Depuis la prison d’Evin, Narges Mohammadi a écrit ses Mémoires. Dans Une femme ne renonce jamais, la militante rappelle que le mouvement Femme Vie Liberté continue de résister en Iran.
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L'emblématique parc de Yosemite, aux États-Unis, attire depuis longtemps les appétits commerciaux. Dernier exemple en date, l'intérêt de l'administration Trump pour un échange de terrains au profit d'un promoteur.
Aux États-Unis, des révélations montrent que l'administration Trump étudiait un échange de terrains qui permettrait à un promoteur privé de construire une route vers un complexe immobilier au bord de Yosemite, premier parc naturel de l'histoire du pays, qui contient le site (…)
Plus de 15 000 personnes sont venues manifester à Saint-Pierre-la-Garenne (Eure), selon les organisateur·ices. © Rémi-Kenzo Pagès/Vert
«C’est une alliance nouvelle qui augure d’autres mobilisations à venir», prévient Fanny Métrat, porte-parole du syndicat agricole Confédération paysanne. Ce samedi, l’agricultrice, debout sur un camion, harangue la foule venue nombreuse – 15 000 personnes selon les organisateur·ices. Réuni·es à Saint-Pierre-la-Garenne (Eure), elles et ils manifestent contre les pesticides et l’entreprise Syngenta, leader mondial de la production de ces substances.
La multinationale est au centre des débats lors de cette marche organisée par Les Soulèvements de la Terre, Cancer colère, le collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest (CSVPO) et la Confédération paysanne. «C’est extraordinaire : il y a des malades, des paysans, des soignants», liste Fleur Breteau, de Cancer colère. On retrouve aussi des collectifs antiracistes, venus dénoncer le «colonialisme chimique».
Le terme, inventé par la géographe brésilienne Larissa Mies Bombardi, désigne le fait de produire des pesticides interdits localement à cause de leur dangerosité pour les exporter vers des pays (souvent pauvres) où ils sont autorisés.
«Ce n’est pas connu du grand public, explique l’activiste Léna Lazare, des Soulèvements de la Terre. Mais, pour nous, c’est désormais un fil rouge, sur la base d’alliances avec des collectifs concernés, comme Vietnam Dioxine ou le Coaadep.» Le premier est engagé contre l’agent orange, un herbicide connu pour son utilisation durant la guerre du Vietnam. Le second, le Collectif des ouvriers agricoles empoisonnés par les pesticides, qui milite contre le chlordécone, un insecticide pulvérisé dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique jusqu’en 1993.
Des délégations internationales ont également participé à la manifestation du 3 octobre. © Rémi-Kenzo Pagès/Vert
Cette jonction nouvelle, qui explique en partie le succès de la mobilisation, est le fruit d’un long travail. «C’est la deuxième fois, après l’action contre BASF, qu’on parle de colonialisme chimique», rappelle Léna Lazare. En novembre 2025, des représentant·es de ces mêmes organisations étaient entrées dans une usine de pesticides de l’entreprise allemande à Saint-Aubin-lès-Elbeuf (Seine-Maritime). Les manifestant·es y avaient trouvé du Fipronil, un insecticide interdit en France mais utilisé dans d’autres pays.
Pendant la marche à Saint-Pierre-la-Garenne, les organisations exigent l’interdiction de vendre des pesticides à des pays tiers. De son côté, Syngenta se défend en affirmant que «toute exportation de produits dangereux depuis l’Europe s’effectue sous le contrôle réglementaire du pays importateur». «C’est un commerce indécent, on n’en peut plus de ces postures de domination», plaide Fanny Métrat, du haut de son camion.
Le sujet dépasse les frontières hexagonales et une question taraude les manifestant·es : pourquoi la santé des communautés étrangères semble-t-elle reléguée au second plan sans que les institutions européennes n’interviennent ? «D’ailleurs, tous les continents sont représentés dans cette coalition», précise Loan (le prénom a été modifié), qui s’occupe de la coordination internationale pour Les Soulèvements de la Terre.
La manifestation est partie de la ville de Gaillon pour rejoindre Saint-Pierre-la-Garenne via un parcours de six kilomètres. © Rémi-Kenzo Pagès/Vert
«Il est essentiel de penser cette action dans un contexte mondial, depuis notre position occidentale. On doit suivre les traces du mouvement des sans-terre au Brésil [en faveur des paysan·nes qui ne possèdent pas de terres, NDLR] et de tous les paysans du monde, avec le colonialisme chimique comme pierre angulaire.»
Une prise de conscience qui explique la présence d’un cortège dédié au sein de la marche. Et celle de structures rarement associées aux luttes écologistes. «Pourtant, on est pleinement concernées, estime Julie Nguyen, de Génération panasiatique, une association antiraciste qui regroupe des personnes issues des communautés asiatiques. La lutte contre les pesticides fait partie des luttes antiracistes parce qu’on vient de pays qui sont lourdement impactés. L’Inde, par exemple, est le pays où l’on meurt le plus à cause de ces produits.» C’est ce que montre une étude publiée dans la revue Frontiers in public health.
Le choix de Syngenta pour illustrer le colonialisme chimique n’est pas un hasard. Plusieurs histoires reviennent en boucle dans le cortège. «C’est une entreprise qui a financé des milices, notamment au Brésil, pour assassiner des paysans», rappelle Loan. En 2018, la cour de justice de l’État brésilien du Paraná a condamné Syngenta pour avoir commandité le meurtre de Valmir Mota de Oliveira, un syndicaliste paysan.
Surtout, ce colonialisme chimique trouve un débouché dans les guerres et des liens avec l’industrie militaire. C’est ce que dénoncent les membres du collectif Vietnam Dioxine, qui ont depuis longtemps Syngenta dans le collimateur. Pour cause : son ancêtre, Imperial Chemical Industries (ICI), est un pionnier de la production de l’agent orange.
Un imposant cortège contre le colonialisme chimique, se situait au centre de la manifestation.© Rémi-Kenzo Pagès/Vert
Avant d’être massivement épandu par l’armée étasunienne lors de la guerre du Vietnam, ce défoliant développé par ICI était utilisé par l’armée britannique entre 1952 et 1954 pour mater l’insurrection communiste en Malaisie. «Ils ont inspiré les multinationales américaines de l’agrochimie comme Monsanto, qui ont ensuite produit l’agent orange durant la deuxième guerre d’Indochine», confirme Tom Nico, de Vietnam Dioxine.
Plus récemment, Syngenta est aussi pointée du doigt pour son rôle dans la colonisation israélienne en Palestine. La multinationale possède une filiale, Adama, installée dans les territoires occupés. «C’est important pour nous d’être là pour dénoncer ce colonialisme chimique, explique Lucie (le prénom a été modifié), d’Urgence Palestine. Adama participe à des épandages massifs, notamment avec du glyphosate, qui servent les intérêts de l’armée israélienne pour occuper et récupérer les terres, puis pour expulser et attaquer la santé des populations.» «Adama spolie l’eau, détruit des villages et des communautés paysannes sur le plateau du Golan», ajoute Fanny Métrat, de la Confédération paysanne.
Le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest (CSVPO), l’une des organisations à l’origine de la manifestation, veut «rendre visible toutes les victimes oubliées». © Rémi-Kenzo Pagès/Vert
«Depuis la création de l’État d’Israël, l’agrochimie est l’un des fers de lance de la colonisation de la Palestine. Elle fait des expérimentations agricoles dangereuses pour l’environnement et la santé, détruit les moyens de subsistance des paysans… Ils épandent aussi des litres de pesticides à la frontière avec le Liban ou avec Gaza pour permettre à l’armée de contrôler plus facilement ces zones, complète Jean (il n’a pas souhaité donner son nom), un militant des Soulèvements de la Terre. La lutte pour la libération de la Palestine est une lutte pour défendre des manières d’habiter et de cultiver les terres.»
L’intégration de ces sujets dans les luttes écologistes motive les troupes. Toutes les figures antiracistes rencontrées témoignent de leur enthousiasme. «Ce front est inédit, affirme Tom Nico. C’est une bonne nouvelle d’avoir une action aussi concrète ensemble.»
«C’est vraiment une victoire politique ; on avance dans la prise en compte des questions antiracistes dans le milieu écologiste», s’enthousiasme l’universitaire spécialiste des enjeux raciaux et écologiques, Renda Belmallem. «Maintenant, il faut se battre pour que ça s’inscrive sur le long terme ; ça doit appeler à d’autres initiatives», poursuit Tom Nico.
Fleur Breteau, porte-parole et cofondatrice de Cancer colère, l’une des organisatrices de la manifestation du 3 octobre, appelle à «libérer la parole» des malades du cancer. © Rémi-Kenzo Pagès/Vert
C’est donc dans une ambiance joyeuse et déterminée que tout ce beau monde a convergé, entouré d’un important dispositif policier. La marche a toutefois été interrompue par quelques tirs de gaz lacrymogènes en fin de journée. Pour Fanny Métrat, «ce n’est que le début d’une campagne d’actions, d’occupations, pour que l’ensemble des sites de production des pesticides ferment définitivement». Fleur Breteau de conclure : «Syngenta devra payer.»
Les manifestants contre Syngenta et les pesticides ont dénoncé les effets néfastes de l'industrie agrochimique à l'échelle internationale. Des actions ont également eu lieu dans de nombreux autres pays.
Saint-Pierre-la-Garenne (Eure), reportage
« Ni ici, ni ailleurs » était l'un des mots d'ordre de la mobilisation du 3 octobre contre les pesticides, qui ciblait le géant de l'agrochimie Syngenta, aux abords de son site normand à Saint-Pierre-la-Garenne. À l'appel des Soulèvements de la (…)
En 2025, près de la moitié de la population française présentait des niveaux d’exposition au cadmium supérieurs aux valeurs sanitaires de référence, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), qui avait qualifié la substance de « cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction ».
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« Les riverains doivent être alertés en amont de l’épandage, au moins 24 à 48 heures avant, afin qu’ils puissent prendre des dispositions pour ne pas être sur place. Ils doivent aussi être informés sur les produits épandus afin d’évaluer le niveau de dangerosité auquel ils sont exposés. »
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Ce dimanche, à Saint-Denis, des lycéens venus de toute l’Île-de-France se sont réunis en assemblée générale à l’appel du collectif RED-Jeunes. Après deux semaines de mobilisation marquées par une forte répression policière et peu de réponses politiques, ils veulent désormais structurer le mouvement et envisagent la création d’un syndicat des lycéens de banlieue.
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Depuis fin 2025, des algues rouges prolifèrent sur les côtes guadeloupéennes, causant des démangeaisons et nausées chez les marins, tout en faisant fuir le poisson. Les pouvoirs publics tentent de mieux saisir le phénomène.
Saint-François (Guadeloupe), reportage
La mer au niveau de la plage de la Coulée, à Saint-François, dans l'est de la Grande-Terre, prend depuis le début de l'année une teinte étrange par instants. D'habitude turquoise et cristalline, il lui arrive de virer… au rouge. (…)
Depuis plus de vingt ans, un centre propose des sorties en quad dans la garrigue dans des zones interdites à la circulation motorisée. Si la situation indigne les défenseurs naturalistes, les autorités demeurent passives.
Beaulieu et Grospierres (Ardèche), reportage
Les pas crissent sur la terre caillouteuse. La végétation de garrigue, déjà habituellement pas bien haute, est cramée par le soleil de cette fin d'été. Même les cades ont souffert. Un bruit de moteurs au loin attire (…)
En réaction aux « narcocorridos », ces très populaires chansons composées à la gloire des barons de la drogue, flics et militaires se lancent dans la musique. Glorifiant une autre brutalité, celle de forces de l’ordre ne répugnant ni aux détentions abusives ni aux exécutions sommaires.
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Alors que les animaux sont reconnus par la loi comme des êtres sensibles dont les besoins doivent être respectés, plus de 80 % des animaux abattus en France sont élevés dans des conditions qui les nient, dénoncent une cinquantaine de juristes.
La liste des signataires se trouve en bas du texte.
« Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce. » Article L. 214-1 du Code rural et de la (…)
Lula da Silva (à gauche) affrontera notamment Flávio Bolsonaro (à droite) à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle au Brésil, ce dimanche. © Evaristo Sa/AFP
L’Amazonie asséchée, la ville de Porto Alegre submergée, la zone humide de Pantanal dévorée par les flammes : la crise climatique frappe déjà le Brésil de plein fouet, bouleversant le quotidien de populations souvent précaires. Dans les urnes, elle est pourtant aux abonnés absents. Ce dimanche, 158 millions de Brésilien·nes choisiront leur président et renouvelleront la Chambre des député·es et les deux tiers du Sénat. Si 91% de la population juge important que les candidat·es proposent des mesures contre le changement climatique, la thématique fait la course en fin de peloton dans la hiérarchie de leurs préoccupations.
Selon une enquête publiée début septembre par l’Observatoire brésilien du climat, la sécurité, le pouvoir d’achat, les violences faites aux femmes, la santé et l’éducation relèguent l’environnement loin derrière. «Le débat électoral sur ces questions est encore très peu présent, et assez récent dans la politique partisane brésilienne, y compris à gauche», décrypte la chercheuse Cristiana Losekann, coordinatrice du Laboratoire de recherche en politique environnementale et justice de l’université fédérale d’Espírito Santo (sud-est).
Depuis le scrutin de 2022, la question environnementale a toutefois gagné une place dans les programmes présidentiels, même si elle y est traitée de manière très inégale. «Il s’agit peut-être de la première élection où elle apparaît dans tous les tracts», remarque la politologue.
Il devient de plus en plus difficile d’ignorer le cri d’alerte lancé par la nature. «La crise climatique n’est plus une prévision concernant l’avenir ; elle est entrée dans l’expérience quotidienne des populations», tonne Sila Mesquita Apurinã, coordinatrice générale du Groupe de travail amazonien (GTA). «L’étape suivante est politique : transformer cette expérience en conscience du fait que les impacts ne sont pas répartis de manière égale, montrer que la crise climatique est aussi une question de justice sociale», poursuit la militante de l’État d’Amazonas. «Il faut garder en tête qu’un climat devenu incontrôlable accroît la pauvreté, l’insécurité alimentaire et les problèmes de logement dans le pays», souligne Marcio Astrini, secrétaire exécutif de l’Observatoire brésilien du climat.
Parmi les six candidats à la présidentielle les mieux placés dans les sondages, l’Observatoire estime que seul Lula, le président de gauche sortant, présente des propositions convaincantes sur le climat et l’environnement. «La majorité des autres candidats abordent le sujet de manière très superficielle», précise Marcio Astrini, secrétaire exécutif de l’institut. Lula est le seul à mentionner explicitement l’Accord de Paris sur le climat.
Son programme compte 16 engagements en faveur de l’environnement, contre un seul pour son principal adversaire, Flávio Bolsonaro, fils aîné de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro, dont il assume l’héritage climatosceptique. «Bolsonaro fils a pour objectif de mettre fin à la déforestation illégale, alors qu’en tant que sénateur, il avait lui-même présenté un projet de loi visant à supprimer toute la protection existante en Amazonie», rappelle Marcio Astrini.
Lula, au coude-à-coude avec lui au second tour, selon les derniers sondages, promet de faire de l’adaptation au changement climatique un axe permanent de la planification publique. Il veut préparer les États et les municipalités aux épisodes de chaleur extrême et améliorer la prévention et la réponse aux catastrophes. Son programme prévoit aussi de renforcer la défense civile, d’améliorer la sécurité hydrique, de protéger les ressources en eau et de créer des protocoles pour les populations touchées ou déplacées par des événements extrêmes.
Sur le front environnemental, le président de gauche sortant peut mettre en avant le recul de la déforestation. Selon une analyse d’InfoAmazonia à partir des données officielles, le déboisement a diminué de 51% pendant son mandat. Le gouvernement a également consacré 11,2 milliards de reais (environ 1,9 milliard d’euros) au Plan climat 2024-2035, avec des mesures de réduction des émissions et d’adaptation. Les renouvelables représentaient par ailleurs 49,4% de la matrice énergétique et 86,8% de l’électricité en 2025.
Cette politique se heurte toutefois à une contradiction : le développement assumé de l’exploitation pétrolière, notamment au large de l’Amapá, aux portes de l’Amazonie. «Le Brésil essaie de concilier deux orientations qui entrent en tension : se présenter comme une puissance environnementale tout en développant simultanément des activités fortement consommatrices de ressources naturelles», regrette Sila Mesquita, du GTA. «Quel que soit le candidat élu, l’augmentation de l’exploitation pétrolière est un élément commun à presque tous les programmes. La différence réside dans la manière dont cela sera fait, avec plus ou moins de précautions», se désole Marcio Astrini.
Si les peuples autochtones se félicitent d’une reprise du dialogue avec l’exécutif, elles et ils ont également observé des reculs : «Les projets d’exploration pétrolière et gazière à l’embouchure de l’Amazone, l’accord de libre-échange Mercosur-Union européenne, l’expansion de projets comme le Ferrogrão [une ligne ferroviaire destinée au transport de céréales vers les ports du nord du pays, NDLR] et l’autorisation d’exploiter Belo Sun, qui pourrait devenir la plus grande mine d’or à ciel ouvert au monde», liste Dinamam Tuxá, coordinateur exécutif de l’Articulation des peuples autochtones du Brésil (APIB).
Dans les programmes, l’Amazonie apparaît très liée à l’idée de bioéconomie, où la nature est conçue comme un actif économique. «Nous observons la conversion d’une série de sujets portés jusqu’ici par l’écologisme en des questions relevant d’une véritable financiarisation de la nature», détaille la politologue Cristiana Losekann.
Le modèle de développement brésilien est fondé sur l’expansion des frontières de l’agrobusiness, de l’exploitation minière, du pétrole et sur de grands projets d’infrastructures. Une dynamique que le programme de Flávio Bolsonaro prévoit d’accentuer. Sa seule proposition pour protéger ses concitoyen·nes des effets du réchauffement climatique ? «Fournir des services d’assainissement de base», comme il l’a expliqué le 28 août dernier, lors d’une interview sur la chaîne Globo.
«Les années du gouvernement de Jair Bolsonaro ont sans aucun doute été les pires pour la politique environnementale au Brésil. Le retour de cette famille au pouvoir représente un risque très important, pour l’environnement et pour la démocratie», s’alarme Marcio Astrini. «Cela signifierait, sans aucun doute, la reprise d’un processus que nous qualifions de génocidaire», abonde le représentant autochtone Dinamam Tuxá.
Il incombera aux parlementaires nouvellement élu·es de se prononcer sur les règles environnementales, les grands projets d’infrastructure ou encore l’exploitation minière et pétrolière. La «Bancada do Clima», une coalition transpartisane réunissant des élu·es engagé·es sur les questions socioenvironnementales, cherche ainsi à faire avancer l’agenda climatique au sein des institutions.
Son slogan ? «La crise climatique est une crise politique !» Une tâche d’autant plus importante que le prochain Parlement pourrait compter des figures politiques associées à des infractions environnementales. Une enquête du média Sumaúma a identifié 75 candidat·es lié·es à 200 infractions enregistrées dans l’Amazonie légale, notamment pour des atteintes à la végétation.
Un tour de force. À l'appel de Cancer Colère, des Soulèvements de la Terre, de la Confédération paysanne et des victimes des pesticides, un cortège de plusieurs milliers de personnes a forcé l'arrêt d'un site de l'industriel Syngenta.
La mobilisation était massive. Ce samedi 3 octobre, à Gaillon dans l'Eure, des milliers de personnes — 15 000 selon les organisateurs — et des dizaines de tracteurs se sont élancés à 15 heures en direction de l'usine de production de pesticides Syngenta (…)
Comme quarante sociétés de journalistes de médias aux sensibilités variées, « Splann ! » apporte son plein soutien à la rédaction de son partenaire « »Mediapart » à la suite des déclarations de Marine Le Pen. Réagissant aux révélations sur les écrits antisémites de Jordan Bardella, la candidate d'extrême droite à l'élection présidentielle a suggéré aux journalistes du média d’investigation d’enfiler un gilet pare-balles.
L’article [Tribune] « Costard en Kevlar » : « Splann ! » dénonce les menaces à peine déguisées de Marine Le Pen à l’adresse de « Mediapart » est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.