
[Deal du jour] On connaissait les crèmes et les stylos chauffants à piles, moins cet étrange accessoire USB-C à brancher directement sur son smartphone. Le Beurer BiteX Go promet d’atténuer les démangeaisons provoquées par les piqûres de moustiques en quelques secondes, simplement grâce à la chaleur.

Films cultes, classiques ou sorties plus récentes : de nombreuses œuvres sont accessibles gratuitement sur les plateformes de replay françaises. CinéLibre les rassemble dans un même catalogue et indique où les regarder légalement.
Dans beaucoup d’entreprises, les idées d’outils naissent d’abord d’un problème très concret, des commandes encore suivies manuellement, des relances commerciales à mieux structurer, un manque de visibilité sur les équipes ou les fournisseurs, des validations à organiser, ou simplement un processus récurrent qui fait perdre du temps chaque semaine. Avec Building France, Emergent invite les …
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« L’objet réellement visé, c’est la notion de confiance. » C’est ainsi que Marc-Antoine Brillant, chef de VIGINUM, résume ce que cherchent les opérations informationnelles. Au-delà d’un scrutin ou d’une opinion, ce qui est visé est le lien des citoyens avec leurs institutions et entre eux : « la confiance envers leurs représentants, envers la parole officielle, envers la vérité scientifique, voire même la confiance des citoyens entre eux ». Derrière l’infox, il y a une intention géopolitique : fragmenter, polariser, affaiblir la cohésion sociale aux endroits où elle présente des failles. « On est en démocratie. Le débat public est libre et ouvert, donc il est exploitable, donc il est instrumentalisé. »
« La brutalisation du champ informationnel. » Guillaume Kuster, directeur adjoint à la Direction de la communication du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, résume ainsi devant la Journée OSINT ce qui a changé : non pas les invectives en ligne, qu’il juge presque anecdotiques, mais le volume d’arguments non étayés qui circulent jusque dans les enceintes internationales et y trouvent crédit. « On est passés, dans les relations internationales, d’une notion de soft power à une notion d’influence assumée. »
Une opération n’a pas forcément besoin de convaincre, il lui suffit d’entretenir la fracture là où elle existe déjà. À la table ronde PhilosoFIC, Émilie Bonnefoy, fondatrice d’Open Sézam et officier de réserve à l’état-major des armées, s’appuie sur des rapports de VIGINUM : les mains rouges du Mémorial de la Shoah, les têtes de cochon devant les mosquées, les punaises de lit… Les opérations informationnelles arrivent toujours dans des contextes de fragilité sociale. Les adversaires identifient les sujets de fragmentation, en premier lieu le racisme et l’insécurité, et les font évoluer simultanément dans le champ physique et dans le champ informationnel, où ce sont les lignes de faille préexistantes qui font circuler le récit. « Ce terrain sociologique est très favorable à l’action cognitive », confirme Guy-Philippe Goldstein, enseignant à l’École de guerre économique, à la même table.
La logique dépasse le champ social. Émilie Bonnefoy revient sur la chute d’un Rafale indien à la frontière indo-pakistanaise, qui a alimenté une guerre de l’information reprise, selon elle, par l’Azerbaïdjan pour deux objectifs simultanés : mettre en doute la dissuasion nucléaire française, que l’appareil incarne, et fragiliser Dassault Aviation au moment où l’entreprise vendait des Rafale à l’Inde. Champ militaire, champ économique, champ diplomatique. « Une approche holistique », dit-elle, dans laquelle « la frontière entre guerre de l’information et guerre économique est inexistante ».
Kuster, lui, distingue les modes opératoires selon leur origine. « Quand ça vient de la Russie, c’est généralement pour faire en sorte que des gens s’opposent assez violemment sur le champ politique, pour faire monter les extrêmes. Quand ça vient des États-Unis, c’est plutôt pour nous attaquer sur ce qui fait l’Union européenne en tant qu’institution. » Là, la cible est à la fois l’opinion et l’outil : faire admettre que réguler les plateformes depuis l’Europe équivaut à de la censure revient à désarmer le seul instrument dont dispose l’Union pour tenter d’assainir cet espace. Des narratifs sont construits, poursuit-il, pour que les citoyens européens rejettent d’eux-mêmes la régulation. « Cette menace n’est pas une menace qu’on traite à la va-vite », insiste Brillant. « C’est une menace réelle, profonde, qui a une vocation particulière : déstabiliser le fonctionnement démocratique. »
L’intelligence artificielle n’a pas inventé les attaques informationnelles. Elle en a changé l’échelle, la précision et le point d’entrée. Le point d’entrée d’abord, le plus en amont possible : Tariq Krim, fondateur de Cybernetica.fr, décrit à PhilosoFIC ce qu’il appelle la guerre épistémique, l’empoisonnement des modèles de langage avant même qu’une opinion ne se forme. « Les Russes ont tellement fait de fakes sur l’Ukraine que les LLM qui ont indexé le web ont intégré des visions beaucoup plus mesurées de la dangerosité de l’action de la Russie. » Ce n’est plus seulement le débat public qui est ciblé, c’est l’infrastructure du savoir qui l’alimente. « Il y a tout un travail de désempoisonnement à mener », prévient-il.
La précision ensuite. VIGINUM a observé en 2024, lors des Jeux olympiques et des législatives anticipées, « le premier cas en France où on a vu l’utilisation de l’IA générative par des acteurs étrangers pour interférer dans le débat public ». Pas de deepfake grossier usurpant l’identité d’un candidat, contrairement au scénario attendu, mais « des choses assez adroites, plutôt sophistiquées, la création de visuels à tonalité humoristique, jouant sur l’ironie, pour accompagner des narratifs très puissants ». L’outil ne sert ainsi pas à fabriquer du faux spectaculaire, mais surtout à ajuster le tir. « L’IA générative utilisée de manière intelligente dans des campagnes larges pour faire du ciblage très précis de communautés », précise Brillant, en visant spécifiquement celles qui disposent d’un fort pouvoir d’engagement.
L’échelle enfin, et avec elle un déplacement du mobile. La vidéo générée par IA annonçant un coup d’État militaire en France, mise en ligne le 10 décembre 2025 et vue plus de douze millions de fois, réunissait tous les critères de l’ingérence numérique étrangère : acteur étranger, moyens inauthentiques, contenu manifestement faux touchant aux intérêts fondamentaux. Tous, sauf l’intention. « Il n’y avait pas de volonté de déstabilisation de la France, il y avait la volonté de gagner de l’argent. » Pendant les municipales de mars, le service a vu pour la première fois des opérateurs privés établis à l’étranger monter des opérations du même type pour monétiser du trafic. Le rapport public sur la protection du scrutin, publié le 11 juin, nomme le phénomène : « l’essor d’une économie de l’ingérence », avec des acteurs commercialisant des « services d’intermédiation » pour mener des ingérences pour le compte de tiers. Le volume de ces opérations lucratives pose déjà à VIGINUM un problème de tri : distinguer, dans la masse, ce qui relève de l’appât du gain de ce qui menace intentionnellement le débat public.
L’environnement de diffusion travaille dans le même sens, sans qu’aucun adversaire n’ait besoin d’intervenir. « Un réseau social n’est pas un service public d’information, c’est un service à finalité lucrative », rappelle Brillant, qui y voit une pression systémique distincte de toute action hostile. Selon la deuxième édition du baromètre de l’Arcom publiée en janvier 2026, quatre Français sur dix s’informent quotidiennement via les réseaux sociaux et 20 % utilisent un outil d’IA conversationnelle pour s’informer au moins une fois par semaine. Marc-Antoine Brillant rappelle que ces outils ne peuvent « pas vraiment » garantir une information « fiable et vérifiée dans ce qu’ils produisent ». Des modèles nourris de faux deviennent ainsi la porte d’entrée informationnelle d’une partie du public.
« Le silence stratégique, juste ne rien dire en disant que le débat ne mérite pas de réponse, cette posture arrogante n’a plus lieu d’être aujourd’hui », tranche Guillaume Kuster. « Il faut descendre dans l’arène, avec les armes de l’esprit plutôt que par brutalité. »
Le diplomate présente French Response pour incarner cette sortie de la passivité. Le compte X officiel du Quai d’Orsay, à tonalité tantôt fact-checking, tantôt humoristique, est lancé au moment de la reconnaissance de l’État de Palestine par la France. « On s’en est pris plein la tronche de partout, des Israéliens, des Américains. Le ministre Jean-Noël Barrot a estimé qu’il fallait un moyen de répondre au même niveau. » Le premier message répond à Marco Rubio sur le dossier palestinien, « un genre de fact-checking », explique Kuster. La nouvelle grammaire diplomatique est assumée pour ce qu’elle est : « Le monde sur X est celui d’un ado américain de seize ans. Dans la tonalité, c’est ce qu’on essaie de faire, mais de façon digne. » La réponse à Elon Musk, qui accusait le gouvernement britannique de fascisme, aurait produit à elle seule plus de 8,5 millions de vues et environ 800 articles dans la presse française et internationale.

Kuster avance quelque 200 000 abonnés pour plus de quinze de vues mensuelles, quand France Diplomatie, compte institutionnel fort de plus d’un million d’abonnés, en réalise environ cinq millions.
« Il faut une doctrine de réponse résolument offensive pour imposer des coûts à nos adversaires », pose Brillant. Or, on n’impose aucun coût à un acteur qu’on refuse de désigner : sanctionner suppose de nommer. Kuster date la bascule d’« une petite révolution culturelle » : le piratage de TV5 Monde, clairement attribué là où la France s’en tenait jusqu’alors à la caractérisation. Côté manipulation de l’information, les premières inscriptions sous sanctions européennes remontent à juillet 2023, avec sept personnes et cinq entités du réseau RRN/Doppelgänger. Depuis le 8 octobre 2024, un cadre dédié vise les responsables des activités déstabilisatrices russes, manipulation coordonnée de l’information comprise. « Ça marche », dit le chef de VIGINUM. Six vagues d’inscriptions plus tard, le régime couvre 69 personnes et 19 entités au 21 avril 2026, selon le Conseil de l’UE. Sa portée reste circonscrite : ce que l’Union désigne, ce sont des opérateurs, un mode opératoire, une officine, un relais, pas des États.
Reste l’écart entre ce qui se mesure et ce qui est visé ; la confiance n’a pas d’unité. Goldstein en tirait à PhilosoFIC la conclusion opérationnelle suivante : « Une défense cognitive aura nécessairement un volet sociologique. » Marc-Antoine Brillant, de son côté, refuse d’en faire une affaire d’État seul. Si la confiance est bien l’objet visé, « on a un peu tous en nous la réponse à ce défi ». Sa consigne : en cas de doute, se détacher de son fil, de son agent conversationnel, et aller vérifier.
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À Milan, une affiche Apple montre un tout petit enfant qui tient un iPhone couvert d'une substance gluante, sous le slogan "Tutto ok, è iPhone", tout va bien, c'est un iPhone. L'autorité italienne de protection de l'enfance ne l'a pas du tout prise comme une blague.
Le visuel appartient à la campagne mondiale "Relax, it's iPhone", qui décline depuis des mois le même gag d'un téléphone qui ressort indemne des petites catastrophes du quotidien. Ici, la catastrophe a deux ans et les mains pleines de bouillie.
Une habitante de Milan, dérangée par l'image, l'a signalée à l'AGIA, l'autorité garante de l'enfance et de l'adolescence. Celle-ci a embrayé direct.
Pour l'autorité, cette affiche banalise le baby-sitting électronique, cette habitude de coller un smartphone dans les mains des très jeunes enfants pour avoir la paix, avec un risque de dépendance à la clé et des conséquences sur leur développement psychologique et cognitif.
Le dossier a du coup été transmis à trois organismes, le régulateur des communications, l'autorité de la concurrence et l'institut d'autodiscipline publicitaire, pour d'éventuelles suites. Aucune décision n'est tombée pour le moment. bien sûr, c'est un peu tôt encore.
Apple voulait probablement dire autre chose : votre téléphone survivra si le petit dernier s'en empare, l'écran encaisse la bave et la purée de carottes. Sauf que voilà, sur ce panneau, le double sens existe, et il ne reste qu'un bébé absorbé par un iPhone.
Le moment est mal choisi. Plusieurs pays débattent d'un âge minimum pour les réseaux sociaux, et les autorités de santé répètent depuis des années qu'avant trois ans, l'écran est à proscrire tout court.
On comprend le problème, et il faut dire que l'image est gênante pour une marque qui vante par ailleurs son mode Temps d'écran et ses outils de contrôle parental à chaque conférence.
Apple n'a pas commenté. La campagne, elle, poursuit tranquillement sa tournée mondiale.
Source : Mac4ever
Antivirus, EDR, pare-feu, authentification multifactorielle… la cybersécurité s’est bien renforcée sur la partie applicative au fil des ans. Mais “l’angle mort de la sécurité c’est la couche basse, le BIOS, le firmware. C’est vrai sur les PC, mais aussi sur d’autres terminaux, routeurs, boîtiers réseaux, etc. Ce sont des environnements historiquement assez peu monitorés, assez peu pris en compte dans les postures de sécurité”, s’inquiète Benjamin Duchet, CTO chez HP France.

[Deal du jour] Nintendo a confirmé que le prix de la Switch 2 passera de 469,99 € à 499,99 € le 1ᵉʳ septembre 2026. Sur Aliexpress, un code promo fait descendre la console à 367,79 €, soit plus de 100 € d'économies par rapport au tarif actuel, et 130 € à son futur prix.

PurrPad détourne le retour haptique du trackpad des MacBook pour reproduire les vibrations d’un chat qui ronronne. Une expérience plutôt convaincante, mais qui peut devenir lassante.
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Dès l’entrée au collège, la plupart des adolescentes et adolescents formulent le désir d’avoir leur propre smartphone. L’arrivée en sixième est en effet une étape charnière dans leur vie, mais c'est aussi à ce moment qu’ils commencent à gagner en indépendance, notamment pour leurs trajets jusqu’au collège, et un smartphone peut alors devenir un accessoire indispensable pour eux, comme pour les parents.
Ce serait trop cool non, si avec un double-clic sur un .docx dans votre gestionnaire de fichiers Linux, Word s'ouvrait directement ? Et je ne vous parle pas d'un bureau Windows complet en plein écran ou d'une session de bureau à distance. Juste une fenêtre Word tout ce qu'il y a de plus classique, avec son icône dans votre barre des tâches, épinglable et "alt-tabbable" comme le reste.
Hé bien, c'est ce que fait
WinPodX
, qui fait tourner un conteneur Windows sous KVM en arrière-plan et découpe l'affichage application par application via FreeRDP RemoteApp. Comme ça, les liens mailto: partent vers Outlook ou les schémas slack: ou vnc: vers l'application qui les a déclarés.
Tout ce qui est presse-papiers, son, imprimantes et votre dossier personnel sont partagés d'office, et le conteneur se met en pause tout seul quand personne ne s'en sert.
Jusque-là, WinApps dont je vous ai déjà causé, qui fait tourner Office sous Linux , faisait déjà l'essentiel avec les fenêtres détachées, le dossier personnel partagé, le clic droit qui envoie un fichier vers une application Windows. Mais WinPodX se distingue aussi dans l'autre sens puisque vos applications Linux remontent également dans le menu "Ouvrir avec..." du Windows, et dans un dossier "Linux Apps" du menu Démarrer. Bref, l'accès aux apps et aux fichiers marche dans les 2 sens, pour plus de transparence dans vos usages.
Si ça vous intéresse, sachez qu'il vous faut une licence Windows valide, car WinPodX ne la fournit pas (logique), que la virtualisation doit être activée dans le BIOS, avoir un accès à /dev/kvm, 8 Go de RAM et une trentaine de gigas de libre. La première installation prend cinq à dix minutes le temps de télécharger l'ISO, et les suivantes sont quasi instantanées.
Pour l'installer :
curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/kernalix7/winpodx/main/install.sh | bash
Il y a également un paquet pour openSUSE, Fedora, Debian, Ubuntu, Arch et NixOS, un AppImage pour les autres. C'est sous licence MIT, et sans aucune télémétrie puisque celle de Windows a été elle-même coupée par défaut. Ah et l'interface du OuinOuin peut être configurée en français.
Par contre, pas d'accélération GPU, ce qui exclut les jeux et la 3D à moins de monter un passthrough à la main. Préférez Wine pour ça...
Si vous avez un serveur Pi-hole à la maison, il a dû vous arriver qu'un site déconne, qu'une image ne charge pas, ou qu'un simple bouton ne réponde plus. Alors pour remédier à ça, vous ouvrez un onglet vers l'admin Pi-hole, vous fouillez dans les requêtes bloquées, vous whitelistez au jugé, puis vous rechargez pour voir si ça marche. Ça prend 30 secondes à chaque fois, ça casse les couilles et ça arrive plus souvent que ce qu'on aimerait...
Mais heureusement, Holeberry met tout ça dans la barre de menus de macOS pour vous faire gagner grave de temps
L'app détecte l'onglet actif de Safari, Chrome ou Firefox et débloque le domaine correspondant en un clic. Comme ça, plus besoin de deviner lequel des quarante domaines bloqués casse la page. Elle affiche aussi les derniers blocages en direct, et permet de couper le filtrage pour une durée choisie, le temps de finir un achat en ligne qui n'aime pas les bloqueurs.
Elle peut aussi gérer deux instances Pi-hole en parallèle avec synchronisation, pratique quand on a un Pi principal et un secondaire qui prend le relais. Les identifiants partent dans la Keychain macOS et pas dans un fichier de conf qui traîne comme ça c'est sécurisé. Et surtout, ça supporte Pi-hole v5 et v6 aussi bien en local qu'à distance.
Si ça vous branche, notez que l'app n'est pas notarisée, donc Gatekeeper va faire la gueule. La commande pour passer outre est indiquée dans le README :
xattr -cr /Applications/Holeberry.app
Mais vous pouvez aussi utiliser Sentinel pour faire ça.
À récupérer sur GitHub pour ceux qui veulent !
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Dans une semaine marquée par l'éclipse solaire et les vacances d'été, Google a été le seul géant à faire quelques annonces. Nouveaux Pixel 11, nouvelles Pixel Watch, nouveau modèle Gemini… Les autres grandes annonces tech concernent la France : Revolut a enfin obtenu sa licence bancaire et le passe Navigo annuel est disponible sur iPhone.
Début août, ce club peu enviable des entreprises dont les tests de cybersécurité des modèles d’IA ont mal tourné a accueilli un nouveau membre : Meta a confirmé que Muse Spark 1.1 avait accédé à Internet et exploité une vulnérabilité dans les systèmes d’une entreprise tierce. De quoi lui valoir une place dans « FelonyBench », classement satirique des infractions théoriquement commises par les agents d’IA.

[Deal du jour] L'été 2026 enchaîne les vagues de chaleur record, et les stocks de climatiseurs fondent aussi vite que les températures grimpent. Le Humhold 9000 BTU, un climatiseur mobile 3-en-1, passe de 399,90 € à 279,90 € sur Joybuy, soit 120 € de remise.
LG veut franchir une nouvelle étape dans la robotique humanoïde. Le groupe sud-coréen a annoncé le 13 août l’élargissement de sa collaboration avec Nvidia dans l’intelligence artificielle physique.
Workday pourrait devenir l’objet de l’un des plus importants rachats de l’histoire du logiciel. D’après des informations publiées en exclusivité par Reuters, Silver Lake et l’éditeur américain de logiciels de gestion des ressources humaines et des finances discutent depuis plusieurs mois d’une éventuelle acquisition. Les négociations se poursuivent et rien ne garantit qu’elles déboucheront sur un accord.

Coup de théâtre pour le projet d'interdiction des réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans. Le texte qui a été concocté pour graver la mesure dans le marbre du droit vient d'être partiellement censuré par le Conseil constitutionnel.
Twitch, filiale d’Amazon, a annoncé via son compte Support sur le réseau social X l’ajout d’un paramètre permettant aux créateurs de s’opposer à l’utilisation de leurs contenus pour entraîner les modèles d’IA générative du groupe. Ce réglage étant activé par défaut, les vidéos, clips, messages de chat et flux audio des streamers peuvent être utilisés à cette fin tant qu’ils ne s’y sont pas opposés.

[Deal du jour] La mini borne d'arcade Subsonic, compatible Nintendo Switch, Switch OLED et Switch 2, permet de transformer la console en un appareil résolument rétro, et pour une quarantaine d'euros seulement en promotion.

Faire disparaître le brouhaha du métro, d’un open space ou d’un avion sans sacrifier la qualité du son : c’est toute la promesse des casques à réduction de bruit. Numerama a comparé les modèles incontournables de 2026 pour retenir ceux qui méritent vraiment leur prix.
IBM a annoncé un partenariat stratégique avec OpenAI destiné à élargir l’accès des grands comptes aux modèles et outils du créateur de ChatGPT. OpenAI va ainsi pouvoir s’appuyer sur la force commerciale d’IBM Consulting - la branche de conseil du géant américain - pour gagner de nouveaux clients et capter une part de leurs dépenses croissantes en matière d’intelligence artificielle.

Twitch utilise désormais vos diffusions et vos VOD par défaut pour entraîner les modèles d'IA générative d'Amazon. Une décision imposée sans accord préalable qui suscite une vive colère, mais qu'il est possible de désactiver. Voici le guide pour contrer le siphonnage de votre contenu.
La Direction générale des finances publiques (DGFiP), l’administration française chargée de la fiscalité et de la gestion des finances publiques qui dépend de Bercy, a été victime d’un accès illégitime à son système d’information.

Inquiet à l’idée que son fils puisse discuter avec des inconnus sur Roblox, le développeur Adam Lyttle lui a créé un jeu similaire à l’aide de l’IA. Une version privée peuplée de faux joueurs, alors que la plateforme est régulièrement critiquée pour la sécurité des mineurs.

Trois semaines après Gemini 3.6 Flash, Google met de nouveau à jour son modèle pensé pour la rapidité et lance Gemini 3.7 Flash. Le tarif est divisé par deux avec de gros gains annoncés sur le code, alors que Gemini 3.5 Pro, promis pour juin, n'est toujours pas sorti.
La firme de Cupertino ne compte finalement pas confier entièrement l’intelligence artificielle de ses appareils chinois aux modèles d’Alibaba et de Baidu. Selon une enquête publiée le 14 août par Reuters, Apple a entraîné un grand modèle de langage spécifiquement destiné à l’empire du Milieu, avec le soutien d’Alibaba.

Pour observer l’éclipse solaire du 12 août 2026, Olivia Zhu n’est pas allée seule sur la plage. Elle a emporté le petit corps robotique qu’elle a conçu pour Claude, l’intelligence artificielle d’Anthropic. Une expérience étonnante, qui en dit surtout beaucoup sur cette tendance à transformer les chatbots en compagnons.
Six chercheurs d'UC San Diego et d'Oberlin College ont présenté le 13 août dernier à l'USENIX Security Symposium de Baltimore un implant assez petit qui se branche sur un port de maintenance de la baie électronique d'un Boeing 737 et s'intercale ainsi entre le calculateur de vol et l'écran par lequel les pilotes le programment.
La trappe présente sur l'avion, qui y mène n'a ni serrure ni contrôle d'accès et est accessible depuis le sol, sans échelle. Les chercheurs estiment que ça peut se mettre en place en moins de 60 secondes, ouverture et refermeture comprises. Le boîtier, lui, disparaît sous le capuchon anti-poussière du connecteur.
Hé oui c'est un simple capuchon en plastique qui "protège" l'accès aux commandes de navigation d'un avion de ligne. C'est beau non ?
Ce connecteur donne un accès aux bus ARINC 429 qui transmette les échanges entre le calculateur, le FMC, et le clavier-écran du cockpit, le MCDU. La norme date de 1977 et ne prévoit aucune authentification et comme vous vous en doutez, c'est connu depuis longtemps, même si le plus souvent, les attaques envisagées sur les systèmes d'un avion visaient plutôt ses liaisons radio.
Toutefois, se brancher sur le bus ne suffit pourtant pas à le contrôler, puisque les autres équipements continuent d'émettre par-dessus. Sauf que les émetteurs légitimes passent par des résistances de 37,5 ohms qui brident leur courant, alors que le connecteur de maintenance, lui, attaque le bus en direct.
L'implant en profite alors pour pousser plus de courant que l'émetteur d'origine et écraser physiquement son signal. Les chercheurs appellent ça une attaque Bus Driver, et elle donne une interception complète du dialogue sans couper ni épisser le moindre fil.
Une fois ce dialogue sous contrôle, le boîtier ajoute un point de passage à la route programmée. Normalement, sur un 737, cette modification doit être confirmée par le pilote, qui appuie sur le bouton EXEC. Mais l'implant, lui, appuie tout seul, l'autopilote change de cap, et comme le voyant du bouton passe par le même bus, il reste éteint. Et comme les pages affichées sont réécrites en live pour montrer encore l'ancienne route, rien à l'écran ne trahit le changement.
Le même mécanisme peut servir aussi à fausser la masse de l'appareil saisie avant le départ, ou la température retenue pour calculer la poussée. Une masse sous-évaluée ou une température trop basse, et le calculateur commande alors une poussée insuffisante au décollage.
Bref, c'est la cata assurée... Et cela vaut pour tous les 737 NG et MAX.
Maintenant, reste à savoir dans quelles conditions cette attaque peut être réalisée. Car jusqu'à présent, tout a été validé mais uniquement sur un banc de vraies pièces de 737 câblées selon les schémas Boeing, et jamais sur un avion en service. Le Wi-Fi est bien intégré au boîtier, mais le papier précise que les auteurs n'ont pas pu tester si le signal de la cabine traverse le plancher de la baie.
Boeing a bien sûr été prévenu en avril 2020, et les chercheurs ont rejoué l'attaque avec succès sur le banc d'essai du constructeur en décembre 2023. Ils proposent de boucher ce type de connecteur, ou d'y déplacer les résistances de limitation. Boeing, lui, estime que "les couches de protection en place sur l'avion" limitent déjà "significativement la faisabilité et le risque d'attaques en conditions réelles".
Ouais les gars ont la flemme de sécuriser leur truc on dirait...
En janvier dernier, Google publiait un billet de blog dans lequel il expliquait avoir conclu un partenariat pluriannuel avec Apple, avec pour objectif que “la prochaine génération des Apple Foundation Models [repose] sur les modèles Gemini de Google ainsi que sur ses technologies cloud”. Ces modèles devaient alors servir de socle aux futures fonctionnalités d’Apple Intelligence, notamment à une version de Siri plus personnalisée, attendue en 2026.
Cent jours pour livrer un data center dédié à l’intelligence artificielle : c’est la performance revendiquée par Alibaba Cloud pour sa nouvelle méthode de déploiement reposant sur Cube 5.0, son architecture développée en interne qui pousse beaucoup plus loin la préfabrication des infrastructures électriques et de refroidissement.
Beaucoup d'éditeurs de sites se posent la même question : vaut-il la peine de laisser les robots IA explorer et exploiter le contenu de leur site ? Jusqu'ici, il était difficile de répondre autrement que par intuition. Avec cette nouvelle fonctionnalité, Microsoft Clarity tente d'apporter une réponse chiffrée.
Comme l'explique Microsoft, cette carte permet d'évaluer l'arbitrage entre extraction de contenu et retour de trafic, puis d'aller observer le comportement des visiteurs venus depuis une source IA une fois sur le site.
Concrètement, le AI Scrape-to-Referral Ratio met en regard le volume de scraping effectué par une IA et le nombre de visites qu'elle a réellement générées vers le site. Un exemple diffusé par Microsoft illustre bien l'écart qui peut exister : un outil IA ayant envoyé 41 visites référencées affichait, une fois le calcul fait, un ratio d'environ 6 000 scrapes pour une seule visite retournée.
Source : Microsoft Clarity
Au-delà de cette carte principale, le rapport Bot Analytics s'enrichit de plusieurs éléments complémentaires :
Microsoft a détaillé la marche à suivre pour consulter cette nouvelle métrique :
C'est la question que tout le monde se pose logiquement après avoir découvert cet outil. Mais il n'existe pas de réponse unique : le seuil jugé acceptable dépend du site concerné, de son modèle économique et de l'objectif poursuivi par le site web. Un éditeur média n'aura pas la même tolérance qu'un site e-commerce ou qu'une plateforme B2B, par exemple.
L’article "Microsoft Clarity : nouvel indicateur pour mesurer si le scraping des IA vous rapporte du trafic" a été publié sur le site Abondance.

OpenAI annonce Computer History, une fonction de l'application ChatGPT sur Mac qui enregistre votre activité dans vos applications et sur les sites web pour la transformer en mémoire et en frise chronologique. Techniquement parlant, ChatGPT sait donc tout de ses utilisateurs.
Un pirate qui se fait appeler ZeroBytes a revendiqué mercredi, sur un forum fréquenté par les cybercriminels, le vol de près de 680 000 lignes de données extraites d'un outil interne de la Direction générale des Finances publiques. Bercy a confirmé l'intrusion dès le lendemain.
L'attaque ne date pourtant pas d'hier. Elle remonte à la fin juin, au 26 très exactement selon le pirate, et l'administration l'avait détectée puis interrompue à l'époque, sans jamais en toucher un mot publiquement.
Dans le lot, on trouve des noms, des dates de naissance, des adresses et des informations foncières et cadastrales, pour environ 390 000 particuliers et 285 000 professionnels. Les mots de passe et les coordonnées bancaires ne figurent pas parmi les données citées.
ZeroBytes raconte s'être promené de serveur en serveur avant de décrocher un accès VPN, la porte d'entrée à distance du réseau, qui lui a ouvert plusieurs outils internes du fisc. La version officielle parle plus sobrement d'une usurpation d'identité ayant permis un accès illégitime.
Une seconde fuite circule aussi sur les mêmes forums et toucherait environ 2 millions de propriétaires, mais celle-là n'a rien d'officiel pour le moment.
L'ANSSI, le pompier informatique de l'État, enquête, et la CNIL a été prévenue comme la loi l'impose.
Le fisc n'en est pourtant pas à son coup d'essai. Entre fin janvier et mi-février, des pirates avaient déjà consulté frauduleusement 1,2 million de comptes bancaires dans le fichier FICOBA, en utilisant les identifiants compromis d'un agent. Deux intrusions en un an, ça commence à faire beaucoup.
Dans l'immédiat, méfiez-vous des mails, des SMS et des coups de fil qui se réclament des impôts, surtout s'ils alignent vos vraies informations personnelles pour vous mettre en confiance. Une adresse exacte et une date de naissance correcte ne prouvent plus rien du tout.
Reste à savoir quand chacun des 680 000 concernés recevra le petit message l'informant que ses données se baladent dans la nature.
Source : Cyberattaque.org
Le ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique a confirmé, le 13 août 2026, que la plateforme Impots.gouv.fr avait subi un piratage ayant entraîné une fuite de données. La veille, un cybercriminel avait affirmé avoir obtenu, fin juin 2026, « un accès illégitime » aux SI de la Direction générale des finances publiques (DGFiP).
Selon le site French Breaches, l’attaquant aurait mis en vente, pour plusieurs milliers d’euros, un fichier contenant les données de 678 437 personnes, dont 392 867 particuliers et 285 570 professionnels. Le pirate affirme détenir des noms, dates de naissance, adresses, identifiants fonciers, parcelles cadastrales et informations sur les biens possédés. Il déclare par ailleurs avoir « toujours accès au compte DGFiP ».
Selon Bercy, l’incident serait lié à une « usurpation d’identité ». Le ministère indique que « les usagers concernés recevront une information individuelle précisant les données susceptibles d’avoir été consultées ou extraites ». Le 13 août en fin d’après-midi, un responsable de French Breaches a affirmé à l’AFP qu’une « nouvelle fuite liée à la DGFiP », concernant « près de 2 millions de propriétaires de biens immobiliers et fonciers en France », avait été revendiquée.
Sans évoquer ce nouvel incident, Bercy a indiqué mener « des investigations approfondies afin de déterminer précisément les données et le nombre d’usagers concernés ». La DGFiP collabore à cette fin avec l’Anssi et le service du haut fonctionnaire de défense et de sécurité (SHFDS). Le ministère va notifier la Cnil et déposer plainte.
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Google a déroulé le tapis rouge ce 12 août pour Made, sa conférence annuelle consacrée à ses derniers appareils Pixel et aux fonctions logicielles qui les accompagnent. Parmi elles, l’assistant de la firme, Gemini, au cœur d’une grande nouvelle : l’application dédiée a officiellement dépassé le milliard d’utilisateurs mensuels, devenant le produit de Google « qui connaît la croissance la plus rapide à ce jour, et le quatorzième à atteindre le milliard d’utilisateurs », à en croire son CEO, Sundar Pichai.

Notamment connu pour ses rôles dans Interstellar et True Detective, Matthew McConaughey aurait pu être le Joel de la série The Last of Us. Il a préféré refuser le rôle.

Après dix ans sans changement, Instagram retouche son célèbre logo. Dévoilée ce 13 août 2026 par Adam Mosseri, le patron du service, cette nouvelle version se veut plus moderne, mais son mélange de styles ne convainc pas tout le monde.
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, veut renforcer le recours aux entités privées dans les opérations américaines contre les groupes cybercriminels étrangers. Un mémorandum - directive adressée à l’administration - signé le 12 août crée un programme permettant à des entreprises sélectionnées de mener, sous le contrôle du gouvernement fédéral, des opérations de surveillance mais aussi de perturbation de systèmes informatiques.

[Deal du jour] La chaleur revient par épisode, et avec elle la grande question : comment rafraîchir son logement sans transformer son salon en chantier ni supporter le bruit d'un moteur pendant toute la nuit ? La Midea PortaSplit 12K entend apporter une réponse.

Se perdre dans les fiches techniques des Mac et MacBook a ses limites : rien ne vaut une véritable mise en situation. Chez Numerama, nous testons tous les ordinateurs Apple pour vous aider à choisir le modèle le plus adapté à vos besoins -- et à éviter les moins recommandables.
Près de 19 millions de Polonais, soit la moitié de la population du pays, ont vu leurs données personnelles et médicales potentiellement compromises après le piratage de MyDr, un fournisseur de logiciels utilisé par 12 000 établissements de santé, rapporte Le Monde.

Sur le tapis rouge de son dernier film, l'acteur britannique Ewan McGregor a de nouveau interpellé directement la firme aux grandes oreilles pour réclamer une suite aux aventures de son maître Jedi Obi-Wan. Une supplique médiatique qui tourne au forcing embarrassant pour un comédien pourtant majeur.

À l’approche de la rentrée, Apple relance son offre réservée aux étudiants (et aux professionnels de l'éducation). Jusqu’au 22 octobre 2026, l’achat d’un MacBook Air, d’un MacBook Pro, d’un iPad Air ou d’un iPad Pro permet de recevoir jusqu’à 120 € en carte Apple.
Lovable continue de lever des capitaux au rythme auquel ses utilisateurs génèrent des applications. La start-up de Stockholm, qui permet de créer des logiciels à partir d’instructions en langage naturel, a annoncé le 12 août une levée de fonds en série C de 400 millions de dollars. L’opération, menée par Menlo Ventures et co-dirigée par le Scaleup Europe Fund géré par EQT (lancé le 4 août 2026), porte sa valorisation à 13,3 milliards de dollars.
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Pour annoncer ses nouveaux Pixel 11, Google a inauguré une stratégie de communication inédite. Au lieu de tout officialiser en même temps, la marque a d'abord dévoilé ses smartphones à 16 heures, puis a organisé une conférence le soir, vers minuit en France.
Douze ans après sa création, Bloctel s’est éteint le 11 août 2026, remplacé par un nouveau régime d’opt-in pour le démarchage téléphonique. La plateforme a dû avertir ses usagers d’un incident de sécurité touchant des fichiers de numéros de téléphone.
SpaceXAI, la maison d'Elon Musk née de la fusion entre SpaceX et xAI, a mis en ligne mardi la bêta de Grok Bot. L'outil installe des agents IA sur une machine distante qui leur appartient, et ces agents continuent d'avancer sur leurs missions une fois votre ordinateur, même refermé. Vous dormez, eux non.
Un bot garde le contexte de sa tâche pendant des heures et ne vous sollicite que pour valider un envoi ou trancher une décision qui l'a bloqué.
Quand un projet se découpe en plusieurs morceaux, les bots se le répartissent en discutant entre eux dans une messagerie commune, un peu comme le ferait une petite équipe dans un canal Slack.
Ces agents ouvrent vos applications et vos sites web avec vos propres identifiants, exactement comme vous le feriez au clavier, sans passer par les interfaces officielles que les logiciels s'offrent entre eux. Les agents d'OpenAI, d'Anthropic ou de Google savent déjà faire du travail de bureau, sauf que chez eux vous ouvrez la session vous-même avant de laisser la main. Ici, le bot se débrouille.
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La bêta tourne sur Mac, iOS, Windows et Linux. Android suivra.
Il faut par contre y mettre le prix. SuperGrok Heavy coûte 300 dollars par mois, et les abonnés de Cursor, l'éditeur de code boosté à l'IA, y accèdent avec les formules à 120 ou 200 dollars. Aucun tarif en euros n'a été communiqué pour le moment, et les entreprises font la queue sur une liste d'attente.
SpaceXAI a annoncé en juin le rachat d'Anysphere, la maison mère de Cursor, pour 60 milliards de dollars, un record pour une startup. Les régulateurs n'ont pas encore donné leur feu vert, ce qui n'empêche visiblement pas les deux équipes d'avancer main dans la main. Grok 4.6, un modèle conçu pour tenir des tâches longues sans perdre le fil, est d'ailleurs sorti le lendemain de la bêta.
En juillet, Grok Build, l'outil de codage de la même maison, expédiait des dépôts Git entiers vers ses serveurs, avec les clés d'API dedans. Confier l'ensemble de ses comptes à un agent autonome demande du coup beaucoup de confiance.
C'est un usage de l'IA vraiment fascinant qui va clairement se généraliser dans les années à venir, j'ai hâte de voir ce que ça donnera.
Source : The Verge
Anthropic a annoncé que ses modèles Claude allaient intégrer un filigrane invisible directement dans les textes qu'ils produisent. Vous ne le verrez pas, il ne change ni le sens ni la qualité de la réponse, mais il est là, et il suit le texte au copier-coller.
Anthropic, l'éditeur de Claude et concurrent direct d'OpenAI, a signé le code de bonnes pratiques adossé à l'AI Act, le règlement européen sur l'intelligence artificielle, dont les obligations de transparence s'appliquent depuis le 2 août. Le texte impose que les contenus générés par IA soient identifiables par une machine.
Google, Meta, Microsoft, OpenAI ou encore Synthesia ont signé le même document. Anthropic va plus loin que le minimum demandé, puisque son marquage sera déployé partout dans le monde, et pas seulement en Europe.
Dans la pratique, les modèles lancés dans l'Union européenne à partir du 2 août embarquent le marquage dès leur sortie, et les plus anciens y passeront ensuite, sans calendrier précis. Le filigrane s'appliquera sur le site de Claude, dans l'API, dans Claude Code et jusque dans les versions hébergées chez Amazon, Google et Microsoft.
Anthropic ne détaille pas sa recette. Les filigranes de texte qu'on connaît déjà, le SynthID de Google par exemple, biaisent discrètement le choix des mots pendant la génération, et le motif statistique qui en ressort ne se voit pas à l'œil nu mais se retrouve avec le bon détecteur. La marque survit au copier-coller. Pour la faire sauter, il faudrait réécrire le texte en profondeur, et encore, Anthropic admet ne pas savoir où placer le curseur.
Les images et les fichiers y auront droit aussi, via des métadonnées signées au standard C2PA que les fabricants d'appareils photo utilisent déjà pour tracer l'origine d'un cliché.
La marque signale en fait qu'un texte est passé entre les mains de Claude, sans rien dire de qui tenait le stylo au départ. Votre propre prose, confiée au robot pour une simple relecture ou une traduction, ressortira du coup tatouée pareil qu'un texte généré de bout en bout. Anthropic le reconnaît direct.
Sur les réseaux, l'accueil est un peu agacé, pas mal d'utilisateurs digérant mal l'idée d'une signature cachée glissée dans leurs documents de travail.
OpenAI a signé le même code de bonnes pratiques et marque déjà ses images, ses vidéos et son audio depuis fin juillet. Pour les textes de ChatGPT, rien pour le moment, mais ça viendra peut-être.
Source : TechCrunch

Dans la soirée du 12 août 2026, une éclipse solaire a traversé l’Europe, offrant un spectacle saisissant de la péninsule Ibérique aux quatre coins du continent. Du simple cliché au smartphone aux compositions spectaculaires d’astrophotographes, retour en images sur l’événement astronomique de l’année.
Les agents d’intelligence artificielle commencent à agir sur le web comme des utilisateurs capables de rechercher une information, d'appeler une API ou d'utiliser un outil pour accomplir une tâche. Mais jusqu’ici, leur capacité à payer automatiquement pour ces services restait limitée.
C’est précisément le problème auquel Cloudflare veut s’attaquer avec ses Wallets. L’entreprise a annoncé ce nouveau système le 4 août 2026, dans le cadre de son Agents Week. Le principe est simple : permettre à un agent de disposer d’un budget et de régler lui-même les ressources qu’il utilise.
Il ne s’agit toutefois pas encore d’un service pleinement disponible. Cloudflare indique que les fonctions permettant de configurer et d’utiliser un Wallet pour payer des API et du contenu arriveront prochainement. Le communiqué évoque une disponibilité complète dans les mois à venir.
Les identifiants cloudflare.pay ont, eux, déjà ouvert leur phase de réservation le 4 août.
Le système repose sur deux niveaux de portefeuille :
L’Account Wallet appartient à un humain et contient les fonds. Il peut ensuite déléguer une partie de cet argent à des Virtual Wallets, utilisés par les agents au moyen de clés API.
L’objectif est surtout de conserver un contrôle sur les dépenses. Cloudflare cite notamment trois mécanismes :
Une entreprise pourrait ainsi attribuer à ses agents un budget hebdomadaire destiné à certains services d’intelligence artificielle. L’exemple donné par Cloudflare évoque une enveloppe de 100 dollars par semaine pour l’inférence IA.
Cette architecture permet donc d’éviter qu’un agent dispose d’un accès illimité aux fonds de son propriétaire. Le portefeuille de l’agent devient une sorte de compte de dépenses programmable.
Les fonds doivent être détenus sous forme de stablecoins. Cloudflare prévoit des possibilités d’alimentation et de conversion dans les zones géographiques prises en charge, ainsi que l’auto-financement par stablecoins pour certains utilisateurs éligibles.
À ce stade, l’entreprise n’a toutefois pas précisé quels stablecoins et quels réseaux seront utilisés. Elle n’a pas non plus annoncé de partenaire chargé de la conservation des fonds.
Le paiement pour accéder à une ressource n’est pas une nouveauté chez Cloudflare. En juillet 2025, l’entreprise avait lancé Pay Per Crawl en bêta privée. Le mécanisme permettait alors au propriétaire d’un site de choisir, crawler par crawler, entre trois possibilités : autoriser gratuitement l’accès, demander un paiement ou bloquer complètement le crawler.
La nouveauté des Wallets et du Monetization Gateway tient surtout à l’élargissement du périmètre :
Le Monetization Gateway, dont la liste d’attente a été ouverte le 1er juillet 2026, doit permettre de facturer pratiquement n’importe quelle ressource protégée par Cloudflare. Cela peut concerner une page web, un jeu de données, une API ou encore un outil MCP.
Le paiement intervient au niveau de l’infrastructure Cloudflare avant que la requête ne parvienne au serveur d’origine.
Autrement dit, Cloudflare ne cherche plus seulement à monétiser le passage des robots d’indexation. L’entreprise prépare une infrastructure dans laquelle n’importe quel appelant peut potentiellement devoir payer pour accéder à une ressource.
Les transactions doivent s’appuyer sur x402, un système qui utilise le code HTTP 402, « Payment Required », pour signaler qu’un paiement est nécessaire avant de fournir une ressource.
L’intérêt du mécanisme est de permettre à un agent de payer sans passer nécessairement par la création d’un compte classique. Cloudflare présente notamment les micropaiements en stablecoins comme un moyen de tester facilement une API ou un service.
Cette approche peut modifier la logique habituelle du web. Aujourd’hui, un utilisateur doit souvent créer un compte, renseigner ses informations et parfois accepter une période d’essai avant d'utiliser un service payant. Un agent pourrait, lui, effectuer directement une transaction pour obtenir la ressource dont il a besoin.
Le règlement est prévu en pair à pair vers le portefeuille du vendeur. Cloudflare précise qu’il n’est donc pas dans le circuit de règlement comme marchand de référence pour ce nouveau dispositif.
Le projet x402 bénéficie par ailleurs d’un soutien institutionnel croissant. Il est désormais porté par une structure de la Linux Foundation dont les membres comprennent notamment Visa, Mastercard, American Express, Google, Shopify et Stripe.
Cloudflare ne veut pas seulement permettre aux agents de payer. L’entreprise cherche également à donner aux agents une identité lisible. Avec cloudflare.pay, un agent pourrait par exemple utiliser un nom permettant à un marchand de comprendre quelle organisation se trouve derrière lui. Un agent de recherche pourrait ainsi disposer d’un identifiant associé à l’entreprise qui l’exploite.
Cette couche s’appuie sur Web Bot Auth, qui permet déjà aux agents d’enregistrer leur identité à l’aide d’une paire de clés. Mais Cloudflare insiste sur un point important : la déclaration d’identité est facultative pour l’agent.
Cela ne signifie pas pour autant qu’un site doit accepter un agent anonyme. Le marchand reste libre de décider avec quels agents il souhaite travailler et peut imposer une identification pour accéder à certains services.
La différence est donc essentielle. Un agent peut choisir de ne pas révéler son identité, mais le propriétaire d’un service peut décider que l’accès à certaines fonctionnalités nécessite justement cette identification.
Cette question devient particulièrement importante pour les entreprises qui proposent des essais gratuits, des crédits de bienvenue ou des remises.
Ces modèles commerciaux reposent généralement sur une hypothèse simple : une personne ou une organisation crée un compte et bénéficie d’un avantage limité dans le temps. Avec des agents autonomes, cette logique devient beaucoup plus difficile à contrôler. Un même humain peut potentiellement créer ou piloter plusieurs agents. Sans identité stable, un agent peut donc être difficile à distinguer d'un autre lorsqu’il réclame une promotion, un crédit ou une période d’essai.
Cloudflare reconnaît directement ce problème dans sa présentation du projet. L’entreprise souligne qu’il est facile d’accorder une période d’essai à un humain ou à une organisation, mais beaucoup plus difficile de faire la même chose à un agent sans identité stable.
La question ne concerne donc pas uniquement la facturation. Elle touche aussi les règles commerciales les plus courantes du web : offres de bienvenue, parrainage, remises sur une première commande ou paliers d’utilisation.
Pour les entreprises, les conditions générales d’utilisation devront probablement préciser ce qui est considéré comme un compte, un utilisateur ou un agent autorisé à bénéficier de ces avantages.
Le contexte rend cette évolution particulièrement importante. Selon Cloudflare Radar, les bots représentaient 60,6 % des requêtes vers des contenus HTML sur les sept jours précédant le 10 août 2026, contre 39,4 % pour les humains. Ce chiffre ne mesure pas directement le trafic généré par les agents IA : il englobe notamment les crawlers et les scanners. Il constitue donc plutôt une indication de l’importance globale du trafic automatisé.
Mais la tendance est claire. Le web n’est déjà plus un environnement où chaque requête correspond à une personne derrière un navigateur. Les agents IA ajoutent une nouvelle catégorie à cette automatisation. Ils peuvent non seulement consulter une page, mais aussi prendre des décisions, enchaîner plusieurs requêtes et effectuer des transactions.
L’identité devient alors un moyen de distinguer différents comportements. Un agent qui s’identifie et agit à l’échelle d’un utilisateur peut être traité différemment d’un agent qui refuse toute identification tout en envoyant des requêtes à grande échelle.
Pour les sites et les services en ligne, le sujet n’est donc pas simplement de décider s’il faut autoriser ou bloquer les agents IA.
Plusieurs situations peuvent être distinguées :
La situation devient encore plus sensible lorsqu’un agent réclame un essai gratuit, un crédit ou une remise. Dans ce cas, le service peut exiger le même niveau d’identification que celui demandé à une personne ou à une organisation.
Cette distinction permet aux entreprises de ne pas confondre absence d’identité et comportement abusif. Un agent anonyme n’est pas nécessairement malveillant. En revanche, son accès à certains avantages peut légitimement dépendre de sa capacité à établir son éligibilité.
Malgré l’annonce, il faut se garder de présenter les Wallets comme une infrastructure déjà opérationnelle à grande échelle.
Cloudflare indique en effet que les principales fonctions de paiement arriveront ultérieurement. Le Monetization Gateway reste également associé à une liste d’attente. Il n’existe donc pas encore de disponibilité générale, de grille tarifaire publique détaillée ou de grande entreprise cliente présentée comme contrepartie payante du système.
Le rôle exact de Cloudflare dans la gestion des fonds mérite également d’être surveillé. Pour le nouveau modèle, le règlement doit se faire directement vers le portefeuille du vendeur et Cloudflare ne se présente pas comme intermédiaire dans le règlement.
Les prochaines étapes seront donc déterminantes pour comprendre les frais, les partenaires financiers, les stablecoins retenus, les réseaux utilisés et les conditions d’accès au service.
L’article "Cloudflare veut donner un portefeuille aux agents IA pour leur permettre de payer sur le web" a été publié sur le site Abondance.