Plus intéressant encore, leur réaction semble davantage liée à l’historique du mâle qu’à leurs propres interactions passées avec lui. Elles paraissent ainsi tenir compte de son attitude passée avec toutes les autres femelles, au-delà de leur expérience personnelle.
Cet article Les femelles dauphins se préviennent pour éviter les mâles agressifs est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
Les dauphins du Marineland d'Antibes n'iront finalement pas au zoo de Beauval, a annoncé le 25 août son directeur Rodolphe Delord
Depuis plus d'un an, le plus grand zoo de France planchait à la demande du gouvernement sur un projet de delphinarium ultramoderne : un lagon avec plusieurs bassins, incluant vagues et courants artificiels, comme Reporterre le rapportait dans cet article. Présenté comme un sanctuaire terrestre, ce site hors norme aurait pu accueillir 12 dauphins du Marineland et (…)
« Les moyens seront là. » Mathieu Lefèvre, ministre délégué en charge de la Transition écologique, a annoncé le 23 août sur Franceinfo que la somme allouée au Fonds vert allait augmenter, et être portée à 1 milliard d'euros, dans le projet de budget de l'État prévu pour l'année 2027. « C'est un effort extrêmement important », s'est félicité le ministre.
Le Fonds vert est l'enveloppe destinée aux collectivités locales, pour les aider à investir dans la transition écologique — par exemple en (…)
À Reichstett (Bas-Rhin), Colin et Brice Johner se battent contre un projet de stockage de gaz naturel liquéfié porté par Tepsa. Une lutte sur le terrain et en ligne, où leurs vidéos font plusieurs centaines de milliers de vues.
« Le village qui résiste encore et toujours à l'envahisseur existe vraiment : il s'appelle Reichstett. » En février, une vidéo a rapidement fait le tour des fils Instagram alsaciens, relayée par des organisations locales et des militants écologistes. Face caméra, (…)
À Reichstett (Alsace), Colin et Brice Johner se battent contre un projet de stockage de gaz naturel liquéfié porté par Tepsa. Une lutte sur le terrain et en ligne, où leurs vidéos font plusieurs centaines de milliers de vues.
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Toujours plus d'énergie fossile pour l'ogre IA : Donald Trump entend autoriser le plus grand projet gazier jamais réalisé aux États-Unis, selon le média nord-américain Heatmap News.
Cette mégacentrale à gaz alimenterait un énorme data center dans l'Ohio, un projet porté principalement par le géant OpenAI et connu sous le nom de Ports-Pike. Pour rappel, une simple requête sur Chat GPT-4 consomme 40 % d'électricité en plus qu'une recherche Google.
L'administration Trump entend ainsi mener (…)
« Du jamais vu depuis Disneyland Paris. » C'est par ces mots postés sur le réseau social X qu'Emmanuel Macron s'est enorgueilli des contrats passés avec l'Arabie saoudite. En déplacement à Paris lundi 24 août, le prince héritier Mohammed Ben Salman, qui dirige le royaume saoudien, a signé un protocole d'accord avec la France pour créer trois parcs d'attraction près de Cergy-Pontoise, dans le Val-d'Oise, dont l'un portera sur l'univers des mangas. Coût total de l'opération ? Un investissement (…)
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Encore une proposition de la Convention citoyenne pour le climat qui risque de voir sa portée réduite. L'exécutif a ouvert une consultation publique sur un projet de décret qui prévoit l'interdiction des publicités en faveur des énergies fossiles, ouverte jusqu'au lundi 31 août.
Ce décret mettrait en œuvre l'article 7 de la loi Climat et Résilience, promulguée en 2021. Il prévoit « une interdiction générale des publicités relatives à la commercialisation ou faisant la promotion des (…)

L'Ultra trail du Mont-Blanc et ses milliers de participants fait redouter un dérangement massif pour l'environnement alpin. L'organisation tente d'en alléger le poids environnemental, sans brusquer les traileurs ni son modèle économique.
Chamonix (Haute-Savoie), reportage
À Chamonix, la dernière semaine du mois d'août, une foule se divise en deux catégories. La première porte des baskets colorées aux pieds et un sac d'hydratation sur les épaules. Elle vient participer à l'UTMB, l'Ultra (…)
La journaliste Estelle Denis a déploré la composition 100% masculine du staff de Zinedine Zidane, le nouveau sélectionneur des Bleus. Ce qui lui a valu une vague de commentaires sexistes et un traitement médiatique la réduisant à sa relation passée avec Raymond Domenech.
L’article « L’ex-compagne de » : la journaliste sportive Estelle Denis épingle Le Figaro est apparu en premier sur Les Nouvelles News.
Une manifestation des communautés paysannes dans la ville de Colón, l’une des embouchures du canal de Panama, contre le projet de barrage sur le fleuve Río Indio, en juillet 2026. © Marie-Aimée Copleutre/Vert
Encore un soir où les bananes plantains et les haricots rouges se dégustent à la lumière d’un feu de bois, au bord du grand fleuve Río Indio, le chant des criquets en toile de fond. En ce début de mois d’août, le générateur de la maison de Maricel a lâché à cause des fortes pluies tropicales. Il n’y aura pas d’électricité jusqu’au lendemain matin.
Dans le petit village de Limón de Chagres, au cœur de la forêt panaméenne, l’eau courante et l’électricité ne sont pas tous les jours garanties. Cette communauté rurale isolée vit de la culture de haricots, de maïs et de la vente de quelques produits à base de lait de vache.
«De l’autosubsistance, loin du bruit, avec nos traditions», présente Maricel Sanchez, porte-parole de son village et mère de deux petites filles. Pourtant, cette vie calme au bord du fleuve Río Indio va «bientôt disparaître, engloutie par les eaux d’un projet de réservoir», regrette-t-elle, assise devant sa petite maison construite il y a dix ans par son mari.
Limón de Chagres, avec ses 62 maisons en bois, sa petite église coloniale, son cimetière, son centre de santé et son école, sera le premier village inondé en 2028 par la construction d’un lac artificiel appelé «réservoir du Río Indio». Au total, il submergera 4 600 hectares de terre et 38 villages à l’est du Panama.
Ce mégaprojet chiffré à environ 1,3 milliard d’euros doit permettre au canal de Panama d’affronter la multiplication des sécheresses due au réchauffement climatique. Faute de précipitations, les deux lacs artificiels Gatún et Alhajuela, qui alimentent les écluses du canal, ne suffisent plus. En 2016, 2019 et 2023, le manque d’eau a contraint les autorités à réduire le nombre de passages de navires et à limiter leur chargement.
Un scénario qui se répétera en septembre 2026 à cause du phénomène climatique El Niño. Cette anomalie climatique naturelle réchauffe l’atmosphère et modifie le régime des pluies. Les autorités ont déjà annoncé réduire le nombre de passages de navires de 36 à 32 par jour à partir du 15 septembre prochain.
Une fois construit, ce troisième lac artificiel sécurisera cette route maritime où circulent 5% des marchandises mondiales et permettra au canal d’accueillir dix navires supplémentaires par jour.
Août 2026, Panama. Au bord du fleuve Río Indio, dans la communauté de Limón de Charges, l’un des villages qui sera inondé par le projet de lac artificiel. © Marie-Aimée Copleutre/Vert
Pour maintenir l’activité de ce haut-lieu du commerce international, qui rapporte environ 2,6 milliards d’euros par an à l’État panaméen, les autorités prévoient un barrage sur le Río Indio. Le fleuve parcourt l’est du pays sur 98 kilomètres avant de se jeter dans la mer des Caraïbes. Son bassin versant, ce territoire sur lequel toutes les eaux de pluie convergent vers le fleuve, abrite près de 15 000 habitant·es, qui vivent de pêche et d’agriculture.
L’Autorité du canal de Panama (ACP), l’agence gouvernementale responsable de la gestion du couloir maritime, assure que 2 500 habitant·es seront déplacé·es. Un chiffre contesté par les communautés paysannes qui s’opposent au projet, selon qui au moins 13 500 Panaméen·nes seront affecté·es.
«Les autorités du Panama ne prennent pas en compte les milliers de Panaméens qui vivent en aval du fleuve. Ils sont également en danger. Le jour où il pleuvra beaucoup, que le réservoir débordera, il faudra évidemment ouvrir les vannes et ils seront inondés», décrypte Alfonso Waterman, membre de la Coordination paysanne pour la vie contre les barrages, le principal mouvement d’opposition au lac artificiel.
Le déplacement est au cœur des inquiétudes. «Quand partirons-nous ? Où irons-nous ? Qui construira nos nouvelles maisons ? Et de quoi vivrons-nous une fois nos terres perdues ?» Des questions auxquelles les autorités ne répondent pas encore. Chapeau de paille et visage tanné par le soleil, Francisco Pérez, 68 ans, est assis sur le banc de l’église de Limón de Chagres. Ce dimanche 2 août, il vient discuter des terres promises par l’Autorité du canal en échange du déplacement.
Août 2026, Panama. Maricel Sanchez, porte-parole de la communauté de Limón de Charges, devant sa maison qui sera inondée par le projet de lac artificiel du Río Indio. © Marie-Aimée Copleutre/Vert
«Elles ne seront pas aussi productives que celles près du fleuve», explique cet agriculteur aux mains calleuses. Les communautés n’ont aucune confiance dans le projet. «Ils veulent que nous leur donnions nos terres, mais qu’allons-nous recevoir en échange ?, s’insurge Elizabeth Delgado, une habitante qui coud des vêtements pour le village sur une machine Singer à pédale des années 1950. Nous n’avons jamais eu d’aide de l’État. Pour ma fille, cette année, j’ai dû acheter moi-même une chaise en bois pour qu’elle étudie, car il n’y en avait plus dans l’école.»
Moquette au sol, fauteuils moelleux et larges bureaux : c’est dans un tout autre décor que s’exprime Karina Vergara, la responsable socioenvironnementale du projet Río Indio pour l’ACP : «Nous entendons les inquiétudes, mais les habitants seront seulement déplacés à deux ou trois kilomètres, où les terres restent fertiles.»
Face aux critiques, elle assure que les communautés recevront des terres équivalentes à celles qu’elles possèdent ou une compensation financière. «350 millions d’euros sont consacrés à l’accompagnement des familles déplacées», précise-t-elle. Elle affirme par ailleurs que plus de 70% des familles appelées à quitter leurs terres ont accepté le projet.
Août 2026, Panama. Ces terres seront inondées par le projet de lac artificiel du Río Indio. © Marie-Aimée Copleutre/Vert
Un chiffre de nouveau contesté par la Coordination paysanne pour la vie contre les barrages. «C’est faux. L’Autorité du canal arrive dans les communautés, organise des réunions et peut payer les participants pour qu’ils se taisent, lance Iris Gallardo Bethancourt, enseignante et coordinatrice du mouvement. Ils entrent dans les maisons de personnes âgées, peu instruites, pour les tromper. Mais comme beaucoup ne se sont pas laissées faire, les autorités ont choisi de les ignorer.»
Les conséquences ne s’arrêtent pas aux familles déplacées : les dégâts environnementaux pourraient être considérables.
«L’ensemble de la biodiversité autour du Rio Indio est en danger», tonne Lilian González, directrice de l’ONG panaméenne Ciam (Centre pour la défense de l’environnement). Cette militante alerte sur les conséquences du projet : une partie du futur lac s’étendra dans le «couloir biologique mésoaméricain», une vaste zone de forêts qui traverse l’Amérique centrale et abrite des milliers d’espèces. «Plus de 237 espèces d’oiseaux, 35 reptiles et 49 mammifères seront en danger», détaille-t-elle. Parmi celles-ci, des félins tels que le puma, le jaguar et l’ocelot… Ou encore le tapir de Baird, le plus grand mammifère d’Amérique centrale, qui peut mesurer jusqu’à 2,50 mètres et peser 300 kilos.
Sur cet aspect, l’ACP reste vague. Elle finalise encore son étude d’impact environnemental, attendue pour décembre 2026. Pour l’instant, elle prévoit de reboiser une surface deux fois plus grande que celle qui sera submergée et s’engage à restaurer des zones pour maintenir les couloirs de passage des animaux, fragmentés par le lac artificiel.
Face au projet, les communautés paysannes tentent de se faire entendre. Depuis plus d’un an et demi, elles manifestent régulièrement : rassemblements sous fumigènes dans le quartier d’affaires de Panama City, défilé de centaines de pirogues sur le Río Indio ou marches à cheval.
Mais la mobilisation reste largement ignorée par les grands médias panaméens et par le gouvernement. «Il y a une sorte d’omerta. Les élites économiques, politiques, médiatiques ou intellectuelles ne s’engagent pas sur le sujet», analyse Raisa Banfield, ancienne vice-maire de Panama City, aujourd’hui directrice de Fundación Panamá Sostenible (PASOS), une organisation environnementale panaméenne.
L’un des membres d’une communauté paysanne affectée par l’inondation, devant le canal de Panama, dans la ville de Colón, en août 2026. © Marie-Aimée Copleutre/Vert
Elle souligne les importants enjeux économiques liés au canal : «Nous parlons d’une voie maritime qui a généré plus de 4,9 milliards d’euros de revenus l’année dernière. C’est tout un écosystème de fonds d’investissement, de compagnies maritimes et d’opérateurs portuaires internationaux qui ont intérêt à ce que ce projet se réalise.»
L’enjeu dépasse largement les frontières du Panama. La rivalité des États-Unis et de la Chine autour de cette route stratégique le place au cœur des convoitises. Notamment celles des trois principaux armateurs du canal : l’Italo-suisse MSC, le Danois Maersk et le Français CMA CGM.

Source :Compte Facebook, le 15 août 2026
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L’Arctique serait-il à l’abri du réchauffement climatique ? Plusieurs publications massivement partagées cet été s’appuient sur une anomalie de température repérée au pôle Nord pour contester le consensus scientifique sur la fonte de la banquise.
« Il fait vraiment froid en Arctique. Selon les données de l’Institut météorologique danois (DMI), le mois de juin 2026 a été le plus froid jamais enregistré au nord du 80e parallèle [la zone la plus au nord de l’Arctique et sa partie la plus froide, aussi appelée « Haut-Arctique », ndlr] depuis le début des mesures en 1958 », relève un internaute, qui accuse les « médias mensongers » d’exagérer le phénomène de fonte des glaces.
Le mois de juin 2026 est bien le mois de juin le plus froid enregistré à l’extrême pôle Nord par le DMI depuis le début de sa série statistique en 1958. D’après les données mises à disposition par l’Institut, il aurait fait -2,2 degrés en moyenne dans cette région, soit environ deux degrés de moins que la valeur de référence pour le mois de juin. Mais ce chiffre est à prendre « avec des pincettes », tempère le chercheur au CNRS spécialiste de l’Arctique, Florent Domine.
Différents modèles météo
Dans ces zones vastes, compliquées d’accès et avec des conditions météorologiques extrêmes, avoir des instruments de mesure fiables est un défi. Les scientifiques se tournent donc vers d’autres méthodes. « Il faut bien comprendre qu’il y a peu de mesures dans l’Arctique et que pour avoir une valeur moyenne, on fait tourner des modèles météo », explique le climatologue.
En l’occurrence, les chiffres publiés par le DMI sont calculés à partir de l’Integrated Forecasting System (IFS) du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT). L’IFS est un modèle météorologique prédictif, c’est-à-dire qu’il sert à déterminer à l’avance les propriétés futures de l’atmosphère afin, notamment, de préparer les bulletins météo.

La courbe des températures de 2026 dans le Haut-Arctique (en orange) calculée par le modèle IFS et publiée sur le site de l’Institut météorologique danois. Photo : DMI / Capture d’écran
Autrement dit, la courbe des températures affichée sur le site du DMI (en orange ci-dessus) répertorie les valeurs prévisionnelles estimées tout au long de l’année grâce à l’IFS. Or, pour examiner les conditions atmosphériques du passé comme le font les internautes pour le mois de juin 2026, les climatologues s’appuient sur un modèle encore plus fiable, lui aussi élaboré par le CEPMMT : le modèle ERA.
Ce modèle est semblable à celui de l’IFS, mais, lui, n’anticipe pas les propriétés de l’atmosphère : il est utilisé pour « réanalyser » avec plus de finesse les conditions météorologiques des précédents mois ou années. « Les données issues des réanalyses [du modèle ERA] représentent les estimations les plus fiables des propriétés de l’atmosphère pour une période donnée », indique d’ailleurs l’Institut météorologique danois sur son site.
Les données du modèle ERA sont disponibles en libre accès sur le site du service européen d’observation de l’environnement Copernicus. A partir de ces données, Les Surligneurs ont reconstitué la courbe des températures moyennes des mois de juin de 1958 à 2026 et l’ont comparée aux valeurs publiées par le DMI (ci-dessous). Conclusion : d’après le modèle ERA, le mois de juin 2026 n’est pas le plus froid enregistré au cœur de l’Arctique.

La moyenne des températures dans le Haut-Arctique au mois de juin 2026 était de -0,645°C selon le modèle ERA5. Photo : Les Surligneurs
Avec une moyenne de -0,645 degrés Celsius, il se classe à la huitième position des mois de juin les plus froids depuis 1958, derrière, notamment, les années 1966 (-1,176°C) et 1974 (-1,115°C). Comment expliquer un tel écart avec la mesure du DMI qui affichait -2,2°C ? « Comme il n’y a presque aucune [collecte de] données au cœur de l’Arctique, les modèles d’analyse doivent extrapoler les mesures jusque dans des zones dépourvues de données. C’est le principal facteur qui explique les différences entre les modèles. Généralement, comme le modèle ERA5 [la cinquième et actuelle version d’ERA, ndlr] est le plus récent, il est le plus fiable », explique aux Surligneurs Martin Stendel, chercheur au DMI.
« Le mois de juin 2026 était donc un mois froid, mais pas de manière exceptionnelle », conclut le météorologue. Il rappelle qu’en été, au cœur de l’Arctique, la variance des températures d’une année sur l’autre « n’est pas si importante que ça ». Rapportée sur un graphique, une déviation de quelques dixièmes de degrés par rapport à la norme peut donc faire croire à de grandes anomalies statistiques, quand ce n’est pas toujours le cas.
Météo et climat : une grande différence
Reste une question : un mois de juin plus froid que d’habitude en Arctique suffirait-il à remettre en cause le réchauffement climatique ? « L’analyse du mois de juin 2026 dans l’Arctique n’a aucune représentativité statistique au niveau du climat planétaire : la durée est trop courte et l’étendue géographique bien trop petite. Il ne faut pas confondre météo (conditions à court terme) et climat (conditions à long terme, typiquement trente ans) », prévient Florent Domine.
« Les modèles climatiques prévoient que les records de froid seront de plus en plus rares et les records de chaud de plus en plus fréquents, pas qu’il va faire chaque jour plus chaud que l’an dernier au même jour. Le climat planétaire est un système stochastique [qui relève en partie du hasard, ndlr] complexe qui ne se prête pas à une analyse simpliste. [Il] est régi par de nombreux oscillateurs climatiques dont les interactions peuvent produire des évènements froids dans un contexte de réchauffement », développe le climatologue.
L’Arctique est justement l’une des régions du globe qui se réchauffe le plus vite, jusqu’à quatre fois plus rapidement que le reste de la planète, selon une étude parue dans Nature portant sur la période de 1979 à 2021. Onze des douze records de température mensuels enregistrés au-dessus du 70e parallèle nord l’ont été ces dix dernières années, selon les données du modèle ERA5.
Le site du DMI documente lui aussi ce phénomène. Depuis 1995, toutes les anomalies annuelles de température (l’écart par rapport à la valeur de référence) enregistrées par l’institut sont positives, avec des pics en 2016 (+4,5°C) et 2025 (+4,1°C).

Les courbes des anomalies de température calculées dans le Haut-Arctique, par année. En noir, la courbe des anomalies sur l’ensemble de l’année, en rouge, les anomalies d’été, et en bleu, les anomalies d’hiver. Photo : DMI / Capture d’écran
De façon contre-intuitive, les anomalies sont plus fortes en hiver (+8°C en 2017 et 2018) qu’en été. En été, la présence de la banquise joue en effet un rôle de « thermostat » : tant qu’il reste de la glace à la surface, la température de l’atmosphère est contenue autour de zéro degré. L’énergie supplémentaire apportée par le soleil et par le réchauffement climatique ne se traduit pas directement par une hausse de la température de surface, car elle sert en grande partie à faire fondre la glace.
Lors de cette fusion, la glace absorbe de l’énergie pour passer de l’état solide à l’état liquide, sans que sa température n’augmente au-delà de son point de fusion, qui est de zéro degré. L’énergie est ainsi en quelque sorte « consommée » par la fonte plutôt que par le réchauffement de la surface.
La réduction de la banquise provoque alors une boucle de rétroaction : le manteau blanc qui renvoie d’ordinaire la lumière du soleil laisse sa place à l’océan, une surface sombre qui absorbe la chaleur et accentue le réchauffement de la planète. La surface de la banquise arctique d’été a ainsi diminué de 50 % en 40 ans selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. En 2050, elle pourrait avoir pratiquement disparu.
Auteurs :
Auteur : Nicolas Turcev, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste
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De Jean-Luc Mélenchon à Raphaël Glucksmann en passant par Marine Tondelier, en cette rentrée politique qui succède à un été terrible, l'écologie s'invite au cœur des discours. Avec, en ligne de mire, la présidentielle de 2027.
Après une série de canicules, des incendies dévastateurs et une sécheresse historique, l'été 2026 restera donc celui où la réalité du changement climatique s'est imposée, brutalement, dans notre quotidien.
Face à l'absence de réponse du gouvernement à la hauteur (…)
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Première ministre des Droits des femmes de plein exercice, Yvette Roudy a combattu les inégalités et – plus difficile encore ! – le mépris du féminisme.
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Enquêter sur l’extrême droite, c’est aussi enquêter sur ses méthodes, ses réseaux et ses stratégies d’influence. Dans cet échange public, trois de nos journalistes partagent leurs expériences de terrain en Bretagne : l’affaire de Callac, les groupuscules néonazis, les difficultés d’accès aux sources, les intimidations et les responsabilités des médias face à la montée de […]
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« Au 121e jour, il faut avorter la jument pour la remettre en gestation un mois après »
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La température moyenne à la surface des océans vient d'atteindre 21,1 °C, un niveau exceptionnel à cette période de l'année, selon l'observatoire européen Copernicus. Juillet 2026 a été le juillet le plus chaud jamais mesuré à la surface des océans, avec 20,96 °C en moyenne, contre 20,89 °C lors du précédent record de 2023. Depuis le mois de juin, chaque journée dépasse le record correspondant pour la saison.
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En Mongolie, la COP17 contre la désertification a commencé par les blocages de la Russie et des États-Unis dès le début des négociations. Les peuples autochtones et les organisations de la société civile dénoncent leur marginalisation.
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« Aucun expert en toxicologie humaine, en santé environnementale ou en évaluation des risques liés aux pesticides » n'a été invité. L'audition organisée le 2 septembre par les commissions environnement et agriculture du Parlement européen consacrée à l'omnibus « sécurité alimentaire » ne réunira que des représentants de l'agro-industrie et une chercheuse en situation de conflit d'intérêts, relève Pesticide Action Network Europe (PAN Europe) dans une lettre ouverte publiée par le média (…)
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Des milliers de personnes ont manifesté pour le climat, dimanche 23 août, à Stockholm, à l'appel de 280 organisations. Selon la Société suédoise pour la conservation de la nature, citée dans le Sweden Herald, environ 50 000 manifestants ont défilé dans les rues de la capitale suédoise. « Un événement historique », estime une association coorganisatrice.
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Feutres parfumés, cahiers à couverture plastifiée, lot de produits surdimensionnés… Certaines fournitures scolaires ne sont pas de bons choix pour la santé et l'environnement. Nos conseils pour des courses de rentrée plus vertes.
À l'heure des courses de rentrée scolaire, pas toujours simple de mettre en pratique ses préoccupations écologiques. Pour choisir les fournitures, il faut déjà concilier les demandes des enseignants, les souhaits des enfants et les contraintes du budget familial. (…)