L'Agence nationale de sécurité du médicament a révélé un risque de méningiome, qu'elle juge « faible », dû à la prise de pilule contraceptive à base de désogestrel. De quoi allonger la longue liste des effets secondaires associés aux contraceptifs prescrits aux femmes.
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Lors d’une manifestation à Paris, le 28 septembre 2025. © Bastien Ohier/Hans Lucas via AFP
«Ce rassemblement est inédit», pose Jean-François Julliard, directeur général de France nature environnement (FNE). Ce mardi 15 septembre, à 19h30, de nombreuses associations, collectifs et syndicats se rejoindront devant le ministère de l’économie et des finances, à Paris. Elles et ils réclament des moyens financiers d’adaptation face au réchauffement climatique et une véritable trajectoire de diminution des émissions de gaz à effet de serre.
Un premier rendez-vous militant en ce mois de septembre avant la marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale du 26 septembre prochain. Les associations écologistes veulent que les drames de l’été caniculaire ne soient pas oubliés. Les prochaines semaines seront riches en mobilisations dans toute la France.
«C’est peut-être la dimension qui manquait aux marches pour le climat de ces dernières années : la convergence entre nos collectifs et les syndicats de travailleurs comme ceux des infirmiers et de pompiers», avance Jean-François Julliard.
Une présence évidente, pour Thierry Amouroux, porte-parole du syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI). «L’effet du réchauffement climatique et des canicules, on le voit directement sur nos patients, raconte-t-il à Vert. Ce ne sont pas des concepts théoriques pour l’an 2050, c’est une dégradation conséquente de l’état de santé des personnes que l’on suit. À peine une première vague de chaleur se finissait qu’une autre arrivait, sans qu’elles aient le temps de récupérer.»
La longueur et l’intensité des canicules fragilisent tous nos organes et affectent particulièrement les personnes atteintes de maladies chroniques. «Certains de nos patients ont atteint des niveaux de dégradation à cause des canicules qu’ils ne devaient pas connaître avant des années», déplore-t-il.
Les infirmier·es du SNPI travaillent dans des hôpitaux «complètement inadaptés aux canicules», insiste-t-il. Cet été, «ils se sont transformés en serres médicalisées : la température est montée à 35°C voire 40°C degrés dans certaines chambres. Ça a été terrible, on voyait nos patients se réfugier à l’hôpital, mais l’environnement y était dégradé et leur état de santé en pâtissait», rembobine le professionnel.
En juin dernier, l’ONG Oxfam pointait l’explosion des besoins en soins due au réchauffement climatique et celle de la fréquentation des urgences dans un système de santé déjà en crise. «Nous, soignants, à part scotcher une couverture de survie avec du sparadrap le long des vitres, on ne pouvait rien faire», s’indigne Thierry Amouroux.
Outre un budget de l’État à la hauteur des enjeux, le syndicat réclame une meilleure utilisation du budget existant, et notamment des 60 milliards d’euros cumulés depuis 2004 avec la création de la journée de solidarité. Pour le syndicaliste, «cette mesure post-canicule de 2003 fait contribuer les Français financièrement ; ce montant ne peut pas être fléché à d’autres fins que protéger les plus vulnérables, ce n’est pas admissible.»
Le SNPI prendra la parole devant Bercy ce mardi soir aux côtés de pompier·es, d’organisations de défense des précaires (Fondation pour le logement des défavorisés), de syndicats étudiants et de multiples associations écologistes (FNE, Greenpeace).
L’occasion pour chaque collectif de rappeler que le réchauffement climatique creuse les inégalités et les discriminations déjà existantes. Alors que les fortes chaleurs attisent les violences contre les femmes, l’association Nous toutes s’exprimera également.
«Si nous nous retrouvons ensemble ce soir, c’est parce que l’été a été particulièrement douloureux et a affecté quasiment tous les secteurs de la société», souligne Jean-François Julliard. Le point de convergence de ces collectifs : appeler à un projet de loi de finances avec davantage de moyens pour l’adaptation au changement climatique. «Le budget de l’État, qui sera voté d’ici la fin de l’année, doit compenser les failles et les vulnérabilités de cet été», insiste le directeur général de FNE.
Rénovation thermique des écoles et des hôpitaux, recrutements et moyens matériels pour les pompier·es, augmentation du Fonds vert pour aider les collectivités territoriales à s’adapter… La liste des demandes est longue.
Le militant écologiste l’admet : «Rien n’est acquis et c’est un combat difficile, mais on rentre dans une séquence présidentielle ; on veut que ces sujets-là soient présents dans le débat, qu’ils ne tombent pas dans l’oubli sitôt les températures redescendues.»

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Date de prise de poste : début octobre 2026.
Malgré un hiver pluvieux, la sécheresse connue par la France cet été bat tous les records. Si ce phénomène se répète les prochaines années, la situation deviendra « très critique » pour l'eau potable, alerte l'hydrogéologue Luc Aquilina.
La pluie est retombée par endroits ces dernières semaines, mais la sécheresse perdure : en ce mois de septembre, 74 départements français sont en situation de « crise » pour l'eau potable, soit le niveau d'alerte maximum. En parallèle, près de 1 cours (…)
"L'idée n’est pas d'opposer les cultures, mais de réintroduire l'arbre dans l'agriculture", résume Mathieu Foudral.
Cet article « La société de l’herbe n’est pas adaptée au monde qui vient » est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
Les sécheresses ont eu raison du projet de Samuel Le Mercier. © Sylvain Lapoix/Vert
Au volant de son vieux tracteur Zetor rouge délavé, Samuel Le Mercier ramène sa dernière récolte de patates avant que l’humidité ne revienne sur les coteaux de Limalonges (Deux-Sèvres). Passées au tri, les trois quarts sont bonnes à jeter, «complètement bouffées par les taupins et les vers gris qui venaient chercher de la fraîcheur», souffle-t-il.
Son engin aurait bien besoin d’un passage au garage. D’un peu d’énergie, aussi. Mais Samuel Le Mercier ne refera pas le plein. À cause du prix du gasoil non routier qui a explosé, bien sûr. Mais aussi parce que, pendant cet été caniculaire, tout l’a lâché : «Le tracteur date des années 1980, il commence à fatiguer un peu… comme son propriétaire. Je pense que, dans mon cas, c’est réglé.» Après onze ans à cultiver sur la ferme familiale, Samuel Le Mercier arrête. Et il n’est pas le seul.
D’après un sondage de la chambre d’agriculture de la Charente-Maritime et des Deux-Sèvres, réalisé entre le 16 juillet et le 26 août, 64% des responsables d’exploitation interrogé·es envisagent l’arrêt de leur activité – dont 21% «sérieusement» et 5% «à court terme». Dans l’ordre des préoccupations : des charges trop élevées (67%), le manque d’eau (61%) et les problèmes de trésorerie (57%).
«La sécheresse agit comme un accélérateur d’une fragilité économique préexistante», analyse la chambre. Le plan d’aide à l’agriculture présenté par la ministre début septembre n’a rien changé : Samuel Le Mercier et beaucoup d’autres n’ont plus les moyens financiers ou physiques de faire une saison de plus.
Fils de céréalier, BTS agricole en poche, Samuel Le Mercier aurait pu reprendre la ferme familiale de 34 hectares en blé et tournesol conventionnels. Mais, à l’occasion d’un voyage en Argentine, il découvre des microfermes autosuffisantes où tout pousse sans pesticide.
En 2015, il contracte un bail agricole auprès de son père, convertit les céréales en bio et développe le maraîchage sur un hectare. «De toute façon, la chambre d’agriculture n’aurait pas accepté mon dossier d’installation si je ne m’étais pas diversifié, se souvient le paysan. Et, en un sens, ça m’a créé une sécurité.»
Installé à une heure des premières villes (Angoulême, Niort et Poitiers), il s’est constitué un dense réseau de distribution : légumes fournis aux paniers en ligne du Clic paysan, céréales à prix garantis aux moulins de Chassagne, deux soirs de vente directe à la ferme… Avec un chiffre d’affaires réalisé à 50% en céréales et à 50% en maraîchage, le paysan dégage un salaire de 1 260 euros. Il le partage depuis peu avec sa compagne, Aurélie Baffou, qui a délaissé son job pour prêter main-forte à mi-temps.
Samuel Le Mercier et Aurélie Baffou partagent un salaire de 1 260 euros. © Sylvain Lapoix/Vert
Dès le début, le changement climatique a labouré le modèle économique de sa petite ferme : «Tous les étés, j’ai une culture qui me lâche : c’étaient les céréales qui sauvaient le maraîchage, ou réciproquement, récapitule Samuel Le Mercier. En 2025, tout ce qui était sous serre était magnifique et, en plein champ, c’était pas la fête : la sécheresse a tué mes poireaux.» Cette dernière saison, les galères n’ont pas attendu le mois de juin pour faire basculer l’exploitation.
Dans les champs mal préparés à cause d’un hiver boueux (41% de pluie en excédent en Nouvelle-Aquitaine, selon Météo France), la chaleur a dépassé les 30 degrés Celsius (°C) dès avril. «Les blés ont pris un coup de chaud, ça a anéanti leur potentiel : j’ai récolté tout ce que j’ai pu», se désole le cultivateur. Un genou à terre, il ausculte les tournesols : teint grillé, tête basse, la plupart des tiges ne dépassent pas la ceinture.
Épuisés, les pieds de tomates qui donnaient auparavant jusqu’en décembre tendent leurs derniers fruits. Samuel Le Mercier a tout essayé : «Quand on a blanchi les serres à la chaux, les orages ont tout lavé en une après-midi sans faire tomber les températures…» Au lieu de sept à huit fleurs blanches au printemps, les plants d’aubergines n’ont tendu qu’un pistil.
Dans le sondage de la chambre d’agriculture, la moitié des répondant·es déclare prévoir des récoltes en baisse de 25 à 50%. «Je devrais être en train de semer mes cultures d’hiver, déplore Samuel Le Mercier. Mais, quand j’ai perdu 1 500 choux en juillet à cause des ravageurs et de la sécheresse, j’ai décidé d’abandonner.»
Fataliste, il constate : «Les seuls qui s’en sortent, ce sont ceux qui ont un accès sécurisé à l’eau, une bassine ou un bon puits.» L’agriculteur s’était pourtant équipé : «J’ai fait un forage à 40 mètres qui donne bien. Mais, quand l’arrosage est lancé dans les champs de maïs du coin, à la mi-juillet, je suis vite à sec.» Il branche alors sa citerne sur le réseau et change de tarif : de 50 centimes le mètre cube, il passe à deux ou trois euros. Malgré son goutte-à-goutte, le compteur affiche vite une facture à quatre chiffres.
Les canicules ont poussé le corps du paysan vers des fatigues inconnues : coup de pompe, douleurs articulaires… © Sylvain Lapoix/Vert
Un coût qui s’ajoute à une inflation généralisée : essence du tracteur, assurances, comptable… «Dès que j’ai un souci, il faut que je bricole : le mécano, c’est 70 euros de l’heure, sans les pièces», illustre-t-il.
Membres du syndicat agricole Confédération paysanne, qui demandait 5 000 euros de soutien par ferme, Samuel Le Mercier et sa compagne ont déchanté à l’annonce du plan d’urgence à un milliard d’euros de la ministre de l’agriculture, Annie Genevard. «Tout est orienté vers l’agroindustrie, désespère Aurélie Baffou. On cherche à nourrir nos enfants, préserver les écosystèmes… et la ministre ne donne pas un euro pour s’adapter. Et l’année prochaine, ils vont faire quoi ?»
«Travailler pour pas grand-chose, j’ai l’habitude, ironise le paysan. Mais quand ton corps ne te répond plus, tu ne peux pas envisager l’avenir sereinement.» Après un hiver à cracher ses poumons à cause d’une infection résorbée à coups d’antibiotiques, les canicules ont poussé le corps de cet ancien footballeur amateur vers des fatigues inconnues : coup de pompe après une matinée sous la serre, douleurs articulaires pendant les récoltes… «Et je n’ai que 40 ans», rappelle-t-il.
L’été à peine passé, les prévisions météorologiques pour la prochaine saison se voient de nouveau bouleversées par le retour du phénomène El Niño. Perturbation naturelle liée à la hausse des températures à la surface des océans, cette anomalie augmente les précipitations et les températures. Une nouvelle source d’instabilité qui a achevé de convaincre Samuel Le Mercier : «Le climat, c’est une épée de Damoclès : tu as beau t’accrocher, tu n’es pas maître de ton destin.»
Le Comité régional de l'énergie des Hauts-de-France s'est prononcé contre tout nouveau projet éolien terrestre d'ici 2035. Un vote non contraignant, qui a vu des écologistes s'abstenir, faute de garanties pour la faune.
Victoire symbolique pour l'ordre du contrevent : le 9 septembre, le Comité régional de l'énergie (CRÉ) des Hauts-de-France a voté à une très courte majorité un maintien à l'identique de la puissance éolienne d'ici 2035. Une forme de moratoire, même si ce vote n'a pas de (…)
Agences de l'eau, OFB, parcs nationaux, Ademe : le projet de budget 2027 prévoit de nouvelles suppressions de postes dans l'écologie. Le 15 septembre devant Bercy, une quarantaine d'organisations réclameront des moyens « à la hauteur de l'urgence climatique ».
Le lieu est bien choisi. Mardi 15 septembre à 19 h 30, c'est devant Bercy qu'une quarantaine d'organisations, de France Nature Environnement à Greenpeace, de la Ligue des droits de l'Homme à Solidaires, en passant par des syndicats (…)

Source :Compte Facebook, le 11 septembre 2026
Etiqe :non corroboré
Contenu :
« Ils [les migrants toujours présents à Ceuta depuis le 30 et 31 juillet, ndlr] tuent parfois les chats par plaisir, nous avons trouvé des chats coupés en deux, démembrés », affirme une agente d’entretien devant les caméras de l’émission espagnole En boca de todos (Dans la bouche de tout le monde) sur la chaîne Cuatro, le 8 septembre 2026.
La séquence, visible notamment sur le site de l’émission, a été massivement reprise et diffusée sur les réseaux sociaux. « Des barbares ! Qu’ils retournent chez eux ! », écrit un internaute en commentaire d’une publication qui reprend l’information avec la photo d’un chat gisant au sol à l’appui. « Ces monstres ultra-dangereux doivent être renvoyés immédiatement dans leur pays », assène encore un autre en description de son post.
Malgré nos recherches nous n’avons pas été en mesure de trouver des photos ou vidéos corroborant les faits avancés ni d’autres déclarations reprenant les mêmes accusations.
La rumeur persistante de migrants « mangeurs de chats »
Depuis l’arrivée de 70 000 personnes sur le bout de terre espagnol, les 30 et 31 juillet, – dont l’immense majorité est retournée au Maroc dans les heures qui ont suivi leur arrivée – Ceuta connaît une crise importante. D’après les autorités de Ceuta, 13 000 personnes seraient toujours sur le territoire, en ce mois de septembre, dans l’espoir que leur demande d’asile soit enregistrée. Les conditions difficiles créent des tensions avec les résidents de la ville, comme en témoignent plusieurs reportages (ici, ici).
Au fil du temps, une rumeur s’est installée selon laquelle les migrants mangeraient des chats. De nombreux médias (EFE, Maldita, Newtral, France 24) ont ainsi démenti, ces dernières semaines, des informations selon lesquelles des chats avaient été tués ou mangés par des migrants. Ces fausses informations se basaient notamment sur le détournement d’images détournées.
C’est dans ce contexte que le témoignage de l’agente d’entretien est recueilli, le 8 septembre 2026. Du côté des associations locales qui agissent pour le bien-être animal, celui-ci ne fait pas l’unanimité. Dans un post, reprenant l’interview de l’agente d’entretien, l’association « Agrevice Ceuta » qui récupère des chats abandonnés dans l’enclave espagnole écrit que « les allégations concernant les chats sont incertaines et n’ont été corroborées par aucun service public de la ville ». « Il n’y a ni photos, ni plainte, personne n’a donné l’alerte », précise également l’association.
Contactées, deux autres entités locales (Protectora de animales y plantas de Ceuta et Comunidad Gatuna) n’ont pas répondu à nos sollicitations. Toutefois, aucune d’elles ne fait mention du sujet sur leurs sites Internet et réseaux sociaux.
Ce qui n’est pas le cas de Zeolandia, une structure basée à Almeria, qui indique aux Surligneurs avoir « déposé une plainte » auprès d’un tribunal de Ceuta, « concernant les reportages publics dans divers médias sur la disparition ou l’abandon de chats ».
Pas d’autres preuves
Cette plainte, nous précise l’association, sera bientôt « complétée par les témoignages de témoins directs », dont ceux « des employés du service de nettoyage de la ville de Ceuta qui ont publiquement signalé avoir trouvé des chats démembrés et mutilés ». Autrement dit, l’association ne dispose pas de nouveaux éléments pouvant corroborer les griefs à l’encontre des migrants.
Pas même que le parti animaliste espagnol PACMA qui affirmait lui aussi sur X que le témoignage des agents d’entretien lui avait permis de saisir « la Garde civile afin qu’elle mène une enquête permettant d’identifier les personnes qui doivent répondre de cette barbarie. »
Ainsi, hormis cette déclaration dans le reportage, aucun autre élément tangible ne permet pour le moment d’établir que des migrants présents à Ceuta tuent ou démembrent des chats « par plaisir ».
Auteurs :
Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
L’article Ceuta : attention à ces allégations d’un chat démembré supposément tué par des « migrants » qui repose sur un seul témoignage est apparu en premier sur Les Surligneurs.
90 % des 36 000 points de captage d’eau potable sont des forages et la diminution des niveaux « conditionne très largement notre capacité à traverser les prochains mois ».
Cet article Sécheresse : 64 000 personnes encore privées d’eau au robinet est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
Des opposants à la construction d'un centre de rétention pour les exilés ont été arrêtés à Nantes. Dès le lendemain, les premiers arbres étaient abattus dans cette zone humide qui accueille des espèces protégées.
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Le développement de l'intelligence artificielle (IA) booste l'industrie des PFAS, alerte l'ONG suédoise ChemSec dans un rapport publié le 13 septembre, relayé par le Guardian. ChemSec s'est livré à une analyse des activités des dix plus grands producteurs de ces polluants dits « éternels ». Elle a découvert que la majorité d'entre eux augmentaient leurs capacités de production de PFAS, dans l'optique de répondre aux besoins grandissants de trois secteurs d'activité : la fabrication de (…)
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Autoroutes, centres de données, mégaprojets… Alors que la France a suffoqué tout l'été, les chantiers d'aménagement ne laissent aucun répit à la rentrée. Mais écologistes et collectifs en lutte ne comptent pas les laisser faire.
La rentrée marque le retour à plein régime des entreprises du BTP et des administrations, après le ralentissement des mois de juillet et d'août, marqués par la sécheresse, les vagues de chaleur et les incendies. Elle ouvre également une période plus propice aux (…)
Le 10 septembre, le maire de Bordeaux Thomas Cazenave (Renaissance) a annoncé que la ville abandonnait le projet de data center dédié à l'intelligence artificielle prévu sur les parkings du Parc des expositions, sur 19 hectares.
Porté par les entreprises NFU Prod et Osea Partners, le projet BXIA avait été annoncé en pleine campagne électorale par la présidente de Bordeaux Métropole Christine Bost (Parti socialiste) et le maire sortant Pierre Hurmic (Les Écologistes). Il prévoyait la (…)
La désinformation climatique a atteint une ampleur « inédite », déplore l'Observatoire des médias sur l'écologie dans son dernier bilan semestriel, publié lundi 14 septembre. Entre le 5 janvier et le 30 juin 2026, l'observatoire a décompté 452 cas de mésinformation climatique dans les médias audiovisuels français, soit 17 cas par semaine en moyenne. Une hausse de 28 % par rapport au premier semestre 2025.
Les médias ayant diffusé le plus d'informations fausses ou trompeuses sur le (…)

Source :Compte Facebook, le 3 septembre 2026
Etiqe :inventé
Contenu :
Le 2 mai 2027, pour le second tour de l’élection présidentielle, Valérie Pécresse votera pour Jean-Luc Mélenchon s’il est opposé à l’extrême droite. C’est du moins ce que des publications assurent sur les réseaux sociaux ces derniers jours, à l’aide d’un même visuel. « Face à l’extrême droite, je voterai Jean-Luc Mélenchon au second tour. Comme en 2022, je choisis la République et le barrage républicain », est-il écrit. La publication a été largement partagée par des comptes ou dans des groupes qui affichent leur soutien à l’extrême droite.
De quoi en choquer certains. « On savait qu’elle incarnait la fausse droite mais là au moins c’est clair », écrit un internaute en commentaire. Un autre relativise : « Vu le peu de monde qui la suit, c’est un coup d’épée dans l’eau mais il faudra s’en rappeler aux futures élections régionales. » Pourtant, c’est totalement bidon.
« Je me bats depuis des années sur le terrain contre LFI »
Valérie Pécresse n’a jamais annoncé qu’elle voterait pour Jean-Luc Mélenchon en cas de duel face au Rassemblement national au second tour de la présidentielle de 2027. L’ancienne candidate, qui n’avait cumulé que 4,78 % des voix en 2022, a eu vent de cette fausse information et l’a démentie sur ses réseaux sociaux.
« Depuis quelques heures, un visuel circule en m’attribuant des propos fabriqués que je n’ai jamais tenus. Ces méthodes sont grossières et détestables », déplore-t-elle. « Je me bats depuis des années sur le terrain contre LFI : un parti profondément dangereux qui mènerait la France à la faillite et au chaos », estime-t-elle.
Elle ajoute : « En Île-de-France, je suis un rempart contre la France Insoumise. Je me bats aussi pour les idées de la droite républicaine et pour éviter un deuxième tour Jean-Luc Mélenchon /Marine Le Pen qui serait dramatique pour notre pays. »
Elle met également en garde : « À tous, je tenais à dire de faire attention à ce que vous lisez sur les réseaux sociaux, ce type de manipulations grossières ne font que se multiplier. » Une précaution d’autant plus importante alors que la campagne pour l’élection présidentielle s’accélère et que les différentes primaires se profilent pour l’automne.
Auteurs :
Autrice : Maïwenn Furic, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
L’article Valérie Pécresse privilégierait-elle vraiment Mélenchon en cas de second tour face au RN en 2027 ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.
"Ce qui est plutôt rassurant et enthousiasmant, c'est l’auto-organisation, c'est-à-dire la prise en main par les gens directement concernés. Et on voit la force de ces luttes. Il faut arriver à la fois à inventer et revoir des moments révolutionnaires, comme la lutte républicaine contre le franquisme en 1936, ou les 90 ans du Front Populaire."
Cet article « Pour battre l’extrême droite, on doit s’inspirer de la force du féminisme et des Soulèvements de la Terre » est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
L'Agence du médicament française a lancé une phase de tests pour déterminer s'il est possible de prolonger la durée de conservation de 73 traitements. Une solution antigaspi : les médicaments sont souvent efficaces même après leur date de péremption.
Et si on continuait de consommer les traitements toujours efficaces et sûrs une fois la date de péremption passée ? L'idée, de bon sens, n'est pas nouvelle, mais encore faut-il que leur stabilité soit prouvée. L'Agence nationale de sécurité (…)

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À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, les chiffres sur l’immigration devraient occuper une place importante dans le débat public. Selon les dernières estimations de l’Insee, près de 8 millions d’immigrés vivent en France en 2025. Mais tous ne sont pas étrangers et tous les étrangers ne sont pas immigrés. Explications.
À un peu plus de sept mois de l’élection présidentielle, l’immigration s’impose déjà comme l’un des terrains de confrontation de la campagne. À droite et à l’extrême droite, des acteurs comme Bruno Retailleau (Les Républicains) ou encore Jordan Bardella (Rassemblement national) continuent d’en faire un marqueur central, au point de proposer, chacun, une révision constitutionnelle pour traiter le sujet, mais qui pourrait s’annoncer périlleuse.
Le sujet gagne aussi les candidats de la majorité présidentielle : fin août, Édouard Philippe a choisi un déplacement à Mayotte pour promettre de « fermer les vannes de l’immigration », tandis que Gabriel Attal a notamment défendu des quotas migratoires – une proposition historiquement chère à la droite conservatrice et … hasardeuse, comme l’ont déjà montré Les Surligneurs.
Les propositions sont donc sur la table. Mais ces mesures s’accompagnent parfois d’imprécisions sur les chiffres et le vocabulaire mobilisés.
Combien d’immigrés vivent réellement en France ? Combien sont étrangers ? Que peut-on réellement déduire des dernières données disponibles ? Voici ce que permettent d’établir les chiffres de l’Insee, l’institut public de référence chargé de produire les statistiques officielles sur la population française.
Un immigré peut être français
Pour comprendre, il faut d’abord définir les termes employés. Pour l’Insee, un immigré est une personne née étrangère à l’étranger et vivant en France. Cette qualité est déterminée par le lieu de naissance et la nationalité à la naissance et ne disparaît pas si la personne acquiert la nationalité française dans un second temps.
Une personne née algérienne, italienne ou chinoise, puis devenue française après son installation en France, reste ainsi comptabilisée comme immigrée.
Le terme « étranger » renvoie, lui, à la nationalité actuelle. Dans les statistiques de l’Insee, un étranger est une personne résidant en France qui ne possède pas la nationalité française.
Cette définition rejoint celle du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda), qui considère comme étrangères les personnes qui n’ont pas la nationalité française, qu’elles possèdent une autre nationalité ou qu’elles n’en aient aucune. Les catégories « immigrés » et « étrangers » se chevauchent donc, mais ne se confondent pas.
8 millions d’immigrés, dont environ un tiers sont français
En 2025, l’Insee estime à 7,97 millions le nombre d’immigrés vivant en France, soit 11,6 % de la population totale. Il s’agit d’une estimation provisoire et les résultats définitifs du recensement pour cette année seront publiés en juin 2027.
Parmi eux, 5,345 millions sont de nationalité étrangère et 2,625 millions ont acquis la nationalité française. Environ 33 % des immigrés vivant en France sont donc français. Dans les statistiques de l’Insee, les personnes qui possèdent la nationalité française, même si elles ont également une autre nationalité, sont comptabilisées comme françaises et non comme étrangères.
La population étrangère dans son ensemble est, elle, estimée à 6,297 millions de personnes, soit 9,1 % de la population. Elle comprend 5,345 millions d’immigrés de nationalité étrangère, mais aussi environ 953 000 personnes étrangères nées en France, qui ne sont donc pas immigrées, dont une majorité de mineurs, nés en France de deux parents étrangers qui n’ont pas encore obtenu la nationalité française.
Ces catégories ne peuvent donc pas être additionnées comme si elles désignaient des populations distinctes : une grande partie des immigrés, 5,35 millions de personnes, sont également étrangères.
Attention : l’Insee a changé de méthode en 2024
Ces chiffres sont régulièrement présentés comme le signe d’une forte hausse de l’immigration. En janvier 2026, Jordan Bardella affirmait ainsi que « notre pays n’a jamais accueilli autant d’immigration », avant d’assurer, quelques mois plus tard, que « tous les records ont été franchis ».
Le nombre et la part des immigrés et des étrangers vivant en France ont augmenté ces dernières années, leur évolution doit être interprétée avec précaution. Pour le nombre d’immigrés vivant en France, notamment, l’Insee signale une rupture de série à partir de 2024, liée à une « amélioration du protocole de collecte du recensement ».
Les données de 2024 et 2025 ne sont donc pas directement comparables aux chiffres des années précédentes sans correction. En cause : le déploiement d’un nouveau dispositif de collecte, appelé Recens’Smart, censé faciliter la réponse au recensement par smartphone et améliorer le renseignement des questionnaires.
L’Insee estime que ce changement permet à la fois de recenser davantage de personnes et de mieux identifier certaines personnes comme immigrées.
Ainsi, on passe de 7,309 millions d’immigrés en 2023 à 7,749 millions en 2024, soit une hausse apparente de 440 000 personnes. Mais l’Insee estime qu’une partie importante de cette différence provient du changement de méthode.
Après correction de la rupture de série, l’institut estime que le nombre d’immigrés a augmenté de 198 000 personnes entre 2023 et 2024, soit une progression de 0,3 point de population.
Autrement dit, la population immigrée a bien augmenté entre 2023 et 2024 selon l’estimation corrigée de l’Insee, mais nettement moins que la simple comparaison des deux chiffres publiés. La prudence est donc de mise lorsque ces comparaisons sont utilisées dans le débat public.
Sur le temps long, la hausse est nette
Pour autant, cette rupture méthodologique ne remet pas en cause l’évolution observée sur plusieurs décennies. La tendance générale est claire : les immigrés représentaient 5 % de la population en 1946, 7,4 % en 1975, 7,3 % en 1999, puis 10 % en 2019 et 10,3 % en 2022.
En effectifs, leur nombre est passé d’environ 2 millions en 1946 à 4,4 millions en 1999, puis 7 millions en 2022. La population immigrée vivant en France a donc augmenté, en nombre comme en proportion, sur le temps long.
Pour les étrangers, la tendance est également à l’augmentation. Ils représentaient 4,4 % de la population en 1946, 6,5 % en 1975, puis 7,4 % en 2019 et 9,1 % en 2025 selon l’estimation. Leur nombre est passé de 1,74 million en 1946 à 3,32 millions en 1999, puis à 5,33 millions en 2022 et 6,30 millions en 2025.
Les statistiques permettent donc d’établir plusieurs faits : près de 8 millions d’immigrés vivent en France en 2025 selon les estimations provisoires de l’Insee. Ils représentent 11,6 % de la population. Environ un tiers ont acquis la nationalité française et la population immigrée a augmenté sur le temps long. Parallèlement, 6,3 millions d’étrangers vivent en France, soit 9,1 % de la population.
Déterminer si ces niveaux sont souhaitables, excessifs ou insuffisants relève ensuite d’une appréciation politique, et non d’un résultat statistique.
Auteurs :
Auteur : Etienne Merle, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste
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