«L’enfouissement des déchets nucléaires est devenu un monstre technologique» paru dans Les echos du 19 août 2026, article ci-dessous
Les fouilles sur le site Cigéo à Bure révèlent « un fossé monumental » : https://www.estrepublicain.fr/videos/les-fouilles-sur-le-site-cigeo-a-bure-revelent-un-fosse-monumental-3ku0z5f
« Le nucléaire a contribué à faire croire que l’on pouvait avoir une croissance matérielle infinie » : interview d’Anne Pottin sur Politis : https://www.politis.fr/articles/2026/09/entretien-ange-pottin-le-nucleaire-a-contribue-a-faire-croire-que-lon-pouvait-avoir-une-croissance-materielle-infinie/
Pour Robert Charlier, professeur émérite à l’ULiège et membre du comité scientifique de l’Andra, enfouir les déchets nucléaires n’est pas raisonnable. Il réclame un vrai débat sur le sujet.

Robert Charlier appelle à un véritable débat sociétal sur les déchets les plus radioactifs et à longue durée de vie. «La question est trop critique pour que le citoyen ne s’en occupe pas.» © SASKIA VANDERSTICHELE
Est-ce bien raisonnable d’enfouir sous terre une énorme poubelle qui va rester toxique pendant des dizaines de milliers d’années, voire plus, un temps bien plus long que celui qui nous sépare des grottes de Lascaux? Moi, je trouve cela glaçant», lance Robert Charlier, qui a travaillé une bonne partie de sa carrière sur l’enfouissement des déchets nucléaires. Professeur émérite de l’ULiège, il est, depuis 2023, membre du conseil scientifique de l’Andra, l’organisme public français chargé de la gestion des déchets radioactifs, l’équivalent de l’Ondraf. Et il a longtemps hésité à prendre la parole publiquement. «J’ai décidé de m’exprimer, parce que j’estime que le sujet des déchets nucléaires n’est pas suffisamment débattu. Petit à petit, je me rends compte que j’ai des collègues qui se posent les mêmes questions, mais qui ne l’expriment qu’en privé. Ce n’est pas facile de défendre des points de vue alternatifs. Mais je veux prendre mes responsabilités.»
Une longue réflexion
Lui-même a pris du temps pour nourrir sa réflexion. Ingénieur en construction, spécialiste de la géomécanique – la science qui étudie le comportement des sols et des roches – il commence à travailler sur les déchets nucléaires dans les années 1990. Après un post-doctorat à Grenoble, il dirige une première thèse sur les laboratoires souterrains pour l’enfouissement des déchets nucléaires, puis participe à un premier projet européen sur le sujet. «Après, à l’ULiège, nous avons eu de manière quasi continue des projets européens et des contrats avec des agences belges comme l’Ondraf et le SCK-CEN, mais aussi l’Andra en France.» Une période durant laquelle Robert Charlier se concentre sur son domaine d’expertise, et se pose peu de questions sur les autres dimensions de la problématique. «Comme chercheur, on creuse son sillon. Et comme prof d’unif, plus les années passent, plus on a d’engagements. J’ai eu une vie trépidante, mais durant laquelle il était difficile de prendre du recul.» Quelques années avant sa retraite, il commence toutefois à élargir son champ de vision. «Ma collègue Céline Parotte, du département de science politique, m’a alors fait découvrir un ‘serious game’ sur l’enfouissement des déchets nucléaires, qui consiste à mettre autour d’une table des personnes qui n’ont pas de connaissances sur le sujet, et à les faire réfléchir.» Ce jeu, il va le pratiquer à plusieurs reprises, avec des étudiants ingénieurs et en science po, mais aussi parfois avec des élèves du secondaire ou le grand public. «Cela ouvre les yeux. Cela permet de se poser des questions qu’on ne se posait pas nécessairement avant.»
Une problématique trop complexe
Une fois pensionné, il y a cinq ans, il décide d’arrêter ses activités dans le domaine. À une exception près: il rejoint le conseil scientifique de l’Andra, qui compte une douzaine de membres, avec des profils et des parcours très variés. «Là, j’ai vraiment découvert la largeur du spectre, perçu la complexité de la problématique, et entendu des points de vue qui parfois m’éclairaient, parfois me sidéraient ou m’inquiétaient.» Sa conviction, aujourd’hui? «Pour les déchets les plus toxiques et avec une longue durée de vie, une question philosophique se pose. L’enfouissement géologique est un sujet d’une complexité telle que personne ne le maîtrise. Et donc, on se retrouve face à un monstre technologique, vu l’ampleur de tout ce qu’il faut contrôler. Il y aura des failles, parce que plus un système est complexe, plus le risque de failles augmente. Je pense que ce n’est pas une solution raisonnable.» On demande à Robert Charlier des exemples de failles potentielles. Il pointe la question des gaz.
«Une partie des déchets sont stockés dans des fûts en acier inoxydable – inoxydable à l’échelle humaine, mais qui va s’oxyder très lentement. Et une fois qu’on aura refermé les tunnels des sites de stockage, il n’y aura plus d’oxygène. L’acier va donc capturer celui de l’eau et libérer de l’hydrogène. Et si cet hydrogène s’accumule, il finira par fracturer la roche. J’ai commencé à travailler sur cette question il y a 20 ans. Et pour moi, elle n’est pas réglée.»
Des alternatives?
Il pointe aussi l’existence de déchets dont on sait qu’on ne pourra pas les stocker en profondeur, dans l’état actuel des choses. «Et dans les projets de nouvelles centrales, notamment des SMR, il y aura encore plus de production de déchets dont on ne sait absolument pas que faire.» Quand on lui fait remarquer qu’il faut à tout le moins trouver une solution pour les déchets déjà produits, et que l’enfouissement semble la plus raisonnable, il répond qu’il a lui-même longtemps tenu ce discours. «Mais, en réalité, on s’est concentrés sur cette option depuis près de 50 ans, et on a très peu travaillé sur les alternatives.» Mais quelles sont les alternatives? «Il existe des recherches sur la transmutation. L’idée, c’est de réduire la durée de la toxicité. Si on peut la ramener de 100.000 ans à 5.000 ans, ce n’est plus du tout la même chose, à l’échelle de l’humanité. Mais la plupart des travaux concluent que c’est possible, mais que ça va être compliqué, et donc, que ce n’est pas une bonne solution.»
Éviter de fermer des portes
La transmutation, c’est l’objectif du projet Myrrha, mené au centre de recherche nucléaire de Mol. On demande à Robert Charlier si on ne risque pas, en misant sur une solution de ce type, de se lancer dans une fuite en avant et de perdre encore quelques dizaines d’années. Il rétorque que cela, c’est le discours du monde nucléaire, qui considère qu’il a une solution pour les déchets. «On nous dit l’enfouissement des déchets nucléaires, c’est Tina: there is no alternative. Et donc, on ne consacre pas beaucoup de financements à chercher d’autres pistes. Au contraire, on ferme des portes. Car si demain, on veut faire de la transmutation, la manière dont on traite les déchets n’est pas pertinente: il faudrait les séparer au maximum.» Et durant les recherches, on peut très bien prolonger le stockage en surface, qui est de toute façon prévu pour plusieurs décennies, argumente-t-il.
Surtout, il réclame un vrai débat sociétal sur le sujet. «Notre société ne veut pas voir cette question, ou ceux qui gèrent ne veulent pas qu’on la voie. Parce que comment serait-il défendable aujourd’hui de construire de nouvelles centrales ou de poursuivre l’exploitation de centrales existantes si on reconnaît qu’on a des déchets aussi toxiques à gérer?» On évoque les changements climatiques, les environnementalistes qui sont devenus pronucléaires. «C’est une question qui n’est pas facile, et chacun a son projet de société. Mais a-t-on le droit de développer une technologie aussi dangereuse, alors qu’elle représente à peine 5% de l’énergie primaire consommée au niveau mondial?» Robert Charlier revient sur la question du débat sociétal. «Je pense que ceux qui sont en charge des déchets nucléaires ont peur des opposants radicalisés. Cela fait 20 ans que je visite régulièrement le laboratoire souterrain français à Bure. C’est impressionnant de voir comment les protections autour de l’entrée de ce laboratoire sont devenues de plus en plus imposantes. La présence policière augmente, il y a des vigiles partout. Et cela conduit à une polarisation du débat. Il est de plus en plus difficile de manifester, et il est de plus en plus difficile de discuter sereinement.» On lui fait remarquer qu’il y a tout de même, en Belgique et en France, eu un débat sociétal, même s’il n’a peut-être pas eu l’ampleur qu’il souhaiterait, qui a conduit à demander une réversibilité du stockage géologique. «En France, c’est un parlementaire, Christian Bataille, qui a réussi à créer un vrai débat sur la question, au début des années 1990. En Belgique, on avance par petits pas, avec des ministres qui ne se pressent pas pour gérer le dossier. Et concernant la réversibilité, j’ai entendu un membre du conseil scientifique de l’Andra dire que le principe de cette réversibilité n’avait été accepté que pour qu’on puisse créer le stockage souterrain.» Le sort des déchets nucléaires mérite un véritable débat, insiste-t-il. «La grande majorité des gens qui s’occupent de l’enfouissement sont des gens très sérieux, qui font leur métier en âme et conscience. Mais c’est un tout petit cercle. La question est trop critique pour que le citoyen ne s’en occupe pas.»
Quand ?
Le 26 septembre de 15h à 17h30
Où ?
Médiathèque de Bagnolet Place Salvador Allende 93170 Bagnolet
Dans le cadre du Festival Animaliste organisé par la Médiathèque de Bagnolet.
Reconsidérons notre rapport aux animaux : il est grand temps de démasquer les mécanismes occultés de leur exploitation !
– 15h : Rencontre avec Pia Shazar, co-autrice de la BD "L'Usine du Pire", une immersion dessinée au coeur des élevages.
C'est l'histoire d'une infiltration. Une plongée saisissante dans ces "villes animales" que notre société préfère ignorer. Pia Shazar est membre de l'Observatoire du Spécisme et viendra présenter son travail et sa BD reportage inédite "L'Usine du pire".
– 16h30 : Rencontre avec l'association PAZ (Projet Animaux Zoopolis) : "Donner les animaux en spectacle ?"
Aujourd'hui en France, les animaux sauvages sont encore massivement détenus et privés de liberté pour nos loisirs. Mais qu'est-ce que la captivité animale ? Quel est le cadre réglementaire ? Combien d'animaux sont utilisés et pour quelles activités ?
L'association PAZ (Projet Animaux Zoopolis) discutera de ces pratiques dans le cinéma, le spectacle, les parcs zoologiques, les aquariums, la fauconnerie... et rappellera qu'il existe désormais des outils pour s'organiser et faire bouger les lignes.
Quand ?
Le 23 octobre à 19h
Où ?
Le champ des possibles 93, boulevard Macdonald, 75019, Paris
Le festival ALIMENTERRE a vu le jour en 2007 dans un cinéma parisien. Depuis, il est devenu un événement international sur l'alimentation durable et solidaire organisé chaque année du 15 octobre au 30 novembre. Autour d'une sélection de films documentaires, il amène les citoyens à s'informer et comprendre les enjeux agricoles et alimentaires en France et dans le monde, afin qu'ils participent à la co-construction de systèmes alimentaires durables et solidaires et au droit à l'alimentation.
Le 23 octobre, nous projetterons et discuterons du film "Insecticides, comment l'agrochimie a tué les insectes" dont vous trouverez le synopsis ci-dessous. Amenez de quoi alimenter un apéritif partagé !
Synopsis
Depuis les années 90, 75% de la biomasse des insectes a disparu. En cause, l'utilisation massive des néonicotinoïdes, des insecticides qui se diffusent dans chaque cellule de la plante. Alors que les études scientifiques s'accumulent pour dénoncer les conséquences catastrophiques de l'utilisation de ces neurotoxiques, les multinationales qui les produisent multiplient les efforts pour brouiller les pistes.
Financement d'études approximatives, pression sur les chercheurs et les instituts de recherche, lobbying intensif auprès des autorités de régulation, tous les moyens sont mis en oeuvre pour éviter les réglementations. Pendant ce temps les insectes disparaissent à une vitesse jamais vue, alors qu'ils ont des rôles clé dans la pollinisation ou les chaînes alimentaires.
Quand ?
Le 30 octobre à 19h
Où ?
Le champ des possibles 93, boulevard Macdonald, 75019, Paris
Le festival ALIMENTERRE a vu le jour en 2007 dans un cinéma parisien. Depuis, il est devenu un événement international sur l'alimentation durable et solidaire organisé chaque année du 15 octobre au 30 novembre.
Autour d'une sélection de films documentaires, il amène les citoyens à s'informer et comprendre les enjeux agricoles et alimentaires en France et dans le monde, afin qu'ils participent à la co-construction de systèmes alimentaires durables et solidaires et au droit à l'alimentation.
Le 30 octobre, nous projetterons et discuterons du film "Être(s) vivants" dont vous trouverez le synopsis ci-dessous. Amenez de quoi alimenter un apéritif partagé !
Synopsis
Ce film retrace les réflexions d'un groupe d'éleveurs et d'éleveuses et de bergers et bergères qui exercent leur métier avec conviction mais ressentent comme une gêne, un caillou dans la chaussure. Les protagonistes ont échangé entre eux, avec d'autres éleveurs et avec d'autres professionnels accompagnés par le Civam Empreinte.
Pourquoi exercer cette activité souvent mal connue, parfois décriée, qui implique des gestes loin d'être anodins au contact de la vie, de la mort, et des humeurs des corps animaux ? Comment répondre aux attentes parfois contradictoires de la société : maintenir des paysages, assurer le bien-être des animaux, la qualité des produits, respecter les multiples règlementations ? Et comment répondre à leurs propres attentes, à leur vision du métier, de leur vie, de leur place dans le monde ?
Quand ?
Du 3 octobre à 12h au 17 octobre à 23h30
Où ?
Divers lieux Belleville 75010, Paris
Du 3 au 17 octobre 2026 se tiendra la première édition du Festival CinéBelleville
Une thématique : La parole et la mémoire des habitantes et habitants des quartiers populaires, à Belleville comme ailleurs dans le monde.
Plus de 45 films programmés
Des films inédits et des films du patrimoine, des documentaires et des fictions, des films amateurs et des films professionnels, des longs et des courts métrages, dans une programmation volontairement ouverte et éclectique.
Dans plus de 30 lieux différents
Dans des espaces culturels de l'Est parisien, mais aussi des Centres sociaux, des résidences HLM, des halls d'immeubles, des cafés, des rues et des parcs de Belleville.
Programme ici
Entrée gratuite !
Quand ?
Le 27 septembre à 14h30
Où ?
Le DOC 26 Rue du Docteur Potain 75019 Paris
Du soulèvement de la Genz212 aux luttes des harragas à Sebta : solidarités avec les révoltes sociales au Maroc et luttes contre le régime colonial des frontières
Événement de soutien aux personnes bloquées à Sebta
Le 27 septembre, plusieurs collectifs et individus se regroupent pour organiser un événement de soutien aux personnes bloquées à Sebta
Deux discussions permettront d'éclairer les révoltes sociales au Maroc, du soulèvement de la Genz212 en septembre 2025 aux franchissement massif de la frontière de Sebta en juillet dernier.
Une première table ronde reviendra sur le mouvement Genz212, un an après le soulèvement, et de la situation politique qui l'entoure. La discussion reviendra sur la genèse du mouvement, ses formes d'actions, les réseaux sociaux comme espace politique, mais aussi la répression - arrestations, poursuites judiciaires, verdicts lourds - et les luttes pour la libération des détenu.es.
Une seconde discussion permettra d'aborder la situation à Sebta, alors que près de 70 000 personnes ont franchi la frontière fin juillet, et qu'environ 10 000 sont encore bloqués dans l'enclave coloniale, subissant un déferlement de haine fasciste et de violences policières et coloniales. Une réponse solidaire et antifasciste à la hauteur de la haine qui s'est répandue en Espagne nous semble importante ! Nous partagerons des témoignages de haragas et des camarades investis sur place depuis fin juillet nous parleront de la situation actuelle et des enjeux politiques autour de cette frontière.
Ce sera aussi l'occasion de partager un repas et d'échanger sur les solidarités possibles depuis la France !
– 14h30 - ouverture des portes
– 15h - début de la première discussion
– 17h - début de la seconde discussion
– 19h - cantine et bar de soutien
– 20h30 - fermeture des portes
Sur place : infokiosque et sérigraphie
Fuck borders ! Free koulchi !
DOC
26 rue du docteur Potain
75019 paris
métro télégraphe
Salle Galop : deux étages sans ascenseur conditionnent l'accès à l'événement - pour toute question sur le sujet contactez-nous : contact@doc.work
Entrée prix libre
Adhésion au DOC obligatoire pour assister à l'événement !
Des habitants du quartier des Beaux-Arts ont tenu une conférence de presse ce mercredi 23 septembre pour faire le point sur deux combats urbanistiques : la sauvegarde de la cité bergère, dernière parcelle agricole du centre-ville menacée par un projet immobilier, et l’opposition à l’installation d’une grande surface dans les anciens studios du Lunaret. Un recours contre le permis de construire de la cité bergère doit être examiné d’ici quelques semaines
Deux dossiers, un même diagnostic. Réunis ce mercredi 23 septembre, des membres du collectif « Préservons la cité bergère » et de l’association de quartier Beaux-Arts dénoncent un urbanisme qui, selon eux, profite aux intérêts privés au détriment des habitants. « Il y a actuellement deux luttes dans le quartier, qui témoignent d’un aménagement au profit des intérêts privés, sans considérations sociales ou écologiques », résume Lucie Mendes, du collectif. « Le quartier est en train de se gentrifier, et on dénonce une absence de concertation avec les riverains. Ce qui se fait sans nous se fait contre nous. » Et de rappeler que « ce n’est pas qu’un quartier de gens riches, il y a aussi des logements sociaux. »
Située rue Saint-Lazare, la cité bergère est un terrain de maraîchage familial dont les légumes sont vendus aux habitants du quartier. En août 2025, la mairie a délivré deux permis de construire pour deux immeubles de plus de 15 mètres de haut sur la parcelle. La pétition lancée dans la foulée par les riverains rassemble aujourd’hui 25 000 signatures.
Pour Lucie Mendes, l’été caniculaire qui s’achève et les épisodes cévenols qui s’annoncent plaident pour la préservation du site : « Les sols non bétonnés de la cité bergère sont plus efficaces que le béton pour absorber l’eau et faire baisser la température. » Elle insiste aussi sur l’identité du quartier : « Il y a ici une ambiance de village, qui tient à son histoire, avec les abattoirs, des laitiers, des tanneurs et de la production agricole. »
Le collectif dit avoir soumis des contre-propositions pour la parcelle, « en cohérence avec les politiques publiques menées en matière de caisse alimentaire », en référence au dispositif montpelliérain inspiré de la sécurité sociale de l’alimentation, avec une ferme urbaine ou des jardins partagés.
Les riverains visent directement Michaël Delafosse, réélu en mars dernier. « Il s’était pourtant engagé à préserver la cité bergère », affirme Lucie Mendes. En 2023, un élu écologiste de sa majorité écrivait déjà dans le magazine municipal que le site devait être sauvegardé. En conseil municipal d’octobre 2025, le maire jugeait un rachat de la parcelle par la Ville « envisageable ». Mais il faisait partie des candidats qui, pendant la campagne, n’avaient pas signé l’engagement proposé par le collectif.
Au-delà du principe, les opposants contestent la procédure. Tony Chavard, riverain et ancien président de l’association des Vrais amis du Père-Prévost, estime que le permis a été « signé à la va-vite », sans consultation des habitants. Il évoque un avis défavorable du pôle déchets et cycle de l’eau concernant les halls du futur immeuble, ainsi que les ascenseurs et escaliers desservant le parking souterrain, situés en zone inondable.
L’avocate du collectif, Tamaris Fürstenheim, dénonce « une opération de greenwashing » de la part de la Métropole, qui se présente volontiers à l’international comme une référence en matière d’agriculture urbaine. Le permis mentionne un « espace vert » sur la parcelle : « C’est une vision inaboutie de l’écologie. Un espace vert n’a rien à voir avec une terre agricole. »
Selon elle, plusieurs irrégularités entacheraient la légalité du permis : la localisation en zone inondable, la présence d’un pin situé en espace boisé classé, et l’avis de l’architecte des Bâtiments de France. Celui-ci estime que « la construction d’un tel immeuble serait de nature à porter atteinte à cet ensemble patrimonial qu’il convient de préserver », et proposerait à l’autorité compétente « de s’opposer à ce projet ». Un recours a été déposé ; l’audience devrait se tenir d’ici un à deux mois.
Second front : les anciens studios du Lunaret, une ancienne salle de sport de la rue Lakanal, où les riverains redoutent l’arrivée d’une enseigne de la grande distribution, possiblement Monoprix. « Les habitants ne sont pas contre les supermarchés en soi, il y en a autour du quartier. Mais ici, il y a une trentaine de petits commerçants, qui descendent de l’histoire du quartier. Implanter une grande surface ici, c’est modifier cette dynamique », explique Thomas Champigny, de l’association de quartier Beaux-Arts.
Le bâtiment a déjà une histoire mouvementée. Un premier projet de Carrefour City s’était heurté à l’architecte des Bâtiments de France, qui pointait une « détérioration de l’espace public » liée à l’installation de l’enseigne. La mairie s’y était aussi opposée par courrier au PDG de Carrefour, le 20 janvier 2021, estimant qu’une supérette supplémentaire « ne ferait que fragiliser davantage nos commerces de proximité » et que ses contraintes logistiques n’étaient « pas compatibles avec notre volonté d’apaiser le quartier ». Un projet de tiers-lieu avec rooftop a ensuite été abandonné après une mobilisation de riverains. Entre-temps, le lieu a été brièvement occupé en mars 2025 par le squat social « La Thermite », expulsé deux jours après son ouverture publique.
Les habitants des Beaux-Arts ont de la mémoire, et un précédent victorieux. En 2014, le stade du Père-Prévost, plus ancien terrain de football de la ville, était promis à un programme de 300 logements du promoteur Pragma. Après des années de mobilisation de l’association des Vrais amis du Père-Prévost, la municipalité de Philippe Saurel annonçait un accord pour sauver le stade dès les premières semaines de son mandat. La preuve, pour les riverains, qu’une mairie peut peser sur un terrain privé quand elle le veut.
L’article Montpellier : aux Beaux-Arts, des riverains en lutte contre la gentrification de leur quartier est apparu en premier sur Le Poing.
Il ne s'agit plus seulement de garantir l'impunité pour les crimes policiers, mais aussi de faire disparaître les victimes des mémoires
L’article Besançon : une fresque contre les violences policières recouverte en noir par la mairie est apparu en premier sur Contre Attaque.
Source : Terrestres
Et si notre sidération face aux incendies estivaux nous empêchait justement de nous y préparer ? C'est le postulat de départ de cet article de Terrestres, qui analyse nos réactions face aux mégafeux. Une éternelle stupéfaction qui revient été après été, et qui selon cet article, nous empêche de réfléchir à leurs causes et leur répétition. Terrestres propose cette solution : sortir du traitement médiatique centré sur l'urgence, les images et les records pour regarder les conséquences à long terme.
Chaque été, on entre de plein fouet dans la saison des feux et on se surprend à rester coincé·e dans la sidération de redécouvrir le phénomène. Puis l'automne arrive [...] on oublie le chaud, le feu, la peur. Le printemps nous réveille [...] et on fait comme si on ne savait pas ce qui nous attend avec le mois de juin.
– Elise Boutié, docteure en anthropologie politique de l'environnement
L'article insiste également sur le fait que ces incendies ne sont pas uniquement liés au climat ; ils sont aussi liés à des choix historiques et politiques d'aménagement, d'exploitation des forêts et d'urbanisation.
Source : Terrestres
Source : Enass - Maroc
Source : Hankyoreh - Corée du Sud
Lire la traduction automatique en français
Source : Le Courrier - Suisse
Payant
Source : Tikographie
Source : Au Poste
Format : vidéo→ À la rentrée 2025-2026, Disclose, La Topette et Reflets.info révèlent que l'entourage de Pierre-Édouard Stérin participe depuis 2022 au financement de l'Université catholique de l'Ouest (UCO) à travers le Fonds John Henry Newman.
→ L'enquête documente aussi la présence, au sein de la faculté de droit et de science politique, de plusieurs enseignant·es lié·es à des organisations conservatrices ou d'extrême droite.
→ Cette enquête a bénéficié du soutien du Fonds pour une presse libre (FPL).
→ Près de 400 étudiant·es se mobilisent et signent une pétition en quelques heures. Un directeur du master démissionne la veille de la publication.
→ Cinq jours après l'enquête, l'UCO annonce rompre avec le fonds lié à l'entourage de Pierre-Édouard Stérin et engage un peu plus tard des démarches pour rembourser les sommes reçues.
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Source :LCI, 18 septembre 2026
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Le 18 septembre 2026, Emmanuel Macron réunit à l’Élysée les chefs des principaux partis. Au menu, deux crises : la menace « hybride » russe, et la flambée des prix du carburant provoquée par le conflit au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz.
Présent à cette réunion, Manuel Bompard, le coordinateur de La France insoumise, a réclamé un blocage des prix du carburant et veut s’attaquer aux marges des raffineurs, qu’il juge excessives. Mais le blocage des prix, à supposer qu’il soit dans les intentions du gouvernement, obéit à des règles strictes.
Le principe : les prix sont libres
Depuis l’ordonnance du 1er décembre 1986, les prix sont librement déterminés par le jeu de la concurrence. Ce principe est codifié à l’article L. 410-2 du code de commerce : l’État n’administre plus les prix, sauf dans les cas de dérogation que la loi elle-même énumère. Comme Les Surligneurs l’ont expliqué, il ne reste que quelques prix administrés : le livre, les médicaments remboursés, certains émoluments de notaires.
L’exception qui ouvre la porte
Le même article L. 410-2 prévoit que le gouvernement peut arrêter, « contre des hausses ou des baisses excessives de prix, des mesures temporaires motivées par une situation de crise, des circonstances exceptionnelles, une calamité publique ou une situation manifestement anormale du marché dans un secteur déterminé ». Ce blocage ne peut intervenir que pour six mois.
Le carburant peut se prêter à cette exception, tant il constitue un « secteur déterminé ». Et le contexte s’y prête davantage qu’en temps d’inflation ordinaire : la flambée provoquée par la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz peut relever de la crise ou des circonstances exceptionnelles. Le dispositif a d’ailleurs déjà servi pour le carburant, par décret du 8 août 1990 pendant la première guerre du Golfe. Un précédent que Les Surligneurs détaillaient déjà en 2022.
Un décret de blocage des prix ne peut enfreindre la loi
La loi fixe donc le cadre et son exception, c’est ensuite au gouvernement de l’actionner, par décret, à l’intérieur de ce cadre. Mais seulement dans les limites tracées par la loi. Pour bloquer les prix de façon plus large et plus durable, il faudrait d’abord modifier la loi.
Un décret qui sortirait de ce cadre serait illégal, et le Conseil d’État l’annulerait. Le juge vérifiera si toutes les conditions prévues par la loi sont respectées, notamment le caractère exceptionnel de la situation.
Une loi de blocage des prix ne peut enfreindre la Constitution
L’hypothèse privilégiée reste celle du blocage par décret. Mais si le gouvernement voulait aller plus loin, il pourrait faire adopter par le Parlement une loi qui l’y autoriserait. Comme Les Surligneurs le soulignaient, si la loi autorisait à fixer un prix si bas que les opérateurs devraient vendre à perte, cela les pousserait à la faillite. Tout dépend de la rédaction de la loi et de la nuance qu’elle apporte, au risque de porter atteinte à la liberté d’entreprendre.
Une telle atteinte à cette liberté, protégée par l’article 4 de la Déclaration de 1789, serait disproportionnée, au point même qu’on pourrait y voir une atteinte au droit de propriété car des entrepreneurs perdraient leur bien. Le Conseil constitutionnel censurerait sans doute cette mesure.
Une loi de blocage des prix ne peut enfreindre le droit de l’Union
Un prix bloqué peut aussi heurter la libre circulation des marchandises au sein de l’Union européenne. Dans un arrêt de 1985 concernant précisément la réglementation française des prix du carburant, la Cour de justice a jugé qu’un prix fixé d’après les seuls coûts des raffineries françaises, sans tenir compte des prix à l’importation, est contraire à cette liberté.
En l’occurrence, c’est un prix plancher qui était imposé, et non pas un plafond bloqué comme ce que demande Manuel Bompard. En empêchant que des produits importés meilleur marché soient répercutés à la pompe, il défavorise les importations en provenance de l’Union. Autrement dit, un prix bloqué qui ne tiendrait pas compte des conditions du marché européen constituerait une entrave prohibée.
Si le gouvernement applique malgré tout cette mesure, il expose la France à un recours en manquement de la Commission devant la Cour de justice. En interne, il ouvre un risque de responsabilité de l’État : les opérateurs lésés peuvent réclamer une indemnisation du manque à gagner, comme l’industrie du tabac l’avait obtenue lorsque l’État avait — à l’époque — bloqué les prix du tabac (Conseil d’État, 28 février 1992).
L’exécutif devra alors négocier avec l’Union européenne pour assouplir les règles. Comme il y a peu de chances que l’Union accepte ce type d’exception qui tendrait à revenir sur le principe de libre circulation, Emmanuel Macron a demandé à Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, de tenter d’autres pistes comme l’augmentation de la capacité réglementaire de production des raffineries, afin de réduire la pression sur les prix.
Auteurs :
Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Relecteurs : Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay
Etienne Merle, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
L’article Le gouvernement peut-il bloquer le prix du carburant comme le demande Manuel Bompard ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.
https://labogue.info/spip.php?article2566
Le festival antifasciste et solidaire essaime du 25 septembre au 11 octobre, de l’Hérault à l’Ardèche. Au menu : plus de 200 rendez-vous montés par une centaine de collectifs, entre conférences, débats et évènements festifs
Pendant plus de deux semaines, du 25 septembre au 11 octobre, le festival Les Fourmilières va essaimer sur l’Hérault, le Gard, l’Aveyron, l’Aude, la Lozère, et même jusqu’en Ardèche. L’ambition est assumée dans le communiqué de presse diffusé fin juillet : « affirmer la lutte contre l’extrême droite dans nos territoires », montrer que ses opposants sont nombreux et « proposer un autre projet de société face à la menace fasciste ».
Chaque collectif programme ce qu’il veut chez lui, dans le cadre d’une charte commune qui engage tout le monde sur la non-violence, la solidarité et l’inclusivité. Résultat : des conférences, des concerts, des banquets, des projections, des ateliers gosses et des bals, souvent le même jour à cent kilomètres d’écart.
Le média parisien, qui documente les milieux d’extrême droite depuis seize ans, tient trois soirées publiques à Montpellier. Depuis décembre 2025, il anime des sessions en visio, diffusées en direct puis archivées sur sa chaîne YouTube Le Club StreetPress, et en revendique plus de 7 000 spectateurs. Le principe : décortiquer les réseaux, les méthodes et les codes de l’extrême droite pour donner des billes à celles et ceux qui la combattent. À huit mois de la présidentielle, la rédaction sort du studio et vient jouer l’exercice devant une salle. Entrée gratuite, sur inscription.
Jeudi 1er octobre. Une soirée consacrée à la logistique du contre-feu : comment on monte, concrètement, un événement face à l’extrême droite. Autour de la table, Nicolas Lebourg, historien et l’un des spécialistes les plus cités du sujet en France, également cofondateur du festival Nostre Mar à Perpignan ; Éloïse, engagée dans la riposte du Quartier Généreux et parmi les organisatrices des Fourmilières ; et Fef, qui anime les Ateliers de l’Espoir.
Mercredi 7 octobre. Mathieu Molard, rédacteur en chef de StreetPress, vient parler de son livre sorti récemment, Au nom des blancs, une histoire des identitaires aux éditions Divergences, et détaillera les méthodes employées par l’extrême droite pour imposer ses thèmes, ainsi que les façons d’inverser le rapport de force.
Jeudi 15 octobre. Place aux lieux qui durent, avec des membres de La Carmagnole, et du bar associatif Le Prolé à Alès. Comment ces espaces se sont montés, ce qu’ils y défendent, et ce qu’ils conseillent à qui voudrait en ouvrir ailleurs.
À Montpellier toujours, le Quartier Généreux et la Halle Tropisme s’associent pour une journée entière le mercredi 30 septembre, de 15h à 23h30. L’après-midi est en accès libre : ateliers jeunesse autour des droits des enfants et lectures engagées de 15h à 18h, puis rencontre avec Habibitch autour de son livre Décoloniser le dancefloor de 16h30 à 19h30. La soirée est payante, 14 ou 20 euros, avec le concert de Planète Boum Boum à 20h et le DJ set d’Habibitch à 21h30.
Le collectif de lutte contre l’extrême droite Sète / Bassin de Thau occupe le terrain du 29 septembre au 9 octobre. Ça commence au cinéma Comoedia le 29 septembre, avec un apéro à 19h animé par la chorale « à poils et à paillettes », puis à 20h la projection d’un documentaire sur le terrorisme de l’ultra droite, suivie d’un débat avec des militants montpelliérains confrontés à des groupes d’extrême droite violents.
Le 8 octobre à 18h, une rencontre-débat sur l’édition et l’emprise Bolloré, montée avec deux librairies locales. Et le 9 octobre de 18h à 22h, un baléti à la salle René Llense, à l’Île de Thau, histoire de finir en dansant.
Le Lodévois affiche l’un des programmes les plus fournis, étalé du 19 septembre au 11 octobre. C’est aussi le seul endroit où le festival a dû se replier. Comme l’avait révélé Midi Libre, la mairie a notifié son refus le 12 juin par mails aux associations porteuses d’événements, jugeant le festival trop politisé, et a fermé ses salles et ses espaces publics. Les collectifs lodévois financent leur quinzaine par une cagnotte portée par le ciné-club CinéVoies.
Le programme complet, événement par événement, est publié sur l’agenda en ligne du festival, accessible depuis les-fourmilieres.org. Il continue de se remplir : des collectifs rejoignent le festival à mesure que les dates approchent, et certains rendez-vous n’apparaissent que quelques jours avant. Pour suivre les ajouts et soutenir les collectifs, le compte Instagram @lesfourmilieres reste le canal le plus à jour.
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Source : Le Grand Continent
Payant
Source : IrpiMedia - Italie
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Source : Mediapart
Payant
C'était la mesure clé de la loi dite « intégrale » contre les violences sexuelles : permettre leur détection chez les enfants via un entretien individuel obligatoire. Une mesure qui vient d'être supprimée, par un amendement voté mardi 22 septembre, rapporte Mediapart. Désormais, les élèves ont seulement la possibilité de demander cet entretien. Un changement dénoncé par les associations qui estiment qu'un enfant victime, confronté à la peur, à la honte ou à la culpabilité, prendra rarement l'initiative de parler.
« C'est une trahison des 160 000 enfants victimes chaque année de violences sexuelles, s'insurge Isabelle Bourdon (cofondatrice de l'association 160 000 enfants). On ne va pas laisser passer ça, c'est insupportable. » En face, parlementaires et professionnels de l'Éducation nationale soulignent simplement le manque de moyens : appliquer la mesure aurait nécessité 15 000 postes supplémentaires.
Les inégalités sociales à Mayotte se traduisent notamment par l'accès à la fraîcheur. Entre les logements en tôle et les maisons climatisées, les habitants de l'archipel vivent des expériences radicalement différentes.
Mayotte, reportage
Assise sur le sol de sa case en tôle, Tayata prépare le déjeuner sous la chaleur tropicale de Mayotte. Comme toutes les autres maisons de métal du bidonville de Majicavo, à Koungou, celle de la mère de famille se transforme en four sous le soleil de (…)
Quand ?
Le 27 septembre de 13h à 18h
Où ?
Maison des Vies Associative et Citoyenne du 20e 18, rue Ramus, 75020, Paris
Le collectif FATY KOUMBA : Association des Libertés, Droits de l'Homme et non-violence vous invite à une projection-débat au tour d'un film de HANY ABU-ASSAD, « Omar »
De nos jours, en Palestine. Omar, AMJAD et Tarek, trois amis d'enfance, sont désormais de jeunes hommes. Ils souhaitent « prouver leur valeur » en attaquant une base militaire, et ils montent une opération au cours de laquelle ils tuent un soldat israélien. Mais Omar est capturé peu après. En échange de sa libération, la police
israélienne lui propose de collaborer et de livrer Tarek, le chef du groupe.
Comme il souhaite épouser la soeur de Tarek, Nadia, Omar accepte la proposition de libération, mais compte bien ne pas honorer l'accord. Très vite, il participe à une embuscade, mais il est repris. Les Israéliens lui laissent une dernière chance afin qu'il les conduise jusqu'à Tarek. Au terme de cette intrigue assez complexe qui entraîne le spectateur dans une série de rebondissements, Omar comprend à quel point il a été manipulé.
Dimanche 27 septembre 2026 de 13h à 18h
Maison des Vies Associatives et Citoyenne du 20e (MVAC20)
18 rue RAMUS
75020 Paris
Métro : Gambetta. Ligne 3. Bus 26 et 69
Quand ?
Le 3 octobre de 12h30 à 13h45
Où ?
Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 13e 31, rue Bobillot, 75013, Paris
The Witches' Society organise un atelier de yoga trauma-informé, gratuit et ouvert en mixité choisie aux femmes et minorités de genre.
Cette pratique propose une approche respectueuse du corps, de ses limites et du rythme de chacun·e, sans recherche de performance. Chaque personne reste libre d'adapter les mouvements, de faire une pause ou de ne pas réaliser une proposition.
Pour s'inscrire : The Witches' Society
Quand ?
Le 26 septembre à 19h
Où ?
La Kunda (entrée Lagaisse) 46, rue Jules Lagaisse, 94400, Vitry-sur-Seine
Soirée contre le colonialisme chimique suivi d'un concert de rap de Martial Pa'nucci : "Nos corps et nos terres ne sont pas à vendre !"
Samedi 26 septembre à 19h à la Kunda, à Vitry-sur-Seine, Survie organise une soirée contre le colonialisme chimique, en vue de la manifestation unitaire du 3 octobre contre les pesticides.
Le colonialisme chimique est presque absent des intérêts des luttes écologiques. Pourtant, il est bien au coeur du système impérial de domination. Dominer le vivant c'est aussi lui imposer des substances qui empoisonnent et détruisent. Mais le colonialisme chimique ne relève pas que de l'atteinte au Vivant. En realité, il ne vise pas tout le vivant. Précisément parce qu'il est colonial, le colonialisme chimique se repose sur une certitude : Celle que la valeur des corps, des êtres, du vivant et des lieux dits du « Sud global » n'ont pas la même valeur que celleux de l'Occident. La suprémacisme blanc s'accommode bien de cette incohérence. Il protège les forêts ici tout en participant massivement à la déforestation. Il interdit les pesticides ici tout en contaminant des populations entières ailleurs.
C'est pour mettre en lumière ce système et trouver des lieux de luttes communs que nous organisons cette soirée avec des collectifs en lutte au Cameroun, aux Caraïbes, au Vietnam et en France.
Les intervenant-e-s :
– A. , du Syndicat des Travailleurs·ses Saisonnier·ères de la Filière Canne à Sucre (STRASCAS) du Cameroun, viendra témoigner des conditions de travail dans les plantations. Les travailleur·ses que représente le syndicat luttent contre des salaires très faibles, des protections sociales insuffisantes ainsi que leur exposition aux accidents du travail et aux pesticides sans équipements de protection adaptés. Ils et elles travaillent pour une filiale de la multinationale française Castel.
– L'Observatoire Terre-Monde (OTM) est une association et plateforme de recherche en lutte pour imposer une écologie décoloniale. Ils participent à la lutte contre l'empoisonnement de masse au chlordécone.
– Le collectif Vietnam Dioxine, lutte pour faire reconnaître les conséquences sanitaires et environnementales de l'Agent orange. Des décennies après son utilisation massive durant la guerre du Vietnam, les effets de la dioxine continuent de peser sur les populations.
– Les Soulèvements de la Terre seront également présents pour parler des mobilisations actuelles contre l'industrie des pesticides et préparer la manifestation unitaire du 3 octobre.
La soirée se poursuivra avec un concert de Martial Pa'nucci, rappeur-activiste et poète urbain congolais, membre et cofondateur du mouvement citoyen RAS-LE-BOL.
Infos pratiques :
Samedi 26 septembre à 19h
La Kunda
46, rue Jules-Lagaisse
Vitry-sur-Seine
Métro 7, arrêt Villejuif Paul Vaillant-Couturier

Plus d’infos sur le site Oui aux terres de Gonesse.
Le projet de budget pour 2027 est une annonce de guerre sociale de la part d'un gouvernement sans majorité.
L’article Budget 2027 : la guerre sociale totale est apparu en premier sur Contre Attaque.
Émission enregistrée le 22/09/2026 en direct des studios de Radio Canut. 1h de radio de nuit pour détricoter ensemble les luttes transpédégouines lyonnaises et d’ailleurs. Dans cette émission, tu pourras entendre :- Réactionnaires de tous les pays…- 2017-2018, les débuts du pink bloc lyonnais et la constitution d’une mob TPG radicale (entretien*)- Das Lila Lied- 2021-2022, face au fascisme, imposer une ligne par l’organisation autonome (*)- Homophobia- L’héritage du pink bloc lyonnais (*)- Qui sera là l’année prochaine- Circonstances aggravantesOn se retrouve la semaine prochaine même heure même endroit !
C’est la rentrée des Dévoreuses !
La bibliothèque tient sa prochaine permanence le mercredi 30 septembre de 18h à 20h30, à Pol-n, 11 rue des Olivettes à Nantes, au fond de la cour.
Viens donc pour renouveller ton stock d’ouvrages féministes, anti-racistes, anti-validistes, anti-carcéraux, et toujours des livres pour enfants, de la science-fiction, des romans graphiques à lire sur place ou à emprunter ;)
Il y aura un goûter vegan et boissons à partager (tu peux ramener quelque chose si tu veux, vegan ou pas, tant que c’est précisé).
L’adhésion est à prix libre, prends du cash si tu souhaites/peux nous soutenir et pour financer l’impression de l’infokiosque (des brochures à ramener chez toi, diffuser, et en faire ce que tu veux).
Prix libre aux Dévoreuses ça veut dire à partir de 0€, et l’adhésion et l’emprunt nécessitent juste un blaze (le nom de ton choix) et un numéro de téléphone ou un mail (pour les actus et surtout les relances quand les livres mettent du temps à revenir).
Pour rendre les livres en dehors de la permanence : on a une boîte de retour qui est dans l’entrée de Pol-n, juste sous le présentoir à prospectus dans l’entrée, accessible quand Pol-n est ouvert (c’est à dire à peu près tout le temps en semaine « horaires de bureau » et quand il y a des évènements – voir la prog de pol-n).
Pour nous aider à installer et désinstaller : rdv à 17h30 et après 20h30.
Si tu veux faire des propositions d’arpentages, de lectures, d’atelier collage/badge/écriture,… pendant les permanences cette année, ou sur d’autres temps, si t’as des questions, que tu veux t’inscrire à la mailing liste, c’est par là : les-devoreuses@tao.herbefolles.org
Après un été 2026 suffoquant, place aux luttes avec les prochains rendez-vous de ce début d'automne. Ça risque de secouer : avis de tempête !
L’article Les rendez-vous de la rentrée des luttes : vers un automne agité ? est apparu en premier sur Contre Attaque.
Quand ?
Le 23 septembre de 20h30 à 22h30
Où ?
CICP 21 ter, rue Voltaire, 75011, Paris
Premier séminaire de cette année ! Le Collectif Malgré Tout, en partenariat avec le Cedetim et Rencontres et Débat Autrement, relance son cycle de séminaires mensuels. Nous poursuivrons cette année notre étude théorique et pratique de la situation, comprise comme socle organique minimal de l'agir.
Présentation des axes de la saison 2026/2027 :
Avec la fin de l'époque de l'homme - sujet autoproclamé face à un monde réduit au statut d'objet - se pose une question centrale : quelle instance multiple peut encore penser, sentir et agir dans le chaos contemporain ?
La crise actuelle produit un vécu quotidien marqué par la dispersion, l'impuissance et l'angoisse devant un monde qui échappe à nos grilles de lecture. Le travail que nous proposons repose sur un pari : faire de la situation le dispositif à partir duquel il devient possible d'affronter cette dispersion sans céder à la tentation d'un nouvel ordre disciplinaire.
Une telle exigence suppose de rompre avec l'imaginaire occidental de la fixité, qui n'a cessé de chercher l'être du côté de ce qui demeure, se conserve et résiste au devenir. Notre époque appelle au contraire une réconciliation avec le devenir, non comme abandon à la dispersion, mais comme condition d'une éthique situationnelle du présent.
Comme nous l'avons précédemment montré, la complexité ne relève ni d'une théorie ni d'une simple interprétation. Elle constitue un mode objectif et concret du monde qui exige un changement de paradigme, capable de renouer avec la puissance d'agir.
Infos pratiques :
La séance de rentrée aura lieu le 23 septembre de 20h30 à 22h30 au CICP, 21 ter, rue Voltaire, 75011 Paris - métros Rue des Boulets, Avron ou Nation - dans la grande salle verte. Présenté par Miguel Benasayag et Bastien Cany.
La participation est libre et sans inscription. Nous demandons simplement aux personnes intéressées de nous faire parvenir, avant ou pendant chaque séance, leurs éventuelles questions, demandes et propositions, afin de nourrir un véritable processus de travail collectif.
« On connaît tous l'utilité de l'utile, mais qui connait celle de l'inutile. »
« Si tout est possible, rien n'est vrai »
« S'engager, c'est être happé par la vie. »
Les séminaires du collectif sont disponibles chaque mois, dans les jours suivants le séminaire, sur notre site ainsi que sur YouTube et Spotify. YouTube et Spotify
© 2026 - Collectif malgretout.net
Source : The Conversation FranceCe mardi 22 septembre, des salariés du CROUS Montpellier-Occitanie se sont mis en grève devant leur siège de Boutonnet, dans le cadre d’une mobilisation nationale. Les syndicats (CGT, Force Ouvrière, CFDT) réclament des embauches, des moyens et des hausses de salaire, alors que la généralisation du repas à un euro a fait exploser la fréquentation des restaurants universitaires
Pas de plateau ce midi au restaurant universitaire de Boutonnet : l’établissement est fermé pour cause de grève. « C’est malheureux pour les étudiants, mais on n’a pas d’autre choix que de se mettre en grève pour se faire entendre », explique Mohammed, magasinier du CROUS syndiqué à la CGT.
Personne ici ne remet en cause le repas à un euro, étendu à tous les étudiants en mai. « On pense que c’est une bonne mesure, mais nous ne sommes pas assez nombreux pour assumer cette hausse de fréquentation », résume Luc, secrétaire départemental de FO Enseignement supérieur et recherche. Selon lui, la fréquentation des restaurants universitaires a bondi de 44 %. À la brasserie de Boutonnet, Mohammed donne ses chiffres : « Avant, on faisait 600 couverts. Là, on peut monter jusqu’à 3 000 le midi et 2 300 le soir. Les locaux ne sont pas adaptés, il faut recruter. » Au niveau national, FO réclame 500 emplois supplémentaires. Luc parle d’une « charge de travail énorme » et d’arrêts maladie qui « s’enchaînent ». Il demande aussi du matériel : plus de frigos, des locaux redimensionnés.
Côté recrutements, le compte n’y est pas non plus pour Jacques Carceller, élu CFDT responsable du personnel. « 20 personnes ont été recrutées ici depuis la mise en place du repas à un euro, mais il en faudrait le double », estime-t-il. Il réclame aussi de nouveaux points de distribution pour désengorger les files d’attente. Et la surcharge fait fuir les nouveaux venus : « Des CDD abandonnent au bout d’une semaine. On ne peut plus s’occuper des étudiants comme on voudrait. »
Le syndicaliste s’inquiète aussi pour la suite. Le coût des matières premières « explose », et le financement du dispositif lui paraît fragile : « Avant, les étudiants payaient 3,50 euros. Maintenant, l’État compense les 2,50 manquants, mais jusqu’à quand ? » Dans un contexte de coupes budgétaires annoncées, il craint que le CROUS doive puiser dans ses fonds propres, « ce qui voudrait dire moins de primes pour les agents, moins d’aides pour les étudiants ».
Les étudiants voient la différence dans leur assiette. Raoul, membre du Syndicat de combat universitaire de Montpellier (SCUM), venu soutenir les grévistes, observe depuis la rentrée des portions qui diminuent et des accompagnements qui manquent parfois en fin de service. Certains, dit-il, ont peur d’arriver en retard en cours à cause de l’attente devant les restaurants universitaires.
Les grévistes demandent des recrutements de personnel et des moyens pour le CROUS. (“Le Poing”)
Le logement suit la même pente. « On a ouvert deux résidences étudiantes en plus, ça reste insuffisant, et notre masse salariale n’a pas augmenté », souligne Luc. Le sujet a déjà mobilisé les étudiants ce mois-ci. Le 2 septembre, la Fédération syndicale étudiante (FSE) alertait devant les services centraux du CROUS sur le cas d’une dizaine d’étudiants boursiers sans logement, dont deux risquaient de se retrouver à la rue. Le CROUS mettait alors en avant une demande exceptionnelle et un parc sans aucune disponibilité depuis le 27 août. Le 7 septembre, la FSE et le Réseau universités sans frontières (RUSF) revenaient devant le CROUS de Boutonnet : les cas signalés au syndicat étaient passés à une vingtaine, et un responsable de la direction de la vie de l’étudiant reconnaissait le manque de places.
Montpellier : la colère monte face à la crise du logement étudiant
Reste la question des salaires, que tous les syndicats présents mettent sur la table. « Après 25 ans au CROUS à faire le ménage, on gagne 1 500 euros par mois, ce n’est pas suffisant », rappelle Jacques Carceller. Pour Luc, « le CROUS n’est plus attractif en termes de rémunération ». Si la grève est reconductible, le syndicaliste attend de voir : « Les fins de mois sont déjà difficiles, c’est dur de se mettre en grève sur la durée… »
Contacté, le service communication du CROUS Montpellier n’a pas répondu à nos questions à l’heure où nous publions cet article.
L’article Repas à un euro, effectifs au rabais : les agents du CROUS de Montpellier en grève est apparu en premier sur Le Poing.
Source : Nómadas - Bolivie
Lire la traduction automatique en français
Source : FrustrationQuand ?
Le 26 septembre à 21h
Où ?
Jardin des Thermopyles 4 Rue des Thermopyles 75014 Paris
Projection en plein air du documentaire de Florent Verdet, "La ferme à Gégé" (71 mn, 2021), en présence de Gérard Coutance.
Gérard Coutance dit « Gégé », vit depuis 3 générations en fermage dans le bocage normand. Dans les années 90, totalement endetté, il transforme son exploitation en un lieu d'accueil pour enfants. La ferme à Gégé devient un lieu unique d'accueil en France. Aujourd'hui, en l'absence de successeur et menacée d'expulsion, la ferme à Gégé risque de disparaître et avec elle un regard particulier sur la pédagogie et la culture populaire.
Dans le cadre de la fête d'automne au jardin des Thermopyles (ouverture du jardin dès 15h30, pizzas au feu de bois avant la projection).
Relaxé en première instance au nom de l’état de nécessité, le seul faucheur poursuivi pour la destruction de tournesols OGM dans les Pyrénées-Orientales en 2016 n’aura pas à affronter Syngenta en appel. Le groupe agrochimique, qui lui réclamait plus de 760 000 euros, s’est désisté lundi à l’audience, devant la cour d’appel de Montpellier
L’audience s’annonçait disputée. Elle a tourné court. Lundi 21 septembre, devant la cour d’appel de Montpellier, la société Syngenta a annoncé qu’elle se désistait de l’appel qu’elle avait elle-même engagé.
L’affaire remonte à 2016. À Elne, environ 150 faucheuses et faucheurs volontaires détruisent trois hectares de tournesols d’une variété rendue tolérante aux herbicides (VRTH). Une culture illégale, selon le collectif. Malgré de nombreuses demandes de comparution volontaire, une seule personne est poursuivie.
Le 17 décembre 2020, le tribunal judiciaire de Perpignan la relaxe en retenant l’état de nécessité, prévu par l’article 122-7 du code pénal. Syngenta, partie civile, est déboutée. Le parquet ne fait pas appel, la relaxe devient définitive. Le groupe sino-suisse, lui, fait appel sur le volet civil. Il réclamait plus de 760 000 euros au titre des frais, de la perte de royalties et d’un préjudice de réputation.
Pourquoi ce revirement ? Le Collectif des faucheuses et faucheurs volontaires avance ses propres hypothèses. L’entreprise aurait pu revoir ses chances à la baisse au vu du jugement de première instance. Pour étayer ses demandes, elle aurait aussi pu devoir révéler la nature exacte des plants détruits, ce qu’elle avait refusé de faire devant le tribunal au nom de la protection de ses procédés. Enfin, le collectif estime que le groupe n’avait guère intérêt à voir sa réputation débattue en audience publique.
Sur ce terrain, les militants ont préparé leur dossier. En annexe de leur communiqué, ils recensent plusieurs affaires visant Syngenta : une condamnation au Brésil liée à la mort d’un paysan sans terre, les exportations vers des pays du Sud de pesticides interdits en Suisse, documentées par l’ONG Public Eye, ou encore l’action en justice engagée par des salariés de son usine de Saint-Pierre-la-Garenne, dans l’Eure.
C’est justement devant ce site normand que les faucheurs donnent rendez-vous le 3 octobre, pour une manifestation internationale contre les pesticides et contre Syngenta.
L’article Tournesols OGM fauchés à Elne : Syngenta renonce à poursuivre un faucheur volontaire est apparu en premier sur Le Poing.
Quand ?
Le 15 octobre de 18h30 à 20h30
Où ?
Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 13e 31, rue Bobillot, 75013, Paris
Atelier d'écriture destiné aux femmes et aux minorités de genre, avec The Witches' Society.
Rendez-vous le jeudi 15 octobre 2026 à 18h30
Maison de la Vie Associative et Citoyenne (MVAC) du 13e arrondissement.
31, rue Bobillot
75013 Paris
Réaliser qu'on est bie ou lesbienne quand on est racisée ne vient pas avec un mode d'emploi, et quand bien même il existerait, je doute qu'il soit exhaustif. Ça peut être effrayant face au racisme et à la lesbophobie.
Mais c'est souvent une découverte de soi-même que l'on apprend à accepter, et qu'il faut décoloniser. En tant que femme bie et maghrébine, j'ai longtemps refoulé cette partie de mon identité, pensant à tort que seules les femmes blanches étaient légitimes de ressentir ce que je ressentais.
En tant que femme bie et maghrébine, j'aimerais dire à toutes celles qui me ressemblent que nous avons le droit d'exister comme nous sommes
Que ces identités, que nous appelons multiples, peuvent coexister si nous nous le permettons Que des représentations authentiques de nos personnes méritent de voir le jour
Qu'il est parfaitement possible d'être maghrébine, lesbienne ou bie, voilée ou pas, musulmane ou pas Que les représentations orientalistes que l'on projette sur nous ne nous définissent pas
Qu'on peut très bien être queer et légitime sans avoir fait son coming-out auprès de ses proches
Et que le lien culturel qui nous permet de garder la tête hors de l'eau dans un pays raciste, misogyne, lesbophobe et islamophobe, ne se brisera pas si l'on décide d'embrasser qui l'on est.
Ce fanzine est quelque chose que j'aurais aimé trouvé au moment où je me posais des questions sur mon orientation sexuelle
J'espère qu'il fera du bien à quiconque le lit, notamment aux filles et aux femmes maghrébines bies ou lesbiennes ; il est pour vous.
Ces mots sont dédiés à mes soeurs
Et je ne te laisserai pas les user à ton avantage
Tu ne puiseras pas ton inspiration
Dans nos souffrances et nos richesses
Là où tu cherches exotisme
Tu trouveras peine et maléfice
Ô Lune
Protège-nous du 3ein des blan.che.s
Et donne nous tout leur argent
Quand j'étais plus petite, j'avais une meilleure amie
À l'époque, je réalisais pas que j'étais amoureuse d'elle
À un si jeune âge, on comprends rapidement
Qu'être normale quand on est une fille c'est d'aimer un garçon
Et vice-versa Pourtant c'était elle mon premier baiser
Et c'était elle mon premier chagrin d'amour
On s'entraînait “pour quand on aura un chéri” qu'on disait
C'était innocent, mais on gardait ça pour nous
Un secret comme les autres, après tout
Et ça a duré 10 ans
Parfois je me posais des questions
Mais jamais trop longtemps
J'étais toujours attirée par les garçons
Mais t'étais la seule fille qui m'attirait
La seule fille à qui je tenais autant
Et j'ai pas compris ce qu'il m'arrivait
Quand notre amitié s'est brisée
Je pleurais tous les jours
Et parlais de toi sans-cesse
_C'est seulement après avoir compris que j'aimais aussi les filles
Que j'ai compris que j'étais amoureuse de toi
Pendant tout ce temps-là
Ça t'arrives parfois de repenser à des amies d'enfance que t'as perdu de vue, et de te demander ce qu'elles pourraient penser de toi maintenant ?
Moi je repense à Leïla, on traînait ensemble
On s'était embrassée une fois
Je sais pas si c'est toutes les filles de 12 ans qui faisait ça avec leurs amies pour s'amuser
Ou seulement celles qui aimaient les filles
Mais je repense à elle et je me demande si elle s'est posée les mêmes questions que moi
Si elle aussi s'est demandée si elle était normale
Et j'espère que ça va
J'avais 16 ans
Des papillons dans le ventre
J'ouvrais une fenêtre, navigation privée
Danger, curiosité
Et adrénaline
Des films, des histoires
d'amour
Des chansons, des forums
Des photos, des poèmes
Comme une obsession
Sur Internet je trouvais mes
semblables
Parmi des inconnus
Sans forcément y croire
Je m'imaginais des scénarios
Fantasmés
Jamais je n'aurais pensé
Qu'à 20 ans j'aurai trouvé
Ces gens qui me ressemblent
2 LESBIENNES ARABES...
SE MARIÈRENT ET EURENT BEAUCOUP D'ENFANTS
Parce qu'on en a ras le cul de trouver des vidéos pornos quand on tape
“lesbiennes arabes”
sur Google.
Au collège j'étais amie avec deux filles gouines
Une blanche, une maghrébine
En plus d'être en couple elles étaient un peu gothiques
On les jugeaient, parlaient d'elles
Et aujourd'hui je les remercie d'avoir été mes amies
Un jour l'une d'entre elle m'a dit
“Pourquoi tu te trouves pas une meuf ?”
T'imagines ma réaction ?
J'étais surprise, évidemment
Parce que jamais encore
J'avais envisagé que ça soit possible
Pour moi
Aujourd'hui, je les remercie d'avoir été mes amies
Et de m'avoir appris à ne pas me détester
En vérité j'ai jamais accroché aux séries
comme “The L World”
Les séries où tu vois que des lesbiennes
blanches
Out
Eh peut-être que je dis n'importe quoi parce
que j'ai pas regardé la série, lol
Seulement un épisode, quand j'avais 16 ans
J'ai pas terminé pour une bonne raison
J'ai besoin d'un peu de mélanine tu vois,
pour me sentir à la place des actrices
J'ai une tête à m'appeler Alice moi ?
J'aime aussi les filles maman
En particulier cette fille là
J'aimerais te parler de mes états d'âme
De mon coeur brisé
_De ses yeux et de ses cheveux
De mes doutes, de mes pensées
Mais je n'ose pas maman
Parce que je ne t'ai jamais déçue
Je ne veux pas voir la déception dans tes yeux
Ni le dégoût
Je veux continuer à embrasser tes joues
Te serrer fort dans mes bras
Et caresser tes cheveux
J'ai pas choisi de souffrir autant pour aimer quelqu'un
J'ai pas délibérément choisi la difficulté
J'aimerais que ce soit plus simple
Plus facile à vivre
Mais ça ne l'est pas
Ca le serait beaucoup plus si tu l'acceptais
En fait, ça le serait totalement.
Tu es la seule personne qui
m'importe en réalité
Seul ton avis compte
réellement à mes yeux
Je ne cherche à être validée
par personne d'autre que toi
Ni même par Dieu
Car tu es mon Dieu
Et c'est toi à qui je veux en
revenir quand je mourrai
Je ne veux pas te quitter
Jamais
Jamais
Jamais
Et si il faut que je te cache
une partie de moi
Une partie de mon bonheur pour
ça
Je le ferai
PASSION : CONSPIRATION LESBIENNES AUTOUR DES CHANTEUSES QU'ON ADMIRE CONTRE L'HÉTÉRONORMATIVITÉ ET LE PATRIARCAT
Ce jour là on en a conclu
qu'Alicia Keys, Rihanna, SZA,
Princess Nokia et IAMDDB
étaient toutes bi et ça nous a
fait chaud au coeur
J'aimerais bien faire une liste
De toutes ses filles qui ont attiré mon attention
Qui ont titillé ma curiosité
Elle est peut-être bi… ?
Mais attends c'est chelou j'ai l'impression qu'elle m'aime bien non ?
Mais y'a des chances qu'elles
tombent sur cette liste
Alors vous resterez mes petits
secrets
Dans mon esprit de bie
Te fies pas aux vidéos qu'il y a sur Pornhub
La plupart d'entre elles sont tirées de
l'imagination pétée d'un gars qui pense que les
lesbiennes jouissent en se serrant l'une à
l'autre toutes nues
Ou en faisant des poses teh l'acrogym
Genre scissoring
Elles mouillent même pas c'est tout sec zeh.
Tu sais pas ce que c'est le scissoring ?
Va sur Pornhub ma soeur
La première fille avec qui je
suis sortie faisait partie de
ma communauté.
Inconsciemment je pense que ça
m'a aidé à m'accepter.
C'est en tombant amoureuse
d'elle que j'ai réalisé que
j'aimais aussi les filles,
en tombant amoureuse d'une fille
maghrébine qui elle aussi se
découvrait, se posait
probablement les mêmes
questions que moi.
Les choses me paraissent plus
claires,
Moins compliquées.
On admire souvent,
et pour les mauvaises raisons,
le métissage et les couples mixtes.
Pourquoi faudrait-il la
présence d'un.e blanc.he pour
qu'un couple soit loué ?
Notre amour est politique. Il
est important. Il est vital.
Il existe.
Ceci est une ôde à notre amour
Qui est valide et beau, tel
qu'il est.
Nous, le Collectif Des Raciné.e.s, sommes un collectif antiraciste politique, féministe decolonial et queer. Nous sommes composées de personnes racisé.e.s sans mecs cis.
Nous pratiquons une non-mixité de genre sans mecs-cis et de race ; cette forme d'organisation est une façon pour nous de nous émanciper, par nous-même, de la domination patriarcale, hétéronormée et blanc-centrée. Le centre décisionnaire du collectif est sans mec cis, cependant nous continuons à apporter notre aide et soutien aux hommes racisés et queer.
Voilà maintenant 2 ans que nous sommes présent.e.s à Lyon et ses alentours, que nous nous mobilisons et organisons sans subventions car c'est notre choix de ne pas avoir le statut d'association.
Nous vous remercions pour votre soutien infaillible, pour tous vos partages sur les réseaux, chaque euros versés dans nos cagnottes, ainsi que votre présence à nos événements.
Merci, pour tout.
Voir en ligne : Des raciné.e.sQuand ?
Le 23 septembre de 18h à 21h
Où ?
La Parole Errante 9, rue François Debergue 93100 Montreuil
Depuis son lancement, l'Assemblée Anticarcérale Paris & Environs s'efforce de s'organiser contre l'enfermement psychiatrique. La psychiatrie nous apparaît naturellement comme un maillon important de la domination : que ce soit par les moyens par lesquels elle enferme des personnes, par son utilisation répressive et pacificatrice dans les autres lieux d'enfermement, ou par ses dispositifs carcéraux de contrôle dans la société. Dans l'optique de s'informer sur les luttes contre la psychiatrie et d'y intervenir, on veut prendre en compte le fait que nous n'avons pas toustes les mêmes expériences et connaissances sur le sujet.
L'idée de cette discussion est donc de poser des bases, ensemble, sur ce qu'est l'antipsy pour nous, que ce soit pour découvrir ses courants ou pour développer ce qui nous parle dedans. Quels sont les dispositifs d'enfermement de la psychiatrie ? Pourquoi viser à sa destruction ? Quels liens faisons-nous depuis nos perspectives anticarcérales ? Comment la domination psychiatrique est elle étendue ces dernières années ? Comment s'organiser pour la brûler ?
Une base d'infokiosque sera aussi proposée pour approfondir certaines questions spécifiques, mais il ne faut pas hésiter à apporter toute brochure que l'on voudrait discuter, conseiller, diffuser, etc.
La discussion commencera dès 18h à la bibliothèque queer anarchiste la BARK (5, rue François Debergue à la Parole Errante à Montreuil, en passant par le jardin à gauche de la librairie Michèle Firk). La permanence de la bibliothèque commence elle dès 16h, et l'infokiosque y sera installé en avance !
Quand ?
Le 23 septembre à 19h
Où ?
Le Bar commun 135, rue des Poissonniers, 75018, Paris
Dans le cadre de la journée internationale de la paix, l'URC Ile-de-France organise une réunion publique pour mobiliser le 18e contre la guerre !
Contre l'augmentation du budget du guerre et la militarisation de la société, organisons-nous dans le 18e !
Venez échanger et organiser la mobilisation dans le quartier.
Pendant que la canicule frappe les USA, les seigneurs de la Tech' accélèrent la marche vers la catastrophe.
L’article Intelligence artificielle aux USA : toujours plus vite vers la catastrophe est apparu en premier sur Contre Attaque.