Le projet de serre géante Tropicalia, dans les Hauts-de-France, a été définitivement abandonné faute de financement. Son promoteur, Cédric Guérin l'a confirmé mercredi 29 juillet sur Ici Hauts-de-France.
L'entrepreneur voulait construire une serre de 20 000 m2 abritant des animaux et des plantes exotiques pour y accueillir des touristes. Il souhaite désormais revendre ce projet à d'autres territoires.
Tropicalia était contesté par de nombreuses associations locales. Elles dénonçaient le (…)
Pour comprendre pourquoi ce lien tient depuis si longtemps, il faut remonter à la fondation même du parti. En 1972, quand Jean-Marie Le Pen crée le Front national autour du groupe neofasciste ordre nouveau, le projet n'est pas de rassembler des électeurs autour d'un programme, mais de réunir sous un même toit tous les courants de l'extrême droite : identitaires, monarchistes, nationalistes et révolutionnaires.
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Source :Compte Facebook, le 23 juillet 2026
Etiqe :Trompeur
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Soixante-douze départements en vigilance rouge, des températures moyennes jamais enregistrées auparavant : la canicule qui a touché la France en juin 2026 a marqué par sa précocité, son intensité, mais surtout sa durabilité, l’épisode ayant duré presque deux semaines.
Le bilan humain de cette canicule est le deuxième plus important jamais enregistré dans notre pays derrière la canicule de 2003, d’après les estimations de Santé publique France. Du 17 juin au 2 juillet, dans les 92 départements concernés par les alertes canicule, 5764 décès en excès ont été observés, c’est-à-dire des morts supplémentaires « par rapport à ce que l’on attend en temps normal pour la même période et la même région ».
Pour un internaute, cette surmortalité pourrait s’expliquer par … un manque de climatisation des logements en France. Pour prouver son hypothèse, il met en relation deux cartes : une représentant la surmortalité observée dans chaque département lors de l’épisode caniculaire de juin, par Santé Publique France, et une autre présentant une estimation du taux d’équipement des logements en climatisation en juin 2026, publiée par la start-up Hello Watt.
Le résultat est soi-disant flagrant : la seule région qui semble épargnée par la surmortalité n’est autre que la côte méditerranéenne, dont les logements sont majoritairement climatisés (plus de 45%).
À première vue, les deux cartes semblent se superposer presque parfaitement, mais cette corrélation n’est pas preuve de causalité. D’autres variables, comme les différentes vigilances canicules, éclairent différemment le débat. Si le sud-est enregistre moins de décès lors de la canicule, c’est avant tout parce que cette région a été beaucoup moins touchée par les épisodes caniculaires que le reste de la France.
Les régions du Sud-Est moins touchées par la canicule
Pour Kévin Jean, épidémiologiste et enseignant-chercheur à l’ENS-PSL, le constat est sans appel : « La canicule de juin a surtout tué le plus dans les régions qui étaient celles qui ont fait face aux plus hauts niveaux de chaleur, ce qui n’était pas le cas du Sud-Est ».
« Plus de la moitié (56 %) des excès de décès sont concentrés sur les journées du 25 au 27 juin« , selon Santé Publique France. Les températures moyennes sur 24 heures des 24 et 25 juin 2026 ont été les plus élevées jamais enregistrées en France, tous mois confondus, selon Météo France, mais elles n’ont pas été homogènes sur l’ensemble du territoire.
À ce moment, au plus fort de la canicule, le sud-est du pays est resté majoritairement en vigilance orange ou jaune, quand les autres départements viraient au rouge. Santé Publique France ajoute que « toutes les régions ont été concernées par un excès de mortalité toutes causes à l’exception des régions Corse, Occitanie et Provence-Alpes-Côte-d’Azur, exposées à la chaleur de manière moins intense sur cette période ».
On peut d’ailleurs faire les mêmes observations pour la canicule de 2003, dont les 14 800 décès en excès en font l’épisode le plus meurtrier en France. Un rapport de 2004 de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), rappelle que la surmortalité a été plus élevée « dans les départements ayant subi les plus grands nombres de jours de forte chaleur ».
Cette analyse des températures hétérogènes sur le territoire n’est pas évoquée par les internautes, ce qui détourne, selon Kévin Jean, le débat dans une « énième tentative de restreindre les enjeux d’adaptation au changement climatique à la question de la climatisation », juge l’épidémiologiste.
Si les écarts de mortalité selon les régions au mois de juin s’expliquent majoritairement par le différentiel de températures, il faut noter que les régions habituées aux températures extrêmes sont mieux équipées pour y faire face. Basile Chaix, épidémiologiste et directeur de recherche à l’Inserm, rappelle que ces régions construisent des « logements différents », mieux adaptés à la chaleur et ont des habitudes de vie adaptées (horaires des repas, du travail, climatisation, etc.) aux périodes de canicule.
Ces habitudes, dont la climatisation est une composante, sont ce que les épidémiologistes appellent des facteurs de confusion. C’est-à-dire que – pour prendre l’exemple de la climatisation – il est simultanément lié à la cause (il y a plus de climatisation parce que ces régions font face à des canicules) et à l’effet (la climatisation peut atténuer la mortalité lors d’une canicule). En tant qu’observateur, il est donc plus facile de lier la climatisation à la réduction de la mortalité, comme il serait surement possible de le faire avec d’autres facteurs.
La climatisation, nouvel « équipement médical » ?
Si le taux de climatisation n’est pas le facteur principal de réduction de la mortalité sur la côte méditerranéenne, son aspect protecteur est indéniable, selon Basile Chaix : « Même ceux qui se sont opposés longtemps à la climatisation admettent aujourd’hui qu’on ne peut pas s’en passer pour les personnes les plus vulnérables. » S’il ne veut pas en faire « l’alpha et l’oméga » de l’adaptation à la chaleur, l’épidémiologiste compare désormais la climatisation à un « équipement médical », indispensable dans certains cas.
La littérature scientifique va dans ce sens. Une étude canadienne de 2025 qui a étudié précisément le cas des maisons de retraite conclut que la surmortalité liée à la chaleur est beaucoup plus faible dans les établissements équipés de climatisation. En France, les travaux scientifiques sur la question sont encore peu nombreux, en raison de la relative rareté des épisodes caniculaires, et la démocratisation encore partielle et récente de la climatisation dans de nombreux espaces.
Un rapport de Santé Publique France publié en 2019 explique cependant que l’accès à des pièces climatisées lors de la canicule de 2003 faisait partie des principaux facteurs « associés à une diminution significative du risque de décès ». C’est pour cette raison que le Plan National Canicule, lancé après la canicule de 2003, et son extension « Plan Bleu » dans les établissements médico-sociaux, prévoit la mise en place de « pièces rafraichies » ou climatisées, afin de soulager les personnes les plus fragiles.
Mais démocratiser la climatisation sans réfléchir plus globalement à l’adaptation des logements et de nos pratiques pourrait au contraire participer à l’augmentation des températures dans les grands pôles urbains, comme l’avance une étude de 2020 menée conjointement par le CNRS, Météo-France et l’École des Points. En protégeant une partie de la population qui peut se permettre d’investir, l’air chaud rejeté dans les rues par les climatiseurs pourrait aggraver les conditions de vie des plus modestes.
Auteurs :
Auteur : Clément François, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clément François, journaliste
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Source :Compte Facebook, le 13 juillet 2026
Etiqe :Imprécis
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Le 15 juillet 2026, les députés français ont adopté la loi instaurant un droit à « l’aide à mourir », après deux années de fractures au sein même des groupes politiques. Cette adoption a suscité de vives critiques, à l’image du président du parti Les Républicains et candidat à l’élection présidentielle, Bruno Retailleau, la qualifiant de « loi d’abandon ».
Sur Facebook, des internautes expriment également leur désaccord. « La boîte de Pandore, une fois ouverte, ne se referme pas », professe l’un d’entre eux. Il prend l’exemple de la Belgique, un pays pionnier concernant l’euthanasie, puisqu’il l’a dépénalisée dès 2002.
Après avoir retracé les différentes étapes de la législation belge encadrant l’euthanasie, initialement destinée, selon lui, aux personnes subissant des « souffrances physiques insupportables », l’internaute affirme qu’elle serait aujourd’hui « accessible aux dépressifs chroniques, aux patients psychiatriques, aux personnes fatiguées de vivre ».
Il ajoute qu’ « un Belge sur vingt meurt désormais par euthanasie » et critique également l’extension, en 2014, de cette possibilité aux mineurs.
Intime, le sujet de la fin de vie questionne tout un chacun. Dès lors, la précision est de rigueur. Les Surligneurs se sont donc penchés sur les règles qui encadrent l’euthanasie en Belgique, plus subtiles et nuancées que l’internaute ne le laisse entendre.
« Fatigué de vivre, ce n’est pas un diagnostic »
Première imprécision : dès 2002, la loi belge a dépénalisé l’euthanasie que ce soit pour des souffrances physiques ou psychologiques. L’existence de demandes fondées sur des souffrances psychiques ne permet donc pas, à elle seule, de conclure à un assouplissement progressif du dispositif.
Par ailleurs, l’internaute se trompe également en laissant penser que des personnes « fatiguées de vivre » pourraient accéder à l’aide à mourir. « D’un point de vue médical, la fatigue de vivre n’est pas du tout reconnue », rappelle le docteur Michel Roland, médecin consultant à l’ADMD ayant notamment exercé dix ans en service de soins palliatifs. « Si une personne se dit fatiguée de vivre au point de demander l’euthanasie, il faut d’abord chercher à comprendre avec elle ce qui motive cette demande, puis l’orienter vers un psychologue ou d’autres médecins », ajoute-t-il.
Des propos complétés par son confrère, Didier Giet, médecin généraliste, professeur à l’Université de Liège et membre de la commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie (CFCEE), chargée de vérifier que les euthanasies pratiquées respectent les conditions prévues par la loi. « Fatigué de vivre, ce n’est pas un diagnostic », assène-t-il. « Je trouve cela terrible de laisser entendre qu’en Belgique, il suffirait de se dire « fatigué de vivre » pour bénéficier de l’aide à mourir. C’est réduire l’euthanasie à un acte d’une extrême banalité », commente, ému, le membre de la CFCEE.
Entre 2,13 et 3,97% des morts chaque année
Avant d’aborder plus en détail les conditions d’accession à l’euthanasie, il convient de se plonger dans les chiffres de la mortalité en Belgique. Car sur ce point aussi, l’internaute est imprécis.
Tous les deux ans, la CFCEE publie un rapport résumant les chiffres des euthanasies. Entre 2018, date du plus ancien rapport disponible sur son site, et 2025, le nombre de décès annuels par euthanasies a oscillé entre 2 357 et 4 486 par an. Rapporté à l’ensemble des décès chaque année, il représentait 2,13% en 2018 contre 3,97% en 2025.
L’affirmation selon laquelle « un Belge sur vingt meurt par euthanasie » surestime cette proportion, qui s’établit à environ une personne sur vingt-cinq. Reste que la part d’euthanasie dans le nombre total de décès est en constante augmentation depuis 2018, à l’exception de 2020, année de l’épidémie de Covid-19.
Un développement explicable par le vieillissement
Une étude publiée en avril 2025 avance plusieurs facteurs pour expliquer cette progression. Selon ses auteurs, la forte hausse observée durant les premières années s’expliquerait notamment par le temps nécessaire aux citoyens et aux professionnels de santé pour connaître le dispositif et se l’approprier. Les évolutions démographiques, en particulier le vieillissement de la population, expliqueraient quant à elles entre un quart et un tiers de l’augmentation constatée sur l’ensemble de la période étudiée.
Les chiffres de la CFCEE montrent également que les euthanasies de mineurs sont restées exceptionnelles : seuls sept cas ont été recensés depuis 2014. L’étude rappelle aussi que, depuis la mise en place de la dépénalisation de l’euthanasie en Belgique en 2002, les plus de 60 ans ont représenté 84,74% des bénéficiaires. Par ailleurs, parmi les 33 647 euthanasies déclarées entre septembre 2002 et décembre 2023, 427, soit 1,27 %, avaient pour affection principale un trouble psychiatrique.
Autrement dit, les chiffres disponibles ne corroborent pas l’idée d’une généralisation de l’euthanasie aux mineurs, aux personnes souffrant de troubles psychiatriques ou à celles qui seraient simplement « fatiguées de vivre », comme le fait l’internaute. Ces situations restent très minoritaires parmi les cas recensés en Belgique.
Une série de critères précis
Ces faibles proportions s’expliquent par l’encadrement strict prévu par la loi belge. « L’euthanasie n’est pas autorisée en Belgique, elle est dépénalisée », rappelle Michel Roland. « Il faut vérifier qu’une série de critères soient remplis pour que la demande d’euthanasie sollicitée et réalisée ne soit pas pénalisable », ajoute le médecin.
Parmi les critères, listés dans la loi belge de 2002, la demande doit être formulée de manière « volontaire, réfléchie et répétée », sans résulter d’une « pression extérieure ». Le patient doit également se trouver dans une « situation médicale sans issue et [faire] état d’une souffrance physique ou psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable ». Il revient au médecin consulté de s’assurer « du caractère constant, insupportable et inapaisable de la souffrance physique ou psychique ».
De multiples avis de médecins indépendants
Par ailleurs, d’autres garde-fous sont prévus dans le droit belge. Il faut, au minimum, deux avis de médecins indépendants l’un de l’autre pour que la demande d’euthanasie puisse être acceptée. « Si le décès n’est pas prévu à court terme, à ce moment-là, il faut trois médecins : le médecin traitant, et deux médecins indépendants, dont un spécialiste de la pathologie concerné », précise Michel Roland. « Ce qui veut dire que pour un cancer du poumon, le spécialiste peut être soit un pneumologue, soit un oncologue ».
Et dans le cas d’une demande d’euthanasie qui résulterait uniquement d’une pathologie d’ordre psychiatrique, l’Ordre des médecins belges a mis en place une pratique extra-légale, en préconisant que quatre médecins soient consultés au global dans ces cas-là.
Le cadre belge ne confirme donc pas l’idée d’un accès généralisé à l’euthanasie pour les mineurs, les personnes atteintes de troubles psychiatriques ou celles qui se diraient simplement « fatiguées de vivre ».
Si le nombre d’euthanasies déclarées augmente et représente désormais près de 4 % des décès, les situations mises en avant par l’internaute restent très minoritaires et restent soumises à des conditions médicales et procédurales précises.
Auteurs :
Auteur: Antoine Mauvy, journaliste
Relecteur: Etienne Merle, journaliste
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Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste
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Source :Compte Facebook, le 30 juillet 2026
Etiqe :daté
Contenu :
Alors que les feux de forêt sont à peine stabilisés en Gironde, les autorités s’inquiètent de l’apparition de pyromanes, qui profiteraient du chaos pour lancer de nouveaux départs de feu.
Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux semble montrer l’un d’entre eux, pris en flagrant délit en train de mettre le feu à des fourrées d’herbes sèches en bord de route. Les internautes, souvent anglophones, qui la partagent assurent que la scène a lieu en France.
Pourtant, ce départ de feu n’a rien à voir avec les incendies qui sévissent en Gironde, puisqu’il a eu lieu en Italie, en août 2025.
Un incendie volontaire de 2025, en Italie
Un indice aura pu mettre la puce à l’oreille des plus attentifs : la mention « Prensa de los Carabinieri », en haut à gauche de la vidéo. En Italie, les Carabinieri sont l’équivalent de la Gendarmerie nationale. C’est une force de police au statut militaire, dont les fonctions vont du maintien de l’ordre, à l’enquête, jusqu’à la protection de l’environnement, et notamment la lutte contre les incendies criminels.
Sur le compte X de ces carabiniers, on peut retrouver la trace de cette vidéo de surveillance, datée au 11 août 2025. Le post est accompagné d’un communiqué officiel de l’organe militaire, qui détaille les faits filmés.
On y apprend qu’un « homme de 58 ans déjà connu des services de police pour des délits mineurs » est le responsable du départ de feu. Sa voiture a été repérée le 9 août dans le village de Montemiletto « près de l’un des trois points de départ de feu ». « Plusieurs clichés ont permis de constater que l’homme mettait le feu à des broussailles en bordure de route », conclut l’enquête.
Placé en état d’arrestation pour « incendie de forêt », il est aujourd’hui assigné à résidence dans l’attente de son procès. Il a reconnu les faits et risque jusqu’à 15 ans de prison. Au cours des opérations d’extinction de cet incendie criminel, un homme de 74 ans est décédé d’une crise cardiaque, un drame pour lequel il n’est pas mis en cause.
L’affaire avait fait grand bruit dans les médias italiens (ici ou ici) mais aussi espagnols (ici ou ici), ce qui explique la seconde inscription que l’on peut voir en haut à droite de la vidéo : Prensa Iberica, un groupe de presse espagnol dont la vidéo a sûrement été republiée par les internautes.
Auteurs :
Auteur : Clément François, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
L’article Incendie en Gironde : attention à cette vidéo d’un pyromane en Italie en 2025 est apparu en premier sur Les Surligneurs.
Cette destruction massive de livres résonne comme une version moderne de l'autodafé. Si l'autodafé historique procédait d'une volonté dogmatique, religieuse ou politique visant à censurer et anéantir la pensée par le feu, la numérisation destructive obéitelle à une implacable rationalité capitaliste et productiviste. Dans les deux cas, une forme de totalitarisme dénué de bon sens est à l’œuvre.
Cet article Pour entraîner l’IA, les géants de la tech achètent des millions de livres avant de les détruire est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
Tout commence par la chaleur. En brûlant, la végétation libère une énergie considérable. L'air surchauffé s'allège et grimpe en colonne. Ce courant vertical aspire l'air voisin et s'élève toujours plus haut. À mesure qu'il monte, il se refroidit. Sa vapeur d'eau se dépose alors sur les fines particules de suie, et un nuage apparaît.
Cet article Mégafeux : et si le vrai coupable était l’uniformité ? est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
Véritable plaque tournante du chlordécone, Port-la-Nouvelle, dans l'Aube, est au cœur d'une enquête menée par un institut écocitoyen. Les tests mesurant le pesticide dans l'eau seront ensuite partagés avec les principales victimes antillaises.
Faire toute la lumière sur les pollutions au chlordécone dans l'Aube : tel est l'objectif que s'est donné l'Institut écocitoyen en santé environnementale du département. Car si le funeste pesticide a contaminé durablement les Antilles françaises, (…)
Véritable plaque tournante du chlordécone, Port-la-Nouvelle, dans l'Aude, est au cœur d'une enquête menée par un institut écocitoyen. Les tests mesurant le pesticide dans l'eau seront ensuite partagés avec les principales victimes antillaises.
Faire toute la lumière sur les pollutions au chlordécone dans l'Aude : tel est l'objectif que s'est donné l'Institut écocitoyen en santé environnementale du département. Car si le funeste pesticide a contaminé durablement les Antilles françaises, (…)
Jardins, écoquartiers, ferme municipale... Une fois élus, les maires d'extrême droite ne s'attaquent pas qu'à la culture et aux syndicats. Ils sabotent aussi des projets écologiques. Exemples dans trois villes du sud de la France.
Carpentras (Vaucluse), reportage
« C'est un carnage. J'en suis malade. » Sous un soleil de plomb, qui brûle la terre du Vaucluse, Olivier Ceyte découvre pour la première fois l'ampleur du désastre, dans un champ à quelques kilomètres à l'ouest de Carpentras : (…)
En Gironde, des bénévoles se rendent dans les zones évacuées pour tenter, avec les moyens du bord, de sauver les animaux blessés ou ceux que leurs propriétaires n'ont pas eu le temps d'emmener avec eux.
Lacanau (Gironde), reportage
« On l'a retrouvé au bord de la route. Il a le bout des pattes brûlé. » Ému, un pompier tient dans ses bras un marcassin emmailloté dans du papier de brancard. Au port de Lacanau, l'animal fait l'attraction : alors que les touristes évacuent la station (…)
La station d’épuration de Saint-Fons, dans l’agglomération lyonnaise (Rhône), ne respecte pas les normes européennes de traitement des eaux usées. © Romain Doucelin/Hans Lucas via AFP
22% des stations d’épuration françaises ne traitent ou ne surveillent pas correctement les effluents avant leur rejet dans les rivières, les lacs et la mer – avec des conséquences pour la nature et la santé.
Depuis trente-cinq ans, la directive sur le traitement des eaux résiduaires urbaines (ERU) a pourtant instauré un cadre visant à «protéger l’environnement contre une détérioration due aux rejets d’eaux résiduaires urbaines insuffisamment traitées». Pour remplir cet objectif, chaque station doit d’abord être en mesure de traiter l’ensemble des eaux usées reçues : celles provenant des toilettes, de la douche, de la cuisine, du lave-linge… et, parfois, celles de l’industrie ou de l’agriculture, après accord. C’est ce que la directive appelle la «conformité en équipement» : la station d’épuration est assez grande et a priori bien équipée pour traiter tout le débit d’eaux usées reçu. Ce premier critère ne juge que les installations.
C’est un second critère, la «conformité en performances», qui vérifie que les eaux rejetées dans la nature après le traitement sont correctement dépurées par la station. Cette dernière doit régulièrement mesurer la concentration de polluants et informer les autorités. Tout va bien si l’eau traitée ne dépasse pas les différents taux fixés par la directive pour toute l’Union européenne.
Alors, la station près de chez vous respecte-t-elle les normes en vigueur ? Pour le savoir, parcourez notre carte de l’ensemble des 22 901 usines d’épuration actives, avec leurs informations de conformité pour 2024, date des derniers relevés disponibles.
Vert révèle que 5 157 stations de traitement des eaux usées (STEU) sont non conformes «en performances». Quelles sont les conséquences ? «Les niveaux d’oxygène dans l’eau diminuent, la vase s’accumule dans le fond des rivières et des lacs, ce qui entraîne une mortalité des poissons et autres organismes», résume Sophie Besnault, ingénieure chimiste spécialiste du traitement de l’eau à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). De plus, la concentration trop élevée d’azote et de phosphore, faute de traitement conforme, peut provoquer l’eutrophisation des milieux aquatiques. Consommés par les plantes, ces nutriments agissent comme des engrais. «Les algues se multiplient et on fait face à de véritables marées vertes», décrit la chercheuse.
Les baigneur·ses en font aussi les frais. Si les stations d’épuration ne sont en principe pas conçues pour traiter les organismes pathogènes, ceux-ci sont partiellement abattus par un traitement «classique», celui requis pour la plupart des infrastructures. Du moins quand ce traitement est correctement réalisé.
Comment expliquer cette proportion si haute de non-conformité ? «La France compte beaucoup de stations d’épuration, majoritairement en zone rurale. Mettre en conformité coûte cher et de nombreuses collectivités n’ont pas toujours les moyens de le faire, explique Sophie Besnault. Faute de budget, toutes les stations n’ont pas forcément été mises à niveau. Parfois, il faut complètement refaire l’installation pour atteindre les performances requises.»
28% des intercommunalités françaises (6 386) possèdent une ou plusieurs stations non conformes aux exigences de traitement des eaux usées, d’après les dernières données disponibles. Les départements d’outre-mer sont parmi les plus touchés. Aucune des 21 communautés de communes de Mayotte ne remplit les exigences. En Martinique, 78% ne sont pas conformes. Même constat en Guyane (69%) et en Guadeloupe (65%). En France hexagonale, l’Ariège (86% des 150 agglomérations) et le Loir-et-Cher (81%) sont les territoires les plus affectés.
«Le constat est donc sans appel : le taux de conformité réglementaire des systèmes d’assainissement ne cesse de diminuer depuis plus d’une dizaine d’années et atteint désormais des niveaux inquiétants», alertait le gouvernement en 2025 dans une instruction interministérielle. En ce mois de juillet, la Commission européenne a lancé une nouvelle procédure d’infraction contre la France pour 518 intercommunalités qui possèdent des stations d’épuration non conformes. Et c’est loin d’être une nouveauté : l’Hexagone accumule les rappels à l’ordre depuis l’entrée en vigueur de la directive européenne, en 1991. Dernière condamnation en date : en 2024, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a épinglé la France pour des manquements dans 78 agglomérations.
L’État n’a toujours pas reçu d’amende, mais il pourrait passer à la caisse si les infractions continuent. Notre voisin espagnol a déjà versé près de 90 millions d’euros à la justice européenne pour avoir manqué à ses obligations de traitement des eaux usées.
Les données analysées et cartographiées proviennent de la dernière mise à jour (2024) de la base des systèmes d’assainissement collectif publiée par le ministère de la transition écologique. Ces données reflètent la qualité du traitement des eaux usées et sont communiquées régulièrement à l’UE, qui surveille la conformité de tous les États membres.
Le ministère met cependant en garde quant à la fiabilité des plus petites stations : «Les données des 18 797 STEU inférieures à 2 000 Eh [équivalent habitant, NDLR] ont également été mises en ligne mais avec un taux de fiabilité beaucoup plus faible que pour les plus de 2000 Eh, notamment en ce qui concerne la conformité à la directive ERU.» Les expert·es attribuent en grande partie ce défaut de fiabilité à des manquements dans l’obligation de contrôler la qualité de l’eau ou de communiquer les résultats aux services de l’État. «Le manque de conformité vient parfois du fait que les exploitants n’ont pas fourni les données de surveillance ou que les données ne sont pas bien remontées», précise Sophie Besnault.
Chaque station est obligée de surveiller régulièrement la qualité des eaux en entrée et en sortie. «Plus la station est grande, plus les bilans sont fréquents : une fois par jour pour les plus importantes et au moins une fois tous les deux ans pour les plus petites», précise la chercheuse à l’Inrae. Quand une station ne respecte pas cette obligation ou que les bilans ne sont pas communiqués, elle se trouve en non-conformité.
À l'occasion d'une soirée Rai'n'B Fever organisée au parc Georges-Valbon, le producteur DJ Kore revient sur les concerts gratuits de son enfance, l'héritage du raï et le succès inattendu d'un projet devenu, vingt ans plus tard, un rendez-vous générationnel.
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La planète a atteint son jour du dépassement jeudi 30 juillet, selon l'ONG Global Footprint Network. Cet indicateur marque la date à laquelle l'humanité a consommé toutes les ressources que la Terre peut générer en un an. Ainsi, durant les cinq mois qui restent à l'année 2026, nous vivrons à crédit, utilisant des ressources que la planète n'est plus en mesure de produire.
« Nous exploitons les ressources naturelles à un rythme 73 % plus rapide que la capacité de régénération des (…)
Des centaines d’enquêtes publiques sont organisées chaque année en Bretagne. Elles concernent des opérations susceptibles de porter atteinte à l’environnement. Bien souvent, les habitants en prennent connaissance trop tardivement. Chaque mois, la rédaction de « Splann ! » met en avant des projets d’aménagement du territoire, d’ouvrages et de travaux afin d’encourager le débat, la participation et la mobilisation citoyenne.
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Selon les éléments obtenus par « Splann ! », la mine bretonne d'Imerys a déversé environ 3.000 litres de produits chimiques illégalement en juillet 2021. Un élu de la commune de Glomel vient de signaler cette infraction au procureur de la République. Ce scandale met en lumière les pratiques du groupe minier, alors que l’État a annoncé un investissement de 50 millions pour soutenir le projet de mine de lithium de la multinationale en Auvergne.
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