Source : Le Monde diplomatique
Payant
Source : Afrique XXI - Afrique
À Ceuta, l'arrivée massive de dizaines de milliers de personnes depuis le Maroc en juillet dernier a profondément bouleversé la ville, décrit ce reportage d'Afrique XXI. Dans cette enclave de 20 km², la crise humanitaire s'est rapidement transformée en crise politique et identitaire.
Les associations tentent de répondre à l'urgence, distribuant repas et hébergement, tandis que les structures d'accueil sont saturées. Des milliers d'exilé·es, dont près de 1500 mineur·es, vivent dans des conditions précaires. Parallèlement, la présence militaire se renforce et les discours xénophobes se banalisent.
Ce reportage montre également une autre facette de la réalité de Ceuta : des habitants hébergent et soutiennent les nouveaux arrivants, tout en exprimant leur fatigue et leurs craintes. « Comment voulez-vous qu'on leur dise non ? Chez nous, certains hébergent déjà des gens. Ils nous font de la peine, mais on ne peut pas aider tout le monde [...] Hier, ma mère a passé toute la journée à pleurer dans sa chambre parce qu'elle ne sait plus comment les aider » décrit une habitante. L'extrême droite cristallise ces tensions tout en rejetant la faute sur le gouvernement - de gauche - de Pedro Sanchez.
Source : 60 millions de consommateurs
Payant
Source : Common Dreams - États-Unis
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Source : Altreconomia - Italie
Lire la traduction automatique en français
Source : Le Grand Continent
PayantMettre des exilé·es derrière des fils barbelés, garantir l'impunité des policiers violents : les violences d'État doivent cesser.
L’article Nantes en lutte contre les violences d’État est apparu en premier sur Contre Attaque.
Source : Marcelle
Payant
Source : Marsactu
PayantQuand ?
Du 3 octobre à 9h30 au 4 octobre à 14h30
Où ?
Lieu non défini Lieu non défini
Les 14e Rencontres Nationales du Travail Social en Lutte (RNTSL) auront lieu le week-end des 3 et 4 octobre 2026 en région parisienne (lieu précis et ODJ arrivent d'ici peu), en pleine période de coupes budgétaires drastiques dans les services publics et assimilés, d'attaques sur nos droits sociaux, etc. A vos agendas !
Ainsi retrouvez dors et déjà l'appel à cet événement avec ces premiers signataires ici à télécharger en PDF N'hésitez pas le proposer à la signature de vos organisations si vous en avez et à revenir vers nous.
De plus, la tenue de ces rencontres repose sur la contribution financière des organisations syndicales du secteur, fédérales, locales ou de boîte (financement des frais de transport /hébergement / restauration / matériel, etc) afin de permettre la participation de tou.te.s (travailleurs et travailleuses, étudiant.es du secteur et toutes personnes concernées, dans des collectifs, organisations syndicales ou non) pour continuer à créer des liens, à discuter de la suite des mobilisations, à s'organiser collectivement et nationalement
après le 29 septembre !
Une commission trésorerie pré-constituée lors des AG de préparation et demeurant ouverte (actuellement composée de syndiqué·es CGT, Sud santé sociaux) sera élue et mandatée pendant le week-end pour
garantir la transparence quant à l'utilisation des fonds récoltés. Des factures correspondant au montant de votre contribution ou des attestations sur l'honneur vous seront délivrées suite au versement par chèque / virement à l'un des membres de la commission trésorerie, mandaté pour cette tâche. Si votre réponse est favorable, nous vous communiquerons le RIB ou l'adresse à laquelle envoyer votre chèque.
[En attendant ce grand week-end venez participer nombreux-ses à la prochaine AG des RNTSL ce lundi 14 septembre à partir de 18h30 sur l'application Discord. Pour cela connectez vous ici. Merci et à bientôt !
— La commission trésorerie des RNTSL
NB : Les inscriptions sont d'ores et déjà ouvertes par mail à RencontresTSenlutte@gmx.fr en indiquant vos besoins d'hébergement. Nous vous invitons très chaleureusement à y participer et à mandater des représentant·es de votre organisation !
Comme le travail médical et humanitaire, l’action sociale est de plus en plus confrontée à l’ urgence, alors même que l’ essence de sa mission d’écoute ou de lien social demande du temps. L’urgence lui impose une réponse rapide face au mal-logement, à l’asile, aux VSS, aux problèmes de santé ou au chômage. Plutôt que de faire taire ces crises qui sont autant de signes de ses défaillances, l’Etat semble préférer les assumer et organiser leur prise en charge, en co-gestion avec le monde associatif. Que cache cette intervention humanitaire providentielle ? Il faut moins y voir une tentative de l’Etat de s’améliorer en continu que d’évacuer les problèmes sociaux structurels en les traitant comme des urgences.
Avec l’urgentisation du social, l’Etat a trouvé une manière de relativiser ses failles ; il les noie dans le spectacle du traitement de leurs effets. L’urgence apparaît domestiquée, acceptable et organisée par une gouvernementalité humanitaire s’étendant de l’Etat à l’associatif et alliant délicatement compassion et rationalisation, aide et condition, intégration et exclusion.
NOYER LES CAUSES DANS LES SYMPTÔMES
Pour l’Etat (et celleux qui souhaitent l’améliorer), reconnaître des urgences comme le sans-abrisme, le chômage, l’accueil des exilé-es, les violences faites aux femmes ou aux personnes LGBT+ permet de déplacer l’attention des causes vers les symptômes de l’urgence. Plusieurs tactiques de décentrage et donc de déresponsabilisation sont alors à l’oeuvre :
La mise en spectacle de la violence et de la prise en charge des inégalités et des crises sociales occultent leurs origines que sont le travail, le capitalisme, l’Etat ou ses frontières. Elle permet de répondre à quelques situations – souvent médiatisées comme le plan Grand froid à Paris ou l’accueil massif de migrant-es ukrainien-nes – plutôt qu’à toutes. Lâcher du lest par-çi par-là, pour mieux régner sur la totalité. Conjointement, la mise en urgence d’un sujet laisse induire qu’il est possible de sortir de l’impuissance : de la crise peuvent émerger des victoires. Il ne s’agira jamais d’augmenter réellement nos libertés mais d’insertions professionnelles, de régularisations ou d’indemnisations. L’aide d’urgence permet de digérer les revendications sociales, de légitimer l’intervention institutionnelle et de perpétuer l’illusion de la prise en charge de nos besoins. Une stratégie reprise souvent inconsciemment par les cadres associatifs et autres gestionnaires de l’urgence pour éviter la délicate perspective de la transformation radicale de la société, peu propice aux dons, aux subventions ou aux votes.
Le décor une fois posé, le décentrage de la cause vers le symptôme s’opère ensuite en ignorant les origines structurelles et les rapports de domination pour préférer individualiser et moraliser leur responsabilité. Du côté des pouvoirs publics, c’est par exemple la critique de travailleurs sociaux maltraitants plutôt que celle d’un travail qui rend violent ou encore, d’hommes errants menaçants plutôt que l’abolition des frontières qui précarisent. Du côté des associations, une exclusion de certains individus violents de leurs dispositifs d’aide, une moralisation de la question politique avec des bons et mauvais points militants ou une concentration de la critique sur des “grands méchants” (Bardella, Bolloré, etc.), bien plus fédératrice qu’une critique de la démocratie et de son travail, de la gauche, de ses centres de rétention administrative (créés par Mitterand) et de ses frontières.
Puis quand un rapport systémique de domination n’est plus ignorable ou que la défense se complique, la stratégie du pouvoir peut être d’en reconnaître la dimension structurelle tout en la traitant comme crise et dérive, donc en l’évacuant aussitôt comme un “dysfonctionnement” corrigeable. La diversion vers les “dérives” s’accompagne de nouvelles explications, bien loin de leur radicalité première, et de mesures dont l’objectif n’est pas un changement de structure, mais d’un retour à la normalité. La pirouette fait céder du terrain mais seulement pour un temps. Ainsi, les causes de la misère des SDFs sont souvent naturalisées comme une fatalité (quand elles ne sont pas attribuées à ces mêmes individus), comme une externalité négative malheureuse d’un système capitaliste imparfait mais “le moins pire qu’on ait”, ce qui permet alors d’évincer toute critique du travail ou du capital qui pourtant les met à la rue. Plutôt que de viser la transformation de la société ou la sortie du capitalisme, on cherchera à réduire et à contenir les violences familiales, les cercles vicieux de l’alcoolisme ou les imperfections du marché du travail, en renversant ces symptômes comme des causes premières de nos urgences. Quand l’Etat parle de problèmes managériaux, de plans d’investissements à mener, de santé mentale ou de perte de sens à corriger, le monde associatif peut lui revendiquer un manque de moyens à combler (pour continuer de faire plus ou moins la même chose, toujours en moins pire) ou pointer du doigt un manquement au droit, ce même droit qui structure et légitime par ailleurs les dominations de l’Etat et de sa justice. L’associatif cherchera souvent plus à en corriger les “abus” qu’à dépasser leurs structures. On chantera “un toit c’est un droit” et conclurons nos manifestations après des mises-à-l’abri ou des régularisations, aussi temporaires que cycliques. Comme si les rafles de personnes exilées, leurs encampements et leurs refoulements aux frontières de l’Europe n’étaient que des dérives. On scandera “Vérité et justice”, comme si les meurtres policiers n’étaient que des bavures à faire reconnaître par la Justice, que le droit était du côté de l’émancipation, que deux siècles de démocratie capitaliste étaient réformables.
Enfin, le décentrement de la cause vers le symptôme s’achève en noyant l’urgence dans l’urgence, en la multipliant de telle façon qu’il n’y en ai plus vraiment, ou que l’on s’y habitue. Pour bien laver son linge, il suffit de le mélanger et de laisser tourner la machine. Gérer l’urgence c’est en faire non plus une temporalité extraordinaire, mais la modalité normalisée de l’action, sociale ou humanitaire. Saturer l’espace public de crises concurrentes aux effets spectaculaires, les multiplier et les traiter avec la même énergie jusqu’à ce que cette importance de tout ne veuille plus rien dire. Une urgence de tout qui s’auto-institue, s’autonomise et s’annule dans un même geste.
L’urgence sidère par la gravité et le spectaculaire de ses symptômes : des violences s’exercent, des campements sont érigés, des situations dégénèrent, des gens meurent. La dramatisation et le lexique guerrier soutiennent alors leur gravité, que ce soit pour affronter le coronavirus, le chômage ou le terrorisme ou en parlant de “crises migratoires”. A la “War on drugs” américaine, Darmanin renchérit par la “Bataille de Stalingrad“. L’information nous vient par l’image qui clive ou qui fédère, toujours autour d’affects et d’indignations universelles comme la souffrance ou les Droits de l’Homme, inlassablement récupérés par les pouvoirs en place qui se placent en pompiers de leur propre incendie. Sidérante, l’urgence émeut et indigne autant qu’elle paralyse et immobilise ; elle pousse soit à la tétanie, soit à l’action immédiate de palliation, à la panique, aux pulsions conservatrices et aux réflexes humanitaires, pour le moins pire plutôt que contre le tout.
Tout comme la surinformation désinforme, l’empilement des crises produit une concurrence des urgences qui empêche toute politisation globale des problèmes. Ce que l’on attendait hier de l’avenir et des grands projets révolutionnaires semble davantage exigé dans le présent, heureuse nouvelle s’il était moins un présent de la résignation, du moins pire et de la réforme qu’un présent de l’expérimentation de la liberté et de la révolte. Irrémédiablement, la réponse à tous ces problèmes est un Etat plus fort et plus progressiste, appelé de nos voeux à chaque élection. Ou de nouvelles personnes providentielles comme a pu l’être Emmanuel Grégoire et tant d’autres, auto-proclamé pourfendeur des violences faites aux enfants et du sans-abrisme. C’est lui qui, lorsque le sujet des SDF reviendra chaque hiver comme une urgence, déclenchera des “plans Grand Froid” alors qu’iels seront expulsé-es et mourront dans la rue le reste de l’année.
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Cette temporalité cyclique de l’urgence sociale traduit une politique de la pitié qui se déclenche surtout à l’approche du pire, donc généralement de la mort. Pour faire objet d’indignation consensuelle dans l’opinion publique, la mortalité doit être spectaculaire et imminente : noyade en Méditerranée, enfants dans les guerres, victimes du SIDA ou mort-es dans la rue. Contrairement aux rêves droit-de-l’hommistes, l’urgence n’est jamais universelle, traitée de manière inconditionnelle. Elle dépend d’une reconnaissance politique, en réaction à une situation dramatique ou par anticipation de son aggravation potentielle. Toujours a postériori, par calcul du nombre de morts acceptables. Comme si la mort n’était inacceptable que dans certaines situations d’injustice, celles où les victimes ne méritaient vraiment pas leur situation. Comme si la mort constituait l’ultime et unique garde-fou moral capable de contraindre à l’intervention, la seule chose contre laquelle l’opinion publique peut encore s’indigner, à ceci près que toutes les morts ne semblent pas se valoir. En outre, ce n’est même plus tant le décès d’une personne sans-abri qui émeut en tant que telle mais l’espace que son évènement occupe dans l’actualité, la politique se faisant plus que jamais celle de l’émotion.
À l’instrumentalisation de la compassion par les politiques publiques et caritatives qui invitent au secours plutôt qu’à la révolte s’ajoute un répertoire d’actions lié au sauvetage par l’intégration. La morale humanitaire semble indiquer de prendre soin des individus, suffisamment pour les sauver de la mort et maintenir leur capacité productive mais suffisamment peu afin d’éviter l’émergence d’autres possibles. Les mettre à l’abri aux quatre coins de la France dans des hébergements d’urgence éphémères pour les isoler et tuer leurs luttes. Atténuer la souffrance pour ne rien changer, parler d’exclusion pour ne pas parler d’inégalités, de racisme ou de pauvreté, parler d’inégalités, de racisme ou de pauvreté pour ne pas parler du capitalisme ou du travail. Individualiser les malheurs plutôt que les penser en termes de dominations, parler de traumas à soigner plutôt qu’interroger leurs origines, montrer de la compassion face aux souffrances plutôt que d’interroger la justice de l’Etat et des organisations qui s’y réfèrent. La lutte pour l’autonomie et la liberté s’effacent devant le langage humanitaire des pouvoirs publics.
Cette dépolitisation par l’urgence est entretenue en bout de chaîne par nos organisations militantes qui pour vivre ou se faire connaître jouent le jeu de la spécialisation des crises et des politiques publiques en investissant une “cause” comme l’enfance, les VSS ou le sans-abrisme. État, partis ou associations traitent chaque cause d’urgence au cas par cas, occultant leurs origines systémiques liées à l’organisation du travail, aux rapports de domination, à la captation des richesses ou l’organisation de la dépendance économique qui peuvent expliquer chacune de ces urgences. Puisqu’aller plus loin dans la critique signerait la fin de leurs financements, de leur légitimité voire de leur existence, les associations et organisations militantes se contentent généralement d’un plaidoyer de réforme et en appellent finalement toujours à un capitalisme plus inclusif plutôt qu’à son renversement.
La faim, le mal-logement et les différentes violences sociales sont pourtant les résultats du capitalisme. Ce qu’il y a derrière ces urgences, ce sont des écarts répétés et grandissants entre le revenu et le coût de la vie, du surendettement, des expulsions de plus en plus fréquentes et d’autres processus anti-sociaux et inégalitaires nourris par l’Etat, son monde économique, sa démocratie et ses organisations “gestionnaires malgré elles”.
En inscrivant les souffrances sociales comme dérives à soigner, l’Etat et les pouvoirs associatifs justifient ainsi mieux leur propre intervention. L’Etat efface non seulement sa responsabilité à la source mais s’auto-institue dans le même mouvement comme seul calmant légitime. En bon gestionnaire de sa propre crise, ses plans contre les VSS, ses aides sociales et autres fumisteries rejouées à chaque élection légitiment son existence ainsi que celle de ses différents acteurs de la gestion de l’urgence, qu’ils soient politiques, humanitaires, ingénieurs ou militaires. Normalisée, l’urgence est renversée et récupérée comme élément de pacification : il ne s’agit plus de lutter mais d’être solidaires, ensemble pour le moins pire.
C’est la nature même de l’Etat, qui quand il ne peut pas se trouver d’ennemis extérieurs pour fédérer autour de guerres, doit se tourner vers des ennemis intérieurs à expulser ou des urgences à pallier. La crise justifie la mise en place de moyens extraordinaires comme les camps, les statuts administratifs précaires, les centres de rétention ou de nouvelles formes de dépendance (plans de régularisation, aides sociales etc) qui sont autant d’outils de pacification sociale. Une intervention naturalisée, non questionnable et même souhaitée : il en va de la survie des gens !
Pendant l’état d’urgence sanitaire lié au Covid-19, la police a pu punir sans passer par un juge grâce à l’usage massif d’amendes forfaitaires, qui ont particulièrement été appliquées dans les quartiers pour les maintenir dociles. À Paris, des formations et des assermentations express ont été données aux services de sécurité des bailleurs sociaux (le Groupement parisien inter-bailleurs de surveillance) pour permettre aux gardiens de patrouiller dans les résidences HLM, dresser des procès-verbaux face aux “incivilités” et faire respecter les mesures de confinement. Les exceptions du droit d’un Etat d’urgence permanent. Dans le même mouvement, l’intervention associative prend tout son sens. Par la gestion des urgences, la question sociale cesse d’être pensée en termes de rapports de classe ou d’affinités révolutionnaires pour être fragmentée en bénévoles “soutiens”, salarié-es expert-es et “publics” bénéficiaires, selon le vocable symbole de cette aseptisation et victimisation des luttes. Là où émergeaient les idées d’entraide, de conflictualité ou d’autonomie populaire apparaissent subventions, expertise, prévention, accompagnement, évaluation et partenariats. Distribution alimentaire sans espace politique, atelier CV plutôt qu’organisation collective, participation symbolique des “premier-es concerné-es” ou communication humanitaire basée sur des témoignages plus que sur des ouvertures d’espaces autonomes…
On nous soutiendra que ces compromissions ou que l’aide à l’intégration (par le travail et les papiers) avant la révolution vient des “premier·es concerné·es”, alors que tout est fait dans la société et dans les organisations d’aide d’urgence pour que les plus précaires n’aient ni le temps ni l’espace de demander autre chose que l’aide humanitaire. Et que nous, “soutiens”, travaillions – potentiellement salaire à la clé – à réparer des symptômes qui donnent du sens à notre militance. C’est ainsi tout un système de représentation de nos besoins qui est validé sous couvert d’humanisme, occultant d’autres perspectives d’entraide, de questionnement, de collectivisation et d’autonomie. L’organisation de l’urgence agit ici comme extension de la démocratie représentative qui nous prive de nos moyens d’organisation et de subsistance. Ce sont nos cadres étatiques ou sociaux qui décrètent nos urgences et débloquent nos aides, ou nous-mêmes qui finissons par devenir nos propres cadres, que ce soit par quête de sens, par croyance de pouvoir faire mieux de l’intérieur ou par “nécessité”.
Ces renversements remplacent la défense conflictuelle de l’infinité de nos désirs par l’écoute, la médiation et la réparation de nos problèmes. Plutôt que de produire une critique de l’Etat, de nouvelles formes d’entraide ou de renoncement au travail, l’énergie militante est captée par le travail social, qui individualise et psychologise les problèmes. L’urgence substitue l’entraide qualitative par l’aide quantitative : les bon·nes gestionnaires évaluent, essayent de faire le plus avec le moins et rationnalisent les rapports sociaux dans ces espaces. Autrement dit : le conflit devient souffrance et la politique se dévoile pour ce qu’elle est : prise en charge. Il ne nous reste alors plus qu’à soigner les symptômes et à manifester quelques joyeux dimanches, pour dénoncer quelques dérives.
Adossée aux logiques de marchandisation à l’oeuvre dans le secteur associatif, l’urgence justifie la privatisation de la protection sociale : mutuelles et assurances privées pour les « inclu·es », associations caritatives pour les « exclu·es ». Cette confiscation de l’aide nous dépossède de notre responsabilité, l’aide est déléguée à des professionnel·les de l’urgence qui la cadrent et la régulent pendant que la solidarité devient un délit si l’on accueille des sans-papiers. C’est aussi l’urgence et ses aides qui justifient les interventions militaro-humanitaires à l’étranger, sous couvert de droit international, de neutralité ou du droit d’ingérence. L’expertise et l’aide d’urgence légitiment des “guerres justes” correctement menées ou des génocides encadrés par couloirs humanitaires. C’est l’urgence qui a justifié les plein pouvoirs accordés à Hugo Chavèz pour gérer les pluies et coulées de boue de 1999 et organiser la militarisation qui s’en est suivie. En France, c’est l’urgence terroriste de 2015 qui a pavé la voie des lois de surveillance et de répression policière ou des hausses de dépenses militaires. Le droit de l’état d’urgence et les dispositifs de surveillance anti-terroriste se sont depuis plus que jamais immiscés dans le droit des étrangers. A Mayotte comme en Guyane, l’état d’urgence a servi de prétexte pour intensifier les opérations de contrôle des frontières et de la régularité du séjour des individus. C’est aussi l’extension de l’Etat d’urgence anti-terroriste qui a permis de faciliter le démantèlement de la “jungle” de Calais, expulsée en trois jours début 2016. Avant de justifier l’expulsion, l’état d’urgence et la menace terroriste ont d’abord été utilisés pour sécuriser la frontière en érigeant une clôture de 4m de haut le long du port de Calais et différents dispositifs de clôtures, de vidéo-surveillance, de détection infrarouge et de lumières pour empêcher le passage par l’Eurotunnel. L’état d’urgence a ici servi à dissuader les tentatives de passage et s’est ensuite étendu à l’interdiction de différentes manifestations sous prétexte que les autorités ne disposaient pas des moyens nécessaires pour en assurer la sécurité. L’état d’urgence semble tendre vers sa permanence, il justifie l’exception au droit qui encadre sa gestion par ailleurs. Le droit n’a jamais limité l’Etat, il en est son langage le plus efficace. Dans le régime de l’urgence, le droit devient même performatif et se soumet au politique qui s’autonomise : quand Macron a annoncé le confinement et le pass sanitaire, la base légale était encore floue et le pays a immédiatement appliqué la mesure. La politique humanitaire prônera toujours l’exception comme méthode de gouvernement : le pouvoir agit au nom de l’urgence pour devancer le droit et préserver l’ordre existant.
Noyer l’urgence dans l’urgence ne consiste pas seulement à multiplier les crises et à brouiller les causes dans le traitement de leurs symptômes, mais aussi à organiser un régime d’action et d’instantanéité dans lequel tout doit être traité immédiatement, contre le temps de la critique. Tout comme la satisfaction immédiate de nos désirs par la consommation nous empêche d’accéder à d’autres désirs, le régime de l’urgence devient une forme de gouvernance. Il impose un tempo qui légitime la confiscation du pouvoir ou le maintien d’espaces politiques descendants qui brident les velléités subversives et dé-radicalisent les discussions. Les pouvoirs publics comme le milieu associatif se montrent particulièrement créatifs en la matière.
Le spectacle de la crise et de l’urgence provoque en effet souvent soit sidération et immobilisme face aux crises, soit un besoin irrépressible de résolution immédiate de ces symptômes, que ce soit pour trouver du sens dans l’absurde ou pour que la violence ne reste pas aux portes de notre confort. Réorientée vers la réaction immédiate — pétitions, indignations, bénévolat par ci par là, campagnes rapides — l’énergie critique s’attaque aux effets visibles et spectaculaires — la crise écologique, sociale ou le fachisme — ainsi qu’au pouvoir en place ou à venir et ne s’étend rarement à une critique plus large des structures qui rendent possibles et permanentes ces dominations, comme le pouvoir en tant que tel ou les formes acceptables du capitalisme, qu’elles soient démocratiques ou humanitaires. Car ces structures nous font vivre et sont désirées par beaucoup, ou constituent des repères moraux et militants d’où peuvent partir des luttes et des espoirs. Car toute critique d’un au-delà de l’immédiat à gérer devient idéologique et indécente lorsque des vies sont en jeu (et que des salaires dépendent des dons et de la popularité de l’association). La critique associative ne concerne peu les conditions de production de l’urgence elle-même, ni les dispositifs qui la rendent permanente, ni l’organisation politique d’une attention saturée, fragmentée, où chaque problème est immédiatement remplacé par un autre.
Sans finalité autre que la suspension de l’urgence pour un temps, nos actions de manifestation, de maraudes ou d’hébergement d’urgence deviennent alors des fins en soi, des objets de luttes qui se suffisent à eux-mêmes et reviennent en boucle. La réalisation de nos missions d’urgence étant déjà si difficile au vu des conditions allouées par l’Etat – et acceptées par les associations qui en vivent – que l’essentiel de notre temps va au soulagement de la crise plutôt qu’à son dépassement. Il n’y a ni temps ni moyen pour la création d’espaces nouveaux d’auto-détermination. Les espaces de solidarité associative et les luttes sociales pourraient pourtant être intéressants au vu des situations politiques qu’ils génèrent, peut-être s’ils étaient davantage chargés d’autonomie et d’horizons inconnus plutôt que d’être pilotés par la classe d’encadrement associative. Fatalement, nos revendications sont souvent défensives et s’arrêtent à la défense des droits, à l’intégration par le travail ou aux demandes de prises en charge, à l’optimisation des symptômes donc. La gauche sous ses formes partisanes ou associatives s’est spécialisée dans l’intégration de la critique sociale et révolutionnaire pour la rendre “réaliste” et donc réformiste et inaudible. Un fatalisme justifié par un “pragmatisme” stratégique qui commanderait d’avancer victoire par victoire, quitte à tourner en rond pendant des décennies. Opposant des catégories d’individus entre elles, nourrissant le capital en main d’oeuvre et suppliant l’intervention de l’Etat, ces luttes pour défendre nos droits nous condamnent à la réforme et au statu quo, gagne-pain de la gauche et terreau de l’extrême-droite pourtant combattue, quand elles ne sont pas rattachées à des critiques et perspectives révolutionnaires de transformation totale de la société.
Dans le travail médical, la crise du Covid a par exemple montré que les débats de lutte se concentraient sur la gestion quotidienne (hôpitaux, restrictions, chiffres) tandis que les questions structurelles — sous-financement chronique des systèmes de santé, dépendance industrielle, choix politiques antérieurs — passaient au second plan ou devenaient inaudibles, car “moins urgentes”. Pire, elles étaient liées à des défaillances de l’Etat plutôt qu’à son existence en tant que telle.
Dans le travail social ou humanitaire, la lutte pour les droits suspend souvent la critique de l’organisation et donc de la représentation de nos besoins. L’heure n’est jamais au débat sur nos pratiques, ni à la “grandiloquente révolution pour bourgeois idéalistes”, mais à la résolution de l’urgent par l’action. Entendons par là distribution alimentaire, envois de CV, cours de français et autres prestations d’accès aux droits. Entendons par là les droits de bien s’intégrer à la nation, au travail, à la langue française et de rentrer dans le rang. Les acteurs de l’urgence ont naturalisé le turnover de leurs salariés comme une évidence en temps contraint. Ce turnover entrave toute critique interne, comme au Samu Social, connu pour désespérer et changer d’opérateurs téléphoniques du 115 tous les trois mois.
Si la dimension intrinsèquement présentéiste de l’urgence bride la critique, elle organise de la même manière le deuil de nos idéaux. Autant survalorisée qu’humanitarisée, l’action est vidée de tout horizon libertaire et autonomisant. Antidote à l’incertitude, l’action sociale ou humanitaire ressemble à une fuite en avant. Elle répond à nos crises de sens avec des petites victoires concrètes du quotidien et emporte nos idéaux radicaux et autonomes dans ses prises en charge, ses régularisations et ses sourires. Chez les caritatifs co-gestionnaires de l’urgence, il apparaît vite vain de s’attaquer à ces causes de la boucle de l’urgence, trop multiples, profondes, aux responsabilités diluées et trop politiques, clivantes et par la même occasion peu propices aux dons. Et puis, on ne dévore pas la main de l’Etat qui nous nourrit, sinon on ne pourrait plus opérer, et si on existe plus qui s’occupera de la misère ?
DÉPASSER LE GOUVERNEMENT HUMANITAIRE
Quand le gouvernement s’humanitarise, l’humanitaire se gouvernementalise dans un même geste. Les années 80 ont marqué le passage d’un pouvoir disciplinaire brutal à une gouvernementalité plus thérapeutique, compassionnelle, humanitaire. La création du Secrétariat à l’action humanitaire par Chirac marquera la fusion humanitaire et sécuritaire d’un ensemble d’institutions étatiques et associatives que Didier Fassin qualifie de “gouvernement humanitaire”. Plus que jamais, la solidarité s’est professionnalisée et les politiques sociales et humanitaires sont devenues des technologies de gouvernement adaptées au capitalisme néolibéral. Comme Chirac et son Samu Social, les gouvernements de droite comme de gauche investissent le social et l’humanitaire avec le monde associatif. Gestion des camps, assistance médico-sociale, maraudes, hébergements d’urgence, insertion professionnelle… Ce qui relève de l’aide d’urgence est intégré à une normalité compressée et rationalisée pour coller au tempo de la crise permanente. La souffrance sociale hier ignorée est désormais un objet majeur des politiques publiques qui cherchent à réduire la “fracture sociale” pour réintégrer certain·es “exclu·es” dans la société et son travail. Une manière de contenir la colère en s’attaquant aux symptômes de l’urgence sociale plutôt qu’à ses racines. La souffrance des exclu-es indésirables sera elle invisibilisée et empêchée de se transformer en luttes, par précarisation organisée, répression sur leurs lieux de survie, éclatement des communautés de lutte ou récupérations gauchistes et prises en charge de pacification. Le politique administre les affects, les traumatismes, les comportements ; il abandonne pour de bon la transformation des structures sociales et légitime sa violence par la protection des vulnérables.
Par l’aide sociale et d’urgence, il ne s’est jamais agi que de donner une contrepartie sociale aux grandes dynamiques néolibérales de privatisation du pays. Défendre l’inclusion sociale pour diviser bons et mauvais-es immigré-es. Combattre la résistance des citoyen-nes à la nation et au travail. Combattre l’exclusion sociale jusqu’à en faire une fin en soi, coquille vide dépouillée de toute autre velléité, sans remonter à sa source. En témoignera le Pacte parisien de lutte contre l’exclusion et sa Nuit de la Solidarité, outil de communication solidaire de la ville de Paris pour continuer par ailleurs sa politique de spéculation immobilière, d’expulsion et de traque des sans-papiers. Promettre des avantages (aides, régularisations) à certain-es pour casser les luttes. Faire plonger les associations dans le piège subventionné de la défense des acquis sociaux et de l’intégration par la langue ou le travail.
Montrer patte blanche, digérer nos colères, agiter la peur de l’extrême-droite.
Faire oublier la critique de la démocratie et continuer plus sereinement notre exploitation.
L’urgence sociale est ainsi renversée comme délai supplémentaire que nos démocraties s’accordent pour oblitérer leurs failles fondamentales, nous occuper à traiter nos problèmes sociaux comme des dérives et repousser toujours plus nos révoltes. Par l’action et la victoire, l’aide d’urgence donne du sens à notre misère militante. Elle sépare nos luttes en causes spécialisées (climat, violences policières, inégalités, conflits internationaux), occulte ce qui les unit et nous pousse à formuler des revendications thématiques plutôt qu’à tout refuser.
Les associations humanitaires souvent en lutte contre les politiques de l’État tentent de tendre vers un au-delà du simple soulagement des urgences, en alliant pansement humanitaire nécessaire et plaidoyer structurel de long terme. Mais leur régime d’urgence, leur dépendance au financement et leurs horizons politiques étatistes bloquent leurs militant-es dans une charité désautonomisante et dans des rapports de luttes réformistes.
Certain-es préfèreront le moins pire à l’idéal et en feront une religion nommée «social-démocratie».
D’autres sortiront la tête de l’urgence humanitaire et de la réforme. Iels continueront peut-être de panser des plaies mais passeront de l’aide à l’entraide et s’essayeront à la création d’espaces d’auto-détermination.
Au-delà du symptôme et de l’humanitaire, iels chercheront plutôt à porter des coups matériels et discursifs à la racine, au capital, au travail, aux frontières, à la démocratie, aux prisons, aux solutions de l’État et à tout ce qui nous fait tourner en rond.
Par le bas, de tous les côtés, sans représentation, ni organisation qui définit nos urgences.

Un centre de rétention administrative (CRA), est un lieu de privation de liberté. Le placement en rétention est une décision administrative, prise par le Préfet, permettant d’enfermer une personne de nationalité étrangère sans titre de séjour dans l’attente de son éloignement forcé du territoire. En réalité, c’est une prison qui ne dit pas son nom.
Les personnes n’y sont pas maintenues pour avoir commis un crime ou un délit, mais du fait d’être “sans-papiers”. Les conditions d’enfermement dans les CRA sont largement décriées par tou.te.s : nourriture insuffisante, locaux insalubres et mal entretenus, violences, accès aux soins difficile.
D’ici 2027, le ministère de l’Intérieur souhaite doubler la capacité des centres de rétention administrative en France pour atteindre 3 000 places. Pour cela, la construction de CRA a été annoncée dans différentes villes, dont Nantes, à côté de la prison de Carquefou sur la zone du Champs de Manoeuvre. Budget estimé ? 40 millions d’euros !
Malgré les avis défavorables de la Commission locale de l’eau (CLE), de la Ville de Nantes, du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN), et ignorant les recommandations de sa propre commission d’enquête publique, la préfecture a commencé à abattre des centaines d’arbre depuis le 7 septembre sur le site du projet, alors même que des recours juridiques sont en cours !
Réunissant plus de 30 organisations syndicales, associatives et politiques, COLERE Nantes appelle à manifester nombreux et nombreuses contre la construction de ce projet raciste, indigne, inutile, couteux et destructeur. Rendez-vous samedi 19 septembre à 15h au Champ de manœuvre
Quand ?
Le 1 octobre à 18h30
Où ?
Université Paris 7 Jussieu 4 place Jussieu 75005 Paris
Notre génération vit la crise la plus grave du capitalisme depuis les années trente : crise écologique, guerres impérialistes et aggravation des oppressions. Face à cela, les gouvernements et la classe dirigeante nous font payer le coût de la crise : contre-réformes, coupes budgétaires, financement de guerres, destruction de la planète. Travailleurs, jeunes, femmes et immigrés sont les premières victimes de cette régression sociale.
La méthode marxiste permet de comprendre les causes profondes de la crise générale du capitalisme. Elle explique la base matérielle des oppressions et les raisons économiques des guerres. Elle montre comment la course aux profits, la propriété privée des moyens de production et la division du monde en États-nations freinent le développement harmonieux de la science, de la technologie et de la culture. Tant que ces obstacles subsistent, le capitalisme mène l'humanité vers la catastrophe !
"Sans théorie révolutionnaire pas de mouvement révolutionnaire" (Lénine)
Quand ?
Le 29 septembre à 18h30
Où ?
Université Paris 7 Jussieu 4 place Jussieu 75005 Paris
Notre génération vit la crise la plus grave du capitalisme depuis les années trente : crise écologique, guerres impérialistes et aggravation des oppressions. Face à cela, les gouvernements et la classe dirigeante nous font payer le coût de la crise : contre-réformes, coupes budgétaires, financement de guerres, destruction de la planète. Travailleurs, jeunes, femmes et immigrés sont les premières victimes de cette régression sociale.
La méthode marxiste permet de comprendre les causes profondes de la crise générale du capitalisme. Elle explique la base matérielle des oppressions et les raisons économiques des guerres. Elle montre comment la course aux profits, la propriété privée des moyens de production et la division du monde en États-nations freinent le développement harmonieux de la science, de la technologie et de la culture. Tant que ces obstacles subsistent, le capitalisme mène l'humanité vers la catastrophe !
"Sans théorie révolutionnaire pas de mouvement révolutionnaire" (Lénine)
Quand ?
Le 26 septembre à 14h
Où ?
Place de la Nation 75012 Paris
14h : Départ de la place de la Nation
17h : Assemblée (Place de la Bastille)
19h : Concerts (Place de la Bastille)
Lettre ouverte au président de la République
Le 31 décembre 2022, vous demandiez dans vos voeux : « Qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires ? ». La Gironde avait brûlé quatre mois plus tôt. Elle vient de brûler encore, plus fort qu'à aucun moment depuis cinquante ans, et la fumée est montée jusqu'aux villages du Cher.
Qui aurait pu prédire que plus de 7 300 personnes mourraient de la canicule cet été, sans que rien ne s'arrête ?
Qui aurait pu prédire que celles et ceux qui mourraient d'abord seraient les habitantes et les habitants des quartiers populaires, les familles précaires dans des logements sans isolation, les personnes âgées ou en situation de handicap restées seules, celles et ceux qui travaillent dehors et celles et ceux qui dorment dans la rue ?
Qui aurait pu prédire que les paysannes et les paysans perdraient entre 15 % et un tiers de leurs récoltes selon les productions ?
Qui aurait pu prédire que des millions d'animaux d'élevage mourraient de chaud en quelques jours, les poules d'abord, entassées sous des toits de tôle, et qu'il faudrait rouvrir les fosses d'enfouissement de 2003 ?
Qui aurait pu prédire que d'innombrables mammifères, oiseaux et insectes brûleraient vifs dans les incendies, sans qu'aucun décompte ne soit seulement tenté ?
Qui aurait pu prédire que les coupes dans les services publics laisseraient les enfants dans des écoles surchauffées, les pompiers sans moyens et les hôpitaux à découvert au moment précis où nous en avions le plus besoin ?
Qui aurait pu prédire que TotalEnergies encaisserait 5,4 milliards de dollars en un seul trimestre, 102 % de plus qu'il y a un an, sur la flambée du baril provoquée par les guerres pour l'accès aux ressources énergétiques et minières ?
Personne ne pouvait l'ignorer, parce que tout était écrit.
– Les compagnies pétrolières, elles, savaient dès 1971. Elles ont préféré payer pour qu'on en doute.
– Le GIEC (Groupe d'expertes et d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) avait prédit, depuis 1990.
– À de nombreuses reprises, par voie de presse, de pétitions et même de manifestations, des milliers de scientifiques du monde entier ont tenté d'alerter les dirigeant·es politiques. Ils et elles ont été ignoré·es.
Nous nous sommes mobilisé·es
Depuis que vous avez été élu, nous nous sommes mobilisé·es par centaines de milliers dans les grèves, marches et pétitions pour le climat.
Sur les ronds-points, quand la question du prix du carburant a rendu évident que la fin du mois et la fin du monde sont le même combat, et que la nécessaire bifurcation écologique ne peut se faire au détriment des travailleurs et des travailleuses pauvres de notre pays.
Aux côtés des exilé·es et déplacé·es, notamment à cause des dérèglements climatiques et des guerres économiques et militaires menées dans leur pays d'origine.
Contre les méga-bassines, pour que l'eau reste un commun et non le privilège de quelques exploitations. À deux millions de signatures contre le retour d'un insecticide interdit, parce que les sols, les rivières et celles et ceux qui les travaillent ne sont pas une variable d'ajustement.
Vous ne nous avez pas écouté·es. Vous avez dit que nous exagérions, puis que nous étions des radicaux, puis des écoterroristes. Pendant ce temps, vous avez ramené le Fonds vert de 2,5 milliards d'euros à 837 millions, quand il permet aux communes de se protéger. Vous avez ajouté 6,7 milliards au seul budget des armées en une année. Et toute notre sécurité civile tient sous le milliard, avec douze avions bombardiers d'eau.
Nous ne venons pas vous demander de nous plaindre. Nous venons vous demander des comptes.
Nous exigeons un plan d'urgence
Parce que l'été prochain sera plus chaud que celui-ci. Des lieux frais accessibles dans chaque bassin de vie, en commençant par les quartiers populaires et les communes rurales. Des écoles, des crèches, des hôpitaux et des EHPAD où l'on ne meure pas de chaud. La protection des travailleuses et des travailleurs de la chaleur inscrite dans la loi. Un toit pour chacune et chacun, parce qu'on ne s'adapte pas au climat quand on dort dehors. Des moyens humains et matériels réels pour les secours. Un fonds pour les paysannes et les paysans sinistrés, et le sauvetage de la faune inscrit dans les plans de catastrophe.
Nous exigeons un plan d'adaptation
Parce qu'aucune commune ne doit rester seule devant le feu et la soif. Le Fonds vert rétabli et l'ingénierie publique rendue aux territoires. La rénovation des logements engagée, des passoires thermiques et du parc social, pour que l'isolation cesse d'être un privilège. Des forêts protégées et restaurées, des sols restaurés, des haies replantées, des rivières et des nappes traitées comme des communs et non comme des stocks à privatiser.
Nous exigeons un plan d'atténuation
Parce qu'on ne s'adapte pas indéfiniment à une catastrophe qu'on continue d'alimenter. La fin de toutes les subventions aux énergies fossiles. L'interdiction pour toute entreprise française d'ouvrir de nouveaux projets fossiles, ici comme ailleurs. Des transports publics accessibles partout avant toute taxe qui pèserait sur les plus modestes. Une sortie du fossile qui soit aussi une sortie des guerres qu'il finance.
Pour payer ces trois plans :
Nous exigeons que contribuent celles et ceux qui ont fabriqué la catastrophe et qui en tirent profit.
– Les superprofits des énergies fossiles, taxés dès la loi de finances 2027.
– Les superprofits de l'armement, dont les carnets de commandes n'ont jamais été aussi pleins.
– Un impôt climatique sur les patrimoines des plus riches, qui rapporterait entre quinze et vingt-cinq milliards d'euros par an.
Trois Françaises et Français sur quatre veulent déjà que les entreprises fossiles paient davantage. Nous ne demandons rien d'autre que ce que ce pays réclame.
Trois semaines après la promulgation de la loi RIPOST, la répression d’État contre la fête libre atteint des sommets
L’article Répression policière sanglante lors d’une free party en Normandie est apparu en premier sur Contre Attaque.
CNews diffuse toujours plus d’un cas de mésinformation par heure d’information sur le climat. © Capture d’écran CNews
Avec les canicules de cet été, la «mésinformation climatique» a explosé sur les chaînes de télévision et à la radio. Ce terme désigne les séquences au cours desquelles une contre-vérité sur le climat est prononcée à l’antenne sans être corrigée par un journaliste dans les deux minutes qui suivent. Ces mésinformations sont récurrentes pendant les évènements climatiques extrêmes ou lorsque les questions environnementales s’imposent dans l’actualité. Du 5 janvier au 5 juillet 2026, l’Observatoire des médias sur l’écologie (OME) a recensé 17 cas de mésinformation climatique par semaine dans les programmes d’information des médias audiovisuels français.
L’OME, composé notamment de Quota Climat, Expertises Climat, Data for Good et Science Feedback, publie ce lundi son bilan du traitement médiatique des enjeux environnementaux au premier semestre 2026, que Vert révèle en exclusivité. L’Observatoire a passé au crible les programmes d’information liés au climat de 18 médias audiovisuels.
En six mois, 452 séquences problématiques ont été recensées à la télévision et la radio. C’est 28% de plus qu’au premier semestre 2025, lorsque 353 cas avaient été identifiés. Pour l’Observatoire, cette progression traduit une «ampleur inédite» de la mésinformation climatique dans les médias tricolores. Une évolution que la secrétaire générale de Quota Climat, Eva Morel, explique par «une polarisation de plus en plus forte autour des questions environnementales». Celles-ci se sont imposées dans le paysage médiatique en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, en particulier à cause du blocage du détroit d’Ormuz en mars, et des canicules de cet été.
60 cas de mésinformation ont été recensés entre le 25 et le 31 mai, puis 80 entre le 22 et le 28 juin. Ces deux semaines figurent parmi les trois périodes ayant concentré le plus de cas depuis le lancement de l’Observatoire, en novembre 2024. Trois médias audiovisuels sont champions dans la production et la diffusion de ces contenus erronés : CNews, Europe 1 et Sud Radio, qui diffusent toujours plus d’un cas de mésinformation par heure d’information sur le climat.
«À mesure que la crise climatique progresse, elle est instrumentalisée par certains acteurs politiques, pointe Eva Morel. Ils tentent de se positionner sur les questions environnementales sans modifier le reste de leurs programmes. Mais comme on ne peut pas faire rentrer des carrés dans des ronds, ça ne fonctionne pas. Ils sont obligés d’utiliser des arguments infondés, sans contexte ou totalement faux.»
En parallèle, la couverture médiatique de l’environnement progresse légèrement dans l’audiovisuel. Entre janvier et juin, les sujets liés au climat ont représenté 5,3% des contenus d’information diffusés, contre 4,9% sur la même période en 2025. Une hausse largement portée par l’actualité.
Pendant les deux premières canicules, en mai et juin, on pouvait entendre ou lire des discours relativisant l’intensité ou la fréquence des épisodes de chaleur. Et ce malgré les données scientifiques à disposition. Le 27 mai, invité sur CNews, le journaliste du Journal du Dimanche (JDD) Raphaël Stainville a déclaré qu’«il ne faut pas non plus, sur la base de ces fortes chaleurs, qui sont des phénomènes météorologiques, en déduire des conclusions climatiques».
Une rhétorique reprise moins d’un mois plus tard par Luc Ferry, chroniqueur et éditorialiste sur LCI, qui s’est exclamé : «On ne va pas atteindre 44 à Paris ; à Paris, ça sera moins qu’en 2019. Donc on ne peut pas dire que c’est nouveau et qu’on n’a jamais vu ça, ce n’est pas vrai. Et n’oubliez pas qu’en 1976 c’était incroyable aussi.»
Le traitement médiatique des canicules peine aussi à s’éloigner d’un constat très alarmiste. «Les canicules sont traitées comme un fait divers qui attire l’attention médiatique», remarque Eva Morel. Elles ne font pas émerger les discours scientifiques qui amènent à des solutions.
La part des séquences qui mentionnent le changement climatique lors des fortes chaleurs a progressé, passant de 33% en 2023 à 42% cette année. Dans le même temps, la proportion de passages évoquant ses causes – notamment la combustion des énergies fossiles et les émissions de gaz à effet de serre associées – a été divisée par deux entre les épisodes de mai et de juin, passant de 14 à 7%.
Le même déséquilibre se retrouve dans le traitement de l’adaptation au changement climatique. Cette thématique occupe une place beaucoup plus importante dans les médias : elle représentait environ 20% des séquences consacrées aux canicules en 2023, contre près de 50% lors du deuxième épisode de 2026. Mais l’adaptation est avant tout racontée à travers des réponses immédiates et individuelles – ombre, climatisation, ventilateurs, hydratation –, tandis que les réponses structurelles restent marginales. On parle 24 fois moins de rénovation thermique et de végétalisation que de climatisation.
«Parler de climatisation acte le débat sur l’adaptation, ce qui n’est pas mauvais en soi. Mais ça masque la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre et ça ne permet pas de confronter les dirigeants à leurs responsabilités», estime Eva Morel.
Entre janvier et mars, alors que la campagne des élections municipales battait son plein, la couverture environnementale a chuté : de 24% dans l’audiovisuel par rapport à la moyenne de 2025 et de 33% sur les chaînes d’information en continu. En mars, elle ne représentait plus que 2,8% du temps d’antenne : la plus basse couverture depuis la création de l’Observatoire.
Pourtant, comme le souligne Eva Morel : «Ce sont des moments de construction des ambitions des candidats. Mais, lorsque le sujet est moins traité, en particulier dans les interviews, ça n’en fait pas un sujet stratégique.»
À quelques mois de l’élection présidentielle, l’Observatoire redoute que le phénomène se reproduise. Quota Climat espère que les médias tireront les leçons de cet été, en renforçant leur vigilance face à la mésinformation et en interrogeant davantage les candidat·es sur les causes du dérèglement climatique et sur leurs propositions pour y répondre.
Mercredi soir, un débat était organisé sur BFMTV avec le climat pour sujet central. «Un signal positif», pour Eva Morel. Elle nuance : «Il a duré plus de trois heures, avec des experts et des journalistes spécialisés qui posaient des questions. Est-ce que c’est suffisant ? Absolument pas. Mais, au moins, il semble y avoir un petit apprentissage de ce qui s’est passé pendant l’été.»
Lettre ouverte au dirigeant.e.s de tous les échelons dont le président de la République. Nous exigeons un plan d’urgence, d’adaptation et d’atténuation — sans attendre un été caniculaire de plus.
https://26septembre.org/
Le 31 décembre 2022, vous demandiez dans vos vœux : « qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires ? ». La Gironde avait brûlé quatre mois plus tôt. Elle vient de brûler encore, plus fort qu’à aucun moment depuis cinquante ans, et la fumée est montée jusqu’aux villages du Cher.
Qui aurait pu prédire que plus de 7 300 personnes mourraient de la canicule cet été, sans que rien ne s’arrête ?
Qui aurait pu prédire que celles et ceux qui mourraient d’abord seraient les habitantes et les habitants des quartiers populaires, les familles précaires dans des logements sans isolation, les personnes âgées ou en situation de handicap restées seules, celles et ceux qui travaillent dehors et celles et ceux qui dorment dans la rue ?
Qui aurait pu prédire que les paysannes et les paysans perdraient entre 15 % et un tiers de leurs récoltes selon les productions ?
Qui aurait pu prédire que des millions d’animaux d’élevage mourraient de chaud en quelques jours, les poules d’abord, entassées sous des toits de tôle, et qu’il faudrait rouvrir les fosses d’enfouissement de 2003 ?
Qui aurait pu prédire que d’innombrables mammifères, oiseaux et insectes brûleraient vifs dans les incendies, sans qu’aucun décompte ne soit seulement tenté ?
Qui aurait pu prédire que les coupes dans les services publics laisseraient les enfants dans des écoles surchauffées, les pompiers sans moyens et les hôpitaux à découvert au moment précis où nous en avions le plus besoin ?
Qui aurait pu prédire que TotalEnergies encaisserait 5,4 milliards de dollars en un seul trimestre, 102 % de plus qu’il y a un an, sur la flambée du baril provoquée par les guerres pour l’accès aux ressources énergétiques et minières ?
Personne ne pouvait l’ignorer, parce que tout était écrit.
Nous nous sommes mobilisé·es
Depuis que vous avez été élu, nous nous sommes mobilisé·es par centaines de milliers dans les grèves, marches et pétitions pour le climat.
Sur les ronds-points, quand la question du prix du carburant a rendu évident que la fin du mois et la fin du monde sont le même combat, et que la nécessaire bifurcation écologique ne peut se faire au détriment des travailleurs et des travailleuses pauvres de notre pays.
Aux côtés des exilé·es et déplacé·es, notamment à cause des dérèglements climatiques et des guerres économiques et militaires menées dans leur pays d’origine.
Contre les méga-bassines, pour que l’eau reste un commun et non le privilège de quelques exploitations. À deux millions de signatures contre le retour d’un insecticide interdit, parce que les sols, les rivières et celles et ceux qui les travaillent ne sont pas une variable d’ajustement.
Vous ne nous avez pas écouté·es. Vous avez dit que nous exagérions, puis que nous étions des radicaux, puis des écoterroristes. Pendant ce temps, vous avez ramené le Fonds vert de 2,5 milliards d’euros à 837 millions, quand il permet aux communes de se protéger. Vous avez ajouté 6,7 milliards au seul budget des armées en une année. Et toute notre sécurité civile tient sous le milliard, avec douze avions bombardiers d’eau.
Nous ne venons pas vous demander de nous plaindre. Nous venons vous demander des comptes.
Nous exigeons un plan d’urgence
Parce que l’été prochain sera plus chaud que celui-ci. Des lieux frais accessibles dans chaque bassin de vie, en commençant par les quartiers populaires et les communes rurales. Des écoles, des crèches, des hôpitaux et des EHPAD où l’on ne meure pas de chaud. La protection des travailleuses et des travailleurs de la chaleur inscrite dans la loi. Un toit pour chacune et chacun, parce qu’on ne s’adapte pas au climat quand on dort dehors. Des moyens humains et matériels réels pour les secours. Un fonds pour les paysannes et les paysans sinistrés, et le sauvetage de la faune inscrit dans les plans de catastrophe.
Nous exigeons un plan d’adaptation
Parce qu’aucune commune ne doit rester seule devant le feu et la soif. Le Fonds vert rétabli et l’ingénierie publique rendue aux territoires. La rénovation des logements engagée, des passoires thermiques et du parc social, pour que l’isolation cesse d’être un privilège. Des forêts protégées et restaurées, des sols restaurés, des haies replantées, des rivières et des nappes traitées comme des communs et non comme des stocks à privatiser.
Nous exigeons un plan d’atténuation
Parce qu’on ne s’adapte pas indéfiniment à une catastrophe qu’on continue d’alimenter. La fin de toutes les subventions aux énergies fossiles. L’interdiction pour toute entreprise française d’ouvrir de nouveaux projets fossiles, ici comme ailleurs. Des transports publics accessibles partout avant toute taxe qui pèserait sur les plus modestes. Une sortie du fossile qui soit aussi une sortie des guerres qu’il finance.
Pour payer ces trois plans
Nous exigeons que contribuent celles et ceux qui ont fabriqué la catastrophe et qui en tirent profit.
Trois Françaises et Français sur quatre veulent déjà que les entreprises fossiles paient davantage. Nous ne demandons rien d’autre que ce que ce pays réclame.
Le samedi 26 septembre 2026
Partout en France, dans les métropoles et dans les bourgs de mille habitants, dans les centres-villes et dans les quartiers, nous serons dans la rue.
Marchons pour le climat, pour le vivant, pour la paix, pour la justice sociale.Marchons pour la justice écologique et pour la justice sociale.Marchons pour les vivantes et les vivants, humains et non humains.
Marchons pour qu’on suive enfin les scientifiques, et qu’un plan d’urgence, d’adaptation et d’atténuation soit engagé sans attendre un été de plus.
À chaque fois qu'une nouvelle affaire de racisme dans la police éclate, les responsables politiques de droite jouent les surpris.
L’article Le racisme est le mode de fonctionnement normal de la police est apparu en premier sur Contre Attaque.
Actualisation de la cartographie des extrêmes droites de Grenoble allant des Républicains aux groupuscules en passant par le Rn et les catho intégristes.
- RepèresQuand ?
Le 3 novembre de 18h30 à 20h30
Où ?
Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 13e 31, rue Bobillot, 75013, Paris
L'association The Witches' Society propose son club de lecture queer et féministe le mardi 3 novembre 2026, de 18h30 à 20h30, à la Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 13e arrondissement, 31, rue Bobillot, Paris 13e, près de la place d'Italie.
Au programme : une heure de lecture en silence (Silent Book Club), suivie d'une heure d'échanges autour des lectures personnelles et des idées de chacun·e. Un rendez-vous mensuel pour partager des perspectives queer et féministes et se retrouver autour des livres.
Participation gratuite. Inscription ici
Quand ?
Le 14 octobre de 18h30 à 20h30
Où ?
Maison des associations (11e) 8, rue du Général Renault, 75011, Paris
Dans le cadre des Semaines d'information sur la santé mentale (SISM) 2026, l'association The Witches' Society propose l'atelier d'art exutoire « La pièce en plus », le mercredi 14 octobre 2026 de 18h30 à 20h30, à la Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 11e arrondissement, 8, rue du Général Renault, Paris 11e.
Animé par Cécile, art-thérapeute, cet atelier invite à s'exprimer par la création et à faire de la place à ce dont on a besoin pour se sentir bien. Il s'inscrit dans le thème des SISM : « Pour notre santé mentale, ouvrons-nous aux arts ».
L'atelier se déroule en non-mixité, pour les femmes et minorités de genre. Le cadre repose sur le respect des vécus et des identités de genre, le non-jugement, la confidentialité, l'absence de conseils non sollicités, le partage équitable de la parole et la liberté de parler ou de garder le silence.
Gratuit sur inscription obligatoire
Quand ?
Le 6 octobre de 18h30 à 20h30
Où ?
Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 13e 31, rue Bobillot, 75013, Paris
L'association The Witches' Society lance son club de lecture queer et féministe le mardi 6 octobre 2026, de 18h30 à 20h30, à la Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 13e arrondissement, 3,1 rue Bobillot, Paris 13e.
Au programme : une heure de lecture en silence (Silent Book Club), suivie d'une heure d'échanges autour des lectures personnelles et des idées de chacun·e. Un rendez-vous pour partager des perspectives queer et féministes et se retrouver autour des livres.
Participation gratuite. Inscription ici
Quand ?
Le 21 octobre de 18h30 à 20h30
Où ?
Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 13e 31, rue Bobillot, 75013, Paris
L'association The Witches' Society propose un groupe de parole sur les violences sexistes et sexuelles le mercredi 21 octobre 2026, de 18h30 à 20h30, à la Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 13e arrondissement, 31 rue Bobillot, Paris 13e.
Ouvert aux femmes et minorités de genre, ce rendez-vous mensuel offre un espace pour partager son vécu et trouver du soutien auprès d'autres personnes concernées.
Le cadre repose sur le respect des vécus et des identités de genre, le non-jugement, la confidentialité, l'absence de conseils non sollicités et un partage équitable de la parole.
Participation gratuite sur inscription obligatoire
Projection du film “Le Chemin de la liberté” et discussion avec Dmitri Petrov de son livre “Le Jour des parents” écrit en hommage à son fils “Liéchi”, tué en 2023 à Bakhmout, lundi 21 septembre à l'Université ouvrière de Genève.
Depuis l'invasion russe de février 2022, des militant·e·s féministes, écologistes, syndicalistes, anarchistes et libertaires se sont engagé·e·s dans la résistance armée. Ils et elles sont ukrainien·ne·s, mais également d'autres nationalités, faisant le choix de venir combattre depuis leur pays d'origine. Leur collectif fait vivre une Ukraine anti-autoritaire qui rappelle l'expérience il y a un siècle de l'anarchiste Nestor Makhno. Dans cette guerre atroce se joue aussi la question d'une issue qui émancipe le peuple ukrainien du joug de son voisin mais aussi de l'ultra-libéralisme aux effets dévastateurs. Ce qui se joue n'est pas uniquement la question militaire du contrôle de territoires mais bien également celle d'une tentative d'émancipation réelle du peuple ukrainien de toutes les oppressions.
C'est ce que présente le récent film de Pierre Chamechaude et Christophe Cordier “Le Chemin de la liberté” (Thélème films, 2026, 57 min)).
La projection sera suivie de la présentation par Dmitri Petrov de son livre “La Journée des parents” (Syllepse & Page 2, 2026), qui rend hommage à son fils, Dmitri junior (“Dima”, “Liéchi”), combattant anarchiste internationaliste, mort à 34 ans sur le front de Bakhmout en 2023.
Discussion avec le public.
Lundi 21 septembre 2026, 20h00-22h30
Université ouvrière de Genève (auditorium Wyss)
3, place des Grottes, 1201 Genève
Prix libre
Organisation : Collège du travail
Avec le soutien du Comité Ukraine Suisse, de Memorial Suisse et de l'Université ouvrière de Genève.
Du 29 septembre au 4 octobre, La Grange donne carte blanche au Collectif Sur Un Malentendu avec la chercheuse et activiste Noémi Michel.
Face à la montée des extrêmes droites, ce festival porté par le Collectif Sur Un Malentendu appelle à s'unir et à rassembler nos énergies pour lutter. Tout prend racine dans le roman Jusque dans nos bras d'Alice Zeniter, qui raconte l'amitié de Mad et Alice, prêt·es à se marier pour empêcher l'expulsion de Mad, revenu du Mali. En portant cette histoire à la scène, le Collectif questionne la place de l'amitié et de l'engagement militant face aux discriminations.
En parallèle des représentations, l'après-midi de conférences (Anti)racisme, grandes et petites histoires, organisé par la chercheuse et activiste Noémi Michel, propose une réflexion sur les luttes antiracistes et la racialisation à différentes échelles, tandis que le Bal des alliances éphémères met à l'honneur ces liens qui donnent la force d'agir. Sur le parvis et dans le foyer de La Grange, les expositions Passages et Une vie donnent à entendre les voix de personnes affectées par le colonialisme, le racisme et les politiques migratoires. L'installation Friendship Letters présente des lettres issues d'un atelier d'écriture mené par Pauline Susini.
Temps fort solidaire, Faire alliance : antiracisme et amitié invite à penser, discuter, rêver et célébrer des alliances porteuses d'énergie et de joie !
Au programme :
Rencontre à Mille Babord le samedi 19 septembre 2026
Longtemps angle mort de la pensée marxiste, le rapport aux animaux est maintenant un sujet inévitable pour construire une société débarrassée des oppressions et des suprémacismes.
Phoebe Mendes, du collectif de recherche en études animales et mouvements animalistes, nous présentera son travail sur une analyse matérialiste de l'exploitation animale.
Rencontre organisée par le réseau antispéciste marseillais, réseau ouvert qui se réunit les 1 et 16 de chaque mois à 17h30 au parc Longchamp.
Le Collectif Antifasciste Sud Lubéron et Gabi L'antilope Queer du Lubéron s'associent pour organiser un moment de convivialité et de radicalité en ruralité.
Le 20 Sept à partir de 12 h - Cours de la République - Une grande gratuiterie Antifa - Des prises de paroles sont au menu de cette belle journée.
Pourquoi se réunir le 20 septembre ? Une réponse à l'appel du SAVE
En ce dimanche 20 septembre, nous nous réunissons pour répondre à l'appel lancé par SAVE (Stop Aux Violences d'État), et qui s'oppose à l'adoption de la proposition de loi 691. Cette loi, qui encadre la « présomption de légitime défense » pour les forces de l'ordre, octroie aux policiers la possibilité de faire usage de leur arme à feu dans l'exercice de leurs fonctions sans être inquiétés par la justice.
Les violences policières sont déjà aussi fréquentes qu'impunies ; en France, environ 6 % à 10 % des agents de police mis en cause pour des violences volontaires font l'objet d'une condamnation par la justice. Sur ces mises en causes, seulement 8 % font l'objet d'une condamnation (Politis, 2022).
En 2021, 83% des peines d'emprisonnement prononcées pour violences volontaires par les « PDAP » (personnes dépositaires de l'autorité publique) étaient assorties d'un sursis (contre 55% dans la population générale). Nous ne croyons pas à la prison. Mais il semblerait que celleux qui les administrent et les remplissent n'y croient pas non plus lorsque vient le temps de juger les agents de l'État autoritaire en uniforme au lieu d'emprisonner nos camarades.
Le projet de loi 691 n'est pas un changement brusque de stratégie de la part des gouvernants, ni une menace nouvelle ; il s'inscrit dans un continuum, représente une étape dans la longue escalade des violences policières et de leur légitimation par l'État. Les fatalistes nous demanderont donc peut-être pourquoi tirer la sonnette d'alarme maintenant. Nous leur répondons que si la situation est déjà sinistre, nous pouvons être sûr·es qu'elle ne fera qu'empirer au fil de la séquence potentiellement fasciste, et dans tous les cas répressive, qui se profile à l'horizon.
La pétition déposée par SAVE à l'assemblée nationale a reçu 732 086 signatures, un nombre qui dépasse de plus de sept fois le seuil réglementaire de 100 000 signatures. Pourtant, aucun débat en séance publique n'a été organisé pour répondre à cette large mobilisation populaire. Alors il est plus que jamais nécessaire de se réunir dans la rue - pour faire entendre notre colère, rappeler notre puissance collective, et nous opposer aux décisions prises sans nous, pendant qu'il est encore possible de le faire sans que les forces de l'ordre puissent impunément prendre les vies des citoyens récalcitrants, jugés
nuisibles ou gênants pour le déploiement d'une politique d'étranglement répressif.
_ Pourquoi une gratuiterie ? Remplacer la violence gratuite par la gratuité de la vie
Nous aurions tort de penser qu'hors des grands centres urbains paupérisés, la question des violences policières ne nous concerne pas ; ici comme ailleurs, à une échelle différente, les caméras de surveillance se multiplient, les mairies durcissent leurs lignes. Les policiers agressent les populations marginalisées, qui sont peu être moins nombreuses, mais aussi plus repérables et donc plus facilement ciblées pour cette même raison. Les premières personnes visées par cette loi et par l'attention appuyée de la police sont aussi présent.es dans nos campagnes, qu'il s'agisse des voyageur·ses, des descendant·esde l'immigration post-coloniale ou des travailleur·ses migrant.es. Pour autant, être concerné·es au même titre que les villes nesignifie pas forcément se mobiliser de la même manière. Ici, la distance géographique entre les lieux de vie et leurs topographies respectives font perdre son sens au rituel de la manifestation combative de masse.
Le discours dominant veut à tout prix nous faire croire que nos campagnes sont des lieux atomisés, d'isolation, des lieux où le racisme, la xénophobie et la méfiance sont des valeurs à défendre au nom du respect des traditions ou des territoires. C'est à nous qu'il incombe de leur donner tort et de bouder leur (di)vision du monde. C'est pourquoi nous vous invitons à occuper et animer avec nous l'espace public en participant à une gratuiterie. Vêtements, matériel scolaire, jouets pour enfants, vaisselle inutilisée : tout item utile est le bienvenu, à condition qu'il ne soit pas vendu mais donné ! Un vide grenier sans argent, mais avec discussions, prises de paroles, nourriture à prix libre et trouvailles en tout genre.
Participer à une gratuiterie, ce n'est pas faire acte de charité, c'est bâtir un réseau d'aide mutuelle. Nous ne nous réunissons pas pour "sauver" les plus précaires, mais pour créer des conditions de vie dignes, entre nous, sans l'ingérence de l'État. Se rendre capables de notre propre émancipation commence par des gestes simples : bâtir des relations de confiance et de réciprocité dans nos voisinages, répéter les occasions d'expérimenter le monde auquel on aspire, et dans lequel manger, se vêtir, apprendre et rencontrer n'est conditionnel à l'ouverture d'aucun compte bancaire. Tisser des liens nécessaires, car plus que n'importe quelle barricade, ce qui nous protèger du fascisme est la mise en commun, la confiance
réciproque, et des réseaux de plus en plus denses de solidarité.
Avec ses dispositifs, la police accumule des informations dans ses fichiers pour exercer lecontrôle et la terreur. Elle connaît nos visages : alors il est plus que jamais temps que nous commencions, nous aussi, à nous reconnaître entre nous, à savoir sur qui compter, et à faire l'expérience de notre propre capacité à prendre soin les un·es des autres.
Soyons toustes solidaires contre le tout sécuritaire !
Si vous avez envie de participer et/ou aider à la logistique :
20sept_sudlubantifa@proton.me
Instagram : @sudlubantifa
Soyons nombreuses a dire non au permis de tuer, soyons nombreuses en ruralité
Rejoignez Nous
Les États-Unis attaquent Autistici/Inventati (un équivalent italien de Riseup et hébergeur de noblogs.org) en les qualifiant d'organisation terroriste internationale.
Ce 26 août 2026, l'administration des États-Unis d'Amérique a désigné comme terroriste l'association en charge des serveurs informatiques Autistici/Inventati (A/I). Derrière ce nom, ce sont 25 ans de mémoire et d'outils des luttes sociales, d'autogestion numérique qui se voient attaquées.
A/I, c'est un peu le Riseup italien. Iels hébergent des milliers de boite mails, listes mails ainsi que tous les sites en .noblogs.org. Des milliers de comptes, services et sites webs militants se voient donc censurés ou menacés. Cette décision, dont les premières conséquences commencent à apparaître, sera pleinement effective le 25 septembre 2026. D'ici-là, la communauté hacker internationale appelle à une large mobilisation de solidarité antifasciste pour la défense de nos infrastructures et pour l'autonomie de nos réseaux numériques alternatifs.
Paranoia, la première machine de ce qui deviendra plus tard A/I, est née à Milan (Italie) en 2001, dans un contexte foisonnant de luttes sociales et d'expérimentations technologiques populaires entremêlées. Cette initiative antifasciste, anticapitaliste et antimilitariste, reposant sur des logiciels libres et maniant la cryptographie comme technique d'autodéfense numérique, s'est poursuivie par l'installation de toute une infrastructure visant à garantir le pseudonymat et la libre circulation des informations, de la connaissance et de la culture.
Là où les prestataires de services en ligne commerciaux utilisent l'argent comme barrière d'entrée, A/I fait partie de ces collectifs qui conditionnent l'utilisation de leurs services à un critère d'affinité politique. Sous cette condition, la liberté d'expression permise au travers de cette infrastructure n'a cependant jamais garanti de responsabilité collective à l'égard de toutes les publications ou communications qui y circulent. Et pourtant, l'administration états-unienne justifie aujourd'hui la censure de l'intégralité des services d'A/I dans un excès de zèle fasciste qu'on lui connaît particulièrement de nos jours.
Depuis 2001 et jusqu'à la catastrophe que représente cette dernière actualité, l'histoire d'A/I est émaillée de plusieurs événements parfois rocambolesques, mettant en lumière toute l'ironie et l'absurdité des institutions politiques et du capitalisme de surveillance. Lors de l'affaire Trenitalia, A/I avait créé un site web satirique pour dénoncer le transport d'équipements militaires pour l'invasion états-unienne de l'Irak en 2003. En 2005, une enquête contre une cellule italienne de l'Anarchist Black Cross, dont les emails étaient hébergés par A/I, a révélé l'installation clandestine d'un dispositif de surveillance du serveur.
À la suite de cette affaire, le collectif a initié un chantier titanesque de mesures anti-répression de l'infrastructure, le plan R*. Un plan qui permit en 2007 aux serveurs de résister aux tentatives de censure d'un jeu-vidéo dénonçant la pédocriminalité au sein de l'Église catholique. Puis en 2010, c'est face à la police norvégienne, en complicité avec une cour de Justice italienne, que le plan R* s'est montré efficace pour permettre la survie de l'infrastructure grâce à plusieurs relais à travers le monde.
Toutes ces attaques et perquisitions ayant exposé des milliers de boîtes mail, A/I a toujours insisté sur la nécessité d'une prudence à l'égard de sa propre confidentialité. Aucune infrastructure numérique ne sera jamais indemne de vulnérabilité, à l'instar des humains eux-mêmes. Pourtant, on peut retenir que la participation du collectif aux luttes sociales a notamment permis au mouvement Indymedia de naître, à partir des mobilisations contre le G8 de Gênes. Elle a également permis à d'innombrables mailing-lists d'émerger et à des dizaines d'ateliers et discussions à travers le monde de diffuser les savoir-faires d'autodéfense numérique et les expériences du collectif à d'autres communautés en lutte.
De fait, A/I fait aujourd'hui partie des collectifs de référence dans les communautés hacker anti-autoritaires et internationalistes, tant pour tout son historique et l'exigence technique acquise que pour son approche anti-élitiste qui permet à toustes d'utiliser ses services et d'apprendre à les répliquer ailleurs. Il est donc urgent de se mobiliser, avant le 25 septembre, en défense d'A/I, de plusieurs manières, dans la mesure de vos capacités :
Par ailleurs, dans un contexte de répression débridée, à coups d'accusation de terrorisme, à l'encontre d'un nombre toujours croissant de collectifs anti-autoritaires, l'attaque contre Autistici/Inventati est une alerte pour toutes les initiatives d'infrastructures alternatives sur internet. Elle démontre l'extension des leviers utilisés par l'administration pour censurer des services (en l'occurence via l'organisme chargé des noms de domaine en ".org").
Au-delà d'A/I, cette invitation à la solidarité est donc aussi un gros coup de pied au cul pour défendre notre liberté d'expression et l'intégrité de notre vie privée ainsi que l'autonomie nos moyens d'organisation en ligne. Il est urgent de réfléchir collectivement à la dépendance aux États-Unis de nos propres moyens de communication et des plateformes de publication de nos luttes ; et de renforcer leur indépendance autant que possible en documentant le travail effectué et en faisant circuler ces recherches. Ne croyons pas que ces questions sont simplement l'affaire d'expert·es. Apprenons de l'histoire des luttes et de ses leçons. La lutte continue et c'est l'affaire de toustes !
Pour en savoir plus sur l'histoire de A/I et l'attaque actuelle des États-Unis : un article qui reprends toute l'histoire plus en profondeur.
Le domaine autictici.org n'est plus accessible, mais vous pouvez accéder à leur site par inventati.org (et notamment lire (anglais) leur campagne, leur communiqué de presse et trouver les autres articles de solidarités qu'iels ont référencés)
Le blog de A/I ou iels publieront peut être de nouveaux articles.
Première Assemblée publique de la Marche des Solidarités Marseille ✊️
📣 Dimanche 13 septembre | 17h30
📍Solidaires, 29 boulevard Longchamp, 13001
Venez nous rejoindre pour s'organiser contre le racisme et le fascisme !
Depuis quelques mois à Marseille, des collectifs et associations de mineurs isolés, de personnes sans papiers, des organisations antifascistes, anti-islamophobie, et contre les violences policières, s'organisent pour construire une structure qui porte localement les revendications de la Marche des Solidarités
C'est quoi la Marche des solidarités ?
La Marche des Solidarités est une plateforme nationale de collectifs, asso, syndicats, partis, qui se regroupent pour porter des mots d'ordre antiracistes
NOS REVENDICATIONS
Pour l'année qui arrive, on se donne 5 grands axes de revendications :
> la régularisation de toutes et tous
> l'accès au logement et l'éducation quelque soit la situation administrative
> la lutte contre l'islamophobie
> la lutte contre les violences policières et le règlement retour
> la lutte contre la fascisme
Comment on s'y prend ?
En cherchant à gagner des victoires nationales et locales par un rapport de force collectif en faisant exister nos revendications le plus largement possible. Ça passe par :
Renforcer les collectifs de sans papiers et de mineurs isolés en lutte à Marseille
Rejoindre et construire des collectifs de lutte contre le fascisme, le racisme et l'islamophobie sur tous nos quartiers
Rejoindre les syndicats sur nos lieux de travail, les organisations lycéennes et étudiantes
Tu es syndiqué•e, tu milites dans un collectif ou tu n'es pas encore organisé•e ?Rejoins-nous pour la première assemblée hebdomadaire de la Marche des Solidarités Marseille
à SOLIDAIRES, 29 bvd Longchamp, 13001
le dimanche 13 septembre à 17h 30
Tout est à construire pour lutter ensemble pour faire reculer les racistes !
La Garnache, ville vendéenne de 5.500 âmes, s'est réveillée vendredi 11 septembre sous le choc de la violence d'extrême-droite.
L’article Terreur raciste en Vendée : le domicile d’une famille de demandeurs d’asile incendié deux fois en moins d’une semaine est apparu en premier sur Contre Attaque.
Howard Zinn décrit comment les dirigeants politiques et les élites US ont utilisé les guerres et les conflits armés pour asseoir leur pouvoir à l’intérieur des frontières.
L’article Pensée antimilitariste est apparu en premier sur Contre Attaque.
Quand ?
Le 15 septembre de 12h30 à 14h
Où ?
Place Jussieu Place Jussieu 75005 Paris
Manifestation dans le cadre de la journée nationale de mobilisation dans l'ESR jusqu'au ministère de la recherche où se tiendra, ce jour-là, la réunion de rentrée du Conseil National de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (CNESER).
Communiqué de l'intersyndicale :
Pour nos organisations, l'augmentation de la subvention pour charge de service public est une nécessité pour que l'université et les organismes nationaux de recherche puissent remplir leurs missions. Nous alertons sur le fait que les restructurations et réformes se sont multipliées à marche forcée, sans moyens ni évaluation des conséquences. Elles ont considérablement réduit le temps consacré à la recherche en faveur de diverses tâches (évaluations, appel à projets, heures complémentaires). L'intersyndicale appelle à peser et se mobiliser dès la rentrée pour obtenir des financements à la hauteur des besoins de recherche et de formation du plus grand nombre et au plus haut niveau de qualification. La formation accessible à toutes et tous est un vecteur d'égalité et d'ascenseur social sur tout le territoire. Elle appelle également à défendre la liberté académique dans sa dimension collégiale, fondement de l'université.
L'intersyndicale appelle l'ensemble de la communauté universitaire et des organismes nationaux de recherche à travailler à des plans d'action adaptés aux situations locales et à s'organiser dans l'unité syndicale la plus large pour la réussite d'une journée nationale de mobilisation massive le mardi 15 septembre, jour de réunion du CNESER de rentrée. Plus largement, sur toute la période de rentrée, l'intersyndicale s'engage pour faire vivre et construire dans nos établissements la mobilisation contre les frais différenciés et contre toute attaque sur le financement de l'ESR public.
Pour Francis Hallé, « les arbres sont plus expérimentés que nous, donc plus intelligents. » Ils améliorent leur environnement, communiquent entre eux, s'entraident, coopèrent avec d'autres espèces, produisent des molécules utiles à leur survie, etc. « L'arbre, coincé dans un environnement restreint est là depuis 300 millions d'années. Nous, on vient juste d'en prendre conscience, nous sommes dans la même situation, mais on ne sait pas du tout gérer çà ! » (Emission Time for the Planet 19/11/2021).
Et si les Arbres et les humains avaient la capacité d'être intelligents ensemble ?
Les arbres sont des êtres vivants qui produisent ce dont nous avons absolument besoin : l'oxygène et l'eau. Ils sont précieux pour notre survie et notre bien- être. Souvent, nous pensons bien faire avec les arbres. Mais nos pratiques sont-elles vraiment adaptées ? Comment bien se comporter avec les arbres, pour qu'ils nous donnent le meilleur d'eux-mêmes ? Et si nous faisions connaissance avec quelques arbres particuliers, voire remarquables ? Tels seront les principaux thèmes abordés par la conférence :
« Les Arbres aujourd'hui et pour les générations futures »
Vendredi 18 septembre 2026, de 20h à 22h30,
à la salle polyvalente du Vigen
La conférence sera animée par Yann Duflot, expert arboricole et formateur en aménagement paysager.
Adultes, adolescents, enfants, la conférence est ouverte à tous !
Cette conférence est organisée par l'Association « La Voix de la Route 704 ». Elle s'inscrit dans un cycle d'actions, qui ont pour objectif de sensibiliser à la découverte et au respect du vivant.
Précédentes actions : conférence « Climat et biodiversité » en février 2024, randonnées en 2024 et 2026 pour la découverte des milieux, avec la L.P.O., puis l'amicale Charles Legendre des botanistes limousins, concours photo en 2025 « Un territoire remarquable et fragile à protéger », propositions de solutions alternatives pour l'aménagement de la RD 704 au Vigen.
lavoixdelaroute704@gmail.com
Site : route704.fr
La Goupille, festival féministe des savoir-faire techniques,
revient pour sa 3e édition du 7 au 11 octobre 2026 à Toulouse !
⚒️ Des ateliers techniques, en mixité choisie sans hommes cisgenre sur base de l'autodétermination, sur 1/2 journée ou plus : métal, électricité, recyclerie numérique, mécanique vélo, carrelage, mix DJ, charpente, menuiserie, maçonnerie, enduit, technique son, serrurerie, mécanique auto, lumière scénique, plomberie, bambouterie.
⚒️ Des stands découverte de savoir-faire techniques le dimanche, une programmation culturelle avec des projections, discussions, concerts, en mixité choisie ou ouverts à toustes selon les moments - tout sera détaillé dans le programme.
—
En pratique :
> Le programme détaillé avec les horaires sera très vite en ligne sur :
lagoupille.org
> Les inscriptions aux ateliers se feront du 11 au 13 septembre sur le site : 3 jours pour indiquer votre atelier préféré sur un formulaire en ligne, puis un tirage au sort déterminera les inscriptions. Comme ça, pas de pression pour s'inscrire en premier.
> On fera aussi un appel à bénévoles dans les prochains jours. Ouvrez l'œil si ça vous fait envie :)
> L'événement aura lieu principalement à La Chapelle, 36 rue Danielle Casanova, Toulouse et aussi dans d'autres lieux à proximité pour certains ateliers.
> Côté accessibilité, un numéro de téléphone dédié sera mis en place pour pouvoir discuter avant l'événement si vous avez besoin d'aménagements. Nous ne pouvons pas garantir de répondre à toutes les demandes, mais nous ferons de notre mieux.
> Participation à prix libre
La Goupille a à cœur que le festival puisse être accessible à toustes - qu'on soit en situation de handicap, qu'on ait des enfants, pas d'argent, pas de connaissances, pas de matériel etc.
Pour plus d'infos : lagoupille.org
la.goupille@proton.me
@festival_la_goupille
Programme des événements à venir sur la permanence communautaire LGBTQI+ Queer Sex & Prods.
En septembre sur Queer Sex & Prods (infos plus bas) :
09.09.2026 Rentrée Queer Sex & Prods
>> Temps chill et convivial
>> Présentation du programme de la fin de l'année
>> En parallèle, entretiens individuels sur demande pour les intéressé·es :
Viens papoter avec Arry !
- Santé sexuelle
- Santé mentale
- Consommations
- Dépistage rapide possible
16.09.2026 Accompagner ses proches dans leurs consos
>> Partage d'expériences et réflexion collective sur comment s'écouter, se soutenir et prendre soin
les un·es des autres :
- En tant que consommateur·ices, quelles attentes vis-à-vis de mes proches –
consommateur·ices ou pas ?
- Et de l'autre côté : Comment gérer ses propres inquiétudes sans qu'elles n'interfèrent dans la relation ? Faut-il les exprimer au risque de braquer l'autre ? Comment aborder le sujet sans juger, stigmatiser, ou infantiliser ?
23.09.2026 Biphobie ordinaire dans nos milieux et ailleurs
>> Souvent invisibilisée, la biphobie est pourtant omniprésente dans notre société, jusque dans nos espaces communautaires
>> Discussion collective et échanges autour de nos vécus, de nos questionnements, de nos stratégies, etc.
30.09.2026 Gérer ses consos de cannabis
>> Discussion et réflexion collectives à partir de nos vécus en lien les consos de cannabis (ou dérivés), partages d'expériences, de tips, d'outils, etc.
C'est quoi la perm' Queer Sex & Prods ??
Si tu ne connais pas encore la perm' Queer Sex & Prods, il s'agit d'une permanence communautaire à destination des personnes LGBTQI+ qui a lieu tous les mercredis de 18h30 à 21h dans les locaux du CAARUD Intermède (2 bis rue Clémence Isaure, 31000 Toulouse).
Chaque semaine, que tu souhaites participer à la discussion thématique du jour ou pas, tu peux venir y récupérer gratuitement du matos de RDR (pour tes consos, tes injections de THS, ou tes pratiques sexuelles), chercher des infos ou des conseils, faire un dépistage (VIH, hépatite B et C), ramener un prod à faire analyser, ou juste boire un verre et papoter.
Info pratique
Sauf indication contraire, les discussions commencent toujours vers 19h.
Mais on vous accueille sur la perm' dès 18h30 pour un petit temps de convivialité, et/ou avec la possibilité de demander un dépistage, ramener un prod pour le faire analyser ou récupérer du matériel de réduction des risques
Infos accessibilité du lieu
Il y a 2 marches à franchir pour accéder au CAARUD par l'entrée principale, mais une autre entrée (sans marche) est accessible sur demande.
En cas de besoin, ou pour toute autre demande d'aménagement ou besoin spécifique, n'hésite pas à nous contacter pour qu'on en discute.
Reprise des permanences le mercredi 16 septembre à 17H
Les permanences de la caisse de soutien STRAP reprennent les troisièmes mercredi du mois. La première à lieu le 16 septembre de 17h à 19h au Kiosk au fond du jardin de La Chapelle rue Danielle Casanova.
La caisse STRAP qu'est ce que c'est ?
Petit recap : https://iaata.info/Lancement-de-la-caisse-STRAP-8216.html
Qui dit septembre dit retour des permanences !
Après la pause pendant cet été caniculaire qui nous a empeché, même si on aurait voulu, de pouvoir tenir des permanences, vu comment machines et chaleur étouffante ne vont pas du tout ensemble.
On reprend les permanences tous les mardis, de 16h à 19h, à partir du 15 septembre.
L'imprimerie à prix libre du Fond de la Casse rouvre ses permanences du mardi, et le reste !
Le Fond de la Casse c'est un endroit pour imprimer, assembler, relier, coller, découper toutes sortes de brochures, tracts, journaux, affiches, livres et fanzines.
Tous les mardis, on tient des permanences à partir de 16h et jusqu'à 19h, au 44 rue Michel Ange (pas au motor, mais dans un autre hangar). Tu peux imprimer avec l'ordi sur place depuis une clé USB, ou depuis le tien si tu installes les drivers des imprimantes.
Si tu as beaucoup de choses à imprimer, envoie-nous un mail : l'année dernière, c'est arrivé qu'on ait des gros bouchons et que tout le monde ne puisse pas imprimer :( C'est possible de prendre des rendez-vous en dehors des perms en fonction des dispos du collectif. Si tu as des projets d'impression de livres /revues, ou de choses qui prennent un peu plus de temps, tu peux passer nous en parler ou nous envoyer un mail.
Pour le papier, hésite pas à ramener tes ramettes A3 ou A4 qui traînent.
Tout est à prix libre, à la seule condition que les choses qu'on imprime ne soient pas vendues à prix fixe, ni pour un profit perso par la suite, et ne servent pas à la promotion d'évènements lucratifs. C'est cool si ça participe à diffuser des idées révolutionnaires et anti-autoritaires, mais ce n'est pas un prérequis.
Pour celles et ceux que les machines intéressent :
On met à disposition un photocopieur laser Konica Minolta bizhub c368, une imprimante jet d'encre Riso ComColor 7050, un duplicopieur Riso RP3700 avec des tambours bleu, rouge, vert, rose, jaune, noir et burgundy.
Il y a aussi tout le matos pour assembler : massicot électrique, agrafeuses, reliure à la colle, assembleuse... Et comme d'hab, on est toujours à la recherche de plans, machines, encres riso, agrafeuses, consommables en tout genre... hésite pas à nous écrire. Aussi, on aimerait bien se mettre à fabriquer du papier, si jamais t'entends parler de cadres et de tamis, on est super chauds de les récupérer :)
Le Fond de la Casse
lacasse@disroot.org
Pour l'instant, on a un bug d'ordi, l'idéal est donc d'amener tes documents sur une clé usb, idéalement déjà mis en page en mode cahier / A4, si c'est des brochures. Dans le doute, ramène ton ordi, on pourra bidouiller ton doc ensemble.
Aprem jeux de société entre queeros et leurs amixs, 2 dimanches par mois
La montée du fascisme te déprime ?
Tu te sens isolé.e et tu te retrouves pas dans les lieux LGBT mainstream ?
T'en as marre de broyer du noir solo et tu veux tenter l'aventure à plusieurs ? Tu veux tout cramer avec swag, fun, cynisme et paillettes ?
T'assume pas mais au fond t'aime suivre les règles du jeu ?
T'es mauvais.e perdant.e mais pour une fois c'est socialement acceptable ?
T'as faim et tu veux te régaler de délicieux cookies vegan ? Les réunions ou la teuf, certes, mais t'as envie d'investir d'autres espaces ?
T'as mal aux cheveux tous les dimanche et tu cherches quelqu'un.e qui ait de l'aspirine et des dés ?
T'as envie de relire toutes les brochures d'infokiosk que tu connais déjà par cœur ?
Tu veux défiler devant le public qui t'es dû grâce au coin freeshop de l'impasse ?
Tu veux faire le.a pilier de comptoir en buvant des litres de tisane ?
T'es pas queer mais t'es à l'aise avec les strass, la dépression, la flamboyance, la bizarrerie et l'autodérision ?
On a trouvé la solution à tous tes problèmes : Dice Queer Vortex (DQV pour les intimes) ! La recette est simple : des jeux, un gouter vegan, des queers (et amixs) ! Youhou !
Côté orga, on s'assure d'amener le nécessaire en terme de jeux et tu es largement invité.e à faire découvrir tes (non) talents culinaires ou ton jeu de (anti) société préféré ! La première demie-heure, on se rendra dispo pour accueillir tout le monde. Ce sera aussi l'occasion d'apprendre les règles des jeux. En parallèle, ou ensuite : on joue !AU FAIT : les jeux et leurs univers sont loin d'être neutres et véhiculent souvent stéréotypes et imaginaires racistes, sexistes, validistes, coloniaux, spécistes, etc. On fait une pré-selection de notre côté pour éviter les pires, mais on fait le choix d'en amener certains. On fera en sorte de nommer leur caractère oppressif et de pas les invisibiliser. On t'invite à en faire de même pour les jeux que tu ramènes !
Les retours sont graves bienvenus, avant, pendant, après, en parallèle, en dessous, au dessus. Si tu te sens pas de les faire de visu, on a aussi la solution : une magnifique boîte à retours ! Tadaaam !
Et d'ailleurs, pourquoi queers et amixs ? On tient fort à créer des espaces de sociabilité queers non marchands. Mais parfois on a besoin d'inviter son/sa pote pas queer parce que seul.e on est intimidé.e. On sait aussi que ça peut prendre du temps de se découvrir, qu'on peut être indéfinix, bizarro, follx, aimer des espaces hors-normes tpbgia, bref, on veut pas fermer de portes, alors si ça te deter, viens DQV avec nous.
On a envie de proposer un espace où l'alcool et les prods ne sont pas centraux. Si c'est compliqué pour toi, tu peux ramener ta conso perso bien sûr ! ;)
Et main'nant, keskonfé ? On se donne rendez-vous à l'impasse, 1 impasse lapujade, 31200 Toulouse ! Ramène ta fraise les dimanche 20 et 27 septembre, 11 et 18 octobre, de 16h à 20h. Si t'as envie de rejoindre le projet et aussi fixer les prochaines dates : réu (oupsiii) lolilol le 11 octobre à 18h (en parallèle des jeux, on se mettra à part).Zoubzoub
PROJECTION & DISCUSSION — DROGUES, CRIMINALISATION ET RÉDUCTION DES RISQUES https://fb.me/e/4RuRs4cuj
Le lundi 5 octobre à 19h00, Bruxelles Panthères vous invite dans son local, au 438 chaussée de Mons à 1070 Bruxelles, pour une projection suivie d'une discussion autour du film documentaire :« Double Peine — Criminalisation toxique des drogues »
de Pierre Schonbrodt
À Bruxelles, derrière les discours sécuritaires et les politiques de criminalisation, il y a des personnes qui consomment, des travailleurs sociaux, des infirmiers, des éducateurs, des intervenants de rue et des structures qui tentent chaque jour de réduire les risques et de maintenir du lien. L'ASBL Transit est au cœur de cette réalité : accueil psycho-social, hébergement, soins infirmiers, travail de rue et salle de consommation à moindre risque. Le documentaire de Pierre Schonbrodt donne la parole aux personnes directement concernées ainsi qu'aux professionnels confrontés quotidiennement aux conséquences de la politique prohibitionniste. Il interroge notamment la loi belge du 24 février 1921 et un modèle qui, depuis plus d'un siècle, continue de faire de la consommation de drogues une question pénale avant d'en faire une question sociale, sanitaire et politique. Après la projection, nous ouvrirons une discussion sur la criminalisation des drogues, la réduction des risques, la place des services de bas seuil, les politiques publiques et les effets concrets de la répression sur les personnes les plus précarisées.
Avec la présence de :• Pierre Schonbrodt — réalisateur du documentaire
• Kris Meurant — directeur général adjoint de l'ASBL Transit
• Claire Scohier — chargée de mission et chercheuse active au sein d'Inter-Environnement Bruxelles (IEB)
• Nordine Saidi — militant antiraciste, Bruxelles Panthères
Une discussion qui nous permettra également de poser une question simple mais fondamentale : Que produit réellement la criminalisation des drogues ? Quand la répression marginalise, quand elle éloigne les personnes des soins et des services, quand elle transforme des problèmes sociaux en problèmes policiers et judiciaires, il est nécessaire de questionner le modèle lui-même.
À Bruxelles Panthères, nous voulons ouvrir cet espace de discussion à partir des réalités vécues, des pratiques de terrain et d'une critique politique des politiques sécuritaires et carcérales.
Bruxelles Panthères 438, chaussée de Mons — 1070 Bruxelles Lundi 5 octobre 2026 19h00 Projection Discussion avec les intervenants Entrée libre — venez, écoutez, débattez, partagez.
Bienvenue au local de Bruxelles Panthères.
https://fb.me/e/4RuRs4cuj
En Wallonie c'est 4 Milliard d'euros qui sont transférés des plus pauvres au plus riches par le loyer privé.
Le loyer moyen à augmenté de 25% en Wallonie entre 2010 et 2020.
Aujourd'hui il coute 888€ par mois en moyenne.
3/4 des menages allouent entre 25 et 35% de leurs revenus au loyer.
Dans le bassin liégeois c'est plus de 2000 personnes qui sont en situation de sans-abrisme ou de sans chez-soi en 2026.
Près de 20% sont des enfants.
Plus de 1000 logements sont laissés inoccupés rien que dans la ville de Liège.
Pour une approche sensible de l'état de la ville de Liège check notre Fanzine