Après avoir passé plusieurs mois à faire circuler ses taxis autonomes gratuitement, Zoox peut enfin facturer ses trajets. La filiale d’Amazon a annoncé le 30 juillet avoir obtenu une dérogation de la NHTSA, l’agence américaine de sécurité routière, sur certaines exigences de sécurité lui permettant de passer à la phase d’exploitation commerciale.

[Deal du jour] Si vous faites du vélo régulièrement, un bon compteur GPS permet de suivre vos performances ou de préparer vos itinéraires. Le Wahoo Elemnt Ace se démarque notamment par son immense écran de 3,8 pouces et son autonomie impressionnante, et profite actuellement d'une grosse remise sur Amazon.

Accusé par Apple d'avoir volé des informations confidentielles via d'anciens employés, OpenAI publie sa propre défense, messages internes à l'appui.
La France est aujourd’hui le pays le plus attaqué et le plus compromis d’Europe en 2026. Plus de 300 services ont été piratés et 250 millions de données ont été exposées depuis le début de l’année. Et c’est au tour d’Intermarché d’en faire les frais. Sa maison mère, le Groupement Mousquetaires, a en effet reconnu avoir détecté un accès non autorisé à une partie de ses systèmes d’information, plus précisément ceux liés au service Drive d’Intermarché, sa plateforme de commande de courses en ligne. 287.605 clients, sur environ deux millions d’utilisateurs du service, ont pour l’instant été identifiés comme concernés.
La France sélectionne jusqu’au 9 septembre 2026 les futurs participants français du Projet important d’intérêt européen commun consacré à l’intelligence artificielle. L’appel ne s’adresse pas uniquement aux développeurs de grands modèles. Fournisseurs de cloud, spécialistes des données, opérateurs télécoms, éditeurs open source, industriels et organismes de recherche peuvent également se positionner. À condition de présenter …
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Article sponsorisé par Jehda
L'IA générative n'est plus un sujet de curiosité réservé aux early adopters. Rédaction, analyse de données, code, service client, marketing : la plupart des métiers du tertiaire sont désormais traversés par ces outils, à des degrés divers. Savoir utiliser un chatbot n'est plus suffisant pour en tirer un avantage réel : encore faut-il comprendre les forces et limites de chaque outil, savoir construire un prompt efficace, automatiser une tâche récurrente, ou encore éviter les écueils liés à la confidentialité des données professionnelles.
C'est cette montée en compétence, souvent négligée, qui fait la différence entre un usage anecdotique de l'IA et un vrai gain de productivité. D'où l'intérêt grandissant pour les formations dédiées, qu'elles s'adressent à des débutants curieux ou à des professionnels souhaitant structurer leur pratique.
Avant de comparer les offres, il faut clarifier son objectif. Les formations disponibles sur le marché ne répondent pas toutes au même besoin :
Le format compte aussi : un MOOC en autonomie ne demande pas le même investissement qu'un parcours encadré avec formateurs et projet final. Le prix, l'éligibilité au CPF, et la reconnaissance de la formation par les employeurs sont d'autres critères à examiner avant de s'engager.
Les options pour suivre une formation IA générative ne manquent pas en 2026, mais elles sont toutes loin de se valoir. Celle proposée par Jedha vise spécifiquement les professionnels déjà en poste qui veulent intégrer l'IA à leur travail, sans pour autant devenir des techniciens experts. Étalé sur 42 heures, le programme couvre la prise en main des principaux outils du marché (Claude, ChatGPT, Gemini), la création d'assistants IA adaptés à son métier, et les bonnes pratiques pour utiliser l'IA sans exposer les données de son entreprise.
Quelques infos sur la formation :
Ce qui distingue cette formation des autres offres du secteur :
A noter que Jedha a été élue meilleur bootcamp en IA et Machine Learning 2026 par Course Report, et forme aux métiers de la tech depuis 2017, avec plus de 4 000 alumni et une note moyenne de 4,9/5. Un gage de sérieux pour celles et ceux qui ne veulent pas transiger sur la qualité.
Pour une approche plus autonome et souvent moins coûteuse, les grandes plateformes de MOOCs proposent de nombreux cours sur l'IA générative, du niveau découverte jusqu'à des modules plus techniques. Coursera héberge notamment des cours conçus par DeepLearning.AI, la structure fondée par Andrew Ng, qui fait référence sur les sujets d'intelligence artificielle.
Le principal avantage de ce format, c’est la flexibilité totale et un coût d'entrée généralement assez faible. Le revers de la médaille : la plupart des accompagnements sont peu personnalisés, et le taux de complétion historiquement bas des MOOCs témoigne de la difficulté à maintenir de la motivation sur la durée, lorsqu’elle n’est pas soutenue par un cadre structurant.
En phase avec leur époque, plusieurs universités françaises ont intégré des modules ou des diplômes universitaires dédiés à l'IA générative, dans le cadre de la formation continue. Ces parcours ont l'avantage de bénéficier d’une reconnaissance académique et d'un contenu généralement plus approfondi sur les fondements théoriques. Cependant, ils s'adressent davantage à un public souhaitant une compréhension approfondie qu'à des professionnels à la recherche d'une montée en compétence rapide et opérationnelle.
OpenAI, Google et Microsoft, et la plupart des autres acteurs du monde de l’IA, proposent chacun des parcours de certification ou des programmes de formation autour de leurs outils respectifs. Ces certifications ont l'intérêt d'être directement alignées sur les fonctionnalités des produits, et peuvent constituer un plus sur un CV pour des postes où un outil spécifique est central. Elles restent en revanche centrées sur un écosystème donné, et moins adaptées à qui cherche une vision transversale des usages de l'IA générative.
L'IA générative transforme la plupart des métiers du tertiaire, et une vraie montée en compétence fait la différence par rapport à un usage superficiel des outils. Le choix d'une formation dépend avant tout de l'objectif visé : usage professionnel quotidien, culture générale, ou spécialisation technique.
Dans ce cadre, Jedha propose une formation de 42 heures pensée pour les professionnels en poste, avec un apprentissage multi-outils et un projet final concret, éligible au CPF. De leur côté, les MOOCs, comme Coursera, edX, Udemy, conviennent pour une découverte flexible et peu coûteuse, à condition d'être autonome et très rigoureux. Enfin, les formations universitaires et les certifications proposées par les éditeurs (OpenAI, Google, Microsoft) répondent à des besoins plus spécifiques, académiques ou techniques, et davantage ciblés sur les outils-maison.
L’article "Se former à l’IA générative en 2026 : quelle formation choisir selon votre profil ?" a été publié sur le site Abondance.

Telegram a brièvement été supprimé de l'’'App Store dans le monde entier par Apple le 3 août 2026. La firme à la pomme a signalé qu'un utilisateur avait partagé du « matériel pédopornographique »,

Deux mois après avoir été accusé d’avoir utilisé de l’IA générative pour une illustration de la jaquette de Kingdom Hearts Collection, Square Enix revient sur la polémique. Et malheureusement pour l’éditeur, la défense avancée ne convainc pas réellement.
Le 3 août 2926, Intermarché a révélé avoir été victime d’une cyberattaque ayant permis l’accès aux données personnelles de 287 605 clients de son service Drive. Le Groupement Mousquetaires a confirmé l’incident lundi 3 août, après de premières révélations du site spécialisé French Breaches.
L’intrusion, survenue la semaine précédente, a compromis plusieurs informations d’identification : noms, prénoms, dates de naissance, numéros de téléphone, adresses postales et numéros de cartes de fidélité. Certaines données relatives aux commandes en ligne ont également été consultées, notamment les numéros de commande et les adresses de facturation.
L’enseigne précise qu’aucune donnée bancaire, aucun mot de passe, aucune adresse électronique ni aucune information concernant le montant des cagnottes de fidélité n’ont été exposés. Les 287 605 personnes identifiées ont été informées individuellement. Intermarché compte environ deux millions d’utilisateurs de son service Drive et poursuit ses investigations afin de vérifier si d’autres clients sont concernés.
L’incident a été signalé à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), tandis qu’une plainte a été déposée auprès du parquet de Paris. Selon le distributeur, l’accès non autorisé a été bloqué et aucune nouvelle activité suspecte n’a été détectée à ce stade.
Même en l’absence de coordonnées bancaires, les informations dérobées peuvent être utilisées pour élaborer des tentatives d’hameçonnage crédibles. Les personnes touchées pourraient recevoir de faux SMS, courriels ou appels se présentant comme des communications d’Intermarché et les invitant à confirmer une commande, cliquer sur un lien ou transmettre leurs coordonnées bancaires.
L’enseigne recommande à ses clients de ne répondre à aucune sollicitation inhabituelle et de vérifier les demandes directement depuis son site, son application ou son service client. La vigilance devra se prolonger dans le temps, les données volées pouvant être réutilisées plusieurs semaines ou plusieurs mois après l’attaque.
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Quatre jours après avoir annoncé l'arrivée de ChatGPT Go dans ses offres, Revolut prévient ses abonnés de la disparition de Perplexity Pro de sa liste d'avantages. La banque appelle ses clients concernés d'aller annuler eux-mêmes leur abonnement pour éviter d'être prélevés après l'arrêt du partenariat.
Sur Bluesky, John Mueller a répondu à un internaute, qui signalait qu'une fiche produit affichait « rupture de stock » sur la page alors que le HTML serveur et les données structurées indiquaient « disponible ». John Mueller déconseille d'avoir des métadonnées contradictoires car cela « complique le travail pour déterminer ce qui est pertinent ». Il suggère une alternative : passer par un flux (feed) plutôt que par les métadonnées on-page.
Interrogé sur la source que Google privilégie en cas de conflit (feed vs données structurées), il répond qu'il n'existe aucun ordre de priorité publié par Google pour la réconciliation des métadonnées. C’est pour cette raison qu’il conseil de corriger le conflit plutôt que d'essayer de deviner quelle source Google retiendra.
John Mueller évoque aussi le cas similaire des dates (date visible sur la page, dateModified en données structurées, lastmod dans le sitemap), en précisant que ces valeurs peuvent avoir des poids différents et évoluer dans le temps, d'où l'importance de rendre la bonne valeur facile à identifier.
Source : Search Engine Journal
Taux de fiabilité : 

On est d'accord !
La disponibilité d'un produit peut facilement diverger entre le HTML initial, le DOM après rendu JS, et le flux Merchant Center. Comme Google ne communique pas de hiérarchie officielle, aligner ces trois sources est plus fiable que de chercher à deviner laquelle prévaut. En somme : faites la chasse aux incohérences, au lieu de perdre votre temps à tester.
L’article "Goossips SEO : Metadonnées" a été publié sur le site Abondance.
Saint-Gobain, spécialiste français des matériaux de construction, a signé le 28 juillet un accord stratégique avec Microsoft autour de l’intelligence artificielle générative. D’une part, le groupe français va utiliser les services d’IA de Microsoft pour améliorer ses processus de vente (génération de devis personnalisés, ventes croisées, augmentation de 10% du taux de conversion), optimiser sa chaîne d’approvisionnement et ses processus métiers, et accélérer sa R&D (avec une mise sur le marché de nouveaux produits jusqu’à 40% plus rapide).
Alors que l’entraînement des grands modèles a longtemps concentré les investissements, les modèles de raisonnement déplacent la bataille vers l’inférence. OLIX, FRACTILE et ETCHED ont déjà levé, ensemble, plus de 1,5 milliard de dollars pour accélérer la production de tokens, réduire la facture énergétique et contester l’architecture imposée par NVIDIA. Derrière cette même ambition se …
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[Deal du jour] Le TCL 65P89L, un téléviseur QD-Mini LED de 65 pouces sorti en 2026, passe à 720 € au lieu de 849 € chez Ubaldi. Cette réduction sur un modèle polyvalent, qui plus est doté d’une diagonale aussi généreuse, en fait le bon plan TV de ce début de semaine.
WeRide, spécialiste chinois des systèmes de conduite autonome, annonce ce 3 août un partenariat avec l’opérateur danois de véhicules électriques GreenMobility afin de lancer un service de taxis autonomes au Danemark. “Les entreprises visent à lancer le service au cours du premier semestre 2027 et tous les passagers pourront demander un trajet assuré par le GXR, le véhicule entièrement autonome de WeRide, conforme aux normes européennes”, écrit WeRide dans un communiqué.
L’intelligence artificielle est désormais pleinement intégrée à l’arsenal des cybercriminels et des groupes étatiques. C’est le principal enseignement du 2026 Threat Hunting Report de CrowdStrike, qui décrit une accélération spectaculaire des attaques et une exploitation des vulnérabilités en quelques heures seulement. Un nouveau front émerge aussi : celui des infrastructures d’IA elles-mêmes.

Avec ShieldFon, lancé fin juillet 2026, un texte reste lisible à l’écran, mais devient trompeur pour les robots qui l’aspirent. Une nouvelle arme typographique contre l’entraînement des IA sur le web.
La Commission européenne a lancé la procédure de sélection destinée à créer jusqu’à sept “Gigafactories” dédiées aux technologies d’intelligence artificielle sur le territoire de l’Union. Les candidatures devront être déposées avant le 12 novembre 2026, une échéance qui laisse aux consortiums plusieurs mois pour boucler des dossiers particulièrement complexes, tant sur le plan technique que financier.

Trois mois après sa sortie, le bracelet Google Fitbit Air supporte enfin la technologie HealthKit d'Apple, qui permet de réunir ses données de santé au même endroit et de les utiliser dans plusieurs apps de manière sécurisée. L'application Google Health vient de recevoir la mise à jour tant promise depuis des semaines.
Après les réunions, les courriels et les tâches administratives, ChatGPT pourrait-il également prendre en charge les conversations du matin entre parents et enfants ? Sam Altman semble considérer cette évolution comme une piste intéressante.
Dans une publication diffusée sur X, le directeur général d’OpenAI a partagé un cas d’usage qui lui avait été rapporté : connecter à ChatGPT les calendriers d’une famille, lui présenter les centres d’intérêt des enfants, puis lui demander de générer chaque matin un podcast personnalisé pour le trajet vers l’école. Le programme pourrait évoquer le match de football prévu dans l’après-midi, l’anniversaire prochain de l’un des enfants ou quelques informations d’actualité.
La proposition n’a toutefois pas suscité l’enthousiasme attendu. Alex Hirsch, créateur de la série d’animation Gravity Falls, lui a notamment répondu en substance qu’il serait peut-être plus simple de parler directement à ses enfants. Son commentaire a rapidement circulé, accompagné de nombreux messages accusant certains dirigeants de la Silicon Valley de chercher une solution technologique à des interactions humaines élémentaires.
D’autres internautes ont néanmoins défendu l’idée. Selon eux, un contenu personnalisé ne remplacerait pas nécessairement la conversation : il pourrait au contraire servir de point de départ à des échanges avec des adolescents peu disposés à discuter le matin. L’outil serait alors moins un substitut aux parents qu’un nouvel intermédiaire chargé de préparer les sujets.
Au-delà de la moquerie, la proposition soulève aussi une question moins anecdotique : celle des données qu’une famille accepterait de transmettre à un assistant d’IA. Calendriers, anniversaires, activités scolaires ou sportives et préférences personnelles constituent un portrait précis de la vie quotidienne, y compris de celle de mineurs. Leur centralisation dans un service conversationnel suppose donc de s’interroger sur les informations réellement nécessaires, leur conservation et les usages qui pourraient en être faits.
Sam Altman avait déjà expliqué avoir largement utilisé ChatGPT après la naissance de son enfant, notamment pour obtenir des informations sur le développement des nourrissons. Cette nouvelle controverse illustre surtout la difficulté persistante des entreprises d’IA à définir la place de leurs outils : doivent-ils seulement assister les utilisateurs ou commencer à organiser, raconter et interpréter leur vie familiale ?
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OpenAI affirme qu'une version interne de son modèle Astra a terrassé dix problèmes ouverts majeurs. Mais derrière l'emballement, les mathématiciens font face à un gouffre vertigineux : l'intelligence artificielle génère désormais des démonstrations plus vite que la science n'est capable de les comprendre.
Par Jean Langlois-Berthelot et Clémence Foufa
La censure classique laisse une trace. Un livre disparaît, un journal est interdit, une émission est interrompue. Le geste est visible parce qu’il sépare brutalement ce qui peut être dit de ce qui doit rester tu. Metal Gear Solid 2 imagine un pouvoir plus discret. Les Patriots ne veulent pas seulement supprimer des informations : ils veulent administrer leur circulation, leur hiérarchie et leur capacité à former un héritage commun.
Leur diagnostic part d’une réalité familière. Le réseau produit davantage de textes, d’images, de commentaires et de contradictions qu’aucune société ne peut en examiner. Dans cette abondance, le vrai ne disparaît pas nécessairement. Il devient simplement difficile à distinguer, lent à vérifier et coûteux à transmettre. Une information importante peut demeurer accessible tout en étant enfouie sous des milliers de contenus plus récents, plus séduisants ou mieux adaptés aux réflexes de l’utilisateur.
Le novum du jeu ne réside donc pas dans une intelligence artificielle omnisciente. Il réside dans une infrastructure capable de décider quels fragments du monde acquerront une présence durable. Le pouvoir n’a plus besoin de fermer la bibliothèque. Il lui suffit d’en déplacer sans cesse les rayonnages, d’éclairer certains titres et d’en laisser d’autres dans une pénombre statistique.
Cette idée n’est pas seulement racontée. Elle est imposée au joueur. Avant la sortie du jeu, les images promotionnelles avaient placé Solid Snake au centre de l’attente. Puis, après un prologue spectaculaire, le joueur se retrouve dans le corps de Raiden, jeune opérateur formé en grande partie par la simulation. Il pense reproduire le geste du héros ; il découvre progressivement qu’il reproduit surtout un scénario conçu pour lui.
Le jeu vidéo apporte ici quelque chose que le cinéma ou le roman ne peuvent offrir avec la même force. Le spectateur peut voir un personnage manipulé tout en demeurant extérieur à la manipulation. Le joueur, lui, obéit. Il accepte les objectifs, suit les marqueurs, fait confiance à la voix du codec et transforme les instructions reçues en mouvements précis. Lorsque le dispositif se révèle, il ne peut pas prétendre qu’il n’y a jamais participé.
Metal Gear Solid 2 constitue ainsi une forme particulièrement accomplie de science-fiction prototyping. Il ne se contente pas de représenter une société gouvernée par la sélection de l’information ; il place momentanément son public à l’intérieur de cette architecture. La manipulation devient une expérience procédurale : le joueur conserve sa liberté de mouvement, mais le sens de ses actions a été préparé ailleurs.
Nos doctrines de cybersécurité ont longtemps privilégié trois propriétés : la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité. Elles restent indispensables. Pourtant, une information peut être confidentielle, intacte et disponible sans produire une compréhension juste. Il suffit qu’elle soit isolée de son origine, associée à un faux commentaire, placée au mauvais moment ou noyée dans une masse de contenus contradictoires.
L’attaque ne porte alors plus seulement sur le message, mais sur son contexte. Un document authentique peut être diffusé avec une date trompeuse. Une image réelle peut être rattachée à un autre événement. Une déclaration exacte peut être découpée jusqu’à dire l’inverse de son intention. À l’échelle d’une plateforme, le classement, la répétition et la recommandation transforment ces opérations ponctuelles en environnement permanent.
Cette guerre du contexte est difficile à attribuer. Un contenu a-t-il été amplifié par une campagne coordonnée, par un système de recommandation, par une réaction spontanée ou par l’interaction imprévue de ces trois forces ? L’incertitude protège l’attaquant et fragilise la réponse. Corriger chaque publication devient insuffisant lorsque l’architecture générale récompense la vitesse, l’émotion et la répétition davantage que la vérification.
Metal Gear Solid 2 refuse une opposition trop simple entre vérité et mensonge. Son problème central est celui de la sélection. Une société ne peut pas tout conserver avec la même intensité, tout transmettre et tout rendre simultanément visible. Elle filtre nécessairement. Pendant longtemps, ce filtrage a été distribué entre les familles, les écoles, les bibliothèques, les rédactions, les administrations, les partis et les communautés savantes. Ces institutions étaient contestables, lentes et parfois injustes, mais elles ne répondaient pas toutes à la même logique.
Les grandes plateformes ont concentré une part de cette fonction sans l’assumer comme un pouvoir éditorial classique. Elles ne rédigent pas nécessairement les messages, mais décident de leur ordre d’apparition, de leur probabilité de rencontre et de la durée de leur visibilité. Le fil paraît personnel ; il est pourtant le produit d’un calcul industriel fondé sur des objectifs, des données et des arbitrages que l’utilisateur ne voit presque jamais.
L’essor des systèmes génératifs ajoute une difficulté nouvelle. Produire une image, une voix, un commentaire ou une pseudo-analyse devient peu coûteux. L’attaque informationnelle peut alors viser moins la persuasion que l’épuisement : multiplier les versions, saturer les vérificateurs, occuper les moteurs de recherche et rendre chaque preuve contestable par l’existence immédiate d’une contre-preuve synthétique. Le faux gagne parfois non parce qu’il convainc, mais parce qu’il rend le vrai trop fatigant à établir.
L’abondance transforme également la mémoire. Ce qui a été publié ne disparaît presque jamais tout à fait, mais sa persistance technique ne garantit aucune présence collective. Des archives immenses peuvent coexister avec une amnésie politique rapide, parce que retrouver un document exige déjà de connaître son existence, son vocabulaire et le chemin qui y conduit. Le contrôle de l’information passe alors moins par l’effacement que par la rupture des chemins d’accès. Une société peut tout conserver et ne plus savoir ce qu’elle possède.
La même logique concerne les organisations de sécurité et de défense. Un décideur ne voit jamais la totalité d’une situation. Il reçoit des tableaux de bord, des synthèses, des alertes et des évaluations déjà ordonnées. Plus le volume de données augmente, plus la qualité du commandement dépend de systèmes qui sélectionnent ce qui mérite son attention. Le filtre n’est donc plus un outil périphérique : il devient une composante de la chaîne de commandement.
Un adversaire peut chercher à compromettre ce filtre sans modifier directement les données sources. Il peut provoquer une inflation d’alertes, exploiter les seuils de détection, alimenter les modèles avec des comportements trompeurs ou créer des événements secondaires destinés à détourner les analystes. La décision demeure humaine en apparence, mais son horizon a été préalablement rétréci.
Pris comme point de départ d’un exercice de threatcasting, le monde de Metal Gear Solid 2 conduit alors à remonter vers des décisions très présentes : centraliser ou non les flux, conserver des équipes capables de relire les sources, documenter les critères de priorité, tester la résistance des systèmes à la saturation et maintenir plusieurs voies indépendantes d’accès au réel. La catastrophe future commence souvent par un confort actuel devenu dépendance.
La réponse ne peut pas consister à supprimer tout filtrage. Une information non hiérarchisée est pratiquement inutilisable. Il faut plutôt rendre la sélection visible, contestable et pluraliste. Pour les plateformes, cela suppose d’expliquer les paramètres essentiels des systèmes de recommandation, de proposer des modes qui ne reposent pas exclusivement sur le profilage et de permettre aux chercheurs d’observer les effets collectifs du classement. Le Digital Services Act européen va dans cette direction en traitant les systèmes de recommandation comme des sources possibles de risques systémiques.
La provenance des contenus constitue une seconde ligne de défense. Des standards comme C2PA peuvent attacher à un fichier des informations signées sur sa création et ses transformations. Ils ne prouvent pas qu’une image dit vrai, mais ils peuvent rendre son histoire plus vérifiable. Cette nuance est essentielle : une chaîne de provenance certifie un parcours technique, non l’interprétation politique ou morale de ce qui est montré.
Il faut également protéger la diversité des médiateurs. Une démocratie ne devient pas résiliente parce qu’elle confie le tri de l’information à un meilleur algorithme central. Elle le devient lorsque plusieurs institutions, plusieurs modèles et plusieurs communautés peuvent comparer leurs sélections. Le désaccord demeure alors possible sans que l’espace commun soit entièrement remis aux calculs d’une seule infrastructure.
Dans les organisations critiques, cette pluralité doit être conçue avant la crise. Une alerte majeure devrait pouvoir être reconstruite depuis les données sources ; une synthèse automatisée devrait conserver ses références ; une décision irréversible devrait exiger une contradiction indépendante ; une équipe devrait pouvoir travailler lorsque le système de recommandation, de fusion ou de priorisation devient suspect. La sécurité protège ici moins une information particulière que les conditions dans lesquelles un jugement peut encore se former.
Ces dispositifs doivent enfin être éprouvés comme on éprouve un réseau. Il faut simuler l’injection massive de contenus crédibles, l’apparition de sources apparemment indépendantes mais coordonnées, la compromission d’un indicateur de confiance ou la disparition soudaine d’une archive de référence. Un exercice cyber qui protège les serveurs, mais laisse intacte la confiance accordée à leurs classements demeure incomplet. Le système peut être disponible, ses données exactes et sa décision pourtant conduite vers une représentation fausse de la situation.
La tentation des Patriots repose sur une peur compréhensible : qu’une société submergée par ses propres productions perde toute capacité à transmettre ce qui compte. Leur faute n’est pas d’avoir reconnu le problème du filtrage. Elle est d’avoir voulu le résoudre par une sélection souveraine, invisible et sans recours.
Metal Gear Solid 2 suggère une règle plus exigeante. Tout système qui organise notre perception devrait laisser subsister un dehors : des archives qu’il ne reclasse pas, des canaux qu’il ne personnalise pas, des institutions qu’il ne contrôle pas, des personnes capables de revenir aux sources et des procédures permettant de contester ses choix. Sans ce dehors, la cohérence devient une prison d’autant plus efficace qu’elle ressemble au monde.
Le pouvoir informationnel le plus profond ne dit pas nécessairement quoi penser. Il choisit les éléments à partir desquels nous penserons. Défendre la liberté ne consiste donc plus seulement à garantir le droit de publier. Il faut préserver le droit de rencontrer ce que le système n’avait pas prévu pour nous, de comparer des versions incompatibles et de transmettre autre chose que ce que l’algorithme juge digne de survivre.
Repères documentaires
1. Hideo Kojima et Tomokazu Fukushima, Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty, Konami, 2001 ; Hideo Kojima, Metal Gear Solid 2: Grand Game Plan, 1999.
2. Matthew Weise, « How Videogames Express Ideas », Level Up: Digital Games Research Conference, 2003. [source]
3. Ian Bogost, Persuasive Games: The Expressive Power of Videogames, MIT Press, 2007. [source]
4. Union européenne, règlement (UE) 2022/2065 sur les services numériques, notamment les articles 27, 34 et 35. [source]
5. NIST, Artificial Intelligence Risk Management Framework: Generative Artificial Intelligence Profile, NIST AI 600-1, 2024. [source]
6. OCDE, Facts not Fakes: Tackling Disinformation, Strengthening Information Integrity, 2024. [source]
7. Coalition for Content Provenance and Authenticity, C2PA Technical Specification. [source]
8. Jennifer Kavanagh et Michael D. Rich, Truth Decay, RAND Corporation, 2018. [source]
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Avec son format strictement identique à ce que les rumeurs annoncent sur l'iPhone pliant, le Samsung Galaxy Z Fold 8 donne un avant-goût du futur smartphone d'Apple. Tout n'est pas parfait avec cet appareil, mais l'avenir de la catégorie s'annonce plus que jamais excitant.
Index Ventures, société de capital-risque basée à Londres, a annoncé le 31 juillet avoir récolté 2 milliards de dollars (1,73 milliard d’euros) sur trois fonds pour les start-up européennes, américaines et israéliennes.

Depuis le 31 juillet, l'alerte rouge est lancée chez les utilisateurs de Coldcard. Ce portefeuille matériel dédié au Bitcoin est visé par des piratages massifs, la faute à un bug de compilation resté invisible depuis 2021.
Le baromètre Bpifrance Le Lab 2026 confirme une amélioration des perspectives de chiffre d’affaires des ETI (entreprises de taille intermédiaire) françaises. L’international et la croissance externe portent cette accélération. Le solde d’opinion sur l’activité gagne huit points en un an, à +18, sous sa moyenne historique. Celle-ci ne pardonne aucune improvisation. Une entreprise qui double …
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Les inscriptions pour la Conférence Lexing 2026 Bilan Cnil et perspectives sont ouvertes !
Cette conférence, animée par Alain Bensoussan, avocat, Spécialiste en droit des nouvelles technologies de l’informatique et Chloé Torres, avocate, Directrice du département Protection des données personnelles, DPO du cabinet, aura lieu :
• Mercredi 23 septembre 2026
• De 9h30 à 11h30
• En distanciel (visioconférence)
Participation gratuite sur inscription obligatoire.
Chloé Torrès et Alain Bensoussan reviendront sur le rapport de la Commission nationale de l’informatique et des libertés pour l’année 2025, publié en mai 2026, ainsi que sur les les différents textes et décisions de jurisprudence qui ont jalonné ces derniers mois. Ils vous en présenteront une analyse détaillée pour en décrypter les enjeux et en expliquer la mise en oeuvre.
▼ pour participer, remplissez le formulaire d’inscription au bas de cette page ▼
Alain Bensoussan
Chloé TorresInformation Conférence Lexing :
Date : 23-09-2026
Thème : « Bilan Cnil et perspectives »
Animée par : Chloé Torres et Alain Bensoussan
Domaine technique : Données personnelles
Domaine juridique : Informatique et Libertés
Format de conférence : Distanciel
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Si vous suivez un tant soit peu l’actualité IT, vous n’êtes sans doute pas passé à côté de la sortie du MacBook Neo en mars 2026. Plus que son nom intriguant, c’est son prix agressif qui a impressionné : moins de 800 euros pour le modèle de base ! Quand on connaît la politique tarifaire …
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Depuis le 1er août 2026, les acteurs de la finance peuvent payer jusqu’à 100 000 dollars par mois pour recevoir plus rapidement les publications de Donald Trump sur Truth Social. Un nouveau service qui ravive les soupçons de conflit d’intérêts.
Dans le cadre du plan d’action d’Helsinki, le Comité européen de la protection des données (CEPD) a soumis à consultation publique, jusqu’au 9 juin 2026, un nouveau modèle d’analyse d’impact relative à la protection des données (AIPD) (1).
L’objectif affiché est d’offrir un format commun, à l’échelle européenne, pour documenter les résultats attendus d’une AIPD au sens de l’article 35 du RGPD. Il demeure donc, à ce stade, un projet susceptible d’être modifié à l’issue de la consultation.
Le nouveau modèle d’AIPD du CEPD n’est pas juridiquement contraignant : les responsables de traitement peuvent continuer à conduire leurs analyses de risques selon la méthodologie de leur choix.
Le document explicatif associé au modèle d’AIPD présente ce dernier comme un outil de documentation et de reporting des résultats de l’AIPD, destiné à compléter les outils déjà disponibles plutôt qu’à s’y substituer. La Cnil précise d’ailleurs que ce modèle viendra s’ajouter à ses propres outils (modèles, méthode, bases de connaissance et logiciel PIA), sans les remettre en cause (2).
Le projet soumis à consultation comprend deux volets complémentaires :
• un modèle d’AIPD, présenté sous forme de tableaux à renseigner par le responsable du traitement ;
• un document explicatif (3), destiné à préciser les attentes méthodologiques attachées à chacune de ses rubriques.
Le nouveau modèle d’AIPD du CEPD se structure en sept rubriques, de la présentation générale du traitement jusqu’à la décision finale sur sa viabilité.
Le document couvre ainsi l’identification des acteurs et de la gouvernance, la description du traitement et du cycle de vie des données, l’analyse de conformité, la nécessité et la proportionnalité, l’évaluation des risques, le plan d’action et le risque résiduel, puis l’avis du DPO et la décision finale (abandon, consultation préalable, poursuite du traitement ou poursuite conditionnée à des mesures complémentaires).
À l’issue de la consultation publique, le CEPD a indiqué que les autorités de contrôle engageraient les démarches nécessaires pour adopter ce modèle, soit comme modèle unique, soit comme « méta-modèle » avec lequel les modèles nationaux devront être compatibles. Cette évolution pourrait, à terme, renforcer son intérêt pratique pour les organismes opérant dans plusieurs États membres.
S’agissant des AIPD déjà réalisées, la Cnil a précisé qu’elles demeurent valides et qu’aucune démarche particulière n’est à accomplir. Une refonte générale des AIPD existantes n’est donc pas recommandée ; une telle démarche ne paraît justifiée que lorsqu’un traitement fait déjà l’objet d’une révision ou présente une évolution significative de ses risques.
Pour les nouvelles AIPD, les organismes peuvent continuer à utiliser leur méthodologie habituelle, le modèle du CEPD pouvant servir de grille de contrôle complémentaire afin de vérifier que l’ensemble des rubriques attendues par les autorités de contrôle est effectivement couvert.
Le nouveau modèle d’AIPD du CEPD ne bouleverse pas les pratiques actuelles des organismes et n’impose pas la reprise des AIPD existantes. Il offre, en revanche, un référentiel commun susceptible de faciliter la démonstration de conformité, en particulier pour les groupes opérant dans plusieurs États membres.
(1) CEPD, modèle d’AIPD adopté en version 1.0 du 10-03-2026.
(2) CNIL, « AIPD : le CEPD lance une consultation publique sur un modèle européen », du 16-04-2026.
(3) CEPD, document explicatif du modèle d’AIPD adopté en version 1.0 du 10-03-2026.
Article coécrit avec Morgane Allouche, avocate, collaboratrice du pôle Contentieux du numérique du cabinet Lexing.
Directrice du pôle Contentieux du numérique
L’article Nouveau modèle d’AIPD du CEPD : vers un format harmonisé à l’échelle européenne est apparu en premier sur Lexing Avocats.

Avec le beau succès de Stellar Blade, sa suite, Stellar Blade: Blood Rain, a rapidement été mise en chantier. Après avoir dévoilé le jeu lors du Summer Game Fest 2026, le studio a partagé un clip pour le moins douteux, dont les images semblent avoir été générées par IA.

Le 1er août 2026 a rimé avec une forte hausse des consoles Xbox Series X et Xbox Series S. L'occasion de découvrir qu'en France une Xbox Series X coûte désormais au minimum 750 €.
Le 30 juillet, un attaquant a vidé 1 196 adresses Bitcoin en 41 minutes. Un peu plus de 1 082 bitcoins, environ 70 millions de dollars. Aucune des victimes n'avait cliqué sur quoi que ce soit.
Elles avaient acheté un Coldcard, le portefeuille matériel de la société canadienne Coinkite, l'appareil que les puristes du bitcoin recommandent depuis des années précisément parce qu'il ne se connecte jamais à Internet.
Un portefeuille matériel fabrique une seed, la suite de mots dont dérivent toutes vos clés. Toute la sécurité repose sur un seul point : que cette suite soit réellement imprévisible. La puce embarque pour ça un générateur d'aléatoire physique.
En mars 2021, le firmware 4.0.0 a introduit une erreur d'intégration. Coldcard voulait désactiver le générateur intégré de MicroPython pour utiliser le sien, et a donc défini le paramètre MICROPY_HW_ENABLE_RNG à zéro. Sauf que la bibliothèque libngu vérifiait seulement si ce paramètre existait, pas la valeur qu'il portait. Il existait. Le test passait.
Pendant cinq ans, chaque tirage est donc passé par Yasmarang, un générateur pseudo-aléatoire non cryptographique dont l'état de départ venait de trois choses : l'identifiant 32 bits de la puce, un registre de minuterie et l'horloge interne. Rien de secret là-dedans, et plus la moindre entropie fraîche ensuite.
Les Mk3 se retrouvaient avec une quarantaine de bits d'imprévisibilité au lieu des 128 promis, les Mk4, Mk5 et Q avec 72. Pour ces derniers, l'ensemble des clés que l'appareil pouvait produire tombait à quelques milliards de combinaisons.
À ce niveau, il n'y a plus rien à pirater. L'attaquant génère les seeds candidates sur sa propre machine, calcule les adresses que chacune produirait, et les compare à la blockchain, publique par construction. Quand une adresse contient des fonds, il tient la clé. Aucun appareil n'a jamais été touché.
Coinkite a publié un firmware d'urgence le 31 juillet pour tous les modèles concernés. Attention au contresens qui coûte cher : la mise à jour ne répare pas une seed déjà créée. Il faut en générer une nouvelle et y déplacer les fonds. Les configurations multisignature, où le Coldcard n'est qu'une clé parmi plusieurs, sont largement épargnées.
Rodolfo Novak, le patron de Coinkite, a écrit qu'il était désolé et dévasté, et assume. Il avance aussi que l'attaquant a peut-être déniché la faille avec une IA, sans en apporter la preuve, tout en reconnaissant que sa propre revue de code assistée par IA était passée à côté.
Cinq ans qu'un zéro traînait dans un fichier de configuration, sur l'appareil vendu comme le plus sûr du marché. Le pire endroit possible pour ce genre d'oubli.
Source : The Hacker News
Les laboratoires d’intelligence artificielle de la Silicon Valley ont beau peser des centaines de milliards de dollars avec des employés tous multi-millionnaires, ils se comportent parfois comme des lycéens en quête de reconnaissance sociale. Cette immaturité se retrouve dans la rivalité amère d’OpenAI et Anthropic, dont les CEO se détestent et qui cherchent en permanence à prouver qu’ils font mieux que l’autre.
L’intelligence artificielle générative est une véritable révolution pour certains usages comme le développement informatique, mais la génération de contenu à la volée n’est pas toujours une bonne idée. Google en a fait l’expérience en fin de semaine avec l’intégration de son modèle de génération d’images Nano Banana 2 dans Google Earth.

Entre lasers orbitaux, brouillage GPS et missiles sol-espace, la notion d'arme spatiale dépasse largement le cadre de la science-fiction. Voici comment le renseignement américain découpe cette menace bien réelle.

[Deal du jour] Besoin de changer d’enceinte Bluetooth parce que la vôtre commence à perdre en qualité sonore ou voit son autonomie décliner ? Ça tombe bien, la JBL Go 5 baisse son prix.

Le mot « distillation » est partout depuis que Washington accuse la start-up chinoise Moonshot d'avoir pillé un modèle américain grâce à cette technique. On vous explique les nuances qui se cachent derrière ce terme.

Les développeurs les plus en pointe avec l’intelligence artificielle générative décrivent une fatigue d’un genre nouveau, la vibecoding fatigue ou l’AI brain fry. Des parades sont inventées pour ne pas se laisser soumettre par l’IA. Cette fatigue pourrait gagner tous les métiers du langage, des journalistes aux juristes en passant par les traducteurs.

Trois actualités à retenir cette semaine : Bloctel ferme ses portes le 11 août, Anthropic reconnaît à son tour des cas de piratage involontaire par Claude, et Google harmonise en interne le nom de ses groupes de hackers.

Sept ans après son premier smartphone pliant, Samsung essaye un nouveau format avec le Galaxy Z Fold 8 qui prend la forme d'un passeport. Le bilan est sans appel : je n'ai jamais autant aimé un smartphone pliant. Le Galaxy Z Fold 8 a des défauts (son appareil photo et ses haut-parleurs, notamment), mais ce qu'il propose plié comme déplié n'a aucun équivalent sur le marché… pour l'instant.
Les mouvements des premiers robots humanoïdes reposaient sur des modules le plus souvent divisés en sous-systèmes pour la locomotion, les bras, l’équilibre… limitant de fait les performances des appareils. Les modèles vision-langage-action (VLA), qui convertissent les données visuelles et instructions textuelles en actions directement exécutables par les robots, tendent au contraire à casser ce cloisonnement avec une approche de bout en bout.

[Deal du jour] La Redmi Watch 6 est une montre connectée de Xiaomi qui remplit pleinement son contrat. Vendue à un prix abordable, elle s'accompagne ici d'une paire d’écouteurs sans fil Xiaomi Redmi Buds 6 Play, le tout à moins de 135 €.
Le rapport Similarweb, basé sur des données collectées entre mars et mai 2026, part d'un constat simple : l'immense majorité des utilisateurs de ChatGPT n'ont pas quitté Google, ils ont ajouté un outil supplémentaire à leurs habitudes. Sur 494 millions d'utilisateurs de ChatGPT suivis, 461 millions utilisent aussi Google sur la même période. Même en tenant compte d'une croissance de 57% en un an du côté des chatbots IA, la recherche traditionnelle reste très largement dominante en volume.
ChatGPT perd du terrain dans le domaine de l'IA, au profit de Google Gemini - Source : Similarweb
Du côté des citations, la progression est réelle mais reste marginale en proportion. Le taux de réponses ChatGPT contenant un lien externe est passé d'environ 1% à 6,8% en un an aux États-Unis, une multiplication par cinq qui traduit un changement de fond, mais qui signifie aussi que 93 réponses sur 100 ne renvoient encore vers aucun site.
Le point le plus utile du rapport concerne le décalage entre les pages citées par l'IA et les pages effectivement visitées par les internautes. Aleyda Solis (Orainti) souligne que les deux populations d'URL se recoupent très peu : l'IA cite des pages profondes qui servent de preuve à sa réponse, mais le trafic humain atterrit majoritairement sur la page d'accueil. Une conséquence concrète pour le suivi de performance : mesurer uniquement le taux de citation ne dit rien de ce qui se passe une fois que l'internaute clique réellement.
En parallèle, plusieurs signaux indiquent que l'adoption des IA génératives dépasse le simple effet de mode. Les visites mensuelles sur les plateformes IA ont atteint 9,5 milliards entre juin 2025 et mai 2026 (+70% sur un an), et la moitié des utilisateurs a désormais plus de 35 ans, contre 61% de moins de 34 ans il y a deux ans seulement. Meta AI illustre aussi cette dynamique : ses utilisateurs actifs mensuels sont passés de 384 millions en septembre 2024 à 1,2 milliard en mars 2026, sans exister comme destination autonome mais en s'appuyant sur Instagram, Facebook, WhatsApp et Messenger.
Enfin, la visibilité dans les réponses IA varie fortement d'une marque à l'autre au sein d'un même secteur, comme le montre l'écart entre CeraVe (indice de visibilité de 100) et NYX Cosmetics (19) dans la beauté. Kevin Indig (Growth Memo) recommande de raisonner en part de voix plutôt qu'en score absolu, une approche jugée plus pertinente dans un système par nature aléatoire comme les réponses génératives.
L’article "Recherches IA vs Google : ce que révèle le rapport Similarweb 2026" a été publié sur le site Abondance.

L'agence nationale des fréquences annonce que quatre modèles de téléphone, dont deux sont de marque Samsung et Nothing, sont retirés de la vente en France. Le modèle concernant l'industriel sud-coréen est cependant très spécifique.
LG accélère sa feuille de route dans la robotique humanoïde. À l’occasion d’une conférence sur ses résultats du second semestre, l’entreprise sud-coréenne a annoncé avoir lancé la production pilote de versions de tests de son robot humanoïde Cloid, a rapporté le 30 juillet le Seoul Economic Daily.

[Deal du jour] Alors que le Steam Deck est régulièrement en rupture en raison de la crise de la RAM, certaines consoles concurrentes sont toujours trouvables, et parfois en promotion. La Lenovo Legion Go S passe sous la barre des 500 €.

Apple a publié le 30 juillet les résultats de son troisième trimestre fiscal 2026 avec un chiffre d'affaires record de 109,4 milliards de dollars. Mais Tim Cook, pour sa dernière conférence en tant que CEO, alerte sur un éventuel ralentissement à la rentrée : les contraintes d'approvisionnement vont « augmenter fortement » d'ici à fin septembre.

Une semaine après la révélation du piratage d'Hugging Face par un agent OpenAI incontrôlé, Anthropic annonce avoir identifié trois cas où ses propres modèles ont accédé sans autorisation à des systèmes réels lors de tests de cybersécurité.
L'humain est paresseux par nature, mais alors je ne vous raconte pas quand il s'agit de taper des lignes de commande... Mais bon, l'IA est arrivée dans nos vies et maintenant nous ne sommes plus que des gros sacs de viande et de graisse dont le cerveau se ramollit jour après jour. Donc, foutu pour foutu, autant y aller à fond et c'est pour cela qu'aujourd'hui, je vais vous parler de l'application Deja.
Deja est un outil de remplacement intelligent pour un autre outil dont je vous ai déjà parlé qui s'appelle ZSH Auto Suggestions qui va carrément deviner votre prochaine commande ZSH. C'est un truc qui fait donc de la prédiction de commande. Pour l'installer, vous pouvez passer par homebrew ou curl et hop, comme par magie, ce sera intégré directement à votre fichier .zshrc. Ensuite, vous rechargez votre terminal et c'est parti.
Deja remplace zsh-autosuggestions, le plugin de complétion
dont dépend aussi zsh-copilot
, donc il ne faut surtout pas garder les deux dans votre plugins=(). En effet, les deux réécrivent les mêmes widgets ZLE, et heureusement, quand deja détecte que l'autre est chargé, il affiche une ligne d'avertissement et se met en retrait plutôt que de coincer votre éditeur de ligne. Si vous gérez votre zsh avec Oh My Zsh ou zinit, il existe aussi une intégration dédiée pour chacun, et dans ce cas il faut enlever la ligne eval que l'installeur a ajoutée au .zshrc, sinon l'intégration est chargée deux fois.
Autre chose à savoir tout de suite, sinon vous allez chercher un moment : la suggestion s'accepte avec la flèche droite, pas avec Entrée (ça c'est pour envoyer la commande). Ensuite, Ctrl et flèche droite n'acceptent que le mot suivant, Tab ouvre la liste des alternatives classées sans quitter la ligne, et Ctrl+X coupe les suggestions pour toute la session.
Ça se base sur tout un tas de paramètres que je ne vais pas tous vous lister, mais en gros Deja est au courant du répertoire où vous êtes. Ensuite, si vous tapez des commandes mal fichues, il sera capable de vous en suggérer qui devraient correspondre à votre besoin. Et puis après, il y a l'historique et un score de fréquence ce qui fait que l'outil est vraiment hyper prédictif. Il n'y a pas d'IA derrière, c'est vraiment de l'algorithmie pure, mais ça rend bien des services. Surtout si vous tapez à peu près tout le temps les mêmes commandes au même moment, aux mêmes endroits.
Par exemple, l'outil retient que vous lancez make test après make build, et pondère la suggestion en conséquence. Les quatre signaux, correspondance floue, fréquence combinée à la récence avec une demi-vie d'une semaine, affinité avec le répertoire courant et probabilité d'enchaînement, sont fondus dans un score unique.
Le "flou", lui, se règle en trois crans selon l'écart toléré entre les lettres que vous tapez. Tight n'en laisse passer qu'un seul, smart jusqu'à quatre (c'est le réglage par défaut), et loose jusqu'à huit. En smart, taper par exemple gco proposera git checkout main ; alors qu'en loose, ça partira chercher beaucoup plus loin. Et Shift + flèche droite permet de passer au cran de "flou" suivant sans quitter la ligne.
Bref, je pense que ça va vous faire gagner un max de temps.
deja
est publié sous licence MIT, se pose sur macOS et Linux, et ne connaît que zsh. Et si l'essai ne vous convainc pas, la désinstallation se fait en 4 étapes : enlever la ligne eval du .zshrc, tuer le démon avec pkill -f 'deja daemon', supprimer ~/.local/share/deja/, puis retirer le binaire avec brew uninstall deja ou, si vous êtes passé par le script curl, en supprimant le fichier posé dans ~/.local/bin/.