Des parcelles de l'ex-zad de Notre-Dame-des-Landes sont ciblées par l'État pour servir de « terres de compensation écologique » pour permettre la construction d'un centre de rétention administrative à Nantes. La résistance s'organise.
Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), reportage
Sur un petit chemin bordé de chênes, sur le territoire de l'ex-zad (zone à défendre) de Notre-Dame-des-Landes, un groupe d'habitants et paysans nous a donné rendez-vous, mardi 11 août. Sous une chaleur (…)
La Terre n'a pas fini de dévoiler tous ses mystères… et notamment les plus petits. Des scientifiques ont récemment révélé, dans la revue spécialisée Ichthyology & Herpetology, le recensement d'un amphibien tacheté de vert foncé, mesurant moins de 4 cm. « Il s'agit d'une nouvelle espèce de rainette, endémique du Costa Rica », précise l'un d'eux. Et celle-ci a été baptisée « grenouille du café » (Isthmohyla nacientes).
Une découverte inédite ? Pas tout à fait. Dans les années 1960, (…)
« Pour plus de 40 000 personnes, la sécheresse se traduit déjà par des coupures d'eau au robinet. » C'est par ce chiffre que la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a signalé, très concrètement, les effets de la crise hydrique sur la population, mercredi 12 août. Dans plusieurs territoires, la sécheresse n'est déjà plus seulement une affaire de nappes basses ou de cours d'eau à sec, mais de robinet qui ne coule plus.
La ministre a ajouté que, la semaine dernière, (…)
La région Île-de-France a décidé de fermer aux promeneurs les abords de la base nautique de Vaires-Torcy, en Seine-et-Marne, après deux noyades mortelles. Elle condamne ainsi un espace de fraîcheur gratuit, alors que les canicules s'enchaînent.
Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne), reportage
Au milieu du lac, trois kayakistes glissent sur l'eau au rythme régulier de leurs coups de pagaie. Sous le soleil déjà vif en cette fin de matinée, à la base nautique de Vaires-sur-Marne (…)
À quelques heures de l'éclipse solaire, qui se tient le 12 août, il est difficile de se procurer des lunettes adaptées. Celles-ci n'ont pas été distribuées massivement, alors qu'il s'agit d'un enjeu de santé publique, tant les risques pour les yeux sont réels et graves.
Sur un grand tableau blanc, Guillaume, opticien dans la région de Valence (Drôme), s'amuse à comptabiliser le nombre d'appels téléphoniques lui réclamant des lunettes de protection pour observer l'éclipse solaire. À midi, (…)
Le gouvernement envisage d'autoriser le prélèvement (dit autrement, le tir) de deux espèces d'oiseaux pour la saison de chasse 2026-2027 : la tourterelle des bois et le fuligule milouin, un canard plongeur. Les projets d'arrêtés fixent un quota annuel de 12 000 prélèvements pour la première, et de 5 000 pour le second. La consultation a été ouverte le 31 juillet, en plein cœur de l'été.
Interdite depuis 2022, la reprise de la chasse à la tourterelle des bois est prématurée, estime la Ligue (…)
Une nouvelle vague de chaleur touche l'Europe en ce mois d'août, continent qui se réchauffe le plus vite à l'échelle planétaire. Selon les calculs de l'Agence France-Presse (AFP), croisant les prévisions du service météorologique allemand et les données de population du Joint Research Center, quelque 92 millions de personnes — notamment en France, Italie et Espagne — devraient connaître des températures supérieures à 35 °C à un moment de la journée mercredi 12 août. Plus de 300 millions (…)
Lire la suite - En bref / Canicule
[Les nouveaux visages de la criminalité environnementale 3/4] La folie autour des plantes grasses est telle que certains n'hésitent plus payer des fortunes ou à se fournir auprès de revendeurs douteux. Quitte à enfreindre les lois protégeant ces plantes menacées.
Connaissez-vous Echinocactus grusonii ? Il est plus connu sous le nom de « coussin de belle-mère » parce qu'en forme de boule hérissée d'épines. Et Crassula ovata ? Il est surnommé « arbre de jade » à cause de ses petites (…)
Les nids artificiels représentent une réelle économie d’énergie pour ces oiseaux qui mettent dix jours pour construire un nid.
Cet article En France, chaque entreprise du BTP doit reconstruire 3 fois plus de nids d’hirondelles que ceux détruits par des travaux est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
Alors qu'une centaine d'incendies sont en cours dans l'ouest du Canada, le Premier ministre, Mark Carney, n'a jamais semblé aussi désintéressé par la question climatique. Au contraire, il pousse pour extraire toujours plus de pétrole.
Montréal (Canada), correspondance
En Colombie-Britannique, le feu de Bald Range a déjà ravagé plus de 150 km², l'équivalent de trois fois la superficie de Lyon, et emporté la vie d'une octogénaire qui tentait de fuir son domicile. Depuis samedi 8 août, la (…)
Alors qu'une centaine d'incendies sont en cours dans l'ouest du Canada, le Premier ministre, Mark Carney, n'a jamais semblé aussi désintéressé par la question climatique. Au contraire, il pousse pour extraire toujours plus de pétrole.
Montréal (Canada), correspondance
En Colombie-Britannique, le feu de Bald Range a déjà ravagé plus de 150 km², l'équivalent de trois fois la superficie de Lyon, et emporté la vie d'une octogénaire qui tentait de fuir son domicile. Depuis samedi 8 août, la (…)
Les pesticides ne sont pas présents dans l’atmosphère sous forme de gaz uniquement. Ils peuvent aussi se fixer à des poussières ou à des aérosols en suspension dans l’air et se dégrader beaucoup plus lentement.
Cet article Les pesticides peuvent voyager dans l’air sur des milliers de kilomètres est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
«Plus les jours passaient, plus mon angoisse montait. J’ai fini par perdre l’appétit. J’ai même eu des idées très noires», raconte Aude, qui vit dans un logement mal isolé de la chaleur à Paris. © Aurore Chapon
Les canicules qui se succèdent en France métropolitaine depuis le mois de mai mettent les corps, les esprits et toute la société à rude épreuve. À Albi (Tarn), Pauline Paredes étouffe depuis des semaines dans son logement social du centre-ville – une «bouilloire», selon ses mots. À bout, elle confie à Vert : «D’ici l’été prochain, il faut que j’aie quitté cet appartement.»
Les pics de températures à 40 voire 41 degrés Celsius (°C) mesurés dans la ville en juin et juillet ont eu raison de la jeune mère de 36 ans. «Nous vivons dans un bâtiment qui emmagasine la chaleur. Une fois qu’elle est entrée, c’est très difficile de la faire sortir. Avec mon bébé de 10 mois, on vit un enfer depuis le début de l’été, rapporte-t-elle. On dit souvent que, pour un enfant de cet âge-là, la température ne doit pas dépasser 26°C. Chez nous, elle peut grimper jusqu’à 32, voire 34°C.»
Depuis plusieurs semaines, le coucher s’est transformé en un rituel épuisant. «La climatisation mobile que j’ai installée fait trop de bruit. Elle empêche mon fils de dormir, déplore Pauline Paredes. Alors, j’ai commencé à descendre au sous-sol de l’immeuble, le seul endroit où il parvient à trouver le sommeil. Tous les soirs, je l’y endors, puis je le remonte chez nous en espérant qu’il ne se réveille pas. Et sinon, je recommence, en boucle.»
«Cet été a marqué un tournant, confie-t-elle encore. Quand on m’a présenté l’appartement l’an dernier, j’étais très heureuse d’y emménager parce que c’est un immeuble récent qui donne sur la belle cathédrale, dans un appartement refait à neuf, tout propre, avec deux chambres…» Mais après deux étés à suffoquer, elle veut partir : «Je viens de refaire une demande de logement social, raconte-t-elle. Ce n’est plus tenable.»
À Paris, Aude* a, elle aussi, durement subi les canicules. «La température est montée jusqu’à 33°C : le carrelage et les robinets étaient chauds, tout l’intérieur était brûlant… Il était quasiment impossible d’échapper à la chaleur», raconte cette graphiste de 29 ans.
Peu à peu, sa santé mentale vacille. «J’ai commencé à faire des crises d’angoisse et à me réveiller avec la boule au ventre. Je souffre d’éco-anxiété depuis longtemps, mais c’est devenu vingt fois pire. Plus les jours passaient, plus mon angoisse montait. J’ai fini par perdre l’appétit. J’ai même eu des idées très noires», confie Aude.
Elle et Pauline en sont convaincues : leurs immeubles n’ont pas été conçus pour protéger leurs occupant·es des fortes températures. Isolation insuffisante, mauvaise ventilation, absence de volets… Près d’un Français sur trois juge d’ailleurs son logement insuffisamment isolé contre la chaleur, d’après une récente étude de la Fondation du logement. Parmi les plus vulnérables figurent les passoires énergétiques (classés F ou G au diagnostic de performance énergétique) : au 1er janvier 2025, la France en comptait encore 3,9 millions, selon le gouvernement.
Pour Aude, ce début d’été 2026 «a vraiment été celui de la bascule. C’était la première fois que je vivais une telle catastrophe climatique. Même si, avec ma femme, nous adorons notre appartement, nous avons réalisé, pour la première fois de notre vie, que nous n’étions plus en sécurité chez nous.» Avant l’été, le couple envisageait déjà de quitter Paris d’ici 2 à 3 ans. «Mais après ce qu’on a traversé, on s’est dit qu’il allait falloir partir dès cette année», raconte-t-elle.
Partir, oui, mais pour aller où ? Quels sont les territoires où il fera bon vivre dans les prochaines décennies sachant que l’Hexagone, d’après Météo France, pourrait connaître des pics de températures allant jusqu’à 50°C en 2050 ? Pour Aude et sa femme, le choix s’est arrêté sur la Bretagne. «Ce n’est pas une décision neutre. En plus de l’attachement que nous avons toutes les deux à cette région, on sait qu’il y fait plus frais», détaille Aude.
Pour Sarah Blanc-Garin, professeure des écoles – qui envisage elle aussi de déménager –, pas question d’habiter plus au sud que Paris. Cette jeune femme de 30 ans qui vit dans l’Aisne s’apprêtait, il y a quelques semaines encore, à acquérir une maison à Nurret-le-Ferron, dans l’Indre. «Elle était parfaite, l’environnement était vraiment super. Mais quand j’ai vu qu’il faisait 40°C en période de canicule là-bas, je me suis rétractée. Je me suis dit que je ne supporterais pas d’y vivre. Que si c’était pour re-déménager ailleurs dans 15 ans, ça n’était pas la peine», expose-t-elle.
Axelle* et sa famille misent, elles, sur le nord des États-Unis ou le Canada. Voilà deux mois que cette Perpignanaise et ses trois enfants vivent «enfermés dans le noir» pour se protéger du soleil. «On oscille entre 34 et 38°C dans l’appartement, même hors canicule. Je suis en train de péter un câble, rapporte-t-elle. Avec toutes ces chaleurs et ce ras-le-bol, je me suis dit que c’était maintenant qu’il fallait partir. Je préfère encore supporter le froid et la neige tout l’hiver plutôt que de subir de nouveau des étés aussi chauds.»
Sarah, Aude et Axelle se considèrent-elles comme des réfugiées climatiques ? Axelle hésite encore à reprendre le terme à son compte : «C’est un mot que je trouve triste, alors je ne l’emploie pas. Mais c’est bien ça. Au fond, je sais que j’en suis une.»
Migrer pour échapper à la ville, au «tout-béton» : la tendance s’accélère depuis les années 2000. Joint par Vert, le géographe Guillaume Faburel, professeur à l’université Lyon-II (Rhône), estime qu’«environ 100 000 personnes quittent chaque année les territoires métropolitains pour rejoindre le périurbain et, de plus en plus, les campagnes». Selon lui, ce chiffre va progressivement doubler sous l’effet «des canicules, des incendies et de phénomènes environnementaux de plus en plus cataclysmiques».
«Le Covid a représenté une sixième vague d’exode urbain, avec un nombre croissant de personnes décidant de quitter les villes pour gagner des endroits qu’elles estiment plus vivables sur le plan environnemental», poursuit le chercheur. L’été 2026 amorcera-t-il une septième vague ? «Il est encore trop tôt pour le dire : on ne peut pas le prévoir. Mais un cap a été franchi, juge-t-il. Dès lors que les corps sont directement affectés, le désir de partir peut se concrétiser.»
Encore faut-il en avoir les moyens. Actuellement sans emploi ni ressources, Pauline Paredes se sent pour l’heure «prisonnière» de son logement. «Pour retrouver un appartement, c’est un enfer. À Albi, les seuls qui disposent d’une bonne isolations sont des Airbnb, expose-t-elle. Et puis, ici, j’ai tout mon réseau social et professionnel. Si je veux changer de région, je sais que j’aurai encore plus de difficultés à retrouver du travail».
*Le prénom a été modifié.
Des fermes décimées, des monocultures asséchées, des usines qui ferment : la Bretagne, terreau propice à l'agro-industrie, vit durement les canicules de cet été. Pourtant, ses leaders continuent de regarder ailleurs.
Douarnenez (Finistère), correspondance
Le hangar de Manu est bien vide. Seuls les restes de graines qui tapissent le sol et l'odeur d'ammoniac qui pique le nez rappellent qu'ici, il y a encore quelques jours, plusieurs milliers de dindes occupaient l'espace. « Mais avec la (…)
L'association de pêche du Haut-Ellé a porté plainte contre X, lundi 10 août, après la découverte d'une pollution agricole affectant un ruisseau à Langonnet (56), en Centre Bretagne. La mairie assure que la pollution n'affecte pas la ressource en eau potable.
L’article [Info « Splann ! »] En pleine crise sécheresse, les pêcheurs portent plainte après la pollution d’un affluent de l’Ellé à Langonnet dans le Morbihan est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.
Des méduses antinucléaires ? Le 10 août, le groupe EDF a annoncé sur son site l'arrêt de trois réacteurs de la centrale nucléaire de Gravelines (Nord). Le coupable : un afflux massif de méduses dans les stations de pompage d'eau de la mer du Nord, qui refroidissent la centrale. Un incident similaire s'était déjà produit durant l'été 2025.
« Cette situation n'entraîne aucune conséquence sur la sûreté des installations, la sécurité du personnel ou sur l'environnement », a assuré EDF, comme (…)
Selon leur avocat, « la machine s’est clairement emballée. Ils ont voulu les intimider, les casser pour les dégoûter de l’action militante pour une action purement symbolique. »
Cet article Trente trois heures de garde à vue et trois nuits en prison pour une banderole sur un pont est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
[Le renouveau de la rando 1/4] Randonnée, alpinisme, bivouac : les espaces naturels sont présentés comme universels, mais restent traversés par le racisme, entre moqueries et soupçons. Une génération de randonneurs racisés raconte. Et commence, doucement, à changer la donne.
C'est une vidéo comme il s'en poste des dizaines chaque jour. Un jeune homme se filme longeant une rivière, surplombée par des montagnes. Mais lui, il s'appelle Omar. Et il s'adresse en ces mots à ceux qui le (…)
Les travaux du data center de Fouju (Seine-et-Marne) ont commencé. Céline Malaisé, conseillère régionale d'Île-de-France (Parti communiste), s'est rendue sur place pour constater que le ballet des bulldozers avait débuté, comme le montrent ses images publiées sur Instagram.
Le préfet de Seine-et-Marne a donné son autorisation le 29 juillet pour lancer le chantier de cet immense data center, qui va artificialiser 90 hectares de terres agricoles. Il devrait consommer, à lui seul, autant (…)

Source :Compte Facebook, le 9 août 2026
Etiqe :Inventé
Contenu :
Selon de nombreuses publications en ligne, l’ancienne ministre aurait proposée une nouvelle taxe pour les « seniors bénéficiant d’une retraite supérieure à 2 000 euros », estimant qu’il serait « inacceptable de vivre dans l’opulence en cette période ».
Une phrase choc, empreinte d’une forme de mépris, qui a particulièrement agacé de nombreux internautes. « Opulence ? 2000 euros ? Se fout du monde eux qui ont des gros salaires et tous les avantages …. La honte.. », s’agace l’un d’entre eux.
« Elle est complètement folle cette ministre c’est plutôt un Sinistre ! Bon maintenant ça suffit ! Nous devons nous révolter !!!! », ajoute une autre internaute, au milieu d’un torrent d’insultes.
Problème : l’ancienne ministre du Travail n’a jamais prononcé cette phrase, comme l’ont déjà montré nos confrères de franceinfo, en juillet 2025. Mais la désinformation continuant de circuler, Les Surligneurs mettent également la main à la pâte.
Une fausse citation indélébile
Malgré nos recherches, nous n’avons retrouvé aucune trace d’une déclaration plus récente allant dans ce sens. Ni dans la presse ni dans les communications officielles de l’ancienne ministre.
La fausse citation, elle, n’a pourtant jamais vraiment disparu. Les Surligneurs en ont retrouvé les premières occurrences en février 2025, sur TikTok. Sans qu’il soit possible d’établir un lien direct, ces publications apparaissent quelques jours après l’invitation de la ministre sur le plateau de l’émission « Bonjour ! », la matinale de TF1.
Au cours de cette interview, la ministre défend l’idée de taxer davantage les retraités les plus aisés. Le seuil de « 2 000 – 2500 euros » est évoqué comme une hypothèse, mais la phrase concernant « l’opulence » dont bénéficieraient ces seniors n’est jamais prononcée.
Quoi qu’il en soit, la fausse citation entame ensuite une longue vie numérique. En juillet 2025, elle refait surface. Un internaute s’agace sur Facebook, estimant que « ces propos ne peuvent soulever que la colère, ils sont d’une indignité incommensurable ! »
Il publie également un visuel montrant le visage de la ministre, accompagné de la citation litigieuse et d’un titre : « Mépris de classe ».
Un an plus tard, en juillet 2026, la fausse citation apparaît une nouvelle fois. L’article des Surligneurs aura-t-il davantage d’impact ?
Auteurs :
Auteur : Étienne Merle, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Étienne Merle, journaliste
L’article Non, l’ancienne ministre du Travail n’a jamais parlé d’« opulence » pour les retraités à plus de 2 000 euros est apparu en premier sur Les Surligneurs.
Alors qu'une cinquième canicule débute et que les forêts s'embrasent, les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre continuent d'alimenter le brasier du réchauffement climatique, sans en être tenus pour responsables, dénonce notre journaliste dans cet éditorial.
À chaque phénomène extrême, amplifié et démultiplié par le réchauffement climatique d'origine humaine, les regards accusateurs se tournent, légitimement, vers l'inaction de l'État. Parfois, ce sont même les écologistes et les (…)
Alors qu'une cinquième canicule débute et que les forêts s'embrasent, les plus grands émetteurs de carbone continuent d'alimenter le brasier du réchauffement climatique, sans en être tenus pour responsables, dénonce notre journaliste dans cet éditorial.
À chaque phénomène extrême, amplifié et démultiplié par le réchauffement climatique d'origine humaine, les regards accusateurs se tournent, légitimement, vers l'inaction de l'État. Parfois, ce sont même les écologistes et les (…)
La centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne), en bord de Garonne, avec un des deux réacteurs a l’arrêt. © Jean-Marc Barrere/Hans Lucas/AFP
Alors que la France connaît une nouvelle hausse du mercure sur l’ensemble du territoire au cœur de la quatrième canicule de l’été, le parc de réacteurs nucléaires d’EDF a atteint un niveau inédit d’indisponibilités liées à la sécheresse et aux fortes chaleurs. Dimanche après-midi, il a culminé à un taux de 5,6% de puissance manquante, selon des calculs de l’AFP réalisés à partir des données publiées depuis 2015 par EDF.
Jamais autant de puissance nucléaire électrique n’avait fait défaut en France à cause des fortes chaleurs, de la hausse des températures des cours d’eau et de la baisse de leur débit. Dimanche, cinq réacteurs (Tricastin 1 et 4, Saint Alban 1 et 2, Bugey 3) ont dû adapter leur puissance et quatre réacteurs étaient à l’arrêt (Golfech 2, Chooz 1 et 2, Cattenom 1) et l’étaient toujours ce lundi.
Déjà à la mi-juillet, EDF avait battu un record de nombre de réacteurs contraints de réduire ou d’arrêter leur production à cause de «contraintes environnementales» ou de «causes externes liées à l’environnement», selon les termes de la société de production d’électricité. Dans la soirée du 14 au 15 juillet, 9 unités au total avaient, là aussi, dû réduire leur puissance et trois avaient été contraintes de se mettre à l’arrêt complet (Chooz 2, Golfech 2, Bugey 3).
La France compte 57 réacteurs nucléaires, assurant quelque 70% de sa production d’électricité. Tous sont installés au bord d’un fleuve ou de la mer pour permettre le refroidissement des installations.
Or, en cas de sécheresse ou de canicule, la baisse du débit et la hausse de la température des cours d’eau peuvent contraindre EDF à réduire, voire arrêter, sa production pour préserver l’environnement. L’exploitant ne peut alors plus émettre d’effluents chimiques ou radioactifs, ni réchauffer davantage les rivières avec ses eaux de refroidissement (rejetées plus chaudes).
Le Rhône, la Garonne ou la Gironde sont déjà en surchauffen et le prélèvement puis le rejet – à quelques degrés de plus – d’énormes quantités d’eau destinées à refroidir les réacteurs nucléaires risquerait de nuire à l’écosystème aquatique ou d’empêcher certains usages (l’eau potable ne peut pas être captée au-delà de 25°C, par exemple).
EDF précise que les réacteurs peuvent fonctionner malgré des températures de cours d’eau élevées, sans risque pour la sûreté, les limites imposées par l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) pour chaque site visant à «protéger la flore et la faune».
Le groupe souligne aussi que «l’impact des phénomènes de sécheresse et de canicule sur la production nucléaire est très faible» et rappelle que la France reste largement exportatrice d’électricité vers l’Europe, «avec jusqu’à l’équivalent de plus d’une dizaine de réacteurs nucléaires au cours de la journée» de lundi, selon les données du gestionnaire du réseau de haute tension RTE.
Dans un contexte d’aggravation du changement climatique, ces «indisponibilités climatiques» sont désormais récurrentes l’été. «Depuis 2015, c’est tous les ans», remarque même Thibault Laconde, fondateur de l’entreprise Callendar, spécialisée dans les risques climatiques. L’adaptation du parc nucléaire d’EDF devient donc un enjeu stratégique pour le groupe, appelé à piloter le chantier de la relance du nucléaire pour électrifier l’économie française.
Sans ces mesures, l’effet des restrictions environnementales pourrait représenter 1,4% de la production nucléaire annuelle dès 2035, contre une moyenne de 0,3% aujourd’hui depuis 2000, selon l’électricien, qui compte investir 8,7 milliards d’euros d’ici à 2040 pour adapter ses installations.
Autre conséquence du changement climatique : en réchauffant la température des océans, il est l’un des facteurs de la prolifération de bancs de méduses sur le littoral nord de la France en été. Un afflux massif de ces animaux dans les stations de pompage d’eau de mer de la centrale nucléaire de Gravelines (Nord) a contraint lundi EDF à ralentir ou arrêter quatre de ses réacteurs, portant à treize le nombre total d’infrastructures touchées.
Les réacteurs n°2, 3 et 4 ont été arrêtés et la puissance de l’unité de production n°1 a été réduite à 50%, a annoncé le groupe sur son site. Seul le réacteur n°6 fonctionne actuellement à 100%, le n°5 étant en arrêt programmé pour maintenance, a précisé la société de production d’électricité. La plus grande centrale nucléaire d’Europe occidentale avait déjà été confrontée au même problème il y a un an.
Les images sont à vomir. L'association de défense des animaux L214 a publié, le 10 août, des vidéos tournées dans deux sites de la SCEA Tertre Es Lys, un élevage porcin situé à Hénon et à Saint-Carreuc (Côtes-d'Armor). On y voit des dizaines de cadavres de cochons, à différents états de décomposition, abandonnés dans des cases d'élevage sur caillebotis.
Certains corps sont momifiés, tandis que d'autres ne sont plus que des squelettes. L'association affirme avoir tourné ces images les 3 et (…)
Sa vie de « petits riens » est un itinéraire de révolte. Femme engagée, la romancière indienne a fait le pari de la liberté et interroge tous les dogmes, afin de « rendre visible l’invisible ». Début 2026 est paru en France son nouveau récit, « Mon refuge et mon orage ». Neuf ans plus tôt, elle se livrait à Revue21 dans ce long entretien.
The post L’écrivaine Arundhati Roy : « J’ai appris à transgresser » appeared first on Revue21.fr.