Autour de l’entreprise Locacil, des montagnes de déchets plastiques dépassent parfois les six mètres et sont laissées à l’abandon. © Dorian Mao/Vert
30 000 tonnes de plastique, des cours d’eau pollués et, au bout du compte, une condamnation. L’entreprise alsacienne Locacil, spécialisée dans le recyclage de câbles électriques, devra nettoyer derrière elle. Plus de trois ans après le signalement de la mairie de Feldkirch (Haut-Rhin) pour mauvaise gestion des déchets, la société a été condamnée pour pollution. Ce mercredi, le tribunal correctionnel de Strasbourg (Bas-Rhin) a prononcé une peine de dix-huit mois d’emprisonnement avec sursis à l’encontre du gérant, Florent Schreiber. Il devra également remettre en état les sites pollués.
Au départ poursuivis pour «écocide», l’entreprise et son dirigeant ont finalement bénéficié d’une requalification des faits. La juridiction a reconnu le prévenu coupable de pollution et de gestion irrégulière des déchets. Une révision qui «satisfait totalement» la défense du gérant. Son avocat, Thomas Wetterer, estime que l’écocide est «une infraction qui n’a pas été conçue pour les faits qui ont été soumis au tribunal».
Créé en 2021, ce délit est passible de dix ans de prison. Il s’agit d’émettre intentionnellement dans l’air ou les eaux une ou plusieurs substances, avec pour conséquences des effets nuisibles graves et durables sur la santé, la flore ou la faune ; ou entrainant des modifications graves du régime normal d’alimentation en eau. «La pollution était reconnue» par son client, a souligné l’avocat, mais les faits ne sont «pas suffisamment graves» pour être qualifiés d’écocide.
Autour de l’entreprise Locacil, des amas de plastique sont laissés à l’abandon. © Dorian Mao/Vert
Pourtant, lors d’une inspection menée par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) en 2023, 30 000 tonnes de déchets plastiques abandonnés ont été retrouvées sur le site de l’entreprise. Locacil avait été créée en 2017 pour produire, à partir de gaines, des revêtements de sols destinés à des centres équestres. Son site est qualifié d’installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE). Cela concerne les activités industrielles ou agricoles susceptibles d’engendrer des risques pour la santé, la sécurité ou l’environnement.
Au lieu de revaloriser les déchets, elle les a laissés s’amonceler à l’air libre. À cette pollution s’est ajoutée celle des cours d’eau alentours. Par ruissellement, des morceaux de plastique ont été entraînés dans le Saubaechlé, le ruisseau qui traverse le site, ainsi que dans deux plans d’eau en aval.
La mairie de Feldkirch et des riverain·es ont fait un signalement aux autorités en juillet 2023, déclenchant dans la foulée une enquête et un procès pour écocide. Ce dernier s’est tenu les 1er et 2 juillet. C’était la première fois qu’une entreprise était jugée pour un tel délit en Alsace.
Si l’écocide n’a finalement pas été retenu, François Zind, l’avocat des associations environnementales constituées parties civiles, parmi lesquelles Alsace Nature, s’est dit «globalement satisfait» de la peine prononcée. Pour lui, l’essentiel était l’obligation de remise en état des sites pollués et le «signal important» envoyé aux exploitant·es d’ICPE.
Florent Schreiber et sa société disposent de quarante-deux mois pour remettre en état les espaces souillés, avec une astreinte journalière de 300 euros. Le gérant est également interdit d’exploiter une ICPE pendant cinq ans.
La multiplication des incendies, sécheresses et autres inondations commence à se faire sentir sur le budget logement des particuliers. Au-delà des sinistres, les tarifs des assurances multirisques habitation (MRH) qui couvrent, entre autres, les dégâts des eaux et incendies, ont fortement grimpé ces dernières années à cause des phénomènes naturels.
Selon le baromètre 2026 du comparateur d'assurances Assurland, la prime moyenne d'assurance habitation atteint 310 euros par an, contre 274 (…)
Les centrales à bitume nécessaires pour la construction de l'autoroute A69 ont largement dépassé les seuils autorisés de rejet de particules toxiques. La préfecture a fini par réagir avec une mise en demeure, sans demander l'arrêt du chantier.
Sur la commune de Puylaurens, dans le Tarn, la centrale à bitume tourne à plein régime. Lancé dans une course contre la montre pour terminer à temps le chantier de l'autoroute A69 entre Toulouse et Castres, censée entrer en service en octobre, le (…)

Source :Compte Facebook, le 31 août 2026
Etiqe :trompeur
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C’est le genre d’actualité qui ne laisse guère insensible : aux États-Unis, une opération menée conjointement entre différents services de police et de justice, a permis de sauver 163 enfants jusque-là portés disparus.
Rendue publique le 25 août dernier, l’opération intitulée en anglais « Statewide Shield » (Bouclier d’État) et qui s’est étalée sur quatre jours a fait réagir de nombreux Internautes sur les réseaux sociaux. Certaines publications ont même avancé des détails précis concernant l’affaire.
Ainsi, l’une d’entre elles affirme que les enfants sauvés ont été « kidnappés dans des cages souterraines avec du ruban adhésif sur la bouche ». Une autre assure que « ces enfants ont été découverts dans des foyers d’accueil douteux et dans des opérations de trafic d’êtres humains ».
Une grande partie des posts relayant cette actualité était également accompagnée de vidéos avec des images saisissantes où l’on voit, entre autres choses, des enfants enfermés derrière des grillages ou une personne enchaînée par le cou.
Des situations variées
Toutefois, aussi grave que soit le sujet, nombre des informations avancées ici sont inexactes ou partiellement fausses. En effet, les autorités américaines n’ont communiqué que très peu de détails quant aux abus dont ont été victimes les enfants concernés.
Dans un communiqué de presse, en date du 25 août dernier, le Département de l’application de la loi de Floride (FDLE), l’agence à la tête de l’opération, indiquait brièvement que « les enfants retrouvés étaient âgés de 2 mois à 17 ans ; nombre d’entre eux avaient subi diverses formes de maltraitance, de négligence ou d’exploitation, ou avaient été exposés à d’autres activités criminelles. »
Des précisions semblables à celles dévoilées par le Procureur général de Floride, James Uthmeier, dans cet autre communiqué.
Contactés par Les Surligneurs, le FDLE et le bureau du procureur général ne nous ont transmis aucune nouvelle précision quant à l’opération et les sévices dont ont été victimes les enfants.
Interrogé lors d’une conférence de presse, James Uthmeier rappelait – à partir de 30’15 – que les informations rapportées étaient « limitées » puisqu’elles concernent des mineurs. Avant de préciser tout de même, quelques instants plus tard, qu’ « il y a des membres de la famille, proches ou éloignés, qui kidnappent des enfants ou se disputent leur garde. Il y a des situations de placement où, malheureusement, des enfants sont maltraités. Il y a des enfants négligés, qui fuguent ou se tournent vers la drogue. Il y a des enfants qui deviennent victimes de proxénètes et sont forcés à se prostituer ou impliqués dans des réseaux de trafic d’êtres humains. »
Autrement dit, si des enfants ont pu être victimes d’un trafic d’êtres humains tel qu’évoqué par les publications, il n’est pas possible d’affirmer qu’ils l’ont tous été, ni dans quelle mesure. Les situations des victimes semblent, à l’aune des précisions connues, bien plus variées que ne le suggèrent les publications.
De son côté, la presse américaine (4 News, Fox News, Fox 13) n’avance pour sa part aucune information concernant le démantèlement d’un réseau de trafic d’êtres humains.
Des vidéos détournées
Aussi, les images rapportées par les posts sont trompeuses puisqu’elles ne sont pas issues de l’affaire. Les autorités américaines ont diffusé sur Youtube un seul clip à propos de leur enquête. On peut y voir des agents travaillant à sa bonne exécution. Dans aucune de ces images diffusées par le FDLE un enfant n’est visible à visage découvert, contrairement aux vidéos relayées sur les réseaux sociaux.
Celles-ci ont manifestement cherché à être racoleuses en mettant bout à bout des images saisissantes et datées. Pour preuve, dans certaines des vidéos publiées sur Facebook il est possible de voir une personne assise dans un environnement obscur et enchaînée par le cou. Or, cette scène relate la libération par la police d’une femme américaine séquestrée dans un container en 2016, la preuve ici et là.
Même constat pour les images où l’on peut apercevoir des personnes enfermées derrière un grillage avec du scotch bleu sur la bouche. Il s’agit en réalité d’une vidéo publiée en 2024. Elle est issue d’une chaîne Youtube qui indique dans sa description générale que « toutes les vidéos sont filmées sur un circuit fermé au Mexique dans le cadre d’un programme de formation de la police ».
Auteurs :
Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
L’article Attention à ces fausses images illustrant le sauvetage de 163 enfants portés disparus en Floride est apparu en premier sur Les Surligneurs.
Le 26 août, le gouvernement étasunien a inscrit Autistici/Inventati (A/I), un collectif italien d'hébergement associatif actif depuis 2001, sur la liste des organisations et membres d'organisations considérés comme terroristes par les États-Unis (« Specially Designated Global Terrorists »), en vertu de l'ordre exécutif 13224. Cette classification entraîne des sanctions économiques : les organisations étasuniennes en lien avec A/I doivent cesser toute relation avant le 25 septembre.
A/I (…)
Les vagues de chaleur seront à l'avenir de plus en plus fréquentes et intenses en septembre, sous l'effet du changement climatique.
Le cauchemar des chaleurs caniculaires semble ne jamais prendre fin. Après un été de tous les records, Météo-France prévoit le retour de très fortes chaleurs à partir de jeudi 3 septembre dans une partie du pays.
Le service météorologique national annonce des températures « dépassant localement 35 °C dans le Languedoc dès jeudi, puis plus largement dans le (…)
C'est un tournant symbolique fort. Pour la première fois, une agence de l'Organisation des nations unies (ONU), acte de l'échec du monde à maintenir le réchauffement planétaire sous la barre des 1,5 °C depuis l'ère préindustrielle. Dans un rapport publié mercredi 2 septembre, le Programme des nations unies pour l'environnement (Pnue) appelle, non pas à éviter mais à « limiter » et « gérer le dépassement de 1,5 °C ».
Ce dépassement était déjà acté par de nombreux scientifiques : notre (…)
Une étude commandée par le réseau Pesticide Action Network, relayée par The Guardian le 2 septembre, révèle qu'entre 402 et 433 millions de cas d'empoisonnement aigu aux pesticides surviennent chaque année chez les agriculteurs et travailleurs agricoles dans le monde, soit environ 46 % de la population agricole mondiale.
Publiée dans la revue Frontiers in Public Health à partir de données couvrant 2006 à 2023, elle situe les plus forts taux en Asie du Sud, en Asie du Sud-Est et en Afrique (…)

Source :Compte Instagram, le 24 août 2026
Etiqe :PRUDENCE
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« La France est officiellement plus pauvre que la moyenne européenne. » Cette affirmation circule depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, accompagnée d’un classement des pays de l’Union européenne selon leur PIB par habitant. La France y apparaît sous la moyenne européenne, avec un PIB par habitant de 40 768, contre 41 600 pour l’Union européenne.
« Ce qui est surtout frappant, c’est qu’elle était encore au-dessus il y a quelques années », alertent certains internautes qui mettent en avant un « écart impressionnant » avec les pays situés en haut du classement ainsi que « des pays partis de beaucoup plus bas rattrapent rapidement leur retard ». « Pendant que ces économies convergent vers la moyenne européenne, la France suit donc le mouvement inverse. Le véritable signal n’est alors pas seulement d’être passé sous la moyenne. C’est surtout la trajectoire prise depuis plusieurs années », écrit l’un d’eux sur Facebook.
Ces statistiques sont notamment reprises par des comptes de personnes favorables à une sortie de la France de l’Union européenne. « Quel succès l’UE ! Quel succès l’euro ! (…) La France a abdiqué sa souveraineté nationale pour le système le plus contraire possible à ses intérêts nationaux ! Cette épouvante doit cesser : FREXIT vite ! », écrivent certains.
Le PIB par habitant : un indicateur à nuancer
Tout d’abord, il convient de faire attention à la manière dont ces chiffres sont présentés. Les montants de 40 768 pour la France et 41 600 pour la moyenne européenne sont exprimés en standards de pouvoir d’achat (SPA), et non en euros comme le présentent certaines publications.
Le SPA est une unité artificielle utilisée ici pour exprimer et comparer le PIB par habitant des différents pays européens, à un moment donné, en neutralisant les différences de niveaux de prix entre les pays. Eurostat explique que les parités de pouvoir d’achat permettent de comparer ce qu’une même somme permet d’acheter dans différents pays, en tenant compte des différences de prix.
Quoi qu’il en soit, en prenant en compte le PIB par habitant en SPA, la France reste effectivement sous la moyenne européenne, tout comme Chypre, l’Italie, la Tchéquie, l’Espagne et la Slovénie.
Mais cet indicateur est à utiliser avec des pincettes et ne permet pas de conclure que la France est « plus pauvre » que la moyenne européenne. Tout dépend en effet de ce que l’on entend par « pauvre ». Si l’on cherche à mesurer le niveau de vie ou le bien-être matériel des habitants, le PIB par habitant présente des limites.
Pour l’économiste Anthony Morlet-Lavidalie, cité dans un article de Libération Champagne : « Le PIB par habitant n’est pas forcément le meilleur indicateur pour mesurer le niveau de vie ». Si cet indicateur mesure la valeur de la production économique rapportée au nombre d’habitants et permet de comparer l’activité économique de différents pays, il ne mesure ni le revenu moyen, ni le salaire moyen, ni le patrimoine moyen des habitants. Il ne permet donc pas, à lui seul, de mesurer le niveau de vie.
Eurostat considère en revanche la consommation individuelle effective comme un indicateur mieux adapté pour décrire le bien-être matériel des ménages. Elle comptabilise les biens et services dont bénéficient effectivement les ménages, qu’ils soient directement payés par eux ou financés par les administrations publiques ou les organismes sans but lucratif. Sont notamment concernés des services comme la santé ou l’éducation.
Et en s’appuyant sur cet indicateur, le résultat est différent de celui du PIB. En 2025, la consommation individuelle effective par habitant de la France représentait 106 % de la moyenne de l’Union européenne. La France figurait ainsi parmi les huit pays de l’UE dont cet indicateur était supérieur à la moyenne.
Une économie française « en perte de vitesse », selon des économistes
Le fait que les chiffres avancés dans ces publications soient à prendre avec prudence ne signifie pas que les difficultés économiques françaises n’existent pas. Anthony Morlet-Lavidalie évoque un « lent déclin » plutôt qu’un « gros décrochage ». « La situation de la France est en perte de vitesse, c’est certain. Nous n’avons plus les mêmes moyens qu’avant », souligne Mathieu Plane, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) au Parisien. Et d’ajouter : « Dans les années 2000, le produit intérieur brut (PIB) par habitant converti en standard de pouvoir d’achat (SPA) montrait que la France se positionnait 15 % au-dessus de la moyenne des pays de l’Union européenne (UE). »
Plusieurs économistes invoquent différentes raisons pour expliquer cette dégradation relative de la position française. Simon-Pierre Sengayrac, co-directeur de l’Observatoire de l’économie de la Fondation Jean-Jaurès, évoque dans Ouest-France une « productivité du travail qui a baissé ces dernières années » et un « taux d’investissement qui n’est pas très bon non plus ».
Dans Libération Champagne, Olivier Sautel, chef économiste chez Deloitte, met pour sa part l’accent sur les enjeux d’innovation et de digitalisation. À l’heure de l’intelligence artificielle, il estime que « par rapport aux entreprises américaines, les entreprises européennes ont dix-quinze ans de retard du point de vue de la digitalisation ».
Cette appréciation doit toutefois être replacée dans son contexte : elle concerne les entreprises européennes dans leur ensemble, et non spécifiquement la France. Surtout, le retard de « dix-quinze ans » avancé par l’économiste ne renvoie pas, dans cette citation, à un indicateur précis permettant d’en mesurer l’ampleur.
Anthony Morlet-Lavidalie met également en avant le poids de l’endettement public, évoquant une France « à crédit ». Mathieu Plane insiste, lui, sur le déficit public : « Notre plus gros problème, c’est notre niveau de déficit en France. Nous avons mangé notre pain blanc et nous n’avons plus de marges de manœuvre. »
Ces différents diagnostics relèvent toutefois d’analyses économiques : ils permettent d’éclairer la trajectoire française, sans constituer à eux seuls une démonstration des causes précises de son recul relatif.
Auteurs :
Autrice : Maïwenn Furic, journaliste
Relecteur : Etienne Merle, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste
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En avril 2026, associations et ONG environnementales se sont réunies lors de la marche «Printemps bruyant» contre les pesticides. © Mary-Lou Mauricio/Vert
Cela n’aura échappé à personne, l’été 2026 a été marqué par une série d’événements climatiques extrêmes. Canicules à répétition, sécheresse, mégafeux… Rarement nous avions été frappé·es de manière aussi directe par les effets du changement climatique. En cette rentrée, les associations et ONG écologistes veulent transformer ce traumatisme collectif en un véritable sursaut.
«On a vécu une sorte de simulation de ce à quoi un avenir à +4 degrés peut ressembler, se désole Jean-François Julliard, directeur général de France Nature Environnement (FNE), qui fédère plus de 6 000 associations environnementales. Que ce soit les nuits caniculaires ou la vulnérabilité des systèmes de soin, tout le monde a ressenti dans sa chair les effets du changement climatique. On en ressort meurtri.»
Cela fait pourtant des années que les associations alertent sur l’intensification des événements extrêmes et l’arrivée d’un été aussi infernal, projections scientifiques à l’appui. Pour Gaspard Tamagny, porte-parole d’Alternatiba, c’est donc surtout la «colère» de ne pas avoir été entendu·es qui a dominé tout l’été.
L’agacement a laissé place à l’envie de se mobiliser. Toutes les associations contactées par Vert veulent agir pour que les années à venir ne soient pas pires encore. Une dizaine de manifestations et de marches pour le climat sont donc organisées dès ce mois de septembre. «On ne veut pas que les drames soient oubliés aussitôt les températures redescendues, assène Marion Cubizolles, des Amis de la Terre. Il faut continuer d’inscrire l’environnement à l’agenda médiatique et politique.»
D’autant plus que les événements de cet été semblent avoir renforcé la prise de conscience de l’urgence climatique au sein de la population. D’après la dernière étude du laboratoire d’idées Destin Commun, publiée en août, entre 77% et 86% des personnes interrogées établissent désormais un lien important entre le changement climatique et la sécheresse, les canicules et les incendies ; et 49% déclarent ressentir une volonté accrue d’agir à leur échelle. «Tout l’été, on a reçu des dizaines de messages de citoyens qui veulent savoir comment se mobiliser au plus vite», raconte Gaspard Tamagny, d’Alternatiba.
Le rassemblement du 15 septembre en offre une première illustration, avec une convergence des luttes particulièrement forte. Pour la première fois, syndicats de travailleur·ses – des pompier·es aux infirmier·es –, associations de défense des plus précaires (Fondation pour le logement des défavorisés), organisations écologistes (Greenpeace, FNE…) et citoyen·nes se rassembleront devant le ministère de l’économie et des finances, à Paris, pour demander des moyens concrets d’adaptation et d’atténuation face au réchauffement climatique. «Après un été avec des conditions de travail dégradées, les citoyens comprennent que, pour obtenir un meilleur cadre, cela passe obligatoirement par la lutte environnementale», analyse Gaspard Tamagny.
La marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale, prévue le 26 septembre à l’initiative de citoyen·nes et dont l’appel a été publié en exclusivité par Vert, témoigne elle aussi de cette volonté croissante de s’engager. Sur le terrain, les organisations militantes voient leurs rangs grossir. Selon une membre du mouvement de désobéissance civile Extinction Rebellion, la fréquentation des réunions d’accueil a fortement augmenté, et ce dans tout l’Hexagone.
Cette rentrée militante s’annonce d’autant plus particulière qu’elle est aussi marquée par le début de la campagne présidentielle. «On va se mobiliser pour que l’environnement soit au cœur de la campagne, dans une période où les effets du changement climatique seront moins visibles», prévient François Veillerette, porte-parole de l’ONG anti-pesticides Générations futures.
Pour y parvenir, les associations entendent multiplier les leviers : décryptage des propositions des candidat·es, sensibilisation des citoyen·nes aux enjeux environnementaux, interpellation des journalistes afin que ces questions s’imposent dans les débats et les interviews. «On va redoubler de moyens pour montrer que si les différents mouvements d’extrême droite arrivaient au pouvoir, ils aggraveraient très largement les crises que nous vivons», projette Clara Jamart, chargée de campagne chez Greenpeace France.
Plus généralement, les organisations écologistes comptent poursuivre les campagnes déjà engagées. «C’est important qu’on ne se désintéresse pas de nos sujets habituels pour que ceux qui veulent agir de manière très concrète puissent nous rejoindre», souligne le porte-parole d’Alternatiba. Pour nombre d’entre elles, la santé environnementale et la lutte contre la pollution restent au cœur des priorités, à l’heure où la loi d’urgence agricole, votée cet été, ouvre la voie à la réintroduction de pesticides interdits. Dans le même temps, le Parlement européen doit aussi se prononcer sur l’Omnibus X, un paquet législatif qui vise à simplifier les règles encadrant la sécurité des aliments, l’alimentation animale et l’utilisation des pesticides.
Parmi les espèces les plus connues figurent le tabouret des bois (Noccaea caerulescens) pour le zinc et le cadmium, ou encore la fougère rubanée (Pteris vittata) pour l’arsenic.
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Alors que la saison des feux est toujours en cours, l'Europe brûle de partout, le Nord n'étant désormais plus épargné. 622 819 hectares y ont déjà brûlé cette année. Reporterre a cartographié l'étendue des surfaces calcinées.
La France, l'Espagne, le Royaume-Uni et même la Belgique... L'été 2026 a vu l'Europe s'embraser. En France, 37 191 hectares ont été réduits en cendres en Gironde dans la commune du Porge par l'incendie parti de Saumos le 22 juillet, qui a entraîné l'évacuation de (…)
Alors que la saison des feux est toujours en cours, l'Europe brûle de partout, le Nord n'étant désormais plus épargné. 637 409 hectares y ont déjà brûlé cette année. Reporterre a cartographié l'étendue des surfaces calcinées.
La France, l'Espagne, le Royaume-Uni et même la Belgique... L'été 2026 a vu l'Europe s'embraser. En France, 37 191 hectares ont été réduits en cendres en Gironde dans la commune du Porge par l'incendie parti de Saumos le 22 juillet, qui a entraîné l'évacuation de (…)
Dans l'Aude, une semaine après le passage de la tornade, des paysans tentent de relever leur exploitation. À Saint-Hilaire, un couple d'éleveurs-maraîchers lourdement touché doit désormais tout reconstruire.
Saint-Hilaire (Aude), reportage
En arrivant sur l'exploitation de Séverine Mérat et Nicolas Simon, à Saint-Hilaire, dans l'Aude, il faut faire un effort d'imagination pour comprendre. Imaginer qu'il y a encore une semaine se tenaient ici des dizaines d'arbres fruitiers, des allées de (…)
Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 15 août 2026. L’été brûlant joue les prolongations. © Muhammed Said Tako/Anadolu via AFP
L’été caniculaire ne se fera pas oublier de sitôt. La rentrée et les orages de ces dernières semaines nous avaient presque convaincu·es que l’automne pointait le bout de son nez. C’était sans compter le retour de très hautes températures à partir de ce jeudi. Le mercure devrait monter aux alentours des 30 degrés Celsius (°C) en Île-de-France et dépasser les 35°C, voire 38°C localement dans le sud, de l’Occitanie à la vallée du Rhône. Les valeurs précises restent à déterminer mais elles «pourraient atteindre des niveaux jamais enregistrés pour un mois de septembre», indique à Vert François Gourand, prévisionniste à Météo-France.
Ce mardi débutait l’automne météorologique mais, «avec le réchauffement climatique, l’été s’allonge et déborde de sa saison traditionnelle», explique-t-il encore. Cette situation ne surprend donc pas l’expert, qui rappelle que «ces épisodes de chaleur tardifs sont plus fréquents et plus intenses, c’est un des effets attendus du dérèglement».
En septembre 2023, pour la première fois, la vigilance orange pour risque de canicule avait été déclenchée à la fin de l’été. Un scénario que Météo-France envisage dans certains départements du sud de l’Hexagone pour ce week-end.
Il est encore tôt pour savoir si l’épisode de chaleur se terminera samedi, dimanche ou en début de semaine prochaine. Une chose est sûre : «Les anomalies de températures seront très marquées», selon François Gourant. Avec les journées qui raccourcissent, les nuits plus longues favoriseront tout de même une baisse du mercure après le coucher du soleil.
Le nord de l’Hexagone devrait être moins concerné par les fortes chaleurs. Dans la Manche, le thermomètre restera autour des 22 ou 25°C. Or, pour déclarer une vague de chaleur, la moyenne des températures sur tout le territoire hexagonal doit être supérieure ou égale à 25,3°C pendant un jour. Elle doit aussi être supérieure ou égale à 23,4°C pendant au moins trois jours (nuits comprises). Une vague de chaleur n’est donc pas le scénario le plus probable, selon Météo-France, même si elle n’est pas à exclure à ce stade.
L’année 2026 a été marquée par une succession de trois vagues de chaleur cet été, après une canicule historique au mois de mai. Dans un premier bilan provisoire, Santé publique France relevait que ces températures inédites avaient provoqué 7 300 morts en excès.
En partenariat avec des entreprises étasuniennes, le Kazakhstan construit un gigantesque parc de data centers alimenté par des centrales à charbon, au mépris de ses objectifs climatiques.
Ekibastouz (Kazakhstan), correspondance
À Ekibastouz, bassin minier au nord du Kazakhstan, les cheminées crachent des nuages noirs en hiver, et la neige est recouverte de suie. D'ici quelques années, le ciel de cette ville de 100 000 habitants, dans la région de Pavlodar, va encore s'assombrir.
Car (…)
En partenariat avec des entreprises étasuniennes, le Kazakhstan construit un gigantesque parc de data centers alimenté par des centrales à charbon, au mépris de ses objectifs climatiques.
À Ekibastouz, bassin minier au nord du Kazakhstan, les cheminées crachent des nuages noirs en hiver, et la neige est recouverte de suie. D'ici quelques années, le ciel de cette ville de 100 000 habitants, dans la région de Pavlodar, va encore s'assombrir.
Car c'est ici que sera implanté le plus grand (…)

Source :Compte Facebook, le 27 août 2026
Etiqe :Artificiel
Contenu :
Cinq jours après la crue dévastatrice survenue dans l’Himalaya, le nombre de victimes ne cesse d’augmenter. Alors que les secours sont toujours à la recherche des 4 462 personnes encore portées disparues, les inondations auraient entraîné, au 1er septembre 2026, 1 066 morts.
Si, d’après les premières estimations des scientifiques népalais, un effondrement de glacier serait à l’origine de cette crue, certains internautes affirment, à l’inverse, qu’il s’agirait d’un « acte de sabotage ». Ils en veulent pour preuve une vidéo [attention, ces images peuvent heurter la sensibilité du public] composée de deux séquences. Sur la première, il est possible d’observer un avion de chasse détruire un barrage. Puis, sur la deuxième, des personnes et des bâtiments sont engloutis par une immense coulée de boue.
Si les images de la deuxième séquence sont authentiques, les premières ont, en réalité, été générées par le biais d’une intelligence artificielle.
Des images datées
Grâce à une recherche d’image inversée, Les Surligneurs ont retrouvé plusieurs occurrences de la première séquence de la vidéo qui datent… de mai 2026. Autrement dit : ces images circulaient avant les inondations au Népal et ne peuvent donc en montrer la cause.
De plus, sur certaines de ces anciennes publications, apparaissent en filigrane les initiales « AI » – pour artificial intelligence, en anglais. L’auteur semblait donc avoir voulu indiquer au départ qu’il s’agissait d’un contenu créé au moyen d’une intelligence artificielle. Cependant, cet avertissement a disparu des publications qui sont aujourd’hui relayées sur les réseaux sociaux. En effet, ces dernières ont été rognées, les initiales prévenant de l’origine artificielle de ces images n’y apparaissent plus.
D’ailleurs, selon nos confrères de TF1 et DPA, cette vidéo d’avion de chasse serait apparue sur un compte relayant exclusivement de fausses vidéos générées au moyen d’une intelligence artificielle.
Aucune preuve d’un acte de sabotage
Ces images ne peuvent donc pas prouver que les inondations dans l’Himalaya ont été causées par un acte de sabotage. Les Surligneurs n’ont d’ailleurs trouvé aucun élément permettant d’affirmer que cette crue aurait été causée intentionnellement.
Mais, si la première séquence de la vidéo est artificielle, la deuxième est par contre authentique. En effet, de nombreux médias, français comme étrangers, ont relayé ces images pour montrer l’ampleur de la catastrophe.
La prudence demeure donc de mise concernant les images partagées sur ce drame. En effet, de nombreuses fausses informations circulent à ce propos, comme l’ont relevé nos confrères de France info ou de RFI.
Auteurs :
Autrice : Maylis Ygrand, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste
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Il n'y aura bientôt plus de viande brésilienne dans les rayons. L'Union européenne a annoncé, lundi 31 août, qu'elle allait suspendre ses importations de volaille et de bœuf brésiliens à partir du 3 septembre. Bruxelles estime que le pays latino-américain n'a pas apporté suffisamment de garanties sur la conformité de ses produits avec les règles européennes, notamment sur l'utilisation abusive d'antibiotiques dans l'élevage.
« Le Brésil est un partenaire important de l'UE et nous (…)
La directive-cadre sur l'eau, un texte majeur du droit européen, fait l'objet d'une attaque coordonnée des lobbies des mines, de la chimie et de l'agro-industrie. L'UE est prête à affaiblir ce « joyau des politiques environnementales ».
Se pencher sur les lois et institutions qui encadrent les usages de l'eau relève souvent de la gageure. Mais, derrière l'empilement de textes et de normes, une référence semble indépassable : la directive-cadre européenne sur l'eau (DCE), adoptée en 2000. (…)
Donald Trump a annoncé le « plus grand deal de l'histoire du pétrole » avec le Venezuela, un investissement de près de 100 milliards d'euros. En plus de constituer une bombe climatique, cet accord nourrit une politique impérialiste.
Le plan suit son cours. Près de neuf mois après l'arrestation de Nicolás Maduro par les États-Unis, Donald Trump poursuit son offensive pour s'emparer des réserves de pétrole du Venezuela, les plus importantes de la planète.
Vendredi 28 août, il a annoncé (…)

La peine encourue : cinq ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.
Cet article “Faire la peau” aux écolos : le président de la Coordination rurale devant la justice est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
C'est un point de bascule qui mérite d'être mis en lumière. Fin juillet, la Chine comptait plus de capacité installée en solaire qu'en… charbon ! Soit 1 286 gigawatts (GW) d'immensités photovoltaïques contre 1 285 GW de centrales à charbon : pour la première fois, le solaire devient la première filière électrique du pays. En sept mois, il a produit 802 térawattheures (TWh), soit 13 % de la consommation électrique chinoise.
Mais attention au trompe-l'œil des capacités. Le charbon, pilotable (…)