Les Oiseaux de la Tempête de Fougères animent un local autogéré avec des activités politiques et culturelles variées.
Les Oiseaux de la Tempête, situés à Fougères en Ille-et-Vilaine, sont un lieu politique, social et culturel ; un lieu de solidarités, d'exercice de l'autogestion, de rencontres et d'échanges non marchands. Nous sommes ouvert à toutes et à tous, quel que soit votre âge !
Télécharger le programme
Quand ?
Le 13 septembre de 16h30 à 0h
Où ?
Les Fleurs arctiques 45, rue du Pré Saint-Gervais 75019 Paris
Lire des textes ensemble, vraiment ?
Pourquoi ?
La lecture se définit la plupart du temps comme une activité solitaire et silencieuse. Lire des textes ensemble, c'est ouvrir la possibilité d'un autre rapport aux écrits qui permette de les comprendre de manière peut-être plus riche et imprévisible, de mettre à profit autour des textes le regard et l'expérience des participants ; faut-il préciser que la seule exigence est l'intérêt de chacun pour y participer, avec son rapport à la lecture, plus ou moins simple ou compliqué, plus ou moins régulier ou exceptionnel ? On n'est même pas strictement obligé de tous lire : c'est aussi une façon de réfléchir ensemble en invitant d'autres manière de voir les choses et le monde, le plus souvent inactuelles, que l'écrit rend accessibles.
Aussi ne s'agira-t-il pas de sacraliser les textes lus en commun, et ce ne sont pas des réponses gravées dans l'airain qu'on y cherchera. Il s'agira plutôt d'essayer de mettre les textes au travail aujourd'hui en fonction de nos enjeux et perspectives actuelles. D'ailleurs on ne choisira pas forcément des textes qu'on admire et qu'on lirait comme d'autres lisent la Bible. Il nous arrivera souvent au contraire d'aiguiser notre esprit critique commun autour de productions d'intérêts variés, parfois contestables. On pourra aussi s'écarter des chemins balisés de la « théorie politique » ou de l'histoire pour aller piocher dans des régions moins évidemment liées à notre objet, et si on lira sans doute les productions de quelques vieux barbus, on ne s'interdira pas de préférer parfois l'actualité, la fiction ou la poésie aux classiques et à l'argumentation raisonnée. L'objectif étant toujours d'ouvrir la réflexion et de faire circuler la pensée et la théorie hors des musées et des cercles savants de l'université où les ennemis de la praxis s'acharnent à les emmurer.
Comment ?
On propose un rendez-vous régulier le dimanche à 16h30, qui peut éventuellement s'étendre dans le temps. Des propositions précises et suivies dans la durée pourront se mettre en place, mais on pourra aussi papillonner à l'occasion dans la bibliothèque ou autour de textes proposés pour l'occasion : il ne s'agit pas de se donner des devoirs du soir ni de produire des thèses spécialisées sur les grands auteurs du programme révolutionnaire. Si on propose sur ce site des idées ou quelque chose qui ressemble à un programme, ce sera toujours sous une forme indicative, à rediscuter avec les participants du jour ou du moment.
Toutes les formes de lectures communes sont possibles, à expérimenter et choisir en fonction des textes. On pourra lire ensemble un court texte à haute voix et en parler, on pourra aussi se répartir différents textes et en discuter la fois suivante, ou alors fonctionner avec quelques extraits que l'un d'entre nous aura sélectionnés...
Alors ?
Bienvenue aux dilettantes comme aux assidu.es, aux érudit.es comme aux rêveurs et rêveuses, aux lecteurs et lectrices passionné.es comme à celles et ceux que se retrouver seul.e avec un texte rebute, retrouvons-nous les dimanches à partir de 16h30.
Appel pour une manif autonome contre les frontières
10 octobre à 14h à Barbès
RDV à l'angle du boulevard de la chapelle et de la rue caplat
Depuis plusieurs années, le gouvernement est dans une marche en avant de plus en plus répressive, enferme toujours plus pour contenir la contestation sociale. Création de 3000 nouvelles places de taule, de super-prisons contre les narco trafiquants, de 11 CRA supplémentaires (les prisons pour les personnes n'ayant pas les bons papiers), entrée en vigueur du pacte asile immigration et du réglement retour pour rafler et expulser toujours plus facilement.
Tout ça dans un contexte global raciste et sécuritaire toujours plus étouffant, que ce soit à travers l'omniprésence des discours d'extrême droite dans l'espace public et médiatique, les meurtres policiers, les rafles, la surveillance généralisée et les politiques antisociales.
À l'échelle mondiale, la vie des gens est rythmée par les guerres, les génocides, les déportations, l'écocide...
Ces poussées et mouvements autoritaires et réactionnaires ne sont pas nouveaux et ne feront jamais taire la révolte des opprimé.es.s. Partout dans le monde, des gens se soulèvent et s'organisent. De La Paz à Tirana, en passant par les rues de Minneapolis contre ICE, les révoltés s'auto organisent pour lutter contre leurs oppresseurs.
En France aussi, les gens ne se résignent pas, que ce soit de façon spontanée face aux flics, en s'organisant collectivement face à un meurtre policier, dans des ag pour lutter contre les CRA et les prisons, en attaquant et sabotant les infrastructures de ce monde de merde, ou encore en allant piller des magasins contre la vie chère. Cette liste est non exhaustive...
On voudrait nous faire croire que les seules perspectives politiques sont tournées vers les élections de 2027 et un avenir électoraliste, mais pour nous ça ne sera jamais une option.
Tant que les États existeront nous ne serons jamais libres et leurs frontières entraîneront leurs lots de morts, d'enfermé.es.s et de vies brisées. Et cela quelque soit la couleur politique du garde-frontières ou du trieur de bons ou mauvais migrants.
N'en déplaise aux promoteurs de la France insoummise, les politiques racistes n'ont jamais attendu l'extrême droite pour être mises en place.
Détruisons les États, les frontières, les partis et tout ce qui nous opprime.
On a besoin de reprendre la rue sans attendre qu'on nous l'autorise pour se rencontrer, faire de l'agitation, crier nos rages et notre envie de détruire leur monde pourrave !
Rdv le Samedi 10 octobre à 14 h à Barbès à l'angle du boulevard de la Chapelle et de la rue Caplat
Des anarchistes contre les frontières
Selim Derkaoui sera l'invité de la librairie Le Monte-en-l'air (2 rue de la Mare, 75020 Paris) le vendredi 18 septembre à 19h30 à l'occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « L'arabe du samedi soir » aux éditions du Seuil.
La rencontre sera animée par DJ Missy Ness.
Présentation de l'ouvrage par la maison d'édition :
J'aurais frappé un policier, mais je ne m'en souviens pas. Ce dont je me souviens, ce sont la tentative avortée pour entrer en boîte de nuit, les litres d'alcool ingurgités, et cet after jusqu'au petit matin. Quelques heures plus tard, je me réveille en cellule. Que s'est-il passé ce soir-là ?
Entre le récit intime et l'essai, Selim Derkaoui enquête sur ce qu'il nomme les nuits populaires : aux clubs et free parties, à l'alcool et aux drogues, répondent les contrôles au faciès, les difficiles retours de soirées, les boulots précaires et les corps qui encaissent. De la Normandie aux fêtes parisiennes, l'auteur remonte avec humour le fil de ses virées nocturnes. Il cherche à comprendre comment le capitalisme nous pousse à faire de nos weekends des exutoires – quitte à nous mettre en danger et à rappeler brutalement à l'ordre les minorités politiques. Malgré tout, le samedi soir reste un rituel de survie, de résistance et de dignité ; une véritable conquête sociale arrachée aux dominants.
Selim Derkaoui est journaliste. Il est l'auteur de La guerre des mots (2020, avec Nicolas Framont) et de Rendre les coups (2023), aux éditions Le Passager clandestin, ainsi que de Laisse pas traîner ton fils (2025), paru chez Les Liens qui Libèrent.
Dj Missy Ness est une Dj qui raconte l'histoire d'un monde dans sa complexité géopolitique. Elle mélange la crème des courants alternatifs qui illuminent les nuits folles d'Istanbul, de Ramallah, de Beyrouth, de Londres, de Barbès ou de Tunis. Dub, Grime, Hip Hop, Trap, Electro ou rythmes traditionnels nourrissent ses mixs urbains. Pendant plusieurs années, à travers le projet indépendant In Transit, elle a valorisé les scènes musicales émergentes des pays arabes et du Sud Global en organisant des séries de concerts qui rendent hommage à la diversité esthétique et à la migration.
Calendrier des actions et soutiens aux manifestations , occupations, grèves Septembre et Octobre 2026
Calendrier de Bloquons-tout Île-de-France : Actions et soutiens aux manifestations, occupations, grèves...
| Date | Heure | Événement |
| Samedi 5 septembre | 16h à 2h | Soirée de soutien pour que la famille d'El Hacen Diarra puissent aller en procès, au Chair de poule |
| Mardi 8 septembre | Toute la journée | Journée de grève des salariés de librairies à l'appel de la CGT librairies |
| Jeudi 10 septembre | 13h30 | Délibéré du procès en appel des inculpés du 8/12 (Cour d'appel de Paris) |
| 11-12-13 septembre | Toute la journée | Fête de l'Humanité |
| Samedi 12 septembre | 15h | Manifestation des Gilets jaunes (Place Jussieu) |
| Mardi 15 septembre | Toute la journée | Journée de grève dans le secteur des Industries Électriques et Gazières, appel de FNME-CGT, CFE Énergies, FCE-CFDT et FO Énergie et Mines |
| Mardi 15 septembre | 19h30 à 21h | Appel de France nature environnement, Médecins du monde, Solidaires, Greenpeace, Nous toutes, Fondation pour le logement, FAGE, SNPI, CFE CGC et SSPVF (pompiers) à se rassembler pour pour exiger des moyens face au dérèglement climatique (Bercy devant le Ministère de l'Economie, Paris) |
| Samedi 19 septembre | 12h à 20h | Techno parade (Bastille à Nation) |
| Dimanche 20 septembre | Toute la journée | Mobilisation nationale contre la loi “permis de tuer" |
| Du 19 au 26 septembre | Appel du Collectif national des marches pour la paix à multiplier les initiatives | |
| 26 septembre | Marche nationale pour le climat, la paix et les solidarités | |
| 26 au 28 septembre | Occupation de la Place de la République par les pompiers | |
| 29 septembre | 14h | Manifestation de la fonction publique, rejoint par l'intersyndicale sapeureuses-pompier.es et les étudiant.es mobilisé.es contre “Bienvenue en France” |
| Samedi 3 octobre | Mobilisation internationale Stop Pesticides - Arrêtons Syngenta (Saint-Pierre-la-Garenne) |
| 9-10-11 octobre | Mobilisation contre l'inauguration de l'A69 |
| Samedi 24 et Dimanche 25 octobre | Mobilisation nationale contre le congrès du RN à Orléans |
| Samedi 24 et Dimanche 25 octobre | Mobilisation nationale contre le congrès du RN à Orléans |
« On doit assurer aux classes populaires que, dans une société écologique, il y aura une place pour gagner sa vie » : le candidat à la présidentielle François Ruffin met au cœur de sa campagne le « travaillisme écologique ».
C'est une campagne plutôt inhabituelle. Le candidat à l'élection présidentielle François Ruffin (président du mouvement politique Debout !) a passé le mois de juillet à faire de l'autostop pour « retrouver le réel » et récolter des parrainages. Après avoir longtemps (…)
De la destruction d'un quartier industriel par la pseudo ville durable, à l'occupation de friches par une bande d'alternos chalonnais, on vous propose une émission très géographique où l'on descend la Saône jusqu'à Confluence à Lyon avant de la remonter jusqu'à la Méandre à Chalon-sur-Saône.
Cette semaine on descend la Saône jusqu'à sa Confluence pour scruter avec le géographe Matthieu Adam ce quartier du Sud de la presqu'île lyonnaise. Ancien quartier industriel puis logistique, il incarne depuis le début des années 2000 l'une des nouvelles manières pour le capitalisme de produire la ville. On remonte ensuite la rivière par Mâcon et Tournus et on s'arrête dans le port Nord de Chalons sur Saône où le quartier industriel, ses grues et ses hagards n'ont pas encore été requalifiés. On y rencontre de joyeux lurons qui depuis 10 ans maintenant font vivre un lieu auto-géré qui accueille compagnies de théâtres, spectacles et concerts. C'est la Méandre.
Une reprise des fronts d'eau plus DIY que ce que nous annonce depuis bientôt 20 ans le marketing de la ville durable.
Toutes nos émissions sont ici, sur le site de radio canut ou sur tous les trucs de podcast : https://audioblog.arteradio.com/blog/98875/mayday
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le Réseau forêt limousine dénonce des tags antisémites et un amalgame odieux
Le Réseau forêt limousine dénonce sans réserve les tags antisémites découverts près d'un chantier de coupe de bois sur la commune de Châtelus-le-Marcheix.
Il rappelle que tous les propos racistes ou portant atteinte à la dignité humaine ont toujours été rigoureusement bannis de l'ensemble des associations de défense de l'environnement qui composent le Réseau forêt limousine.
Le Réseau forêt limousine dénonce un grossier amalgame et une basse manœuvre pour décrédibiliser par ricochet les actions des défenseurs de la forêt contre les coupes rases.
Le RFL estime que le préfet de la Creuse M. Legueult a manqué à son devoir de réserve en tant que représentant de l'État en publiant un communiqué laissant supposer que des militants ou défenseurs de l'environnement pourraient être à l'origine de ces inscriptions odieuses. Et ce, avant toute enquête judiciaire.
Le RFL et les associations qui le composent se réservent le droit de poursuivre en justice toute personne laissant supposer, même indirectement, l'implication du RFL ou de l'un de ses membres dans ces tags à caractère antisémite.
Contactée par le Réseau Forêt Limousine à ce sujet, l'association Canopée Forêts Vivantes, également engagée en faveur d'une évolution des pratiques de gestion forestière en Creuse, rappelle que la non-violence, aussi bien physique que morale, constitue l'une des valeurs fondamentales de l'association et guide l'ensemble de ses actions. Elle ne tolérera aucun amalgame entre les actions non-violentes menées pour la défense des forêts et des inscriptions antisémites, ou relevant de toute autre forme de haine ou de violence.
Le RFL attire enfin l'attention sur le fait que cette tentative d'amalgame intervient juste au moment où le gouvernement a entrepris en catimini une consultation publique en plein mois d'août afin de faire passer un nouveau décret de mise en œuvre de son plan de planter un milliard d'arbres en dix ans, décret qui pourrait en outre modifier le Code forestier.
Le Conseil d'État avait, en effet, annulé le 15 juillet dernier le précédent décret de mise en œuvre de ce plan pour non-consultation publique, tandis que l'association Canopée révélait que dans un trop grand nombre de cas, les arbres plantés dans le cadre de ce plan l'étaient, en réalité, après des coupes rases de forêts déjà existantes.
Le Réseau forêt limousine rappelle que se mobiliser pour l'environnement est un devoir inscrit dans la charte de l'environnement qui a valeur constitutionnelle, et un droit inaliénable : celui à la liberté d'expression et de réunion.
Le Réseau Forêt Limousine, regroupement d'associations, collectifs, groupements forestiers, scientifiques, syndicats et journalistes qui œuvrent pour des forêts vivantes en Limousin.
Vendredi 11 septembre à 17h30 – parking des Casseaux - Limoges Mobilisation contre le projet de porcherie industrielle du GAEC du Villard (Royère-de-Vassivière).
Nous sortons d'un été qui a montré à quel point toutes les formes de productions intensives nuisent à l'environnement comme aux êtres humains.
Les forêts de pins en monoculture ont brûlé, il y a longtemps que les eaux des rivières de Bretagne (y compris de la mer) sont polluées... Pourtant, les choix politiques en matière d'agriculture continuent à nous conduire droit dans le mur.
Le préfet de Creuse et les chambres d'agriculture dirigées par la FNSEA en Creuse et la Coordination rurale en Haute-Vienne choisissent la pollution avec Cirhyo contre la préservation de l'eau et du vivant.
Cirhyo, c'est aussi le bâtiment de « multiplication porcine » inauguré en juin dernier à Bujaleuf dans lequel, chaque année, 12 000 porcs verront le jour, qu'il s'agira d'aller engraisser dans des fermes dans un rayon de 30 kilomètres.
**Le modèle breton n'est pas une vue de l'esprit !
Quant au projet du GAEC du Villard, il pourrait porter l'élevage à 2 250 porcs hors-sol par an, avec des épandages dont les conséquences seraient irréversibles pour l'eau et la biodiversité.
Nous sommes du côté des 1 006 contributions citoyennes défavorables qui se sont exprimées en mars dernier, du côté des communes mobilisées, des établissements publics inquiets, des producteurs et des éleveurs qui défendent une agriculture paysanne, des 75 000 signataires de la pétition, des défenseurs du vivant et de l'eau...
Il n'y aurait pas de projet du GAEC du Villard sans le prêt octroyé par le Crédit agricole : 600 000 euros à rembourser sur 30 ans !
Les agriculteurs s'endettent, le Crédit agricole et Cirhyo s'engraissent !Quand ?
Le 9 septembre de 16h30 à 18h30
Où ?
Les Fleurs arctiques 45, rue du Pré Saint-Gervais 75019 Paris
Les permanences sont des moments où il est possible de passer nous voir pour discuter, faire des propositions de discussions ou de projections, venir chercher les publications que nous diffusons, emprunter ou ramener des livres de la bibliothèque, mais aussi donner des nouvelles, en prendre et mener des discussion actuelles ou inactuelles.
Dans cet atelier nous explorerons les principes de base de la propagande de guerre tels que conceptualisés par l'historienne Anne Morelli afin d'identifier les mécanismes utilisés pour faire adhérer les populations aux discours bellicistes. Dans la partie pratique nous décrypterons des discours, textes et images pour repérer la propagande mise en œuvre.
Parce qu'identifier la propagande, c'est déjà pouvoir s'en protéger et la combattre !
Inscription : https://linktr.ee/agirpourlapaixactivites
Quand ? 08/10 18h-21h. Accueil dès 17h45.
Où ? Maison de la Paix, 35, rue Van Elewyck, 1050 Ixelles.
Nous souhaitons que nos activités restent accessibles à toustes, c'est pourquoi elles sont proposées gratuitement ou à prix libre. Si vous en avez la possibilité et l'envie, vous pouvez nous soutenir avec un don sur notre compte bancaire : BE04 5230 8079 6631 – BIC : TRIOBEBB.
Accessibilité :
Le bâtiment n'est pas accessible aux PMR.
Bus 59 – 71 – 38 – 60 : arrêt Flagey
Tram 81 : arrêt Dautzenberg ou Flagey
Trams 8 et 93 : arrêt Baill
Chahut vous invite pour la 3e édition de son Festival de conférences gesticulées ! ✨
Trois soirées, du mercredi 30 septembre au vendredi 2 octobre 2026, dans un lieu atypique au cœur du quartier Heyvaert : le 111 (anciennement îlot111), rue de Liverpool 23, 1080 Bruxelles.
👉 Au programme : 6 conférences gesticulées pour réfléchir, rire, s'indigner et imaginer autrement.
Ouverture des portes : 17h30
— > 1re conférence : 18h30
— > 2e conférence : 20h30
De quoi boire et manger sur place (même avant si vous arrivez tôt !)
Participation libre et consciente (cash ou Payconiq uniquement).
Mais c'est quoi une conférence gesticulée ?
Un mélange de savoirs vécus et théoriques, entre spectacle et conférence, pour raconter, questionner et transformer collectivement.
🔥 Une soirée chaleureuse, engagée et enrichissante vous attend !
Renseignements & inscriptions : chahut@protonmail.com
#conferencegesticulee #educationpopulaire #bruxelles Les ultra-riches comme Olivier Bouygues privatisent la terre pour leurs loisirs mortifères, et la forêt solognote est un cas d'école.
L’article Un « charnier d’oiseaux protégés » découvert dans son domaine en Sologne : le milliardaire Olivier Bouygues poursuivi pour braconnage est apparu en premier sur Contre Attaque.
Le Festival Mondial des Cinémas Sauvages revient à Bruxelles après sept années d'absence
Du jeudi au dimanche, on va investir pour la première fois le ZK avec des projections, performances, ateliers, concerts, rencontres autour des tentatives de faire cinéma. Il y aura donc parfois plusieurs choses en même temps, mais au final on aime bien l'idée que le festival soit un endroit dans lequel on se balade et où on tombe sur des trucs qui nous permettent de croiser des récits
Comme les éditions passées, les films libres de droit seront à disposition sur ordi et pour le reste on va essayer d'archiver une partie de tout ça !
Aussi, le festival repose toujours sur sa propre économie. L'entrée sera donc prix libre, les cantines aussi. Il y a quelques frais et défraiements à couvrir, alors si vous pouvez mettre quelques euros, ça nous aide à faire tourner la machine
Septembre, Bruxelles se réveille, donc on espère vous voir au ZK car même si on a parfois la sensation d'organiser des trucs pour 40 cerveaux, c'est avec les tripes et celles de toutes les personnes impliquées à cette programmation qu'on se réjouit
On rappelle ici, la charte du ZK : https://forum.zonneklopper.net/pub/charte-fr
Ça va être beau et probablement un peu le bordel voilà !
"À la veille du discours de politique générale, nous adressons un avertissement clair au gouvernement : nos alternatives doivent être entendues."
"👉La FGTB attend du gouvernement qu'il corrige sa trajectoire et a fixé trois « lignes rouges » : une atteinte unilatérale à l'indexation, une hausse de la TVA et une annualisation du temps de travail. "
"Menace de grève générale vers le 23 Novembre si une des lignes rouges est franchi."
Combien de ligne rouge encore ? [1] Le gouvernement doit chuter.
Les bases syndicales doivent reprendre le pouvoir sur leur appareil, en solidarité avec le reste de la société, et sortir de leur rôle de pions coloré dans des négociations humiliantes.
Déjà et encore les plus fragiles sont laissées derrière et ne sont pas protégées par les lignes rouges syndicales. Aucun droits pour les travailleurs.euses sans-papiers, plus de 100 000 personnes exploitées en Belgique. Aucun droit pour les travailleurs.euses détenues, condamnées au traitement inhumains et enfermées de plus en plus massivement. [2] Aucun droit pour les travailleurs.euses mineures, les élèves, les enfants, les jeunes en formations, qu'on prépare à ne pouvoir devenir que chair à canon ou chien de garde du capital. [3] Aucun droit pour les travaileur.euses sans emplois. Aucun droit pour les travaileur.euses sans chez soi. et rien, pour les dingues et les paumées [4]
Toujours aucune solidarité de la part des directions syndicales, qui plante leur écran géant pour qu'il serve de barrière pour protégé l'office des étrangers d'une nouvelles attaque, qui refuse l'usage de leurs bâtiments à des occupations solidaires et vitales, qui collabore au capitale et à ces guerres, qui veut décider du rythme des luttes et de leur fin.
Pour que les services d'ordres syndicaux arrêtent de faites les flics bénévolement et le maintien de l'ordre pour les patrons.
Pour que les bases interprofessionnelles retrouvent le dialogues entre elles pour construire la suite.
Les manifs ont UN trajet, mais les trajets ont DES détours.
📅 Bloquez la date, rejoignez l'action et partagez cet appel autour de vous !
Et Prévoyez 5 jours de Grèves féministes [5] à partir du 25 Novembre dans tout le pays.
Le temps des tomates
[1] https://www.institut-athena.be/arizona-une-politique-budgetaire-inefficace [2] Haren Observatory [3] Renforcement entre police et écoles contre la délinquance juvénile : comment Bernard Quintin et Valérie Glatigny vont-ils s'y prendre ? [4] en musique [5] Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes
Et pour le dernier PAG de l'année, posons nous, prenons le temps et explorons ensemble la question de la surcharge et des épuisements individuels et collectifs.
Comment en parler, la visibiliser ? Comment pouvons-nous agir dessus, nous en emparer collectivement ?
Pour qui ?
Les PAG's s'adressent à des personnes engagées bénévolement dans des collectifs autogérés non-professionnels, c'est-à-dire qui ne fonctionnent qu'avec des bénévoles (et si présence de salariées, où le fonctionnement reste porté par des bénévoles et où les décisions importantes sont prises par elleux).
Groupes de max 20 et min 8 personnes.
Participation
La participation est gratuite et auto-financée par le fond de soutien interne de collectiv-a.
Nous demandons aux participant·es d'amener de quoi boire et/ou manger à partager sur place.
S"inscrire : https://collectiv-a.be/evenements_collectiv/pag10-surcharge-et-epuisements-dans-nos-collectifs/#formulaire https://collectiv-a.be/evenements_collectiv/pag10-surcharge-et-epuisements-dans-nos-collectifs/#formulaire
Durant ce PAG, nous explorerons ensemble la manière dont nos collectifs appréhendent la question de la transmission et la place des ancien·nes et nouvelles·aux. Le degré d'ancienneté de chaque membre est une donnée inévitable. Comment vos collectifs accueillent-ils les nouvelles personnes pour peu à peu leur donner une place à part entière et qu'elles puissent se sentir légitimes ? Quel espace pour que les personnes plus anciennes transmettent leurs savoirs et savoirs-faire, ainsi que leur connaissance intime et implicite de la structure ? Quel soutien à l'empouvoirement des dernières arrivées et quelle aide pour que les ancien·nes laissent de la place, partage le pouvoir ? Quelle place est laissée aux fondateur·ices ? Comment la reconnaissance circule-t-elle entre toustes ?
C'est quoi un PAG ?
Ce sont des moments d'échanges de pratiques d'autogestion et de réflexion collective autour d'une thématique liée à l'autogestion. Ces espaces permettent l'apprentissage et le partage de pratiques. Ils peuvent aussi servir à tisser des liens entre collectifs qui aimeraient approfondir ensemble une question.
Pour qui ?
Les PAG's s'adressent à des personnes engagées bénévolement dans des collectifs autogérés non-professionnels, c'est-à-dire qui ne fonctionnent qu'avec des bénévoles (et si présence de salariées, où le fonctionnement reste porté par des bénévoles et où les décisions importantes sont prises par elleux).
Groupes de max 20 et min 8.
Participation
La participation est gratuite et auto-financée par le fond de soutien interne de collectiv-a.
Nous demandons aux participant·es d'amener de quoi boire et/ou manger à partager sur place.
S"inscrire : https://collectiv-a.be/evenements_collectiv/pag9-anciennes-et-nouvelles-personnes-place-transmission-et-implication/#formulaire https://collectiv-a.be/evenements_collectiv/pag9-anciennes-et-nouvelles-personnes-place-transmission-et-implication/#formulaire
Pour ce PAG de la rentrée, nous aborderons la question de la répartition des tâches et des responsabilités dans nos collectifs. Qu'est-ce qui existe comme manière de faire pour se répartir les tâches ? Que faire des responsabilités plus ou moins lourdes, plus ou moins « ingrates », de celles qui sont visibles, d'autres moins mais tout autant nécessaires ?
C'est quoi un PAG ?
Ce sont des moments d'échanges de pratiques d'autogestion et de réflexion collective autour d'une thématique liée à l'autogestion. Ces espaces permettent l'apprentissage et le partage de pratiques. Ils peuvent aussi servir à tisser des liens entre collectifs qui aimeraient approfondir ensemble une question.
Pour qui ?
Les PAG's s'adressent à des personnes engagées bénévolement dans des collectifs autogérés non-professionnels, c'est-à-dire qui ne fonctionnent qu'avec des bénévoles (ou si présence de salariées, où le fonctionnement reste porté par des bénévoles et où les décisions importantes sont prises par elleux).Retour ligne automatique
Merci de respecter ces critères en vous inscrivant.Retour ligne automatique
Les groupes seront constitués de maximum 12 personnes et minimum 8.
Participation
La participation est gratuite et auto-financée par le fond de soutien interne de collectiv-a.
Nous demandons aux participant·es d'amener de quoi boire et/ou manger à partager sur place.
S"inscrire : https://collectiv-a.be/evenements_collectiv/pag7-se-repartir-les-responsabilites-et-les-taches-dans-nos-collectifs/#formulaire https://collectiv-a.be/evenements_collectiv/pag7-se-repartir-les-responsabilites-et-les-taches-dans-nos-collectifs/#formulaire
Quand ?
Le 18 septembre à 19h30
Où ?
Voix Machine 50 Rue Roger Salengro, 94120, Fontenay-sous-Bois
Fernando Zamora : "Après plusieurs années passées à travailler dans une association qui accompagne des personnes détenues et ex-détenues, j'ai été marqué par de nombreuses trajectoires de vie - des parcours qui, souvent, faisaient écho au mien.
Le déclencheur, ça a été le décès d'un jeune que je suivais, tué dans une fusillade. Il avait à peine vingt ans. Après ça, j'ai ressenti le besoin de créer cette conférence gesticulée. Pour comprendre. Pour mettre des mots. Pour ne pas laisser passer ça comme un fait divers de plus.
Qu'est-ce qui pousse une partie de la jeunesse vers la prison ? D'où vient cette violence qui tue si jeune ? Quelles sont les structures qui nous abîment, et que devient cette violence quand elle est retournée contre nos propres semblables ?"
À travers un récit intime, cette conférence gesticulée plonge au coeur des violences structurelles qui façonnent les vies des jeunes dans les quartiers populaires. Marqués par la pauvreté, les déterminismes sociaux et l'absence de perspectives, beaucoup voient leurs choix réduits à néant, enfermés dans des logiques de survie, de marginalisation et de délinquances multiples. Quels rôles tiennent les institutions - école, justice, police - comme rouages d'un système qui reproduit l'inégalité et écrase les trajectoires dès l'enfance ? Les violences policières, loin d'être des bavures, participent d'un contrôle social bien ancré, traversé par un racisme systémique. Cette conférence gesticulée est une prise de parole pour comprendre, dénoncer, et résister. »
Ce lundi 7 septembre au matin, le chantier de l’A412 entre Machilly et Thonon a démarré, avec engins de chantier et Flics. Des habitant·es·x résistent, c’est le moment de les soutenir !
Depuis le début de matinée, ce lundi 7 septembre, des abatteuses géantes et des camions d’extraction tentent de rentrer dans la Fôret de Planbois et ses zones humides. Le promoteur attaque simultanément sur plusieurs points pour raser un maximum d’arbres avant tout recours et déclarer le chantier inarrêtable.
C’est ces prochains jours que tout se joue.
Bilan du premier jour, lundi 7 septembre.
Ce lundi, des abbateuses et autre engins, escortés par des flics, ont pu démarré le saccage de la dernière grande forêt de plaine du bassin lémanique. les dégâts sont déjà grands. Pendant que des milliers d’hectares brûlent, que les glaciers s’effondrent et que le reste sèche, on a pu voir de quoi Eiffage était capable pour passer en force.
Mais dès ce lundi, on a pu aussi voir spontanément des dizaines de personnes s’opposer physiquement aux machines, organiser des ravitaillements… En bloquant le chantier, iels ont aussi contré l’argument des politicien·nes qui martèlent que l’ensemble du chablais attend cette autoroute.
Non, des habitant·es·x résistent et la lutte continue.
Des actions possibles dès maintenant :
Les adresses d’infos du collectif stop A412
La résistance sur le terrain va s’amplifier et devoir tenir sur la durée : si vous n’êtes pas disponibles ou proches maintenant, organisez-vous dans vos villages et vos quartiers pour venir bientôt. Tenez vous informé·es·x de la situation sur place, en lien avec les habitant·es·x qui résistent.
Depuis plus de 30 ans, l’opposition a tenu en échec plusieurs générations de politicien·nes et promoteurs véreux : il n’y a toujours pas d’A412, et il n ’y en aura pas !
Fin de Autistici et de Noblogs : Le néofascisme américain et ses alliés détruisent des outils de libre expression
ajout de la modé : Pour les personnes qui utilisent le service mail austiciti.org pour accéder/sauvegarder leurs mails, elles peuvent (on ne sais jusqu'à quand) se connecter sur mail.inventati.org
pour sauvegarder vos .noblogs en local : https://kolektiva.social/@AberdeenLocal1312/117229033973331980
Les solidarités et protestations semblent impuissantes quand le rouleau compresseur américain et ses menaces sur les entreprises qui fournissent des services au réseau internet autonome Autistici/Inventati mettent le paquet.
Dans l'internet plus qu'ailleurs, l'autonomie semble bien relative, car elle dépend du bon vouloir d'États, d'infrastructures et de services (comme les noms de domaine, des banques...) liés directement ou indirectement au capitalisme mondialisé.
On le sait, derrière leurs allégations récurrentes sur le respect de la liberté et de la vie privée, les coalitions libérales (qu'elles soient ouvertement néofascistes ou banalement de droite, et aussi parfois quand elles se disent de gauche) ne défendent que leur propre liberté, la liberté des entreprises capitalistes et des riches, mais pas les libertés des foules et des contestataires de gauche. Les foules sont scrutées par des dispositifs techno-numériques intrusifs de surveillance et matées par la force quand elles mouftent, tandis que les contestataires radicaux sont régulièrement traités de terroristes pour pouvoir les éliminer sans procès, avec le complément de moyens extra-légaux si nécessaire.
Cette affaire de services internet autonomes attaqués par les libéraux permet de rappeler de manière éclatante cette réalité.
-> Est-il possible de créer des services internet publiques pour activistes hors de portée du pouvoir de nuisance des États et des puissances capitalistes ?
Le communiqué en français du 06 septembre qui annonce la fin de Autistici/Inventati :
Communiqué du collectif du 6 septembre 2026.
Le jour où nous avons découvert que nous avions été désignés comme une organisation terroriste mondiale, nous nous étions promis que nous tenterions de résister aussi longtemps que possible, que nous ne céderions pas tant que nous aurions des possibilités de tenir bon. Nous avons fièrement maintenu et défendu une infrastructure libre, sécurisée, autonome et politiquement engagée pendant des années.
Pour nous, « Restez humain », ce n'est pas une phrase vide de sens.
Cela veut dire que, par dessus tout, nous avons la responsabilité de protéger nos utilisateur-ices, celles et ceux qui construisent le réseau humain qui nous relie, ainsi que les communautés qui nous inondent de messages de soutien et de solidarité.
Nous ne pouvons nous engager dans un combat ou nous exposer à des manipulations qui menaceraient la vie de ces personnes et des personnes qui leurs sont chères, les laissant à la merci d'autocrates, de fascistes et d'agences gouvernementales capables de manoeuvres extra-légales. La possibilité que notre travaille puisse provoquer des conséquences légales et financières à celles et ceux qui nous sont proches - ou qui ont seulement quelque chose à voir avec nous - ne nous laisse pas le choix.
A/I met fin à ses activités.
Le collectif Autistici/Inventati met fin à ses activités et cessera prochainement de fournir l'ensemble des services qu'il propose.
Il n'y a pas de manière facile d'annoncer ou d'expliquer cela.
Chaque jour où nous avons pu rester en ligne après le 26 août 2026 a été une victoire, mais nous sommes obligés de nous arrêter.
Aucun d'entre nous n'a une haute estime des gestes héroïques et des martyrs, nous ne demanderons ainsi aucun sacrifice. Pas de nous ni ne quiconque. Il s'agit d'un climat politique, Dans le contexte politique actuel, le fait de continuer à proposer nos services met en danger nos utilisateur-ices et toutes les personnes qui font partie de nos communautés. Dans un monde où les accusations sont à ce point déconnectées de la réalités, on ne peut s'attendre qu'à ce que la répression devienne de plus en plus disproportionnée. Dans ces circonstances, nous ne sommes plus en mesure de maintenir notre objectif initial - offrir des outils sécurisés et non-commerciaux.
Ces 25 années ont été extraordinaires. Ça a été une « sacrée aventure ».
Maintenant, éteignez vos ordinateurs, sortez de chez vous, luttez, embrassez-vous et continuez à sourire. Nous nous arrêtons, mais la Résistance et ses idées, elles, ne s'arrêtent pas. Restez humains.
Nous enverrons prochainement des indications sur les manières de sauvergarder les contenus de vos blogs, de vos boîtes mails et de vos sites internet, avec des recommandations d'ordres plus techniques. Mais gardez à l'esprit que de la même manière que le domaine autistici.org était rendu inaccessible sans pré-avis, nous risquons de souffrir des mêmes problèmes dans les prochains jours sans être à même de les prévenir.
Autistici/Inventati Collective
- Leurs communiqués sont à retrouver sur :
https://keepitfree.ai/announcements/
ou https://cavallette.noblogs.org/
Vendredi 4 septembre, Banca Etica a rencontré l'association AI ODV lors d'un appel vidéo et nous a annoncé qu'elle allait fermer unilatéralement notre compte bancaire, mettant ainsi définitivement fin à notre contrat, et que les fonds encore présents sur ce compte, que nous avions récoltés grâce aux dons de milliers de personnes, d'organisations et de collectifs, ne seraient plus à la disposition de l'association.
Banca Etica n'a pas ménagé ses efforts pour justifier ses actions et prétendre qu'elle est de notre côté, mais ses actes contredisent toutes ses déclarations, montrant clairement qu'elle n'est qu'une fidèle servante de l'autocrate américain.
Et cela s'est produit sans que nous en ayons été informés, ni que nous ayons pu utiliser nos fonds de manière adéquate, ni que nous ayons pu convenir d'une quelconque solution.
La décision de Banca Etica nous a empêchés d'honorer nos engagements administratifs, de payer nos prestataires de services et de fournir à nos utilisateurs les services pour lesquels ils nous ont choisis.
L'association AI ODV n'a d'autre choix que de recourir à tous les moyens juridiques à sa disposition pour contester cette décision, que nous jugeons illégitime et non motivée (du moins en l'état actuel des choses), afin de pouvoir accéder aux fonds que les gens nous ont versés.
Beaucoup de choses se sont passées depuis le 26 août 2026, date à laquelle le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du ministère américain des Finances nous a inscrits sur sa liste des « terroristes mondiaux spécialement désignés » (SDGT). Ce n'est qu'un début.
Le 28 août, notre domaine autistici.org a été rayé de la surface de la Terre.
Gardez bien à l'esprit que tout cela s'est produit sans qu'A/I n'ait commis le moindre crime, ni en Italie ni aux États-Unis, et sans qu'aucun procureur ne nous ait jamais inculpés, que ce soit pour des crimes ou pour des délits.
Nous ne sommes pas une structure « neutre », et nous ne le serons jamais. Nous sommes un collectif antifasciste et anticapitaliste, nous utilisons la technologie pour permettre des communications indépendantes et nous considérons que la vie privée n'est pas un simple argument marketing, mais une véritable valeur.
Nous avons désormais créé un espace dédié pour documenter ce qui se passe depuis le 26 août, afin de renforcer notre réseau de solidarité imprévisible, chaotique et magnifique en le tenant informé des conséquences de la désignation par le gouvernement américain et de nos réponses.
Sur #KeepItFree, vous trouverez des communiqués de presse, des mises à jour techniques, des articles d'actualité, des messages de solidarité, des campagnes de soutien, des lettres ouvertes, des bannières, des pétitions et bien plus encore.
La liberté d'expression n'est pas du terrorisme
Ces derniers jours ont été mouvementés, et les prochains ne seront pas plus calmes. Nous vous demandons donc de continuer à nous soutenir et de vous joindre à nous pour construire une infrastructure de communication qui dise la vérité au pouvoir. La liberté d'expression n'est pas du terrorisme. Attendez-vous à de la résistance.
GARDEZ INTERNET LIBRE !
- Communiqué du 05 septembre (traduction automatique) :
Le 26 août 2026, les États-Unis ont désigné le collectif technologique bénévole italien Autistici/Inventati comme « organisation terroriste mondiale spécialement désignée » et l'ont inscrit sur la liste des « ressortissants spécialement désignés » en vertu du décret présidentiel n° 13224. Une autorisation temporaire couvrant certaines opérations de liquidation prend fin le 25 septembre à 00 h 01, heure de l'Est.
Depuis 2001, Autistici/Inventati fournit des services de messagerie électronique à but non commercial, des sites web, des listes de diffusion, des « Noblogs » et d'autres services de communication. Ce collectif est issu des hacklabs, des médias autonomes et des mouvements sociaux italiens. Son infrastructure a été mise en place en réponse à la censure, à la surveillance secrète et aux saisies de serveurs. Elle réduit au minimum les données d'identification, utilise des systèmes distribués et considère la vie privée comme une condition de la participation politique plutôt que comme un produit.
le simple fait de maintenir une infrastructure de communication préservant la vie privée pour des mouvements mal vus peut-il en soi être considéré comme du terrorisme ?
Les communiqués publics des États-Unis mettent en cause des contenus et des organisations qui auraient utilisé l'infrastructure d'A/I. Ils ne démontrent pas publiquement qu'A/I ait planifié les actions citées, sélectionné des cibles, dirigé des utilisateurs ou rédigé les contenus hébergés. Cette désignation soulève donc une question qui dépasse largement le cadre d'un seul collectif : le simple fait de maintenir une infrastructure de communication préservant la vie privée pour des mouvements mal vus peut-il en soi être considéré comme du terrorisme ?
Cette théorie menace les hébergeurs indépendants, les services de communication cryptés, les bibliothèques radicales, les archives de mouvements, les éditeurs et les petits projets bénévoles partout dans le monde. Elle invite les banques, les registraires, les hébergeurs et les fournisseurs de technologies à rompre d'abord leurs relations, puis à se poser les questions juridiques par la suite. Elle transforme la minimisation des données en suspicion, la vie privée en dissimulation et l'infrastructure en culpabilité par association.
Les grandes plateformes commerciales sont généralement dissociées des propos et des comportements de leurs utilisateurs grâce aux principes de responsabilité des intermédiaires, notamment la section 230 aux États-Unis. Ces protections ne sont pas absolues et ne prévalent pas sur le droit des sanctions. C'est précisément pour cette raison que cette désignation a tant d'importance : le pouvoir de sanction de l'exécutif peut imposer un isolement économique sans que la question classique de savoir si un fournisseur est légalement responsable du contenu tiers ait été tranchée par un tribunal.
Autistici/Inventati n'est pas politiquement neutre ; toutefois, l'affinité politique n'équivaut pas à un contrôle opérationnel. Fournir un compte de messagerie, une plateforme de publication ou un serveur ne signifie pas partager tout ce qu'un utilisateur pourrait dire ou faire par la suite.
C'est pourquoi nous vous demandons de lire cette lettre, de la signer et de la diffuser le plus largement possible au sein de tous vos groupes et communautés. Cette affaire nous concerne tous, elle touche à notre liberté d'expression et à la possibilité d'avoir accès à des réseaux d'information et de communication privés, antifascistes et libres.
Nous demandons :
La révocation immédiate ou la révision rapide et transparente de cette désignation, accompagnée de la publication d'une base juridique suffisante pour permettre un examen public approfondi et, le cas échéant, une contestation.
Une distinction claire entre la fourniture d'une infrastructure de communication et les comportements de ses utilisateurs.
Que la vie privée, le chiffrement, le pseudonymat et le refus de collecter et de traiter des données d'identification non nécessaires ne soient pas considérés comme des preuves de terrorisme.
La protection des activités indépendantes de reportage, de recherche, d'archivage et de défense de l'intérêt public. Les journalistes, les bibliothèques, les chercheurs et les organisateurs communautaires doivent pouvoir documenter cette affaire sans être traités comme des « complices » du projet A/I.
Les banques, les bureaux d'enregistrement et les entités similaires doivent déclarer ouvertement à quelles règles externes elles sont soumises (par exemple, les protocoles SWIFT pour les banques, les politiques PIR pour les bureaux d'enregistrement), et distinguer ces règles de leurs propres choix discrétionnaires. Ces obligations ne doivent pas être exploitées comme prétexte pour agir au-delà de ce qui est nécessaire, par exemple en suspendant des comptes ou des domaines « par mesure de précaution » lorsque la loi ne l'exige pas explicitement. Les limites de leurs mesures répressives doivent correspondre aux exigences légales effectives, sans les dépasser.
Une réponse publique de la part des institutions de défense des droits numériques, de la liberté d'expression et des libertés civiles. Le ciblage d'infrastructures autonomes ne doit pas devenir un précédent par le silence.
L'objectif de la désignation économique est l'isolement. Notre réponse, c'est une solidarité indépendante, éclairée et rigoureuse : préserver les archives publiques, examiner les arguments du gouvernement, résister à une conformité excessive et défendre la capacité des mouvements à communiquer sans se soumettre à la surveillance des entreprises ou de l'État.
P.-S.
- Précédemment, sur cette attaque étatiste :
Défendons Autistici/Inventati avant le 25 septembre : Les États-Unis attaquent Autistici/Inventati (un équivalent italien de Riseup et hébergeur de noblogs.org) en les qualifiant d'organisation terroriste internationale.
Ce 26 août 2026, l'administration des États-Unis d'Amérique a désigné comme terroriste l'association en charge des serveurs informatiques Autistici/Inventati (A/I). Derrière ce nom, ce sont 25 ans de mémoire et d'outils des luttes sociales, d'autogestion numérique qui se voient attaquées.
A/I, c'est un peu le Riseup italien. Iels hébergent des milliers de boite mails, listes mails ainsi que tous les sites en .noblogs.org. Des milliers de comptes, services et sites webs militants se voient donc censurés ou menacés. Cette décision, dont les premières conséquences commencent à apparaître, sera pleinement effective le 25 septembre 2026. D'ici-là, la communauté hacker internationale appelle à une large mobilisation de solidarité antifasciste pour la défense de nos infrastructures et pour l'autonomie de nos réseaux numériques alternatifs. (...)
Autistici/Inventati met fin à ses activités de services internet libres et autonomes. Contexte et communiqués.
Contexte : Les États-Unis attaquent Autistici/Inventati (un équivalent italien de Riseup et hébergeur de noblogs.org) en les qualifiant d'organisation terroriste internationale.Ce 26 août 2026, l'administration des États-Unis d'Amérique a désigné comme terroriste l'association en charge des serveurs informatiques Autistici/Inventati (A/I). Derrière ce nom, ce sont 25 ans de mémoire et d'outils des luttes sociales, d'autogestion numérique qui se voient attaquées.
A/I, c'est un peu le Riseup italien. Iels hébergent des milliers de boite mails, listes mails ainsi que tous les sites en .noblogs.org. Des milliers de comptes, services et sites webs militants se voient donc censurés ou menacés. Cette décision, dont les premières conséquences commencent à apparaître, sera pleinement effective le 25 septembre 2026. D'ici-là, la communauté hacker internationale appelle à une large mobilisation de solidarité antifasciste pour la défense de nos infrastructures et pour l'autonomie de nos réseaux numériques alternatifs. (...)
Défendons Autistici/Inventati avant le 25 septembre
Les solidarités et protestations semblent impuissantes quand le rouleau compresseur américain et ses menaces sur les entreprises qui fournissent des services au réseau internet autonome Autistici/Inventati mettent le paquet.
Dans l'internet plus qu'ailleurs, l'autonomie semble bien relative, car elle dépend du bon vouloir d'Etats, d'infrastructures et de services (comme les noms de domaine, des banques...) liés directement ou indirectement au capitalisme mondialisé.
On le sait, derrière leurs allégations récurrentes sur le respect de la liberté et de la vie privée, les coalitions libérales (qu'elles soient ouvertement néofascistes ou banalement de droite, et aussi parfois quand elles se disent de gauche) ne défendent que leur propre liberté, la liberté des entreprises capitalistes et des riches, mais pas les libertés des foules et des contestataires de gauche. Les foules sont scrutées par des dispositifs techno-numériques intrusifs de surveillance et matées par la force quand elles mouftent, tandis que les contestataires radicaux sont régulièrement traités de terroristes pour pouvoir les éliminer sans procès, avec le complément de moyens extra-légaux si nécessaire.
Cette affaire de services internet autonomes attaqués par les libéraux permet de rappeler de manière éclatante cette réalité.
-> Est-il possible de créer des services internet publiques pour activistes hors de portée du pouvoir de nuisance des Etats et des puissances capitalistes ?
Le communiqué en français du 06 septembre qui annonce la fin de Autistici/Inventati :
Communiqué du collectif du 6 septembre 2026.
Leurs communiqués sont à retrouver sur :Le jour où nous avons découvert que nous avions été désignés comme une organisation terroriste mondiale, nous nous étions promis que nous tenterions de résister aussi longtemps que possible, que nous ne céderions pas tant que nous aurions des possibilités de tenir bon. Nous avons fièrement maintenu et défendu une infrastructure libre, sécurisée, autonome et politiquement engagée pendant des années.
Pour nous, « Restez humain », ce n'est pas une phrase vide de sens.
Cela veut dire que, par dessus tout, nous avons la responsabilité de protéger nos utilisateur-ices, celles et ceux qui construisent le réseau humain qui nous relie, ainsi que les communautés qui nous inondent de messages de soutien et de solidarité.
Nous ne pouvons nous engager dans un combat ou nous exposer à des manipulations qui menaceraient la vie de ces personnes et des personnes qui leurs sont chères, les laissant à la merci d'autocrates, de fascistes et d'agences gouvernementales capables de manoeuvres extra-légales. La possibilité que notre travail puisse provoquer des conséquences légales et financières à celles et ceux qui nous sont proches - ou qui ont seulement quelque chose à vois avec nous - ne nous laisse pas le choix.
A/I met fin à ses activités.
Le collectif Autistici/Inventati met fin à ses activités et cessera prochainement de fournir l'ensemble des services qu'il propose.
Il n'y a pas de manière facile d'annoncer ou d'expliquer cela.
Chaque jour où nous avons pu rester en ligne après le 26 août 2026 a été une victoire, mais nous sommes obligés de nous arrêter.
Aucun d'entre nous n'a une haute estime des gestes héroïques et des martyrs, nous ne demanderons ainsi aucun sacrifice. Pas de nous ni ne quiconque. Il s'agit d'un climat politique, Dans le contexte politique actuel, le fait de continuer à proposer nos services met en danger nos utilisateur-ices et toutes les personnes qui font partie de nos communautés. Dans un monde où les accusations sont à ce point déconnectées de la réalités, on ne peut s'attendre qu'à ce que la répression devienne de plus en plus disproportionnée. Dans ces circonstances, nous ne sommes plus en mesure de maintenir notre objectif initial - offrir des outils sécurisés et non-commerciaux.
Ces 25 années ont été extraordinaires. Ça a été une « sacrée aventure ».
Maintenant, éteignez vos ordinateurs, sortez de chez vous, luttez, embrassez-vous et continuez à sourire. Nous nous arrêtons, mais la Résistance et ses idées, elles, ne s'arrêtent pas. Restez humains.
Nous enverrons prochainement des indications sur les manières de sauvergarder les contenus de vos blogs, de vos boîtes mails et de vos sites internet, avec des recommandations d'ordres plus techniques. Mais gardez à l'esprit que de la même manière que le domaine autistici.org était rendu inaccessible sans pré-avis, nous risquons de souffrir des mêmes problèmes dans les prochains jours sans être à même de les prévenir.
Autistici/Inventati Collective
https://keepitfree.ai/announcements/
ou https://cavallette.noblogs.org/
Communiqué du 05 septembre (traduction automatique) :
Vendredi 4 septembre, Banca Etica a rencontré l'association AI ODV lors d'un appel vidéo et nous a annoncé qu'elle allait fermer unilatéralement notre compte bancaire, mettant ainsi définitivement fin à notre contrat, et que les fonds encore présents sur ce compte, que nous avions récoltés grâce aux dons de milliers de personnes, d'organisations et de collectifs, ne seraient plus à la disposition de l'association.
Banca Etica n'a pas ménagé ses efforts pour justifier ses actions et prétendre qu'elle est de notre côté, mais ses actes contredisent toutes ses déclarations, montrant clairement qu'elle n'est qu'une fidèle servante de l'autocrate américain.
Et cela s'est produit sans que nous en ayons été informés, ni que nous ayons pu utiliser nos fonds de manière adéquate, ni que nous ayons pu convenir d'une quelconque solution.
La décision de Banca Etica nous a empêchés d'honorer nos engagements administratifs, de payer nos prestataires de services et de fournir à nos utilisateurs les services pour lesquels ils nous ont choisis.
L'association AI ODV n'a d'autre choix que de recourir à tous les moyens juridiques à sa disposition pour contester cette décision, que nous jugeons illégitime et non motivée (du moins en l'état actuel des choses), afin de pouvoir accéder aux fonds que les gens nous ont versés.
Autre communiqué du 05 septembre (traduction automatique) :
Beaucoup de choses se sont passées depuis le 26 août 2026, date à laquelle le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du ministère américain des Finances nous a inscrits sur sa liste des « terroristes mondiaux spécialement désignés » (SDGT). Ce n'est qu'un début.
Le 28 août, notre domaine autistici.org a été rayé de la surface de la Terre.
Gardez bien à l'esprit que tout cela s'est produit sans qu'A/I n'ait commis le moindre crime, ni en Italie ni aux États-Unis, et sans qu'aucun procureur ne nous ait jamais inculpés, que ce soit pour des crimes ou pour des délits.
Nous ne sommes pas une structure « neutre », et nous ne le serons jamais. Nous sommes un collectif antifasciste et anticapitaliste, nous utilisons la technologie pour permettre des communications indépendantes et nous considérons que la vie privée n'est pas un simple argument marketing, mais une véritable valeur.
Nous avons désormais créé un espace dédié pour documenter ce qui se passe depuis le 26 août, afin de renforcer notre réseau de solidarité imprévisible, chaotique et magnifique en le tenant informé des conséquences de la désignation par le gouvernement américain et de nos réponses.
Sur #KeepItFree, vous trouverez des communiqués de presse, des mises à jour techniques, des articles d'actualité, des messages de solidarité, des campagnes de soutien, des lettres ouvertes, des bannières, des pétitions et bien plus encore.
Ces derniers jours ont été mouvementés, et les prochains ne seront pas plus calmes. Nous vous demandons donc de continuer à nous soutenir et de vous joindre à nous pour construire une infrastructure de communication qui dise la vérité au pouvoir. La liberté d'expression n'est pas du terrorisme. Attendez-vous à de la résistance.
GARDEZ INTERNET LIBRE !
Communiqué du 05 septembre (traduction automatique) :
Le 26 août 2026, les États-Unis ont désigné le collectif technologique bénévole italien Autistici/Inventati comme « organisation terroriste mondiale spécialement désignée » et l'ont inscrit sur la liste des « ressortissants spécialement désignés » en vertu du décret présidentiel n° 13224. Une autorisation temporaire couvrant certaines opérations de liquidation prend fin le 25 septembre à 00 h 01, heure de l'Est.
Depuis 2001, Autistici/Inventati fournit des services de messagerie électronique à but non commercial, des sites web, des listes de diffusion, des « Noblogs » et d'autres services de communication. Ce collectif est issu des hacklabs, des médias autonomes et des mouvements sociaux italiens. Son infrastructure a été mise en place en réponse à la censure, à la surveillance secrète et aux saisies de serveurs. Elle réduit au minimum les données d'identification, utilise des systèmes distribués et considère la vie privée comme une condition de la participation politique plutôt que comme un produit.
Les communiqués publics des États-Unis mettent en cause des contenus et des organisations qui auraient utilisé l'infrastructure d'A/I. Ils ne démontrent pas publiquement qu'A/I ait planifié les actions citées, sélectionné des cibles, dirigé des utilisateurs ou rédigé les contenus hébergés. Cette désignation soulève donc une question qui dépasse largement le cadre d'un seul collectif : le simple fait de maintenir une infrastructure de communication préservant la vie privée pour des mouvements mal vus peut-il en soi être considéré comme du terrorisme ?
Cette théorie menace les hébergeurs indépendants, les services de communication cryptés, les bibliothèques radicales, les archives de mouvements, les éditeurs et les petits projets bénévoles partout dans le monde. Elle invite les banques, les registraires, les hébergeurs et les fournisseurs de technologies à rompre d'abord leurs relations, puis à se poser les questions juridiques par la suite. Elle transforme la minimisation des données en suspicion, la vie privée en dissimulation et l'infrastructure en culpabilité par association.
Les grandes plateformes commerciales sont généralement dissociées des propos et des comportements de leurs utilisateurs grâce aux principes de responsabilité des intermédiaires, notamment la section 230 aux États-Unis. Ces protections ne sont pas absolues et ne prévalent pas sur le droit des sanctions. C'est précisément pour cette raison que cette désignation a tant d'importance : le pouvoir de sanction de l'exécutif peut imposer un isolement économique sans que la question classique de savoir si un fournisseur est légalement responsable du contenu tiers ait été tranchée par un tribunal.
Autistici/Inventati n'est pas politiquement neutre ; toutefois, l'affinité politique n'équivaut pas à un contrôle opérationnel. Fournir un compte de messagerie, une plateforme de publication ou un serveur ne signifie pas partager tout ce qu'un utilisateur pourrait dire ou faire par la suite.
C'est pourquoi nous vous demandons de lire cette lettre, de la signer et de la diffuser le plus largement possible au sein de tous vos groupes et communautés. Cette affaire nous concerne tous, elle touche à notre liberté d'expression et à la possibilité d'avoir accès à des réseaux d'information et de communication privés, antifascistes et libres.
Nous demandons :
- La révocation immédiate ou la révision rapide et transparente de cette désignation, accompagnée de la publication d'une base juridique suffisante pour permettre un examen public approfondi et, le cas échéant, une contestation.
- Une distinction claire entre la fourniture d'une infrastructure de communication et les comportements de ses utilisateurs.
- Que la vie privée, le chiffrement, le pseudonymat et le refus de collecter et de traiter des données d'identification non nécessaires ne soient pas considérés comme des preuves de terrorisme.
- La protection des activités indépendantes de reportage, de recherche, d'archivage et de défense de l'intérêt public. Les journalistes, les bibliothèques, les chercheurs et les organisateurs communautaires doivent pouvoir documenter cette affaire sans être traités comme des « complices » du projet A/I.
- Les banques, les bureaux d'enregistrement et les entités similaires doivent déclarer ouvertement à quelles règles externes elles sont soumises (par exemple, les protocoles SWIFT pour les banques, les politiques PIR pour les bureaux d'enregistrement), et distinguer ces règles de leurs propres choix discrétionnaires. Ces obligations ne doivent pas être exploitées comme prétexte pour agir au-delà de ce qui est nécessaire, par exemple en suspendant des comptes ou des domaines « par mesure de précaution » lorsque la loi ne l'exige pas explicitement. Les limites de leurs mesures répressives doivent correspondre aux exigences légales effectives, sans les dépasser.
- Une réponse publique de la part des institutions de défense des droits numériques, de la liberté d'expression et des libertés civiles. Le ciblage d'infrastructures autonomes ne doit pas devenir un précédent par le silence.
L'objectif de la désignation économique est l'isolement. Notre réponse, c'est une solidarité indépendante, éclairée et rigoureuse : préserver les archives publiques, examiner les arguments du gouvernement, résister à une conformité excessive et défendre la capacité des mouvements à communiquer sans se soumettre à la surveillance des entreprises ou de l'État.
Jeudi 10 septembre à 19h30 à la librairie le Monte en l'air, Caroline Knecht discutera avec Zoé Carle de son livre Ainsi la Cour décide, premier titre du label Catabase dirigé par Sandra Lucbert.
Le livre propose le démontage d'une institution : la Cour nationale du droit d'asile – et des politiques qu'elle fait exister. Le texte procède par courts chapitres où se mêlent narration et collage.
Cette nouvelle collection des éditions La Découverte se positionne comme label littéraire politique. Chaque texte proposera un dispositif formel spécifique, pensé en adéquation avec l'objet social dont il se saisit.
RESUME :
Chaque jour, à la Cour nationale du droit d'asile, des craintes bruissent par milliers, et chaque jour, à la Cour nationale du droit d'asile, des juges en jugent le bien-fondé. Dévisagent les exils. Accordent le refuge à une petite minorité. On dit qu'ils protègent.
Mais qui protègent-ils, au juste ?
Après avoir (pas tout à fait bien) étudié le droit, Caroline Knecht se tourne (un temps) vers l'anthropologie puis (vraiment) vers la littérature pour éplucher les langues et façons juridiques - et autres espaces de pouvoir, de clôture, de classification.
→ TotalEnergies, Nestlé, Danone… Pour recruter les futur·es ingénieur·es d'AgroParisTech, école qui forme notamment les futurs ingénieurs du vivant et de l'environnement, les multinationales étaient prêtes à sortir le chéquier. En 2024, TotalEnergies avait par exemple déboursé plus de 7000 euros pour participer pendant deux jours au forum d'entreprises de l'école Vitae.
→ Au total, les entreprises avaient versé 40 000 euros en 2024, contribuant notamment à financer le très confortable train de vie du Bureau des étudiants.
→ Face à cette influence, des étudiant·es avaient tenté d'imposer une charte éthique aux entreprises participantes. Jugée « trop excluante » par la direction, elle avait conduit à l'annulation du forum Vitae 2025.
→ L'enquête a contribué à visibiliser la mobilisation des étudiant·es, selon l'un d'entre eux interrogé depuis par Moran Kerinec. Le sujet a aussi essaimé : Le Monde a notamment enquêté à son tour sur l'emprise des multinationales dans les écoles d'ingénieurs.
→ Surtout, le forum Vitae n'a toujours pas fait son retour : aucune édition 2026 n'a été annoncée. Impossible d'attribuer cette disparition à la seule enquête — mobilisation étudiante, négociations avec les entreprises et médiatisation du sujet peuvent toutes y avoir contribué.
→ Et l'article a eu un autre effet, moins visible : après sa publication, Reporterre a reçu de nouvelles alertes sur des sujets similaires. Une enquête qui en nourrit potentiellement d'autres.
Découvrez sur Rembobine tous les impacts de l'enquête et notre entretien avec Moran Kerinec sur l'influence des multinationales dans les grandes écoles et les coulisses de son travail.
Rendez-vous le lundi 28 septembre à 20h au Geyser – 11 Grande rue, Nancy.
« Atlantique » de Mati Diop, un film politique et romantique sur une jeunesse des banlieues dakariennes.
La projection sera suivie d'un moment de convivialité autour d'une boisson, de grignotages vegans et de musique.
Venez nombreux·ses <33
En janvier 2022 une action de sabotage écologique a lieu dans une gravière à Sézegnin contre le géant suisse du ciment Holcim. Jeremy*, principal suspect, sera jugé le 17 septembre à Genève.
En janvier 2022 une action de sabotage écologique a lieu dans une gravière à Sézegnin contre le géant suisse du ciment Holcim, qui compte parmi les 50 entreprises les plus polluantes au monde. Accusé de avoir participé à cette action, en mars 2023, Jeremy* est arrêté à son domicile et conduit derrière les barreaux. Il passera 3 mois en détention préventive.
En 2024, le Tribunal fédéral reconnaît illégale la procédure de prise d'ADN ayant conduit à l'identification de Jeremy*. Faute de preuves dans un dossier désormais vide, le Ministère public arrive jusqu'à séquestrer les carnets intimes écrits en prison par Jérémy avec le prétexte d'une fouille sur un autre détenu. Aujoud'hui, la justice s'entête malgré à vouloir porsuivre Jeremy* et le 17 septembre prochain il est convoqué devant le Tribunal de police prochain pour répondre à de lourdes accusations. L'acharnement judiciaire qu'il a subi tout au long de l'affaire démontre l'intention qu'a l'Etat de faire de Jeremy* un exemple dissuasif pour tout le mouvement écologique, par tous les moyens nécessaires.
Mépris condescendant pour les manifestations étudiantes, évacuation brutale de la ZAD du Mormont et intrusion massive dans la vie privée des membres de XR-Genève, la réponse que l'Etat a donnée à une génération avide de changements urgents a été le fichage, les amendes et les menottes.
Pour faire entendre une autre voix, le comité de soutien à Jeremy* appelle à un rassemblement devant le Palais de justice le jeudi 17 septembre à 7h30. Pour une réponse concrète au changement climatique et à la destruction du vivant, qui cible ses responsables plutôt que les mouvements qui les dénoncent, soyons nombreu.sexs devant le Palais de justice le 17 septembre prochain !
Source : Rembobine
Ce lundi 7 septembre au matin, le chantier de l'A412 entre Machilly et Thonon a démarré, avec engins de chantier et Flics. Des habitant·es·x résistent, c'est le moment de les soutenir !
Depuis le début de matinée, ce lundi 7 septembre, des abatteuses géantes et des camions d'extraction tentent de rentrer dans la Fôret de Planbois et ses zones humides. Le promoteur attaque simultanément sur plusieurs points pour raser un maximum d'arbres avant tout recours et déclarer le chantier inarrêtable.
C'est ces prochains jours que tout se joue.
Bilan du premier jour, lundi 7 septembre.
Ce lundi, des abbateuses et autre engins, escortés par des flics, ont pu démarré le saccage de la dernière grande forêt de plaine du bassin lémanique. les dégâts sont déjà grands. Pendant que des milliers d'hectares brûlent, que les glaciers s'effondrent et que le reste sèche, on a pu voir de quoi Eiffage était capable pour passer en force.
Mais dès ce lundi, on a pu aussi voir spontanément des dizaines de personnes s'opposer physiquement aux machines, organiser des ravitaillements... En bloquant le chantier, iels ont aussi contré l'argument des politicien·nes qui martèlent que l'ensemble du chablais attend cette autoroute.
Non, des habitant·es·x résistent et la lutte continue.
Des actions possibles dès maintenant :
Les adresses d'infos du collectif stop A412
La résistance sur le terrain va s'amplifier et devoir tenir sur la durée : si vous n'êtes pas disponibles ou proches maintenant, organisez-vous dans vos villages et vos quartiers pour venir bientôt. Tenez vous informé·es·x de la situation sur place, en lien avec les habitant·es·x qui résistent.
Depuis plus de 30 ans, l'opposition a tenu en échec plusieurs générations de politicien·nes et promoteurs véreux : il n'y a toujours pas d'A412, et il n 'y en aura pas !
Comme le travail médical et humanitaire, l'action sociale est de plus en plus confrontée à l' urgence, alors même que l' essence de sa mission d'écoute ou de lien social demande du temps. L'urgence lui impose une réponse rapide face au mal-logement, à l'asile, aux VSS, aux problèmes de santé ou au chômage. Plutôt que de faire taire ces crises qui sont autant de signes de ses défaillances, l'Etat semble préférer les assumer et organiser leur prise en charge, en co-gestion avec le monde associatif. Que cache cette intervention humanitaire providentielle ? Il faut moins y voir une tentative de l'Etat de s'améliorer en continu que d'évacuer les problèmes sociaux structurels en les traitant comme des urgences. Avec l'urgentisation du social, l'Etat a trouvé une manière de relativiser ses failles ; il les noie dans le spectacle du traitement de leurs effets. L'urgence apparaît domestiquée, acceptable et organisée par une gouvernementalité humanitaire s'étendant de l'Etat à l'associatif et alliant délicatement compassion et rationalisation, aide et condition, intégration et exclusion.
NOYER LES CAUSES DANS LES SYMPTÔMES
Pour l'Etat (et celleux qui souhaitent l'améliorer), reconnaître des urgences comme le sans-abrisme, le chômage, l'accueil des exilé-es, les violences faites aux femmes ou aux personnes LGBT+ permet de déplacer l'attention des causes vers les symptômes de l'urgence. Plusieurs tactiques de décentrage et donc de déresponsabilisation sont alors à l'oeuvre :
1.SPECTACULARISER
La mise en spectacle de la violence et de la prise en charge des inégalités et des crises sociales occultent leurs origines que sont le travail, le capitalisme, l'Etat ou ses frontières. Elle permet de répondre à quelques situations - souvent médiatisées comme le plan Grand froid à Paris ou l'accueil massif de migrant-es ukrainien-nes - plutôt qu'à toutes. Lâcher du lest par-çi par-là, pour mieux régner sur la totalité. Conjointement, la mise en urgence d'un sujet laisse induire qu'il est possible de sortir de l'impuissance : de la crise peuvent émerger des victoires. Il ne s'agira jamais d'augmenter réellement nos libertés mais d'insertions professionnelles, de régularisations ou d'indemnisations. L'aide d'urgence permet de digérer les revendications sociales, de légitimer l'intervention institutionnelle et de perpétuer l'illusion de la prise en charge de nos besoins. Une stratégie reprise souvent inconsciemment par les cadres associatifs et autres gestionnaires de l'urgence pour éviter la délicate perspective de la transformation radicale de la société, peu propice aux dons, aux subventions ou aux votes.
2. INDIVIDUALISER
Le décor une fois posé, le décentrage de la cause vers le symptôme s'opère ensuite en ignorant les origines structurelles et les rapports de domination pour préférer individualiser et moraliser leur responsabilité. Du côté des pouvoirs publics, c'est par exemple la critique de travailleurs sociaux maltraitants plutôt que celle d'un travail qui rend violent ou encore, d'hommes errants menaçants plutôt que l'abolition des frontières qui précarisent. Du côté des associations, une exclusion de certains individus violents de leurs dispositifs d'aide, une moralisation de la question politique avec des bons et mauvais points militants ou une concentration de la critique sur des “grands méchants” (Bardella, Bolloré, etc.), bien plus fédératrice qu'une critique de la démocratie et de son travail, de la gauche, de ses centres de rétention administrative (créés par Mitterand) et de ses frontières.
3.TRANSFORMER EN DÉRIVE... OU NORMALISER
Puis quand un rapport systémique de domination n'est plus ignorable ou que la défense se complique, la stratégie du pouvoir peut être d'en reconnaître la dimension structurelle tout en la traitant comme crise et dérive, donc en l'évacuant aussitôt comme un “dysfonctionnement” corrigeable. La diversion vers les “dérives” s'accompagne de nouvelles explications, bien loin de leur radicalité première, et de mesures dont l'objectif n'est pas un changement de structure, mais d'un retour à la normalité. La pirouette fait céder du terrain mais seulement pour un temps. Ainsi, les causes de la misère des SDFs sont souvent naturalisées comme une fatalité (quand elles ne sont pas attribuées à ces mêmes individus), comme une externalité négative malheureuse d'un système capitaliste imparfait mais “le moins pire qu'on ait”, ce qui permet alors d'évincer toute critique du travail ou du capital qui pourtant les met à la rue. Plutôt que de viser la transformation de la société ou la sortie du capitalisme, on cherchera à réduire et à contenir les violences familiales, les cercles vicieux de l'alcoolisme ou les imperfections du marché du travail, en renversant ces symptômes comme des causes premières de nos urgences. Quand l'Etat parle de problèmes managériaux, de plans d'investissements à mener, de santé mentale ou de perte de sens à corriger, le monde associatif peut lui revendiquer un manque de moyens à combler (pour continuer de faire plus ou moins la même chose, toujours en moins pire) ou pointer du doigt un manquement au droit, ce même droit qui structure et légitime par ailleurs les dominations de l'Etat et de sa justice. L'associatif cherchera souvent plus à en corriger les “abus” qu'à dépasser leurs structures. On chantera “un toit c'est un droit” et conclurons nos manifestations après des mises-à-l'abri ou des régularisations, aussi temporaires que cycliques. Comme si les rafles de personnes exilées, leurs encampements et leurs refoulements aux frontières de l'Europe n'étaient que des dérives. On scandera “Vérité et justice”, comme si les meurtres policiers n'étaient que des bavures à faire reconnaître par la Justice, que le droit était du côté de l'émancipation, que deux siècles de démocratie capitaliste étaient réformables.
4.NOYER LE TOUT DANS LE TOUT
Enfin, le décentrement de la cause vers le symptôme s'achève en noyant l'urgence dans l'urgence, en la multipliant de telle façon qu'il n'y en ai plus vraiment, ou que l'on s'y habitue. Pour bien laver son linge, il suffit de le mélanger et de laisser tourner la machine. Gérer l'urgence c'est en faire non plus une temporalité extraordinaire, mais la modalité normalisée de l'action, sociale ou humanitaire. Saturer l'espace public de crises concurrentes aux effets spectaculaires, les multiplier et les traiter avec la même énergie jusqu'à ce que cette importance de tout ne veuille plus rien dire. Une urgence de tout qui s'auto-institue, s'autonomise et s'annule dans un même geste.
L'urgence sidère par la gravité et le spectaculaire de ses symptômes : des violences s'exercent, des campements sont érigés, des situations dégénèrent, des gens meurent. La dramatisation et le lexique guerrier soutiennent alors leur gravité, que ce soit pour affronter le coronavirus, le chômage ou le terrorisme ou en parlant de “crises migratoires”. A la “War on drugs” américaine, Darmanin renchérit par la “Bataille de Stalingrad“. L'information nous vient par l'image qui clive ou qui fédère, toujours autour d'affects et d'indignations universelles comme la souffrance ou les Droits de l'Homme, inlassablement récupérés par les pouvoirs en place qui se placent en pompiers de leur propre incendie. Sidérante, l'urgence émeut et indigne autant qu'elle paralyse et immobilise ; elle pousse soit à la tétanie, soit à l'action immédiate de palliation, à la panique, aux pulsions conservatrices et aux réflexes humanitaires, pour le moins pire plutôt que contre le tout.
Tout comme la surinformation désinforme, l'empilement des crises produit une concurrence des urgences qui empêche toute politisation globale des problèmes. Ce que l'on attendait hier de l'avenir et des grands projets révolutionnaires semble davantage exigé dans le présent, heureuse nouvelle s'il était moins un présent de la résignation, du moins pire et de la réforme qu'un présent de l'expérimentation de la liberté et de la révolte. Irrémédiablement, la réponse à tous ces problèmes est un Etat plus fort et plus progressiste, appelé de nos voeux à chaque élection. Ou de nouvelles personnes providentielles comme a pu l'être Emmanuel Grégoire et tant d'autres, auto-proclamé pourfendeur des violences faites aux enfants et du sans-abrisme. C'est lui qui, lorsque le sujet des SDF reviendra chaque hiver comme une urgence, déclenchera des “plans Grand Froid” alors qu'iels seront expulsé-es et mourront dans la rue le reste de l'année.
SAUVER POUR NE RIEN CHANGER
Cette temporalité cyclique de l'urgence sociale traduit une politique de la pitié qui se déclenche surtout à l'approche du pire, donc généralement de la mort. Pour faire objet d'indignation consensuelle dans l'opinion publique, la mortalité doit être spectaculaire et imminente : noyade en Méditerranée, enfants à Gaza, victimes du SIDA ou mort-es dans la rue. Contrairement aux rêves droitsdel'hommistes, l'urgence n'est jamais universelle, traitée de manière inconditionnelle. Elle dépend d'une reconnaissance politique, en réaction à une situation dramatique ou par anticipation de son aggravation potentielle. Toujours a postériori, par calcul du nombre de morts acceptables. Comme si la mort n'était inacceptable que dans certaines situations d'injustice, celles où les victimes ne méritaient vraiment pas leur situation. Comme si la mort constituait l'ultime et unique garde-fou moral capable de contraindre à l'intervention, la seule chose contre laquelle l'opinion publique peut encore s'indigner, à ceci près que toutes les morts ne semblent pas se valoir. En outre, ce n'est même plus tant le décès d'une personne sans-abri qui émeut en tant que telle mais l'espace que son événement occupe dans l'actualité, la politique se faisant plus que jamais celle de l'émotion.
À l'instrumentalisation de la compassion par les politiques publiques et caritatives qui invitent au secours plutôt qu'à la révolte s'ajoute un répertoire d'actions lié au sauvetage par l'intégration. La morale humanitaire semble indiquer de prendre soin des individus, sufisamment pour les sauver de la mort et maintenir leur capacité productive mais suffisamment peu afin d'éviter l'émergence d'autres possibles. Les mettre à l'abri aux quatres coins de la France dans des hébergements d'urgence éphémères pour les isoler et tuer leurs luttes. Atténuer la souffrance pour ne rien changer, parler d'exclusion pour ne pas parler d'inégalités, de racisme ou de pauvreté, parler d'inégalités, de racisme ou de pauvreté pour ne pas parler du capitalisme ou du travail. Individualiser les malheurs plutôt que les penser en termes de dominations, parler de traumas à soigner plutôt qu'interroger leurs origines, montrer de la compassion face aux souffrances plutôt que d'interroger la justice de l'Etat et des organisations qui s'y réfèrent. La lutte pour l'autonomie et la liberté s'effacent devant le langage humanitaire des pouvoirs publics.
Cette dépolitisation par l'urgence est entretenue en bout de chaîne par nos organisations militantes qui pour vivre ou se faire connaître jouent le jeu de la spécialisation des crises et des politiques publiques en investissant une “cause” comme l'enfance, les VSS ou le sans-abrisme. Etat, partis ou associations traitent chaque cause d'urgence au cas par cas, occultant leurs origines systémiques liées à l'organisation du travail, aux rapports de domination, à la captation des richesses ou l'organisation de la dépendance économique qui peuvent expliquer chacune de ces urgences. Puisqu'aller plus loin dans la critique signerait la fin de leurs financements, de leur légitimité voire de leur existence, les associations et organisations militantes se contentent généralement d'un plaidoyer de réforme et en appellent finalement toujours à un capitalisme plus inclusif plutôt qu'à son renversement. Automatic word wrap
La faim, le mal-logement et les différentes violences sociales sont pourtant les résultats du capitalisme. Ce qu'il y a derrière ces urgences, ce sont des écarts répétés et grandissants entre le revenu et le coût de la vie, du surendettement, des expulsions de plus en plus fréquentes et d'autres processus anti-sociaux et inégalitaires nourris par l'Etat, son monde économique, sa démocratie et ses organisations “gestionnaires malgré elles”.
NORMALISER L'URGENCE, LÉGITIMER L'INTERVENTION
En inscrivant les souffrances sociales comme dérives à soigner, l'Etat et les pouvoirs associatifs justifient ainsi mieux leur propre intervention. L'Etat efface non seulement sa responsabilité à la source mais s'auto-institue dans le même mouvement comme seul calmant légitime. En bon gestionnaire de sa propre crise, ses plans contre les VSS, ses aides sociales et autres fumisteries rejouées à chaque élection légitiment son existence ainsi que celle de ses différents acteurs de la gestion de l'urgence, qu'ils soient politiques, humanitaires, ingénieurs ou militaires. Normalisée, l'urgence est renversée et récupérée comme élément de pacification : il ne s'agit plus de lutter mais d'être solidaires, ensemble pour le moins pire.
C'est la nature même de l'Etat, qui quand il ne peut pas se trouver d'ennemis extérieurs pour fédérer autour de guerres, doit se tourner vers des ennemis intérieurs à expulser ou des urgences à pallier. La crise justifie la mise en place de moyens extraordinaires comme les camps, les statuts administratifs précaires, les centres de rétention ou de nouvelles formes de dépendance (plans de régularisation, aides sociales etc) qui sont autant d'outils de pacification sociale. Une intervention naturalisée, non questionnable et même souhaitée : il en va de la survie des gens !
Pendant l'état d'urgence sanitaire lié au Covid-19, la police a pu punir sans passer par un juge grâce à l'usage massif d'amendes forfaitaires, qui ont particulièrement été appliquées dans les quartiers pour les maintenir dociles. À Paris, des formations et des assermentations express ont été données aux services de sécurité des bailleurs sociaux (le Groupement parisien inter-bailleurs de surveillance) pour permettre aux gardiens de patrouiller dans les résidences HLM, dresser des procès-verbaux face aux “incivilités” et faire respecter les mesures de confinement. Les exceptions du droit d'un Etat d'urgence permanent. Dans le même mouvement, l'intervention associative prend tout son sens. Par la gestion des urgences, la question sociale cesse d'être pensée en termes de rapports de classe ou d'affinités révolutionnaires pour être fragmentée en bénévoles “soutiens”, salarié-es expert-es et “publics” bénéficiaires, selon le vocable symbole de cette asceptisation et victimisation des luttes. Là où émergeaient les idées d'entraide, de conflictualité ou d'autonomie populaire apparaissent subventions, expertise, prévention, accompagnement, évaluation et partenariats. Distribution alimentaire sans espace politique, atelier CV plutôt qu'organisation collective, participation symbolique des “premier-es concerné-es” ou communication humanitaire basée sur des témoignages plus que sur des ouvertures d'espaces autonomes…
On nous soutiendra que ces compromissions ou que l'aide à l'intégration (par le travail et les papiers) avant la révolution vient des “premier·es concerné·es”, alors que tout est fait dans la société et dans les organisations d'aide d'urgence pour que les plus précaires n'aient ni le temps ni l'espace de demander autre chose que l'aide humanitaire. Et que nous, “soutiens”, travaillions - potentiellement salaire à la clé - à réparer des symptômes qui donnent du sens à notre militance. C'est ainsi tout un système de représentation de nos besoins qui est validé sous couvert d'humanisme, occultant d'autres perspectives d'entraide, de questionnement, de collectivisation et d'autonomie. L'organisation de l'urgence agit ici comme extension de la démocratie représentative qui nous prive de nos moyens d'organisation et de subsistance. Ce sont nos cadres étatiques ou sociaux qui décrètent nos urgences et débloquent nos aides, ou nous-mêmes qui finissons par devenir nos propres cadres, que ce soit par quête de sens, par croyance de pouvoir faire mieux de l'intérieur ou par “nécessité”.
Ces renversements remplacent la défense conflictuelle de l'infinité de nos désirs par l'écoute, la médiation et la réparation de nos problèmes. Plutôt que de produire une critique de l'Etat, de nouvelles formes d'entraide ou de renoncement au travail, l'énergie militante est captée par le travail social, qui individualise et psychologise les problèmes. L'urgence substitue l'entraide qualitative par l'aide quantitative : les bon·nes gestionnaires évaluent, essayent de faire le plus avec le moins et rationnalisent les rapports sociaux dans ces espaces. Autrement dit : le conflit devient souffrance et la politique se dévoile pour ce qu'elle est : prise en charge. Il ne nous reste alors plus qu'à soigner les symptômes et à manifester quelques joyeux dimanches, pour dénoncer quelques dérives.
Adossée aux logiques de marchandisation à l'oeuvre dans le secteur associatif, l'urgence justifie la privatisation de la protection sociale : mutuelles et assurances privées pour les « inclu·es », associations caritatives pour les « exclu·es ». Cette confiscation de l'aide nous dépossède de notre responsabilité, l'aide est déléguée à des professionnel·les de l'urgence qui la cadrent et la régulent pendant que la solidarité devient un délit si l'on accueille des sans-papiers. C'est aussi l'urgence et ses aides qui justifient les interventions militaro-humanitaires à l'étranger, sous couvert de droit international, de neutralité ou du droit d'ingérence. L'expertise et l'aide d'urgence légitiment des “guerres justes” correctement menées ou des génocides encadrés par couloirs humanitaires. C'est l'urgence qui a justifié les plein pouvoirs accordés à Hugo Chavèz pour gérer les pluies et coulées de boue de 1999 et organiser la militarisation qui s'en est suivie. En France, c'est l'urgence terroriste de 2015 qui a pavé la voie des lois de surveillance et de répression policière ou des hausses de dépenses militaires. Le droit de l'état d'urgence et les dispositifs de surveillance anti-terroriste se sont depuis plus que jamais immiscés dans le droit des étrangers. A Mayotte comme en Guyane, l'état d'urgence a servi de prétexte pour intensifier les opérations de contrôle des frontières et de la régularité du séjour des individus. C'est aussi l'extension de l'Etat d'urgence anti-terroriste qui a permis de faciliter le démantèlement de la “jungle” de Calais, expulsée en trois jours début 2016. Avant de justifier l'expulsion, l'état d'urgence et la menace terroriste ont d'abord été utilisés pour sécuriser la frontière en érigeant une clôture de 4m de haut le long du port de Calais et différents dispositifs de clôtures, de vidéo-surveillance, de détection infrarouge et de lumières pour empêcher le passage par l'Eurotunnel. L'état d'urgence a ici servi à dissuader les tentatives de passage et s'est ensuite étendu à l'interdiction de différentes manifestations sous prétexte que les autorités ne disposaient pas des moyens nécessaires pour en assurer la sécurité. L'état d'urgence semble tendre vers sa permanence, il justifie l'exception au droit qui encadre sa gestion par ailleurs. Le droit n'a jamais limité l'Etat, il en est son langage le plus efficace. Dans le régime de l'urgence, le droit devient même performatif et se soumet au politique qui s'autonomise : quand Macron a annoncé le confinement et le pass sanitaire, la base légale était encore floue et le pays a immédiatement appliqué la mesure. La politique humanitaire prônera toujours l'exception comme méthode de gouvernement : le pouvoir agit au nom de l'urgence pour devancer le droit et préserver l'ordre existant.
L'URGENCE EST LÀ, LA CRITIQUE ATTENDRA
Noyer l'urgence dans l'urgence ne consiste pas seulement à multiplier les crises et à brouiller les causes dans le traitement de leurs symptômes, mais aussi à organiser un régime d'action et d'instantanéité dans lequel tout doit être traité immédiatement, contre le temps de la critique. Tout comme la satisfaction immédiate de nos désirs par la consommation nous empêche d'accéder à d'autres désirs, le régime de l'urgence devient une forme de gouvernance. Il impose un tempo qui légitime la confiscation du pouvoir ou le maintien d'espaces politiques descendants qui brident les velléités subversives et dé-radicalisent les discussions. Les pouvoirs publics comme le milieu associatif se montrent particulièrement créatifs en la matière.
Le spectacle de la crise et de l'urgence provoque en effet souvent soit sidération et immobilisme face aux crises, soit un besoin irrépressible de résolution immédiate de ces symptômes, que ce soit pour trouver du sens dans l'absurde ou pour que la violence ne reste pas aux portes de notre confort. Réorientée vers la réaction immédiate — pétitions, indignations, bénévolat par ci par là, campagnes rapides — l'énergie critique s'attaque aux effets visibles et spectaculaires — la crise écologique, sociale ou le fachisme — ainsi qu'au pouvoir en place ou à venir et ne s'étend rarement à une critique plus large des structures qui rendent possibles et permanentes ces dominations, comme le pouvoir en tant que tel ou les formes acceptables du capitalisme, qu'elles soient démocratiques ou humanitaires. Car ces structures nous font vivre et sont désirées par beaucoup, ou constituent des repères moraux et militants d'où peuvent partir des luttes et des espoirs. Car toute critique d'un au-delà de l'immédiat à gérer devient idéologique et indécente lorsque des vies sont en jeu (et que des salaires dépendent des dons et de la popularité de l'association). La critique associative ne concerne peu les conditions de production de l'urgence elle-même, ni les dispositifs qui la rendent permanente, ni l'organisation politique d'une attention saturée, fragmentée, où chaque problème est immédiatement remplacé par un autre.
Sans finalité autre que la suspension de l'urgence pour un temps, nos actions de manifestation, de maraudes ou d'hébergement d'urgence deviennent alors des fins en soi, des objets de luttes qui se suffisent à eux-mêmes et reviennent en boucle. La réalisation de nos missions d'urgence étant déjà si difficile au vu des conditions allouées par l'Etat - et acceptées par les associations qui en vivent - que l'essentiel de notre temps va au soulagement de la crise plutôt qu'à son dépassement. Il n'y a ni temps ni moyen pour la création d'espaces nouveaux d'auto-détermination. Les espaces de solidarité associative et les luttes sociales pourraient pourtant être intéressants au vu des situations politiques qu'ils génèrent, peut-être s'ils étaient davantage chargés d'autonomie et d'horizons inconnus plutôt que d'être pilotés par la classe d'encadrement associative. Fatalement, nos revendications sont souvent défensives et s'arrêtent à la défense des droits, à l'intégration par le travail ou aux demandes de prises en charge, à l'optimisation des symptômes donc. La gauche sous ses formes partisanes ou associatives s'est spécialisée dans l'intégration de la critique sociale et révolutionnaire pour la rendre “réaliste” et donc réformiste et inaudible. Un fatalisme justifié par un “pragmatisme” stratégique qui commanderait d'avancer victoire par victoire, quitte à tourner en rond pendant des décennies. Opposant des catégories d'individus entre elles, nourrissant le capital en main d'oeuvre et suppliant l'intervention de l'Etat, ces luttes pour défendre nos droits nous condamnent à la réforme et au statu quo, gagne-pain de la gauche et terreau de l'extrême-droite pourtant combattue, quand elles ne sont pas rattachées à des critiques et perspectives révolutionnaires de transformation totale de la société.
Dans le travail médical, la crise du Covid a par exemple montré que les débats de lutte se concentraient sur la gestion quotidienne (hôpitaux, restrictions, chiffres) tandis que les questions structurelles — sous-financement chronique des systèmes de santé, dépendance industrielle, choix politiques antérieurs — passaient au second plan ou devenaient inaudibles, car “moins urgentes”. Pire, elles étaient liées à des défaillances de l'Etat plutôt qu'à son existence en tant que telle.
Dans le travail social ou humanitaire, la lutte pour les droits suspend souvent la critique de l'organisation et donc de la représentation de nos besoins. L'heure n'est jamais au débat sur nos pratiques, ni à la “grandiloquente révolution pour bourgeois idéalistes”, mais à la résolution de l'urgent par l'action. Entendons par là distribution alimentaire, envois de CV, cours de français et autres prestations d'accès aux droits. Entendons par là les droits de bien s'intégrer à la nation, au travail, à la langue française et de rentrer dans le rang. Les acteurs de l'urgence ont naturalisé le turnover de leurs salariés comme une évidence en temps contraint. Ce turnover entrave toute critique interne, comme au Samu Social, connu pour désespérer et changer d'opérateurs téléphoniques du 115 tous les trois mois.
Si la dimension intrinsèquement présentéiste de l'urgence bride la critique, elle organise de la même manière le deuil de nos idéaux. Autant survalorisée qu'humanitarisée, l'action est vidée de tout horizon libertaire et autonomisant. Antidote à l'incertitude, l'action sociale ou humanitaire ressemble à une fuite en avant. Elle répond à nos crises de sens avec des petites victoires concrètes du quotidien et emporte nos idéaux radicaux et autonomes dans ses prises en charge, ses régularisations et ses sourires. Chez les caritatifs co-gestionnaires de l'urgence, il apparaît vite vain de s'attaquer à ces causes de la boucle de l'urgence, trop multiples, profondes, aux responsabilités diluées et trop politiques, clivantes et par la même occasion peu propices aux dons. Et puis, on ne dévore pas la main de l'Etat qui nous nourrit, sinon on ne pourrait plus opérer, et si on existe plus qui s'occupera de la misère ?
DÉPASSER LE GOUVERNEMENT HUMANITAIRE
Quand le gouvernement s'humanitarise, l'humanitaire se gouvernementalise dans un même geste. Les années 80 ont marqué le passage d'un pouvoir disciplinaire brutal à une gouvernementalité plus thérapeutique, compassionnelle, humanitaire. La création du Secrétariat à l'action humanitaire par Chirac marquera la fusion humanitaire et sécuritaire d'un ensemble d'institutions étatiques et associatives que Didier Fassin qualifie de “gouvernement humanitaire”. Plus que jamais, la solidarité s'est professionnalisée et les politiques sociales et humanitaires sont devenues des technologies de gouvernement adaptées au capitalisme néolibéral. Comme Chirac et son Samu Social, les gouvernements de droite comme de gauche investissent le social et l'humanitaire avec le monde associatif. Gestion des camps, assistance médico-sociale, maraudes, hébergements d'urgence, insertion professionnelle… Ce qui relève de l'aide d'urgence est intégré à une normalité compressée et rationalisée pour coller au tempo de la crise permanente. La souffrance sociale hier ignorée est désormais un objet majeur des politiques publiques qui cherchent à réduire la “fracture sociale” pour réintégrer certain·es “exclu·es” dans la société et son travail. Une manière de contenir la colère en s'attaquant aux symptômes de l'urgence sociale plutôt qu'à ses racines. La souffrance des exclu-es indésirables sera elle invisibilisée et empêchée de se transformer en luttes, par précarisation organisée, répression sur leurs lieux de survie, éclatement des communautés de lutte ou récupérations gauchistes et prises en charge de pacification. Le politique administre les affects, les traumatismes, les comportements ; il abandonne pour de bon la transformation des structures sociales et légitime sa violence par la protection des vulnérables.
Par l'aide sociale et d'urgence, il ne s'est jamais agi que de donner une contrepartie sociale aux grandes dynamiques néolibérales de privatisation du pays. Défendre l'inclusion sociale pour diviser bons et mauvais-es immigré-es. Combattre la résistance des citoyen-nes à la nation et au travail. Combattre l'exclusion sociale jusqu'à en faire une fin en soi, coquille vide dépouillée de toute autre velléité, sans remonter à sa source. En témoignera le Pacte parisien de lutte contre l'exclusion et sa Nuit de la Solidarité, outil de communication solidaire de la ville de Paris pour continuer par ailleurs sa politique de spéculation immobilière, d'expulsion et de traque des sans-papiers. Promettre des avantages (aides, régularisations) à certain-es pour casser les luttes. Faire plonger les associations dans le piège subventionné de la défense des acquis sociaux et de l'intégration par la langue ou le travail. Montrer patte blanche, digérer nos colères, agiter la peur de l'extrême-droite. Faire oublier la critique de la démocratie et continuer plus sereinement notre exploitation. L'urgence sociale est ainsi renversée comme délai supplémentaire que nos démocraties s'accordent pour oblitérer leurs failles fondamentales, nous occuper à traiter nos problèmes sociaux comme des dérives et repousser toujours plus nos révoltes. Par l'action et la victoire, l'aide d'urgence donne du sens à notre misère militante. Elle sépare nos luttes en causes spécialisées (climat, violences policières, inégalités, conflits internationaux), occulte ce qui les unit et nous pousse à formuler des revendications thématiques plutôt qu'à tout refuser.
Les associations humanitaires souvent en lutte contre les politiques de l'Etat tentent de tendre vers un au-delà du simple soulagement des urgences, en alliant pansement humanitaire nécessaire et plaidoyer structurel de long terme. Mais leur régime d'urgence, leur dépendance au financement et leurs horizons politiques étatistes bloquent leurs militant-es dans une charité désautonomisante et dans des rapports de luttes réformistes. Certain-es préfèreront le moins pire à l'idéal et en feront une religion nommée social-démocratie. D'autres sortiront la tête de l'urgence humanitaire et de la réforme. Iels continueront peut-être de panser des plaies mais passeront de l'aide à l'entraide et s'essayeront à la création d'espaces d'auto-détermination. Au-delà du symptôme et de l'humanitaire, iels chercheront plutôt à porter des coups matériels et discursifs à la racine, au capital, au travail, aux frontières, à la démocratie, aux prisons, aux solutions de l'Etat et à tout ce qui nous fait tourner en rond. Par le bas, de tous les côtés, sans représentation ni organisation qui définit nos urgences.
Wilden - TERRAIN VAGUE
Quand ?
Le 10 septembre de 19h à 21h
Où ?
The Dissident Club 58 Rue Richer 75009 Paris
Projection de films documentaires et expérimentaux d'Oleksandr Stoianov, suivie d'une rencontre avec l'artiste. Exploration d'archives anhistoriques à travers le cinéma et discussion sur la nature des récits visuels dans la propagande.
À PROPOS DU CINÉASTE :
Oleksandr Stoianov est un artiste contemporain ukrainien et cinéaste indépendant né le 19 juillet 1985 à Sébastopol, en Crimée. Travaillant principalement avec la photographie, la vidéo et des images d'archives, il crée des films expérimentaux et des projets visuels qui interrogent les régimes totalitaires, la propagande, la répression et la guerre. Son travail s'appuie souvent sur des documents d'archives pour révéler le fossé entre les récits officiels et la réalité vécue, scrutant les complexités du présent à travers le prisme de l'histoire.
-* Informations : The Dissident Club
Quand ?
Le 9 septembre de 14h à 0h
Où ?
Voix Machine 50 Rue Roger Salengro, 94120, Fontenay-sous-Bois
VOIX MACHINE FAIT SA RENTRÉE
Mercredi 9 septembre
– 14h à 17h - Atelier de fabrication d'une machine d'impression sérigraphique pirate avec le collectif chilien @fabrika_valpo : fabriquer un outil de fabrication léger pour manifs et rassemblements
– 19h - Vernissage de l'exposition du collectif @fabrika_valpo
– 20h - Concert chargé d'énergie, avec @sonoradelucha
Bar + Soupe au caillou
Voix Machine est à 2mn du RER Val de Fontenay à Fontenay-sous-Bois, 10mn depuis Nation
Source : Mediacités Lille
Payant
Source : Mediabask
Source : Rue89 Strasbourg
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Source : Hankyoreh - Corée du Sud
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Source : Marsactu
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Source : Le Grand Continent
Source : Volcánicas - Colombie
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Source : Mongabay Indonesia - Indonésie
Lire la traduction automatique en françaisDans les tenues proposées par l'IA de Trump, tout est fait pour rappeler l'esthétique nazie, et en particulier le célèbre uniforme SS.
L’article Quand Donald Trump s’inspire de l’uniforme SS et des méchants de science fiction est apparu en premier sur Contre Attaque.

Programme de la Bibliothèque Anarcha-Féministe de Toulouse. La BAF se situe au Chat Noir, 270 avenue de Muret, Toulouse. Nos permanences sont les mercredis de 16h à 20h et dimanches de 14h à 18h.
Nos permanences ont lieu :
La BAF vous accueille avec des livres, des biscuits ou pâtisseries vegan et des boissons chaudes ou fraîches selon la météo. Pour toute question ou idée, n'hésitez pas à nous contacter sur bibli_afem@riseup.net.
Durant la permanence de la BAF, rencontre pour broder, tricoter, crocheter, ensemble en silence ou en bavardant.
Ce temps n'est pas prévu pour être un cours mais plutôt de créer l'occasion de se motiver à avancer sur nos projets en cours, de se rencontrer autour d'une boisson, échanger quelques astuces et idées, etc.
Si cela t'intéresse ramène ton matériel, et ton·tes projet·s en cours. Il y aura quand même un peu de matériel sur place pour s'essayer au crochet, à la broderie, etc.
Envisageable aussi ce jour-là : un troc de matériel de mercerie, tricot, broderie etc.
Viens avec tes pelotes (entières ou entamées) si tristes de ne pas être utilisées, tes crochets ou aiguilles en double parce que tu avais perdu les précédentes mais en fait tu les as retrouvées dans un pot à crayons, la récup de matériel des grands-parents dont tu ne sais pas quoi faire, les stocks de fils de ta jeunesse quand tu faisais des bracelets de l'amitié, les toiles à broder de ce fameux projet “génial, je vais faire ça !” mais jamais commencé, etc.
Chacun·e trouvera peut-être son bonheur dans ces trésors dormants !
Participation à prix libre et non nécessaire. L'argent récolté participe à faire vivre la bibliothèque : payer notre part du loyer, acheter de nouveaux livres et remplacer les livres égarés.
On vous propose un moment convivial de jeux de société dit "militant".
Nous avons à disposition : la revanche des anars, zone à défendre, antifa le jeu, Kapital ...
Nous ramenons pour l'occasion des jeux qui seront accessible pour tous âges.
Pas besoins de connaître les jeux pour y jouer !
Le jour où nous avons découvert que nous avions été désignés comme une organisation terroriste mondiale, nous nous étions promis que nous tenterions de résister aussi longtemps que possible, que nous ne céderions pas tant que nous aurions des possibilités de tenir bon. Nous avons fièrement maintenu et défendu une infrastructure libre, sécurisée, autonome et politiquement engagée pendant des années.
Pour nous, « Restez humain.e », ce n'est pas une phrase vide de sens.
Cela veut dire que, par dessus tout, nous avons la responsabilité de protéger nos utilisateur-ices, celles et ceux qui construisent le réseau humain qui nous relie, ainsi que les communautés qui nous inondent de messages de soutien et de solidarité.
Nous ne pouvons nous engager dans un combat ou nous exposer à des manipulations qui menaceraient la vie de ces personnes et des personnes qui leurs sont chères, les laissant à la merci d'autocrates, de fascistes et d'agences gouvernementales capables de manoeuvres extra-légales. La possibilité que notre travail puisse provoquer des conséquences légales et financières à celles et ceux qui nous sont proches - ou qui ont seulement quelque chose à vois avec nous - ne nous laisse pas le choix.
A/I met fin à ses activités.
Le collectif Autistici/Inventati met fin à ses activités et cessera prochainement de fournir l'ensemble des services qu'il propose.
Il n'y a pas de manière facile d'annoncer ou d'expliquer cela.
Chaque jour où nous avons pu rester en ligne après le 26 août 2026 a été une victoire, mais nous sommes obligés de nous arrêter.
Aucun d'entre nous n'a une haute estime des gestes héroïques et des martyrs, nous ne demanderons ainsi aucun sacrifice. Pas de nous ni ne quiconque. Il s'agit d'un climat politique, Dans le contexte politique actuel, le fait de continuer à proposer nos services met en danger nos utilisateur-ices et toutes les personnes qui font partie de nos communautés. Dans un monde où les accusations sont à ce point déconnectées de la réalité, on ne peut s'attendre qu'à ce que la répression devienne de plus en plus disproportionnée. Dans ces circonstances, nous ne sommes plus en mesure de maintenir notre objectif initial - offrir des outils sécurisés et non-commerciaux.
Ces 25 années ont été extraordinaires. Ça a été une « sacrée aventure ».
Maintenant, éteignez vos ordinateurs, sortez de chez vous, luttez, embrassez-vous et continuez à sourire. Nous nous arrêtons, mais la Résistance et ses idées, elles, ne s'arrêtent pas. Restez humain.es.
Nous enverrons prochainement des indications sur les manières de sauvergarder les contenus de vos blogs, de vos boîtes mails et de vos sites internet, avec des recommandations d'ordres plus techniques. Mais gardez à l'esprit que de la même manière que le domaine autistici.org était rendu inaccessible sans pré-avis, nous risquons de souffrir des mêmes problèmes dans les prochains jours sans être à même de les prévenir.
Autistici/Inventati Collective
Schaerbeek s'est affirmé en tant que commune hospitalière, et ça doit le rester. En vue du vote de la loi des visites domiciliaires au niveau fédéral, nous lâchons rien : nous demandons à nos élus de maintenir et renforcer les valeurs de solidarité et de respect pour la vie privée.
Venez nombreu·ses·x rappeler aux élu·e·s schaerbeekois·e·s leurs engagements !
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- 362 été 2026 / Touchons le fond / Théorie