L'équipe derrière suyu , l'émulateur Nintendo Switch né des cendres de yuzu , a publié le début septembre une dernière version de son logiciel, puis a fermé le dépôt sur un ultime commit intitulé "FINAL". Et cette version d'adieu embarque un truc que j'ai trouvé intéressant. C'est un mode baptisé Recompiler, qui change totalement la façon dont le code du jeu est "traduit".
D'habitude, un émulateur traduit les instructions ARM de la console en instructions x86 au fur et à mesure que le jeu tourne. C'est ce qu'on appelle un JIT. Alors que là, le mode Recompiler fait le boulot à l'avance en prenant le code ARM64 du jeu et en le convertissant en code C.
Le code de suyu ne cache pas d'où vient l'idée, puisqu'il se décrit lui-même comme un moteur produisant du C portable "à la manière de N64Recomp". Grâce à cette technique de recompilation, en bout de la chaîne, vous obtenez un vrai binaire .exe sous Windows, ELF sous Linux, ou Mach-O sous macOS.
Faut savoir qu'un jeu entier, ça fait des millions de blocs de code (oui, des millions !), et réunis dans un seul fichier C, ça pèserait des centaines de mégaoctets. Soit de quoi occuper un compilateur durant des heures avec beaucoup de mémoire consommée et éventuellement un abandon par K-O technique ^^... Alors qu'en le recompilant, on peut profiter de perfs natives sans éclater la machine.
Maintenant la réalité c'est que le programme obtenu grâce à cette recompilation, ne se débrouille pas tout seul. Le JIT n'a pas vraiment disparu, mais se construit à la demande, dès que l'exécution tombe sur une adresse que l'analyse statique n'avait pas repérée (un appel indirect, typiquement). Sans ce filet de sécurité, le jeu se figerait sur un écran noir. Je vois bien comment ça marche parce que c'est ce que j'ai exploré avec mon outil de recompilation Kompote.
Et ensuite, le jeu recompilé continue de passer par la couche d'émulation de suyu pour ses services système et son GPU. Bref, on est encore loin du jeu Switch qui tournerait tout seul sur votre PC, mais je n'ai aucun doute sur le fait que ça arrivera bientôt.
Notez que les binaires téléchargeables datent tous du 4 septembre, alors que les derniers correctifs ont été committés les 12 et 13. Il faudra donc compiler le code pour profiter de cette dernière version.
Quant à savoir pourquoi le projet s'arrête maintenant, l'équipe n'en dit pas un mot mais je sais juste qu'un avis DMCA de Nintendo avait déjà emporté son dépôt principal en juillet 2024, et qu'un nouvel avis du 17 août dernier avait fait tomber d'un coup 307 dépôts dont l'adresse contenait le mot suyu.
Mais rassurez-vous, ça ne veut pas dire que l'émulation Switch s'arrête pour autant puisqu'un fork a repris le code dans la foulée et enchaîne déjà les versions.
Et Eden , le projet dont suyu descend directement, continue tranquillement sa route sur son propre serveur, loin de GitHub, avec une version publiée en juin et un dépôt encore actif à la mi-septembre. C'est donc là qu'il faut regarder si vous cherchez un émulateur Switch encore suivi.
Source : le dépôt archivé de suyu et l'article de Wccftech

[Deal du jour] Bouygues Telecom propose la PS5 à partir de 101 € pour toute souscription à l’une de ses box fibre Gaming, avec engagement de 24 mois. La console peut même revenir à 1 € après reprise d’une PS4 ou d’un smartphone éligible, grâce à la valeur de reprise.
Vous avez une carte Radeon dans le PC, et un logiciel boosté à l'IA qui refuse de se lancer ailleurs que sur de la NVIDIA ? Roooh c'est dommage ! Cet outil vous réclame probablement CUDA en dur et malheureusement, personne n'ira faire une version fonctionnelle pour votre carte AMD.
Alors on fait quoi ? On se roule en boule et on chiale ? Bah non, on installe CUDA-for-AMD-Windows comme des guerrier(e)s et on avance dans la vie !
Ce projet est assez unique puisqu'il n'écrit pas une seule ligne de traduction CUDA. En réalité c'est un jeu de scripts PowerShell qui monte la pile à votre place avec ZLUDA d'un côté, qui fait le travail de traduction depuis des années, et le HIP SDK d'AMD de l'autre, qui fournit les bibliothèques de calcul.
Car c'est justement ce qui manquait sous Windows. Le pilote Adrenalin vous donne le runtime, mais pour le reste de ROCm, demmerdez-vous entre un SDK officiel en retard et des compilations nocturnes buggées... Breeeeef.
Du coup, ce script d'installation fait ce tri pour vous. Il repère votre carte et son architecture gfx, vérifie que le pilote AMD et le HIP SDK sont là, télécharge une version précise de ZLUDA et, si votre programme en a besoin, LibTorch. Il compare les empreintes SHA-256 des archives, et finit en lançant le contrôle de ZLUDA sur votre machine. Une fois les prérequis AMD en place, ça tient ensuite en trois lignes :
git clone https://github.com/Speedstu/CUDA-for-AMD-Windows.git
cd CUDA-for-AMD-Windows
powershell -ExecutionPolicy Bypass -File .\scripts\install.ps1
Prévoyez quand même de la place car ce bon vieux LibTorch pèse 2,66 Go à lui seul. Notez quand même qu'un -SkipLibTorch vous en dispensera si votre logiciel ne s'en sert pas. Après ça, vous lancez votre exécutable avec run-zluda.ps1, qui pose les DLL de compatibilité à côté de lui, met les bibliothèques HIP sur le PATH et passe la main à zluda.exe.
cuBLAS, cuBLASLt, cuSPARSE et cuFFT, sont donc bien redirigés vers rocBLAS, hipBLASLt et rocSPARSE, mais pas cuDNN...
En effet, le HIP SDK Windows stable ne fournit pas la pile IA complète de ROCm, celle qu'on a sous Linux, et les contrôles cuDNN de ZLUDA se plantent sans un backend compatible MIOpen. Donc si le logiciel que vous voulez lancer tape lourdement dans les convolutions, faudra vous arrêter là. NCCL, TensorRT ou une extension CUDA maison peuvent échouer aussi...
Bref, l'auteur ne promet rien de magique ni d'universel mais ça se tente quand même selon ce que vous voulez lancer.
Ajoutez à ça qu'une seule carte est validée, la Radeon RX 9060 XT, et qu'une seule appli est réellement passée de bout en bout. On est donc sur de l'hyper expérimental
Voilà, avant de vous lancer là-dedans, regardez si vous en avez vraiment besoin car AMD a fini par apporter un support officiel de PyTorch et du HIP SDK à Windows, avec les composants ROCm 7.2.1. Sa matrice de compatibilité indique que côté grand public, la RX 9060 XT justement, mais aussi les RX 9070, la RX 7900 XTX et la RX 7700 sont supportés. Si votre besoin c'est donc PyTorch, moi je prendrais cette route-là à votre place car elle est native.
À récupérer sur GitHub si vous avez un logiciel qui refuse de démarrer à cause de CUDA.
Source : Tom's Hardware
OpenDisplay est un outil open source qui vous permet d'avoir un affichage déportée de macOS sur n'importe lequel de vos appareil Apple dont vous ne faites rien. Et ce n'est pas une recopie basique de votre bureau, mais bien un écran que macOS affichera dans ses réglages d'affichage, et sur lequel vous pourrez faire glisser vos fenêtres comme sur n'importe quel écran externe.
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Alors oui, je saiiiis, Sidecar fait déjà ça, et gratuitement en plus, mais Apple s'est arrêté à l'iPad et les deux appareils (votre iPad + votre ordi) doivent être connectés avec le même compte Apple. Du coup, votre iPhone ou un vieux Mac qui ne sert plus, n'ont jamais été invité à la fête, et les appareils Apple de votre conjoint.e encore moins.
Pour faire fonctionner ça, une seconde application, OpenDisplay Receiver, s'installe dessus et le transforme ainsi en écran. Elle ne réclame que macOS 12 Monterey, ce qui permet à des Macs sortis à partir de 2015 environ de rester dans le game. Le Mac qui envoie l'image, lui, devra être sous macOS 14 minimum.
Côté installation, l'application iPhone et iPad est sur l'App Store, totalement gratuite, à partir d'iOS 16.4. Votre Mac principal, lui, récupère de son côté un DMG signé et notarisé par Apple (ça veut dire que ça s'ouvre au double-clic sans que Gatekeeper vienne râler et ça c'est cool).
Ensuite vous branchez le matos, et comme OpenDisplay passe par usbmuxd qui est un service déjà présent dans votre macOS, il n'y a pas d'outil tiers et pas de tunnel à monter, ça se connecte tout seul. Attention quand même au câble, car il doit transporter des données. Cela veut dire qu'un câble lambda de charge seule ne fonctionnera pas. Et une fois l'écran en place, l'appareil deviendra tactile pour le Mac, donc, vous pourrez faire défiler Korben.info avec vos deux doigts, like a boss !
Par contre, si vous souhaitez utiliser la connexion via le Wi-Fi, sachez qu'il y a un petit bug au niveau du curseur de la souris. Donc, en attendant que ce soit résolu, je vous invite vraiment à passer par le câble. Niveau sécurité, il y a un petit truc à savoir aussi : le flux vidéo qui circule sur le Wi-Fi se fait sans chiffrement.
Alors normalement, chez vous, ça ne devrait pas poser de problème, mais sur un réseau partagé ou public, je vous invite vraiment à brancher le câble USB. Parce que sinon, ça veut dire que n'importe qui pourrait récupérer votre flux d'écran en passant par la même borne Wi-Fi que vous. Un transport chiffré avec appairage des appareils est prévu, il n'est pas encore là.
Dernière chose à savoir avant de vous lancer : l'application Mac s'appuie sur CGVirtualDisplay, une API privée de CoreGraphics, la même que celle de DeskPad dont je vous avais parlé . C'est pour ça qu'elle n'est pas distribuée sur l'App Store, et malheureusement, une mise à jour de macOS peut très bien la casser.
Voilà, si vous avez un iPhone qui prend la poussière ou un vieux MacBook / iMac au fond d'un placard, c'est à tester !
Dans ce contexte, Infopro Digital Media, la régie de référence des décideurs B2B, annonce le lancement de son offre GEO*, afin d’accompagner les marques dans la construction d’une présence durable au sein des réponses produites par les IA génératives.
« Pour exister dans les LLM, les marques doivent adapter leurs stratégies de contenu en privilégiant des environnements éditoriaux reconnus pour leur fiabilité et leur expertise sectorielle. C’est le cas de nos médias B2B, qui bénéficient d’une très forte visibilité dans les principales IA génératives, avec un score moyen supérieur à 80/100** », explique Isabelle André, Executive Director d’Infopro Digital.
L’offre GEO d’Infopro Digital Media repose sur quatre piliers :
« Les marques doivent construire un corpus éditorial cohérent et durable diffusé sur des sites d’autorité pour émerger dans les résultats des IA génératives, et devenir des références sur leurs thématiques d’expertise. Les contenus que nous produisons pour les marques sont pensés pour répondre à des intentions de recherche en langage naturel et faciliter leur citabilité dans les réponses des LLMs », commente Marion Cousin, directrice de l’agence Stories by Infopro Digital, qui pilotera l’offre pour la régie.
* Generative Engine Optimization
** Audit et Source : Rankscale
__________________
Infopro Digital Media est la régie media B2B de référence du groupe Infopro Digital incontournable pour toucher les décideurs dans les organisations privées et publiques. Avec 35 médias puissants, influents et leaders, dont L’Usine Nouvelle, L’Usine Digitale, LSA, l’Argus de l’Assurance, Le Moniteur, La Gazette des Communes, Infopro Digital informe les dirigeants et les aide à prendre les bonnes décisions avec des positions incontournables dans les secteurs de la construction et du secteur public, de l’automobile, du risque et de l’assurance, de l’industrie et de la distribution.
La régie accompagne les décideurs du B2B en leur proposant l’ensemble des solutions Marketing Services : Évènements, Brand content, Insights et études, Data, Génération de Leads, Media et Performance en s’appuyant notamment sur une data 1st party de 4M de contacts intentionnistes en base, 5,9 millions de visiteurs uniques mensuels sur nos sites, avec un indice d'affinité de 181 sur les décideurs d'achat (source Médiamétrie NetRatings 2025).
En savoir plus : https://www.infopro-digital-media.fr/
Contact presse :
KBZ Corporate - Sandra Tricot - 06 65 85 85 65 - stricot@kbzcorporate.com
L’article "Infopro Digital Media dévoile son offre GEO pour positionner les marques au cœur des IA génératives" a été publié sur le site Abondance.
Jusqu'à présent, personne ne l'avait remarqué, mais sur l'écran d'installation de Windows 11 Home, celui qui vous réclame un compte Microsoft avant de vous laisser aller plus loin, il y a un tout petit lien "Learn more" planqué au milieu d'un paragraphe. Personne ne clique jamais dessus mais Bob Pony, lui, l'a fait et magie-magie, Windows l'a propulsé directement sur la création d'un compte local.
Votre navigateur ne supporte pas la lecture de vidéos HTML5. Voici un
<a href="/bypass-compte-microsoft-windows-11/bypass-compte-microsoft-windows-11-1.mp4">lien vers la vidéo</a>.
Sur la page qui s'ouvre, on vous demande alors le nom de celui qui va utiliser cet ordi, puis derrière, c'est un mot de passe, trois questions de sécurité, et hop vous voilà sur le bureau avec votre compte local ! C'est top non ? Plus besoin de vous prendre la tête avec une invite de commandes, ou des clés de base de registre !
Plusieurs sites ont fait le test, moi je n'ai pas encore eu le temps, mais apparemment ça fonctionne très bien sur la version Home de Windows 11 mais je ne sais pas pour la version Pro.
Faut dire que ça fait un an que Microsoft ferme les autres portes du compte local. La clé de registre BypassNRO, puis la commande ms-cxh:localonly
dont je vous parlais l'automne dernier
, ont été rebouchées les unes après les autres dans les préversions, avec à chaque fois la même explication foireuse : Ces bidouilles laissaient soi-disant des gens sortir du process d'installation avec une machine qui n'était pas entièrement configurée. Sauf que ce lien qui mène exactement au même compte local, lui, bah visiblement il a échappé à Microsoft... lol.
Un truc à savoir quand même avant de choisir le compte local, et c'est Microsoft qui le dit : le chiffrement de l'appareil ne s'activera pas tout seul. Quand vous ouvrez la session avec un compte Microsoft, il boote et la clé de récupération va se loger dans ce compte alors qu'avec un compte local, il reste inactif. Ça peut bien sûr se régler en allant dans les Paramètres, Confidentialité et sécurité, Chiffrement de l'appareil, mais faut y penser avant le jour où votre portable partira sous le bras de quelqu'un d'autre pendant que vous tapez votre meilleure sieste dans le TGV...
Alors maintenant, combien de temps tiendra cette astuce ?
Aucune idée, mais on espère tous que Microsoft laissera ça tranquille. Et si le lien a disparu quand vous lirez ces lignes, sachez qu'il reste des chemins qui passent par le média d'installation notamment via Rufus, que je vous ai déjà présenté . Suffit de cocher une case et hop, ça vous fera une clé USB qui ne réclamera aucun compte.
Voilà, si vous avez une machine à installer ce week-end, c'est donc le bon moment de tester cette astuce !
Source : les tests de Windows Latest et de PC Gamer , et XDA pour la méthode Rufus.
Waymo précise ses projets d’expansion en Asie, et plus particulièrement à Tokyo. La filiale de conduite autonome d’Alphabet a annoncé le 14 septembre préparer le lancement d’un service commercial de taxis autonomes dans la capitale japonaise en 2027, en partenariat avec la société de taxis Nihon Kotsu et l’opérateur d’applications de taxi GO.

[Deal du jour] Sortie début septembre 2026, la batterie externe magnétique Ugreen MagFlow Pro mise sur un refroidissement liquide visible pour tenir la charge rapide. Elle passe à 105,99 € au lieu de 129,99 € sur Amazon.

Les PS5 coûtent plus cher, certains stocks se tendent et GTA 6 arrive le 19 novembre. Entre la Slim numérique, le modèle avec lecteur et une Pro à 900 € : voici où mettre votre argent -- et ce que chaque console change vraiment.
Les inscriptions pour la Conférence Lexing 2026 « Les obligations fiscales et sociales des plateformes » sont ouvertes !
• Mercredi 18 novembre 2026
• De 9h30 à 11h30
• En distanciel (visioconférence)
Participation gratuite sur inscription obligatoire.
Animée par Virginie Bensoussan-Brulé, Directrice du pôle Contentieux du numérique, et Jennifer Bessi, directrice du département Fiscalité de l’économie numérique, cette conférence permettra de faire le point sur les principales obligations sociales et fiscales applicables aux plateformes numériques.
Elle abordera notamment le statut des travailleurs et le risque de requalification en contrat de travail, les obligations sociales des plateformes, les évolutions européennes relatives au travail via une plateforme et à la gestion algorithmique, ainsi que les principales obligations fiscales et déclaratives, dont le dispositif DAC7 et les évolutions en matière de TVA issues du paquet ViDA.
L’objectif est de mieux comprendre les règles applicables aux plateformes numériques, d’identifier les principaux risques liés à leur activité et les points de vigilance à prendre en compte.
Inscrivez-vous dès maintenant !
▼ pour participer, remplissez le formulaire d’inscription au bas de cette page ▼
Virginie Bensoussan-Brulé
Jennifer BessiInformation Conférence Lexing :
Date : 18-11-2026
Thème : « Les obligations fiscales et sociales des plateformes numériques »
Animée par : Virginie Bensoussan Brulé, Jennifer Bessi
Domaine technique : Plateformes numériques
Domaine juridique : Fiscal et Social
Format de conférence : Distanciel
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Depuis maintenant des années, Donald Trump évoque la construction d'un « Golden Dome », un ensemble de systèmes de protection anti-missiles avec un volet spatial encore mal défini. Les prémices apparaissent aujourd'hui avec, pour la première fois, des armes déployées en orbite.
Ce matin, lors de mon live sur Twitch , je présentais un petit peu les nouveautés que j'avais mises en place sur mon site, et parmi elles, les kits IA.
Et je me suis dit que c'était un peu con parce que je ne vous en ai pas parlé publiquement. Donc on va régler ça ici, maintenant, tout de suite !
Vous le savez, je suis toujours à la recherche d'idées un peu sympas, d'innovations, de trucs un peu cool à faire sur mon site. Et comme il m'arrive souvent de faire des tutoriels pour vous expliquer comment installer telle ou telle saloperie sous Linux, sur un Docker, sur un Windows, etc., je me suis dit qu'en plus du tutoriel, ce que je pouvais vous proposer, c'était des petits fichiers zip qui embarquaient tout le savoir de mon tuto.
Des kits avec une vraie expérience derrière, afin que votre agent IA puisse installer le même outil que moi en autonomie complète. Voici donc le genre d'encadré que vous pourrez retrouver dans certains de mes articles :
Comme ça, au lieu de suivre le tuto et de taper vous-même les lignes de commande, vous donnez mon zip et le prompt qui va bien fourni avec à votre agent, qui peut être Claude Code, ChatGPT, Codex ou encore des choses open source et locales, comme par exemple une combinaison de Qwen 3.7 avec OpenCode. Et ensuite, celui-ci se débrouille sur votre machine pour faire tourner l'outil qui vous fait envie.
Maintenant, pour produire ces kits IA, je ne fais pas ça n'importe comment : ça repose sur de vraies installations réalisées de A à Z, ça repose aussi sur la doc officielle du projet, ce qui permet comme ça, d'anticiper les problèmes que vous pourriez avoir sur votre machine. Comme ça, l'agent sait ce qu'il a à faire, si jamais il rencontre un petit blocage parce que vous avez un souci de permission ou qu'une version de Python n'est pas la même, etc. Et cela peu importe l'OS.
Et comme dans le kit, ce sont essentiellement des fichiers Markdown accompagnés de scripts Python, Shell, PowerShell, etc, vous pouvez évidemment tout relire, tout vérifier...etc.
Voilà, si ça vous intéresse, vous pouvez retrouver l'ensemble des kits IA ici . Il n'y en a pas encore beaucoup, mais à chaque fois que je ferai un tuto, j'en ferai un.
Par contre, pour en profiter, il faudra évidemment être abonné à mon Patreon ^^.
Enjoy !
Quand on déménage, il y a ce moment bizarre où la maison est encore à vous mais où vous n'y êtes plus. L'alarme doit continuer de tourner, les caméras aussi, sauf que la ligne Internet, elle, s'en va avec le reste. Et c'est exactement ce petit souci que ce routeur est venu arranger chez moi.
Le Deco BE25-5G (lien affilié) est un routeur mesh Wi-Fi 7 avec un modem cellulaire dans le ventre. Je l'ai posé dans mon ancienne maison, branché sur un onduleur, avec une carte SIM dedans... et c'est tout. Comme ça j'ai pas eu besoin de garder mon abonnement fibre ouvert pendant des mois pour trois caméras et ma centrale d'alarme.
La nano SIM Bouygues engagée sous le boîtier, numéro de série et QR code masqués
Pour la mise en route, y'a rien à raconter, et c'est un compliment. On glisse la nano SIM dans la fente sous l'appareil, on lance l'app Deco, on suit le process d'install et c'est plié. Et si vous avez déjà des Deco, c'est encore plus rapide puisque celui-ci se marie très bien avec tous les modèles de la gamme.
Du coup, j'ai ressorti certains de mes vieux Deco pour les mettre en satellite et pousser le signal jusqu'au fond du terrain, là où une caméra ne captait pas grand-chose. Ça a très bien fonctionné !
Le dos de l'emballage, avec le détail des ports et du tiroir nano SIM
Côté connectique, on y trouve deux ports 2,5 Gbps et un port 1 Gbps qui basculent entre WAN et LAN tout seuls, plus un port USB dont je n'ai rien fait mais sur lequel j'aurais pu brancher une clé ou un disque pour avoir un peu de stockage partagé. Ensuite, dedans, on trouve pas moins de 8 antennes 5G/4G/3G et trois antennes Wi-Fi. Hé oui, tout ça rentre dans le cylindre blanc de 118 × 118 × 198 mm et ne consomme que 25 W au maximum.
Le constructeur, lui, annonce 4,67 Gbit/s en descendant côté cellulaire, et 2 882 Mbit/s sur le 5 GHz plus 688 Mbit/s sur le 2,4 GHz côté Wi-Fi. Alors comme d'habitude, ces chiffres-là sont des plafonds de classe de modem et personne ne les verra jamais sur son écran. Mais ce que j'ai constaté, moi, c'est que ça a tenu durant tout mon déménagement, que les vidéos en live des caméras étaient clean et que je n'ai donc pas eu besoin d'y retourner en urgence.
TP-Link annonce quand même une connexion combinée, sans fil + filaire en même temps pour mutualiser la 5G et la fibre chez vous... sauf que la fonction n'est pas encore prise en charge par la version actuelle du firmware, donc faudra attendre encore un peu.
Le boîtier a aussi deux prises d'antenne externe à l'arrière, du coup si votre maison est dans un creux et que la 5G y arrive à peine, vous pourrez lui adjoindre des antennes en plus ! Ils ont vraiment pensé à tout !
Un mot encore pour ceux qui voudraient monter le même bricolage de surveillance alarme + caméra en remote. Derrière une SIM mobile, vous n'avez pas d'adresse IP publique, donc oubliez la redirection de port vers un enregistreur local. Mes caméras passaient donc par le cloud de leur constructeur et c'est pour ça que ça a fonctionné. Surveillez aussi votre forfait, parce que des caméras qui poussent de la vidéo en continu, ça peut avaler des gigas bien plus vite qu'on ne croit.
Reste le prix... 399,99 € sur la boutique officielle (lien affilié), en promotion donc (le prix d'origine étant de 429,99 €). C'est cher pour un routeur, c'est vrai mais nettement moins que le BE65-5G que j'avais testé , et si vous avez une maison à garder connectée parce que la fibre ne passe pas ou parce que vous n'en aviez pas spécialement besoin, c'est un super boîtier avec les dernières techno Wi-Fi, des tas de paramètres super cools (contrôle parental, QoS, portail captif, VPN local...etc) sur lequel tous les appareils de la maison pourront se connecter en totale transparence.

Ce titre dithyrambique pour une prise en main vélo n'est pas une pub déguisée. Mais il faut appeler un chat un chat, et dans ce cas précis, c'est un bon achat. Car ce nouveau Lundi 27 est réussi. Pas parfait, mais réussi. Laissez-moi vous expliquer pourquoi.
Si vous avez déjà voulu essayer une distrib sans toucher à votre machine, vous connaissez la corvée... Faut dénicher la bonne ISO (32/64 bits, ARM...etc), créer la VM, et passer 20 minutes dans des réglages pour que ce soit joli ou qu'on puisse y faire du copier coller dans l'hôte et l'invité. Boxes , l'application de virtualisation du projet GNOME, vous permet d'éviter tout ça et c'est top si vous aimez économiser un peu de jus de cervelle. Vous choisissez le système dans une liste, et il va chercher l'image et l'installe tout seul en VM pendant que vous faites autre chose, par exemple venir sur Twitch regarder mon live .
La liste couvre Debian, Fedora, Ubuntu, OpenSUSE, CentOS Stream, Red Hat Enterprise Linux et Windows. Pour son fonctionnement Boxes s'appuie sur du solide avec qemu-kvm, libvirt-glib et spice-gtk, donc le code de votre système invité s'exécute directement sur le processeur de l'hôte via KVM, pour obtenir ce que la doc de GNOME appelle des "performances proches du natif".
Une fois la VM créée, vous lui fixez la quantité de mémoire et le stockage qu'elle a le droit de prendre sur votre système, histoire qu'elle ne vous freeze pas la machine. Et bien sûr, vous pouvez prendre des instantanés pour la ramener à un état antérieur, ce qui est la fonction qu'on utilise tout le temps, si comme moi vous aimez casser volontairement vos OS avec des bidouilles alternatives des enfers.
Le reste, c'est du confort : vous branchez une clé USB sur votre machine et vous la redirigez dans la VM, le presse-papiers est partagé entre les deux, et vous déposez un fichier depuis votre gestionnaire de fichiers dans la fenêtre de Boxes pour l'envoyer à l'invité.
L'affichage des VMs dans Boxes se redimensionne tout seul quand vous changez la taille de la fenêtre, et il y a même de l'accélération 3D pour certains des systèmes supportés.
Après, cette "simplicité" se paye puisque des choses comme la config des adaptateurs réseau ou la mise à jour du matériel virtuel, n'est pas visible dans l'interface . Et comme le Flatpak embarque toute la pile de virtualisation dans son propre conteneur, vous n'irez pas rattraper ça en douce dans les fichiers. Donc si vraiment vous avez besoin de mettre les mains dans le cambouis au niveau de ces réglages-là, prenez plutôt virt-manager dès le départ, c'est fait pour.
Son auteur, Felipe Borges a d'ailleurs réécrit entièrement l'application en GTK4 et partage ses résultats depuis août . Cette version-là installe dorénavant Windows 11 sans le moindre contournement manuel, en configurant Secure Boot et un TPM virtuel automatiquement. C'était la fonction la plus réclamée sur la version classique et elle ajoute aussi un périphérique VSOCK, qui permet de se connecter directement en SSH sur les VM en systemd 256 ou plus récent.
Attention quand même, ça reste une bêta destinée aux tests et pas à la production, et son auteur conseille de sauvegarder les données de vos VM avant d'y aller. Il précise aussi qu'il travaille là-dessus sur son temps libre, en plus de maintenir GNOME Settings et de son job à temps plein chez Red Hat ! Encore un hyperactif !! lol. Donc soyez patient si vous ouvrez un ticket de support.
Pour ce qui est disponible aujourd'hui, Boxes ne tourne que sur Linux, la version stable est la 50.0 sortie depuis mars 2026, et ça se télécharge via Flathub comme ceci :
flatpak install flathub org.gnome.Boxes
Dernier truc à savoir, Felipe, le mainteneur, a proposé de retirer Boxes du cœur de GNOME pour en faire une application indépendante, et le retrait est programmé pour GNOME 52 en mars 2027. Flathub deviendra alors le seul canal officiellement supporté, et le nom perdra son "GNOME" pour devenir simplement Boxes. L'identifiant Flatpak ne bougeant pas, les installations existantes continueront de se mettre à jour sans rien casser.
Et si vous voulez comparer avec une autre solution similaire, je vous avais déjà parlé de QuickEmu pour monter des VM sans y passer l'après-midi, mais Boxes, lui, joue sur le terrain du tout à la souris, et ça j'imagine que ça vous plait plus !
Merci à Hub pour le partage !!
Ce 15 septembre, Numspot et Mistral annoncent proposer « la première offre d’IA managée, opérée de bout en bout en France sur une infrastructure cloud souveraine ». Une proposition en or sur le papier. Mais qu’en est-il réellement ? A qui s’adresse-t-elle ? Et pourquoi arrive-t-elle maintenant ? Zoom sur cette offre haute en couleurs.
Si vous avez une petite console rétro portable qui traîne, du genre une Miyoo Mini, une TrimUI Brick, une Anbernic RG35XX , vous avez sans doute remarqué que l'interface livrée avec fait le job mais sans plus. Ça tombe bien, spruceOS est là pour ça ! Et malgré son nom, ce n'est pas vraiment un système d'exploitation. En réalité, il s'agit d'un frontend codé en Python qui vient se poser sur une base système déjà existante. Le code est public, sous une licence Creative Commons donc pour les plus capitalistes d'entre vous, ça veut dire pas d'usage commercial sans permission écrite de l'équipe.
Sur les Miyoo et les TrimUI, la base en question est le système d'origine de la console, celui du fabricant. Sur les Anbernic à puce H700 et sur la Powkiddy RGB30, il faut d'abord installer une base tierce sur la première carte mémoire, genre BaseOS pour les Anbernic, dArkMoss pour la Powkiddy. La carte spruce, elle, ira dans le second emplacement, le TF2, et elle restera librement échangeable d'un appareil supporté à l'autre. Rien de dramatique donc, mais ça fait une étape de plus et une carte en plus.
Ce que vous y gagnez si vous installez spruceOS, c'est surtout du confort au quotidien. Vous maintenez le bouton HOME pendant trois secondes et le Game Switcher vous laisse sauter d'un état de sauvegarde à l'autre sans quitter votre partie. Quand vous éteignez la console en plein jeu, elle sauvegarde même toute seule son état et vous remet exactement là où vous en êtiez au rallumage. Et si votre console a le Wi-Fi, vous ne repassez plus par le PC pour l'habiller puisque l'outil Theme Garden pioche dans plus de quatre-vingts thèmes communautaires dispo en ligne, le Game Nursery télécharge des portages gratuits / homebrew, et un scraper récupère même les jaquettes des jeux depuis la base libretro.
Le menu principal de spruceOS, avec les quatre icônes du thème SPRUCE par défaut
Il vous faut une carte microSD neuve, d'une vraie marque, achetée chez un revendeur sérieux ainsi qu'un bon lecteur de cartes. Et bien sûr un ordinateur sous Windows, macOS ou Linux avec une connexion Internet.
Et surtout, n'utilisez pas la carte livrée avec la console. C'est pas moi qui le dit mais le wiki du projet qui est catégorique là-dessus, en majuscules dans le texte : "DO NOT USE THAT STOCK SD CARD!", parce qu'elle est mauvaise, que les jeux dessus sont mauvais et que les BIOS le sont aussi. Donc gardez-la dans un tiroir, elle vous servira pour revenir en arrière en cas de foirage.
L'équipe a sorti un installeur tout-en-un, qu'elle présente comme entièrement open source, disponible pour Windows, Linux et macOS. Il formate la carte, télécharge la version que vous choisissez et l'installe, en une seule opération. Une seule précaution, et le projet la signale lui-même : vérifiez bien que le lecteur que vous désignez est votre carte, parce que l'installeur écrit sur celui que vous lui montrez. C'est le chemin recommandé, et c'est aussi lui qui règle le cas des Anbernic et de la Powkiddy : BaseOS et dArkMoss ont chacun leur onglet dans l'application et se téléchargent puis s'installent automatiquement, sans que vous ayez à aller chercher une image ailleurs.
Un détail qui coince sur Mac, et qui n'est écrit nulle part ailleurs que dans le dépôt : macOS interdit aux applications d'écrire sur un disque amovible sans permission explicite, et l'installeur passe par le Terminal. Il faut donc aller dans Réglages Système, Confidentialité et sécurité, Accès complet au disque, ajouter Terminal, puis quitter et rouvrir le Terminal. Ce dernier point compte, la permission ne s'applique pas à une session déjà ouverte.
Sur Mac, Terminal doit figurer dans Accès complet au disque pour que l'installeur puisse écrire sur la carte ( Source )
Si vous préférez faire ça vous-même, il vous faut un utilitaire de formatage et 7zip. Vous formatez la carte en FAT32, avec Rufus sous Windows ou l'Utilitaire de disque sous macOS en choisissant MS-DOS (FAT32). Vous récupérez l'archive spruce.vX.X.X.7z sur la page des versions du dépôt, vous l'extrayez sur votre ordinateur, puis vous copiez le contenu extrait sur la carte. Vous éjectez proprement, vous insérez la carte dans la console et vous allumez.
Et là, attention au piège, puisque le paquet contient un dossier caché nommé .tmp_update, et sans lui spruce ne fonctionnera tout simplement pas. Donc affichez les fichiers cachés avant de les copier : sur Mac c'est Commande + Majuscule + point, et sur Ubuntu le dossier est masqué par défaut lui aussi. Sur Mac, pensez aussi à nettoyer les fichiers .dot parasites avant d'éjecter la carte. Un utilitaire comme
CleanEject
fait ça très bien.
Les ROMs se rangent ensuite dans un dossier Roms, avec un sous-dossier par machine. La plupart des noms sont évidents, mais certains noms piègent tout le monde comme SFC ou FC. Hé oui, les jeux Super Nintendo vont dans SFC, pour Super Famicom, et pas SNES ; les jeux NES vont dans FC, pour Famicom, et pas NES. Les vidéos et la musique, elles, vont toujours dans MEDIA.
Les BIOS se posent dans un dossier BIOS à la racine de la carte, mais il faut les placer dans le sous-dossier qui va bien par machine et pas tout balancer en vrac. Le BIOS de la Dreamcast veut son sous-dossier, certains sont obligatoires pour que la machine tourne, d'autres pas. Donc je vous invite à vous renseigner en fonction de la machine que vous voulez émuler. Et comme d'hab, le BIOS de la NeoGeo ne va pas dans BIOS mais avec les jeux.
BIOS/dc/dc_boot.bin Dreamcast, obligatoire
BIOS/gba_bios.bin Game Boy Advance, facultatif
Roms/NEOGEO/neogeo.zip NeoGeo, obligatoire, et pas dans BIOS
Et évidemment, le projet ne fournit ni ROMs commerciales ni BIOS et ne vous dira pas où les trouver, donc c'est à vous de voir avec vos propres cartouches et vos propres disques.
Maintenant, si c'est tout noir au lancement, vérifiez que le dossier .tmp_update est bien présent sur la carte. Remettez-la dans l'ordinateur, réaffichez les fichiers cachés, et regardez : si vous avez copié sans avoir activé l'affichage, il n'y est pas. L'autre suspect, c'est la carte elle-même. C'est peut-être parce que vous avez acheté une no-name de merde.
Tant que vous ne touchez qu'à la carte, vous ne risquez rien de définitif. Sur la famille Anbernic RG35XX, les guides de référence le disent tous : ces firmwares vivent entièrement sur la microSD, et donc on peut passer de l'un à l'autre sans modification permanente de l'appareil. Ailleurs le principe est le même, et pour retrouver votre console en version d'usine il suffit donc de remettre la carte d'origine.
Sauf qu'il y a UNE exception !! spruce embarque un Firmware Updater qui apparaît tout seul dans vos applications si votre console tourne sur un firmware ancien. Celui-là n'écrit pas sur la carte mais dans la mémoire interne de la machine, et le wiki prévient sans détour : "Failure to follow the firmware updating instructions can lead to a bricked device.". En gros si vous le lancez pour faire la mise à jour du firmware, ça peut bricker votre console, donc pensez bien à la brancher sur le courant avant la mise à jour. Le projet documente d'ailleurs deux procédures de débriquage, dont une qui demande carrément d'ouvrir la Miyoo Flip et de débrancher sa batterie, ce qui vous dit assez bien à quel point on a quitté le terrain du réversible...
Et si spruceOS ne vous convient pas, vous ne serez pas coincé pour autant car sur ce même matériel, le guide de référence de Retro Game Corps recommande aussi Knulli pour son interface EmulationStation, ou encore muOS pour la performance d'émulation la plus avancée, à condition que le bricolage de configs customs ne vous rebute pas. Après voilà, chaque "OS" a sa carte et vous changez d'avis quand vous voulez.
Source : spruceOS sur GitHub , le wiki du projet et le site officiel
Au programme de cette édition Réacteur de septembre 2026 :
On remercie chaleureusement nos 5 auteurs pour leur réactivité et surtout la qualité des articles publiés !
En bonus : comme d'habitude, cette nouvelle édition accueille également notre veille de septembre 2026 et une présentation des outils qui ont retenu notre attention ces dernières semaine !
Et, si ce n’est pas encore le cas, abonnez-vous !
Par Chloé Nieuwjaer, Consultante SEO/GEO & Data Senior
À découvrir dans cette seconde partie :
Ce qu'on a aimé :
Un tutoriel qui ne se contente pas de lister des étapes, mais anticipe précisément où ça va coincer : les trois couches de permissions IAM, souvent la vraie source de blocage, sont détaillées avec leur symptôme respectif pour un diagnostic rapide. La démonstration sur la métropole lilloise est particulièrement parlante : elle montre, raisonnement de l'agent à l'appui, pourquoi une question a priori simple peut donner un résultat faux dès lors que l'information nécessaire n'existe pas dans les sources de connaissances fournies. Une manière concrète de comprendre les limites réelles de l'outil avant de le déployer en production.
Lire l’article : Comment déployer un agent de données dans Data Studio ? [Partie 2]
Par Antoine Blaise, CEO Oscar ai
À découvrir dans cet article :
Ce qu'on a aimé :
Un article qui prend le temps de revenir aux sources théoriques du sujet avant d'aborder l'actualité du SEO, ce qui donne une certaine assise à la démonstration. Antoine Blaise ne cherche pas à écarter l'étude de Fishkin d'un revers de main mais en détaille les angles morts avec rigueur, notamment la question de l'unité d'analyse (mot-clé vs intention). La transparence sur la méthode et les chiffres, y compris les limites assumées ("le temps n'a pas changé, seul le coût a changé"), rend le propos crédible. Une bonne synthèse pour quiconque doit justifier ou réévaluer une stratégie de contenu longue traîne en 2026.
Lire l’article : Longue traîne et IA : pourquoi l'équation économique du SEO vient de s'inverser
Par Antoine Kalawski, Directeur Marketing & Communication Vitamine K
À découvrir dans cet article :
Ce qu'on a aimé :
Une analyse qui s'appuie sur un corpus de données réel et conséquent plutôt que sur des intuitions, avec une méthodologie transparente et des réserves statistiques clairement posées. Antoine Kalawski ne se contente pas de décrire le phénomène : il en tire des enseignements transposables au-delà du secteur santé (canonicité vs couverture exhaustive, netlinking vs partenariat d'autorité) et propose une feuille de route actionnable, jour par jour. La conclusion, qui pointe une tension entre opportunité pour les annonceurs et recul de la neutralité de l'information, a le mérite de ne pas éluder les implications les plus inconfortables du sujet.
Lire l’article : AI Overviews en santé : ce que l’analyse de 758 000 citations révèle de la nouvelle mécanique de visibilité
Par Killian Le Moal, Lead GEO & SEO Strategist chez Peak Ace
À découvrir dans cette première partie :
Ce qu'on a aimé :
Un article qui démonte méthodiquement les réflexes acquis sur Google plutôt que de les appliquer par automatisme à un marché qui fonctionne selon une toute autre logique. Killian Le Moal étaye chaque affirmation de données précises et sourcées, avec des cas concrets particulièrement parlants comme ce point structurel sur Google Maps partiellement bloqué en Corée pour des raisons de sécurité nationale. La mise en perspective des deux sources de mesure de parts de marché (StatCounter vs InternetTrend) est un exercice de rigueur méthodologique qu'on voit rarement dans ce type de contenu. Un cadrage solide qui donne toutes les clés de lecture avant d'aborder, dans la partie 2, l'exécution concrète sur l'écosystème Naver.
Lire l’article : SEO sur Naver : comprendre le marché coréen et les fondamentaux algorithmiques [Partie 1]
Par Mathieu Chapon, Fondateur et Directeur Data & Innovation Peak Ace (Agence SEO/GEO du groupe Heroiks)
À découvrir dans cet article :
Ce qu'on a aimé :
Un article qui évite l'écueil du discours alarmiste sur "la mort du SEO" pour proposer une lecture nuancée et actionnable : les fondamentaux restent valables, mais la fonction même du contenu éditorial change de nature. Mathieu Chapon illustre son propos avec des cas concrets et récents (les attributs conversationnels de Merchant Center, l'ouverture de Carrefour dans ChatGPT), ce qui ancre la réflexion dans le réel plutôt que dans la théorie. La grille de lecture en quatre priorités est directement opérationnelle pour toute équipe e-commerce qui se demande par où commencer.
Lire l’article : Du SEO au GEO, comment les AI Overviews rebattent les cartes pour les e-commerçants
Comme tous les mois, cette nouvelle édition de Reacteur s’accompagne d’une rubrique dédiée aux derniers outils à tester et les articles qui ont retenus notre attention sur le web !
L’article "L’édition de septembre 2026 de Réacteur est arrivée !" a été publié sur le site Abondance.
Moins d’un an après son lancement, Oscar ai entre dans une nouvelle phase de développement. La startup, qui rend le SEO simple et accessible aux TPE et PME, sera présente à GO Entrepreneurs Lyon, alors qu’elle accélère son développement commercial, renforce ses équipes et consolide son implantation en Auvergne-Rhône-Alpes. Aider les TPE et PME à …
L’article Oscar ai confirme sa montée en puissance avec sa participation à GO Entrepreneurs Lyon est apparu en premier sur FW.MEDIA.

Valve a lancé les inscriptions pour le lancement du Steam Frame, casque de réalité virtuelle autonome dont la facture dépasse les 1 000 €.
Revolut pèse désormais plus de 100 milliards de dollars. Mistral AI a franchi 20 milliards d’euros trois ans après sa création. Helsing, Nscale, Lovable ou ElevenLabs ont changé de catégorie en quelques mois. Derrière ces valorisations émerge une nouvelle génération de dirigeants européens, mais aussi plusieurs modèles très différents de création de valeur : software, …
L’article FW.MEDIA 20 CEOs : 20 CEO qui façonnent le championnat européen est apparu en premier sur FW.MEDIA.
Choisir la forme juridique de son entreprise est une étape déterminante pour tout entrepreneur qui se lance seul dans une activité commerciale. Parmi les statuts disponibles, la SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) séduit de plus en plus de porteurs de projet grâce à sa souplesse de fonctionnement et à la protection qu’elle offre au …
L’article Créer une SASU en ligne : ce qu’il faut savoir est apparu en premier sur FW.MEDIA.
L’adresse d’une entreprise n’est jamais un simple détail administratif. Elle apparaît sur les devis, les factures, le site internet et parfois même sur la carte de visite du dirigeant. Avant qu’un client ne rencontre l’équipe ou ne visite les locaux, c’est souvent cette adresse qui forge sa première impression, bien avant la qualité du service …
L’article Comment choisir une adresse professionnelle qui valorise son entreprise est apparu en premier sur FW.MEDIA.
À l’occasion du salon IAA Transportation, qui a lieu jusqu’au 20 septembre à Hanovre (Allemagne), Stellantis Pro One – la division du groupe automobile dédiée aux utilitaires – a présenté BOW (“Box-On-Wheels”), une plateforme électrique pensée pour le transport de marchandises sans conducteur. “Le projet vise à évaluer comment l’autonomie, l’électrification, la connectivité et les services peuvent être intégrés au sein d’une solution destinée aux opérations logistiques de demain”, détaille Stellantis dans un communiqué.

Après trois mois de bêta, iOS 27 est disponible au téléchargement sur tous les iPhone à partir de l'iPhone 11. En France, en l'absence de Siri AI, il faut se contenter de plus petites nouveautés comme un appareil photo personnalisable, le retour de la photothèque et un éditeur de photos avec IA. Voici les 10 nouveautés à tester en premier.
Le 23 septembre, Quobly, NVIDIA et TERATEC réuniront à Paris fabricants de semi-conducteurs, chercheurs et responsables publics. Derrière SIAQ, l’enjeu est moins de présenter une technologie quantique de plus que de résoudre la question qui déterminera les gagnants : qui saura fabriquer, contrôler et intégrer des millions de qubits ? Un ordinateur quantique tolérant aux …
L’article SIAQ : à Paris, l’industrie des semi-conducteurs entre dans la course quantique est apparu en premier sur FW.MEDIA.

OpenAI, Anthropic et la quasi totalité de l'écosystème IA américain appellent désormais à ralentir le développement des modèles les plus avancés. Pourquoi une telle concorde, pourquoi maintenant ?
Vous savez ce que c'est une caméra thermique ? Oui, probablement, mais au cas où, c'est un appareil qui affiche les écarts de température sous forme de couleurs, pour chercher un défaut d'isolation autour d'une fenêtre par exemple ou repérer un composant qui chauffe trop. Avec la Thermal Master P3, cette image apparaît sur votre téléphone, grâce à un petit module branché à sa prise USB-C.
Il faut d'abord installer l'application du fabricant, puis connecter la caméra à un smartphone Android ou à un iPhone compatible. L'adaptateur Lightning est dans la boîte pour les anciens iPhone, et l'alimentation passe par le téléphone : la P3 n'a aucune batterie à recharger avant de s'en servir. C'est franchement pratique.
Son boîtier en métal mesure environ six centimètres de long, avec un étui de protection pour le rangement. J'aime bien la présence d'une rallonge USB-C de 50 cm dans le paquet, parce qu'on peut tourner la caméra vers un coin difficile d'accès tout en gardant le téléphone dans une position confortable.
La bague dorée autour de l'objectif règle la netteté. Vous la tournez jusqu'à distinguer correctement ce que vous regardez, avec la possibilité d'approcher la caméra très près de n'importe quel appareil, pour observer ses petits composants. C'est clairement intuitif, même si vous n'avez jamais utilisé ce genre de truc avant.
Le capteur de 256 x 192 pixels fournit 25 images par seconde. L'image permet de localiser les zones chaudes sans trop de difficulté, et vous pouvez afficher la température d'un point ou rechercher les valeurs les plus chaudes et les plus froides dans une zone sélectionnée.
Il y a aussi un mode X3 qui agrandit l'image à 512 x 384 pixels par traitement logiciel, sans augmenter la résolution du capteur, et peut ralentir l'affichage selon le téléphone utilisé. C'est moins indispensable mais ça peut dépanner.
La plage de mesure annoncée s'étend de -20 à 600 °C, mais attention, la caméra mesure la température des surfaces, elle ne voit pas à travers les murs.
Une zone froide est donc une bonne piste pour rechercher un problème d'isolation, mais il faut comprendre son origine avant de décider de travaux, en comparant les différentes zones du logement plutôt qu'en interprétant une seule image.
En ce moment le produit est à 299 euros sur Amazon , contre 349 euros en général, si vous avez déjà considéré de vous équiper, c'est le bon moment. C'est par ici .
L'information a été confirmée par Google lui-même dans sa documentation officielle, puis reprise par plusieurs médias, dont Search Engine Roundtable. Google y explique que les dashboards constituent une façon flexible pour les entreprises de visualiser leurs KPI sur un seul rapport, avec une interface repensée intégrant la création intuitive de visualisations et le glisser-déposer.
L'intérêt principal de cette nouveauté tient dans sa promesse de simplification. Plutôt que de naviguer entre différents rapports pour retrouver les métriques qui comptent vraiment pour l'activité, tout se consolide désormais dans une interface unique et flexible. C'est un changement d'approche assez net pour un outil qui obligeait jusqu'ici à jongler entre plusieurs sections.
Le système repose sur une grille qui autorise le placement manuel des cartes, leur alignement et le redimensionnement libre. Concrètement, la création d'un graphique se fait en glissant et déposant les dimensions et les métriques directement sur le canevas du tableau de bord, sans passer par des menus complexes.
Autre nouveauté pratique : au moment d'enregistrer un dashboard, il est possible de le publier directement dans la navigation de gauche, sans devoir passer par la bibliothèque comme c'était le cas auparavant.
Exemple de dashboard personnalisé - Source : Google
Google Analytics propose désormais un éventail assez complet de formats graphiques pour représenter les données :
Cette diversité de formats vise à couvrir la majorité des besoins de reporting sans avoir à exporter les données vers un outil tiers.
La procédure reste assez simple. Il faut se connecter à Google Analytics, sélectionner Rapports dans le menu de gauche, puis cliquer sur Créer en haut de la navigation des rapports, dans la section Dashboard. Pour modifier un dashboard existant déjà publié, il suffit de le sélectionner dans la navigation de gauche et de cliquer sur l'icône d'édition.
Une fois sur le canevas, il est possible de glisser-déposer les types de visualisation souhaités, scorecards ou graphiques personnalisés, puis d'y ajouter les dimensions et métriques correspondant aux besoins de reporting. Le panneau de droite permet ensuite d'affiner chaque visualisation sélectionnée. La sauvegarde se fait via le bouton Enregistrer, et la publication dans la navigation de gauche via le bouton Publier.
L'accès à la création de dashboards est conditionné par le rôle attribué sur la propriété. Seuls les profils disposant du rôle Éditeur ou Administrateur peuvent créer et publier un tableau de bord. En revanche, une fois publié, un dashboard devient consultable par toute personne ayant accès à la propriété, quel que soit son niveau de droits. Cette distinction permet de garder un contrôle centralisé sur la création tout en diffusant largement l'information une fois le rapport finalisé.
Comme souvent lors d'un lancement, cette fonctionnalité comporte encore certaines restrictions. Le nombre de cartes par dashboard est plafonné : 15 cartes maximum pour les propriétés standard, contre 30 pour les propriétés premium. Cette limite peut vite devenir contraignante pour les sites qui suivent un grand nombre d'indicateurs en parallèle.
Du côté du partage, tous les dashboards publiés sont automatiquement partagés à l'échelle de la propriété, sans granularité plus fine possible pour le moment.
Enfin, plusieurs fonctionnalités ne sont pas encore prises en charge à ce stade : le support de l'API, l'utilisation de segments, ainsi que les comparaisons au niveau des cartes individuelles. Des manques qui devraient logiquement se combler avec les prochaines évolutions de l'outil, mais qui limitent pour l'instant les usages les plus avancés.
L’article "Google Analytics se dote enfin de vrais dashboards personnalisables" a été publié sur le site Abondance.
Un univers dystopique contrôlé par un gouvernement totalitaire. Des robots, drones et caméras de surveillance qui épient les faits et gestes de la population. Heureusement il ne s'agit pas du futur de notre société (quoi que ?) mais de celui du jeu ANTRO que je voulais vous présenter.
Parce qu'au-delà de l'univers plutôt cool à la Blade Runner, c'est un petit jeu au gameplay plutôt original et super fun. Basiquement, c'est un jeu de plate-forme type "runner", dans lequel il faut courir et éviter les obstacles. L'originalité vient du fait que 1) l'univers et les décors sont bien travaillés avec pas mal de choses qui se passent en arrière plan, 2) les mouvements sont calés sur la musique.
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C'est fluide et c'est juste trèèès satisfaisant. :D Les musiques en question sont vraiment cools, et taillées sur mesure pour les différents niveaux (ou alors c'est l'inverse ?). L'histoire n'est pas révolutionnaire mais on s'attache à notre petit livreur / graffeur. Ajoutez à cela un peu d'exploration avec notamment quelques secrets bien planqués, quelques mini-jeux et énigmes, et vous devriez passer, comme moi, un bon moment.
Sachez tout de même que ce moment est de courte durée : comptez environ 1h20 pour faire l'aventure de bout en bout. Ce n'est pas un défaut en soi mais il vaut mieux le savoir en avance. 😅 Je vous conseille donc de l'attraper quand il sera en promo, car le prix initial de 15€ me semble un peu exagéré.
« Les attaquants ne cassent plus les systèmes pour rentrer. Ils se loguent ». Le constat est signé Pascal Andrei, Chief Security Officer (CSO) d’Airbus, avec qui L’Usine Digitale s’est entretenu. Face à des cyberattaques qui passent de plus en plus par des identifiants valides, une supply chain de 12 000 sous-traitants et des usages de l’intelligence artificielle qui créent de nouvelles surfaces d’attaques, le groupe revoit en profondeur sa doctrine. Au programme : la généralisation du zero-trust, l’automatisation du security operations center (SOC) et le renforcement de la souveraineté technologique.
Cette distinction intervient alors que l’éditeur de cybersécurité renforce son offre autour de la sécurisation des usages de l’intelligence artificielle. Check Point a récemment lancé un pare-feu réseau intégrant des fonctions de sécurité dédiées à l’IA. L’objectif est notamment de permettre aux entreprises de mieux contrôler l’utilisation des applications et agents d’IA depuis leur infrastructure réseau existante.
L’éditeur développe parallèlement des fonctions de sécurisation des centres de données dédiés à l’IA, notamment en collaboration avec Nvidia, ainsi que des capacités d’orchestration automatisée des politiques de sécurité réseau.
« La sécurité des entreprises a atteint un tournant », déclare Jonathan Zanger, directeur de la technologie de Check Point Software Technologies. « L’IA transforme la façon dont les organisations fonctionnent et multiplie les environnements qu’elles doivent défendre, des applications et agents aux toutes nouvelles infrastructures. Nous pensons que notre reconnaissance en tant que Leader traduit une plateforme conçue précisément pour cela : une sécurité réseau mesh hybride, qui assure une protection cohérente depuis la périphérie de l’entreprise jusqu’au centre de données dédié à l’IA, désormais pilotée par une orchestration agentique. »
Dans son communiqué, Check Point cite également la visibilité sur les usages de l’IA, la protection des charges de travail et clusters GPU et l’automatisation de la gestion des politiques de sécurité parmi les axes de développement de son offre.
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Anthropic a révélé, le 10 septembre 2026, que le groupe d’espionnage russe APT29 avait utilisé Claude dans une campagne visant plus de 20 organisations étatiques ou de défense ukrainiennes. Également connu sous les noms de Cozy Bear, Midnight Blizzard et BlueBravo, APT29 est attribué par les agences occidentales au Service des renseignements extérieurs de la Fédération de Russie (SVR).
Cette campagne a ciblé « des membres du gouvernement ukrainien, du personnel militaire et diplomatique », ainsi que des entités impliquées dans la chaîne d’approvisionnement des drones. Après avoir dérobé un « kit de développement logiciel propriétaire complet destiné à un système de vision pour drones », APT29 a ainsi utilisé Claude pour effectuer une rétro-ingénierie de ce système, « récupérant son architecture, sa nomenclature matérielle et ses dépendances vis-à-vis des fournisseurs ».
Cozy Bear s’est également servi de l’IA pour contourner les défenses cyber. « Lorsque ses implants étaient détectés par des solutions de sécurité, le groupe utilisait Claude pour identifier, modifier et redéployer systématiquement les artefacts concernés », lit-on dans le rapport.
Ce document détaille plus généralement les activités malveillantes menées entre décembre 2025 et août 2026 à l’aide des modèles d’IA d’Anthropic. Il propose une analyse approfondie de plusieurs opérations de grande ampleur, dont une orchestrée par Shiny Hunters, une autre par un groupe sinophone et une troisième par un hacktiviste francophone contre des partis politiques européens.
« Dans chaque cas, nous avons mis fin à ces activités, tiré les enseignements de ces opérations pour renforcer nos mesures de protection et partagé les informations recueillies avec les autorités et nos partenaires du secteur lorsque cela s’avérait nécessaire », a déclaré Anthropic.
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La société de cybersécurité GreyNoise a révélé, le 9 septembre 2026, que des agents d’IA malveillants avaient exploité une vulnérabilité de PaperCut pour compromettre 395 organisations dans 48 pays. PaperCut est un logiciel qui permet de suivre les travaux d’impression, de copie et de numérisation et d’en assurer la facturation. Comme il dispose de privilèges Windows étendus, sa compromission peut permettre à un attaquant de prendre le contrôle des SI d’une organisation.
Le 28 août 2026, PaperCut a révélé l’existence de deux vulnérabilités critiques et publié des correctifs. Les attaquants ont exploité ces failles à l’aide de centaines d’agents d’IA, développés à partir du harnais Codex d’OpenAI et d’un modèle de DeepSeek, dotés d’outils offensifs open source. Les cybercriminels ont d’abord testé leurs agents dans un environnement contrôlé avant de les laisser rechercher des cibles vulnérables sur Internet.
« L’attaquant est passé d’un environnement vierge à l’exécution de code à distance en moins de quatre heures, puis a obtenu les privilèges d’administrateur de domaine deux heures plus tard. Une fois la campagne lancée, il a compromis au moins 11 organisations en 26 secondes », lit-on dans le rapport.
Plus de la moitié des victimes recensées appartiennent au secteur de l’éducation. 98 proviennent des États-Unis, 59 du Royaume-Uni et 31 de France. Bien que les cybercriminels aient interdit aux agents de cibler des organisations dans 28 pays, dont la Russie, la Chine et plusieurs anciennes républiques soviétiques, l’essaim a néanmoins mené des attaques dans certains d’entre eux.
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Oleksii Lytvynenko, un Ukrainien de 44 ans, a été condamné, le 10 septembre 2026, à quatre ans de prison par un tribunal américain pour son implication dans des attaques menées par le gang de rançongiciel Conti. Arrêté en juillet 2023 par la police irlandaise à son domicile de Cork, le pirate est resté détenu pendant deux ans dans une prison du pays, tout en contestant son extradition.
Les forces de l’ordre avaient découvert dans ses SI des données volées à douze victimes de Conti, dont huit aux États-Unis. Extradé sur le sol américain fin octobre 2025, il a plaidé coupable en juin 2026. Au sein de Conti, il était chargé de gérer un loader développé en interne et de stocker des données dérobées. Après l’auto-dissolution du groupe cybercriminel en 2022, il a continué à travailler dans l’écosystème du rançongiciel.
Basé en Russie et en Europe de l’Est, Conti était le groupe de rançongiciel le plus actif au monde entre 2020 et 2022. Selon le FBI, les victimes ont versé à l’organisation criminelle plus de 150 millions de dollars (173 millions d’euros) de rançons.
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Derrière les milliards, plusieurs économies du risque Que développe l’entreprise, qui la dirige, qui apporte les fonds et quelle étape doit être franchie ? Ces quatre questions permettent de lire autrement les financements de la deeptech européenne. Derrière les montants, cette sélection de dix opérations fait apparaître des entreprises très différentes : concepteurs de modèles …
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Maven Robotics, start-up américaine spécialisée dans le développement de robots polyvalents pour l’industrie et la logistique, a annoncé le 10 septembre une levée de fonds en série A de 100 millions de dollars (86 millions d’euros). Un tour de table auquel ont participé RoboStrategy, LocalGlobe, Vine Ventures et XTX Ventures. Selon Dealroom, Maven Robotics avait précédemment réuni 18 millions de dollars (15,6 millions d’euros).
Tomb Raider tourne désormais sur une carte de développement équipée d'un ESP32-P4, un microcontrôleur destiné à piloter des appareils électroniques. Le développeur Alejandro Villegas Alonso, connu sous le pseudo alexkid77, y a adapté OpenLara, le moteur libre qui permet de faire fonctionner le premier jeu avec ses données d'origine.
Pas d'émulateur PlayStation ici. Le programme ne cherche pas à reproduire le fonctionnement complet de la console : il exécute une version du moteur adaptée à cette puce, avec le calcul des images assuré par le processeur. Le travail porte donc sur le jeu lui-même et sur son utilisation des ressources disponibles.
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La carte retenue s'appelle ESP32-P4-Function-EV-Board. La configuration documentée dispose de deux cœurs à 400 MHz, de 16 Mo de mémoire flash pour stocker le programme et de 32 Mo de mémoire de travail externe. Il faudra ce matériel ou un sérieux travail d'adaptation, pas simplement ressortir n'importe quel ESP32 oublié dans un tiroir.
L'image est calculée en 320 x 240 pixels, puis agrandie pour remplir un écran de 1 024 x 600 pixels. Cette seconde opération utilise le PPA, l'accélérateur de traitement des pixels intégré à la puce, ce qui évite de demander au moteur de dessiner toute la scène dans la définition de l'écran.
Le dépôt annonce 30 images par seconde. Le résultat est assez réjouissant pour une carte qui n'a pas été conçue comme une console de salon.
L'adaptation prend aussi en charge le son, les sauvegardes sur carte microSD et un compteur d'images par seconde que l'on peut afficher avec F12. Un clavier USB est nécessaire pour jouer : les flèches servent aux déplacements, et la barre d'espace permet de sauter.
Pour préparer la carte, le développeur indique d'utiliser ESP-IDF, l'environnement de développement d'Espressif, en version 5.4 ou plus récente. Il faut compiler le projet, puis transférer le programme sur le microcontrôleur. Du coup, ce téléchargement vise surtout ceux qui aiment déjà bricoler du matériel.
Les fichiers du jeu doivent être ajoutés séparément dans un dossier data sur la microSD. OpenLara fournit le moteur, pas les niveaux et les images du Tomb Raider commercial, et le portage ne fonctionne pas sans ces données. La documentation précise aussi que les sauvegardes et le cache sont écrits sur cette carte.
Perso j'aime bien ces projets qui donnent un nouveau terrain de jeu aux vieux moteurs.
Source : Hackaday
Une bonne solution de cybersécurité ne fait pas nécessairement une bonne proposition commerciale. Entre une technologie parfois complexe à expliquer, des cycles de vente longs et des décideurs très sollicités, les entreprises cyber font face à une difficulté particulière : rendre leur expertise suffisamment lisible pour transformer leur visibilité en opportunités commerciales.
Pour Audrey Robory, fondatrice d’IT Marketing, collectif d’experts en marketing spécialisé en cybersécurité, le problème ne vient pas seulement des canaux utilisés. Il commence souvent bien avant : par le positionnement et le message.
« On parle souvent de maturité cyber pour les clients de mes clients. Mais je pense que mes clients ont aussi un sujet avec la maturité marketing », explique Audrey Robory. Selon elle, de nombreuses PME de la cybersécurité associent encore largement le marketing aux actions de communication et à l’événementiel. Une stratégie qui n’est pas nécessairement mauvaise : les salons restent, souligne-t-elle, l’un des principaux leviers d’acquisition de nombreux acteurs du secteur. Le risque apparaît lorsque l’ensemble de la stratégie commerciale en dépend. Les cycles de vente dans la cybersécurité peuvent s’étendre sur neuf à douze mois. Concentrer l’acquisition sur quelques grands rendez-vous annuels peut donc rendre le pipeline commercial irrégulier et difficile à prévoir.
L’objectif de la génération de leads n’est dès lors pas de remplacer les salons ou les dispositifs qui fonctionnent déjà, mais de construire autour d’eux une acquisition plus régulière.

LinkedIn, emailing, SEO, publicité en ligne, webinars, livres blancs… Face à la multiplication des leviers disponibles, la tentation peut être de commencer par choisir un canal. Pour Audrey Robory, l’ordre devrait être exactement inverse. « Un mauvais message qui est bien diffusé, ça reste un mauvais message », résume-t-elle.
La première étape consiste donc à aligner équipes techniques, commerciales et marketing autour de quelques questions simples : que fait précisément l’entreprise ? À qui s’adresse-t-elle ? Quel problème résout-elle ? Pourquoi son approche est-elle différente ? Ce travail est particulièrement important en cybersécurité. Une même solution doit parfois convaincre des interlocuteurs très techniques, susceptibles de l’utiliser au quotidien, mais aussi des décideurs disposant d’une vision plus globale.
Investir dans une campagne LinkedIn ou Google avant d’avoir répondu clairement à ces questions risque surtout d’amplifier un problème de positionnement déjà existant.
La génération de leads dans la cybersécurité présente une autre difficulté : les profils ciblés sont déjà fortement sollicités RSSI, DSI et responsables techniques reçoivent quotidiennement de nombreux messages commerciaux. Les approches génériques ont donc peu de chances de retenir leur attention.
Pour Audrey Robory, l’efficacité d’une stratégie d’acquisition dépend ainsi moins du canal choisi que de la capacité à atteindre le prospect au moment où son besoin devient concret.
L’une des stratégies déployées pour un acteur de la gestion des vulnérabilités illustre cette logique. Lorsqu’une vulnérabilité critique ou fortement médiatisée apparaissait, l’entreprise publiait rapidement des contenus apportant des recommandations pratiques et des outils permettant aux organisations d’évaluer leur exposition.
L’objectif : profiter du pic de recherches associé à la vulnérabilité pour apparaître non pas comme un fournisseur cherchant immédiatement à vendre une solution, mais comme une source d’expertise.
Cette stratégie reposait notamment sur le référencement naturel. Pour chaque vulnérabilité concernée, des contenus dédiés étaient publiés afin de répondre aux recherches des entreprises au moment où celles-ci cherchaient des informations. Articles consacrés aux CVE, recommandations techniques, outils d’évaluation, puis webinars et campagnes d’emailing : un même sujet pouvait alimenter plusieurs formats. L’intérêt du dispositif réside dans son timing. Plutôt que de chercher à provoquer artificiellement un besoin par la publicité, l’entreprise se positionne au moment où celui-ci existe déjà.
« Tu prouves ton expertise avant même de dire que tu as quoi que ce soit à vendre », résume Audrey Robory.
Une logique particulièrement adaptée au SEO en cybersécurité, où une vulnérabilité, une nouvelle réglementation ou un incident majeur peuvent provoquer très rapidement une forte demande d’information.
Les formats traditionnels du marketing B2B n’ont pas pour autant disparu. Livres blancs, webinars ou blogs peuvent toujours permettre de générer des leads, à condition de ne pas les transformer en brochures commerciales déguisées. Pour Audrey Robory, le format est finalement secondaire : c’est la valeur apportée qui détermine l’intérêt du contenu.
Un prospect donnera difficilement son adresse email pour découvrir les fonctionnalités d’une solution qu’il ne connaît pas encore. Il sera davantage susceptible de le faire pour comprendre une menace, anticiper un risque ou trouver une réponse à un problème précis.
La différence est importante : l’entreprise ne commence plus par présenter son produit. Elle construit d’abord sa légitimité sur un sujet, avant de créer progressivement un lien avec son offre.
Reste un obstacle majeur : comment rendre compréhensible une technologie cyber sans en dénaturer la complexité ?
Pour Audrey Robory, vulgariser ne signifie pas simplifier à l’excès. Il s’agit plutôt d’adapter le niveau de lecture à l’interlocuteur.
Elle prend l’exemple du Cyber Resilience Act (CRA). Une présentation réglementaire du texte peut rapidement devenir abstraite pour une audience non spécialiste. Une métaphore permet, au contraire, de fixer immédiatement l’idée : « Le Cyber Resilience Act, c’est un peu le Nutri-Score de la cyber. »
Au-delà de l’exemple, la logique vaut pour le marketing des solutions de cybersécurité : une technologie peut être techniquement sophistiquée tout en étant présentée à travers une promesse simple et compréhensible.
« En général, on achète quelque chose quand on comprend à quoi ça sert », rappelle Audrey Robory.
Que devrait donc faire une entreprise de cybersécurité souhaitant générer davantage de leads ?
Audrey Robory identifie trois fondamentaux : un positionnement et un message clairs, une visibilité régulière et un parcours de conversion optimisé.
Le dernier point est parfois négligé. Générer du trafic n’a que peu d’intérêt si le site Internet ou la landing page ne permet pas ensuite de transformer cette audience en prospects qualifiés.
Multiplier les campagnes et augmenter les budgets publicitaires sans disposer de ces fondamentaux peut même produire l’effet inverse de celui recherché : davantage de trafic, mais peu de leads qualifiés et un retour sur investissement décevant.
L’intelligence artificielle générative facilite désormais la production de contenus, la création de campagnes ou l’automatisation des messages commerciaux.
Mais cette démocratisation a un revers. Audrey Robory établit un parallèle avec la cybersécurité : de la même manière que l’IA peut rendre certaines attaques plus accessibles et augmenter leur volume, elle permet à davantage d’entreprises de produire rapidement des contenus marketing considérés comme « corrects ».
Conséquence : le volume augmente, mais aussi le bruit. Pour des RSSI et DSI déjà très sollicités, l’automatisation devient alors contre-productive lorsqu’elle est perceptible. Un message générique produit à grande échelle risque moins d’attirer l’attention que de provoquer du rejet.
L’IA ne supprime donc pas la nécessité d’une stratégie marketing différenciante. Elle pourrait même la rendre plus importante : lorsque tout le monde peut produire davantage, la capacité à produire quelque chose de réellement utile devient plus rare.
Pour générer des leads dans la cybersécurité, le choix du canal n’est pas le premier sujet. Une stratégie efficace commence par un message compréhensible, une connaissance précise de sa cible et des contenus répondant à des problèmes réels.
SEO, webinars, livres blancs, LinkedIn ou emailing ne deviennent réellement efficaces qu’une fois ces fondamentaux posés. Face à des décideurs cyber sursollicités et à la multiplication des contenus générés par IA, l’enjeu n’est peut-être plus de parler davantage, mais d’être pertinent au moment exact où le prospect cherche une réponse.
Mélissa Périé : Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode d’InCyber Voices. En cyber, les solutions techniques ne manquent pas. Ce qui manque, c’est plutôt la capacité à les rendre visibles et compréhensibles pour les bonnes personnes et au bon moment. Pour parler de cette problématique, j’ai le plaisir de recevoir Audrey Robory, fondatrice d’IT Marketing.
Au programme : pourquoi la plupart des campagnes de génération de leads ratent leurs cibles, comment vulgariser sans trahir la complexité et ce que l’IA peut réellement changer dans les stratégies d’acquisition.
Audrey, pour commencer, comment te présentes-tu et quel a été ton parcours ?
Audrey Robory : J’aime dire que je fais parler les équipes techniques, les commerciaux et les décideurs dans la même langue. En cyber, on a des solutions très complexes et des experts très pointus, mais tout le monde ne parle pas toujours la même langue. Quand le message circule mal, peu importe que la solution soit excellente : elle peut rester invisible.
J’ai commencé dans la cyber en 2020, un peu par hasard, en rejoignant une entreprise spécialisée dans le bug bounty. À ce moment-là, je n’y connaissais rien en cybersécurité. Je voulais surtout rejoindre une équipe à taille humaine au début d’une aventure entrepreneuriale.
C’est comme ça que j’ai fait mes premiers pas dans la cyber. J’ai notamment eu l’occasion de participer à plusieurs salons, dont le Forum InCyber, qui était encore le FIC à l’époque. Je me suis rendu compte que beaucoup d’entreprises de cybersécurité n’avaient pas réellement de fonction marketing structurée. C’est là que la réflexion autour de mon projet a commencé à se construire.
Mélissa Périé : Venons-en justement à IT Marketing. Quel est son positionnement ?
Audrey Robory : J’ai lancé IT Marketing en 2022. C’est un collectif d’experts en marketing spécialisé en cybersécurité. Concrètement, nous activons différents leviers pour structurer la génération de leads et accélérer la croissance de nos clients : contenu, SEO, publicité, branding… Mais toujours avec une approche fondée sur la compréhension du marché et des cibles.
En cyber, les audiences sont particulièrement exigeantes. L’idée est donc de proposer une offre au plus près des besoins des entreprises cyber et de devenir une extension de leurs équipes, avec des profils spécialisés et proches de la réalité du terrain.
Aujourd’hui, nous accompagnons aussi bien des PME que des startups ou des acteurs plus établis de la filière.
Mélissa Périé : En quoi consiste concrètement ton travail quotidien autour de la génération de leads ?
Audrey Robory : Mon quotidien consiste beaucoup à apprendre. Je travaille avec des profils techniques très solides sur des sujets parfois extrêmement pointus. Je passe donc beaucoup de temps à comprendre les solutions, leur logique et la vision qui se trouve derrière.
Mon rôle consiste ensuite à transformer cette expertise technique en levier business. Cela passe par le message, le positionnement, les contenus et les campagnes, avec un objectif : rendre l’offre compréhensible et visible au bon endroit et au bon moment.
En cyber, cela demande énormément de précision parce qu’on s’adresse notamment à des RSSI, des DSI et des profils très techniques. Ils ont tous un point commun : ils sont extrêmement sollicités. Une grosse partie du travail consiste donc à trouver la bonne manière de capter leur attention sans tomber dans des approches marketing génériques ou trop agressives.
Mélissa Périé : On voit pourtant de très bonnes solutions cyber qui ne se vendent pas. Le problème vient-il de la manière dont les entreprises présentent leurs offres ?
Audrey Robory : Souvent, on pense que le problème vient uniquement du message. C’est en partie vrai, mais il existe aussi un sujet de maturité marketing.Marketing cyber : comment générer des leads ?
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Akihiro Hino, le CEO de Level-5, le studio derrière les jeux Professeur Layton et Yo-kai Watch, a confirmé que de l'IA générative avait été utilisée lors de la récente présentation du studio.
Apple Configurator est un outil gratuit qu'Apple fournit aux écoles et aux entreprises pour préparer des iPhone par paquets de cent. Si ça vous dit quelque chose, c'est parce que c'est aussi l'outil que j'ai utilisé pour mon tuto sur le pair locking . Mais cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas l'utiliser pour votre propre plaisir ! En effet, rien n'empêche de le lancer sur le vôtre, et ce qu'il vous permet alors de faire est plutôt radical : faire disparaître l'App Store de l'écran d'accueil.
Vous branchez l'iPhone sur un Mac en USB, vous le passez en mode supervisé, puis vous vous fabriquez un profil de configuration que vous lui poussez. Cela permet par exemple de limiter la présence de certaines app pour ainsi transformer votre téléphone en dumbphone . Ça permet donc de lutter contre vos démons de la perte de temps que sont par exemple les réseaux sociaux.
La case à décocher dans Configurator s'appelle "Autoriser l'installation d'apps à l'aide de l'App Store". Une fois que c'est fait et que le profil est déployé sur le téléphone, l'icône de l'App Store n'apparaît plus sur l'écran d'accueil, et l'utilisateur ne peut plus installer ni mettre à jour ses apps (snif).
Les trois sous-cases de l'installation d'apps, toutes marquées "appareils supervisés"
Ensuite, reste à empêcher le propriétaire du téléphone (c'est-à-dire vous) de retirer ce profil 5 minutes plus tard. Ça se règle dans l'onglet Général du profil, avec un menu qui contrôle quand celui-ci peut être supprimé, et que vous basculez sur "Jamais".
Sauf que Jamais ne veut pas vraiment dire jamais. En effet, Apple documente lui-même la sortie de secours... Pour virer ce profil, il faut effacer l'intégralité du contenu et des réglages, ce qui arrête la supervision, et le profil s'en va avec. Ce n'est donc pas une vraie prison, mais plutôt une grosse friction, et son prix c'est le contenu entier de votre téléphone.
Les apps déjà installées, elles, ne bougeront pas d'un pixel. Elles gardent leurs notifications et leur compte connecté, parce que la restriction n'efface rien du tout... Elle vous retire seulement la possibilité d'en réinstaller une. Le ménage se fait donc avant, pas après. Et avant même ça, il y a un péage puisque la supervision ne s'active que sur un iPhone neuf ou entièrement effacé, avant que l'assistant de réglages n'apparaisse pour la première fois.
La première étape consiste donc à vider votre téléphone, sauvegarde comprise. Ensuite, tant que le profil tient, plus une seule app ne se met à jour, correctifs de sécurité compris. Et une app supprimée par mégarde (votre appli bancaire, votre générateur de codes à deux facteurs) ne reviendra pas avant que vous soyez rentré rebrancher le Mac. Ça peut être problématique en voyage, donc je vous conseille aussi de décocher la case "Autoriser la suppression d'apps (appareils supervisés)" pour justement empêcher aussi la désinstallation des apps.
L'idée de mettre en place un profil comme ceci nous vient de Stepan Parunashvili, qui raconte sur son site être passé de 4 à 2 heures d'écran par jour en deux mois. Sa bidouille ne s'arrête d'ailleurs pas à l'App Store, puisqu'il y ajoute aussi un filtre de contenu réglé sur les sites autorisés uniquement, sans quoi les services dont on vient de retirer les applications resteraient accessibles par le web.
Si ça vous chauffe de mettre ça en place pour gagner du temps de vie, comptez deux heures d'installation environ, une remise à zéro complète de votre smartphone, et deux bonnes semaines avant que votre liste d'apps soit la bonne.
Maintenant, si ça vous semble disproportionné, ça l'est un peu. Dumb Phone , que je vous présentais en janvier, vise le même résultat avec les API de temps d'écran et sans rien effacer... mais il se désactive aussi super facilement.
Bref, c'est la méthode brutale, pour ceux que les méthodes douces n'aident pas.
Après la censure du dispositif français, Emmanuel Macron demande une interdiction européenne des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Plusieurs gouvernements soutiennent des restrictions, avec des seuils allant de 14 à 16 ans et des approches différentes des exceptions. L’Espagne et les Pays-Bas veulent également couvrir les jeux vidéo et les compagnons IA présentant …
L’article Mineurs et réseaux sociaux : Emmanuel Macron porte en Europe la bataille de l’interdiction est apparu en premier sur FW.MEDIA.
Un développeur espagnol, Emilio Cano Pérez, vient de publier le SDK de son CanoFlash, un petit boîtier monté sur un XIAO ESP32-S3 qui se branche sur le port Link d'une Game Boy Advance. Cela ne nécessite aucune modification de la console, ni de fer à souder (cool !), et une fois branché, ça permet à la console de récupérer la connexion Wi-Fi qu'elle n'a jamais eue !
Alors comment ça fonctionne ? Hé bien le truc démarre en mode Multiboot et pousse sa propre application dans la RAM de la console. Ensuite c'est lui qui se coltine la gestion de tout le réseau, pendant que la GBA se contente d'échanger avec lui des paquets de taille fixe. En clair, un jeu n'a pas à connaître l'existence du Wi-Fi. Il parle juste au boîtier à travers le SDK dispo sur GitHub, qui lui apporte le matchmaking public, les salons privés et des parties jusqu'à huit joueurs.
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Sauf qu'avant de sortir votre Game Boy du tiroir, il faut lire la FAQ du créateur parce qu'il y écrit que le jeu en ligne fonctionnera uniquement dans les jeux qui intègrent son SDK, et qu'il ne transforme pas automatiquement le multijoueur Link des jeux existants en multijoueur Internet. Roooh, c'est dommage quand même. Ça veut donc dire que votre cartouche collante de Pokémon Rubis ne fonctionnera pas via le Wi-Fi... Pour jouer, il vous faudra donc des homebrews compilés avec le kit, plus un boîtier et une console par joueur.
Maintenant, si c'est vraiment vos vieilles cartouches que vous voulez faire jouer à distance, l'appareil qui fait ça, c'est le GB-Link USB dont je vous ai parlé en juin . Lui se fait passer pour un câble Link, se relie en USB-C à un ordinateur ou à un smartphone Android, et un client web différent parle le protocole de chaque jeu : les échanges Pokémon des trois premières générations, les parties d'Advance Wars. Dans le même genre, ChisLink est un projet à monter soi-même dont le relais transporte les paquets des jeux compatibles avec l'adaptateur sans fil de Nintendo.
Cette limite du CanoFlash n'est d'ailleurs pas une bizarrerie de conception, parce que l'adaptateur sans fil sorti par Nintendo en 2004, c'était exactement pareil. Il était fonctionnel avec seulement à 46 jeux compatibles, tous sortis entre 2004 et 2006. Ça ne remplaçait pas non plus le câble Link.
Du coup, le CanoFlash, son vrai métier, c'est surtout de vous permettre de parcourir vos homebrews et vos sauvegardes personnelles via Wi-Fi, de flasher le jeu de votre choix sur votre cartouche réinscriptible et de synchroniser les sauvegardes, le tout sans PC.
Par contre, cette cartouche réinscriptible compatible dont je vous parle, à base de S29GL256, elle est indispensable et elle n'est ni incluse ni vendue dans la campagne Kickstarter CanoFlash. Même chose pour la batterie, même si le boîtier accepte de tourner sur USB-C. Donc comptez le prix de la cartouche en plus avant de vous emballer, et sachez aussi que la campagne Kickstarter n'est toujours pas lancée à l'heure où j'écris ces lignes.
Le SDK, lui, est déjà là , et il se compile sans avoir le moindre boîtier sous la main. Bref, de quoi préparer votre jeu tranquillement en attendant que le matériel existe...
Source : XDA Developers
La scale-up suédoise Tandem Health boucle une série B de 86,5 millions d’euros menée par le Scaleup Europe Fund d’EQT. Derrière le montant, l’opération traduit surtout un changement de catégorie : après avoir automatisé la documentation médicale, Tandem veut intervenir avant, pendant et après la consultation. En France, cette ambition la place face à Nabla …
L’article Avec 86,5 millions d’euros, TANDEM HEALTH veut passer du scribe médical au système d’exploitation clinique est apparu en premier sur FW.MEDIA.
Le trafic seul ne suffit plus à mesurer la performance d’une stratégie digitale. Avec l’essor des AI Overviews, des moteurs conversationnels et du Social Search, les marques doivent désormais être visibles, crédibles, citées… et capables de mieux convertir chaque visite obtenue. C’est le sujet central de la 6e édition des Marketing Digital Days, organisée par …
L’article 🗓️ Event – Exister au-delà du clic : Repenser la performance digitale à l’ère du zéro clic et de l’IA est apparu en premier sur FW.MEDIA.
Article rédigé à trois voix par Victor Lerat (Abondance), Julien Bismuth, Consultant SEO chez Getfluence, et Thomas Casiez, Directeur Général Adjoint SEO/GEO chez Datashake.
Le 22 juillet 2026, la France a cessé d'être le village gaulois : les AI Overviews de Google sont arrivés sur les SERP françaises. Six semaines plus tard, le 10 septembre, nous avons ouvert le capot en direct avec deux experts qui ont de la data française, pas des études américaines recyclées. Vous avez été plus de 600 à vous inscrire, 242 à suivre le direct, et 88 d'entre vous avaient laissé 187 questions à l'inscription.
Une heure ne suffisait pas à toutes les traiter. Cet article fait donc trois choses : il vous donne le replay et les slides, il résume ce qui a été dit, et il répond aux questions que le direct n'a pas eu le temps de couvrir. Nous les avons regroupées en huit thèmes. Sur chacun, Julien et Thomas ont répondu là où ils sont les plus légitimes, et j'ajoute le regard d'Abondance.
Avant de plonger dans le replay, une demande. Ce webinar a montré à quel point les pratiques bougent vite face à l'IA, sans repères partagés : qui mesure déjà sa visibilité dans les IA, qui a fait évoluer ses contenus, qui a débloqué un budget, qui attend de voir ? Personne ne le sait encore pour le marché français. C'est ce que notre enquête veut établir, et votre regard d'expert nous manque.
Enquête Abondance x Getfluence
SEO & GEO : marques et agences face à la visibilité IA
Votre retour sur l'impact de l'IA sur votre activité, vos méthodes de suivi et vos leviers d'action, en moins de 4 minutes. Réponses strictement anonymes, traitées de manière agrégée. Les résultats seront publiés gratuitement et en intégralité pour toute la communauté Abondance.
Je réponds à l'enquête (4 min)Le replay complet (1 h) :
Les slides du webinar (PDF) : AIO est arrivé en France : ce qui change, la récupération des signaux et la checklist IA
Télécharger les slides (PDF)Les chapitres du replay :
La question la plus posée, et la plus anxieuse : qui perd, qui gagne, et le trafic qui reste est-il plus qualifié ?
Julien Bismuth (Getfluence) : Trop tôt pour un chiffre global, et surtout très inégal selon l'intention. Perdent les pages info de haut de funnel dont la réponse est déjà donnée dans l'aperçu. Gagnent les marques mentionnées dans la réponse, et les pages dont le clic apporte une valeur utile (transactionnel, outils, données propres). Le trafic restant est plus qualifié : on perd les clics de curiosité, on garde les visites à forte intention. Face à la baisse de clics, une question essentielle à se poser est « suis-je là quand l'IA répond, et sur quelles intentions ? ».
Thomas Casiez (Datashake) : Nous avons le chiffre, sur nos plus de 50 comptes clients. Étude avant/après le 22 juillet sur données Search Console : là où l'Aperçu IA s'installe durablement, le taux de clic baisse de plusieurs points. Cela recoupe ce que dit Julien sur les intentions, et nos relevés le chiffrent : 66 % d'Aperçu sur les requêtes d'évaluation contre 3 % sur celles d'action. Sur la qualification du trafic restant, je suis plus prudent tant que nous n'avons pas les données de conversion : dix ans côté annonceur m'ont appris qu'un trafic plus qualifié en taux peut produire moins de contrats en volume.
Le regard d'Abondance (Victor Lerat) : Le seul chiffre qui compte est le vôtre. Les moyennes du corpus masquent des écarts énormes entre thématiques : en santé, les aperçus se déclenchent massivement, à rebours de ce qu'on attendait sur un secteur YMYL ; en local, ils sont rares. Un média avec 80 % de trafic informationnel et un e-commerce dont les entrées se font sur des requêtes d'achat ne vivent pas le même 22 juillet.
Ce que je conseille de faire dès maintenant : analyser le taux de clic de vos mots-clés à position égale, avant et après le 22 juillet. C'est la seule comparaison qui isole l'effet de l'aperçu, puisqu'une perte de clics due à une perte de position n'a rien à voir avec l'AIO. En parallèle, commencez à mesurer la part d'affichage des AI Overviews sur un panel de mots-clés représentatifs de votre activité, ce que permet par exemple Monitorank.
Attention aux biais d'analyse : une baisse de clics ne doit pas toujours être imputée aux AI Overviews. L'été a été chargé en mises à jour Google, spam updates comprises, et plusieurs causes se superposent souvent sur la même courbe. Il faut rester prudent et mesurer les bonnes données. Sur les sites que nous avons analysés pour le moment, la baisse de trafic va de -5 à -40 % selon les cas. Un écart pareil prouve une fois de plus qu'il faut faire sa propre analyse, avec ses propres données et sur son propre écosystème.
Quels outils sont fiables, que voit-on dans la Search Console, et quel KPI remplace le clic quand on est cité sans être cliqué ?
Julien Bismuth (Getfluence) : Le clic laisse la place au taux de citation et de mention par moteur, sur un jeu de prompts stratégiques bien définis. C'est la base de la mesure, c'est pourquoi on aide nos clients à le faire. La Search Console ne sépare pas encore l'aperçu du reste (impressions et clics fondus). Pour le reste, on suit son propre set de prompts (citations, mentions, part de voix) et les mentions de marque hors site.
Thomas Casiez (Datashake) : Je confirme par la mesure que la Search Console fond tout : notre étude d'impact est construite sur ses données et elle détecte la chute, donc les impressions des AIO y sont bien, sans dimension pour les isoler. La seule sortie praticable est de constituer soi-même la liste des requêtes qui déclenchent un aperçu IA et de suivre le CTR de ce groupe à part. Sur les outils, une réserve de terrain : nous avons revérifié à la main et trouvé des « marque absente » sur des réponses où elle figurait bien. Ce qui compte davantage que l'outil, c'est un corpus figé rejoué à l'identique. Et pour débloquer un budget en comité, ne présentez pas une baisse de CTR, croisez-la avec la marge par ligne de métier : vous obtenez un montant, et c'est ce qui se décide.
Le regard d'Abondance (Victor Lerat) : Chez Abondance, nous recevons de nouveaux outils de suivi de visibilité IA presque chaque semaine, et nous tenons à jour une sélection des meilleurs outils pour suivre sa marque dans les LLM. Aucun ne s'est imposé comme standard, et ce n'est pas le sujet. Ce qui rend une mesure fiable, ce n'est pas l'outil, c'est la méthode : un panel de prompts construit à partir de vos données (Search Console, personas, questions des équipes métier), catégorisé par sujet, rejoué plusieurs fois pour lisser les variations, et surtout figé dans le temps. Un panel qu'on change tous les quatre matins ne mesure rien. Les gros modèles se mettent à jour sans prévenir, et le share of voice peut chuter en une nuit sans que votre travail ait changé : c'est la donnée qui a bougé, pas vous.
Un angle mort à garder en tête : tous ces outils ne suivent que le premier prompt d'une conversation, alors que c'est souvent la deuxième ou troisième question qui fait apparaître une marque.
Sur le KPI, un rappel qui change la lecture des chiffres : un clic qui n'a pas eu lieu dans une IA ne veut pas dire que la personne s'est arrêtée là. Elle a lu la réponse, retenu un nom, et il y a de bonnes chances qu'elle ait ensuite tapé ce nom dans Google, ou soit allée directement sur le site. On a donc moins de clics, c'est certain, mais pas forcément moins de business. Et c'est vraiment ça qu'il faut regarder et présenter : les leads, les ventes, les requêtes de marque, pas le seul trafic. Le GEO sert à afficher sa marque au moment où l'utilisateur évalue ses options, et à devenir la référence sur sa thématique. Il faut être honnête sur la contrepartie : le ROI du SEO et du GEO est aujourd'hui beaucoup plus difficile à mesurer qu'avant, donc beaucoup plus difficile à prouver. Ce n'est pas une raison pour ne pas mesurer, c'est une raison pour mesurer la bonne chose.
Les 3 à 5 actions au meilleur retour à 90 jours, et celle que tout le monde fait pour rien.
Thomas Casiez (Datashake) : Quelques actions à 90 jours, dans cet ordre. Vérifier l'accès des robots de recherche IA, une matinée de développeur. Servir le contenu dans le HTML brut, puisque aucun crawler IA majeur hors Google n'exécute le JavaScript. Placer une réponse directe de 40 à 60 mots en tête de page, autonome et citable telle quelle, car c'est le passage qui concourt désormais, pas la page. Mettre des faits structurés dans les 200 premiers mots (pour interconnecter les différentes entités nommées d'un site et donner du contexte aux bots), le multi-format affichant un taux de sélection supérieur de 156 % au texte seul. Et garder son référencement : la position 1 est citée dans 58,7 % des cas contre 19,3 % en positions 4 à 10 (la forte corrélation remontée sur l'AIO, moins valable pour les autres LLM).
« La mention ne s'obtient pas en publiant plus sur son site web, mais en répondant de manière structurée, en étant déjà mentionné ailleurs et avec des preuves de neutralité perçue. »
Julien Bismuth (Getfluence)
Le regard d'Abondance (Victor Lerat) : La liste de Thomas est la bonne, et son ordre aussi. Les six points de contrôle présentés dans le webinar (robots.txt, pare-feu, contenu servi en HTML, données structurées, sitemap accessible, temps de réponse serveur sous 500 ms) sont le préalable à tout le reste : tant que le bot ne passe pas, aucune optimisation éditoriale ne sert à rien. Datashake a testé neuf grands sites français à plusieurs millions de visites : six répondaient une erreur 403 à une simple requête curl. Ce n'est pas un problème de PME.
Un rappel d'actualité sur ce point : Cloudflare bloque par défaut certains robots IA sur les pages monétisées depuis le 15 septembre, pour les nouveaux comptes. Allez vérifier votre paramétrage, cela prend deux minutes.
J'ajoute une action que je considère comme la plus importante de toutes, parce qu'elle ne se fait pas sur votre site : construire sa notoriété partout où les internautes passent. Les plateformes sociales, qu'elles soient ouvertes aux IA ou à Google. Les forums, Reddit en tête mais pas seulement. Les comparatifs, les guides d'achat, les tests, et tout article qui parle de vos produits, de vos services ou de votre marque. Plus vous êtes cité ou mentionné, plus vous avez de chances d'apparaître dans les réponses des IA et dans les AI Overviews. C'est mécanique : les modèles construisent leur réponse à partir de ce qu'ils lisent ailleurs, et une marque qu'on ne croise nulle part n'existe pas pour eux, quelle que soit la qualité de son site.
Le GEO est-il autre chose que du bon SEO ? Ce qui marche pour Google marche-t-il pour ChatGPT et Perplexity ?
Julien Bismuth (Getfluence) : Une seule base, plusieurs réglages. Le GEO n'est pas l'après-SEO, c'est le SEO qui retrouve ses trois piliers (technique, contenu, hors site) avec un objectif en plus : la mention. Le fond se recoupe, mais les écosystèmes divergent : à peine 12 % de recouvrement entre le top 10 Google et ce que citent ChatGPT, Gemini ou Copilot (Ahrefs, 15 000 prompts, 2025). De ce que nous dit la mesure des résultats, la stratégie qui compte repose sur un ciblage précis des sources et des formats structurés pour transmettre la bonne information aux IA, comme le fait AI-First
.
« Les prompts doivent être identifiés par rapport au gap de visibilité par moteur IA. Par contre, les articles peuvent se travailler sur une base commune, à condition d'appliquer les éléments éditoriaux qui ont un impact sur tous les moteurs. Par exemple, on sait qu'aujourd'hui le lien n'est pas lu par ChatGPT, mais rien ne nous dit qu'à l'avenir il ne le sera pas, et on connaît son importance dans l'environnement Google, donc autant le mettre. C'est tout l'intérêt de la recherche que nous faisons pour garder systématiquement à jour notre format AI-First
Julien Bismuth (Getfluence), qui permet au moins 60 % de mentions de marques dans les réponses où elles étaient absentes avant ces contenus. »
Thomas Casiez (Datashake) : On nous demande souvent si le GEO est une option du SEO. Notre réponse tient en trois faits : les deux ne se mesurent pas au même endroit, l'un dans la Search Console sur des mots-clés, l'autre sur des prompts rejoués moteur par moteur. Ils n'actionnent pas les mêmes leviers, puisque près d'un cinquième des sources citées échappe déjà au Top 10. Et l'avantage du classement a fondu de moitié sur nos deux derniers relevés. Ce sont deux métiers avec un socle commun, et nous les pilotons séparément.
Le regard d'Abondance (Victor Lerat) : Les deux réponses sont compatibles, et la bonne dépend de votre taille. Ce que le webinar a montré, c'est que l'AI Overview de Google et ChatGPT ne fonctionnent pas pareil. Google s'appuie sur son propre index, sur des pages lues au moment de la requête et sur les signaux qu'il connaît depuis vingt-huit ans (liens, autorité, fraîcheur, auteur), et cite d'abord ce qu'il classe déjà. ChatGPT crawle le web aussi, et souvent, mais il ne part pas du même classement : sa recherche s'appuie sur des sources tierces et sur une connaissance en partie mise en cache, et les signaux qui font remonter une page chez Google (le lien, notamment) n'y ont pas le même poids que la mention et le contexte autour d'une entité. Les deux moteurs ne partent donc pas du même stock de pages ni des mêmes critères, et c'est ce que confirme la mesure : 12 % de recouvrement seulement entre le top 10 Google et les sources citées par ChatGPT, Gemini ou Copilot sur 15 000 prompts (Ahrefs, 2025), et près d'un cinquième des sources citées dans les AIO français hors du top 10 selon les relevés Datashake.
Pour une PME ou une équipe SEO d'une ou deux personnes : une seule stratégie, avec un objectif ajouté (la mention) et une mesure par moteur. Créer une « cellule GEO » à côté de l'équipe SEO revient à mettre deux personnes sur les mêmes pages avec des briefs contradictoires. Pour un grand compte multi-marques où l'off-site pèse lourd, le pilotage séparé de Thomas se justifie, parce que les leviers, les prestataires et les budgets ne sont plus les mêmes.
Ce qui ne change dans aucun des deux cas : la position 1 sur Google donne 60 % de chances d'être cité dans l'aperçu. Le SEO classique n'est pas un chantier parallèle au GEO, c'est son ticket d'entrée.
Netlinking classique, mentions sans lien, avis clients : que pèse chaque levier dans la citation ? Et Reddit, faut-il encore y aller en France ?
Julien Bismuth (Getfluence) : Les mentions de marque prédisent le mieux la citation dans les Aperçus (Ahrefs, 75 000 marques). Le lien garde sa valeur pour Google, mais c'est la mention, la marque contextualisée dans un site ou média tiers, qui fait basculer la mention IA en volume. Pourquoi ? Parce que nous pouvons le contrôler et le répliquer avec méthode. Oui, les communautés comme Reddit pèsent dans les citations, mais l'activation de ce levier est plus difficile à contrôler aujourd'hui. Les deux sont très complémentaires.
« On sait que la construction des réponses IA combine position par requête, confiance perçue et fraîcheur. Or, en SEO, on sait que le lien fait ranker et attribue de l'autorité, et que la mention donne du contexte précis aux LLM. Avec la diversité des modèles, associer les deux est une bonne pratique. »
Julien Bismuth (Getfluence)
Thomas Casiez (Datashake) : C'est le pilier qui justifie une prestation GEO à part, puisque aucun levier on-site ne va le chercher : 18,4 % des sources citées dans les AIO français viennent déjà de l'extérieur du Top 10, et cette part est bien plus large sur les marchés matures. Notre parti pris est d'activer tout ce qui fait rayonner une marque auprès des moteurs, classiques comme génératifs : Reddit, pour lequel nous avons une offre dédiée, le netlinking de classement, les sites médias, et les avis clients qui apportent la réassurance. C'est la logique de multicanalité que nous appliquons déjà en SEO, et c'est ce qui rend aujourd'hui insuffisant un référencement limité à son propre site. Le SEO devient (enfin) un canal où le branding est central, et l'omnicanalité y est devenue une condition plutôt qu'une option.
Le regard d'Abondance (Victor Lerat) : L'arrivée des AI Overviews change une chose dans le netlinking, et c'est une bonne nouvelle pour le web : on ne peut plus se contenter d'acheter un lien sans se soucier de l'article qui le porte. Le LLM se méfie de la réponse unique forcée. Un article sponsorisé qui ne cite que votre marque et affirme qu'elle est la meilleure peut encore être utilisé par les IA, mais il l'est nettement moins qu'un article qui compare plusieurs acteurs, avec des chiffres et des sources, en mettant en avant vos valeurs.
La conséquence pratique est dans le brief. Le brief envoyé à un éditeur doit désormais être complet : les faits à vérifier, les sources à citer, des données fiables et datées, les concurrents qu'on accepte de voir nommés, les questions auxquelles l'article doit répondre. Un rédacteur qui reçoit un mot-clé, une ancre et une URL produit un contenu interchangeable que le modèle ne retiendra pas. Un rédacteur qui reçoit de la matière produit un article que les IA peuvent reprendre comme source, et qui sert votre marque bien au-delà du lien. Le brief compte désormais autant que le média qui le publie.
Et quel média choisir ? Beaucoup d'entre vous ont posé la question sous la forme « une mention dans un gros média ou beaucoup dans des médias de niche ». Ce que cherche le modèle, c'est la source la plus reprise sur votre sujet, pas la plus grosse. Un média spécialisé que les IA citent régulièrement sur votre thématique vaut plus qu'un quotidien national qui ne parle jamais de votre marché. Les outils de suivi cités plus haut vous donnent cette liste : les domaines qui apparaissent dans les réponses sur vos prompts sont ceux où il faut être.
Sur Reddit en France : sa part dans les citations recule, mais il reste utilisé par les modèles comme base de connaissance pour juger d'une marque. Le vrai sujet n'est pas Reddit, c'est l'ensemble des espaces où vos clients parlent de vous sans vous : forums spécialisés, groupes LinkedIn, plateformes d'avis, commentaires sous les vidéos. Ce sont eux qui alimentent la « confiance perçue » du brevet Google. Les investir, c'est d'abord les lire, puis y répondre, avant d'y publier.
Un artisan, un réseau de franchise, un cabinet de conseil, un site YMYL : ont-ils une chance face aux sites à forte autorité, et par quoi commencer ?
Julien Bismuth (Getfluence) : Plus ouvert qu'en SEO, car la citation et la mention ne dépendent pas que de la taille du domaine, et le fan-out ouvre des sous-requêtes de niche et locales peu concurrentielles où une PME peut devenir la source. Par où commencer avec un petit budget : 5 à 10 prompts déterminés avec méthode par rapport aux recherches de l'audience, et des mentions bien contextualisées dans les sources les plus fréquemment citées par thématique. Ensuite, on mesure et on élargit.
« Le fan-out ouvre des sous-requêtes diversifiées, parfois de niche, que tous les acteurs ne connaissent pas. Une PME ou un site local a donc tout intérêt à travailler les attributs et caractéristiques des sous-requêtes sur un sujet, en documentant prix, données ou encore cas clients, pour augmenter sa probabilité d'être mentionné dans les réponses. »
Julien Bismuth (Getfluence)
Le regard d'Abondance (Victor Lerat) : Le jeu est ouvert, et pour un site local il l'est même plus qu'ailleurs : le 22 juillet a moins changé les choses pour lui que pour n'importe qui d'autre. Les aperçus se déclenchent peu sur les requêtes locales, Google y garde son Local Pack et Maps. La fiche Google Business Profile, les avis et leurs réponses restent le premier chantier, et c'est aussi ce que les modèles lisent quand on leur demande « un plombier fiable à Nantes ».
Pour une PME de services ou un cabinet de conseil, l'atout est la donnée que personne d'autre n'a. Le fan-out décompose « quel prestataire choisir pour X » en sous-questions sur le prix, les délais, les critères de choix, les cas d'usage. Un grand site généraliste ne répond pas à ces sous-questions avec vos chiffres. Une page par attribut, avec vos prix, vos délais réels, un cas client daté et chiffré, et une réponse directe en tête : c'est le programme des 90 premiers jours, et il ne coûte que du temps.
Sur les secteurs YMYL, la santé en particulier : les aperçus s'y déclenchent beaucoup, et les sources citées sont institutionnelles. Ne cherchez pas à concurrencer l'Assurance Maladie sur la définition d'une pathologie. Cherchez à être la source citée sur ce que vous seul savez : votre protocole, vos délais de prise en charge, vos résultats.
Et pour les sites multilingues : les modèles répondent dans la langue du prompt à partir de sources dans cette langue. Vos versions étrangères servent toujours, à condition d'être de vraies pages et non des traductions automatiques du site français.
Le paid est-il touché aussi ? Faut-il déjà déplacer du budget vers les ads dans ChatGPT ?
Julien Bismuth (Getfluence) : Selon moi, SEA et présence IA n'agissent pas au même moment. Le SEA capte l'intention d'achat immédiate, la mention se construit avant, à l'évaluation. Ne coupez pas un SEA qui marche, réallouez plutôt une part du budget notoriété et haut de funnel vers les actions GEO, durables et à prix fixe.
Thomas Casiez (Datashake) : La question de l'arbitrage est dépassée par celle de la synergie, et nous avons pris ce virage en avance. Datashake a développé une expertise poussée sur ChatGPT Ads, et nous déployons déjà des synergies SEO et SEA auprès de nos partenaires et de nos prospects. Notre atout est ailleurs que dans l'achat lui-même : le corpus de prompts que nous montons pour piloter la visibilité générative d'un client devient directement son plan de ciblage publicitaire. Les prompts sur lesquels la marque est déjà citée n'ont pas besoin d'être achetés. Ceux sur lesquels elle est absente alors que ses concurrents y sont désignent exactement l'inventaire à couvrir, et le budget se place là plutôt qu'au jugé. C'est le grand virage du GEA, et il rejouera le scénario du search classique : les marques installées en organique achèteront leur visibilité moins cher que celles qui devront la créer de zéro. Construire sa présence générative maintenant, c'est préparer un coût d'acquisition plus bas le jour où ces inventaires s'ouvriront pleinement.
Le regard d'Abondance (Victor Lerat) : Le chiffre qui répond à la question est le 3 % de déclenchement sur les requêtes d'action. Google n'affiche pas d'aperçu là où il vend du Shopping et des annonces : votre SEA transactionnel n'est pas touché par les AIO, et c'est voulu. Là où les annonces souffrent, c'est sur les requêtes informationnelles, où l'aperçu les repousse plus bas dans la page. Si vous achetiez du haut de funnel en search, c'est ce budget-là qu'il faut réinterroger, pas le reste.
Sur ChatGPT Ads, il faut être honnête et dire les choses comme elles sont : à date, nous avons trop peu de recul pour donner une recommandation. Le canal vient d'ouvrir en France. Les premiers retours et échos que j'ai pu avoir ne sont pas très convaincants, mais ils portent sur quelques semaines et ça va bouger. Si vous disposez d'un peu de budget en supplément, cela peut valoir le coup de faire vos propres tests et d'étudier le ROI de ce nouveau levier, en partant par exemple des prompts où vos concurrents sont cités et pas vous, comme le propose Thomas. Sinon, restez ouvert et à l'écoute, et faites-vous votre propre avis avant de déplacer quoi que ce soit.
Dans deux ans, à quoi ressemble le SEO ? Google a-t-il intérêt à couper les clics ? Un éditeur a-t-il raison de bloquer les bots IA ?
Julien Bismuth (Getfluence) : Le SEO s'élargit : on passe d'un objectif unique de classement au besoin d'être mentionné là où ça compte, c'est-à-dire dans les réponses aux questions de son audience. Difficile de faire une prévision, mais probablement que dans deux ans, SEO et GEO auront convergé, tout comme la création de contenus et les RP. Nous le faisons déjà depuis 2025 pour nos clients chez Getfluence. Le côté réplicable grâce à l'IA agentique prendra également beaucoup de place, je pense. Bloquer les bots IA ? Non. Se retirer ne protège aucun trafic, l'IA ira trouver l'information ailleurs et vous ne la maîtriserez pas. Pour être sélectionné et être une réponse de recherche, le bot de recherche IA doit être autorisé.
Le regard d'Abondance (Victor Lerat) : Sur le blocage des bots, la réponse dépend de quel bot. Il y a trois familles : les robots d'entraînement (ceux qui nourrissent les modèles), les robots de recherche (ceux qui vont chercher une page pour construire une réponse) et les robots déclenchés par un utilisateur. Un éditeur peut légitimement fermer la première porte, c'est un choix éditorial et économique. Fermer la deuxième, c'est renoncer à être cité, donc à exister dans la réponse. Et chez Google, la question ne se pose même pas : l'AI Overview est construit par Googlebot, pas par un robot séparé. Bloquer Gemini via Google-Extended ne retire rien de l'aperçu. La seule manière d'en sortir est nosnippet, qui vous retire aussi des extraits classiques. Personne n'a intérêt à ça.
Google a-t-il intérêt à couper les clics ? Il a intérêt à garder les utilisateurs chez lui, et il a besoin que le web continue de produire ce qu'il résume. Les deux se contredisent, et il le sait : c'est pour cela que le shopping et le local sont épargnés, et que les liens restent dans l'aperçu. L'étape suivante, c'est l'agent qui compare, choisit et paie sans jamais afficher votre site. Les protocoles sont déjà là (WebMCP, UCP), et le partenariat entre OpenAI et Stripe en est une première démonstration.
Dans deux ans, mon pari : le SEO est le métier de ceux qui savent rendre une marque et ses données lisibles par des machines qui décident à la place des gens. Le web de demain sera agentique, c'est certain. Un agent comparera, choisira et achètera pour vous, sans forcément passer par votre page d'accueil.
Dans ce monde-là, deux choses feront la différence. La première, c'est la donnée que vous seul possédez et que personne ne peut reproduire : vos prix, vos stocks, vos délais, vos retours clients, votre historique. Elle dort souvent dans votre ERP ou votre CRM. Sortez-la, structurez-la, exposez-la : c'est elle qui fera de vous une source plutôt qu'un site parmi d'autres. La seconde, c'est la créativité. Si les machines lisent les données, les humains, eux, continueront de visiter les sites qu'ils ont envie de visiter. Une expérience qui donne envie de revenir, une marque qu'on a plaisir à retrouver, c'est ce qui échappera toujours au résumé automatique.
Nous sommes tous dans le même bateau, et c'est avec des données partagées, des tests et des retours d'expérience comme ceux de ce webinar que nos actions deviennent plus justes. Vous aurez la suite sur Abondance.
Un webinar organisé par Abondance en partenariat avec Getfluence. Merci aux 600 inscrits, et aux 88 d'entre vous qui ont pris le temps d'écrire leurs questions : cet article est le vôtre.
L’article "AI Overviews en France : le replay, les slides et les réponses aux 187 questions du webinar" a été publié sur le site Abondance.
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