Au Liban, les abeilles payent le prix fort de la guerre. Alors que 600 km2 du Sud-Liban restent occupés par l'armée israélienne, des apiculteurs tentent de reconstruire leur vie et leurs ruches loin du front, en attendant le retour sur leurs terres.
Beyrouth (Liban), correspondance
Sur les hauteurs de Beyrouth, le bourdonnement des abeilles se mêle au chant des cigales en cet après-midi de juillet. Les pollinisateurs se pressent à l'entrée des ruches, installées sur cette colline qui (…)

Source :Compte X, le 9 août 2026
Etiqe :faux
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Le mythe conspirationniste du « grand remplacement » n’est pas que démographiquement erroné, il se nourrit aussi de fausses informations distillées çà et là sur les réseaux sociaux. C’est précisément le cas pour une vidéo partagée des milliers des fois montrant une église en proie aux flammes. Celle-ci est présentée par des internautes comme située en France, et qui serait la résultante d’un acte anti-chrétien perpétré par un musulman.
C’est faux : la vidéo, certes authentique, a été prise en 2019 dans la commune de Mercier… au Québec, province du Canada, située à plus de 5000 kilomètres de la France. De plus, les investigations n’ont pas réussi à lier l’incendie à des « musulmans », comme le disent les publications.
Une vidéo recadrée d’il y a sept ans
Cette courte vidéo est en réalité extraite d’une séquence plus longue filmée par un journaliste canadien sur X, le 19 septembre 2019. On y voit au premier plan un cimetière, et une église en fond dont s’échappent une épaisse fumée et des flammes sur le pan droit de l’édifice religieux. « Incendie de l’église Sainte-Philomène à Mercier. Plusieurs municipalités demandées en entraide », écrit le journaliste.
Comme en témoignent plusieurs articles de presse québécois, l’église Sainte-Philomène a bel et bien été touchée par un incendie, ce même jour, le 19 septembre 2019. Située dans la localité de Mercier, en Montérégie, au sud-est de la ville de Montréal, la petite église avait été fortement endommagée par le feu, décrivent les médias.
Dès le lendemain, il est identifié que l’incendie pourrait être d’origine criminelle, et un suspect est arrêté. Les investigations n’ont cependant pas permis de retrouver et de juger l’auteur. D’après des articles de presse postérieurs, l’homme en question aurait été incriminé et jugé pour d’autres faits. Il n’existe aucune preuve que l’incendie a un lien quelconque avec des « musulmans ». Contactée, la mairie de Mercier n’avait pas encore répondu à nos sollicitations.
L’église Sainte-Philomène appartient désormais à la municipalité qui l’a rachetée afin d’assurer la reconstruction – coûteuse – et qui l’a transformée en centre communautaire et culturel.
Auteurs :
Autrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Relecteur : Etienne Merle, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
L’article Cette église qui brûle ne se situe pas en France… mais au Québec est apparu en premier sur Les Surligneurs.
« Les naissances de loups sont très rares hors des Alpes. Deux années de suite, c'est une excellente nouvelle. »
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« Parfois, la meilleure façon de protéger un endroit que l'on aime est de le laisser tranquille », explique l’un d’entre eux.
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[Les nouveaux visages de la criminalité environnementale 2/4] Depuis le plateau des Guyanes, les vessies d'acoupa, un déchet de poisson consommé comme mets de luxe en Chine, s'échangent à prix d'or, au prix d'une pêche illégale qui ravage les eaux guyanaises.
Georgetown (Guyana), reportage
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Alors que l'Espagne fait face à des incendies de plus en plus ravageurs, aggravés par le changement climatique, des citoyens se forment pour agir dès les premières minutes et empêcher que le feu ne devienne incontrôlable.
Esparreguera (Espagne), reportage
« C'est super les gars, mais envoyez le jet un peu plus loin pour atteindre l'arbuste en feu ! » s'écrie Jordi Diaz Baño, au milieu d'un parc forestier au pied de la montagne de Montserrat, en Catalogne. « Et n'oubliez surtout pas de (…)

Source :Compte Facebook de Jean Messiha, le 4 août 2026
Etiqe :pas de faveur
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La Caf de l’Eure a-t-elle discriminé ses usagers ? Dans une vidéo virale publiée sur son compte TikTok personnel le 4 août et retirée depuis, l’homme le plus fort de France, Aurélien Lejeune, s’est livré à une analyse de l’offre de services de sa caisse d’allocations familiales.
Face caméra, le strongman explique devoir notifier un changement de situation professionnelle, mais ne parvient pas à réaliser la démarche sur le site de l’organisme ou par téléphone. « Je me dis [que] c’est pas grave, je vais prendre rendez-vous, y’a des bureaux à côté de chez moi », explique le sportif à ses 24 000 abonnés. Mais à son grand dam, la plateforme lui indique qu’aucun rendez-vous n’est disponible dans sa zone actuellement – vidéo du site à l’appui.
Sauf que, « un peu curieux », Aurélien Lejeune décide, selon ses dires, de tester d’autres motifs de prise de rendez-vous. « [Pour] la plupart des motifs ça [ne] marche pas, il n’y a pas de rendez-vous possible, sauf [pour l’un d’entre eux] », assure le strongman, qui continue sa démonstration vidéo depuis le site de la Caf de l’Eure.
Sur le menu déroulant des motifs de prise de rendez-vous, le sportif choisit l’option « réfugié/déplacé », et là, une dizaine de rendez-vous apparaît pour les dates du 7 et 10 août. Aurélien Lejeune commente, un brin amer : « Je ne sais pas comment interpréter [ce résultat, alors que] c’est un service français payé par mes impôts. »
En quelques heures, la vidéo fait le tour des réseaux sociaux, qui auront moins de mal à tirer des conclusions. Le polémiste d’extrême droite Jean Messiha s’indigne qu’« un pays privilégie les étrangers à ses propres citoyens ». Dans son sillon, de nombreux internautes pointent du doigt une rupture d’égalité dans l’accès au service public, en faveur des réfugiés.
Mais rien de tout cela n’est vrai : les créneaux de rendez-vous qu’Aurélien Lejeune a pu visualiser étaient disponibles pour tous les usagers de la Caf de l’Eure qui en avaient besoin, et non les seuls réfugiés.
L’accueil physique réservé à certains cas
Joint par Les Surligneurs, l’organisme explique : « Sur la période concernée, les rendez-vous pour les changements de situation professionnelle [le motif choisi par Aurélien Lejeune, ndlr] que nous avons mis à disposition se déroulaient exclusivement par téléphone. Or, sur la période choisie, tous les créneaux téléphoniques étaient déjà réservés. » D’où l’absence de rendez-vous proposé au sportif.
En revanche, pour d’autres motifs, la Caf de l’Eure accueille bien les allocataires dans ses antennes. « En général, les rendez-vous physiques sont consacrés à des situations pour lesquelles il faut que l’on prenne un peu plus de temps avec l’allocataire pour bien comprendre sa situation et faire le tour de ses droits », explique l’organisme.
Cela concerne les réfugiés et déplacés, lesquels peuvent prétendre à certaines allocations comme le RSA ou la prime d’activité. Comme les entretiens peuvent buter sur la barrière de la langue ou nécessiter la présence d’un interprète, l’organisme propose un accueil sur site. L’intégralité des rendez-vous qui s’affichent sur l’écran d’Aurélien Lejeune après avoir choisi l’option « réfugié » sont d’ailleurs bien des rendez-vous en présentiel, repérables par l’icône en forme de marqueur GPS qui s’affiche à droite de l’horaire.
Mais il est faux de prétendre, comme le fait le sportif, que ces créneaux étaient réservés aux seuls ressortissants étrangers. Les rendez-vous physiques des 7 et 10 août mis à disposition par la Caf de l’Eure étaient également ouverts aux ressortissants français dont la situation justifiait un accueil en présentiel.
Des usagers non réfugiés accueillis en agence
Les Surligneurs ont eu accès à un document interne de l’organisme qui montre que des allocataires qui n’étaient pas forcément des réfugiés ont pris des rendez-vous sur cette période.
Seulement, les motifs pour lesquels ils ont pu bénéficier d’une rencontre avec un agent étaient plus lourds qu’un simple changement de situation professionnelle. Il s’agit de séparations, de réductions d’activité pour prendre soin d’un enfant, de dettes envers la Caf, ou encore de situations de handicap. Ces rendez-vous ont été pris sur la plateforme entre le 31 juillet et le 7 août, et les créneaux d’accueil correspondent à ceux obtenus par Aurélien Lejeune en optant pour le motif « réfugié/déplacé » sur la plateforme.
Les Surligneurs ont pu confirmer la disponibilité des créneaux d’accueil de la Caf de l’Eure pour les ressortissants français en effectuant leur propre simulation. Nous avons tenté de prendre rendez-vous pour deux motifs différents pour lesquels les Caf sont plus susceptibles d’ouvrir des rendez-vous en présentiel : une situation de handicap d’une part, et en se déclarant réfugié ou déplacé d’autre part. Dans les deux cas, la plateforme de l’Eure a renvoyé le même résultat : deux créneaux en présentiel, le 17 août, à 10h15 ou 10h30, à l’antenne de Louviers.
Autrement dit, la Caf de l’Eure n’a jamais réservé ses rendez-vous physiques aux seuls réfugiés ou déplacés au détriment des Français. Simplement, sur la période concernée, l’accompagnement des ressortissants étrangers était l’un des motifs pouvant justifier l’accueil d’un allocataire en agence, au même titre que d’autres cas de figure qui nécessitent des échanges prolongés, comme l’analyse de la situation d’une personne handicapée, ou de celle d’un parent isolé.
Auteurs :
Auteur : Nicolas Turcev, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste
Cet article a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf). Conformément aux règles d’indépendance éditoriale des Surligneurs, la Cnaf n’est pas intervenue dans la rédaction de l’article ni ses conclusions.
L’article Non, les rendez-vous de la Caf ne sont pas accordés en priorité aux réfugiés est apparu en premier sur Les Surligneurs.

Source :Compte X, le 2 août 2026
Etiqe :faux
Contenu :
« La Chine n’a enregistré que 226 départs de feu en 2025, en France, on en est déjà à plus de 13 000. » La phrase a de quoi alarmer, alors que l’été 2026 est marqué par les incendies dans l’Hexagone. À croire cette publication sur les réseaux sociaux, cela voudrait dire qu’il y aurait presque 58 fois plus de départs de feu en France qu’en Chine.
Le grand écart entre les chiffres avancés est pourtant incorrect. Il est la conséquence d’une confusion entre le nombre de départs de feu – tous feux confondus – et celui de feux de forêt, seulement. Les Surligneurs font le point.
Tout est parti d’un reportage diffusé au JT de 13h
L’affirmation s’accompagne d’un reportage diffusé au journal télévisé de 13h de TF1 du 2 août 2026 : « Chine, techniques radicales contre les incendies ». « En vingt-cinq ans, la Chine a divisé par 100 le nombre d’incendies forestiers sur son territoire », notent les journalistes qui ont réalisé ce sujet avant d’insister sur les méthodes de dissuasion mises en place par le gouvernement chinois pour enrayer les départs de feu de forêt. Dans les deux minutes de reportage, il n’est fait mention d’aucun autre chiffre.
Mais alors, comment l’internaute relayant le reportage a-t-il pu conclure qu’il n’y aurait eu que 226 départs de feu en Chine contre 13 000 en France ?
Côté français, pas de mention d’un quelconque bilan chiffré dans le reportage. Néanmoins, le 30 juillet 2026, le ministre de l’Intérieur a fait état de « 14 131 feux depuis le début de la saison », en conférence de presse. Un nombre qui se situe donc dans le même ordre de grandeur que ce qu’avance l’internaute.
Côté chinois, il faut se référer au lancement du reportage (à partir de 9 min 50) – qui n’apparaît pas dans l’extrait choisi, et qui n’est plus disponible en ligne, mais que Les Surligneurs ont pu consulter. « Comment lutter contre ces incendies ? La Chine semble avoir trouvé le remède. Elle n’a enregistré que 226 départs de feu l’an dernier, un niveau historiquement bas », annonce la présentatrice du JT, Audrey Crespo-Mara.
Le reportage concerne exclusivement les départs de feu de forêt en Chine, mais il est donc lancé avec un chiffre présenté comme celui, plus général, des « départs de feu ». Cette imprécision peut expliquer l’interprétation erronée qui en est faite par l’internaute.
Distinguer feux et feux de forêt
Les chiffres concernant les incendies en général et les feux de forêt sont assez difficiles à comparer, car tous les services de l’État, même au sein d’un même pays, ne comptabilisent pas de la même façon.
Ainsi, en France, en 2024, 234 702 incendies ont été recensés par la direction générale de la Sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC). Parmi ces feux, en 2024, la majorité provenait de feux d’habitations et de bureaux (63 023 interventions pour ce motif) quand les feux de végétations comptabilisaient 29 270 interventions. Pour cette même année 2024, la Base de données sur les incendies de forêt en France (BDIFF) – pilotée par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et le ministère de l’Intérieur – ne comptabilisait « que » 1 356 feux de forêt. Pour l’année suivante, en 2025, l’Office national des forêts (ONF) répertoriait 15 000 départs de feu ont été répertoriés, dont 1 800 feux de forêt.
La différence entre ces chiffres s’explique par le fait que la DGSCGC recense les interventions des pompiers, quand le BDIFF a une définition plus stricte : les incendies de forêt sont restreints aux feux qui touchent une zone forestière d’une « surface minimale de 0,5 hectare et que des arbres ou arbustes y sont partiellement ou complètement détruits ».
En 2025, la Chine a enregistré 841 000 feux (selon le Bureau national des incendies et des secours), dont 397 000 « incendies en plein air ». Seuls 272 ont été qualifiés de « feux de forêt », détaillait Wang Tianrui, porte-parole de l’Administration nationale des sapeurs-pompiers, lors d’une conférence de presse en mars 2026.
Le règlement concernant l’identification des feux de forêt en Chine a été modifié fin 2025. Ainsi, à partir de 2026, sont considérés comme des feux de forêt des incendies qui touchent une superficie forestière supérieure à 0,067 hectare et/ou qui font un ou plusieurs blessés graves, tandis que pour les feux de prairies, la superficie doit être supérieure à dix hectares brûlés.
Un fossé entre le nombre de feux de forêt en Chine et en France
Même s’il est périlleux de faire une comparaison entre deux systèmes de classification différents, il est possible d’avoir un ordre d’idée du nombre d’incendies à la fois en Chine et en France. L’an dernier, il y a eu 3,6 fois plus de feux sur lesquels sont intervenus les secours – tous feux confondus – en Chine qu’en France. À noter que la superficie du territoire chinois représente environ 17 fois la France métropolitaine.
De la même façon, la définition de « feu de forêt » n’est pas exactement la même entre les deux pays, mais, à en croire que les données des services de sécurité des deux pays, la France compterait 6,6 fois plus de feux de forêt que la Chine (en 2025, 1 800 en France contre 272 en Chine). Si l’écart annoncé par l’internaute (13 000 contre 226) est faux, ce ratio – 6,6 fois plus – peut légitimement interroger.
Le reportage de TF1 évoque des pistes pour expliquer une moindre proportion d’incendies en Chine : les politiques de prévention, surveillance et répression particulièrement développées en Chine. La manière de comptabiliser les incendies forestiers, du côté des administrations chinoises, pourrait éventuellement jouer un rôle aussi, comme nous l’avons évoqué.
La différence dans la couverture forestière de chaque pays pourrait aussi apporter une explication, notamment mise en relation avec la densité de la population. Le taux de boisement s’élève à 32 % en France métropolitaine contre 25 % en Chine. Mécaniquement, le territoire français se trouve donc un peu plus exposé au risque de feux de forêt.
En superposant une carte des forêts avec celle de la densité de la population, il est possible d’affiner l’analyse à l’échelle régionale. Certaines provinces particulièrement peuplées en Chine sont moins densément boisées, au Nord-Est notamment. L’urbanisation à proximité des forêts est un facteur clé pour penser les risques de feux. En France métropolitaine, 90% des départs de feux sont d’origine humaine, précise l’ONF.
La pertinence du calcul du nombre de départ de feu
Plus largement, d’autres indicateurs sur les incendies sont à considérer en plus du nombre de départs de feu, pour comparer la situation entre deux pays, comme par exemple la durée du feu et la superficie brûlée. « La surface des feux est importante pour arriver à voir la puissance des feux, notamment à leur éclosion, note Christophe Chantepy, expert en Défense des forêts contre les incendies (DFCI) pour l’ONF. Jusqu’à présent 95 % des feux étaient arrêtés avant de faire 5 hectares [en France], grâce à l’efficacité des services de lutte. »
Le spécialiste revient sur le suivi du nombre de départs de feu : « Il est pertinent car un feu qui ne démarre pas ne va donc rien détruire. C’est là que nous voyons notamment la force des politiques de prévention. Mais tout seul, sans analyse, ça ne vaut rien. » Il ajoute : « On pourrait avoir un nombre de départs de feu supérieur et pour autant une meilleure sensibilisation. Des actes qui étaient sans conséquences les années précédentes se retrouvent [maintenant] à pouvoir faire démarrer un feu, avec la sécheresse de la végétation. »
Auteurs :
Autrice : Mathilde Lafargue, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
L’article Non, la France ne compte pas 58 fois plus de départs de feu que la Chine est apparu en premier sur Les Surligneurs.
La plainte déposée par la Métropole de Rouen vise les rejets massifs de polluants éternels, le TFA, provenant d'une usine de l'entreprise de pesticides BASF.
La Métropole de Rouen a déposé une plainte le 30 juillet avec constitution de partie civile, adressée au procureur de la République, contre l'entreprise de pesticides BASF pour des rejets de polluants éternels (PFAS) en provenance de son usine de Saint-Aubin-lès-Elbeuf (Seine-Maritime), classée Seveso seuil haut. Le chimiste allemand (…)
Depuis 1997, l'auteur de ces lignes pointe l'inaction des entreprises et des administrations en matière de protection des données personnelles. D'une part la sécurité informatique est délaissée, d'autre part les données sont monétisées. Ces deux points ne sont pas décorrélés. Résultat, les utilisateurs sont plongés dans un cauchemar numérique sans même le savoir, avant même que leurs données ne fuitent.
Avant, ne circulaient que les données que vous vouliez envoyer. Maintenant, on vous vole les vôtres, les plus personnelles. - CC
Lorsque Internet est devenu accessible au grand public, les machines avaient un rôle : faire circuler l'information. Les tuyaux étaient la voie (on les appelait « les autoroutes de l'information »). Les machines faisaient ce qu'on leur demandait. Amener la donnée d'un point A à un point B. Et puis ça s'est gâté.
Les entreprises, très frileuses au début, ont débarqué en masse. Elles ont dépensé ses millions pour des sites Web faits à la va-vite. Tellement à la va-vite que leurs serveurs étaient de véritables passoires. Les données confidentielles des entreprises fuitaient, les données personnelles de leurs clients s'étalaient sur le Net.
L'auteur de ces lignes s'était d'ailleurs fait une spécialité de raconter dans des articles les mésaventures des boites ou des administrations de tous pays qui affichaient côté marketing un message triomphant sur leurs présence sur Internet et de l'autre, les données personnelles de leurs clients ou leurs plans stratégiques les plus confidentiels. Copies d'écran à l'appui, pour le #LULZ...
Chaque année, l'idée de pouvoir trouver des serveurs aussi importants mal configurés semblait à première vue un challenge. La source d'articles allait forcément se tarir au fur et à mesure que ces technologies devenaient mieux connues, que la sécurité informatique se faisait plus présente, que les bugs étaient révélés avec l'apparition du mouvement du « full disclosure » et de...
Une fois hors service, les câbles qui voient passer nos communications internet et téléphoniques, restent souvent sur place, au milieu des récifs. © Parc marin de la Côte bleue
Ce printemps, un petit événement a animé le monde de la tech : le premier câble transatlantique de fibre optique, le TAT-8, a été retiré des fonds marins. Méconnu, ce type d’infrastructure voit passer 99% des données internet mondiales, mais aussi les communications téléphoniques. Si l’opération a été largement saluée par la presse spécialisée, c’est qu’elle est peu courante.
D’après l’un des rares chiffres sur le sujet, issu de l’industrie elle-même, plus de 3,5 millions de kilomètres de câbles sous-marins ont été posés depuis le milieu du 19ème siècle. Les deux tiers sont aujourd’hui inactifs et «la majorité est laissée sur place». Le TAT-8 ne fait d’ailleurs pas exception à la règle : seulement 45% du câble a en réalité pu être retiré.
En l’absence de législation internationale sur le sujet, le retrait des câbles est d’abord un enjeu de rentabilité. L’activité de l’entreprise à l’origine de l’opération, Subsea Environmental Services, consiste à acheter des câbles hors service à ses propriétaires pour revendre les métaux qu’ils contiennent. Pour que cela reste intéressant, elle se limite aux eaux internationales, reconnaît son directeur John Theodoracopulos : «En dehors des zones internationales, il y a des réglementations que nous ne sommes pas en mesure de prendre en compte.» Pour rappel, les zones maritimes à plus de 370 kilomètres des côtes ne sont sous la juridiction d’aucun État : ce sont les eaux internationales.
En clair, si Subsea Environmental Services veut opérer dans les eaux nationales d’un État, elle doit réaliser des études d’impact et se plier à certaines règles environnementales. L’entreprise, l’une des rares spécialisées dans ce domaine, évite aussi les zones dans lesquelles les câbles s’emmêlent et où en retirer un pourrait abîmer les autres. Elle se concentre donc sur une petite partie du réseau hors service, celle qui combine facilité de démontage et absence de réglementation.
Ces entreprises ne représentent donc pas une solution à grande échelle pour le démantèlement des câbles inactifs. D’autant plus que ce n’est pas en haute mer mais près du littoral que les fonds marins sont les plus riches, et donc les plus susceptibles d’être abîmés. C’est ce qu’a constaté le Parc marin de la Côte bleue (PMCB), dans les Bouches-du-Rhône. Le site se trouve en périphérie de Marseille, premier hub européen de trafic de données internet, avec 17 câbles actifs. En 2019, il a réalisé une expertise d’impact écologique inédite sur quatre câbles Orange hors service qui traversent le parc.
Le PMCB a constaté plusieurs dégâts dans son périmètre. Certaines infrastructures qui ne sont plus attachées bougent quand la mer est agitée et écrasent les herbiers de posidonie, essentiels à l’écosystème marin. D’autres, dont la protection se détériore, libèrent des substances toxiques. «C’est dangereux pour les fonds marins, les bateaux et les baigneurs. La protection en plomb se défait et des morceaux de métal se désagrègent en zone baignable à deux mètres de profondeur», résume Benjamin Cadeville, auteur du rapport d’expertise.
L’expert a contacté Orange pour exiger le retrait des câbles. La société de télécommunications a d’abord refusé, prétextant qu’ils ont été posés au temps où l’entreprise était publique et portait le nom de France Télécom. Si l’argument est discutable, Orange ayant hérité des câbles, le parc ne parvient pas à prouver sa responsabilité, raconte Benjamin Cadeville : «Dans le code de l’environnement, le propriétaire d’une infrastructure doit remettre en état le site quand elle est hors service. Mais, à l’époque, personne ne faisait attention, donc on n’a pas conservé les preuves.»
Le parc a finalement obtenu le démantèlement des câbles dans l’enceinte du parc grâce à un accord à l’amiable avec Orange fin 2021. En revanche, tout n’a pas pu être retiré : «Par moment, il est plus dommageable de retirer un câble, car le naturel se mélange avec les déchets. Certaines parties sont trop enfoncées dans le sable, d’autres trop imbriquées avec les récifs», explique Benjamin Cadeville. Plus un câble reste longtemps dans l’eau, plus ce risque augmente. Aujourd’hui, le PMCB doit surveiller l’état des câbles restants pour prévenir les nouvelles détériorations. Contactée, Orange ne souhaite pas commenter mais indique que sa politique «est de respecter les obligations légales tout en optimisant les opérations marines dans les zones concernées».
Des situations similaires existent partout où il y a des câbles hors service en France. C’est seulement depuis 2011 que l’État impose à leurs propriétaires d’allouer, dès la mise à l’eau, un montant à leur démantèlement sur la partie dans les eaux françaises. Pour Clément Marquet, chercheur à l’École des mines de Paris spécialisé dans l’empreinte du numérique, cette évolution légale est cruciale mais arrive un peu tard : «Au début des années 2000, il y a eu une bulle spéculative autour d’internet : on a posé plus de câbles que nécessaire. Dès les années 2010, ils sont devenus obsolètes avec l’arrivée de nouveaux câbles plus puissants.»
Ces infrastructures sont conçues pour tenir vingt-cinq ans mais, dans les faits, c’est beaucoup moins. On parle de «durée de vie économique», explique Clément Marquet. «Un câble peut fonctionner seulement sept à dix ans s’il est considéré comme obsolète», pointe le chercheur. C’est le cas des quatre câbles de la Côte bleue, qui n’auront duré qu’une dizaine d’années chacun ; ou encore du TAT-8. L’infrastructure transatlantique retirée au printemps était hors service depuis une panne en 2002, après quatorze ans d’activité. La réparation n’a pas été jugée assez rentable.
En l’absence de régulation, la gestion des anciens câbles est encore pire en haute mer, déplore Clément Marquet : «Dans les eaux internationales, une pratique consiste à couper les câbles et à les laisser sur le côté.» Benjamin Cadeville abonde : «Quand ils veulent faire de la place pour un nouveau câble, ils poussent les anciens afin de dégager la route : c’est l’équivalent de tasser une poubelle.»
Il n’existe pas d’étude indépendante sur l’impact écologique de la fin de vie des câbles en haute mer. À peine existe-t-il une liste de recommandations pour retirer les câbles sans abîmer les fonds marins, fournie par une organisation qui regroupe des acteurs du secteur. Une liste non contraignante : «Rien n’impose le retrait des câbles dans une zone maritime située au-delà des eaux territoriales», rappelle le texte.
L’obsolescence de ces infrastructures a aussi des conséquences en termes de consommation de ressources naturelles, comme le montre l’association Le Nuage était sous nos pieds, qui alerte sur l’empreinte écologique du numérique. «À chaque nouveau câble, il y a des études environnementales ; mais elles ne prennent pas en compte l’extractivisme : ils n’existent pas sans l’extraction de métaux lourds», explique un membre de l’association qui a souhaité rester anonyme. «La question qu’il faut se poser, c’est : “De combien de câbles avons-nous besoin, et pourquoi ?”», développe l’un de ses camarades, qui n’a pas non plus donné son nom.
L’association rappelle la réalité concrète du numérique, loin de l’image véhiculée par les géants du secteur, qui parlent volontiers d’un internet «dématérialisé» ou «dans les nuages» – le fameux cloud. En outre, les câbles finissent de plus en plus souvent leur course dans les datacenters qui pullulent avec l’essor de l’intelligence artificielle (IA). Un développement massif qui pose question en termes de consommation en eau et en électricité. Clément Marquet souligne que le déploiement des câbles sous-marins «est indispensable à l’explosion de l’IA», elle-même «très inquiétante en termes de captation de ressources».
Rapace emblématique de la garrigue méditerranéenne, le circaète Jean-le-Blanc se reproduit difficilement. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, des naturalistes et des forestiers travaillent de concert pour protéger les nids.
Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), reportage
Cédric Arnaud a installé sa longue-vue à l'ombre d'un érable, au centre d'une clairière écrasée de soleil. Il ne lui faut pas longtemps pour l'orienter et retrouver ce qu'il cherche : un nid de circaètes (…)
Le 6 août, des bulldozers ont débarqué au sein du parc national de Big Bend, au sud du Texas, aux États-Unis. Des entrepreneurs mandatés par le gouvernement fédéral ont entamé les travaux de construction d'une barrière frontalière le long du Río Grande. « Il s'agit de l'attaque la plus odieuse contre un parc national américain depuis des générations », a déclaré Laiken Jordahl, défenseur des terres publiques au Centre pour la diversité biologique.
D'après la carte en ligne de l'agence (…)
Patrick Galey (Global Witness) résume l'absurdité de la situation : « Vous savez que Big Oil prend le monde pour des imbéciles lorsque l'un de leurs plus grands alliés, Donald Trump, leur intime l'ordre de freiner leur profitabilité. »
Cet article Les multinationales pétrolières ont engrangé 93 milliards de dollars de superprofits en pleine guerre et crise climatique est apparu en premier sur La Relève et La Peste.

Source :Virginie Joron, sur X, 1er juillet 2026
Etiqe :Non
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Faudra-t-il bientôt acheter ses bouteilles d’eau une par une ? C’est ce qu’affirme Virginie Joron, députée européenne du Rassemblement national, dans un post X qui cumule plus de 200 000 vues.
Selon elle, un nouveau règlement européen ayant pour objectif de réduire les emballages plastiques interdirait au passage les packs d’eau avec poignée, produit le plus acheté par les Français en 2025. L’information a été reprise par de nombreux internautes, exaspérés par la mesure : « Priorité aux normes absurdes plutôt qu’à la réalité des Français », s’agace l’un deux.
La grande majorité des mesures de réduction des emballages plastiques en Europe ne seront pas appliquées avant plusieurs années, à horizon 2030. De plus, le règlement semble exempter les packs d’eau de ces interdictions.
Un texte à horizon 2030
Comme ont déjà pu le pointer plusieurs de nos confrères, (ici, ici ou ici), le règlement évoqué par la députée du Rassemblement national est le PPWR, pour « Packaging and Packaging Waste Regulation » , publié au journal officiel de l’Union européenne le 22 janvier 2025.
L’un des objectifs principaux de ce texte est de réguler la production, l’usage, et le recyclage des emballages plastiques dans les États membres. Proposé par la Commission européenne dès 2022, le texte de loi a été adopté après un vote au Parlement européen du 24 avril 2024, puis est entré en vigueur le 11 février 2025, tandis que la date d’application générale des dispositions est prévue pour le 12 août 2026.
Seulement, comme le montre une chronologie rédigée par la Commission européenne, chaque article va être mis en œuvre progressivement, entre 2026 et 2030. L’objectif du texte est de tendre, à horizon 2030, vers une réduction globale des emballages plastiques.
Les seules restrictions s’appliquant dès le 12 août sont celles qui doivent « minimiser la présence de substances nocives » dans les emballages plastiques, notamment des polluants éternels.
Des packs d’eau exemptés ?
En ce qui concerne l’interdiction des packs d’eau, qui inquiète les internautes, il faut se référer à l’annexe V du règlement, qui définit les « restrictions relatives à l’utilisation de formats d’emballage ». Le premier format évoqué est l’emballage groupé en plastique à usage unique. Le texte donne plusieurs exemples, comme les films de fardelage très utilisés dans le commerce pour regrouper plusieurs bouteilles ensemble.
Mais il est bien précisé que « sont exclus les emballages groupés nécessaires pour faciliter la manipulation ». Il est fort probable que les packs d’eau et leur poignée soient inclus dans cette définition.
Probable, car l’Union européenne n’a pas encore défini précisément quels types d’emballage vont être touchés par les restrictions d’utilisation. L’article 25, paragraphe 6, dispose ainsi : « Au plus tard le 12 février 2027, la Commission publie, en consultation avec les États membres et l’Autorité européenne de sécurité des aliments, des lignes directrices qui expliquent l’annexe V plus en détail, notamment des exemples de formats d’emballage entrant dans le champ d’application, et les exemptions aux restrictions. » Ces lignes directrices sont plus précisément prévues pour février 2027, d’après la chronologie des services de la Commission européenne.
Il va donc falloir que les industriels attendent les conclusions des travaux de la Commission européenne pour savoir quels types d’emballages précis vont être interdits. En attendant, les packs d’eau resteront en vente dans tous les magasins.
Auteurs :
Auteur : Clément François, journaliste
Relecteur et relectrice : Vincent Couronne, docteur en droit européen
Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clément François, journaliste
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Source :Ministère des Affaires étrangères italiens, le 30 juillet 2026
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À Ceuta, l’emballement médiatique, causé par la crise migratoire débutée le 30 juillet dernier et l’entrée de plus de 70 000 personnes en l’espace de quelques jours, a été suivi de très près par l’emballement politique.
En Italie, dès le 30 juillet, Antonio Tajani, le ministre des Affaires étrangères, réclamait « la fermeture de l’espace Schengen avec l’Espagne ». Une demande exécutée le lendemain par son collègue de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, qui affirmait sur X que cette mesure vise « en particulier à contrôler la régularité de circulation des citoyens extra-UE en zone Schengen », et ce pour un mois à partir du 1er août.
Pour justifier ces contrôles, les autorités italiennes mettent ainsi en cause les règles de libre circulation au sein de l’espace Schengen et le risque que des personnes arrivées irrégulièrement à Ceuta puissent poursuivre leur route vers d’autres États européens.
En représailles, le gouvernement espagnol a annoncé, le 7 août, la fermeture temporaire de ses frontières pour les voyageurs en provenance d’Italie.
Un sujet politique inflammable, qui a également fait réagir sur les réseaux sociaux : « L’Espagne doit d’urgence être sortie de l’espace Schengen », propose un internaute, craignant que la libre circulation facilite l’arrivée de personnes migrantes en Europe.
En réalité, Ceuta, comme Melilla, est soumise à un régime spécifique au sein de l’espace Schengen : les déplacements depuis ces enclaves vers l’Espagne continentale et, au-delà, vers les autres États européens, restent soumis à des contrôles.
Pas de libre circulation depuis Ceuta
Pour comprendre, il faut s’appuyer sur le code frontières Schengen qui prévoit, à son article 41, que « ses dispositions ne portent pas atteinte aux règles spéciales applicables à Ceuta et Melilla ». Or, ces règles spéciales permettent précisément à ces deux villes de maintenir des contrôles lors de déplacements vers l’Espagne continentale.
« Le code frontières Schengen prévoit des règles spécifiques pour Ceuta et Melilla. Elles prévoient des contrôles frontaliers rigoureux, nécessaires pour empêcher tout déplacement ultérieur vers l’Espagne continentale et l’espace Schengen en général », indique un porte-parole de la Commission européenne auprès des Surligneurs.
« Les contrôles frontaliers restent obligatoires pour les personnes quittant Ceuta et Melilla, qu’elles se rendent en Espagne continentale ou dans un autre État membre », précise-t-il.
Face à la crise, le gouvernement espagnol a lui-même tenu à rappeler les règles applicables à ses territoires situés sur le continent africain. Dans un document publié le 1er août, le ministère des Affaires étrangères indiquait que « nul ne peut se rendre de Ceuta ou Melilla sur le continent espagnol sans s’identifier auprès de la Police nationale au port et à l’aéroport. De plus, les compagnies maritimes et aériennes sont tenues de vérifier les documents. » Et d’insister : « L’entrée irrégulière à Ceuta ne confère aucun droit de séjour en Espagne, de voyage vers le continent espagnol ni de libre circulation en Europe. »
En clair, sans documentation valide (visa, titre de séjour, carte d’identité européenne), il est impossible de quitter l’enclave espagnole en bateau ou en avion pour se rendre en France, en Italie, ou n’importe où ailleurs en Europe.
Depuis le 12 juin 2026, date d’entrée en application du pacte européen sur la migration et l’asile, les États membres doivent également mettre en œuvre une procédure de filtrage pour certains ressortissants de pays tiers qui ne remplissent pas les conditions d’entrée dans l’espace Schengen, notamment lorsqu’ils sont interpellés après avoir irrégulièrement franchi une frontière.
« Ce filtrage comprend notamment une vérification de l’identité de la personne, des contrôles sanitaires ou encore un relevé d’empreintes digitales », précise Serge Slama, professeur en droit public à l’université Grenoble Alpes, contacté par Les Surligneurs.
Autrement dit, au regard des contrôles déjà prévus à la sortie de Ceuta et des procédures de filtrage applicables aux personnes entrées irrégulièrement dans l’Union, le rétablissement de contrôles par l’Italie ne crée pas, à lui seul, une nouvelle barrière destinée à empêcher ces personnes de circuler librement depuis l’enclave espagnole : cette circulation est déjà juridiquement encadrée en amont.
L’Italie peut rétablir des contrôles, pas « fermer Schengen »
Les déclarations des autorités italiennes entretiennent par ailleurs une confusion. Parler de « fermeture de l’espace Schengen avec l’Espagne » est juridiquement imprécis : l’Italie ne peut pas suspendre l’Espagne de l’espace Schengen, mais seulement réintroduire temporairement des contrôles à ses frontières intérieures.
Mais cette mesure est encadrée : l’article 25 du code frontières Schengen précise que ces contrôles ne peuvent être réintroduits qu’en cas « de menace grave pour l’ordre public ou la sécurité intérieure au niveau de l’espace sans contrôle aux frontières intérieures ou au niveau national, notamment du fait d’incidents ou de menaces terroristes ou de menaces que représente la criminalité organisée ».
« Il n’y a pas dans le code Schengen de mécanisme de suspension d’un État membre », résume Marie-Laure Basilien-Gainche, professeure de droit public à l’université Lyon 3. Cette nuance est d’autant plus importante que le rétablissement de contrôles aux frontières intérieures est une possibilité déjà utilisée par plusieurs États européens, comme la France, la Belgique ou la Lituanie.
Ainsi, les contrôles décidés par Rome viennent essentiellement s’ajouter à des garde-fous déjà existants. Leur effet sur les personnes entrées irrégulièrement à Ceuta devrait donc rester limité, celles-ci étant déjà soumises à plusieurs contrôles avant même de pouvoir rejoindre un autre État européen.
Auteurs :
Auteur : Nicolas Kirilowits
Relecteurs: Sarah Auclair, doctorante en droit public à l’Université Paris-Est Créteil
Etienne Merle, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste
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Source :Compte Facebook, le 2 août 2026
Etiqe :attention
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Un suspect a été présenté à un juge grec le 6 août 2026 dans l’affaire du meurtre présumé d’Elizabeth-Jane Ross. Le corps sans vie de cette travailleuse humanitaire écossaise avait été retrouvé le 18 juillet dans une valise placée dans un immeuble abandonné du quartier de Kypséli, dans le centre d’Athènes. L’homme inculpé, un ressortissant afghan de 26 ans, est poursuivi pour homicide volontaire, vol et détention d’armes, selon la presse grecque.
Plusieurs internautes affirment qu’Elizabeth-Jane Ross se trouvait alors en mission pour l’ONG grecque One Heart, une association d’aide aux réfugiés implantée dans la capitale grecque. D’après eux, la femme se serait « installée » à Athènes « pour venir en aide aux [réfugiés] afghans ». Sous-entendant ainsi un lien entre son supposé travail pour l’association et sa mort. C’est trompeur.
Contacté par Les Surligneurs, le président de la structure, Sahar Kamrani, dément : « [Elizabeth Jane-Ross] nous a rendu visite en 2019, séjour au cours duquel elle a été bénévole pendant deux jours, mais l’étendue de sa collaboration avec nous s’arrête-là. »
Le suspect nie l’avoir tué
Selon le Guardian, Elizabeth Jane-Ross avait une « forte connexion » avec le secteur humanitaire grec. Arrivée dans le pays le 26 juin 2026, elle se serait rendue chez des amis pendant deux semaines, avant de louer un appartement à son nom.
Le suspect, marié à une proche de l’Écossaise, a avoué avoir déplacé le corps dans une valise, mais nie être responsable de sa mort. D’après ses déclarations aux enquêteurs, relayées dans la presse grecque, il aurait trouvé le corps sans vie de la femme dans la salle de bain de son appartement de location. L’homme aurait alors « paniqué » et décidé de transporter son corps jusqu’au quartier de Kypséli dans une valise.
Auteurs :
Auteur : Nicolas Turcev, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste
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