisme historique – émergez à l'étage d'un studio de développement photographique, dans la petite ville de Portofiro. Vous êtes une espionne de l'« Operant Bureau », mais n'avez aucune idée de la mission qui vous est confiée. Accessoirement, votre associé – nom de code PSEUDOPOD – est avachi en caleçon sur un fauteuil, dans une espèce de coma incurable où il aurait plongé après avoir écouté un disque : You But From a Dream d'Ultra Violeta, star planétaire de la L-Pop.
En fouinant un peu, vous apprendrez que ce monde raffole de ces productions culturelles venues de La Luz, un empire techno-fasciste qui avait autrefois colonisé Portofiro et d'autres régions, mais qui préfère aujourd'hui s'adonner au soft power. Portofiro étant sous blocus culturel depuis son indépendance, la plupart des disques de L-Pop et autres opiums du peuple y circulent sous forme de contrefaçons. Mais un rendez-vous se prépare en secret : le ministre de la Culture luzien devrait se pointer dans les prochains jours afin de négocier une levée du blocus avec EMTERR (l'Empire sans territoire, alias la Banque, alias le Capital transnational).
En cherchant plus loin, vous découvrirez que votre mission consiste à intervenir dans ces négociations pour le compte du Superbloc, ou Union suprême des Républiques prolétariennes. On retrouve dans cette enquête les instants de grâce un peu suspendus qui faisaient la grandeur de Disco Elysium. Genre : aider une petite fille à démêler un fil de pêche sur la plage après avoir subi une séance de torture dans les sous-sols d'une revue de poésie contemporaine.
Les ramifications qu'il vous reste encore à élucider sont immenses, géopolitiques, mais aussi intimes, sentimentales, et prendront même un tour métaphysique si vous choisissez de plonger Hershel dans l'épineux « problème de la Réalité ». Autre problème : acheter ce jeu vous rendra un peu complice des nouveaux patrons véreux de ZA/UM. C'est un premier dilemme à trancher.
Clément Amézieux« Réfractaires : contre le service militaire, contre la guerre » donne la parole à ceux qui ont refusé de marcher au pas. Un podcast salutaire à l'heure où les vieux clairons recommencent à sonner – et avec, en prime, un casting d'enfer.
« Tu sais que y'a des mecs qui ont fait de la prison pour pas tenir une arme ? » Celle qui pose cette question, c'est Léna, une jeune vieille amie de CQFD. Son coloc est en train de jouer à Call of Duty, un jeu vidéo où globalement « tu tires sur les gens ou tu te fais tirer dessus », et au milieu des fusillades en pixels, la journaliste chemine : « Est-ce que, moi, j'irais à la guerre ? Est-ce que j'accepterais de tuer, de tenir une arme ? » De ce vertige naît un podcast : « Réfractaires : contre le service militaire, contre la guerre ».
Insoumis qui ne se sont jamais présentés à la caserne, déserteurs qui s'en sont enfuis, objecteurs de conscience refusant les armes au nom de leurs convictions… Léna remonte la piste de ceux qui, face à la conscription, au service militaire, à la guerre, ont un jour décidé de dire non. Elle rappelle que la Première Guerre mondiale ne fut pas seulement gavée de « morts pour la France », mais aussi de soldats exécutés par leur propre armée : les fameux « fusillés pour l'exemple ». Elle se demande ce qu'il fallait de courage pour résister lorsque tout, autour de soi, poussait à partir au front, les discours d'héroïsme, le devoir envers la nation, le regard des autres. Et plus encore, peut-être, une fois plongé dans la guerre, une arme à la main. Mais ceux à qui elle voudrait poser la question ne sont plus là. Les hommes de 14-18 ont disparu.
Les appelés d'Algérie, eux, peuvent encore raconter. Tel Denis Langlois, objecteur de conscience. En 1965, au camp de Montlhéry, il refuse d'enfiler l'uniforme qu'un capitaine lui tend. Aussitôt, ses camarades de chambrée le questionnent : on peut refuser ? Depuis 1963, le statut d'objecteur existe, mais il est soigneusement entravé. L'obtenir relève du parcours d'obstacles : en 1965, seules 28 personnes y parviennent (et Denis n'en fera pas partie). Mais surtout, la loi interdit d'en faire la promotion. Jusqu'en 1981, des militants seront poursuivis pour « provocation à l'insoumission », « injure à l'armée » ou « incitation de militaires à la désobéissance ». On leur reproche de « démoraliser l'armée ».
Puis, une voix familière surgit. Phrasé chantant, petit rire nerveux, les deux pieds bien plantés dans la gauche de la gauche… Ne serait-ce pas Vé, bien connu des services de CQFD, venu dévoiler sa stratégie maison pour échapper au service militaire ? Paraît qu'il a tenté de se faire réformer en se faisant passer pour un asocial patenté. Personne n'a cru à son numéro et il a fini, lui aussi, par prendre le chemin de l'objection de conscience. Il revient sur une date marquante : 1996, l'année où Chirac annonce la suspension du service militaire. Suspension, insiste-t-il – pas suppression. Car le Code du service national prévoit que l'appel sous les drapeaux puisse être rétabli si les nécessités de défense nationale l'exigent. Qu'adviendrait-il alors du statut d'objecteur de conscience ? Nul ne sait. C'est bien pour ça que des podcasts comme celui de Léna comptent. Parce qu'en matière d'antimilitarisme, la mémoire n'est pas un supplément d'âme : c'est une caisse à outils.
Gaëlle DesnosTrente-six ans après la promesse d'une Europe sans frontières, les contrôles intérieurs se sont durablement réinstallés. Au nom de la sécurité, puis de la lutte contre l'immigration, l'exception est devenue la règle.
On les croyait presque disparues, reléguées à de vieux postes de douane rouillant au bord des routes. Mais les frontières intra Union européenne (UE) n'ont jamais cessé d'exister. Cet été, dans la foulée des actualités à Ceuta, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, à la demande du Président, a annoncé une nouvelle fois le renforcement des contrôles entre la France et l'Espagne. Le principe fondamental de liberté de circulation de l'espace Schengen, ratifié en 1990 dans la ville éponyme, est piétiné sans vergogne depuis des années. En France, le contrôle aux frontières italiennes et espagnoles n'a pas cessé depuis 2015, en toute illégalité. Laure Palun, directrice de l'Anafé, l'association nationale d'assistance aux frontières pour les personnes étrangères revient sur les mécanismes qui se sont déployés depuis la création de l'espace Schengen. L'association assiste les personnes en difficulté aux frontières et milite pour la fin de l'enfermement administratif des personnes étrangères et de la criminalisation de la migration.
Depuis quand et en vertu de quoi a-t-on rétabli en France le contrôle aux frontières à l'intérieur de l'Union européenne – italiennes et espagnoles notamment ?
« En novembre 2015, le ministre de l'Intérieur de l'époque Bernard Cazeneuve avait annoncé le rétablissement des contrôles pour un mois dans le cadre de la COP21, globalement pour empêcher la venue des militants écolos. Puis il y a eu les attentats de Paris, et la décision a changé de motif : les contrôles ont été maintenus au nom de la lutte contre le terrorisme.
On voit clairement le détournement des procédures de lutte contre le terrorisme vers le contrôle migratoire.
Depuis cette date, leur rétablissement aux frontières n'a pas cessé une seule journée. Or, il était prévu par le Code frontières Schengen pour six mois renouvelables et sur une durée de deux ans maximum. Par ailleurs, depuis 2022, le motif utilisé par la France de “déplacement secondaire de population” était exclu de ce Code frontières. C'était donc tout à fait illégal au regard du droit européen.
En novembre, on sera à onze ans de rétablissement de contrôles aux frontières sans discontinuer. On voit clairement le détournement des procédures de lutte contre le terrorisme vers le contrôle migratoire. D'ailleurs, quelques mois après les attentats, l'administration s'est rapidement concentrée sur certaines frontières en délaissant les points d'entrée belges ou allemands. »
Vous avez mené une bataille juridique pour contester la légalité de ces contrôles. Quelles ont été les réactions des différentes instances ?
« Nous avons contesté trois fois la décision de l'administration française auprès du Conseil d'État, en 2017, 2019 et 2022. Celui-ci a validé les décisions des autorités françaises, qui contrevenaient pourtant au Code frontières Schengen. On a donc déposé une plainte en manquement devant la Commission européenne, qui a elle aussi été rejetée en 2024, au prétexte que le Code frontières allait être révisé.
« D'un côté, on brandit ce principe de libre circulation pour légitimer les opérations de contrôles aux frontières extérieures, de l'autre, les États ne respectent pas non plus l'espace Schengen »
En 2024, cette réforme a allongé la durée possible des contrôles jusqu'à trois ans, en intégrant en plus ce fameux motif de “mouvement secondaire de population”. Le nouveau Code inclut aussi la possibilité de continuer à faire des vérifications, même en dehors des périodes de rétablissement des contrôles. L'UE est ainsi venue valider les pratiques illégales de la France et des autres États en matière de rétablissement des contrôles aux frontières intérieures, et préparer la suite... »
Ce qui est paradoxal, puisqu'au moment de la création de l'espace Schengen en 1990, c'est la préservation de la libre circulation intérieure qui avait été mise en avant pour justifier l'augmentation des contrôles aux frontières extérieures.
« Tout à fait. D'un côté, on brandit ce principe de libre circulation pour légitimer les opérations de contrôles aux frontières extérieures. Mais de l'autre, les États ne respectent pas non plus l'espace Schengen, qui a même été révisé par l'UE. Et en France, depuis 2017, on a eu une succession de loi dans le sens de la privation de liberté de mouvement : la modification du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en 2018, la loi sécurité globale et la loi séparatisme de 2021, la loi Darmanin sur la migration de 2024… C'est la triple forteresse Europe, intérieure, extérieure et institutionnelle au niveau européen et national. »
Quelles sont les implications sur le terrain de ces contrôles en continu et des périodes de « renforcement » comme celle annoncée cet été ?
« Comme à chaque situation particulière, le ministère de l'Intérieur a annoncé cet été une volonté de renforcer les contrôles déjà en place, gérée par la police aux frontières. Il y a un renfort de CRS, de gendarmerie mobile, et le déploiement de l'opération sentinelle [une opération militaire de lutte contre le terrorisme, ndlr] – alors que les militaires n'ont pas le droit de faire des contrôles d'identité.
Ces contrôles, que l'on dénonce depuis 2015, sont bien souvent discriminatoires, au faciès, donc illégaux. Les procédures appliquées ne sont pas les bonnes : les refus d'entrée, par exemple jusqu'en 2024, sont normalement applicables en principe aux frontières extérieures. Les procédures de réadmission ou d'OQTF sont irrégulières, expéditives, pas individuellement étudiées, et concernent parfois des mineurs. Il y a aussi des conditions d'enfermement dans les postes de police très problématiques, dans des conteneurs, sans endroit pour dormir, sans douches, parfois sans nourriture. Et sur le nombre de personnes concernées, on n'arrive pas à avoir les chiffres de l'administration, c'est extrêmement opaque.
« À chaque effet d'annonce politique, il y a un énorme arsenal en termes humains et matériels, déployé aux frontières »
Le résultat, c'est que les gens vont prendre des chemins toujours plus dangereux. Par exemple, en 2015, les personnes passaient d'abord par Vintimille, puis par la Roya et aujourd'hui par Montgenèvre, dans la montagne. Des chemins mortels. Ça contraint aussi les gens qui vivent ici, notamment les personnes racisées, qui vont être contrôlées aux frontières. Et certains mécanismes de surveillance viennent porter atteinte aux libertés individuelles, par exemple avec le déploiement des drones de surveillance. »
En plus d'être illégales et hautement politiques, ces procédures sont très coûteuses…
« Il y a en effet un énorme arsenal en termes humains et matériels, déployé aux frontières à chaque effet d'annonce politique. Il faut lire le livre de Claire Rodier, Xénophobie business, publié à la Découverte en 2013, ou le rapport de 2016 de Lydie Arbogast pour Migreurop, La détention des migrants dans l'Union européenne : un business florissant. Elles y mettent en lumière le business lié à la privatisation de l'enfermement des personnes exilées, de la construction, à la gestion et la maintenance des lieux de privation de liberté aux frontières. C'est colossal et hyper opaque. Il y a une vraie surenchère et depuis les années 1980, les sociétés privées de sécurité autant que celles de l'industrie de l'armement se sont engouffrées dans les circuits de lutte contre l'immigration. »
Avec les entrées en vigueur de nouvelles lois et les présidentielles qui arrivent, quels sont vos enjeux pour cette année ?
« Il y a effectivement la mise en œuvre depuis cet été du Pacte européen sur la migration et l'asile, qui modifie en profondeur toutes les procédures applicables aux frontières extérieures. Du fait de l'impréparation du gouvernement, du manque d'échange et de transparence, tout ce qui a été fait jusqu'à maintenant est problématique, catastrophique et ne respecte pas les droits fondamentaux. L'Anafé va continuer de travailler pour la défense des droits des personnes étrangères et de dénoncer la mise en œuvre du Pacte. Il y a également la mise en application de la réforme du Code frontières Schengen pour les frontières intérieures, qui va renforcer les contrôles.
Le contexte politique global est très délétère, avec une augmentation de la pression sur les militants et les associations, avec à la fois des restrictions financières et des possibilités d'actions. Depuis des années, de nouvelles lois restreignent les libertés associatives et c'est extrêmement inquiétant. Ça fait partie des enjeux sur lesquels on va être obligés de travailler en 2027 et après… »
Propos recueillis par Sophie BourletLe média +972 révèle comment le ministère de l'Éducation israélien a mis sous surveillance plusieurs professeurs pour avoir critiqué l'État hébreu. Parmi eux, beaucoup sont arabes. Extraits1.
« […] Des responsables d'au moins deux départements différents du ministère surveillent et enquêtent secrètement sur les enseignants – cherchant non seulement des éléments pouvant constituer une “incitation au terrorisme”, mais aussi toute déclaration politique s'opposant au gouvernement israélien. Ces responsables collectent des informations sur les parcours professionnels des enseignants, recueillent des captures d'écran [...] sur les réseaux sociaux et compilent des informations obtenues auprès des forces de l'ordre. Ces informations sont conservées dans un “rapport de renseignement”, que les responsables du ministère interprètent et utilisent pour déterminer la suite à donner à chaque dossier. Tout cela se déroule en secret, sans que l'enseignant visé ne sache qu'une enquête est en cours […].
Le ministère de l'Éducation a reconnu qu'entre 2023 et 2025, 157 enseignants ont été examinés selon cette procédure. Parmi eux, 118 étaient arabes. […] Une enseignante arabe a notamment été suspendue de son poste à Netanya après avoir publié sur ses réseaux sociaux une vidéo sur les difficultés à soigner des civils blessés à Gaza – ce que la maire de Netanya, Miriam Fierberg-Ikar, a qualifié d'incitation “contre le peuple juif”. [...]
Un comité secret en entraîne un autreL'existence de comités chargés de la persécution politique au sein du ministère de l'Éducation, qui fonctionnent secrètement depuis au moins 2016, a été découverte complètement par hasard. […] En novembre 2024, la Knesset a adopté une loi accordant au ministère de l'Éducation une large compétence pour licencier sans préavis les enseignants qui “s'identifient publiquement à un acte terroriste” [...].
Deux recours contestant la loi ont été déposés auprès de la Cour suprême en décembre 2024. […] C'est grâce à ces pétitions que l'existence du premier comité a été révélée. Dans sa réponse, le bureau du procureur de l'État a cherché à rassurer la Cour en affirmant que le ministère de l'Éducation disposait d'une procédure standard pour surveiller et déterminer les actes d'“identification au terrorisme”, et que le traitement des plaintes contre les enseignants est encadré par un “Comité d'incitation”. […]
L'Association pour les droits civiques en Israël a alors exigé auprès du ministère de l'Éducation et du procureur général que le comité cesse ses travaux. Une demande qui a entraîné une nouvelle révélation accidentelle… Pour se justifier, le ministère de l'Éducation a déclaré que le Comité d'incitation n'était pas seul : un autre comité opère dans une branche différente du ministère, le « Département d'application de l'Administration pour l'accréditation et la supervision des établissements éducatifs ». [...] Selon lui, ce système d'enquête impliquant plusieurs départements serait nécessaire pour “garantir une application uniforme et équitable de la loi, tout en maintenant un équilibre approprié avec le droit constitutionnel à la liberté d'expression”. Le monde à l'envers : enquêter secrètement sur les opinions politiques des enseignants tout en prétendant protéger leur liberté de les exprimer. […] »
Gil Gertel1 . « Israel is secretly surveilling its teachers. No prizes for guessing which ones », +972 (21/08/2026).
Avec sa BD Flèche, l'auteur jurassien Simon Beuret donne vie à une fable attachante et drôle qui raconte l'histoire d'un concierge excentrique autant adepte de la bricole et de la récup', que du sabotage des projets immobiliers menaçant la friche où il vit.
Homme à tout faire venu de Suisse allemande, Frantz – que sa jeune pote écolière Cécile appelle Flèche « parce qu'il a toujours des bonnes idées » – est concierge dans une université de Suisse romande1. « Il sait tout réparer. Le mec il a de l'or dans les pattes. C'est plus haut qu'il lui manque une case », peut-on entendre sur le campus alors qu'il rentre chez lui à bord de son tricycle à moteur en chantant du Henri Dès, cheveux en bataille et grosse moustache au vent. Il vit avec sa « Mütti » (« maman ») dans une ancienne friche où il a un grand atelier. Ses journées sont rythmées par la conciergerie, la récup' de matériaux en tout genre et les chantiers Rumex2 dans le jardin de sa maman, plus toute jeune, mais bien déter. D'origine italienne, Cécile – « Sicile » avec l'accent suisse-allemand – est souvent de la partie pour bricoler ou jouer au foot, et les générations, comme les cultures, se mélangent et s'enrichissent dans ce lieu si bordéliquement enchanteur.
Mais quand le bâtiment du cinéma désaffecté est détruit et qu'ils reçoivent une première visite d'un agent de la ville qui se demande comment on peut vivre comme ça au XXIe siècle, Flèche comprend que leur havre de paix est menacé et que le quartier se transforme. « Wesh c'est la guerre en ville ou quoi ? » lui demande Cécile alors qu'ils traversent une zone de bâtiments en cours de destruction. « Presque… c'est le foutur ! lui répond Flèche. Le foutur c'est ce qu'est pas encore là mais qui détruit ce qui est déjà là... » Flèche n'y voit pas une coïncidence quand sa mère tombe malade quelques jours plus tard. Il décide de passer à l'action contre ce « foutur » qui ne veut pas des vieux. De jour, les projets immobiliers poussent comme des champignons dans le voisinage, et la nuit, Flèche met ses talents de bricoleur au service d'un sabotage nocturne des immeubles en construction.
En lisant Flèche (Atrabile, mai 2026), onréalise rapidement qu'on a entre les mains un bel hommage à ces personnages pas comme les autres qui font des ponts entre les mondes, encouragent toujours à sortir des sentiers battus pour bricoler, s'entraider, en quête d'amusements, d'autonomie et de découvertes. Une richesse qu'on retrouve dans les dialogues, où la langue du quotidien mélange français et suisse allemand, et dans le dessin, dont le trait dynamique restitue l'énergie vitale contagieuse des personnages. Un style organique qui exacerbe d'autant plus le rendu aseptisé et lisse des projets de rénovation urbaine contre lesquelles la petite équipe décide de se battre. La question se pose alors de savoir si on peut vraiment retenir le temps et lutter contre ce « foutur » qui met en péril le présent. Quelle que soit la réponse qu'on imagine on peut, dans tous les cas, comme Flèche, essayer en incarnant d'autres manières d'être et de faire qui soient joyeuses et inspirantes.
Par Jonas Schnyder
1 . Partie francophone de la Suisse, dont plusieurs cantons sont bilingues.
2 . Mauvaise herbe à arracher à la main.
Ah, la Côte d'Azur, ses plages magnifiques, ses eaux azur, son littoral de rêve... Le paradis. Enfin, si t'enlèves les humains. Donc je recommence. Ah, la Côte d'Azur, ses villes de merde à raser d'urgence (Nice, Monaco, Saint-Tropez...), ses relents racistes, ses infernales boutiques de luxe, ses touristes allemands, sa bétonisation forcenée... L'enfer. De fait, rares sont les endroits où l'on trouve un plus fort contraste entre splendide nature et surpopulation de pelles à merde bipèdes. Un constat tiré par le baliste commun, dit « poisson mordeur », dit, dans ma terminologie, « fougueux redresseur de torts aux dents acérées ». Cet été, il a multiplié les attaques sur les nageurs et nageuses pataugeant dans les flots, avec plusieurs déchiquetages de mollets au compteur. Deux cas particulièrement réjouissants édifiants ont ensanglanté la plage de Cannes, relate Nice Matin. Primo, un vacancier de 92 ans méchamment mordu par deux fois et dégoulinant d'hémoglobine en sortie de baignade. Secundo une femme de 84 ans, dont la fille a déclaré : « Elle pensait qu'on allait devoir lui couper la jambe tellement le trou est profond. » La croisette s'amuse, quoi. Notons par ailleurs l'âge élevé des victimes du poisson vengeur, sans doute décidé à inverser la courbe du vieillissement de l'Hexagone. Merci à lui, ça fera toujours ça de moins pour le Rassemblement national. Quant à la bourgeoise Côte d'Azur, elle ne l'a pas volé. Gloire au baliste anticapitaliste.
Nouvelle vague de répression contre les milieux qui résistent à l'extrême droite. Impunité totale pour les groupes néo-nazis.
L’article Affaire Deranque : le gouvernement organise une chasse aux antifascistes est apparu en premier sur Contre Attaque.
✊ TEXTE D’APPEL POUR UN WEEK-END DE MOBILISATION ANTI-FASCISTE NATIONALE LES 24 ET 25 OCTOBRE À ORLÉANS CONTRE LE CONGRÈS ET LE MEETING DU RN ✊
Programme, argumentaires, cagnotte, formulaire pour s’inscrire au camp, kit de mobilisation… Construisons la défaite du premier parti fasciste français !
Ci-dessous la version française du texte d’appel. Des traductions en italien, espagnol, allemand et mandarin sont trouvables ici : https://ciaofachos.org/ni-congres-ni-meeting-pour-le-rn
Déjà 85 organisations signataires ! Vous pouvez encore signer en tant qu’organisations (collectifs, syndicats, associations, partis, réseaux de solidarité, etc) :
https://cryptpad.fr/form/#/2/form/view/Ds3o74lN7Y3FoqfINKnRzypHkfrInr9aQwBB+Vglr6E
Vous pouvez aussi signer et participer à la préparation de ces actions en écrivant un mail à ciaofachos@systemli.org
Partageons cet appel tout autour de nous, parlons-en à nos connaissances, invitons des organisations à le signer. Et organisons-nous partout pour nous retrouver toustes à Orléans !
VIVE L’ANTI-FASCISME 🏴🚩
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NI CONGRÈS NI MEETING POUR LE RN !
Les 24 et 25 octobre, le RN prévoit son congrès à Orléans, avec son meeting de lancement de campagne présidentielle le 25. Des cars partiront de plusieurs villes en vue d’une démonstration de force du premier parti fasciste de France. ¹
À chaque fois que le FN/RN remporte des victoires médiatiques ou politiques, il se normalise comme force politique et ses idées oppressives gagnent du terrain, en témoigne l’actuel projet de loi « permis de tuer » pour la police et la gendarmerie. Le RN alimente surtout la violence raciste, comme en juin dernier, dans une discothèque à Rodez, où on a entendu : « Marine au pouvoir, les Arabes à l’abattoir. ».
Face aux dangers du fascisme, notre réponse doit être déterminée et massive. ²
Les manifestations qui ont eu lieu en juillet contre le congrès de l’AfD, parti fasciste allemand, ont rassemblé 20 000 manifestant⸱es et doivent nous donner confiance : partout dans le monde, nous sommes la majorité ! Les fascistes n’ont pas gagné. Ensemble, nous pouvons infliger une lourde défaite au RN.
REJOIGNONS-NOUS LES 24 ET 25 OCTOBRE À ORLÉANS
Dans plusieurs actions antifascistes nationales :
24/10 – Manifestation en centre-ville à 10h30 Cathédrale, avec un cortège Ciao Fachos
Village dès 13h au Campo Santo (cantine, tables rondes l’après-midi et concerts le soir)
Cantine et hébergements le soir (chez des militant⸱es + camp dont le lieu sera indiqué plus tard ³)
25/10 – Manifestation en direction du CO’Met (lieu du meeting du RN) à 13h Tourelles-Dauphine
SOYONS DES MILLIERS À PERTURBER LE MEETING FASCISTE LE DIMANCHE 25 !!!
Nous appelons toutes les organisations à manifester le 25 octobre à Orléans contre le premier meeting de la campagne présidentielle de la raciste et corrompue Marine Le Pen. ⁴
Partout en France, dans nos quartiers, nos villes et nos villages, organisons cette mobilisation nationale !
Tractages, collages, réunions publiques, récoltes de fonds ⁵, transports collectifs : soyons partout, et profitons-en pour empêcher le RN de tracter sur nos marchés et de coller sur nos murs. ⁶
NI CAMPAGNE, NI CONGRÈS, NI MEETING POUR LES RACISTES !
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Notes de bas de page :
1. « C’est quoi le congrès du RN les 24 et 25 octobre ? » :
https://ciaofachos.org/ni-congres-ni-meeting-pour-le-rn/#c-est-quoi-le-congres-du-rn-les-24-et-25-octobre
2. « Pourquoi lutter contre le RN ? » :
https://ciaofachos.org/ni-congres-ni-meeting-pour-le-rn/#pourquoi-lutter-contre-le-RN
3. Formulaire d’inscription pour organiser au mieux le camp, la cantine et les hébergements :
https://cryptpad.fr/form/#/2/form/view/n9Efbj0MuThc4eQSXuj+hlbKG7CmY0H38UrvDdYLZYA
4. « Pourquoi manifester dimanche 25 octobre à Orléans ? » :
https://ciaofachos.org/ni-congres-ni-meeting-pour-le-rn/#Pourquoi-manifester-dimanche-25-octobre-a%CC%80-Orle%CC%81ans
5. Cagnotte HelloAsso :
https://www.helloasso.com/associations/rassemblement-citoyen-de-beaucaire/collectes/ciao-fachos-ni-congres-ni-meeting-pour-le-rn-1
6. Kit de mobilisation (tracts, affiche, visuel pour réunion publique et tuto organisation de transports collectifs) :
https://ciaofachos.org/ni-congres-ni-meeting-pour-le-rn/#kit-de-mobilisation
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85 premières organisations signataires (liste ouverte) :
AcaaB (Action citoyenne antiraciste antifasciste Beaucaire), Action Antifasciste Amiens & Alentours, Action antifasciste de l’Ain, Action Antifasciste Deux-Sèvres, AFA39 – Jura Antifasciste, AFA78, AFA Annemasse, AFA Dijon/Dijon antifa, AG anti-fasciste 72, AG Antifasciste de Brest, Alternatiba Orléans, AMAARS (Assemblée Morbihan (Est) Antifasciste Antiraciste Rurale et Solidaire), Antifa Paris 20ème, Association des Ami.e.s de Maurice Rajsfus, ATTAC 45, Caen Antifa Squad, CALE (Collectif Antifasciste Lorient et Environs), Cases Rebelles (Nantes), CGT Eure-et-Loir, Ciao Fachos, CNAQ – Collectif Nîmois Antifasciste et Queer, Collectif Antifasciste de Lutte Montrouge et Environs (CALME), Collectif Antifasciste du Bassin Minier, Collectif Antifasciste Orléans (CAO), Collectif de Vigilance Antifasciste (CVA) 22, Collectif féministe antifa 71, Contrevents (Côtes d’Armor), CRAAAME (Collectif Rêvolutionnaire Autonome Anarchiste Anti-fasciste du Mans et des Environs), Extinction Rebellion La Rochelle, Extinction Rebellion Tours, Garde Antifasciste 53, G.E.L 72 (Groupe Étudiant Libertaire Sarthe), Gentilly Antifasciste Antiraciste, Greenpeace Le Mans, GRIF (Groupe Radical Intersectionnel Féministe) Orléans, Gwened Antifa Crew (Vannes), Kreiz Breizh Antifasciste, La France Insoumise (LFI) 18, La Piraterie Antifasciste (Genève), Le Boucan des paillettes (La Rochelle), Les Voix Éclairées (Yonne), Lille Radiqueer, Lutte antifasciste forezienne, Mémoires En Marche Marseille, Morlaix Antifasciste, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) 66, Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF) 93, Nissa Antifa, No pasaran 84, Nous Toutes 35 / Rennes, Oaï e Libertat (Nîmes), Observatoire de l’Extrême Droite 61, Observatoire du racisme en politique (Paris), ORA (Orléans Riposte Antifasciste), Organisation de Solidarité Trans (OST), OST Orléans, OWL afa Dijon, Rafahl43, Réseau pour les Alternatives Forestières (Limousin), Riposte Antifasciste Marseille, Riposte Antifasciste Nantaise, Riposte Populaire, Ripostes.org, Secours Palestinien (Tours), Solidaires étudiant-e-s France, Solidaires Étudiant-e-s Montpellier, Solidaires Laval, Solidarité antispéciste (Occitanie), Soulèvements de la terre Essonne 91, Soulèvements de la Terre IDF, Soulèvements de la Terre Indre, Soulèvements de la Terre Orléans, Sound of Sudan, SUD éducation 33, SUD éducation 36-37, SUD éducation 44, SUD éducation 85, Suresnes Antifa Antiraciste, TAF (Tours AntiFasciste), Union Communiste Libertaire (UCL) France, Union Syndicale Solidaires 44, Union syndicale Solidaires 61, Union syndicale Solidaires 87, Unité Rouge (07-26-38), Young Struggle

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CIAO FACHOS – PLATEFORME ANTI-FASCISTE
Site internet : https://ciaofachos.org
Mail : ciaofachos@systemli.org
Instagram : @ciao_fachos
Groupe Signal de diffusion d’information : https://signal.group/#CjQKIBgEUlNyWfuhem_-VP4M3snoFexoP9-lHUTkwlS_EtTWEhARX1ddFWsDNoqeencBMsPf
Après une résidence de quatre mois à Hyperlien sur l’invitation de PiNG, le collectif -h- propose une exploration des recherches menées, aux croisements de réflexions sur la mémétique, l’extrême droite et le jeu de rôle :
Il était une fois des mèmes, des créatures magiques qui agissent sur le monde, un dieu égyptien, Barbara Streisand, des cybernéticiens et des gens qui complotent sur des forums internet, des pdf gigantesques de pages Wikipédia et des emojis de cerveaux qui explosent.
Matrixage et Morgenstern est une piste que nous vous proposons de suivre et de tracer à la fois, une conf-errance parce qu’on s’y perd mais qu’on s’y retrouve aussi. Une sorte de partie de Hero Quest – jeu de société d’aventure et de fantasy semi-coopératif – augmentée en PowerPoint pour se raconter des histoires et construire ensemble l’aventure à travers le dédale post-internet.
Entrée libre
Mardi 29 septembre, de 18h30 à 21h


À l’occasion de la venue en résidence du collectif d’artistes RYBN à Hyperlien, PiNG vous propose de venir les rencontrer pour une présentation et échange autour de leur dernier ouvrage Human computers : une histoire de l’informatique laborieuse. Six protocoles d’autodéfense permacomputationnelle, paru cette année aux éditions UV.
Qu’est-ce que l’Informatique Laborieuse ? C’est le nom que RYBN.ORG donne à l’Intelligence Artificielle et aux processus informatiques qui incorporent du travail humain, faisant de cette industrie le nouveau laboratoire du management. C’est l’une des conclusions de l’enquête Human Computers, que le collectif mène depuis 2013, et qui vise à démêler l’enchevêtrement qui s’est noué entre informatique et capitalisme, avec l’organisation du travail pour prisme d’analyse principale. L’hypothèse est la suivante : le travail humain n’est ni obsolète, ni même une béquille provisoire dans l’attente de cette autonomie, partielle ou totale, dont l’informatique nous fait la promesse, mais se trouve structurellement au coeur des processus automatisés, et ce, depuis la toute première manufacture de calcul de Gaspard de Prony en 1793 jusqu’aux grands modèles de langage actuels.
-> En contrepoint, les Six protocoles d’autodéfense permacomputationnelle contre l’Informatique Laborieuse proposent une boîte à outils d’expérimentations visant à rompre avec l’IA, en s’attaquant à sa géopolitique extractiviste, sa logique algorithmique, ses formes d’apprentissage réductionnistes et sa technovlangue.
Entrée libre
Mercredi 14 octobre, de 18h30 à 21h
Hyperlien, Halles 1&2, 5 allée Frida Kahlo, 44 200 Nantes

Née de l’horreur de la guerre de 1914, l’œuvre de Tolkien est « une implacable dénonciation du pouvoir, dont les formes les plus tyranniques sont explicitement accusées d’être responsables des violences qui dévastent la Terre du Milieu et ses habitants« . Cela n’empêche pourtant pas les extrêmes droites de tenter de s’en emparer. Ainsi, tel Peter Thiel, certains milliardaires « technofascistes » n’hésitent plus à braconner dans le lore du Seigneur des anneaux pour nommer leurs entreprises de surveillance, de capital-risque ou même d’armement : Palantir, Mithril Capital, Anduril… Avec cette lecture collective de l’ouvrage « Tolkien contre les machines, Écologie et antifascisme en Terre du Milieu » du journaliste Sébastien Fontenelle, nous verrons que les livres de Tolkien défendent « l’exact opposé de ce que prône leur idéologie » .
— Vous avez dit arpenter ? L’arpentage est une méthode de lecture issue de la culture ouvrière qui repose sur l’auto-émancipation et l’appropriation collective d’un texte et non sur la transmission descendante d’un savoir. Il s’agit de découper le livre – réellement – pour répartir une partie égale de texte à lire à chacun·e des participant·es dans l’objectif d’en faire un retour critique au groupe mais aussi d’en désacraliser l’approche.
Entrée libr, évènement proposé par l’association PiNG
Mardi 15 décembre 2026, de 18h30 à 21h
Hyperlien, Halles 1&2, 5 allée Frida Kahlo, 44 200 Nantes
Pour ne pas dépendre des infrastructures d’Internet ou de la 5G, les réseaux maillés, ou mesh networks utilisent les ondes radio. Ils connaissent un regain de popularité depuis début 2026, et notamment la publication d’une émission de Tracks sur le sujet. Pour les journalistes d’Arte, « dans des sociétés de plus en plus surveillées où des gouvernements peuvent couper les télécommunications du jour au lendemain, comme en Iran, ces réseaux décentralisés et accessibles ne sont pas qu’un délire de survivalistes. »
Depuis plusieurs mois, un groupe de Nantais⋅es réuni⋅es autour du Scrap café expérimente avec ces technologies et vient nous les présenter à Hyperlien.
Entrée libre
Mardi 17 novembre 2026, de 18h30 à 21h
Hyperlien, Halles 1&2, 5 allée Frida Kahlo, 44 200 Nantes
Après quatre ans de trêve au Yémen, en guerre civile depuis 2014, les rebelles Houthis qui contrôlent l'ouest du pays ont pris possession d'un détroit crucial pour le commerce maritime régional. Un échec pour la coalition armée menée par l'Arabie saoudite, qui peine à mobiliser ses alliés occupés par le conflit en Iran.
Quatre ans après la trêve, les combats ont fini par reprendre au Yémen. Bien que la guerre civile n'ait jamais cessé depuis 2014, date à laquelle les rebelles Houthis issus du nord du pays ont étendu leur offensive jusqu'à prendre la capitale Sanaa, la trêve de 2022 avait calmé les violences entre ce groupe et l'Arabie saoudite, qui soutient militairement le pouvoir en exil, toujours reconnu comme légitime et qui contrôle l'est du pays.
Mais l'instabilité causée par le conflit entre les États-Unis et l'Iran (allié des Houthis) a eu raison de ce répit : le 10 septembre, les forces rebelles « se sont emparés du port de Mokha, jusqu'alors aux mains du gouvernement basé en Arabie saoudite, raconte Jacobin. Puis, le 11 septembre, ils se sont emparés de l'île de Périm, dans le détroit de Bab-el-Mandeb ». L'objectif, analyse le média étasunien : prendre le contrôle de ce détroit « large de 27 kilomètres, dont l'Arabie saoudite dépend de plus en plus pour ses exportations de pétrole depuis que l'Iran a fermé le détroit d'Ormuz ».
Car la première cible de cette opération reste la coalition militaire menée par le royaume saoudien, qui soutient les forces loyalistes actives dans le reste du Yémen. Les Houthis affirment « que leur blocus [du détroit] ne concerne que la navigation saoudienne et qu'il n'existe aucune menace pour le transport maritime commercial en mer Rouge », rapporte The Guardian, qui évoque également plusieurs bombardements d'installations pétrolières nécessaires pour l'Arabie saoudite cette semaine.
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Common Dreams États-Unis
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Le chercheur en sciences politiques Mahad D. Darar estime dans The Conversation que « les Houthis misent peut-être sur une escalade militaire au Yémen, où le coût pour l'Arabie saoudite est élevé, afin de contraindre Riyad à revenir à la table des négociations. Ils estiment peut-être disposer d'un moyen de pression pour obtenir la reconnaissance politique qu'ils ont toujours souhaitée », en plus de la levée des sanctions économiques imposées par le royaume saoudien et son allié étasunien.
Les médias indépendants sont toutefois plus nombreux à souligner l'autre conséquence de cette capture de Bab-el-Mandeb : l'alliance Iran-Houthis a désormais la main sur les deux voies maritimes majeures de la région pour le commerce international, faisant planer la menace d'une déstabilisation encore plus importante du cours du pétrole et de l'économie mondiale. « Cela incite les ennemis des Houthis à réagir par la force, ce qui pourrait affaiblir les capacités du groupe », juge Mahad D. Darar.
Ceux-ci ne semblent pourtant pas pressés de répondre à l'affront, remarque la Taz : appelé deux fois à la rescousse cette semaine par le prince héritier saoudien, « Trump n'a publiquement pris aucun engagement à l'approche des élections de mi-mandat » aux États-Unis. De même, « aucune aide militaire concrète contre les Houthis ne s'est encore concrétisée dans le cadre de l'accord de défense de La Mecque », signé mi-août entre l'Arabie Saoudite, la Turquie et le Pakistan. C'est dans ce contexte que la France et le Royaume-Uni ont annoncé respectivement l'envoi de « moyen militaires » et de ravitaillements d'avions de chasse saoudiens afin de protéger des infrastructures pétrolières.
Tandis que les chefs États négocient leur aide dans l'espoir de faire baisser les cours mondiaux de l'énergie, les principales victimes du retour de la guerre civile restent les Yéménites. Selon une déclaration mardi du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), les combats « ont contraint plus de 130.000 personnes à quitter leurs foyers depuis début septembre », cite l'agence Bianet, tandis que « plus de 22 millions de personnes […] nécessite une aide humanitaire » dans le pays.
Source : Afrique XXI - Afrique
Source : VertExtrait du numéro 17 :
« Car si nous voulons que ce monde de maîtres et de serviteurs s’effondre, il nous faudra aussi bien mettre fin aux rôles de patrons et
d’employé.es qu’à celui de religieux et de croyant·es. »
Le collectif KB.antifa organise un temps de rencontre, d’échange, de réflexion, de fête.Ensemble faisons reculer le fascisme et toutes les formes d’oppression !
PROGRAMME :
à partir de 14h jusque 19h divers ateliers (crée ton badge, pochoirs .. ; et autres surprises.) + infokiosque avec possibilité d’échanges sur la militarisation qui s’impose dans les écoles
14h15 Combattre l’anti-tsiganisme : présentation du livre « Voleurs de poules » par son auteur Ritchy Thibault, d’origine manouche et gitane, revient sur l’histoire des personnes romani et voyageuses en France. Il s’attaque au racisme institutionnel qui perdure aujourd’hui, notamment à travers le droit à l’éducation, la santé, la citoyenneté, etc.En 2018 à l’âge de 14 ans, il s’est retrouvé sur les ronds-points occupés par les gilets-jaunes et depuis il ne cesse de parcourir le chemin de celles et ceux qui luttent avec opiniâtreté à travers tout le pays.Bousculant l’ordre établi dans la lutte pour une justice sociale, en l’espace de quelques mois, Ritchy a été visé par une série de plaintes de politiciens (Macron, Bardella, Retailleau, Nùnez …). Il explique en quoi l’acharnement répressif dont il est l’objet s’inscrit dans un processus de silenciation de nos voix et de mise au pas de la société.
Des personnes proches des Free Party parleront aussi de la loi RIPOST (Réponses Immédiates aux Phénomènes troublant l’Ordre public, la Sécurité et la Tranquillité, sic !) pour lancer des échanges sur les lois répressives (ripost,, « permis de tuer » etc …)
16h00 Le jongleur biologique vous propose un spectacle 100% biologique, végétal, Local et de saison! Avec l aide du public, il va tenter des défis surprenants. Les légumes vont en voir des vertes et des pas murs !
17h à 18h – initiation-entraînement « boxe libre » en mixité choisie, sans mec cis hétéro, avec le collectif La Brise, Boxe Rurale Intersectionnelle Source d’Émancipation
– initiation Kali : Art martial philippin, le travail des armes y est important, particulièrement le bâton court (environ 70cm)
18h à 19h initiation danses bretonnes accompagnée par Lyli et son accordéon.
19h : à table ! Repas vegan à prix libre préparés par les cantines « la Dalle », « la vilaine cantoche » et celle des Monts d’Arrée
20h Fest-noz qui se finira par un concert rap.
Un espace « enfants » accompagné est prévu de 14h à 16h pour permettre aux parents qui le souhaitent de participer à la présentation-discussion et aux enfants de passer un moment bien sympa et pourquoi pas profiter de ce moment pour réfléchir avec elleux de quel espace « enfants » iels rêveraient de trouver dans nos fêtes, réu etc … Après 16h le (ou les) espaces enfants sont en autogestion sous la responsabilité aussi des adultes. Des ateliers … sont également à destination tant des adultes que des enfants.
Si tu as envie de rejoindre la team bénévoles c’est bienvenu ! (bar, entrées, gestion des vhss, animation d’un atelier, participer à l’espace enfants ou autre souhait …) contact : kreiz-breizh-antifa@proton.me
(entrée, repas et une partie des softs sont à prix libre; cash uniquement)
Suite à l’appel national pour le 17 octobre, nous proposons de nous retrouver localement pour en discuter.Comme pour le mouvement du 10, nous ne savons pas forcément d’où vient précisément cet appel ni ce qu’il deviendra à l’échelle nationale.
Mais plutôt que de rester spectateurs, l’idée est de voir ce que nous avons envie d’en faire ici, localement.
Il n’y a pas de structure déjà constituée, pas d’organisation préétablie, pas de plan tout fait : tout est à construire.
Cette AG sera donc simplement un premier temps pour se retrouver, échanger, partager nos envies et voir si et comment nous souhaitons nous organiser collectivement pour le 17 octobre et la suite.
À nous de voir ce qu’on en fait, localement.
Vendredi 2 octobre dès 18h Assemblée ouverte à toutes et tous.
Le QR code sur l’affiche permet de rejoindre le groupe Signal.


Source : Synth
Source : Mongabay Latam - Amérique Latine
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Source : Mother Jones - États-Unis
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Source : CORRECTIV - Allemagne
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Source : Rue89Lyon
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Source : StreetPress37°C. Il y a encore quelques années, c'était une température inimaginable en France, même au cœur de l'été.
L’article Don’t look up : le désert avance dans l’indifférence générale est apparu en premier sur Contre Attaque.
L’État a décidé de faire intervenir l’Ademe pour sécuriser en urgence le site de Fibre Excellence à Tarascon. Il reproche aux liquidateurs de ne pas avoir remis en service certains équipements indispensables, notamment la station d’épuration et le réseau de lutte contre l’incendie dans ce site classé Seveso. Ces derniers contestent et affirment avoir engagé des mesures de sécurisation.
Copie d'écran du site web de Fibre Excellence avec une vue de l'usine du Rhône
A Tarascon Fibre excellence employait encore 270 salariés et produisait 250.000 tonnes de pâte à papier chaque année, principalement pour les emballages, les produits sanitaires et le papier filtre. La hausse du coût du bois et la baisse des cours de la pâte à papier en Europe ont largement participé à la mise en difficulté de cette entreprise qui existe depuis 1951. Elle a été mise en redressement judiciaire fin avril 2026 avant d'être mise en liquidation le 29 juillet. Mais les syndicats ont alerté sur une possible pollution du Rhône.
L’État a finalement confié à l’Agence de la transition écologique (Ademe) la sécurisation d’urgence du site de Fibre Excellence à Tarascon, a annoncé le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, vendredi 18 septembre. Cette décision intervient après plusieurs arrêtés préfectoraux demandant aux liquidateurs judiciaires de remettre en service certains équipements de sécurité, notamment la station d’épuration et les dispositifs de lutte contre l’incendie.
Dans un communiqué, le ministre accuse les liquidateurs de faire obstacle à l’exécution de ces mesures et dénonce leur « incurie ». Les intéressés contestent cette présentation. Ils affirment avoir engagé des opérations de sécurisation, avoir alerté les pouvoirs publics et avoir eux-mêmes proposé l’intervention de l’Ademe.
La décision du ministère intervient après plusieurs semaines d'un bras de fer entre la préfecture et les liquidateurs, ainsi qu’un...
La France, parmi les Vingt-Sept, est le cinquième pays taxant le plus l'essence et la première s'agissant du diesel. Pour exemple, le poids total des taxes en Espagne est de 45 %, contre 60 % en France.
Cet article Alors que nos voisins ont baissé les taxes sur les carburants, l’État français refuse est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
Source : Marsactu
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Source : Politis
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Source : Dialectik Football
Source : Dialectik Football
« Le football fournit la matière première, les clubs et les joueurs produisent les événements qui deviennent des données, et des milliers de travailleurs les collectent, les annotent et les vérifient » analyse Dialektik Football.
Dans cet article, Dialektik Football revient sur le marché des paris sportifs, et sa matière première : les données. « Buts, corners, cartons et penalties »... Autant d'éléments collectés en temps réel par des petites mains et ensuite vendues aux bookmakers pour ajuster leur cote. Avec l'avènement de l'intelligence artificielle, ces travailleurs (souvent payés au match pour quelques dizaines d'euros) viendraient à disparaître.
Source : La Brèche
Source : La Brèche
C'est une avancée majeure en médecine reproductive et pourtant, elle se heurte à de grandes inégalités, analyse La Brèche. Depuis 2021, les femmes peuvent, en France, faire congeler leurs ovocytes pour préserver leurs chances d'avoir un enfant plus tard. Pourtant, toutes n'ont pas accès à cette procédure, car elle dépend fortement du territoire et des capacités (notamment financières) des hôpitaux.
En 2025, 6 720 personnes ont pu avoir accès à une autoconservation des ovocytes. Elles étaient pourtant plus de 20 000 à solliciter une première consultation, selon l'Agence de la biomédecine.
La procédure est ouverte aux femmes âgées entre 29 et 37 ans. Mais les délais d'attente, qui peuvent atteindre plusieurs années, sont particulièrement problématiques car l'âge joue un rôle déterminant dans la qualité des ovocytes prélevés. Certaines femmes sont ainsi contraintes de se tourner vers un autre établissement, d'aller à l'étranger, voire de simplement renoncer à la procédure.
Quand ?
Le 30 septembre de 17h à 19h
Où ?
CNT - nouveaux locaux 37 bis Rue des Trois Bornes, 75011, Paris, France
Le temps de longs et lourds travaux de rénovation du 33, rue des Vignoles, la CNT RP s'installe au 37 bis, rue des Trois Bornes dans le 11e (métro : Parmentier, Goncourt ou Couronnes).
La CNT déménage mais la lutte continue !
Nos permanences sont ouvertes les :
– lundis de 14h à 17h (interpro),
– mercredis de 17h à 19h (éducation),
– samedis de 10h à 12h (bâtiment).
Venez nous rencontrer ; discuter, c'est déjà commencer à trouver des solutions aux problèmes rencontrés...
N'hésitez pas à :
– Prendre contact avec notre organisation, échanger sur nos pratiques et orientations, quel que soit votre secteur professionnel.
– Découvrir le service-librairie de la région et les dernières publications des Éditions CNT-RP ou d'autres maisons d'éditions.
– Vous procurer des tracts, autocollants.
– Obtenir des informations.
– Rejoindre notre organisation.
Contact : br.rp@cnt-f.org
Page [Facebook->https://www.facebook.com/CNT.Region.parisienne/
Quand ?
Le 5 octobre à 18h30
Où ?
CICP - Centre International de Culture Populaire 21 ter, rue Voltaire 75011 Paris
Ce deuxième rendez-vous sera dédié à se partager nos lectures sur les thématiques proposées par le texte d'appel de la première assemblée, et continuer de discuter de nos envies pour agir contre les responsables et structures qui détruisent le vivant.
Lundi 5 octobre 2026 à 18h30
CICP
21 ter, rue Voltaire 75011
Salle bleue
Texte d'appel de la première assemblée
Nous avons suffoqué tout l'été et nous savons que ça va recommencer. Pour celleux qui auraient estivé dans les catacombes ou fait l'autruche la tête dans le sable, faisons le décompte : 4 vagues de chaleur, 5 canicules, 10 % de la forêt de Fontainebleau qui flambe et, en tout, 119 000 ha de forêt partis en fumée en France depuis le début de l'année. Et puis les records absolus qui tombent : juillet 2026 deuxième mois le plus chaud jamais enregistré à l'échelle mondiale, le Rhin et le Danube à leur niveau le plus bas jamais mesuré, 43% des petits cours d'eau français en rupture d'écoulement voire d'assecs (du jamais vu également).
Au-delà de ces tristes records, il y a aussi celleux qui ont perdu leur maison au Porge lorsque les pompiers protégeaient celles des millionnaires sur la presqu'île du cap Ferret, celleux qui ont perdu la vie dans les canicules extrêmes en Allemagne, en France, en Espagne, en Tunisie, et enfin les milliers d'animaux non-humains morts brûlés dans les énormes incendies en Andalousie, au Canada, en Algérie, dans le Bordelais. On ressent et on parle déjà d'autres types d'impacts. Sur nos facultés mentales, notre paresse, les maladies, pour penser et faire quoi que ce soit. Sur nos moments de sociabilité et de rencontres dans des espaces, extérieurs comme intérieurs, de plus en plus irrespirables. Pour sortir du désespoir et de la peur, alors que la rage bouillonne comme nos corps dans nos passoires thermiques.
L'État et celleux qui le font fonctionner cherchent des coupables. Outre les personnes ayant mis le feu volontairement pour différentes raisons (conflits d'usage, de voisinage, pyromanie), des personnes se sont retrouvées poursuivies pour incendie involontaire. En Île-de-France, la justice met en examen et place sous contrôle judiciaire deux ouvriers à l'origine du départ de feu dans la forêt de Fontainebleau. Leur tort ? S'être fait exploiter sous 40° sur les travaux de l'autoroute A6 et avoir provoqué des étincelles avec une disqueuse pour couper des glissières de sécurité. Cette chasse au responsable tout trouvé a comme un goût de foutage de gueule... Ce qui créée les conditions pour que le feu se propage, c'est le système capitaliste dans lequel nous vivons, ses industries polluantes dont nous dépendons et grâce auxquelles des patrons s'enrichissent au détriment des quelques espaces sauvages restants, des animaux, des arbres, de notre santé - en somme, du vivant et de notre autonomie à tous.tes.
Il est vain d'attendre d'un gouvernement, quel qu'il soit, qu'il change radicalement la donne sur le processus en cours, vain de s'épuiser à exercer une pression sur lui ou de s'engager soi-même en espérant changer la politique de l'intérieur. D'ailleurs, ces vagues ont touché tellement de gens que des questions urgentes apparaîssent encore plus clairement : Quels coups peut-on porter à ce désastre qu'ils appellent « progrès » ? Comment mettre la machine hors d'usage et vivre sans elle ? Certain.es n'ont pas attendu l'intervention de l'État pour agir en solidarité avec celleux touché.es par les dernières « catastrophes ». À ce titre, on peut s'inspirer notamment des actions des habitant.es de Valence et alentours lors des inondations en 2024, des compagnon.nes grec.ques qui s'organisent de manière autonome depuis des années pour lutter contre les incendies, des personnes qui se sont bougées cet été pour aller apporter de l'aide aux animaux des forêts en flammes.
L'été n'est pas fini et pourtant on sent poindre le retour à la normale inhérent à la rentrée du métro boulot dodo. Plutôt que d'oublier cette rage qui nous a saisi.es, pour combattre la canicule des années à venir nous proposons de nous retrouver le 21 septembre à 18h30 aux Buttes-Chaumont, sur la pelouse proche de l'entrée face à la mairie du 19e. On pourra discuter de nos envies d'action pour lutter contre les responsables du ravage de la planète et les profiteurs de canicules, partager des expériences d'auto-organisation et de solidarité face aux désastres climatiques, se demander comment se décaler de notre propre anthropocentrisme pour mieux prendre en compte les autres êtres vivants et, enfin, comment rester offensif.ves en ville dans un contexte de canicule où on cuit.
Lectures estivales « On a lu on a aimé » :
Par 40° à l'ombre - 4 juillet 2026
Sur la ligne de feu : interview avec des anarchistes en Grèce sur les feux de forêt et la résistance contre la société techno-industrielle - Takakia #3, automne-hiver 2024
C'est pas les forêts qui devraient cramer ! - 25 juillet 2026
Après le calme, avant la tempête - Traduit de InfraNero, 18 juin 2026
Message au mouvement pour le climat - 15 août 2025
Quand ?
Le 3 octobre à 19h30
Où ?
Métro Fort d'Aubervilliers 93300 Aubervilliers
Afin de soutenir la lutte toujours en cours, c'est le retour des projections sur les Jardins Ouvriers des Vertus d'Aubervilliers. Pour l'occasion, les jardins accueillent la projection de deux films suivis d'une performance surprise. Le temps d'une soirée, vous êtes invité-es à une réflexion autour du vivant et de la ville telle que désirée par ses habitant-es.
« Ma ville idéale Aubervilliers » porte le regard d'élèves sillonnant la ville à la rencontre des habitant-es et des associations locales qui se battent pour défendre le territoire. Iels questionnent ensemble les enjeux et les ambitions d'une ville ainsi que la manière dont on peut se l'approprier.
Un film de Salomé Bazin et Fabien Guillermont, réalisé avec une classe UPE2A du collège Jean Moulin d'Aubervilliers.
« Du recel de graines par-delà un mur » est une enquête poétique autour de la lutte, entamée en 2021, des jardins ouvriers des Vertus contre la construction d'un solarium prévu pour les Jeux Olympiques de Paris en 2024.
Un film d'Alix Hugonnier @shaevbh porté par les voix Hugo Camoes, Marie Chouk, Lucas Herminio, Carlos Jose Terrivel, Dolores Mijatovic & Augusto Pereira Faria. La composition est de Kinda Hassan @kjndah, au montage Diogo Oliveira @diogospo et l'étalonnage est de Clovis Stocchetti @clovistok
La soirée se clôturera sur un ciné concert et un dj set convivial. Une buvette est prévue sur place et vous êtes invité-es à ramener un petit pique-nique ainsi qu'une lampe torche.
On vous en dit plus sur la dernièr.e artiste invité.e très vite !
Au programme :