
[Précommande] Annoncé le 8 octobre par Atari et Retro Games Ltd, THE 800XL, une recréation grandeur nature de l'ordinateur 8 bits de 1983, est déjà en précommande sur Amazon à 219,99 €, pour une sortie le 23 avril 2027.

Faire tourner une IA sur quinze boîtiers Android TV : c’est l’expérience menée par Anthropic, qui étudie comment des modèles pourraient se multiplier sur des objets connectés, sans data center. Un scénario dont plusieurs étapes restent à démontrer.
Printr , c'est un petit projet que j'ai trouvé vraiment sympa et original qui permet de transformer une imprimante à tickets de caisse Epson TM-T88V en gadget utile pour toute la famille !!
Vous la branchez sur un Raspberry Pi, et depuis votre smartphone, vous composez un ticket au design de votre choix grâce à une quarantaine de blocs (météo, agenda, sudoku, énigmes, horoscope, photos...) disponibles. Ensuite, vous lancez l'impression, et ça sort sur le rouleau. Ou alors vous pouvez faire ça à demande, par exemple à 7 h 30 tous les matins de la semaine si vous le planifiez comme ça.
Le ticket du matin tel que le rend l'émulateur de la TM-T88V, de la météo jusqu'aux cases à cocher
Le ticket du matin, par exemple, vous donne la date et le saint du jour, la météo de votre ville (via Open-Meteo), la phase de la lune, une citation et votre liste de choses à faire dans la journée avec des cases à cocher.
Vous pouvez aussi y ajouter vos rendez-vous à partir d'un lien ICS (calendrier quoi), et même un bloc "poubelles" qui imprime "Ce soir, on sort le bac jaune" la veille du ramassage.
C'est vraiment sympa non comme façon de se faire des petits pense bêtes.
Et pour occuper les enfants (ou les grands au petit-déj), il y a également toute une série de jeux comme le sudoku, des mots mêlés en français, logimage, petit bac, calcul mental, mandala à colorier et 125 énigmes dont la réponse est imprimée à l'envers, histoire d'obliger à retourner le ticket pour la lire.
Côté horoscope, c'est Claude Haiku qui s'y colle, avec quatre tons au choix : Sérieux, farfelu, vachard ou insultant. Et le dernier ne fait pas semblant visiblement. Ce bloc et le mot du jour sont d'ailleurs les deux seuls à appeler l'API d'Anthropic (donc c'est payant) et leur texte restera en cache pour la journée. Après, si ça vous saoule de payer l'API d'Anthropic, le bloc Barnum vous calculera un horoscope gratuitement, un peu moins fun et hors ligne.
Tout ça se pilote depuis une appli web conçue pour le smartphone et chaque membre de votre famille peut avoir son compte et composer ses tickets avec un aperçu en direct, puis les enregistrer, les partager et les planifier à l'heure voulue.
L'éditeur sur ordinateur, avec à droite l'aperçu du ticket et la réponse de l'énigme imprimée à l'envers
Il y a aussi la possibilité de laisser un petit mot à distance sur l'imprimante de la maison, avec une photo prise avec le téléphone, un cœur dessiné, quelques mots...etc. Sympa quand on est loin de chez soi pour envoyer des petits mots d'amour à sa famille.
De son côté, la liste de courses est partagée entre tout le monde et se vide toute seule une fois imprimée. Et sur iOS, l'app Raccourcis peut même envoyer vos Rappels au Pi pour qu'il les imprime. Par contre, pour envoyer un mot depuis l'extérieur de chez vous, il faudra que le téléphone puisse joindre le Pi, donc soit un VPN type Tailscale, soit l'appli ouverte sur Internet derrière un reverse proxy HTTPS.
Maintenant, côté matériel, Printr, comme je vous le disais en début d'article, vise une seule imprimante bien précise, la TM-T88V, dont la largeur imprimable de 512 points est fixée en dur dans le code. Pour le reste, il vous faudra une machine Linux avec systemd, idéalement un Raspberry Pi sous Raspberry Pi OS Lite 64 bits, et l'imprimante en USB ou sur le réseau.
Et il faudra ensuite compiler tout ça, puisque le script de déploiement compile le programme pour l'architecture précise de la machine avant de l'envoyer en SSH et d'installer le service :
scripts/deploy.sh pi@printer.local
Si vous voulez voir ce que ça donne avant d'aller acheter une TM-T88V avec vos petits sousous, le dépôt fournit aussi un émulateur pour l'imprimante à lancer via la commande scripts/demo.sh qui imprimera le ticket complet dedans et en sortira une image PNG.
Merci à XNinety9 et bravo pour le boulot !!

Ce mardi 13 octobre 2026, la préfecture de Seine-et-Marne teste FR-Alert dans 56 communes entre 9 heures et 10 heures. Celle du Lot le fait entre 9 heures et midi, et son message peut aussi arriver sur des téléphones en Corrèze.
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Selon Bloomberg, Epic Games a repoussé le jeu de tir qu'il développe pour Disney, qui doit réunir des personnages de Marvel et de Star Wars. Pour accélérer le développement de ce projet, initialement prévu pour mars 2027, le studio mise désormais sur l’intelligence artificielle.
Article réalisé en partenariat avec l'Afnic, qui a compilé les données de registre utilisées dans les graphiques. Ces chiffres sont publics : chaque registre les déclare à l'ICANN, qui les publie avec environ trois mois de décalage.
L'extension est la fin d'une adresse web, ce qui vient après le dernier point. Tout le monde connaît le .fr ou le .com. Depuis 2014, de nouvelles extensions portent le nom d'une ville ou d'une région : .paris, .bzh pour la Bretagne, .alsace, .corsica. À l'étranger, on trouve par exemple .berlin, .london, .nyc pour New York, .scot pour l'Écosse, .eus pour le Pays basque ou .wales pour le pays de Galles.
Pour obtenir une adresse de ce type, on passe par un bureau d'enregistrement, c'est-à-dire le prestataire auprès duquel on achète son nom de domaine, comme pour un .fr. Le prix est un peu plus élevé : le registre du .alsace indique par exemple 30 à 40 euros HT par an.
Chaque extension géographique a ses propres règles. Le .bzh est ouvert à toute personne ou organisation qui manifeste un attachement à la Bretagne, qu'il soit géographique (une adresse dans l'un des cinq départements bretons, Loire-Atlantique comprise) ou immatériel (un intérêt pour la Bretagne, sa culture ou sa langue). Aucun justificatif n'est demandé à l'achat, mais l'association qui gère l'extension effectue des contrôles a posteriori. Le .corsica est ouvert aux organisations et aux résidents corses, mais aussi à la diaspora et à toute personne qui a un lien culturel, familial ou identitaire avec l'île. Pour comparer ces adresses au .fr et au .com, vous pouvez lire notre guide pour choisir l'extension de votre nom de domaine.
Le .paris a été ouvert au public le 2 décembre 2014, suivi deux jours plus tard par le .bzh. Le .alsace est arrivé en avril 2015 et le .corsica en janvier 2016. En juin 2026, elles comptaient ensemble 38 191 noms de domaine.
Le .paris reste l'extension la plus utilisée, avec 19 376 noms. Elle a démarré très vite : 12 000 noms réservés dans les jours qui ont suivi son ouverture, dont près de 6 000 le premier jour. Ce lancement avait été préparé, avec une centaine d'ambassadeurs pionniers, une campagne d'affichage dans Paris et une phase de réservation prioritaire avant l'ouverture générale. Après avoir doucement décru à partir de 2019, comme les autres extensions de grande ville que nous avons étudiées, le .paris connaît un nouveau dynamisme de ses enregistrements depuis 2025 : il est passé de 18 800 noms fin 2025 à 19 376 en juin 2026.
Le .bzh a suivi une autre trajectoire. Parti plus bas, il progresse chaque année depuis son ouverture, et il est passé de 5 661 noms fin 2015 à 14 018 en juin 2026. Pour les dix ans de l'extension, fin 2024, une collectivité bretonne sur cinq avait un site en .bzh, et deux sur cinq dans le Finistère. Quimper, Lorient, Saint-Brieuc, le Stade Brestois ou le Festival interceltique de Lorient ont adopté l'extension.
Le .corsica a lui aussi plus que doublé, de 1 033 noms fin 2017 à 2 454 en juin 2026, avec une hausse chaque année. Le site officiel de la Collectivité de Corse est en .corsica (isula.corsica). Le .alsace est resté plus stable, entre 2 000 et 2 600 noms depuis 2016.
Ces adresses servent d'abord les organisations. D'après les informations déclarées par les titulaires, 72 % des noms en .paris, .bzh, .alsace et .corsica appartiendraient, au 1er septembre 2026, à des entreprises, des associations ou des collectivités, et 28 % à des particuliers. La part des organisations irait de 71 % pour le .paris et le .bzh à 82 % pour le .alsace.
Pour comparer des extensions nées à des dates différentes, nous les avons alignées sur leur date d'ouverture : l'année 0 est celle du lancement, l'année 1 la première année complète, et ainsi de suite. Chaque graphique a sa propre échelle : on y lit la forme des courbes, et les volumes sont donnés dans le texte.
Deux familles se dessinent. Les extensions de région ou de langue (.bzh, .eus, .scot, .wales, .alsace, .corsica) montent régulièrement ou se stabilisent. Celles des grandes villes (.paris, .berlin, .london, .nyc) atteignent vite un sommet, puis reculent lentement.
Ces évolutions de volume ne constituent pas, à elles seules, une mesure de la réussite des extensions : chacune poursuit des objectifs propres, avec des publics, des conditions d'accès et des stratégies de développement différents.
Les pics de certaines villes s'expliquent en partie par des promotions de lancement. En juin 2014, pour fêter ses 50 000 noms, le .berlin a lancé une semaine d'offres, et l'un des bureaux d'enregistrement a offert les noms pendant la première année. Ce bureau est passé de 7 800 à 78 500 noms en un mois. Un an plus tard, faute de renouvellement, il en a perdu près de 69 000. Le .london a connu un mouvement comparable en 2017 : une vague d'enregistrements concentrée chez un seul bureau d'enregistrement, qui ne les a pas renouvelés l'année suivante.
Ces épisodes rappellent qu'un nom réservé sans projet derrière finit souvent par être abandonné. Une étude du CENTR, l'association des registres européens, l'a mesuré sur les extensions nationales : 90 % des noms qui portent un vrai site sont renouvelés, contre 70 % de ceux qui n'affichent aucun contenu (CENTR, 2024). Les extensions de territoire s'en sortent bien sur ce point. L'Afnic mesure que les extensions géographiques gardent en moyenne 74 % de leurs noms d'une année sur l'autre, contre 39 % pour les nouvelles extensions génériques (étude Afnic sur le marché des noms de domaine dans le monde en 2024).
Le .cat, dédié à la langue et à la culture catalanes, a ouvert en avril 2006, huit ans avant les autres. Le .bzh s'en est d'ailleurs inspiré dès sa candidature. Son parcours donne une idée de ce qui peut se passer sur le long terme.
Le .cat a grandi pendant dix ans, jusqu'à 111 621 noms fin 2016. Depuis, il s'est toujours maintenu au-dessus de 108 000 noms, sans jamais connaître de chute brutale, et il en compte 118 275 en juin 2026. Il semble avoir trouvé sa place auprès de la communauté catalane.
Nous n'avons trouvé aucune étude qui compare les extensions de ville à celles de région ou de langue. Ce qui suit relève donc de l'observation, sur dix extensions.
La langue semble jouer un rôle important. Le .eus et le .bzh, les deux croissances les plus régulières, sont liés à une langue autant qu'à un territoire. Selon son registre, 74 % des sites en .eus ont du contenu en basque, contre 20 % de l'ensemble des sites du Pays basque. Choisir une de ces extensions revient à afficher une appartenance, ce qui donne une raison durable de la garder.
Les acteurs locaux comptent aussi. Quand une collectivité, un club de sport ou un festival connu adopte l'extension, il la rend visible pour tous les autres. En Bretagne, des villes, des entreprises, des clubs et des associations l'utilisent au quotidien.
Les registres développent aussi des services pour accompagner les usages de leur extension. Celui du .eus propose par exemple une messagerie gratuite en basque et un programme d'aide à la numérisation des commerces de proximité, ce qui donne à l'extension une utilité concrète.
Pour les grandes villes, l'appartenance est peut-être plus diffuse. Une ville attire beaucoup d'entreprises au moment du lancement, mais l'attachement à une ville se transmet sans doute moins facilement qu'une langue ou une culture régionale. Ces extensions restent pour autant parmi les plus importantes : le .nyc compte plus de 60 000 noms et le .paris plus de 19 000.
L'animation de la communauté dans la durée pourrait aussi jouer un rôle. Au-delà du lancement, valoriser les titulaires et les accompagner entretient l'envie de choisir l'extension, puis de la conserver. Le nouveau site bienvenue.paris va dans ce sens, avec des témoignages d'entrepreneurs, des guides pratiques et une newsletter. Selon l'Afnic, le .paris est d'ailleurs reparti à la hausse depuis plusieurs mois.
Chaque extension est gérée par un registre, qui fixe les règles d'attribution et perçoit une partie du prix de chaque nom vendu.
Les quatre extensions françaises sont gérées par des acteurs publics ou associatifs. Le .paris appartient à la Ville de Paris, le .corsica à la Collectivité de Corse et le .alsace à la Région Grand Est, qui l'a obtenu en 2014. Le .bzh est porté par l'association www.bzh, à but non lucratif, qui s'est fixé pour objectif de réinvestir ses bénéfices dans les usages numériques en Bretagne. L'Afnic, l'association qui gère le .fr, en est l'opérateur technique : elle assure chaque jour leur fonctionnement, leur stabilité et leur sécurité.
Leurs règles sont donc décidées localement, par des acteurs qui rendent des comptes aux habitants ou à leurs adhérents, et la part du prix qui revient au registre reste en France, au service d'une collectivité ou d'une association.
Le .com fonctionne autrement. Son registre, Verisign, est une entreprise privée américaine cotée en Bourse : les recettes de chaque nom vendu reviennent à ses actionnaires. Le .com relève ainsi d'un enjeu capitalistique, les extensions françaises d'un enjeu de souveraineté. Pour une entreprise française, choisir une extension régionale revient à confier son adresse sur internet à des organisations françaises plutôt qu'à une société étrangère.
Beaucoup se demandent si un .paris aide à remonter sur Google pour des recherches parisiennes. Google a répondu dès 2015 : « Même si elles semblent propres à une région, nous les traiterons comme des gTLD », c'est-à-dire comme des extensions génériques, au même titre que le .com (Google Search Central, juillet 2015). Sa documentation actuelle suit la même règle : seules les extensions nationales comme le .fr sont associées à un pays. Nous l'avions d'ailleurs relayé à l'époque.
Une extension régionale n'est donc pas un levier de classement en soi. Elle peut en revanche devenir un atout indirect. Dans une page de résultats, une adresse en .bzh ou en .paris signale tout de suite un acteur local, ce qui peut inciter les internautes de la région à cliquer davantage sur ce résultat. Un site clairement ancré dans son territoire obtient aussi plus facilement des liens de la presse, des collectivités et des associations locales. Pour le reste, votre référencement local dépendra de votre contenu, de votre fiche d'établissement Google et de vos liens, comme avec n'importe quelle autre adresse.
Leur intérêt tient à ce que voit la personne qui lit l'adresse. Une adresse en .bzh ou en .corsica dit immédiatement d'où vient l'entreprise. Elle se retient facilement, et un nom court a beaucoup plus de chances d'y être disponible que dans une extension où des millions de noms sont déjà pris.
Une extension de territoire a tout son sens si vous êtes dans l'une de ces situations :
L'ICANN, l'organisme qui coordonne les extensions d'internet, a ouvert en 2026 un nouvel appel à candidatures, le premier depuis 2012. Le 7 octobre 2026, elle a publié la liste des 1 615 candidatures reçues (ICANN, 7 octobre 2026). Quinze se déclarent géographiques. On y trouve des villes et des régions européennes, comme le .roma, le .vienna, le .budapest, le .bremen, le .salzburg ou le .campania pour la région italienne de Campanie, ainsi que le .québec, avec son accent, demandé par le registre du .quebec.
Aucune ne porte le nom d'une ville ou d'une région française. La liste n'est pas encore définitive : les candidats peuvent modifier l'extension demandée jusqu'au 21 octobre, et l'ICANN publiera la liste arrêtée le 17 novembre 2026.
L’article "38 000 adresses web utilisent déjà une extension de nom de domaine régionale en France" a été publié sur le site Abondance.
Après avoir réuni 79 candidatures pour sa sixième édition, le programme Moov’with Manutan Group a retenu quatre jeunes entreprises positionnées sur des enjeux très concrets de transformation des organisations : pilotage des prix, digitalisation des artisans, confort des espaces de travail et nouvelles formes d’éclairage urbain. Mené avec le Moovjee, le dispositif du Manutan Group …
L’article Moov’with Manutan Group : quatre start-ups B2B à impact retenues pour accélérer leur passage à l’échelle est apparu en premier sur FRENCHWEB.FR : innovation, tech, network.
Si vous avez jeté un œil au stockage de votre Mac sous macOS 27 récemment, vous avez forcément croisé ce gros bloc "Données système" que Réglages Système ne vous explique jamais vraiment en détail.
Mais c'était sans compter sur MacSpace , une appli libre qui s'attaque justement à ce truc-là, et qui s'occupe également au passage des modèles d'Apple Intelligence histoire de gagner un peu de place.
En réalité, "Données système" n'est pas un dossier mais tout le bordel et l'espace dont macOS a besoin. Mais quand on creuse un peu, on peut découvrir grâce à MacSpace à quoi tout ceci correspond dans le détail.
Données système ventilé par catégorie, avec l'historique des versions marqué Irréversible
Le bouton "Libérer" supprimera alors ce qui ne craint pas. Je pense aux caches des applications fermées, les rapports de diagnostic et de plantage datés de plus de 7 jours, et les ressources système inutilisées. De son côté, l'historique des versions de vos documents a son propre bouton, marqué "Irréversible" puisque les anciennes versions partent pour de bon. En effet, n'espérez pas retrouver ce que vous avez supprimé avec MacSpace dans la corbeille.
Notez bien que pour ces ressources système, comme pour les fichiers marqués purgeables et les modèles d'IA, ce n'est pas MacSpace qui s'occupe de la suppression. L'app confie ce travail à CacheDelete, l'outil de purge que macOS lance lui-même quand le disque est presque plein, sans toutefois indiquer quels fichiers il emporte. Mais bon, vous ne prendrez pas grand risque puisque ces fichiers se téléchargeront ou se créeront à nouveau s'ils redeviennent nécessaires, et MacSpace ne touchera bien sûr jamais à vos documents, à Photos, à Mail ni à Messages.
Le module "Autres fichiers système" retirera aussi du Mac les copies locales de vos fichiers OneDrive ou iCloud Drive, qui resteront dans le cloud et reviendront dès que vous les ouvrirez.
Et puis il y a Apple Intelligence dont je vous parlais il y a quelques jours avec l'outil RemoveMacAI , qui supprime les modèles restés sur le disque et bloque leur retour avec un profil renvoyant leurs téléchargements vers un port local fermé. Hé bien MacSpace passe par une autre porte puisqu'il règle Siri sur une langue différente de celle du Mac, ce qui suffit à macOS pour décider qu'Apple Intelligence n'est pas dispo. MacSpace peut alors purger les modèles, qui peuvent peser 12 Go si pas plus.
Attention quand même, ça veut dire que Siri ne vous parlera plus dans la langue de votre Mac. Et avec la synchronisation iCloud de Siri activée, ce changement de langue débarquera aussi sur votre iPhone et votre iPad. MacSpace vous prévient bien sûr et vous montre comment couper cette synchro. Pour revenir en arrière, il suffit après de rebasculer l'interrupteur pour retrouver votre langue et votre voix Siri d'origine (macOS pourra alors retélécharger les modèles).
Le dernier module, Debloat, aligne 14 switchs pour couper la télémétrie, les publicités personnalisées, Siri AI ou l'indexation de vos données par Apple Intelligence, dont 6 via un profil de configuration à approuver une fois. Et comme macOS rallume certains réglages tout seul (l'identifiant publicitaire revient à peu près chaque jour, d'après le développeur), MacSpace vérifie toutes les 15 minutes tant qu'il tourne et coupe à nouveau ce que macOS a rallumé, hors règles du profil.
Les switchs de Debloat et le bouton "Tout activer"
Pour réussir à faire tout ça, MacSpace installe un daemon système qui n'exécute que des opérations inscrites dans son code et n'accepte que des clients signés par la même équipe. L'app n'a aucune télémétrie, et ne se sert du réseau que pour ses mises à jour.
Côté config, il vous faut évidemment un Mac Apple Silicon sous macOS 27. C'est gratos, sous licence MIT, dispo en français, et ça s'installe soit en DMG, soit via Homebrew comme ceci :
brew install --cask 1architect/macspace/macspace
Dernier détail, il n'y a pas de désinstalleur donc avant de virer l'app, appuyez sur "Tout activer" dans Debloat et rallumez Apple Intelligence si vous l'aviez coupé, sinon les réglages modifiés resteront en place.
Source : MacSpace sur GitHub
La société française annonce une série A de 7 millions d’euros pour développer ses programmes de décarbonation du riz. Son approche associe suivi satellitaire, modélisation des émissions et financement climatique, avec un enjeu : déployer des pratiques économes en eau auprès de petites exploitations, tout en produisant des résultats vérifiables. CarbonFarm : chiffres clés 7 …
L’article CARBONFARM lève 7 millions d’euros pour rendre la réduction du méthane des rizières mesurable et finançable est apparu en premier sur FRENCHWEB.FR : innovation, tech, network.
En début d'année, un internaute a changé le nom et le domaine de son site web. Après avoir configuré les redirections et la fonction « Changement d'adresse » (Change of Address) dans la Google Search Console (GSC), le trafic avait rapidement récupéré autour d'avril.
Quatre mois plus tard (fin juillet), Google a brusquement réindexé l'ancien domaine, tandis que plus de 5 000 pages du nouveau domaine sont passées au statut « Explorée, actuellement non indexée » et que le nouveau domaine a perdu presque tout son trafic direct. Les internautes trouvent les contenus sur Google via l'ancien domaine, puis sont redirigés vers le nouveau, mais absolument rien de ce qui a été publié en 2026 sous le nouveau domaine n'est indexé.
Dans la discussion, John Mueller rappelle que, de manière générale, certains processus de migration et de traitement par Google peuvent prendre un temps particulièrement long. Il souligne un point important découvert et ajusté dans la documentation officielle de Google : pour qu'une migration de domaine se déroule et se finalise correctement via l'outil « Changement d'adresse » de la Search Console, il est nécessaire de bien configurer la procédure pour les deux variantes (avec www et sans www).
Source : Reddit
Taux de fiabilité : 

On est d'accord !
On sait qu’une migration peut prendre un certain temps. Récemment, Gary Illyes a dévoilé que le processus pouvait prendre jusqu’à plus d’un an, même s’il faut compter de 1 à 3 mois en général. Sauf si un problème technique vient rallonger le délai !
L’article "Goossips SEO : Migration de domaine" a été publié sur le site Abondance.
Après ses premières missions pour de grands gestionnaires de réseaux, HyLight veut augmenter sa capacité d’inspection en Europe. La startup annonce 13 millions d’euros pour industrialiser sa flotte de dirigeables autonomes et renforcer l’analyse des données collectées. Son prochain cap sera de rendre ce service reproductible, avec quinze appareils opérés simultanément en 2027. HyLight : …
L’article HYLIGHT lève 13 millions d’euros pour faire du dirigeable un outil de maintenance industrielle est apparu en premier sur FRENCHWEB.FR : innovation, tech, network.
Depuis quelques jours c'est l'effervescence sur le net car l'équipe d'ArtCraft a mis en ligne sur GitHub, 12 logiciels GRATUITS qui ont pour mission de remplacer TOUS les outils payants que nous sommes très nombreux à utiliser.
Ces nouveaux logiciels s'appellent PhotoCraft, VectorCraft, FilmCraft, LightCraft, PdfCraft, EffectCraft, DesignCraft, WordCraft, SoundCraft, DeckCraft, CADCraft et GridCraft. Et ces Crafting Apps sont des réécritures "propres" en Rust et natives pour macOS, Windows et Linux d'incontournables comme Adobe Photoshop, Microsoft Word, Avid Pro Tools ou encore Autodesk AutoCAD.
Maintenant pour réussir à publier 12 clones d'outils aussi iconiques en quelques jours, l'équipe derrière le projet ne s'est évidemment pas tapé tout à la main, vous vous en doutez... De nombreux commits de PhotoCraft sont par exemple co-signés "Claude Opus 3.5" ou "Codex". Hé oui, les ravages de l'IA qui a reçu pour consigne de refaire à l'identique par exemple Photoshop avec les mêmes menus, les mêmes raccourcis, et le même comportement.
J'ai mis un peu de temps à me décider d'installer tout ça pour tester parce que tous ces outils, depuis que l'IA est entrée dans ma vie, bah je n'en ai plus vraiment besoin. Mais bon, faut bien que je fasse mon taf à un moment ou à un autre ^^ alors j'ai pris le temps de tout installer sur mon Mac pour voir ce que ça donne...
Déjà l'installation passe par l'ArtCraft Launcher, signé par une société nommée Learning Machines LLC , qui installe chaque app en quelques secondes depuis les releases GitHub, après avoir contrôlé son empreinte SHA-256. Au total, en installant tout, j'ai fini avec 1,7 Go d'applications, ce qui est vraiment peu, je trouve.
Voici à quoi ressemble ce launcher :
Le launcher en vue tableau, avec sa colonne "Inspirée de" et la mention des marques en bas
J'ai donc commencé par PhotoCraft en ouvrant le PSD de mon propre logo, soit 7 calques et tous se sont bien chargés, même les calques techniques comme ceux concernant la lumière, la densité des couleurs, etc. En plus, j'ai été surpris mais l'interface est entièrement en français, avec des menus identiques à ceux qu'on retrouve sur Photoshop jusqu'au "Filtre Camera Raw". J'ai ensuite comparé le rendu de l'outil à l'image fusionnée que Photoshop avait enregistrée dans le fichier, et 100 % des pixels correspondent. Et quand je réenregistre en PSD mon fichier, celui-ci garde ses sept calques et se rouvre à l'identique.
C'est assez impressionnant, je suis bluffé...
Mon logo PSD dans PhotoCraft, avec ses sept calques et leurs modes de fusion
WordCraft, lui, reprend le menu "ruban" de Word jusqu'aux onglets Mailings et Zotero, et mon document de test (avec titres, gras, italique, accents, liste et tableau) s'affiche impecc. Par contre, l'interface reste en anglais et le correcteur souligne tout mon french en rouge par défaut.
WordCraft et mon document de test, sous un ruban calqué sur celui de Word
De son côté, le tableur GridCraft, quant à lui, a passé une épreuve un peu plus dure puisque dans mon classeur j'ai enregistré des formules SUM, AVERAGE et MAX mais sans leur résultat. Hé bien lui les a recalculées de lui-même sans une erreur !
GridCraft a recalculé seul les totaux, la moyenne et le maximum de mon classeur
Pour le reste, PdfCraft a parfaitement lu mon PDF de trois pages, VectorCraft a affiché correctement un SVG avec courbes et texte s'il vous plait, DeckCraft a affiché mes trois diapos PowerPoint de test, et CADCraft respecte totalement les proportions d'un plan DXF.
CADCraft et mon plan DXF, avec un ViewCube et une ligne de commande façon AutoCAD
De son côté, DesignCraft (le clone InDesign) sait ouvrir un fichier IDML sur 2 colonnes, césure comprise, en signalant les erreurs et les polices manquantes. Enfin, pour l'image et le son, LightCraft permet d'importer un dossier de JPEG, SoundCraft charge un WAV stéréo dans la joie et la bonne humeur, et FilmCraft tout comme EffectCraft importent des vidéo MP4 sans problème (j'ai testé uniquement avec des vidéos de quelques secondes.)
Les 6 autres apps que j'ai lancé en test avec les fichiers de l'essai, et entre parenthèses le logiciel dont chacune s'inspire
Attention quand même, tout ce que j'ai ouvert là, ce sont des formats qui ont été documentés publiquement. Si vous essayez d'ouvrir des projets After Effects et Premiere, ça ne passera pas. EffectCraft ne sait pas ouvrir les .aep, et FilmCraft ne lit pas encore les .prproj. Après SoundCraft n'échange encore aucune session en AAF ou en OMF, et CADCraft perd à l'enregistrement les entités qu'il ne gère pas.
Voilà, donc si le format proprio PSD passe aussi bien, c'est parce qu'Adobe en a publié les specs depuis longtemps.
Voilà pour mon petit test... Ce que je peux vous dire c'est que le boulot accompli est vraiment impressionnant, mais que les outils sont assez inégaux dans leur maturité. Après rien d'inquiétant car ça avance très très vite entre les contributions et l'IA. Donc pour le moment, ça ne remplacera pas Photoshop si vous êtes un pro de cet outil. Mais pour des gens comme moi qui en ont un usage très ponctuel, c'est le pied !
FilmCraft, son projet de démo et ma vidéo de test importée en bas à gauche
Maintenant, la question que je me suis posé, c'est qui finance tout ce bordel ?
Parce que même si c'est l'IA qui fait en grande partie le taf, faut bien payer les tokens ! Et bien, derrière le projet, il y a Brandon Thomas, qui se présente sur GitHub comme fondateur d'ArtCraft, de Storyteller.ai et de FakeYou. FakeYou, c'est un site de voix synthétiques de célébrités, sur lequel le Garante italien (la CNIL italienne, quoi...) avait ouvert une enquête en 2022. Et visiblement c'est soutenu par le fonds Pebblebed qui liste ArtCraft dans son portefeuille . Bref, après le clonage de voix, on dirait bien que Brandon est passé au clonage de logiciels. Le garçon a de la suite dans les idées...
Maintenant la thune générée par ArtCraft, provient de leur studio d'images et de vidéos par IA avec des abonnements qui coûtent entre 96 et 576 dollars par an. Cela donne droit à des crédits de génération sur Nano Banana, Seedance ou Kling. Mais rassurez-vous, les Crafting Apps, elles, ne sont pas monétisées.
Maintenant mettre tous ces clones en open source, c'est une excellente idée je trouve car d'un point de vue "code", ça les rend immortels (suffit de cloner le dépôt) et surtout, les contributeurs qui apportent des fonctionnalités et des corrections de bug le font avec leur temps et... leurs tokens... Bah oui.
Donc quelque part, la communauté ArtCraft finance aussi une bonne partie du dev...
Reste la question du droit d'auteur bien sûr puisque concernant le code, le droit européen est très clair. En effet la directive de 2009 sur les logiciels protège ce qui est écrit, mais pas les idées qui se cachent derrière une interface, et elle laisse donc à quiconque le droit d'utiliser un programme, et de le décortiquer en le faisant tourner pour l'analyser. De plus, en 2012, l'arrêt SAS Institute a précisé que ce que fait un logiciel et le format de ses fichiers ne sont pas protégés. Et comme ArtCraft affirme n'utiliser ni code, ni shaders, ni assets propriétaires, ils sont clean, sauf si Microsoft ou Adobe arrivent à prouver le contraire.
Là où ça peut coincer, je pense, c'est au niveau de l'interface puisque fin 2010, la même Cour a estimé qu'une interface graphique , à défaut d'être protégée comme du code, peut l'être comme n'importe quelle œuvre, dès lors qu'elle est originale ! Or chez ArtCraft, il est dit qu'ils ont étudié Photoshop pour son comportement et son apparence et rien d'autre... Oui, son apparence... donc là y'a peut-être une faille ?
Bref, pour le moment rien n'indique que le code viole le droit d'auteur, mais l'interface et la manière de se présenter sont risquées.
Maintenant si vous voulez vous faire votre propre avis, rendez-vous sur getartcraft.com .

Pour ses annonces sur la maison connectée, Apple ne parle pas d'une « keynote » ou d'un « special event », mais d'une « expérience ». Un qualificatif déjà utilisé en mars 2026, avec le MacBook Neo, qui nous donne une idée précise du style de la présentation du mardi 13 octobre.
104 matchs, 645 sites mobilisés, 16 villes hôtes, 6 milliards de téléspectateurs en audience cumulée… À bien des égards, la Coupe du monde de football 2026 a battu des records. Un succès qui s’explique notamment par une infrastructure technologique sous-jacente robuste, déléguée pour cette édition à Lenovo. Pour la première fois, la FIFA a confié à l’entreprise la gestion de ses opérations technologiques de bout en bout plutôt que de devoir composer avec une dizaine de fournisseurs différents.
Cloudflare veut rendre ses technologies plus faciles à utiliser, y compris en dehors de ses propres serveurs. L’entreprise américaine a annoncé le 9 octobre 2026 l’arrivée de l’équipe de Deno, une société spécialisée dans les outils permettant aux développeurs de créer et d’exécuter des applications. Les conditions financières de l’opération n’ont pas été dévoilées.
Le projet de campus de data centers de Google près de Châteauroux se précise. L’entreprise a présenté ce 12 octobre un calendrier de développement qui pourrait s’étendre sur 10 à 20 ans, avec 6 à 8 bâtiments à terme. L’implantation est envisagée dans la zone d’aménagement concerté (ZAC) d’Ozans, sur la commune d’Etrechet, au sud-est de Châteauroux.

Cirés de marins, accent canadien à couper au couteau... La mini-série canadienne Below débarque sur Netflix avec une promesse intrigante : marier la chronique sociale d'une communauté côtière, le drame familial lourd de traumatismes et le côté horrifique. Un mélange des genres ambitieux
Dangbei nous a envoyé il y a quelques semaines son N3 Max , un vidéoprojecteur LED Full HD affiché 499 euros au catalogue mais qu'on trouve à 399 euros sur Amazon en ce moment , et qui mise sur deux arguments assez rares à ce tarif, un pied rotatif intégré et un vrai Netflix certifié. On l'a promené quelques jours entre le salon, la chambre et la terrasse.
Le boîtier de 3,6 kilos est monté d'origine sur un support qui pivote de -45 à +135 degrés, ce qui veut dire qu'on passe du mur au plafond d'un simple geste, sans trépied ni perceuse. Pour regarder un film allongé, c'est carrément agréable.
À chaque déplacement, la machine refait seule sa mise au point, corrige le trapèze, recadre l'image dans la zone libre et contourne même l'étagère qui dépasse. On pose, on attend, on regarde. Et ça fonctionne plutôt bien, même si on a eu quelques fois besoin d'ajuster un peu la mise au point avec la télécommande.
Côté image, on a du LCD Full HD en 1080p qui décode la 4K, une source LED donnée pour 1000 lumens ISO et une diagonale qui monte jusqu'à 150 pouces, même si la marque recommande elle-même de rester entre 80 et 120 pouces pour garder de la luminosité.
Dans une pièce sombre, justement, le résultat est très net, les couleurs sont agréables et on oublie vite le prix de la machine. Volets ouverts en pleine journée, l'image devient moins contrastée, les 1000 lumens ont leurs limites. Le HDR10 est bien là, mais il n'apporte pas grand-chose avec un contraste pareil. Quoi qu'il en soit, à ce niveau de prix, c'est très bon.
Le vrai truc qui fait la différence à ce prix, c'est le logiciel. Le N3 Max tourne sous VIDAA OS, le système d'exploitation des téléviseurs Hisense, avec Netflix, YouTube, Prime Video et Disney+ en versions officielles, sans la moindre clé HDMI à rajouter derrière. AirPlay est aussi de la partie pour envoyer l'écran de son iPhone. Plex fonctionne aussi parfaitement dessus, pour ceux qui ne jurent que par ça.
La télécommande embarque l'assistant vocal VIDAA Voice, qui lance une appli ou une recherche à la voix, sauf sur Netflix qui ne répond pas aux commandes vocales. Les enfants ont droit de leur côté à Kidoodle TV, avec des milliers de programmes gratuits avec contrôle du temps d'écran et heure du coucher paramétrable.
Sous le capot, une puce MediaTek MT9660 épaulée par 1 Go de mémoire et 8 Go de stockage fait tourner l'interface sans ralentissement, et la connectique aligne un port HDMI 2.0 compatible eARC pour renvoyer le son vers un ampli, deux prises USB, une sortie casque en jack 3,5 mm, du Wi-Fi 5 et du Bluetooth 5.0.
Les deux haut-parleurs de 6 watts compatibles Dolby Audio dépannent très bien pour un dessin animé ou un match de rugby (oui je regarde pas le foot, déso), avec des basses quand même un peu timides. Pour une vraie soirée cinéma, on branche une enceinte Bluetooth et tout va mieux.
Un mode jeu à faible latence permet de brancher une console en 1080p à 60 Hz, de quoi jouer tranquillement.
La télécommande n'est pas rétroéclairée, ce qui est agaçant dans une pièce plongée dans le noir, et c'est un problème récurent avec ce genre de produit hélas. Dommage.
Du coup, pour une chambre, un studio ou une toile tendue dans le jardin, le N3 Max fait très bien le job. Les cinéphiles suréquipés n'y trouveront rien, les autres peuvent y aller les yeux fermés, c'est un super rapport qualité-prix. Disponible par ici sur Amazon .

La cyberattaque qui a fait chauffer les congélateurs d’Intermarché, Leclerc et Super U en a surpris plus d’un. Ces équipements sont pourtant connectés pour de bonnes raisons, et le problème vient plutôt de la manière dont ils l’ont été.
Les investisseurs sont prêts à miser gros sur des puces qui n’existent pas encore. Fondée en 2026, la start-up américaine Nuvacore cherche à lever plusieurs centaines de millions de dollars, sur la base d’une valorisation d’environ 2,5 milliards de dollars, rapportait Reuters ce 10 octobre. L’opération n’est pas finalisée et son montant comme sa valorisation peuvent encore évoluer. De son côté, l’entreprise, qui n’a pas encore de produit commercialisé, n’a pas commenté ces informations.
La Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) a annoncé le 10 octobre dernier une cyberattaque touchant Vacaf, le dispositif d’aide aux vacances du réseau des Caf. Une fuite portant sur les données de ses bénéficiaires lui a été signalée dans la soirée du 9 octobre, apprend-on.
ONLYOFFICE, je vous en ai déjà parlé à plusieurs reprises . Il s'agit de cette suite bureautique open source incroyable du genre Microsoft 365 ou Google Workspace, avec traitement de texte, tableur, présentations et éditeur PDF, à utiliser soit directement dans leur cloud ou à installer sur votre propre serveur !!
Et, youpi, sa version 10.0 débarque avec une 50aine de nouveautés et plus de 1 000 bugs corrigés ! Rien que ça !
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La grosse nouveauté, vous vous en doutez, c'est bien sûr l'IA, qui arrive dans les 4 outils sous la forme d'un seul onglet dédié avec un chat intégré. Vous pouvez ainsi lui demander au choix de rédiger du texte pour vous, de résumer ce que vous avez la flemme de relire mais également de traduire dans la langue de votre choix, de corriger vos erreurs de grammaire et d'orthographe ou encore de mettre en forme directement votre contenu.
Et comme cette IA tient compte du contexte du document, vous pouvez lui poser des questions par exemple sur un looong PDF, lui faire générer et expliquer une formule un peu compliquée dans le tableur, ou transformer une simple idée en keynote de 2h pour votre prochain TEDx ^^, notes du présentateur comprises.
Dans l'éditeur PDF, le chat IA propose ses requêtes toutes prêtes : résumer, traduire, corriger, créer une table des matières
Cette fonctionnalité IA embarque aussi plusieurs prompts tout faits qui couvrent les demandes les plus courantes. Mais vous pouvez aussi enregistrer les vôtres pour les rejouer d'un clic plus tard, créer des actions rapides pour un besoin ponctuel (du genre changer le ton d'un texte, par exemple) ou vous monter un super assistant qui travaillera en continu pendant que vous chillez à la machine à café et qui réagira à vos modifs pendant que vous écrivez.
Notez que ces deux dernières fonctionnalités ne sont pas encore disponibles pour l'instant, ailleurs que dans le traitement de texte.
La création d'un assistant IA dans le traitement de texte, ici avec un prompt qui extrait décisions et actions d'un compte rendu de réunion
Maintenant, la question que vous vous posez sûrement, c'est où partent vos documents ?
Eh bien ça dépend de la façon dont vous utilisez ONLYOFFICE. Si vous l'utilisez dans le cloud, le service ONLYOFFICE AI repose sur OpenRouter et il faut donc recharger votre wallet pour l'activer (ouaip, c'est payant). Par contre, sur votre serveur à vous, il suffit de brancher le modèle que vous voulez, y compris un modèle qui tourne en local, et dans ce cas, vos documents ne quitteront pas votre infra.
Quoiqu'il en soit, dans les deux cas, c'est vous qui choisissez le modèle par défaut que vous voulez utiliser et bien sûr, attribuer d'autres modèles secondaires à d'autres tâches précises.
Et si l'IA vous donne des boutons, sachez qu'ONLYOFFICE a écouté les retours de ses utilisateurs et l'a totalement retirée des versions open source. Donc si vous êtes en mode open source et que vous voulez de l'IA, faudra l'installer en plus (mais ça reste possible). Desktop Community, la version libre de l'application de bureau, la propose ainsi en module complémentaire facultatif, que vous n'ajoutez que si vous en avez envie.
Cette 10.0 introduit aussi des applications gratuites sous licence AGPL v3, que vous activez selon vos besoins : Des agents IA qui automatisent votre espace de travail avec de la recherche intelligente, une base de connaissances personnalisée avec des serveurs MCP, des formulaires de collecte des données suivi d'une analyse des réponses, un système de fichiers qui centralise le stockage et les droits d'accès, et des espaces de collaboration sécurisés, jusqu'aux salles de données virtuelles pour les documents confidentiels.
Dans le cloud, tout ceci est actif par défaut, et sur un serveur, une seule commande suffit à les installer.
Dans les éditeurs, c'est le PDF qui récupère les nouveautés les plus pratiques puisqu'il sait maintenant effacer les métadonnées et autres informations cachées d'un fichier avant de l'envoyer, mais aussi régler la bordure, le fond et l'opacité de vos annotations, et quand vous modifiez le texte d'un PDF, les tableaux sont reconnus tout seuls, ce qui évite de reconstruire les lignes et les colonnes à la mano.
Les signatures, quant à elles, s'enregistrent une seule fois et peuvent ensuite être réutilisées dans d'autres formulaires. C'est pratique pour signer des papiers vite fait sans avoir à imprimer > signer > numériser. Moi, j'utilise que ça tout le temps.
Avant de partager un PDF, cette fenêtre efface ses métadonnées et ses informations cachées
Dans le traitement de texte, quand c'est en mode collaboratif, vous pouvez ainsi suivre le curseur d'un collègue en temps réel pendant la coédition. L'option "Conserver avec le suivant" évite également qu'un titre se retrouve tout seul en bas de page, séparé de son contenu, et l'écriture de droite à gauche est plus fiable. Le tableur, lui, va plus vite, notamment sur des fonctions comme SUMIF ou COUNTIFS qui ont été optimisées. Il vous indique également où placer chacune des constantes dont vous avez besoin pendant que vous tapez une formule. Et surtout, une jolie petite bordure animée vous montre ce que vous venez de copier.
Bref, c'est super pratique au quotidien !
Pendant la saisie d'une formule, une bulle indique la place de l'année, du mois et du jour dans la fonction DATE
Pour les présentations, il y a de nouveaux modes d'affichage (plan, lecture...), des options d'impression bien plus complètes et surtout l'export de vos diapos en GIF ou en vidéo, ce qui est bien pratique pour les partager sur vos réseaux sociaux.
Et dans toute la suite, vous pouvez aussi ouvrir les fichiers .ofd, enregistrer un tableur au bon vieux format .xls et convertir une image SVG en forme modifiable.
Et c'est sans compter sur la communauté d'ONLYOFFICE qui apporte aussi de nouveaux plugins, comme Antidote pour l'orthographe et la grammaire, Curly ou Salesforce, le tout rangé dans un gestionnaire de plugins refait au propre pour cette nouvelle release.
Les deux fenêtres d'export d'une présentation, en animation GIF ou en vidéo
Côté sécurité, ONLYOFFICE annonce environ 35 vulnérabilités corrigées, et promet un billet détaillé sur le sujet prochainement.
L'application de bureau Desktop Editors gagne une page d'accueil repensée, des sections Modèles et Clouds revues, une intégration avec Odoo et des retouches visuelles sous Linux pour que ce soit un peu plus joli pour les amateurs de libre.
Quant aux applis gratuites pour iOS et Android, elles ont le droit à un assistant IA qui accepte de nouveaux fournisseurs comme Grok et DeepSeek, et également droit au remplissage automatique des formulaires par IA et à la saisie vocale (C'est le genre de fonction dont je peux vraiment plus me passer, moi, la saisie vocale).
Voilà, si vous voulez voir tout ça vous-même, c'est super simple ! Il vous suffit de passer par le cloud d'ONLYOFFICE, d'installer les applications de bureau ou alors si vous êtes un petit peu chaud de déployer la version serveur chez vous pour tout garder au chaud à la maison.
Le 12 octobre 2026, Ian Sorin a attiré l’attention sur LinkedIn sur un brevet publié cet été par Microsoft, qui explique selon lui le fonctionnement de « l’AI Overview » de Bing. Il estime que, dans les grandes lignes, le système diffère peu de celui décrit dans le brevet équivalent de Google, mais relève plusieurs points notables.
Le document en question porte le numéro US 12,717,798 B2. Il s’intitule « Generative search results documents based on enhanced search results using generative artificial intelligence (AI) models » et a été attribué à Microsoft Technology Licensing. Quelques repères chronologiques :
Le brevet ne parle jamais d’« AI Overview », qui est le nom du dispositif de Google. Il décrit un « generative search results document », un document généré par IA qui combine une réponse directe, des sections thématiques et des citations vers les pages sources. Les maquettes d’interface jointes montrent un bouton « Deep search » à côté du champ de recherche, sur l’exemple de la requête « How long do elephants live ».
Pour rappel, Microsoft déploie depuis plusieurs années des fonctions de recherche générative dans Bing. Comme tout brevet, ce texte décrit un système possible : il ne prouve pas que chaque mécanisme est utilisé tel quel dans le moteur.
Premier point relevé par Ian Sorin : Bing évalue la complexité de la requête avant de décider si une réponse générative en vaut la peine. Le brevet confirme ce filtre, présenté comme un « seuil de document génératif ».
Concrètement, le système calcule un score de complexité à partir de la requête, des premiers résultats et de l’intention de recherche détectée. Ce score mesure la difficulté à fournir une réponse satisfaisante, ce que le brevet appelle l’« answerability ». Les exemples donnés sont explicites :
Si le score atteint le seuil, le document génératif est créé. Sinon, l’utilisateur reçoit des résultats classiques, éventuellement enrichis, ou une réponse directe. Le brevet mentionne deux façons de calculer ce score : un modèle de machine learning dédié ou un cadre heuristique, c’est-à-dire un ensemble de règles fixes.
Microsoft justifie ce filtre par l’économie de ressources : inutile de mobiliser plusieurs modèles d’IA pour une requête de navigation.
Illustration du principe général, réponse générée vs. réponse directe - Source : Microsoft Bing
Le cœur du brevet repose sur des « small generative AI models », de petits modèles d’IA spécialisés chacun dans une tâche. Le texte cite l’exemple d’un modèle de 1,5 milliard de paramètres, contre 7 milliards pour un « grand » modèle. Ces petits modèles seraient obtenus par transfert d’apprentissage à partir d’un modèle plus grand, puis affinés sur une tâche précise.
Une fois la requête reçue, le système interroge l’index web pour obtenir une première série de liens. Un modèle dédié à l’intention analyse ensuite la requête et ces résultats pour dégager une ou plusieurs intentions, classées par ordre de probabilité. Selon le brevet, les premiers résultats et l’intention sont obtenus en 1,5 seconde environ.
Comme l’a noté Ian Sorin, le query fan-out (c'est-à-dire la décomposition d’une requête en plusieurs recherches connexes) fait partie du processus. Un modèle spécialisé génère des requêtes alternatives à partir de la requête initiale, de l’intention et des premiers liens. Le brevet prend l’exemple de « best time to visit Hawaii », qui donne lieu à des recherches sur la période la moins chère, celle où la météo est la plus favorable ou celle des principaux événements. Ces sous-requêtes sont produites en 1,8 seconde environ.
Google a lui aussi décrit publiquement ce mécanisme pour son AI Mode en 2025, ce qui conforte le constat sur la proximité des deux approches.
Les sous-requêtes sont envoyées à l’index, souvent en parallèle. Dans l’exemple du brevet, 5 requêtes alternatives renvoient chacune 50 liens, soit 250 résultats supplémentaires (300 avec les 50 résultats initiaux). Un modèle de classement note ensuite chaque lien selon sa correspondance avec la requête et l’intention, puis ne retient que les 5, 10 ou n meilleurs. Ce sont ces « enhanced search link results » qui servent de base à la rédaction. Cette étape prend environ 6 secondes.
Pendant ce temps, un autre petit modèle rédige la « directed answer », une réponse d’une ou deux phrases à partir de la requête, de l’intention et des premiers résultats. Elle est générée en moins de 3 secondes. Dans la maquette du brevet, elle apparaît en titre : « Up to 70 years in the wild and 88 years in captivity ».
Le parallélisme est central dans la démonstration de Microsoft. Selon le brevet, enchaîner ces opérations l’une après l’autre prendrait plus d’une minute, alors que le document complet doit être livré en moins de 10 secondes. Cette limite figure d’ailleurs dans la revendication 19.
À partir des liens retenus, le système détermine les thèmes à couvrir, puis un modèle rédige chaque section. Plusieurs instances de ce modèle peuvent tourner simultanément, une par section. Chaque section comprend un titre, une phrase d’accroche et un développement, avec des citations liées aux pages sources. Le modèle choisit le format le plus adapté : paragraphe, liste à puces, tableau, image ou vidéo.
Ces sections passent ensuite par des « lightweight quality check models », des modèles légers de contrôle qualité. Le brevet en cite quatre rôles :
Le brevet décrit une exclusion des contenus inexacts que leur réécriture.
La revendication 12 précise aussi que la déduplication s’appuie sur les liens cités dans les sections. Autrement dit, la source attribuée à un passage sert de repère pour identifier les doublons.
Dernière étape : la mise en forme. Un modèle de correspondance associe à chaque section des « answer cards », des cartes qui donnent une réponse rapide à une question ou à une sous-question. Ces cartes peuvent contenir du texte, des images, de l’audio, de la vidéo ou des animations, et embarquent des métadonnées pour que le modèle comprenne leur contexte.
Un « generative UI layout model » détermine ensuite la disposition de l’ensemble : ordre des sections, emplacement des éléments, styles. Selon les revendications, ce modèle fonctionne sur une base heuristique, à partir des caractéristiques du contenu.
Les maquettes du brevet donnent une idée du rendu final :
Pendant la génération, un indicateur montre les étapes en cours (« Understanding query », « Searching selected items », « Ranking by understanding ») et annonce une attente d’environ 10 secondes.
Le dernier point relevé par Ian Sorin concerne la réutilisation des réponses. Le brevet indique que, lorsqu’une requête identique ou proche produit le même ensemble de liens, le système peut resservir le document génératif déjà créé sans rappeler les modèles d’IA. Le document n’est mis à jour que lorsque l’ensemble des résultats diffère au-delà d’un seuil.
Pour les professionnels, ce mécanisme a une conséquence concrète : une page qui entre dans les résultats sélectionnés ne serait pas forcément prise en compte immédiatement, tant que la liste globale des liens reste proche de la précédente. À l’inverse, une réponse déjà en cache peut continuer à citer une source pendant un certain temps.
Ce passage figure toutefois dans la description du brevet et non dans ses revendications, qui définissent ce que Microsoft protège juridiquement. Le texte ne précise pas non plus la valeur du seuil de changement, ni la durée de conservation des réponses en cache. Reste donc à savoir dans quelle mesure Bing applique réellement cette logique de réutilisation, et à quel rythme ses réponses génératives sont recalculées.
L’article "Brevet Microsoft : Bing réserve ses réponses génératives aux requêtes jugées « complexes »" a été publié sur le site Abondance.

Le Google Fitbit Edge est un bracelet doté d'un écran OLED de 34 mm, d'un GPS et d'une batterie remplaçable. À 179,99 euros, contre 99 euros pour le Fitbit Air, il règle plusieurs problèmes du bracelet sorti au printemps.
Microsoft ne veut plus seulement concevoir les logiciels et les services qui font tourner l’intelligence artificielle. La firme entend aussi maîtriser une part croissante des puces et des infrastructures qui les alimentent. En conséquence, elle prévoit de porter ses déploiements d’accélérateurs maison Azure Maia à plusieurs gigawatts à partir de 2027, avec Maia 300 comme prochaine étape clé de cette stratégie. L’objectif est autant de gagner en efficacité que de sécuriser ses capacités de calcul, alors que la demande en IA pèse de plus en plus lourd sur les investissements des grands fournisseurs de cloud.

Si l'IA s'impose dans de nombreux usages du quotidien, ses effets à long terme sur nos capacités intellectuelles restent mal connus, par manque de recul. Une étude présentée début octobre montre pourtant qu'une dizaine de minutes d'usage suffit à entamer notre capacité à persévérer face à un problème.
La start-up lilloise Koddex annonce en exclusivité pour L’Usine Digitale avoir bouclé une levée de fonds de 3 millions d’euros, menée par Breega, avec la participation d’Exotec.
Tesla fait les yeux doux aux régulateurs européens. Le constructeur américain de véhicules électriques a rebaptisé début octobre son système d’aide à la conduite Full Self-Driving (FSD) Supervised, théoriquement intégrable sur tous ses modèles produits depuis la mi-2023, par “Tesla Assisted Driving” en Europe. L’objectif : éviter toute accusation d’offre trompeuse pour un système qui n’a d’autonome que le nom et qui est en réalité une solution d’aide à la conduite.
Slot est une interface incroyable pour la console portable Anbernic RG SP (lien affilié) qui ne lit que la Game Boy, la Game Boy Color et la Game Boy Advance. Mais il retrouve les gestes d'une GBA SP sur laquelle vos jeux deviennent des cartouches sur une étagère, et qui font le même bruit que celle qu'on enfonce IRL dans sa GBA d'enfance.
Voici ce que ça donne :
L'interface de slot : les cartouches GBA défilent sur l'étagère, puis une cartouche Pokémon s'enfonce dans la fente et le jeu démarreSi vous appuyez sur la touche Start, la cartouche se retournera pour afficher son circuit imprimé. Et à partir de là, vous pourrez choisir l'émulateur que vous voulez entre mGBA et gpSP.
Un appui sur la touche A relancera la dernière sauvegarde et si vous faites un appui long, vous repartirez de zéro. Maintenant, si vous voulez éjecter la cartouche, il faudra laisser le bouton Menu enfoncé. Et ça permettra de créer une nouvelle sauvegarde instantanément pour ne pas perdre votre progression en changeant de jeu.
Le clapet suit le même principe... le refermer écrit une sauvegarde et éteint l'écran, et au bout de trois minutes slot éteint la console, qui reprendra au même endroit au démarrage suivant. Même le câble link passe par le Wi-Fi entre deux RG SP, de quoi échanger des Pokémon sur Émeraude, Rouge Feu et Vert Feuille.
Après, ce soft slot est bridé exprès puisqu'il dit "non" aux autres systèmes d'émulation. En fait, l'auteur voulait vraiment et uniquement une expérience similaire à ce qu'il avait avec sa GBA SP d'enfance. Donc il n'a pas non plus intégré les RetroAchievements ni les Cheats et encore moins tout ce qui était Bluetooth (c'est la prise jack ou rien).
Donc si vous voulez d'autres consoles, SpruceOS , dont je vous ai parlé en septembre, en gèrera bien plus.
Côté machines, slot tourne sur la RG SP, les RG34XX, RG34XXSP (sans le stick pour l'instant), RG35XXSP et 35XX Plus, et depuis la 1.6.0 sur la RG28XX. Le code est bien sûr sous licence GPL-3.0, et l'auteur précise que le frontend a été écrit par Claude Opus, puis relu par lui. C'est maintenant un gage de qualité car, eh, qui veut encore développer des outils à l'ancienne ? (lol, oui j'essaye de vous trigger !!)
Pour l'installer, il faut flasher BaseOS , l'image système de Prashant Vaibhav, sur une carte SD, puis démarrer la console une fois pour qu'elle étende le stockage. Ensuite, vous copiez le contenu de l'archive de slot à la racine de la carte et vous rangez vos ROMs dans leur dossier des plateformes sous Games/. Elles doivent être décompressées puisque slot ne lit ni les .zip ni les .7z.
Et pour faire une mise à jour, suffit de remplacer le dossier System/, sans toucher aux jeux ni aux sauvegardes. Le reste, y compris la variante à deux cartes SD où slot et vos jeux sont sur la seconde, est indiqué dans le guide du projet .

[Deal du jour] La version européenne de la Switch 2, dont vous pouvez remplacer la batterie vous-même, est en rayon depuis septembre. Amazon la propose déjà à 449,99 € au lieu de 499,99 €.

Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a menacé de détruire les câbles sous-marins, les centres de données et les sites d'IA liés aux États-Unis dans le Golfe si la guerre reprend.
Du 5 au 11 octobre 2026, treize entreprises françaises de cette sélection ont annoncé près de 270 millions d’euros de financements en capital. Spiko, Wiremind et Vates concentrent plus de la moitié du montant. Derrière ces trois opérations, les investissements répondent à des besoins différents : validation scientifique, capacité industrielle ou déploiement d’un logiciel déjà …
L’article SPIKO, WIREMIND, VATES : près de 270 millions d’euros annoncés par la French Tech cette semaine est apparu en premier sur FRENCHWEB.FR : innovation, tech, network.

Les précommandes de l’iPhone Duo ouvriront le vendredi 16 octobre, mais Apple permet déjà de préparer son achat dès ce lundi. Un moyen de gagner du temps pour celles et ceux qui comptent s’offrir le premier iPhone pliant dès sa sortie.

Dans un message publié sur X, le chercheur Andrej Karpathy décrit le fossé qui se crée dans la perception des capacités de l’IA. Son récit se résume à une idée : tandis que l’immense majorité de l’humanité voit encore un chatbot parfois maladroit, quelques milliers de personnes ayant accès aux systèmes internes des laboratoires voient déjà des agents capables de mener des cyberattaques.

Le jailbreak de la PS5 franchit une nouvelle étape avec l'émulation de jeux PS3. De quoi rapprocher la console de Sony d’un rêve de longue date : celui d’une machine capable de lancer presque tous les jeux PlayStation.
Le vol de crypto-actifs peut commencer par le piratage d’un compte sur une plateforme, la compromission d’un portefeuille logiciel ou l’altération d’un appareil matériel. Il peut aussi résulter d’une escroquerie : faux site d’investissement, faux support technique ou message envoyé depuis un compte usurpé. À ces risques s’ajoutent le chantage en ligne et les agressions …
L’article Sécuriser ses actifs crypto : les bonnes pratiques du portefeuille matériel aux réseaux sociaux est apparu en premier sur FRENCHWEB.FR : innovation, tech, network.
L’offre porte sur un poste de « Principal, UX, Search Discover », de niveau Director+, basé à Mountain View (Californie) ou à New York. Damien Andell l’a relayée et commentée sur LinkedIn le 11 octobre 2026.
Pour rappel, Google Discover est le flux de contenus recommandés affiché dans l’application Google et sur la page d’accueil mobile de Google. Il propose des articles et des vidéos selon les centres d’intérêt de l’utilisateur, sans qu’aucune requête soit tapée.
Selon l’offre, la personne recrutée pilotera la stratégie et l’exécution UX (expérience utilisateur) pour faire de Discover un flux proactif et hyper-personnalisé. Elle dirigera les projets de design destinés à redéfinir les interactions du flux, les formats de contenus et les expériences d’exploration fondées sur l’IA. Le poste est rémunéré entre 275 000 et 382 000 dollars par an aux États-Unis, auxquels s’ajoutent un bonus cible de 30 % et des actions. Le profil exigé est expérimenté : 15 ans de management d’équipes UX dans des groupes technologiques mondiaux, et une expérience de la conception de flux grand public.
La première responsabilité listée résume l’ambition. Le futur responsable devra porter la vision qui doit faire de Discover une expérience de « concierge » proactive et hyper-personnalisée. Le terme est à prendre au sens hôtelier : un service qui anticipe les besoins et agit pour l’utilisateur, proche d’un assistant personnel. Cet assistant doit aider les utilisateurs à progresser dans leurs objectifs.
Une autre responsabilité prolonge cette idée. Discover doit servir une base d’utilisateurs très large tout en permettant aux utilisateurs existants d’aller plus loin, en passant sans rupture de l’inspiration à l’action. Jusqu’ici, Discover servait surtout à proposer des lectures. L’offre décrit désormais un outil qui accompagne l’utilisateur jusqu’à un résultat concret. Elle ne précise pas quelles « actions » sont visées.
Pour les formats, l’offre fixe une feuille de route claire : déployer à grande échelle les formats générés par l’IA, concevoir de nouveaux mécanismes d’engagement et donner plus de place aux voix et aux points de vue humains dans le flux. Une phrase précise l’équilibre recherché : tirer parti des capacités de l’IA tout en plaçant au centre les voix et les sources humaines.
Le recrutement lui-même reflète cette orientation IA. Parmi les qualifications souhaitées figure l’expérience de la promotion d’outils de design « nativement IA » et de prototypage rapide. L’offre cite AI Studio (la plateforme de Google pour prototyper avec ses modèles Gemini) et le « vibe coding », c’est-à-dire le fait de produire du code en décrivant ce qu’on veut à une IA plutôt qu’en l’écrivant ligne à ligne. Google y décrit Discover comme un espace de design « AI-native » complexe.
Le poste implique une collaboration étroite avec les directions Produit, Ingénierie, Data Science et Recherche UX, mais aussi avec plusieurs autres entités de Google : YouTube, Shopping, Chrome et Android. Objectif affiché : proposer une expérience unifiée.
Les qualifications souhaitées vont dans le même sens. Google recherche quelqu’un qui a déjà mené des projets transverses à plusieurs produits et unifié des cadres de personnalisation. Les signaux d’intérêt collectés sur YouTube, Chrome ou Android pourraient doncpeser davantage dans les recommandations de Discover. La présence de Shopping, associée à l’idée de passer « de l’inspiration à l’action », suggère aussi qu’une partie de ces actions pourrait être commerciale. L’offre ne donne toutefois aucun exemple qui permette de le confirmer.
Deux autres qualifications souhaitées en disent long sur les priorités de Google. La première porte sur la capacité à définir une stratégie produit pour les jeunes publics et à trouver l’adéquation entre produit et marché (le « product-market fit ») dans des environnements de contenus concurrentiels. L’offre ne nomme aucun concurrent, mais les flux de recommandation qui captent l’attention des plus jeunes sont aujourd’hui ceux de TikTok ou d’Instagram.
La seconde concerne directement les éditeurs : Google cherche un profil ayant déjà construit des « échanges de valeur » avec les créateurs et les éditeurs. C’est la seule mention, dans l’offre, de la contrepartie que pourraient obtenir ceux qui alimentent le flux. Sa nature reste inconnue : trafic, visibilité de marque ou autre forme de rétribution. L’offre ne dit pas non plus si ce futur Discover sera déployé hors des États-Unis, ni à quelle échéance.
L’article "Google Discover : une offre d’emploi dévoile un projet d’assistant IA hyper-personnalisé" a été publié sur le site Abondance.

Pour laisser Grok faire vos achats, Elon Musk suggère de lui transmettre une photo de votre carte bancaire. Un conseil surprenant, alors que la documentation de l’IA invite à garder ses informations sensibles pour soi.
Hier, je suis tombé sur Carafe , une application pour Windows qui devrait vous intéresser si vous avez une Nintendo Switch crackée. En effet, son job c'est de transformer le dossier d'un jeu PC en titre compatible pour Nintendo Switch. Une fois installé, le jeu aura son nom et son icône présent dans le menu HOME de la console. Et surtout, il démarrera comme n'importe quel autre jeu Switch. Et tout ça, sans avoir de fichier à copier à la main sur la carte SD.
Mais qu'est-ce donc que cette sorcellerie me direz-vous ?
Eh bien au lancement, Carafe vous propose de choisir le répertoire où se trouve votre jeu ainsi que l'exécutable qu'il faut lancer, puis vous propose ensuite un nom, l'icône qui va bien et une config pour votre manette. Et ensuite il va fabriquer à partir de tout ça un NSP et il ne vous restera plus alors qu'à brancher votre Switch en USB avec DBI lancé dessus. Et Carafe copiera le fichier sur la carte SD ou dans la mémoire de la console directement.
En regardant plus près le contenu du NSP, vous y trouverez le jeu, ses réglages et un runtime construit sur Autorun , c'est-à-dire l'ancien Wine-NX qui fait tourner Wine sur le système de la Switch. La compatibilité revient donc à Autorun et n'est pas du fait de Carafe qui est juste un moyen de packager les jeux.
Autorun sait déjà créer un raccourci HOME Menu pour un jeu, mais il faut d'abord copier le dossier du jeu sur la carte SD (ou une clé USB), puis l'ajouter dans son lanceur. Carafe emballe ensuite tout ça dans un seul titre, avec sa propre sauvegarde gérée par la console comme pour un vrai jeu, et un écran de chargement pendant que Windows démarre, au lieu d'un écran noir.
Après, Autorun se déclare lui-même comme étant expérimental. Cela veut dire que certains jeux tournent bien, beaucoup démarrent puis s'arrêtent, et les jeux 3D gourmands ne tourneront peut-être jamais sur votre console de 2017 dont les 4 Go de mémoire sont partagés avec le système.
Carafe est un projet encore très jeune, puisqu'il est sorti il y a quelques jours seulement. Donc si vous voulez essayer, je vous conseille de commencer par un jeu un petit peu léger, et surtout d'aller consulter la page Compatibility du projet, qui vous permet à la fois de voir un peu ce que les autres ont fait avec cet outil, mais aussi de remonter votre propre expérience.
Côté prérequis, comme je vous le disais, il vous faut une Switch sous Atmosphère avec les sigpatches, DBI sur la console, et un PC sous Windows 10 ou 11 en x64 ou ARM64 (pas de macOS ni de Linux pour l'instant). L'installeur n'est pas encore signé, alors Windows va vous faire peur avec son "éditeur inconnu" (Faites donc "Informations complémentaires" puis "Exécuter quand même").
Et pour le risque côté Nintendo, l'installation de NSP homebrew est en général signal de bannissement immédiat, juste après la piraterie. Donc si vous êtes déjà banni, vous vous en foutez, mais si c'est pas le cas, faites bien attention. Et ça, c'est pour tous les NSP de ce genre, et pas seulement pour ceux de Carafe.
Donc pensez bien à couper le wifi pendant que vous installez ça, et pendant que vous y jouez. Carafe est sous licence GPL-3.0 ou ultérieure, et à récupérer sur GitHub pour ceux qui veulent tester !
Est-ce que vous vous souvenez de ce petit lien "Learn more" dont je vous avais parlé il y a un mois environ et qui permettait d'ouvrir un compte local lors de l'installation de Windows 11 Home sans passer par l'invite de commandes ? Eh bien Bob Pony, l'utilisateur de X qui l'avait repéré, vient de déclarer que ça avait été "discrètement" patché côté serveur .
Pour ceux qui l'avait raté, le concept c'était que sur l'écran qui vous réclame un compte Microsoft, le petit lien "Learn more" présent dans le paragraphe sous les "Sign-in options" pouvait nous envoyer direct sur la création d'un compte local. Comme ça pas de base de registre à bidouiller, ni de Wi-Fi à suspendre...
Comme quoi, une simple erreur peut engendrer beaucoup de bonheur !
Alors, c'est finito pour de bon ?
Parce qu'un correctif côté serveur, ça ne s'évite pas, hein surtout que comme le rappelle Windows Latest , l'installation repose sur des composants web, ce qui veut dire que même garder une vieille ISO sous le coude ça ne servira à rien.
Votre navigateur ne supporte pas la lecture de vidéos HTML5. Voici un
<a href="/windows-11-lien-learn-more-corrige/windows-11-lien-learn-more-corrige-1.mp4">lien vers la vidéo</a>.
Maintenant pour continuer à vous créer un compte local, c'est possible avec le célèbre Rufus , où il y a juste une case à cocher et comme ça votre clé USB ne réclamera plus aucun compte.
Bref, si vous avez une installation prévue aujourd'hui, tentez quand même le lien pour voir et me dire car pour le moment, seul Bob Pony a confirmé cette régression.

C'est officiel : Apple organise le 13 octobre à New York un événement baptisé « Welcome Home » consacré à la maison connectée. La marque devrait y lancer son premier écran pour la maison, le HomeView, une sorte d'iPad sans batterie à poser sur un socle ou à accrocher au mur, avec un nouveau HomePod mini et une nouvelle Apple TV.
par Marc-Olivier Boisset

Cette référence à Lem revenait avec une remarquable constance dans mes échanges avec Jean Langlois-Berthelot. Il assure aujourd’hui l’encadrement des recherches de plusieurs officiers supérieurs sur la simulation, la décision, les systèmes cognitifs et la transformation technologique. Ceux-ci savent d’ailleurs qu’il existe peu de problèmes auxquels il ne finisse, tôt ou tard, par inviter l’écrivain polonais — au point que certains pourraient le croire discrètement inscrit au programme. La formule prête à sourire ; le fond est pourtant décisif. Mon directeur de thèse professionnelle m’a expliqué à plusieurs reprises que sa lecture adolescente de Lem avait constitué la première pierre de sa réflexion sur les mondes simulés. En analysant à mon tour les travaux de Lem, j’y ai retrouvé les problèmes de l’observateur, de l’incertitude, des systèmes qui réagissent et des décisions prises dans des mondes devenus difficilement intelligibles. Cette première intuition est devenue beaucoup plus tard un travail structuré sur le Net Assessment, les systèmes cognitifs et la simulation stochastique.
Cet article part donc d’une question très concrète : comment construire une simulation cyber dans laquelle les choix humains modifient réellement la situation ? Pour y répondre, je suis revenu à plusieurs reprises vers Jean. Il m’a, sans grande surprise, ramené plusieurs fois vers Lem. Les textes de l’écrivain polonais sont ainsi devenus l’un des points d’appui intellectuels de ce travail.
Les cyber ranges ont appris à reproduire des réseaux, des logiciels et des adversaires. Ils entraînent efficacement les équipes à détecter, contenir et restaurer. Mais une crise cyber majeure ne se joue pas seulement dans les journaux techniques. Elle se joue dans une cellule où il faut décider avec des informations incomplètes, sous la pression du temps, tandis que la population réagit et que l’adversaire s’adapte. La prochaine frontière de la simulation est donc moins celle de la machine que celle du choix.
À 8 h 17, l’authentification devient instable. À 8 h 31, plusieurs postes affichent une demande de rançon. À 8 h 46, une vidéo attribuée au directeur général annonce l’arrêt du service. Elle est fausse, mais déjà relayée. À 9 h 05, le centre d’appel sature. À 9 h 20, un prestataire propose de couper une interconnexion dont dépendent aussi deux sites encore sains. La cellule de crise doit choisir : isoler, communiquer, attendre ou basculer. Chaque option protège quelque chose et expose autre chose.
Cette scène concentre la difficulté contemporaine. Une crise cyber associe désormais un système technique dégradé, une population qui cherche des solutions, un espace informationnel disputé et des décideurs dont les choix modifient la suite de l’attaque. Or nos entraînements représentent encore trop souvent ces dimensions séparément. Les techniciens combattent dans un cyber range. Les dirigeants discutent autour d’une table. Les communicants reçoivent quelques injects. La population, elle, demeure hors champ.
C’est à partir de cette difficulté que j’ai construit mon projet de recherche : non plus seulement observer la robustesse d’un système informatique, mais comprendre ce qui arrive à la décision lorsque l’attaque transforme simultanément les faits, les perceptions et les possibilités d’action. Pour préciser cet objet, j’ai interrogé à plusieurs reprises Jean Langlois-Berthelot, qui dirige mes recherches doctorales à l’ESCP Business School et travaille depuis plusieurs années sur les mondes simulés, le Net Assessment et les systèmes cognitifs.
Marc-Olivier Boisset — Pourquoi parler de monde simulé plutôt que de simple scénario de crise ? Et je suppose que vous allez encore me répondre Stanisław Lem…
Jean Langlois-Berthelot — Probablement, oui. Mais ce n’est pas tout à fait ma faute s’il avait posé le problème avant nous. Un scénario raconte ce qui doit arriver, tandis qu’un monde réagit à ce que nous faisons. Chez Lem, l’être humain ne rencontre pas seulement un environnement étrange : il rencontre les limites de ses propres catégories. Une simulation utile doit produire ce même déplacement. Elle ne doit pas confirmer le plan ; elle doit révéler ce que le plan ne sait pas voir.
Le résultat peut être trompeur. Une équipe peut restaurer les serveurs tout en perdant la confiance des usagers. Une décision prudente à l’échelle du réseau peut interrompre un service essentiel. Une communication exacte mais tardive peut laisser le récit adverse définir la crise. La performance technique n’est pas encore la maîtrise de la situation.
Les grands exercices ont atteint une échelle remarquable. Cyber Coalition 2025, principal exercice de cyberdéfense de l’OTAN, a réuni 1 300 défenseurs provenant de 29 Alliés et de sept pays partenaires. Pendant sept scénarios réalistes, les participants ont affronté des attaques contre des infrastructures nationales critiques, des vulnérabilités spatiales, des perturbations d’opérations et des activités malveillantes visant les sauvegardes.
Les chiffres et les scénarios sont publiés par l’Allied Command Transformation de l’OTAN.
Aux États-Unis, Cyber Storm IX a mobilisé en avril 2024 plus de 2 200 participants issus des administrations fédérales, des États, des infrastructures critiques, du secteur privé et de partenaires internationaux. L’exercice ne visait pas à tester une entreprise isolée, mais la coordination nationale face à une crise affectant plusieurs secteurs. Son rapport après action insiste notamment sur la circulation de l’information, la compréhension commune de la situation et l’articulation entre acteurs publics et privés.
La CISA présente le dispositif et son retour d’expérience dans Cyber Storm IX: National Cyber Exercise.
L’Union européenne a fait du même problème un objet d’entraînement exécutif. Blue OLEx 2024 a rassemblé les responsables nationaux de la gestion des crises cyber au sein d’EU-CyCLONe. Le scénario portait sur des attaques de grande ampleur contre des secteurs d’importance vitale et sur leurs conséquences politiques, économiques et sociales. Le niveau testé n’était donc plus seulement celui du centre opérationnel : c’était celui de la coopération entre autorités lorsqu’une crise traverse les frontières et les compétences.
La Commission européenne décrit l’exercice dans Blue OLEx 2024.
Ces exercices sont indispensables. Ils révèlent des procédures incompatibles, des listes de contacts périmées, des informations qui ne circulent pas et des autorités qui ne partagent pas le même vocabulaire. Mais leur architecture reste souvent scriptée. Les événements sont préparés à l’avance, les réactions de la société sont incarnées par une équipe d’animation et le temps de l’exercice impose de condenser la crise. On éprouve une organisation dans un récit, plus rarement un ensemble d’options dans des milliers de futurs possibles.
Cette limite devient critique lorsque les effets se répondent. Couper un réseau réduit la propagation du logiciel malveillant mais prive les agents d’un outil de coordination. Annoncer une possible fuite de données protège les personnes concernées mais déclenche des appels, des retraits ou des reports vers d’autres services. Prioriser un hôpital peut retarder la restauration d’un opérateur de télécommunications dont dépendent plusieurs établissements. La décision n’est pas un commentaire ajouté à l’incident : elle en devient une variable active.
Marc-Olivier Boisset — Dans mon projet, la difficulté consiste précisément à représenter une décision qui modifie la crise. Où faut-il placer l’acteur humain dans le modèle ?
Jean Langlois-Berthelot — À l’intérieur. Nous avons longtemps placé le décideur devant la simulation, comme un spectateur appelé à choisir entre plusieurs sorties. Or la décision transforme le système observé : elle ferme des branches, déplace les dommages, modifie l’adversaire et change ce que la population croit possible. Lem avait compris avant beaucoup de théoriciens que l’observateur n’est jamais extérieur au monde qu’il cherche à comprendre.
Cette réponse modifie la conception même de l’exercice. Le décideur ne commente plus une attaque préécrite. Ses arbitrages deviennent des événements du modèle, au même titre qu’une compromission, une panne ou une campagne de désinformation.
Il faut franchir une étape et construire un jumeau décisionnel socio-cyber. Ce jumeau ne serait pas la copie psychologique d’un dirigeant. Il représenterait la situation dans laquelle une décision devient possible : les informations disponibles, leur degré de confiance, les délais, les responsabilités, les ressources, les dépendances techniques, les réactions de la population et les actions probables de l’adversaire.
Marc-Olivier Boisset — Vous revenez tellement souvent à Lem lorsque nous travaillons sur ce jumeau décisionnel que je finis par me demander s’il ne participe pas officieusement à mon doctorat. Que vous a réellement apporté sa lecture ?
Jean Langlois-Berthelot — Il faudrait alors lui attribuer une place dans les remerciements. Plus sérieusement, Lem m’a donné très tôt une intuition que je n’étais pas encore capable de formaliser : un monde simulé n’est pas une copie appauvrie du réel. Il peut devenir un instrument de connaissance plus exigeant que la description, parce qu’il oblige à expliciter les règles, les dépendances et les angles morts. Solaris est exemplaire : les personnages accumulent les données, mais leur dispositif d’observation produit aussi leurs erreurs. J’ai retrouvé cette question plus tard dans les opérations, puis dans le Net Assessment, la simulation stochastique et l’étude des systèmes cognitifs.
Marc-Olivier Boisset — À vous entendre, Lem avait donc déjà tout écrit. Vous ne le présentez tout de même pas comme un prophète de l’intelligence artificielle ?
Jean Langlois-Berthelot — Ce serait l’appauvrir. Lem ne prédit pas nos outils ; il étudie notre tendance à leur déléguer trop vite une intelligibilité. Il demande ce que devient la décision lorsque la machine calcule davantage que nous, alors même que le sens de la situation demeure disputé. C’est exactement le problème d’une cellule de crise cyber entourée de tableaux de bord, d’alertes et d’agents génératifs.
Le premier moteur reproduit le système attaqué. Il contient les actifs, les identités, les données, les sauvegardes, les dépendances et les capacités de repli. Il ne simule pas seulement la compromission ; il calcule ce que chaque mesure de confinement rend indisponible. Le deuxième moteur représente une population synthétique : usagers, salariés, fournisseurs, médias, élus et opérateurs voisins. Ces agents cherchent une information, changent de canal, se reportent vers un service, diffusent un message ou renoncent à une action.
Le troisième moteur incarne un adversaire adaptatif. Celui-ci observe les défenses, déplace son accès, choisit le moment de publier des données, exploite une déclaration ambiguë ou fabrique un faux message pour accélérer la désorganisation. Enfin, la cellule humaine prend les décisions. Elle ne joue pas contre un scénario figé, mais dans un environnement qui réagit à ses choix.
Le modèle doit alors simuler les perceptions autant que les faits. Une cellule ne sait jamais immédiatement quels systèmes sont réellement compromis, si une sauvegarde est saine, si le prestataire dit toute la vérité ou si un message viral provient de l’attaquant. Chaque information devrait donc être accompagnée d’une provenance, d’un délai et d’un niveau de confiance. Une donnée correcte peut arriver trop tard ; une donnée fausse peut être cohérente avec les signes disponibles. C’est dans cet écart que naît la décision de crise.
L’OTAN définit le wargame précisément par cette interaction entre une force bleue qui pense et une force rouge qui pense. Son Allied Command Transformation insiste sur un environnement où l’échec sert à tester les idées, les plans et les technologies jusqu’à leur point de rupture. Le but n’est pas de prédire l’avenir, mais d’explorer des futurs possibles et les conséquences des choix qui les produisent.
Cette conception est développée dans les travaux de l’OTAN sur l’Audacious Wargaming.
La puissance de calcul et les agents génératifs permettent désormais de multiplier les parties. Une même cellule peut rejouer la crise avec un autre ordre d’informations, un adversaire plus patient, une population moins confiante ou une panne plus longue. Des milliers de simulations synthétiques peuvent ensuite explorer les branches que les humains n’ont pas jouées. Mais la machine ne doit pas attribuer une note magique à la bonne décision. Elle doit rendre visibles les compromis : temps gagné, services préservés, dommages déplacés, incertitude résiduelle et capacité future d’agir.
Marc-Olivier Boisset — Revenons tout de même à mon projet avant que Solaris n’absorbe définitivement l’article. Il suppose de multiplier les parties et d’explorer des branches que la cellule humaine n’a pas jouées. Comment éviter que le calcul ne se transforme en oracle ?
Jean Langlois-Berthelot — En refusant qu’il fournisse une vérité finale. La machine peut explorer, comparer, mettre en tension et conserver la trace de milliers de bifurcations. Elle ne doit pas effacer les hypothèses qui ont produit ses résultats. Chez Lem, les machines deviennent dangereuses moins parce qu’elles pensent que parce que les humains cessent d’interroger les catégories dans lesquelles elles calculent. Une bonne simulation augmente la contestabilité de la décision ; elle ne sacralise pas son score.
Le résultat intéressant n’est donc pas : la cellule a-t-elle gagné ? Il est : sur quelles hypothèses a-t-elle décidé, quels signaux a-t-elle négligés, quelles options a-t-elle refermées et à quel moment son choix est-il devenu irréversible ? Le débriefing passe alors du récit des actions à l’anatomie de la décision.
Une simulation de cette nature exige de nouveaux indicateurs. Le temps moyen de restauration reste nécessaire, mais il ne suffit plus. Il faut mesurer le délai avant une compréhension partagée, le nombre de décisions prises sans information critique, la vitesse de correction d’une hypothèse fausse, la capacité à conserver plusieurs options, le coût humain du fonctionnement dégradé et le temps nécessaire pour rétablir un canal officiel crédible.
On peut également observer l’équité de la réponse. Quelle population perd le service en premier ? Qui dispose d’une solution de repli ? Une mesure de sécurité transfère-t-elle le risque vers des personnes moins équipées, un territoire voisin ou un sous-traitant invisible ? Une organisation résiliente n’est pas seulement celle qui redémarre vite. C’est celle qui sait à qui elle fait supporter le temps de la crise.
La meilleure décision n’est d’ailleurs pas toujours celle qui minimise immédiatement les dommages. Elle peut être celle qui préserve la liberté d’agir au tour suivant. Retarder une annonce de quelques minutes pour vérifier un fait peut éviter une panique ; la retarder de deux heures peut livrer l’espace informationnel à l’adversaire. Isoler un prestataire peut sauver le cœur du réseau ; le faire sans solution alternative peut empêcher toute reprise. La qualité réside dans le moment, les dépendances comprises et la possibilité de réviser le choix.
Marc-Olivier Boisset — Je vais tenter une question sans auteur polonais : si le modèle ne doit pas désigner une décision optimale, que doit finalement mesurer mon projet ?
Jean Langlois-Berthelot — La liberté d’agir. Une décision peut réduire le dommage immédiat tout en rendant la situation suivante ingouvernable. Il faut donc mesurer les options conservées, la réversibilité, la qualité des informations encore accessibles et la capacité à corriger une hypothèse fausse. C’est une idée profondément lémienne : l’intelligence ne consiste pas à tout prévoir, mais à continuer de penser lorsque le monde résiste à nos représentations.
Cette proposition fournit au projet son critère directeur. La résilience ne se réduit plus au retour à l’état initial. Elle désigne la capacité d’une organisation à préserver assez de prises sur la situation pour réviser son jugement et agir de nouveau.
Pour devenir crédible, le jumeau devra être gouverné comme un système critique. Ses données peuvent révéler les points faibles de l’organisation. Ses hypothèses comportementales peuvent produire de faux effets de précision. Ses agents peuvent amplifier les biais de leurs données d’entraînement. Chaque résultat doit rester traçable : version du modèle, paramètres, sources, incertitudes et décisions humaines. Un modèle opaque ne prépare pas à la crise ; il déplace simplement la confiance vers une nouvelle boîte noire.
Il faudra surtout accepter de faire varier ce que l’institution préfère tenir pour acquis. Que se passe-t-il si le canal de crise est lui-même compromis ? Si le message du dirigeant n’est plus cru ? Si deux autorités légitimes donnent des consignes incompatibles ? Si le prestataire commun à plusieurs secteurs privilégie un autre client ? La simulation prend toute sa valeur lorsqu’elle dérange le plan sans caricaturer le réel.
Les trois premiers articles de cette série ont proposé d’élargir le champ : passer du réseau à la population, construire le jumeau socio-cyber des infrastructures critiques, puis simuler une population ciblée par le phishing, les deepfakes et les faux messages d’urgence. Le dernier mouvement consiste à réunir ces éléments autour de ceux qui doivent agir. Réseau attaqué, services essentiels, population synthétique, adversaire informationnel et cellule de crise appartiennent enfin à la même expérience.
Nous ne manquons plus seulement de plans. Nous manquons d’endroits où les mettre en échec sans subir la catastrophe qu’ils prétendent éviter. Le cyber range de demain sera cet endroit : non une salle où l’on répète la bonne réponse, mais un laboratoire où l’on découvre pourquoi une décision raisonnable peut devenir dangereuse lorsque le système, la société et l’adversaire réagissent ensemble.
Marc-Olivier Boisset — Au fond, qu’est-ce qu’un exercice réussi devrait faire éprouver à ses participants ?
Jean Langlois-Berthelot — Le moment où leur représentation cesse de suffire, sans que l’action devienne pour autant impossible. Lem place constamment ses personnages à cet endroit. Ils ne sont pas privés d’intelligence ; ils découvrent que leur intelligence a été construite pour un autre monde. L’exercice devient fécond lorsqu’il permet cette découverte sans attendre la catastrophe réelle.
Simuler la bataille de la décision ne donnera jamais la certitude de choisir juste. Cela donnera mieux : la capacité de reconnaître plus tôt ce que l’on ignore, de préserver des options et de décider sans confondre vitesse et maîtrise. Dans une crise cyber, la résilience commence peut-être là : non dans la promesse de tout prévoir, mais dans l’entraînement obstiné à penser sous attaque.
Marc-Olivier Boisset est officier supérieur de l’armée de Terre et breveté de l’enseignement militaire supérieur. Il achève actuellement un doctorat professionnel à l’ESCP Business School, sous la direction de Jean Langlois-Berthelot. Ses recherches portent sur la décision, la résilience et les transformations des organisations confrontées aux environnements cyber.
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Le métier d’osinter amène à une consultation fréquente des réseaux sociaux. Mais surtout, l’expérience d’analyste et ma connaissance du marché de l’information m’amènent à questionner plus facilement les contenus qui nous sont proposés. Dans le cas présent, un carrousel d’une soixantaine de contenus visuels, intégré directement à mon fil Instagram fait la promotion de TikTok. À première vue, rien d’anormal. Ce format publicitaire « in-feed » permet à l’annonce de s’insérer entre les publications classiques consultées par les utilisateurs tout en reprenant les codes visuels et les mécanismes d’interaction habituels du réseau social : visionnage de vidéos, like, commentaire et partage de la publicité avant de poursuivre sa navigation au sein de son fil.

Le défilement des publications présente une succession de captures et d’extraits de contenus disponibles sur la plateforme chinoise, destinés à illustrer la diversité des contenus accessibles. En faisant défiler les différents éléments, apparaît notamment un extrait issu d’une vidéo publiée par Hicham Hamza, administrateur du site Panamza. Celui-ci dispose d’un compte TikTok, @panamza.com, sur lequel sont régulièrement relayés des contenus relevant de thèses conspirationnistes. Parmi les théories diffusées figurent notamment des affirmations mettant en cause Israël dans les attentats du 11 septembre 2001, ainsi que dans ceux du 13 novembre 2015 en France (voir capture).


À gauche, la capture issue de la publicité TikTok diffusée sur Instagram, à droite,
les contenus diffusés sur le compte de l’influenceur.
La suite du carrousel met également en scène une personnalité politique : Marion Maréchal Le Pen. Cependant, ce ne sont ni ses idées politiques ni une promotion du parti qu’elle a fondé, Identité-Libertés (IDL) qui sont mises en avant, mais son apparence physique. Bien qu’au sens des mentions légales de Meta, cette publicité ne soit pas considérée comme politique, la mise en avant à plusieurs reprises d’une représentante politique de l’extrême droite pour recruter de nouveaux utilisateurs devrait nous interroger sur la stratégie d’une plateforme utilisée par plus de 74 % des 18-24 ans qui, pour certains, voteront pour la première fois en 2027.

Cependant, puisque les réseaux sociaux constituent un terrain privilégié pour les usurpations d’identité, qu’elles ciblent des personnes physiques, des institutions ou des marques, j’ai entrepris des investigations complémentaires afin de m’assurer que la page « TikTok-EU » appartient bien à ByteDance, l’entreprise chinoise qui détient le réseau social. La solution qui s’offre à moi : aller consulter la bibliothèque publicitaire de Meta qui recense l’ensemble des contenus ayant fait l’objet d’une sponsorisation financière sur l’année écoulée.
Ma consultation de la page attribuée à l’annonceur « TikTok-EU » fait apparaître une autre catégorie de contenus particulièrement sensibles : une série de publicités sponsorisées mettant en scène des femmes confrontées à des situations de violence. Leurs expressions suggèrent tour à tour la peur, la détresse ou l’impuissance, tandis que les personnages masculins sont représentés dans une position de domination ou d’agresseur. La contrainte physique constitue un motif récurrent de ces visuels avec une femme aux poignets ligotés, une autre que l’on empêche de crier, tandis que certaines sont fermement empoignées.









Extrait des publicités sponsorisées issues de la bibliothèque publicitaire de Meta
Ici, la charge émotionnelle des visuels fonctionne comme un cliffhanger : l’internaute s’interroge sur la suite de l’histoire du personnage, va t’elle s’en sortir ? Il crée une attente et incite à cliquer pour obtenir la suite qui est sous-entendue par le bouton « Play », la barre de lecture et de l’accroche « What’s wrong with her? Watch TikTok ! ». Sauf que lorsqu’un utilisateur clique sur ces contenus, le clic renvoie directement vers la page de téléchargement de l’application sur le Google Play Store. Une fois installée, l’utilisateur accède au fil de contenus de la plateforme, sans retrouver la séquence qui l’avait initialement conduit à cliquer.

Capture de la page de redirection des publicités sponsorisées
Alors même que les fonctionnalités Meta permettent d’ajouter des vidéos, ces visuels isolés sont privés d’un contexte narratif, comme c’est le cas dans une série ou un film, et ne servent donc plus à raconter une histoire ou à en délivrer une morale. La violence, la contrainte et les rapports de domination qu’ils mettent en scène sont instrumentalisés comme des ressorts d’attraction destinés à provoquer l’émotion. L’analyse des publicités révèle également le recours à des accroches aux ressorts misogynes, à l’image de cette formule : « Elle n’était pas innocente. Elle était calculatrice. » Ce qualificatif réactive le stéréotype de la femme manipulatrice, dont les intentions supposément cachées viendraient relativiser son statut de victime. Pour découvrir les comportements censés justifier cette caractérisation, l’utilisateur est incité à cliquer via le bandeau blanc qui indique « Watch her on TikTok! », sans savoir qu’il n’accédera pas à la vidéo mise en avant dans la publicité. Il existe ainsi un décalage manifeste entre ce que l’accroche laisse espérer, découvrir la suite du récit, et ce à quoi le clic donne effectivement accès.
Par ailleurs, la duplication d’un même visuel, dont l’exemple ci-dessous montre plusieurs occurrences, vient conforter l’hypothèse d’un mécanisme publicitaire récurrent. Les scènes de violence et les rapports de domination, deviennent ici des leviers de captation de l’attention, intégrés à un parcours d’acquisition dont l’aboutissement est le téléchargement de TikTok.




La poursuite de mes recherches en sources ouvertes, m’amène à consulter les encarts « bénéficiaire et payeur » de ces publicités afin de vérifier si elles sont bien financées par l’entreprise chinoise. Malheureusement, nombre d’entre elles n’affichent pas d’informations complémentaires à la mention de « TikTok-EU ».

Informations sur le bénéficiaire et payeur de plusieurs publicités de la page ‘’TikTok – EU’’
Au passage, je découvre un nouveau type de publicités : la mise en avant de visuels pour “perdre du gras”. On y découvre des aliments secs et sans assaisonnement, mais aussi une liste de produits recommandés comme l’avocat censé soutenir la perte de graisse. Si les études scientifiques permettent d’affirmer que grâce à ses fibres et à ses lipides, l’avocat peut contribuer à la satiété, sa consommation ne peut être directement associée à une perte de masse graisseuse. Cette pratique soulève une question de santé publique : peut-on recommander de façon indiscriminée la tenue d’un régime au risque de contribuer à l’aggravation de troubles alimentaires ?.



Exemples de publicités sponsorisées faisant la promotion de repas légers
issues de la page ‘’TikTok – EU’’
D’autres contenus illustrent également la bataille de l’attention que se livrent les plateformes. TikTok ne cherche pas seulement à promouvoir son propre service, il se positionne explicitement face aux autres applications, en jouant sur l’idée qu’elles seraient déjà dépassées ou incapables de comprendre les attentes de leurs utilisateurs. Les formulations employées sont particulièrement explicites : « Si c’est viral ailleurs, c’est déjà has been sur TikTok« , « Tu scrolles toujours sur des applis qui ne te comprennent pas ? TikTok te montre exactement ce que tu as envie de regarder. Installe TikTok et vois par toi-même. » ou encore « Et si je te disais que tu perds ton temps d’écran sur la mauvaise appli ?« . L’entreprise Meta a-t-elle identifié cette offensive et la menace qu’elle représente pour ses propres plateformes ?
Enfin, la persévérance finit par payer et je découvre sur d’autres publicités, que la société ByteMod Pte Ltd est référencée en tant que “payeur”. Entité basée à Singapour, elle est étroitement liée à ByteDance, la maison-mère de TikTok.

Ces contenus ont été diffusés durant l’année écoulée dans un contexte où Meta a décidé d’interdire toutes les publicités jugées liées à des “enjeux politiques, électoraux ou sociaux”. Pourtant, mettre en avant un influenceur complotiste et antisémite ne constitue t-il pas un enjeu politique ?
Si les plateformes invoquent régulièrement un rôle de simple hébergeur ou distributeur de contenus, cette qualification ne tient plus dans le cas des publications sponsorisées, où elles participent directement à la sélection, à la mise en forme et à la diffusion de messages publicitaires, devenant de fait co-actrices de la production éditoriale du contenu.
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Ledger a confirmé, samedi 10 octobre, la présence d’un implant matériel non autorisé dans l’appareil d’un utilisateur concerné par son enquête sur des vols de cryptomonnaies. Les signalements portent sur des produits achetés auprès de CryptoBilis, un revendeur présent en Asie du Sud-Est. La découverte établit une altération physique dans au moins un appareil ; …
L’article LEDGER : un implant matériel met à l’épreuve la sécurité de sa chaîne de distribution est apparu en premier sur FRENCHWEB.FR : innovation, tech, network.

Anduril a annoncé ce mardi 6 octobre un chantier naval à 6,6 milliards de dollars (environ 5,9 milliards d’euros) pour l’US Navy. Il reposera sur ArsenalOS, un logiciel qui doit piloter toute la production de l’entreprise.

Cette semaine, l'IA a beaucoup fait parler. OpenAI a impressionné le monde scientifique avec ses 772 manuscrits mathématiques, tandis que Mistral AI a fait son retour dans la course avec son premier modèle depuis de longs mois (et se repositionne dans les classements). Du côté d'Orange, on a aussi découvert le premier décodeur « home cinéma ».
Le parasite SEO (malin pour les uns, black hat pour les autres) consiste à publier un contenu sur un site tiers qui a la confiance de Google, pour profiter de son autorité. On s'en sert pour faire ranker la page elle-même sur des requêtes que son propre site n'atteindrait jamais, ou pour obtenir un backlink depuis un domaine prestigieux. Les supports habituels sont les grands médias qui vendent des articles sponsorisés, les plateformes de publication ouvertes à tous, les forums et les pages de profil.
Le cas le plus connu reste celui d'Outlook India, un magazine d'actualité indien. En septembre 2023, un fil très partagé sur X montrait comment sa rubrique d'articles sponsorisés dominait Google sur les rencontres, les compléments alimentaires ou les casinos. Les affiliés y achetaient un article pour 150 à 175 dollars, et la rubrique comptait plus de 18 000 pages. Le fil en déduisait près de 2,7 millions de dollars de revenus pour le média. Google a depuis visé ce genre de pratique avec sa règle sur l'abus de réputation de site, appliquée depuis mai 2024 et durcie en novembre 2024.
Les Bases du numérique d'intérêt général est une plateforme de l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), où médiateurs, associations et collectivités partagent des ressources pour accompagner le public dans ses usages du numérique. Il suffit d'une adresse e-mail pour y créer un compte et publier.
L'astuce était simple : on publiait une ressource avec un lien vers son site, et on obtenait un backlink dofollow gratuit sur un domaine en .gouv.fr. D'après l'équipe de la plateforme, la page était indexée en moins de 24 heures. Le spot circulait depuis un moment chez les SEO, et les ressources du type « les meilleurs consultants SEO en France » ou « simulateur PEA gratuit » s'y multipliaient.
Le 30 septembre, une vidéo publiée sur X (près de 10 000 vues) le présentait comme un « backlink DF puissant ». Le 4 octobre, une capture partagée dans la discussion montrait une ressource des Bases, « Les 7 meilleures banques en ligne en 2026 », en premier résultat naturel sur « meilleure banque en ligne », deux jours après sa publication. « C'est le parasite le plus puissant que je connaisse », commentait un SEO.
Le lendemain, le 5 octobre, l'équipe a intégré un correctif, documenté publiquement dans le code source de la plateforme. Tous les liens saisis par les utilisateurs portent désormais l'attribut rel="nofollow ugc", y compris dans les ressources publiées avant. Les outils de backlinks peuvent encore les afficher en dofollow tant qu'ils n'ont pas réexploré les pages.
La modération a suivi. Plusieurs ressources consacrées au SEO renvoient désormais une erreur 404 : un audit SEO gratuit, une présentation des trois types de SEO, un comparatif des meilleurs outils SEO de 2026. Le 6 octobre, un SEO racontait sur X que sa ressource, publiée sans lien ni promotion, avait été supprimée tout de suite.
Google, lui, n'a pas encore fait le ménage. Le 10 octobre, la ressource « Meilleur outil SEO 2026 », publiée une semaine plus tôt et passée depuis en 404, était toujours 3e sur « meilleur outil seo ». Elle arrivait juste sous notre sélection d'outils SEO, toujours en ligne pour ceux qui cherchaient un comparatif 
Recherche « meilleur outil seo » sur Google, le 10 octobre 2026. La page des Bases renvoie une erreur 404 mais reste indexée en troisième position.
Un petit mot pour l'équipe des Bases, si vous passez par ici
Au moment où nous écrivons ces lignes, votre fichier robots.txt affiche Disallow: /. C'est peut-être voulu, mais en attendant, Google ne peut plus explorer aucune page du site, les bonnes ressources comprises. Ce serait dommage de les priver de lecteurs 
Des spots comme celui des Bases, il en existe des centaines, et le parasite SEO fonctionne plutôt bien. Ces liens ont de la puissance, les pages se positionnent vite sur presque n'importe quel mot-clé et apportent de la visibilité à des sites ou à des marques. Pour ranker vite sur une courte durée, la méthode est simple et efficace, et il faut une bonne dose de créativité pour dénicher ces spots.
Pour un site qui veut durer, nous y voyons quatre problèmes :
Nous ne recommandons donc pas cette pratique, aussi maline soit-elle. Sur Les Bases, il y avait pourtant mieux à faire : un guide pour repérer une arnaque ou vérifier la fiabilité d'un site aurait eu sa place sur la plateforme, et il y serait sans doute encore.
L’article "Backlink en .gouv.fr : la petite astuce SEO qui ne marche plus depuis le 5 octobre" a été publié sur le site Abondance.

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