À trois jours d’intervalle, OpenAI a dévoilé les deux volets d’une même stratégie. Le 7 août, l’entreprise annonçait renforcer drastiquement la sécurité autour d’Astra, un futur modèle dont les premières évaluations ne permettent plus d’exclure qu’il atteigne un niveau de capacité « critique » en cybersécurité alors même que quelques jours plus tôt elle clamait qu’il aurait résolu 10 problèmes mathématiques complexes, dont certains posés depuis plus de 50 ans. Ce 10 août, elle lançait GPT-5.6-Cyber, un modèle spécialisé dans les missions cyber avancées (succédant ainsi à GPT-5.5-Cyber dévoilé le 7 mai), tout en élargissant son programme d’accès contrôlé Daybreak.

Anthropic a annoncé rendre les contenus générés par Claude plus facilement détectables. Sous l’effet d'une réglementation européenne (AI Act), les textes intégreront un filigrane invisible, jusque dans les e-mails. Les images ou fichiers compatibles recevront des métadonnées de provenance.

Pour la première fois en France, une version bêta d'iOS distingue la 5G de la 5G+ dans la barre de statut. Rien ne dit qu'Apple conservera cet affichage d'ici la sortie d'iOS 27 en septembre, mais il marquerait une belle victoire marketing pour les opérateurs.
Les robots autonomes de livraison franchissent une nouvelle étape en France. Un arrêté du 28 juillet 2026, publié au Journal officiel le 7 août, définit les exigences techniques permettant d’homologuer certains de ces véhicules. Le texte prévoit deux voies possibles : une réception nationale par type pour les petites séries et une réception à titre isolé (RTI), c’est-à-dire véhicule par véhicule.
Dark Hours est à l'origine une petite web app qui vous dit ce qu'il y a à voir dans le ciel ce soir et si ça vaut le coup de mettre le museau dehors. Le développeur Terry Godier l'a construite avec l'aide de Claude et lancée début août mais au moment où j'écris ces lignes, elle n'existe plus... En effet, son site darkhours.io redirige maintenant vers DarkHours.app , un autre projet signé Miguel Beher et sous licence MIT.
C'est ce dernier qui a vu le problème, et je vais vous expliquer...
En fait, les 2 apps avaient non seulement le même nom, mais également les mêmes fonctions, et le même nom de domaine (à part le TLD). Quand Beher a signalé le souci à Godier , ce dernier a d'abord proposé de changer de nom et de différencier les fonctionnalités mais une heure plus tard il retirait tout, annulait l'app iOS qu'il préparait, et publiait un mea culpa où il parle de son "usage irresponsable de l'IA".
Et ce qui l'a décidé à tout stopper comme ça, c'est juste un bug. En effet, son application envoyait les gens observer les étoiles au milieu de champs perdus au Mexique, ou dans l'océan Pacifique et Beher avait exactement le même souci de son côté à ce moment-là (il l'a résolu depuis).
Alors se ressembler sur des fonctionnalités, ça arrive et ça ne me choque pas mais se ressembler jusque dans les bugs, là ça pique un peu beaucoup. Les procès en pompage IA, j'en ai déjà parlé , et ils se trompent souvent de coupable, et dans le cas de Godier, celui-ci n'a pas pompé le code du Dark Hours original. Non, il a juste développé son app avec Claude Code, sans se poser trop de question.
Pour lui, il est juste parti d'un code d'éphémérides qu'il a écrit en janvier mais comme Dark Hours est un projet open source, et bien ce qui s'est passé, c'est que son agent IA a récupéré de gros bouts de cette app, jusqu'à son nom pour en faire sa nouvelle app. Hé oui, la vie c'est facile quand on se repose sur le code des autres.
Dark Hours, le vrai
En effet, Claude Code, Codex et les autres sont des outils connectés. Ils lisent des pages, clonent des dépôts, fouillent GitHub quand ça les arrange, du coup, si votre demande ressemble à un truc qui existe déjà, et bien l'agent peut aller le consulter et s'en servir de modèle. Et même sans aller sur le net, comme les modèles ont été entraînés sur tout ce qui traîne publiquement sur le net, dépôts de code compris, il est capable de restituer une structure vue mille fois, sans même aller la chercher sur le net. Un peu comme les modèles de diffusion d'images qui reproduisent le style des artistes.
C'est pour ça que je trouve la mésaventure de Godier et Beher intéressante. Ça nous enseigne qu'il faut faire extrêmement attention quand on code avec l'IA. Pour limiter les risques qu'elle aille se servir dans du code libre, il faut donc indiquer expressément à l'agent de NE PAS récupérer le code source de projets open source, ne pas l'analyser, ne pas pomper du code ni les interfaces. Bref, lui dire qu'on part d'une page blanche...
C'est le même principe que celui de la clean room qui a permis à Compaq de cloner légalement le BIOS d'IBM, comme on peut le voir dans la série Halt and Catch Fire... On implémente les bonnes idées, mais jamais les lignes de code.
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Pour ma part, je fais quasiment que des outils internes et des bidules perso, mais je le précise quand même pour que tout soit clean. Toutefois, ça ne règle pas le problème de l'entraînement qui a été fait en amont pour forger le modèle IA.
Donc avant de coder, deux réflexes à avoir : 1/ Chercher le nom de votre app (ou de votre nouvelle entreprise) pour de vrai, ce qui vous évitera de vous lancer dans un move de contrefaçon sans le savoir. Et 2/ Installer tout ce qui existe dans le même genre pour être sûr de ne pas vous faire berner par l'IA... Sachez que rien que cette année, j'ai été victime moi-même 2 fois, de gens qui n'ont pas pris ces précautions et qui se sont attribués les noms de mes projets pour leurs propres trucs en se reposant, je le suppose, uniquement sur l'IA sans se poser la moindre question. Pour l'un des projets, VoxDrop, j'ai changé le nom en Kassis pour pas me prendre le chou car c'était un projet jeune. Mais pour l'autre problème, c'est plus épineux et je ne peux pas vous en parler encore mais rassurez-vous, dès que je le pourrais, vous ferai un article qui détaillera tout en détail pour vous raconter cette histoire hallucinante qui m'arrive.
Après, ce que je vous conseille de faire aussi c'est qu'une fois que votre projet est fini, pensez à lancer une phase de contrôle. Ça personne ne le fait, mais c'est pas mal de récupérer le code des projets qui vous ont inspiré ou projet concurrents, de le poser à côté du vôtre et faire vous-même ou demander à un agent IA une comparaison, un peu comme la passe sécurité que vous faites en fin de projet.
Reprendre une fonctionnalité qu'on trouve bien ailleurs et la réimplémenter dans son projet, c'est normal et c'est ce que tout le monde fait d'ailleurs. Mais reprendre le nom, le look de l'interface et le code, qui plus est, sans mentionner la licence, c'est vraiment moche. Et c'est exactement ce que peut faire votre agent IA dans votre dos, alors soyez vigilant parce qu'après, vous pourrez dire que vous ne le saviez pas, tout le monde vous traitera de voleur. La frontière est là, et il n'y a qu'une comparaison explicite du code et de l'interface qui vous dira de quel côté vous êtes tombé...
Gary Illyes a confirmé sur LinkedIn que les robots d'exploration de Google n'envoient pas uniquement des requêtes HTTP GET et POST, mais aussi des requêtes HEAD, OPTIONS, PUT, PATCH et DELETE, en réponse à plusieurs questions reçues à ce sujet ces dernières semaines.
Ces types de requêtes (HEAD, OPTIONS, PUT, PATCH, DELETE) représentent moins de 1,5% du total des requêtes envoyées par l'ensemble des crawlers Google. Leur origine : le JavaScript. Selon Gary Illyes, c'est du code JS présent sur les pages qui déclenche ces requêtes lors du processus de rendu effectué par Google.
Source : Search Engine Roundtable
Taux de fiabilité : 

On est d'accord !
En résumé, rien d'alarmant : ce comportement est marginal et lié au rendu des scripts JS, pas à une nouvelle pratique de crawl volontaire de Google.
L’article "Goossips SEO : Crawlers" a été publié sur le site Abondance.

Meta publie Muse Glimmer, un modèle d'agent de 30 milliards de paramètres conçu pour tourner en local, sous licence ouverte. L'occasion pour Mark Zuckerberg de publier un long texte définissant sa doctrine sur l'avenir de la superintelligence.

Après plusieurs mois à passer d’un iPhone à un Galaxy, puis d’un Pixel à un smartphone pliant, Numerama a fait le tri. Des modèles à 300 € aux appareils qui frôlent les 2 000 €, voici les smartphones qui méritent votre argent en 2026.

Dans un billet publié le 7 août 2026, OpenAI affirme ne pas pouvoir exclure que son prochain modèle, Astra, ait atteint le niveau de risque le plus élevé de son référentiel de sécurité interne.
Meta a-t-il finalement trouvé la marche à suivre pour se sortir de l’impasse dans laquelle il se trouvait jusqu’alors ? Bloqué entre ses investissements colossaux dans l’intelligence artificielle, des réorganisations internes à répétition et des acquisitions contrariées, le géant des réseaux sociaux vient de dévoiler ce qui pourrait être le premier signe d’une renaissance. Le nom de ce phénix ? Muse Glimmer.
Les autorités américaines font face à une vague inhabituelle de cyberattaques contre les services de distribution d’eau et d’assainissement. Le FBI parle « d’acteurs cybermalveillants » qui ont accédé à distance à des ordinateurs connectés à Internet utilisés par les opérateurs de l’eau. Les pirates ont modifié des paramètres, des adresses IP et des mots de passe, compromettant dans certains cas la capacité des exploitants à surveiller et contrôler leurs installations.
Bruxelles et SpaceRISE, un consortium mené par SES, Eutelsat et Hispasat, ont finalisé un accord portant sur l’ajout de 66 satellites en orbite terrestre basse au programme IRIS².
Le média Distilled a recoupé trois permis de construire déposés auprès des autorités texanes avec des images satellite montrant un défrichement démarré le 24 juillet. Amazon a confirmé derrière : le projet GW Ranch, dans le comté de Pecos, est bien le sien.
La centrale est développée par Pacifico Energy sur un terrain de plus de 8 000 acres, soit environ 3 240 hectares. Elle alignera jusqu'à 35 turbines à gaz pour 7,65 gigawatts, complétées par 1,8 GW de stockage sur batteries et 750 mégawatts de solaire installés sur place.
La particularité du projet, c'est son raccordement : il n'y en a pas.
GW Ranch fonctionne en réseau privé, isolé d'ERCOT, le réseau électrique texan. Amazon a acheté le site et achètera l'électricité produite, sans passer par la file d'attente d'interconnexion qui immobilise les autres projets pendant des années. C'est le premier campus de data centers IA hors réseau de l'entreprise.
L'argument commercial est prêt depuis longtemps. Amazon explique que son campus est alimenté par une production nouvelle sur site qui n'augmentera pas la facture d'électricité des familles texanes, et techniquement, c'est exact.
Le permis délivré en janvier par la TCEQ, l'agence environnementale du Texas, autorise jusqu'à 33 millions de tonnes de CO2 par an. La centrale au charbon la plus émettrice du pays, James H. Miller Jr. en Alabama, tourne autour de 16 millions de tonnes. Le plafond texan est donc au double.
Ce chiffre reste un plafond d'autorisation et pas une prévision, puisqu'une centrale ne tourne jamais à pleine charge toute l'année. Mais un permis calibré à ce niveau signifie que l'exploitant s'est ménagé la place pour le faire.
Le calendrier est serré. Premier électron visé au premier trimestre 2027, un gigawatt en service en 2028, cinq gigawatts et plus d'ici 2031. Pacifico avait annoncé le projet à 5 GW, il est monté à 7,65 en cours de route.
Trente-cinq turbines à gaz allumées en 2026 pour faire tourner des modèles d'IA, ça pique un peu quand même.
Environ 59 projets du même genre sont annoncés aux États-Unis, pour près de 90 GW cumulés. Amazon reste signataire du Climate Pledge, qu'elle a cofondé. Interrogée sur cette situation, l'entreprise répond que le monde est différent de ce qu'il était à l'époque. Ah ben d'accord.
Source : Distilled.earth
Google a annoncé jeudi dernier une mise à jour majeure de sa fonction « Ask Maps », qui gagne en autonomie. Au-delà des informations, l'outil peut désormais accomplir des tâches concrètes pour l'utilisateur, en s'appuyant sur des plateformes partenaires. Cette évolution illustre la volonté de Google de transformer son application de navigation en véritable assistant du quotidien.
Concrètement, un utilisateur peut désormais taper une requête comme « où puis-je commander un avocado toast vegan et un latte au lait d'avoine près de chez moi » dans Ask Maps. L'outil affiche alors les restaurants à proximité qui proposent ces plats. En sélectionnant un établissement, il suffit de cliquer sur « commander en ligne » pour passer commande via une plateforme partenaire comme Square, Toast ou Uber Eats. Ask Maps ajoute les articles au panier, et l'utilisateur peut compléter sa commande et payer directement sur la plateforme choisie.
La même logique s'applique à la réservation d'hôtel. En formulant une demande précise, par exemple pour trouver un hôtel bien noté et pas trop cher, avec une ambiance particulière, proche d'une salle de sport et de restaurants, Ask Maps compare les prix et vérifie les disponibilités avant de proposer une sélection d'options. Il suffit ensuite de cliquer pour être redirigé vers le site du partenaire afin de finaliser la réservation.
L'outil permet également de dénicher des spectacles ou des concerts à proximité, avec des liens directs pour acheter les billets.
Avec Personal Intelligence, Ask Maps va plus loin en s'appuyant sur les emails et le calendrier de l'utilisateur pour donner des réponses sur mesure. On peut par exemple demander à quelle heure on atterrira à Vancouver lors d'un prochain vol, ou se faire recommander des restaurants et activités près de son hôtel de réservation.
Cette fonctionnalité reste toutefois optionnelle et n'est pas activée automatiquement, ce qui laisse à chacun le choix de partager ou non ces données personnelles avec l'outil.
Autre nouveauté notable, Ask Maps mémorise désormais les échanges précédents. Il devient ainsi possible de demander à l'outil quelles activités il avait suggérées pour un voyage à Seattle, par exemple, et de continuer à planifier son séjour sans repartir de zéro.
Enfin, Google lance un widget de transit en temps réel dans Ask Maps, permettant de suivre les retards et les conditions de circulation au fil de leur évolution.
L’article "Google Maps devient un assistant capable de commander votre repas et réserver votre hôtel" a été publié sur le site Abondance.
Le 2 août 2026 marquait l’entrée en application générale de l’AI Act et le début de son contrôle effectif. Il ne s’agit pas de son entrée en vigueur, intervenue dès le 1er août 2024, ni de l’application de l’ensemble des obligations sur les systèmes à haut risque, dont le calendrier a été repoussé.

L'agent IA d'un australien, chargé de réserver un cours de sport, a exploité une faille du site de sa salle pour le faire grimper dans la liste d'attente.

Le moddeur Crementif a publié une bande-annonce montrant les dernières avancées d'une version VR de The Legend of Zelda: Breath of the Wild. Les images donnent sacrément envie d'enfiler un casque.

Le moddeur Crementif a publié une bande-annonce montrant les dernières avancées d'une version VR de The Legend of Zelda: Breath of the Wild. Les images donnent sacrément envie d'enfiler un casque.
Un mois après la décision de la Cour suprême américaine dans l’affaire Trump v. Slaughter, les autorités européennes de protection des données interpellent Bruxelles. Dans une lettre adressée le 31 juillet 2026 à Michael McGrath, commissaire européen chargé de la démocratie, de la justice, de l’Etat de droit et de la protection des consommateurs, le Comité européen de la protection des données (EDPB, European Data Protection Board) demande à la Commission européenne d’examiner attentivement les conséquences de cet arrêt sur le cadre régissant les transferts de données personnelles entre l’Union européenne et les Etats-Unis.
Le Fire TV Stick 4K Select d'Amazon ne tourne pas sous Android. Il tourne sous Vega OS, un système maison basé sur Linux, et ça va foutre en l'air vos projets de player pour votre média center puisque les applications Android n'y ont plus cours, et que l'installation manuelle est verrouillée.
Il n'y a donc plus de bascule "sources inconnues" planquée dans les réglages, comme sur les Fire TV sous Android. Rien que pour faire apparaître les options développeur, il faut d'abord enregistrer l'appareil auprès d'Amazon avec un compte développeur et même comme ça, aucun APK Android ne se lancera.
Résultat, Kodi ne tourne pas ! L'application avait déjà été retirée du store d'app Amazon en 2015, mais on la réinstallait tous à la main sur les anciens sticks. Eh bien ce contournement n'est plus possible et côté Jellyfin, malheureusement, le projet n'a toujours pas sorti de client pour Vega OS.
Bref, Amazon a verrouillé la machine au nom de la sécurité et de la chasse au piratage, comme prévu puisque je vous en parlais déjà en novembre dernier . Sauf que le même verrou bloque aussi la lecture des fichiers qui dorment par exemple sur votre NAS, même si vous les avez rippés vous-même, peu importe que ce soit le dernier Avatar ou une vidéo de vacances.
Et ce n'est pas un accident de parcours sur un modèle d'entrée de gamme puisque sur sa page développeur , Amazon écrit qu'à partir du 4K Select, tous les futurs Fire TV Stick tourneront sous Vega, donc il n'y aura plus de retour arrière, désolé...
Par contre, les modèles sous Fire OS restent en vente pour l'instant, et eux acceptent toujours l'installation manuelle. Donc si vous comptiez remplacer le vôtre un jour, vérifiez le nom exact de la référence avant de commander, c'est maintenant que ça se joue !
Sur un stick qui serait déjà passé à Vega, il reste toutefois Astra, un client tiers compatible Jellyfin et Emby, dispo sur le magasin Amazon mais limité à une lecture basique. Plex passe aussi, mais en H.264 seulement, sauf à transcoder côté serveur. Et de son côté l'équipe Jellyfin dit travailler sur un vrai client Vega sans annoncer de date... Voilà, donc pour le moment c'est compliqué avec Vega mais j'ai bon espoir que des bidouilles et nouveaux outils sortent dans les mois qui viennent.

Avec MatrAIx, des chercheurs ont constitué une population virtuelle de 8,3 milliards de profils. Des modèles d’IA peuvent les incarner pour tester un chatbot, un site ou une application comme le feraient de véritables utilisateurs
La dernière release candidate de Linux 7.2 est bien plus "grosse" qu'elle ne devrait l'être à ce stade du cycle, mais cela n'a pas empêché Linus Torvalds de la publier dimanche en attribuant ce trop-plein aux outils IA qui relisent le code du noyau.
"Je ne peux pas dire que la taille de tout ça m'enthousiasme, mais c'est comme ça : la nouvelle normalité, avec beaucoup de correctifs, dont beaucoup viennent de la revue par divers outils IA."
Rien ne lui paraît effrayant pour autant, et il ne voit aucune raison de retarder la 7.2. Une grosse taille pour ce noyau, ça veut dire plus de 400 correctifs, signés par plus de 230 personnes alors que dans une Release Candidate en général, c'est le moment où le noyau est censé se calmer avant la sortie. Alors que là, ça ressemble plutôt à un nouveau début de cycle.
Et ça tape de partout : Pilotes graphiques, son, réseau, systèmes de fichiers, code d'architecture. Les plus gros blocs viennent de s390 et zcrypt, de btrfs qui remet en place une infrastructure interne, et de correctifs netfilter ipset.
Mais attention au contresens, parce que je l'ai vu passer sur certains tweets d'anti-IA. Torvalds parle de revue de code par des outils IA, et pas d'une IA qui écrirait le noyau à sa place. Sa position de fond, Vincent nous la racontait en juillet quand il envoyait les anti-IA forker le noyau. Ici, ça ne concerne que des outils qui relisent du code existant et signalent des trucs douteux. Après derrière, ce sont des humains qui trient.
À titre d'exemple, l'un des correctifs de cette rc7 traite un use-after-free dans ptdump, l'interface qui affiche les tables de pages du noyau en clair pour repérer les problèmes de mémoire. C'est ce type de bug qui se transforme en faille et il était là depuis mars 2018 (depuis Linux 4.16).
C'est Syzbot , le robot qui bombarde le noyau d'entrées tordues en continu, qui a levé le lièvre en juin dernier. David Carlier a écrit un premier correctif en s'aidant de Claude Opus 4.8 pour remonter la piste, et Lorenzo Stoakes, mainteneur de la gestion mémoire, l'a retravaillé avant qu'il parte dans la rc7. Il devrait ensuite être rétroporté vers les noyaux stables, donc vers les machines qui tournent aujourd'hui.
Autre exemple, Greg Kroah-Hartman, qui traque déjà des bugs du noyau avec une IA locale , vient de faire retirer le pilote Moxa Intellio, soit près de 2200 lignes écrites en 1999 qui supporte certaines cartes série multiports. Alors pourquoi est-ce qu'il a fait ça ? Eh bien il écrit dans son patch que : "C'est un très vieux pilote, aucun matériel connu ne circule encore pour lui, et la société dit ne plus en avoir besoin, alors retirons-le puisque les LLM commencent à venir le titiller et à y trouver des choses "intéressantes" qui vont juste faire perdre du temps à tout le monde, vu qu'il ne sert plus...".
Voilà donc un autre effet de l'analyse de code par IA. Elle oblige les mainteneurs de projet à tailler dans le gras pour virer du code obsolète que des modèles de langage viendraient renifler d'un peu trop près. Ça ne peut pas faire de mal.
Pour moi, le vrai risque de ces outils sur un projet ouvert tient au volume. Un flot de signalements produits par des gens qui ne relisent pas ce qu'ils envoient, où plus personne ne distingue l'hallucination du vrai bug, et là ça partirait en eau de boudin. Mais comme le noyau, lui, garde des mainteneurs qui comprennent les tenants et les aboutissants de ce qu'ils lisent, ça se passe très bien. Même si la quantité de problèmes remontés surprend Linus.
Voilà, si cette nouvelle version du noyau vous intéresse, sachez qu'elle devrait normalement sortir la semaine prochaine en version finale.
Je m'en doutais un peu mais c'est confirmé, derrière chaque session GeForce NOW tourne un vrai Windows, et cette machine virtuelle est moins verrouillée qu'elle en a l'air. En effet, une démo du moddeur Zortos montre le service qui s'ouvre non pas sur un jeu, mais sur un bureau complet, avec barre des tâches, menu démarrer et icônes.
La manip passe par le jeu Trove... Pendant le lancement, Zortos ouvre le navigateur web intégré de Steam, se balade dans les dossiers de la machine, récupère un exécutable et remplace quelques chemins dans le répertoire du jeu. Au démarrage suivant, Windows s'affiche alors à la place du jeu. Tout ça repose sur SalsaNOW , un outil open source signé dpadGuy.
Une fois le bureau ouvert, la machine encaisse à peu près tout ce qui ne réclame pas de droits administrateur. Zortos y a fait tourner Wallpaper Engine pour les fonds animés et LM Studio avec le modèle Gemma 4. Et pour les logiciels qui exigent une installation privilégiée, ils peuvent sans souci être préparés en version portable sur son propre PC, puis décompressés là-haut.
Reste que ce bureau est un bac à sable. La session tourne en compte utilisateur simple, donc pas de droits administrateur, pas d'anticheat noyau, et beaucoup d'installations qui finissent sur un refus d'accès.
L'autre mur, c'est la persistance. Sans l'option de stockage payante, tout disparaît à la déconnexion. Et même en la prenant, la machine ne conserve que vos Documents, l'AppData du compte, baptisé kiosk, et le contenu du lecteur I:. Tout le reste repart de zéro à la session suivante, et fermer l'explorateur de fichiers coupe la connexion sur-le-champ.
Dernier filtre, et pas le moindre, ça ne fonctionne que sur les abonnements payants, ceux dont je détaillais les formules quand Nvidia a sorti son client Linux natif . L'offre gratuite est hors jeu, tout comme les GeForce NOW opérés par les partenaires alliance.
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Maintenant, qu'en est-il du règlement ? Eh bien comme vous vous en doutez, les conditions d'utilisation interdisent formellement de contourner les mécanismes de sécurité ou d'authentification du service, et Nvidia se réserve le droit de suspendre ou de restreindre un compte à sa discrétion. En cas de suspension, la période coupée n'est pas remboursée.
Mais à ce jour, aucun bannissement lié à ces méthodes n'a été rapporté, et Nvidia n'a sorti ni correctif ni communiqué. Voilà, c'est rigolo comme bidouille, mais si vous vous lancez, c'est votre compte que vous mettez en jeu.
Reste maintenant à voir combien de temps la porte restera ouverte.

Après un an d'instruction, Revolut annonce avoir obtenu son agrément bancaire français de plein exercice. Sa nouvelle entité Revolut Bank S.A. opérera depuis Paris pour toute l'Europe de l'Ouest. Ce nouveau statut ouvre la porte aux produits réglementés français, comme le Livret A ou le PEA.
« Transparent Tribe », également référencé sous le nom APT36 (Advanced Persistent Threat, menace persistante avancée), est un acteur de menace associé à des opérations de cyberespionnage visant notamment des entités gouvernementales indiennes et des missions diplomatiques. Des chercheurs de Bitdefender ont analysé un large portefeuille d’échantillons associés à APT36, ce qui leur a permis de comparer des dizaines d’implants et d’identifier une logique de production récurrente. Le constat converge vers un modèle inédit, que le spécialiste de la cybersécurité nomme « vibeware » : des implants générés par IA, c’est-à-dire des programmes malveillants déployés sur les machines ciblées, produits en série, parfois inachevés dans leur fonctionnement réel, mais suffisamment opérationnels pour être déployés à grande échelle.
L’examen de la flotte d’implants révèle ainsi des lacunes caractéristiques de la génération de code par IA : un binaire (fichier exécutable par une machine) développé en langage Go et destiné au vol d’identifiants de navigateur contient un espace réservé vide à l’endroit où aurait dû figurer l’URL de commande et de contrôle (adresse du serveur utilisé pour piloter l’outil et récupérer les données), rendant l’outil incapable d’exfiltrer la moindre donnée. Des erreurs similaires se retrouvent dans d’autres composants, dont la logique s’effondre dès que la complexité augmente. Ce type d’erreur caractérise un code syntaxiquement correct, mais logiquement inachevé.
Les chercheurs de Bitdefender ont également identifié des métadonnées au sein des projets pointant directement vers l’utilisation d’éditeurs de code intégrant l’IA. Les binaires contiennent fréquemment des emojis Unicode dans leurs chaînes de caractères. Selon Bitdefender, le groupe APT36 maintient un rythme de production d’un malware par jour. « La réalité n’est pas une percée dans la sophistication des codes malveillants, mais une optimisation du médiocre », résume le rapport Bitdefender.
L’analyse des échantillons révèle une architecture récurrente : chaque implant combine une charge utile malveillante (partie du programme qui réalise concrètement l’action), inspirée de code déjà publié, et un canal de commande et contrôle s’appuyant sur des services de confiance. En ce qui concerne le code malveillant, les chercheurs ont retrouvé, pour chaque échantillon examiné, la source ayant servi de base. Ce code fait ensuite l’objet d’une réécriture dans des langages de programmation peu répandus comme Nim, Zig, Crystal, Rust ou Go. « Le corps (‘body’ en anglais) malveillant s’appuie sur du code déjà présent sur GitHub, réécrit dans des langages exotiques », explique Martin Zugec, Technical Solutions Director chez Bitdefender. Chaque langage donne au malware une apparence différente, ce qui peut compliquer sa détection.
Cette diversification des langages répond à une logique précise. La plupart des moteurs de détection reposent en effet sur des signatures et des comportements calibrés pour des langages courants comme C# ou C++. En utilisant des langages moins courants, les attaquants modifient le profil des binaires et réduisent l’efficacité de certains repères de détection, en particulier lorsque les contrôles restent très dépendants des signatures ou des runtimes (environnements nécessaires à l’exécution d’un programme) habituels. Certains de ces langages, notamment Rust, Go et Zig, facilitent aussi le développement de variantes capables de viser plusieurs systèmes d’exploitation à partir d’une base de code proche.
Le second bloc architectural concerne les canaux de commande et de contrôle. APT36 s’appuie sur des plateformes largement déployées en entreprise comme Slack, Discord, Google Sheets, Supabase ou Azure Front Door, pour acheminer ses communications malveillantes dans un trafic considéré comme légitime. À titre d’exemple, Google Sheets sert à stocker des instructions dynamiques, Supabase et Firebase à conserver des métadonnées et des identifiants, tandis que Slack et Discord permettent de transmettre des instructions en temps réel. Cette pratique, désignée sous le terme « Living Off Trusted Services (LOTS) », trouve dans le vibeware une justification technique nouvelle.
« Ces services disposent d’une documentation remarquable pour les développeurs, avec des API (interfaces de programmation) bien documentées et de nombreux exemples de code. Il s’agit donc d’environnements naturellement lisibles et exploitables par un LLM (Large Language Model). C’est une évolution logique pour les attaquants, mais nous n’avions jamais vu cela documenté de cette façon, en analysant autant d’échantillons distincts », souligne Martin Zugec.
Le rapport Bitdefender désigne l’approche d’APT36 sous le terme de Distributed Denial of Detection (DDoD : déni distribué de détection) : l’objectif n’est pas de contourner les défenses par une sophistication technique, mais d’épuiser les équipes de sécurité par un volume automatisé de variantes. Plusieurs implants, écrits dans des langages différents, coexistent délibérément sur une même machine cible ; si l’un se trouve neutralisé, les autres demeurent actifs. bitdefender
« Le vibeware dégrade la sophistication habituelle, au profit d’un volume de variantes que les attaquants génèrent très rapidement à partir de code existant. C’est précisément pour cela que nous avons créé ce terme », indique Martin Zugec.
Il importe toutefois de ne pas confondre industrialisation de la production et automatisation des opérations : si les outils se génèrent rapidement par IA, les opérations de compromission elles-mêmes demeurent une démarche manuelle, conduite par un opérateur humain. Martin Zugec résume l’enjeu en une formule directe : « L‘IA n’a pas besoin d’être sophistiquée pour être dangereuse ».
Face à cette menace hybride, Bitdefender formule trois axes de réponse. Le premier consiste à privilégier les détections fondées sur le comportement des processus plutôt que sur les signatures de fichiers, en surveillant notamment l’exécution de binaires non signés dans des répertoires accessibles en écriture.
Le deuxième axe porte sur l’audit et le contrôle des services cloud de confiance : toute connexion sortante persistante vers Discord, Slack ou Google Sheets, initiée par un binaire non vérifié, doit être traitée comme un indicateur de compromission potentiel.
Le troisième axe recommande de transformer l’environnement réseau en terrain hostile pour les attaquants, par la réduction dynamique de la surface d’attaque et le déploiement de capacités EDR/XDR matures, outils capables de surveiller les appareils et de détecter des comportements suspects, afin de contraindre l’opérateur humain à révéler sa présence lors des phases de déplacement latéral.
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AMD a fait l’acquisition de la start-up Taalas, spécialisée dans les accélérateurs pour l’inférence, pour un montant non divulgué. D’après AMD, l’opération lui permettra de complémenter son rack Helios. Lisa Su, sa dirigeante, avait d’ailleurs évoqué d’autres choses à venir en matière d’architecture désagrégée il y a quelques semaines... Sans doute en référence à cette annonce.
Dans une étude publiée dans la revue Science, des chercheurs de l’Arc Institute de Palo Alto et de l’université Stanford présentent Evo 1 et Evo 2, deux modèles de langage génomique capables d’analyser et de générer des séquences d’ADN. Le principe est comparable à celui de ChatGPT ou Claude, mais appliqué au vivant. Evo a assimilé des milliers de milliards de nucléotides, les briques fondamentales de l’ADN, afin d’apprendre les règles qui gouvernent les génomes.

Il y a encore trois ans, une IA qui citait ses sources tenait de l'exception. Aujourd'hui, c'est presque devenu la norme. Entre les deux, l'avènement d'une technique née dans un labo de recherche : le RAG.

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À la une sur Vroom cette semaine : XPeng ajoute un nouveau SUV à sa gamme, Mercedes fait un retour en arrière et une pub pour Spider-Man dans les écrans de BMW.

Une nouvelle commande de notification est arrivée dans l'application mobile WhatsApp, afin d'alerter tout le monde quand un message très important doit être transmis rapidement.

[Deal du jour] Cette batterie externe INIU Ultra en promotion est l'alliée des voyages. Avec ses 20 000 mAh, elle permet de recharger jusqu'à trois appareils en simultané, dans un format compact qui se glisse dans un sac.

[Deal du jour] Logitech a bousculé le marché des souris gamer avec la PRO X2 Superstrike et sa technologie haptique inédite. Amazon propose le coloris Lunar Eclipse à 149,99 € au lieu de 179,99 €, soit 30 € d'économie sur l'une des références du jeu compétitif.

Trois actualités à retenir cette semaine dans le cyberespace : le fabricant de portefeuilles Bitcoin Coinkite reconnaît l'ampleur d'un piratage massif dû à un bug vieux de 2021, OpenAI reconstitue comment ses agents autonomes ont créé leur propre forum secret avant de pirater Hugging Face et l'Armurerie Lavaux devient la dernière victime en date d'une série de fuites visant les tireurs français.
Quelques semaines après de premières informations sur le développement d’une enceinte connectée par OpenAI, le projet se précise. Mark Gurman de Bloomberg a ainsi révélé le 6 août que le créateur de ChatGPT travaillait sur un appareil sans écran, qui aura la forme d’un donut de la taille d’un palet de hockey, avec un design haut de gamme et des matériaux nobles. Équipé de plusieurs haut-parleurs, microphones et de caméras pour analyser l’environnement de l’utilisateur, l’appareil à piles devrait pouvoir fonctionner dans différentes positions, qu’il soit posé sur une table ou tenu en main.

En interrogeant l'intelligence artificielle de Google sur le jeu indépendant Operation Octo, un joueur a obtenu le nom exact d'un personnage encore secret. Son créateur assure ne l'avoir écrit que dans un document Google privé. Mais cette apparente fuite, impossible à reproduire, pourrait cacher une explication moins spectaculaire.

Le projet de constellation souveraine IRIS² passe enfin en phase de fabrication. Un coup d'accélérateur majeur pour l'autonomie spatiale de l'Europe, même si la riposte à Starlink devra attendre 2029.

Alors que l’avenir des supports physiques s’annonce compliqué, notamment après l’annonce de Sony de mettre fin à la production de disques physiques d’ici janvier 2028, Capcom ne semble pas particulièrement inquiet.

[Deal du jour] Philips possède une gamme de téléviseurs élégants et performants dotés d’une dalle QLED et de l’Ambilight, dont ce très grand modèle de 75 pouces bénéficie en ce moment d’une réduction de 100 €.
Le Groupe Crédit Agricole figure parmi les plus grandes institutions financières d’Europe avec un bénéfice net de 4,88 milliards d’euros sur les six premiers mois de 2026, plus de 21 millions de client et un plan d’investissement de 500 millions d’euros dans les systèmes d’IA. Une cible attractive donc, puisqu’il a subi une vaste campagne de phishing, deux mois après que la Banque centrale européenne (BCE) ait alerté sur les risques de cybersécurité révélés par les derniers modèles d’intelligence artificielle.

Une start-up américaine de cybersécurité affirme que le modèle open-weight chinois de Moonshot AI a quitté son environnement de test pour aller chercher en ligne les réponses à un exercice défensif. Un nouvel épisode dans la série des dérapages d'agents IA cet été.
Après deux années marquées par la pression inflationniste, le e-commerce français repart de l'avant. Le chiffre d'affaires du secteur s'établit à 196,4 milliards d'euros en 2025, en progression de 7 % sur un an. Cette croissance se répartit entre deux dynamiques bien distinctes : les services, qui atteignent 120,3 milliards d'euros (+9 %), et les produits, qui renouent avec la croissance à 76,1 milliards d'euros (+4 %) après deux années de repli.
Ce redémarrage des ventes de produits est présenté par la Fevad comme le signal le plus encourageant de cette édition. Il confirme que la crise inflationniste de 2023 est bel et bien refermée, sans pour autant effacer son empreinte sur les comportements d'achat : le panier moyen continue de baisser et s'établit désormais à 62 euros, preuve que les Français achètent plus souvent, mais avec plus de vigilance sur les prix.
Le nombre de transactions suit la même trajectoire ascendante, avec 3,2 milliards d'opérations enregistrées en 2025, soit une progression de 11 % par rapport à 2024. Le e-commerce représente aujourd'hui 12 % du commerce de détail et près de 30 % de l'activité sur les principaux univers non alimentaires, comme l'équipement de la maison (32 % de part de marché) ou l'habillement (30 %).
En France, 42,2 millions de personnes de plus de 15 ans ont acheté en ligne au cours des douze derniers mois, soit 72,9 % de cette population, et 80 % des 16-74 ans. La progression est continue, avec 0,6 million d'e-acheteurs supplémentaires en un an.
Le profil de ces acheteurs révèle des écarts marqués selon l'âge et la catégorie socioprofessionnelle. Les 30-44 ans affichent le taux d'achat en ligne le plus élevé (90,8 %), tandis que les 75 ans et plus restent en retrait (25,9 %). Du côté des catégories professionnelles, les cadres et professions intellectuelles supérieures se distinguent nettement avec 96,5 % d'acheteurs en ligne.
Autre tendance de fond : la multiplication des écrans utilisés pour acheter. 55 % des e-acheteurs sont désormais multi-écrans. Si l'ordinateur reste le support privilégié (76 % d'utilisateurs), le mobile progresse rapidement et gagne sept points en un an, pour atteindre 69 % d'utilisateurs.
Le paiement par carte bancaire demeure archi-dominant, utilisé par 92 % des cyberacheteurs. Mais les alternatives s'installent durablement dans les habitudes : points de fidélité et cartes cadeaux (76 %), portefeuilles numériques (57 %), prélèvement (48 %) ou encore paiement fractionné, désormais utilisé par 21 % des acheteurs et déjà testé par 51 % des cyberacheteurs au moins une fois.
Sans surprise, la sécurité reste la préoccupation numéro un des e-acheteurs : 94 % jugent important d'évoluer dans un environnement de paiement sécurisé, devant la simplicité du parcours (92 %) et les modes de paiement proposés (87 %).
Côté livraison, la livraison à domicile reste le mode privilégié, utilisée par 77 % des e-acheteurs. Mais les solutions hors domicile, points relais en tête (76 % d'utilisateurs), progressent fortement et représentent désormais 46 % des usages, portées par une demande croissante de flexibilité.
C'est le fait marquant de cette édition selon Marc Lolivier, délégué général de la Fevad : près d'un cyberacheteur sur trois intègre déjà l'intelligence artificielle dans son parcours d'achat. Ce chiffre grimpe à près de trois sur quatre parmi les utilisateurs réguliers d'IA.
Du côté des professionnels, le mouvement est encore plus net. 94 % des marchands déclarent avoir adopté au moins une solution basée sur l'IA générative, et 87 % d'entre eux constatent déjà des évolutions concrètes sur les compétences et les process au sein de leur entreprise. Le commerce agentique est perçu comme l'une des innovations les plus prometteuses à trois ans par 69 % des dirigeants interrogés, juste derrière l'IA générative elle-même.
Pour les consommateurs, l'usage de l'IA reste concentré en amont de l'achat : 58 % des utilisateurs réguliers s'en servent pour la recherche et l'aide à la décision, contre seulement 27 % au moment du paiement et 35 % pour le suivi après achat.
Autre évolution notable : plus de 4 cyberacheteurs sur 10 (41,4 %) ont acheté au moins un produit d'occasion en ligne au cours des 12 derniers mois. Ce mode de consommation ne se substitue pas au neuf, il le complète. Dans la mode par exemple, 30 % des acheteurs combinent achats neufs et seconde main, une proportion similaire dans les jeux et jouets ou les produits culturels physiques.
L’article "E-commerce en France : le cap des 200 milliards d’euros bientôt franchi" a été publié sur le site Abondance.
Bien lancé sur le segment des taxis autonomes, Uber emploie les grands moyens pour faire de sa plateforme une référence dans le secteur. À l’occasion de la publication de ses résultats du second semestre ce 5 août, la multinationale américaine a présenté sa stratégie visant à dépenser 10 milliards de dollars (8,66 milliards d’euros) dans les taxis autonomes au cours des prochaines années.
Elon Musk avait prévenu : “Soit nous construisons Terafab, soit nous n’avons pas les puces”. Un projet qui prend aujourd’hui un peu plus corps puisqu’il est annoncé dans le comté de Grimes au Texas, avec une usine intégrée de près de 9,3 millions de mètres carrés, pour un investissement initial de 16,8 milliards de dollars.

Une étude américaine révèle que de courtes nouvelles produites par ChatGPT ont été jugées plus captivantes et de meilleure qualité que des textes humains. Mais cette préférence disparaît en partie dès que l’étiquette « écrit par une IA » apparaît.

Neuf ans après l'iPhone X, Apple devrait annoncer son smartphone le plus ambitieux de la décennie en 2026 : l'iPhone Fold (qui pourrait s'appeler iPhone Ultra). Un smartphone pliant qui devrait être accompagné de l'iPhone 18 Pro et de l'iPhone 18 Pro Max, deux smartphones surpuissants avec des innovations en photo et une puce gravée en 2 nm. Numerama fait un point sur les rumeurs.

L'entreprise américaine a confirmé la constitution d'une équipe silicium interne, tout en maintenant une approche multi-fournisseurs.

Apple vient d'augmenter la valeur de reprise de nombreux iPhone dans le cadre de son programme Trade In. Les gains sont modestes sur la plupart des modèles, mais peuvent encourager à aller faire recycler un ancien appareil. Une bonne occasion de fouiller dans ses tiroirs, d'autant plus que la reprise directement en Apple Store évite certaines mauvaises surprises des plateformes spécialisées.
Aujourd’hui, l’un des principaux défis pour les vendeurs en ligne est d’identifier les canaux de distribution les mieux adaptés à leurs produits. Cette décision dépend des ressources de chacun et de l’objectif poursuivi. Les deux modèles les plus courants sont la vente via une boutique web et le référencement sur des marchés en ligne, tels …
L’article Boutique web ou marché en ligne ? Choisissez la plateforme de vente idéale pour votre croissance est apparu en premier sur FW.MEDIA.
CHERRY a annoncé deux appareils à carte à puce, un clavier complet avec lecteur intégré baptisé Smart Board 1150, et un terminal séparé, le Smart Terminal ST-1150. Ils remplacent le KC 1000 SC et le ST-1144.
Une carte à puce sert ici à prouver qui vous êtes. Vous l'insérez, elle signe électroniquement un document, elle ouvre une session sur un réseau ou elle déchiffre un fichier, sans que la clé privée qu'elle contient ne sorte jamais de la puce.
Les deux appareils s'appuient sur le pilote CCID que Microsoft livre déjà dans Windows, et sur pcsc-lite sous Linux et macOS. La norme CCID permet à un lecteur de dialoguer avec le système d'exploitation sans code maison, et pcsc-lite en est l'implémentation libre côté Unix.
Aucun pilote propriétaire à installer, donc. Vous branchez et ça fonctionne, y compris sur une machine Linux, ce qui est encore assez rare pour ce type de matériel.
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Les deux modèles embarquent aussi un contrôleur à mémoire flash, et le firmware peut être mis à jour après le déploiement. Ce genre de lecteur était jusqu'à présent figé pour toute sa durée de vie, avec les failles qu'il avait le jour de sa fabrication.
Le communiqué ne dit hélas rien sur la signature de ces mises à jour. Sur un périphérique de sécurité, la question n'a rien de cosmétique, parce qu'un firmware modifiable est aussi un firmware attaquable si personne ne vérifie d'où vient l'image installée.
Le terminal lit et écrit les cartes, pour ouvrir une porte, se connecter au réseau de l'entreprise ou valider une transaction en ligne. Il est fabriqué entièrement en Europe. CHERRY veut clairement faire les yeux doux aux administrations et aux organismes de défense, avec les certifications américaines TAA et FIPS-201 au passage, et une base lestée en métal qui permet d'y glisser la carte d'une seule main.
Le clavier ajoute pour sa part une touche Copilot, ce qui sur un poste à données sensibles est quand même quelque peu audacieux. Il existe aussi en version conforme au Trade Agreements Act américain, pour les agences fédérales et les installations militaires soumises à des règles d'approvisionnement particulières, mais bon a priori ça ne devrait pas trop vous concerner (même si on a de plus en plus de lecteurs américains depuis que le site est traduit !).
Le Smart Board 1150 est vendu 49,99 euros. Le Smart Terminal ST-1150 descend à 34,99 euros, et les deux sont disponibles dès maintenant.
J'avoue que je ne pensais plus voir sortir de nouveaux lecteurs de carte à puce en 2026.
Source : Cherry