Trois semaines après l'incendie de Biscarrosse, qui a ravagé 3 600 hectares et conduit à évacuer 30 000 personnes, les Landes sont de nouveau en proie aux flammes, depuis jeudi 13 août. Le feu, dont l'origine n'est pas encore connue, s'est déclaré sur la commune de Luglon, petit bourg au cœur de l'immense massif des Landes de Gascogne, à une trentaine de kilomètres de Mont-de-Marsan. En une journée, 1 100 hectares ont été parcourus par les flammes.
Au total, 525 personnes ont dû être (…)
Mortelle montagne. Jeudi 13 août, un aspirant guide a été tué par une chute de pierres pendant qu'il gravissait avec des clients l'Aiguille du Génépi, située au-dessus du refuge Albert 1er dans le massif du Mont-Blanc, a précisé à l'AFP le peloton de gendarmerie en haute montagne (PGHM) de Chamonix, relaye Ici Pays d'Auvergne.
Cette disparition arrive dans un contexte où les fortes chaleurs entraînent de nombreuses chutes de pierres partout dans le massif. Le 12 août, un immense éboulement (…)
Le maire de la commune de Dambron, Philippe Lesage, met sa démission en jeu en opposition à un projet de plateforme de stockage d'énergie par batteries lithium. Porté par l'entreprise allemande Enertrag, le projet rencontre une très vive opposition de la municipalité et des habitants. Alors que le dernier mot revient à la préfecture, l'élu a décidé de faire pression en mettant sa démission dans la balance.
Dans ce bourg rural d'un peu moins de 100 habitants, la nouvelle a provoqué la (…)
La vague de chaleur qui touche la France depuis le 28 juillet a dépassé vendredi 14 août en durée celle de 2003 : avec 18 jours consécutifs de fortes chaleurs, elle devient déjà la troisième plus longue jamais enregistrée en France, derrière celles de juillet 2006 (21 jours) et de juillet 1983 (23 jours), selon Météo-France.
Et elle n'est pas encore terminée : le pays traverse un nouveau pic en cette fin de semaine, avec des températures proches de 40 °C dans de nombreuses régions. La (…)
De nombreux orages vont s'abattre sur la France ce weekend du 15 août. En pleine canicule, ceux-ci peuvent parfois être violents. Le point sur la situation.
La délivrance ne sera pas pour tout de suite. La France subit une vague de chaleur depuis le 28 juillet, soit dix-huit jours. Des pics de température ont été atteints le 13 août pour la moitié ouest du pays, avec 42,5 °C relevés à Châteaumeillant (Cher), 40,9 °C à Bordeaux (Gironde) ou encore 40,4 °C à Nantes en Loire-Atlantique (une (…)

Source :Compte Facebook, le 11 août 2026
Etiqe :Aucune preuve
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Bien que retraité, le docteur étas-unien Anthony Fauci, figure centrale de la réponse sanitaire face au Covid-19 outre-Atlantique, reste l’objet de nombreuses critiques, notamment de la part des élus républicains.
Après une récente audition houleuse au Sénat, le voilà désormais de nouveau au cœur de l’attention médiatique et des réseaux sociaux après la divulgation d’échanges de messages qu’il a eus, en 2021, avec d’autres responsables états-uniens chargés de la lutte contre le Covid-19.
Ces messages ont été dévoilés par deux élus républicains, farouches opposants de longue date à Anthony Fauci, les sénateurs Ron Johnson et Rand Paul. Sans surprise, ils ont engendré de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux.
Ainsi, un internaute écrit qu’Anthony Fauci « savait que les vaccins contre le Covid causaient des fausses couches au premier trimestre ». Un autre, recourant à un langage moins convenu, affirme que l’« on apprend par les textos de Fauci que la merde expérimentale injectable provoque des fausses couches ».
Un message au conditionnel
Ces SMS ont été publiés par Ron Johnson sur son site Internet. Or, que peut-on y lire précisément ? Quelques échanges, intervenus les 25 et 26 janvier 2021, entre le docteur Anthony Fauci, Rochelle Walensky, la directrice alors des Centres états-uniens de contrôle et de prévention des maladies (CDC) et Vivek Murthy, ancien administrateur de la santé publique aux États-Unis. Et ce à propos donc de la vaccination des femmes enceintes.
Pour comprendre ces échanges, il faut les replacer dans le calendrier de la campagne vaccinale. Aux États-Unis, la vaccination contre le Covid-19 a débuté le 14 décembre 2020, soit à peine un mois et demi avant les SMS cités. Lorsqu’ils sont envoyés, la campagne de vaccination n’en est donc encore qu’à ses débuts.
Pour comprendre le contexte de ces échanges, il faut revenir au calendrier de la campagne vaccinale. La vaccination contre le Covid-19 a débuté le 14 décembre 2020 aux États-Unis, soit un mois et demi à peine avant les messages cités. Autrement dit, lorsque ces SMS sont envoyés, la campagne de vaccination n’en est encore qu’à ses débuts.
Au centre des débats, on retrouve essentiellement un message envoyé par Anthony Fauci à ses interlocuteurs dans lequel il évoque d’éventuels risques de fausses couches liés à la vaccination : « Étant donné que de nombreuses personnes présentent une tempête cytokinique importante [une réaction inflammatoire excessive du système immunitaire, ndlr] et de la fièvre après la deuxième dose, cela pourrait théoriquement être associé à une fausse couche au cours du premier trimestre. »
C’est donc sur ces seules quelques lignes que se basent les accusations à l’encontre d’Anthony Fauci. Pourtant, comme on peut le lire, celui-ci n’affirme jamais que la vaccination entraîne formellement des fausses couches. Il formule une hypothèse théorique, sans affirmer qu’un surrisque de fausse couche a été observé ni qu’un lien de causalité soit établi.
Dans le reste des messages publiés, Fauci continue de souligner le manque de données disponibles chez les femmes enceintes, tout en faisant état d’éléments alors rassurants. Le 26 janvier, il indique ainsi qu’« un grand nombre (plus de 10 000) de femmes enceintes ont été vaccinées. Aucun problème n’a été signalé. »
Aucune preuve formelle de dissimulation
Comme l’ont relevé de nombreux détracteurs du docteur, Anthony Fauci a évoqué la problématique de la vaccination des femmes enceintes dans une interview publique, quelques jours après l’envoi de ses SMS, le 3 février 2021. L’immunologue y indique (à partir de dix-sept minutes trente) que « jusqu’à présent — et il faut rester prudent —, mais jusqu’à présent, aucun signal d’alerte n’a été relevé à ce sujet chez les femmes enceintes. »
Ainsi, quelques semaines seulement après le début de la campagne de vaccination, les termes employés publiquement sont, pour une large part, identiques à ceux de son message du 26 janvier 2021 cité plus haut. Un constat qui fragilise, de fait, la thèse d’une divergence entre les positions publiques et privées de l’immunologue.
Pour rappel, à l’époque, les autorités sanitaires fédérales américaines permettaient aux femmes enceintes de choisir de se faire vacciner, sans encore leur recommander systématiquement la vaccination. Ce n’est que le 11 août 2021, après la publication de nouvelles données de sécurité, que le CDC recommandera explicitement la vaccination contre le Covid-19 pendant la grossesse.
Quelques jours avant l’éclosion de cette polémique, le sénateur Rand Paul, a rendu publique une partie du journal personnel du docteur Anthony Fauci. Or, une rapide recherche permet de constater que le mot « miscarriage » (fausse couche en anglais) n’ y apparaît pas sur les 1 100 pages qui composent le document.
Enfin, puisque Anthony Fauci est accusé d’avoir caché des informations dont il est censé avoir eu connaissance au début de l’année 2021, qu’en est-il des faits plus de cinq ans plus tard ? La vaccination de femmes enceintes contre le Covid-19 a-t-elle finalement conduit à une hausse du taux de fausses couches ? Non, répondent les études disponibles, qui n’ont pas mis en évidence d’augmentation du risque de fausse couche chez les femmes vaccinées contre le Covid-19.
Selon le CDC, « plus d’un million de femmes enceintes à travers le monde ont reçu un vaccin à ARNm contre le Covid-19, avant et pendant leur grossesse. Les études n’ont montré aucune augmentation du risque de complications telles que les fausses couches, les accouchements prématurés, les mort-nés ou les malformations congénitales. »
« Plusieurs études ont démontré que les vaccins à ARN messager (ARNm) contre le Covid-19 ne provoquent pas de complications pendant la grossesse, ni pour les femmes enceintes ni pour leurs bébés. Au contraire, les vaccins contre le Covid-19 protègent les femmes enceintes et leurs bébés. », assure pour sa part l’Agence européenne du médicament (EMA).
Auteurs :
Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste
Relecteur : Etienne Merle, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste
L’article Anthony Fauci a-t-il caché délibérément les risques induits par la vaccination contre le Covid-19 pour les femmes enceintes ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.
De nombreuses espèces de poissons modifient leur aire de répartition sous l’effet des changements climatiques, comme le poisson-lapin. © GRID-Arendal/Flickr
Au début du mois d’août, la mer Méditerranée atteignait 30 degrés Celsius (°C) sur certaines portions du littoral, soit trois à quatre degrés de plus que les normales de saison. La fréquence des vagues de chaleur marine a doublé depuis les années 1980, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).
Pour comprendre les conséquences de ce réchauffement des océans, Vert s’est entretenu avec Sabrina Speich, professeure au département de géosciences de l’École normale supérieure de Paris et chercheuse au Laboratoire de météorologie dynamique.
Les canicules marines, comme celles continentales, s’expliquent par un rayonnement solaire plus important en raison de la saison (en été, les journées sont plus longues) et de la présence d’anticyclones. Ces conditions météorologiques diminuent la couverture nuageuse et rendent le rayonnement plus efficace. Dans ces configurations, il y a aussi moins de vent, dont le mouvement est semblable à celui d’une cuillère qui mélange l’eau en surface des océans et celle en profondeur. Quand il y a du vent, la mer se réchauffe moins car l’eau plus fraîche des profondeurs marines vient se mélanger avec celle de la surface. Au contraire, en l’absence de vent, le réchauffement de l’eau en surface est plus important.
Si les conditions météorologiques propices aux canicules marines existaient auparavant, elles surviennent maintenant dans un climat bien plus chaud qu’à la période pré-industrielle. Les anticyclones sont plus intenses, selon de premières données. Celui qui s’est installé cette semaine au-dessus de la France, de l’Espagne et d’une partie de l’Europe reste de manière plus permanente, par exemple. Des recherches sont toujours en cours pour quantifier ces changements de vents et de couverture nuageuse et pour enquêter sur leurs causes.
Sabrina Speich est professeure d’océanographie à l’École normale supérieure de Paris. © Photo Novak
Ce qui est sûr, c’est que dans ce contexte, les évènements caniculaires sont devenus exceptionnels, au sens où l’on atteint des températures qu’on n’avait jamais connues auparavant parce qu’on part déjà d’un état plus chaud du système planétaire.
On parle de canicule marine quand la température de l’eau dépasse, pendant au moins cinq jours d’affilée, les valeurs les plus chaudes habituellement relevées à cet endroit et à cette période de l’année, c’est-à-dire celles qui ne se produisent normalement qu’une année sur dix. Ce n’est donc pas un seuil absolu : 18 °C peuvent constituer une canicule marine en Bretagne au printemps, alors que 25 °C restent une température ordinaire en Méditerranée en août. Sous l’effet du changement climatique, elles sont plus intenses, plus fréquentes et plus longues.
Sans compter que la fin d’une canicule à terre n’est pas synonyme de la fin d’une vague de chaleur océanique. L’eau maintient la chaleur bien plus longtemps que l’air. Il faut lui retirer beaucoup d’énergie pour qu’elle perde 1°C. Résultat : à moins qu’il n’y ait de grandes tempêtes qui mélangent l’eau grâce au vent, les canicules marines se maintiennent sur de longues durées.
Depuis que nous observons le réchauffement progressif de l’océan sous l’effet du dérèglement climatique, nous constatons que les espèces marines, quand elles le peuvent, migrent. Elles quittent les régions où elles habitaient pour se déplacer en suivant les températures qui leurs sont adaptées. Autour du Groenland par exemple, sur le pourtour de l’Arctique, on peut trouver des espèces qui vivaient beaucoup plus au sud.
«Les coquillages et les huîtres cultivés ne peuvent pas se déplacer. Ils ont moins d’oxygène quand l’eau est chaude, ce qui peut entraîner leur mort.»
Mais le changement de température est plus rapide lors des canicules marines. Deux ou trois degrés supplémentaires, c’est énorme pour une espèce. En Méditerranée, on observe donc une surmortalité massive d’organismes fixés sous la surface de l’eau. Elle affecte les coraux rouges, les éponges ou encore les gorgones. Ces épisodes ne sont pas nouveaux : la Méditerranée en a connu en 1999, en 2003, puis de façon répétée entre 2015 et 2019. En 2024 et 2025, l’Ifremer [l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, NDLR] a même constaté une surmortalité de poissons et d’invertébrés aux abords de l’Espagne, de l’Italie et de la Grèce.
Les canicules marines frappent aussi les secteurs de l’aquaculture. Les coquillages et les huîtres cultivés ne peuvent pas se déplacer. Ils ont moins d’oxygène quand l’eau est chaude, ce qui peut entraîner leur mort. Le réchauffement de leur environnement peut également déclencher des épidémies et des virus qui n’apparaissent qu’à partir de certains seuils de températures.
Tous les ans, les températures sont plus hautes. On peut même parler de tropicalisation de certaines zones comme la Méditerranée. Là-bas, des espèces venues de la mer Rouge par le canal de Suez se sont installées dans le bassin oriental et progressent aujourd’hui vers l’ouest et vers le nord. Poissons-lapins, poissons-globes, poissons-flûtes, algues exotiques : ils migrent parce que les températures proches de nos côtes leur sont favorables.
Avec le réchauffement des eaux, plusieurs espèces de barracudas (ici la bécune à bec jaune) remontent vers les nord-ouest de la mer Méditerranée. © Marte Terry L./Flickr
Le front d’invasion se situe pour l’instant autour de la Sicile et de la Tunisie, mais il avance : le poisson-lion, déjà signalé en Sicile, pourrait atteindre la Côte d’Azur d’ici 2030. D’autres espèces arrivent par d’autres voies, comme le barracuda, qui a étendu son aire de répartition depuis l’Atlantique et le sud du bassin. Les nouvelles espèces risquent alors de prendre la place de celles qui vivent moins bien les températures actuelles. Le poisson-lapin, par exemple, est un herbivore vorace qui peut entrer en compétition avec des espèces locales.
L’océan Atlantique n’atteint pas aussi rapidement les 30 ou 31°C que la Méditerranée. Toutefois, dès le début de cet été 2026, le golfe de Gascogne et la mer Celtique [au sud de l’Irlande, NDLR] ont aussi été touchés par les canicules marines. Habituellement, il y a davantage de vent dans ces zones, donc elles sont plus épargnées. Ce n’est plus le cas depuis 2023. Depuis cette date, chaque année, ces zones ont connu des canicules marines l’été.
Les espèces marines ne vivent pas non plus les canicules marines de la même façon selon les milieux. La Méditerranée est un espace relativement clos, ce qui rend les déplacements des poissons difficiles pour fuir la chaleur. Dans l’Atlantique, ils peuvent davantage se déplacer, même si cette solution n’est pas aussi simple car l’équilibre grâce auquel ils se sont développés est très délicat à retrouver.
Les poissons se trouvent au sommet de chaîne alimentaire dans les écosystèmes. Ils ont besoin de zooplancton et de phytoplancton [des animaux microscopiques qui fabriquent leur nourriture grâce à l’énergie solaire pour le premier, et des algues microscopiques pour le deuxième, NDLR]. Or, pour avoir du phytoplancton, il faut que l’environnement bénéficie d’éléments nutritifs, c’est-à-dire des sels nutritifs remontés des profondeurs par les courants marins. Les poissons ne peuvent donc fuir que là où il y a ces courants marins. Et puis, il ne faut pas que l’eau soit trop acide non plus…
Le phénomène y participe, effectivement. L’océan stocke du carbone en profondeur, là où il n’est plus du tout en contact avec l’atmosphère. Il est donc davantage capable d’absorber du dioxyde de carbone (CO2) si l’eau transportée en profondeur est froide et si le courant l’emmène bien profond. Dans le golfe de Gascogne, par exemple, quand il y a du vent, le CO2 est poussé vers les fonds marins. Sans vent, le CO2 reste en surface.
En fonction de comment évoluent les courants marins qui mélangent les eaux de surface et de profondeur, si le réchauffement des océans se poursuit, on pourrait observer une stratification accrue, avec moins de brassage d’eaux aux températures différentes. L’océan pourrait alors stocker moins de CO2, mais ce sont des questions qui restent ouvertes.
Pour l’instant, l’océan absorbe de plus en plus de CO2 en quantité absolue, parce que la concentration dans l’atmosphère continue d’augmenter. Mais la part des émissions qu’il capte, de l’ordre du quart, ne progresse pas. C’est cette efficacité-là qui pourrait se dégrader si la stratification s’accentue.
Que ce soit aux États-Unis, en France ou dans le reste de l’Europe, les budgets de la recherche publique sont sous forte contrainte. Or, pour mieux connaître les océans et améliorer les prévisions météorologiques, nous avons besoin de pouvoir financer des observations, des missions en navires océanographiques, des stations en mer et des bouées pour faire des mesures. Aujourd’hui, à cause de ce manque d’observations, nous connaissons encore peu de choses sur l’évolution des courants océaniques, par exemple.
«C’est une non-assistance à des populations en danger.»
Ensuite, les scientifiques sont clairs depuis des années : il faut arrêter d’émettre du CO2 et des gaz à effet de serre. Il est nécessaire de mener une transition énergétique et agricole ainsi que d’enrayer la déforestation, car les forêts aussi stockent du carbone. Les gouvernements doivent embrasser cette transition et cette diminution drastique des émissions.
Ceux qui nous gouvernent sont trop dans la communication et le marketing, ils ne prennent pas leur responsabilité. C’est une non-assistance à des populations en danger. On parle souvent du changement climatique comme d’un phénomène progressif, mais ce sont les évènements extrêmes, tels que ces canicules, qui frappent la société et le vivant.
41 personnes ont contracté la légionellose en Savoie, au cours de l'été. La bactérie qui cause cette grave infection pourrait trouver des conditions plus favorables à son développement dans un environnement qui se réchauffe.
Depuis le 1ᵉʳ juin, 41 personnes ont été infectées par la légionellose en Savoie, a annoncé l'Agence régionale de santé (ARS) dans un communiqué du 11 août. Deux en sont décédées. À Bâle, en Suisse, 26 patients ont été contaminés, ont révélé les autorités sanitaires (…)
41 personnes ont contracté la légionellose en Savoie, au cours de l'été. La bactérie qui cause cette grave infection pourrait trouver des conditions plus favorables à son développement dans un environnement qui se réchauffe.
Depuis le 1ᵉʳ juin, 41 personnes ont été infectées par la légionellose en Savoie, a annoncé l'Agence régionale de santé (ARS) dans un communiqué du 11 août. Deux en sont décédées. À Bâle, en Suisse, 26 patients ont été contaminés, ont révélé les autorités sanitaires (…)
41 personnes ont contracté la légionellose en Savoie, au cours de l'été. La bactérie qui cause cette grave infection pourrait trouver des conditions plus favorables à son développement dans un environnement qui se réchauffe.
Depuis le 1ᵉʳ juin, 41 personnes ont été infectées par la légionellose en Savoie, a annoncé l'Agence régionale de santé (ARS) dans un communiqué du 11 août. Deux en sont décédées. À Bâle, en Suisse, 26 patients ont été contaminés, ont révélé les autorités sanitaires (…)
Cet été, 136 stations Météo-France ont vu leur record de température maximale battu, parfois de plus de 2 °C. Découvrez sur notre carte les villes et villages concernés par cette conséquence du changement climatique.
Alors qu'une vague de chaleur s'éternise sur le pays, les données transmises à Reporterre par Météo-France permettent de mesurer l'ampleur d'un été qui a déjà fait tomber bien des records de chaleur. En tout, 136 stations réparties sur une bonne partie du territoire hexagonal (…)
Cet été, 136 stations Météo-France ont vu leur record de température maximale battu, parfois de plus de 2 °C. Découvrez sur notre carte les villes et villages concernés par cette conséquence du changement climatique.
Alors qu'une nouvelle vague de chaleur s'abat sur le pays, les données transmises à Reporterre par Météo-France permettent de mesurer l'ampleur d'un été qui a déjà fait tomber bien des records de chaleur dans le pays. En tout, 136 stations réparties sur une bonne partie du (…)
Dans l’outback australien se trouve le plus vaste champ de tir au monde. L’armée britannique y a testé sa bombe, répandant des brumes radioactives sur les peuples qui vivaient là. Puis la conquête spatiale européenne s’y est développée avant de s’exiler. Que reste-t-il de Woomera, à l’heure du nouvel essor des fusées et de la reprise des essais balistiques ? Revue21 a arpenté les marges de la zone interdite, sa ville fantôme et ses plaies vives.
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La publication d’un arrêté préfectoral le 5 août a révélé qu’une pollution émanant de la mine de Glomel (22) avait été constatée début juillet. La capacité de la multinationale à maîtriser sa production d’andalousite est plus que jamais questionnée. Certains opposants réclament la suspension de ses activités.
L’article Après de nouveaux rejets acides dans un ruisseau cet été, des voix réclament la suspension des activités minières d’Imerys à Glomel est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.
Créée par l’architecte Jean Balladur à partir de 1963, La Grande-Motte se démarque par ses pyramides de béton sortant de terre entre mer et étangs. © Agathe Beaudouin/Vert
La Grande-Motte, sur les bords de la Méditerranée, transformée en une immense forêt tropicale, où ses célèbres pyramides de béton sont englouties dans une végétation luxuriante. Ces images, diffusées dans un documentaire de France Télévisions au début de l’année 2026, ont suscité de nombreuses réactions sur le littoral méditerranéen. Inspiré des travaux de 43 spécialistes du climat, le film imagine le visage de quelques grands paysages de France d’ici à 2100, dont celui de la fameuse station balnéaire, où la montée des eaux et la chaleur auraient fait naître une vaste forêt lacustre. Unique en France !
À La Grande-Motte, site touristique emblématique situé près de Montpellier (Hérault), personne ne balaie cette perspective d’un revers de la main. Ici, l’érosion du trait de côte est devenue un sujet permanent. Les projections du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) évoquent une élévation du niveau de la mer de 30 à 60 centimètres d’ici 2100 (dans un scénario de forte réduction des émissions de gaz à effet de serre), engendrant un recul progressif de nombreuses plages méditerranéennes, dont celles de La Grande-Motte. «Nous sommes tous concernés et nous y travaillons au quotidien», assure le directeur de la station balnéaire, Jérôme Arnaud.
La Grande-Motte, 9 000 habitants à l’année et qui voit affluer 100 000 touristes l’été, a engagé depuis plusieurs décennies des travaux et des aménagements pour limiter l’érosion du trait de côte. Des épis de mer ralentissent les courants, les dunes sont remodelées, les ganivelles – ces clôtures fabriquées avec des lattes en bois – retiennent le sable, tandis que, de La Grande-Motte à la commune voisine de Carnon, la route départementale qui longeait autrefois la mer a été déviée. Entre 2014 et 2015, près de deux kilomètres d’asphalte ont été supprimés.
Là où des milliers d’automobilistes roulaient, les dunes ont repris leurs droits pour permettre au cordon dunaire de se renforcer contre la montée des eaux. La commune participe aussi au programme national Adapto, qui expérimente une autre manière de protéger le littoral : laisser davantage de place aux dynamiques naturelles plutôt que multiplier les ouvrages de défense (tels que les épis de mer ou les digues).
«Le recul du trait de côte, nous sommes tous concernés et nous y travaillons au quotidien», témoigne Jérôme Arnaud, directeur de la station balnéaire. © Agathe Beaudouin/Vert
«La Grande-Motte en mangrove en 2100 ? Pourquoi pas, reprend Jérôme Arnaud. Mais pour le moment, nous nous concentrons sur l’habitabilité de la station pour les prochaines décennies. En s’inspirant de l’existant, en essayant aussi d’être anticipateurs.» La municipalité revendique un temps d’avance, qu’elle attribue aux choix urbanistiques de Jean Balladur, l’architecte qui a pensé La Grande-Motte. La ville s’est construite sur une langue de terre entre la Grande bleue et l’étang de l’Or dans le cadre de la Mission Racine, lancée dans les années 1960 pour développer le tourisme sur le littoral languedocien.
Lorsque Jean Balladur imagine la ville, il surélève le terrain d’environ un mètre, multiplie les espaces piétons et plante des milliers d’arbres. Pour faire pousser cette végétation sur un sol salé, il fait également creuser l’étang du Ponant, une réserve d’eau douce qui permet aux racines des végétaux de se développer. Plus de soixante ans plus tard, plus de 36 000 arbres composent une canopée qui offre des îlots de fraicheur, et limite les effets des canicules, répétitives en cet été 2026.
Aujourd’hui, plus de 70% de la superficie de la ville reste occupé par des espaces verts. «C’est une ville de demain pensée hier», aime répéter Charles Perrot-Durand, directeur de cabinet du maire Stephan Rossignol (union de la droite), élu pour la première fois en 2002. Cette végétalisation reste un axe fort du mandat du premier magistrat, réélu en 2026, avec un plan de plantations d’espèces adaptées aux climats chauds de 2 000 arbres par an.
Entre La Grande-Motte et Carnon, la route a été déviée pour l’éloigner de la mer et permettre aux dunes de prendre l’espace. © Agathe Beaudouin/Vert
La Grande-Motte est aussi l’une des rares villes de l’Hexagone à avoir développé un système de thalassothermie, à partir de l’eau du port pompée, valorisée en climatisation ou en chaleur pour décarboner les bâtiments publics. Et a mis en place un dispositif de retraitement des eaux usées pour arroser les pelouses du golf, système qui sera prochainement élargi aux espaces verts et à l’aire de carénage, espace où les bateaux sont sortis de l’eau pour permettre de nettoyer leur coque.
La stratégie de l’équipe municipale vaut à La Grande-Motte d’avoir obtenu cette année le label Green Destinations (niveau Or), décerné aux destinations engagées dans un tourisme plus durable. «Nous sommes passés de la ‘’Grande Moche’’ à la ‘’Grande Mode’’, explique Jérôme Arnaud. Avant, les vacanciers ne venaient que pour la mer Méditerranée. Avant, personne ne parlait de mobilité douce, de végétalisation… Aujourd’hui, ils viennent autant pour profiter de la mer que pour l’expérience de vivre dans une ville verte adaptée aux canicules.»
Mais les associations locales dénoncent le décalage entre les efforts d’adaptation affichés et certains projets d’aménagement. «Tout cela, c’est bien, mais ne suffira pas, estime Michel Renard, le président de l’association La Vigie citoyenne, qui revendique 400 adhérent·es. On sait que La Grande-Motte sera confrontée à la submersion marine, mais il n’y a toujours pas de vision à long terme.»
Ces dernières années, La Vigie citoyenne s’est particulièrement mobilisée contre le nouveau projet de Ville-Port porté par la municipalité, en dénonçant une ambition contraire à la loi Littoral et aux préconisations du Giec. Le dossier a finalement été revu à la baisse et envisage la construction de 240 logements (au lieu de 480).
Les prévisions du Giec annoncent une hausse du trait de côte d’au moins 30 centimètres d’ici 2100, d’un mètre pour le littoral méditerranéen. De quoi transformer la cité balnéaire en mangrove ? © Agathe Beaudouin/Vert
Michel Renard s’interroge aussi sur l’avenir des habitations dans les Pyramides, «en train de devenir des passoires thermiques et qui deviendront invivables car l’isolation n’est plus adaptée à ces fortes chaleurs». Dans une même dynamique, l’association Grande-Motte Environnement se bat depuis des années contre la mise en place de paillottes (restaurants de bords de mer) sur les plages, pourtant désormais reconnues sites remarquables.
Le sujet s’invite dans la programmation des activités touristiques. Les visites proposant une sensibilisation aux milieux maritimes et marins, à la faune et flore locales ou aux effets de la montée des eaux connaissent depuis deux ans un succès croissant, explique-t-on à l’Office de tourisme. Aurélien Zorzi, guide nature, observe «une montée en puissance de ces balades», format familial de deux heures, «avec des touristes qui veulent en savoir plus sur les espaces naturels».
Aurélien Zorzi, guide nature, anime des sorties de découverte du littoral grand-mottois, pour sensibiliser les touristes à la compréhension de l’environnement. © Agathe Beaudouin/Vert
Ce matin de fin juillet, il accompagne une dizaine de personnes à travers les dunes. L’occasion de découvrir le tamaris – «l’unique végétal capable de pousser dans le sel» –, de sentir le fenouil sauvage, d’expliquer le fonctionnement des cigales «et pourquoi on ne les entend plus au-dessus de 40 degrés», ou encore de dévoiler le seul bassin de réhabilitation en France pour les tortues marines blessés.
Il pourrait aussi évoquer le sort de l’herbier de posidonie, indispensable à l’équilibre du littoral, mais qui disparait inexorablement des fonds marins, et pour lequel une campagne de préservation est lancée dans le golfe du Lion, dont la ville se porte en leader. «Il y a de plus en plus un engouement sur ces sujets. La préservation de l’environnement ne peut se faire que si les touristes, et plus largement le public, se reconnectent à cette nature», témoigne le guide.
À l’autre bout de la station balnéaire, alors que le thermomètre dépasse les 38 degrés Celcius, les voitures affluent du côté de la plage du Grand Travers. Trouver une place de stationnement n’est pas une mission aisée. «On a beaucoup grogné quand ils ont dévié la route, reconnaît Évelyne Pajaud, une Montpelliéraine, fidèle des plages grand-mottoises. Mais, au final, tout le monde s’adapte. Le changement climatique, la montée des eaux, ce sont des sujets dont les habitants sont conscients. Pour venir ici, sur la route, vous avez d’un côté les étangs et de l’autre la mer. Parfois, je me dis qu’un jour tout cela se rejoindra.»
En rayant des cartes tous les petits cours d'eau, la France a ainsi alimenté la terrible sécheresse que nous connaissons, écrivent les auteurs de cette tribune. Ceux-ci sont pourtant essentiels pour nourrir les vallées et les nappes phréatiques.
Stéphane Salord et Christine Ferrario sont cofondateurs et coprésidents de l'association de protection du fleuve côtier l'Arc, Arc fleuve vivant, d'Aix-en-Provence.
La France a longtemps été un pays de rivières mais aussi de « petits chevelus » (…)
C’est hélas ce qu’on entend encore partout, y compris dans les campagnes, « l’herbe haute, ça fait pas propre ». Faudra-t-il détruire toute forme de vie pour que les fanatiques de la tondeuse à gazon aient enfin un sentiment de « propreté » ?
Cet article La nature, ce n’est pas de la pelouse tondue ! est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
Taboue il y a encore peu, l'irrigation de la vigne se déploie désormais dans l'urgence à Bordeaux, après s'être déjà banalisée dans le Sud, sous l'effet du dérèglement climatique. Encore débattue, cette stratégie est présentée comme un enjeu de survie.
Coup dur pour les vignes. En juillet, à plus d'un mois des vendanges, des vignerons de Bordeaux ont vu leurs vignes perdre leurs feuilles après un printemps et un début d'été caniculaires. Du jamais-vu si tôt dans la saison. « Cette fois, (…)
Dans les monts d'Arrée, incendiés en 2022, on fait pâturer les animaux et on fauche l'herbe pour offrir moins de carburant aux éventuels feux. De quoi transformer ces vieilles pratiques paysannes en outils d'adaptation au changement climatique.
Monts d'Arrée (Finistère), reportage
C'est le genre d'image qui fait frais au cœur. Sur le Tuchenn Kador, modeste « montagne » bretonne culminant à 385 mètres, Cécile Becquart trône au milieu de ses brebis avec l'air de quelqu'un qui a repris (…)
La production d'énergie solaire a augmenté jusqu'à 17 % dans les pays européens lors des vagues de chaleur de juin et juillet, révèle une étude du groupe de réflexion sur l'énergie Ember, relayée par l'AFP.
Cette augmentation a aidé à répondre à la hausse de la demande d'électricité, provoquée par les besoins en air conditionné. Lors de la vague de chaleur de fin juin, la demande quotidienne d'électricité a augmenté jusqu'à 28 % en Italie, 23 % en Hongrie, 14 % en France et 13 % en (…)
Nouvelle censure trumpiste sur la science étasunienne. La Maison Blanche a reconnu, mardi 11 août, avoir annulé la publication d'un rapport sur l'état de l'Arctique piloté par l'Agence d'observation océanique et atmosphérique (NOAA), rapporte Le Monde.
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L'intelligence artificielle (IA ) va permettre aux géants du pétrole de creuser toujours plus loin, toujours plus fort, en augmentant massivement les émissions de CO2. C'est le constat d'une étude publiée le 4 août dans la revue scientifique Nature, et relevée par Le Monde. Selon ses conclusions, le déploiement des outils d'IA va permettre de diminuer les coûts de forage, de récupérer entre 470 et plus de 1 000 milliards de barils supplémentaires de pétrole dans les gisements existants, et (…)
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Source :Compte Facebook, le 6 août 2026
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Si la canicule exceptionnelle qui frappe la France a provoqué d’importants incendies, il n’y a pas que la nature qui peut prendre feu à la moindre étincelle. Sur les réseaux sociaux, la publication du livre du médiatique criminologue Alain Bauer, en juin 2026, intitulé La vérité sur l’affaire Epstein (édition First), a enflammé la toile jusqu’à alimenter des récits éloignés de ses conclusions qui se sont propagés comme une traînée de poudre.
« Le système Epstein n’a jamais été démantelé » : « un enquêteur affirme avoir découvert un réseau toujours actif », écrivent de nombreux internautes. Les publications, manifestement reprises à l’identique, assurent que les « mécanismes d’influence, les intermédiaires et les protections » entourant Jeffrey Epstein seraient toujours en place.
Elles vont jusqu’à s’interroger : « Qui protège encore ce réseau, et combien de noms puissants pourraient être exposés si l’ensemble des documents était rendu public ? » Avant d’ajouter : « Les affirmations restent à confirmer par des preuves judiciaires mais l’enquête pourrait désormais prendre une dimension beaucoup plus explosive. »
L’affaire Epstein a provoqué un raz-de-marée d’informations fausses ou trompeuses, comme Les Surligneurs l’ont déjà largement documenté. Ces nouvelles publications n’échappent pas à la règle.
Un criminologue présenté comme un « enquêteur »
Tout d’abord, ces publications entretiennent une confusion sur les sources des pseudo-informations. Si une photo d’Alain Bauer apparaît bien dans le visuel qui accompagne certaines d’entre elles, son nom n’est jamais mentionné dans le texte.
Le texte se borne à dire qu’un « enquêteur » serait à l’origine de l’information. Un terme suffisamment vague pour prêter à confusion : s’agit-il d’un policier chargé de l’affaire Epstein ? D’un journaliste d’investigation ?
Faute de précision, le lecteur peut laisser croire que ces affirmations proviennent directement d’une enquête policière ou judiciaire. En réalité, cet « enquêteur » est Alain Bauer, criminologue, docteur en droit et figure médiatique bien connue.
Loin d’être une source anonyme, il intervient régulièrement sur les plateaux et les émissions de télévision, de France 2 à BFM TV, en passant par TF1 et CNews.
Une synthèse transformée en « découverte »
Qu’en est-il, maintenant, du fond des accusations relayées par les internautes ? Pour le comprendre, il faut revenir aux propos d’Alain Bauer lui-même. Invité sur CNews, le 1er juin 2026, dans l’émission de Laurence Ferrari – qui apparaît elle aussi sur les visuels diffusés en ligne – le criminologue présente son livre et explique sa démarche : « Ce que ce livre révèle, c’est un système de système […] il doit permettre, pour la première fois, l’analyse détaillée de tout ce qu’on sait, qui est vérifié, validé et documenté. »
Dès les premières minutes de l’entretien, Alain Bauer précise donc que son livre ne repose pas sur la révélation de nouveaux éléments matériels concernant l’affaire. Selon lui, c’est son travail d’agrégation d’informations déjà accessibles au public qui rend son enquête inédite.
La formulation des publications est trompeuse lorsqu’elle présente cette analyse comme la « découverte » d’un réseau encore actif : Alain Bauer affirme bien qu’un système ou des mécanismes de protection perdurent, mais il ne présente pas son livre comme la révélation de nouveaux éléments matériels démontrant l’existence actuelle d’un réseau criminel coordonné.
Il est également trompeur d’affirmer que son enquête « pourrait désormais prendre une dimension beaucoup plus explosive ». Dans son interview, Alain Bauer évoque bien un « dossier français » de l’affaire Epstein, mais il s’appuie pour cela sur des procédures judiciaires déjà en cours : il cite notamment les deux enquêtes ouvertes en février 2026 par le parquet de Paris.
« Je crains que la partie française du système Epstein soit aussi importante que la partie américaine ou que la partie anglaise », affirme-t-il sur le plateau de CNews, avant d’ajouter : « On est sans doute au début du commencement de la plus grande affaire de prédation sexuelle et de relation entre la finance et le politique qu’on ait connue. »
Si ces déclarations sont fortes, elles traduisent l’analyse d’Alain Bauer sur l’ampleur potentielle de l’affaire à la suite de son enquête, mais elles ne permettent pas de conclure qu’il aurait apporté la preuve nouvelle de l’existence d’un réseau criminel encore opérationnel.
Propos déformés
Interrogé par Les Surligneurs, le criminologue dément d’abord avoir déclaré que « le système Epstein n’a jamais été démantelé ». Par ailleurs, le « réseau toujours actif » des publications n’est pas celui que décrit Alain Bauer.
S’il affirme bien qu’un réseau demeure actif, il précise parler d’un « réseau de protection des auteurs et complices de Jeffrey Epstein » et non de la poursuite des activités du réseau de prédation sexuelle. Or les publications entretiennent l’ambiguïté entre ces deux interprétations.
Ces mécanismes de « protection » auxquels Alain Bauer fait référence ne sont pas inconnus. L’accord judiciaire très favorable obtenu par Jeffrey Epstein en 2008, les controverses sur les documents caviardés ou encore les difficultés rencontrées par certaines autorités pour accéder aux dossiers ont déjà été documentés dans d’autres pays.
En revanche, ces éléments ne suffisent pas, à eux seuls, à établir l’existence d’un réseau actif et efficace coordonné pour protéger aujourd’hui les auteurs et complices d’Epstein. Pour autant, Alain Bauer a lui-même employé, lors de la présentation de son livre, des formulations particulièrement fortes sur la persistance du « système Epstein » et l’ampleur potentielle de l’affaire.
Ces déclarations peuvent contribuer à expliquer certaines reprises approximatives, sans pour autant justifier les extrapolations ajoutées par les publications. En somme, certains internautes opèrent un « glissement » entre les analyses du criminologue et l’affirmation de faits nouveaux établis, ce qui rend leur présentation trompeuse.
Auteurs :
Auteur : Etienne Merle, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste
L’article Affaire Epstein : comment les conclusions d’un livre-enquête ont été exagérées pour faire croire à un « réseau toujours actif » est apparu en premier sur Les Surligneurs.
«Je ne peux pas vivre à la Zad et faire comme si ce projet de CRA n’existait pas», déclare cette habitante qui s’est investie au sein d’un groupe de travail alimentation au sein de la mairie de Notre-Dame-des-Landes. © Nicolas Mollé/Vert
Ni ici, ni ailleurs. La communauté qui s’est fixée à la zone à défendre (Zad) de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) refuse que les terres qu’elle occupe soient utilisées pour compenser la destruction d’une large partie du Bois Dormant. Ce dernier constitue la dernière forêt urbaine de Nantes, la métropole voisine, et se trouve sur la Zone d’aménagement concerté (Zac) du Champ de Manoeuvre, en bordure de Carquefou. Fin 2027, un centre de rétention administrative (CRA), lieu d’enfermement spécifique aux exilé·es en attente de jugement, doit être érigé sur près de cinq hectares, soit une grande partie du bois.
Pour matérialiser leur opposition aux projets de l’État, les paysan·nes de Notre-Dame-des-Landes ont annoncé mardi lors d’une conférence de presse vouloir organiser des plantations de semis à l’automne sur trois des parcelles de la Zad. Celles-ci ont été choisies par la préfecture de Loire-Atlantique pour implanter des «terres de compensations écologiques» aux lieux-dits La Grée, La Freusière et La Goussais, afin d’équilibrer les destructions du Bois Dormant. Ces emprises appartiennent à l’État, comme le terrain visé par le projet de CRA.
«Nous ne comprenons pas très bien ces histoires de CRA, pourquoi mettre en détention des gens qui n’ont pas commis de délit ?», s’interroge Marcel Thébault, de la Confédération paysanne, un des agriculteurs qui avait mené la fronde contre l’aéroport du Grand Ouest imaginé à la fin des années 1960.
Arrivé en 1994 sur le territoire, il a connu les premières occupations et manifestations houleuses à Nantes, la première opération d‘évacuation en 2012 avec déploiement massif de gendarmes… Pendant que Notre-Dame-des-Landes devenait un lieu d’expérimentation et de résistance écologique et sociale, Marcel Thébault se battait pour conserver son exploitation. Jusqu’à ce qu’Emmanuel Macron annonce renoncer au projet. «Le 17 janvier 2018, Édouard Philippe avait dit que la vocation agricole des terres de Notre-Dame-des-Landes serait préservée, se souvient-il. Depuis, des nouveaux paysans se sont installés ici et ont développé des circuits courts. On aimerait que l’État tienne sa parole or il ne semble pas que ce soit aujourd’hui son intention.»
En 2024 et 2025, des bâtiments, notamment deux maisons anciennes, avaient été rasés par la préfecture à La Freusière et à La Grée. Au grand dam des agriculteur·ices, qui se plaignent d’une pénurie de logements. C’est là que les habitant·es et militant·es de la Zad avaient aussi entendu parler de «terres de compensations écologiques» à venir sur plus de quatre hectares.
Soit la surface ciblée par les 140 places du futur CRA, qui coûtera cher : près de 40 millions d’euros de budget, 602 euros dépensés par jour de rétention pour chaque individu emprisonné. Entre temps, la lutte contre le projet de CRA a pris de l’ampleur à Nantes, fédérant derrière le collectif Colère Nantes une trentaine d’organisations aussi variées que Les Écologistes, la Cimade (association d’aide aux réfugié·es et exilé·es), Les Soulèvements de la Terre, la Confédération générale du travail (CGT), la Fédération syndicale unitaire (FSU)…
Marcel Thébault : « Nous vivons aujourd’hui ce que les scientifiques du Giec prévoyaient : un hiver humide auquel s’enchaînent une série de canicules ». © Nicolas Mollé/Vert
La lutte contre le CRA brasse donc large et s’allie aujourd’hui à la capacité mobilisatrice de la Zad, qui a déjà largement fait ses preuves. Même si, en dépit de ses majestueuses haies préservées, la zone humide souffre, comme l’ensemble du monde agricole. «Parmi les éleveurs de bovins, personne n’est actuellement assuré de parvenir à nourrir ses animaux jusqu’à l’hiver, les rendements commencent à baisser», signale Marcel Thébault.
Une paysanne raille les velléités compensatrices de l’administration : «C’est absurde de vouloir re-semer de la renoncule, c‘est une plante qui revient toute seule». Gaspard, éleveur à Notre-Dame des-Landes, ajoute : «Une prairie naturelle, ça ne se sème pas, à part dans la Beauce où il n’y a plus de stock semencier».
Pour sa part, la préfecture annonce que «les actions prévues consistent en la renaturation de secteurs qui sont actuellement dégradés. De nombreux débris et déchets inertes sont actuellement présents sur la zone, ainsi que dans les cultures alentours», à La Grée comme à la Freusière. En application de la procédure ERC (éviter, réduire et compenser), le préfet prévoit des mesures de rééquilibrage, comme «une désartificialisation des sols, un déblaiement de remblais, un ramassage de déchets, un décompactage et amendement de terre agricole, un renforcement des haies…».
La plantation de jeunes arbres est aussi au programme. Mais les paysan·nes de Notre-Dame-des-Landes s’interrogent sur la cohérence de la démarche, alors que le dérèglement climatique et la sécheresse les placent déjà dans des difficultés extrêmes pour fournir à leurs cultures de l’eau.
Le cycle de cette dernière est aussi menacé par les travaux de construction du CRA. Car c’est ici qu’est nichée une des ultimes zones humides nantaise. «L’important, c’est la circulation de l’eau entre les prairies, le Bois Dormant et le Bois Sauvage à l’intérieur des 50 hectares de la Zac», résume Erell Olivo, écologue et biologiste à l’Association des amis et riverains de la Beaujoire (Aralb), intégrée au collectif Colère Nantes.
«Beaucoup de nos nouveaux adhérents voisins du Bois Dormant nous disent qu’ils ont honte d’habiter près d’un tel projet, un lieu qu’ils considèrent comme dégoutant», souligne Nicolas Boulery, président de l’Aralb. «Il y a l’école Germaine Tillion juste à côté. On peut toujours justifier de l’existence d’une prison. Mais comment expliquer aux enfants qu’on va priver de liberté des gens qui n’ont rien fait, qui n’aspirent qu’à fuir les difficultés de leur pays d’origine et à obtenir une situation en règle ?».
Tout en établissant une nuance claire entre le fait de s’en prendre à des sans-papiers et celui de déséquilibrer un écosystème, les adversaires du CRA et des «terres de compensations écologiques» reprochent aux autorités de porter atteinte au vivant au sens large. Le traité de 1979 de l’Union européenne interdit de détruire les lieux clefs de migration. L’oie cendrée, l’une des 56 espèces d’oiseaux observées au Bois Dormant, est concernée.
«Les buses et les chouettes hulottes, qui sont des rapaces strictement protégés, ne se déplaceront pas à Notre-dame-des-Landes, zone de bocages et de haies, car elles ne pourront pas nidifier», analyse Florian Corkmaz, adhérent de l’Aralb. Entre deux lieux distants d’une trentaine de kilomètres, les mouvements de population animale semblent hasardeux.
Les humains, eux, n’entendent pas improviser. La date précise de la mobilisation en octobre doit encore être affinée, car d’autres militant·es, engagés plus au nord contre des projets miniers, veulent pouvoir débarquer en masse avec leurs tracteurs depuis la Bretagne pour soutenir l’«opération semis».
La surfréquentation du Mont-Saint-Michel, visité par près de 3 millions de personnes par an, perturbe les animaux qui vivent dans la baie, notamment des phoques. Des élus locaux souhaitent malgré tout attirer encore plus de touristes.
Mont-Saint-Michel (Manche), reportage
Cinq jeunes phoques abandonnés par leur mère, dont un n'a pas survécu : c'est le terrible bilan du mois de juin aux alentours du Mont-Saint-Michel. Il a poussé l'établissement public du Mont-Saint-Michel (EPMSM) à (…)
Canicules, sécheresses, fleuves trop chauds ou trop bas : depuis juin, les centrales nucléaires européennes multiplient baisses de puissance et arrêts. Une question devient difficile à esquiver : le nucléaire est-il encore pilotable dans un monde qui se réchauffe ?
Le 12 août, peu avant 10 heures, un cinquième du parc nucléaire français manquait à l'appel. Exactement 20,4 % de sa capacité de production est indisponible pour des « contraintes environnementales » ou des « causes externes (…)
Canicules, sécheresses, fleuves trop chauds ou trop bas : depuis juin, les centrales nucléaires européennes multiplient baisses de puissance et arrêts. Une question devient difficile à esquiver : le nucléaire est-il encore pilotable dans un monde qui se réchauffe ?
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L’enjeu est important. Les mammifères marins dépendent du son pour se nourrir, se reproduire, maintenir leurs liens sociaux ou repérer les dangers.
Cet article Le vacarme des navires change la façon dont les cachalots se parlent est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
[Les nouveaux visages de la criminalité environnementale 4/4] Le petit félin qui ressemble à un chat alimente malgré lui un trafic dopé par les réseaux sociaux. Illégale en France, sa détention est parfois synonyme de maltraitance.
Tout commence par une belle histoire : une famille trouve un chaton perdu. Ils le recueillent et lui donnent à manger. Le chaton grandit avec les enfants, accepte qu'on lui mette des clochettes autour du cou. Quelques années plus tard, il devient un magnifique (…)