Le ministère de l'Intérieur se vante d’une «coopération particulièrement précieuse» avec la police italienne de Giorgia Meloni, l'affaire se dégonfle déjà
L’article Montage policier : perquisitions, famille menottée et 100 heures de gardes à vue sur la base de présomptions est apparu en premier sur Contre Attaque.
Avec près de 6.000 décès de trop en juin et au moins 4.000 en juillet, les vagues de canicules ont tué au minimum 10.000 personnes.
L’article Le nombre de victimes de la canicule va dépasser les 10.000 morts, le gouvernement responsable est apparu en premier sur Contre Attaque.
Vosges matin / vendredi 14 août 2026
Plusieurs tags allant à l’encontre du maire RN (Rassemblement national) de Nomexy, Yann Traiteur, et de son parti sont apparus sur la façade de la mairie dans la nuit de jeudi à vendredi. À l’encre rouge, jaune et blanche on peut notamment y lire « Yann Fürhrer », « siamo tutti antifascisti » ou encore « RN dehor ».
[…] L’élu doit déposer plainte dans la journée.
Le nombre de tags, les différentes encres utilisées et les écritures qui paraissent différentes laissent supposer que plusieurs personnes seraient à l’origine de ces tags. […]
ICI / vendredi 14 août 2026
Suspectée d’avoir tagué la maison familiale des Le Pen à la Trinité-sur-Mer (Morbihan), dans la nuit de jeudi à vendredi, une personne a été placée en garde à vue. Deux inscriptions ont été retrouvées sur la maison, selon les informations d’ICI.
La maison des Le Pen à la Trinité-sur-Mer, dans le Morbihan, a été taguée dans la nuit du jeudi 13 au vendredi 14 août, a appris ICI auprès de la gendarmerie. Les faits se sont produits aux alentours de minuit et, selon nos informations, deux inscriptions « Non au R-Haine » au feutre noir ont été apposées sur le portillon et sur un mur.
Un homme de 45 ans a été placé en garde à vue. C’est dans la commune de la Trinité-sur-Mer que Jean-Marie Le Pen est enterré, sa tombe avait été dégradée en janvier 2025.
Alors qu'il entame sa quinzième année de prison, Mickaël Gilgenmann continue à subir l'acharnement de l'administration pénitentiaire (AP) et des surveillants de la prison de Moulins-Yzeure. Après de nombreuses années en prison, et alors qu'il est aménageable depuis plus de cinq ans, aucune perspective de sortie n'est envisageable, tant que Mickaël reste enfermé en maison centrale plutôt qu'en centre de détention (prison aux mesures moins sécuritaires) et inscrit au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS).
Dans la nuit du 3 au 4 août 2026, notre ami Mickaël a fait une tentative de suicide quelques heures après qu'un des surveillants de Moulins-Yzeure lui a dit : « vas-y fous toi en l'air, t'as plus que ça comme solution ».
Mickaël n'est pas suicidaire et n'a pas envie de mourir. Les maltraitances et la violence qu'il subit au sein de la prison de Moulins-Yzeure l'ont amené à s'ouvrir les bras, le ventre et à faire une tentative de suicide. Il n'avait jamais attenté à sa vie jusqu'ici.
La direction et les surveillants de Moulins-Yzeure lui refusent des soins décents en l'abandonnant dans sa cellule alors qu'il est blessé, ou en le recousant sans anesthésie.
Ils l'empêchent de prendre des douches et d'aller en promenade.
Ils l'isolent en coupant de façon intempestive ses appels sur la cabine.
Ils l'infantilisent et le menottent à chaque mouvement.
Ils l'humilient avec des propos racistes à l'encontre des Voyageurs.
Ils lui refusent un transfert vers un centre de détention.
Ils ne l'ont jamais désinscrit du registre des DPS, contrairement à ce qu'ils promettent depuis un an.
Ils utilisent des motifs bidons tels qu'un dessin d'hélicoptère dans l'un de ses courriers pour prolonger de telles mesures.
Ils donnent des coups de pied dans la porte de sa cellule pour l'empêcher de dormir la nuit.
Ils ne lui délivrent pas les médicaments qui lui sont pourtant prescrits par ordonnance.
Ils ne prennent aucun rendez-vous médical pour la pose de ses prothèses auditives, malgré une prescription médicale hospitalière urgente en ce sens.
Ils veulent le laisser devenir sourd, alors que c'est le coup de pied d'un maton dans son tympan qui a provoqué sa surdité.
Ils lui nient sa dignité.
Et suite à tout ça, il a failli mourir.
Nous tenons et tiendrons entièrement responsable la prison Moulins-Yzeure de toute éventuelle atteinte à la santé et à l'intégrité physique et mentale de Mickaël.
Mickaël Gilgenmann exige :
Nous invitons toute personne à manifester son soutien auprès de Mickaël en envoyant un courrier à la direction de l'administration pénitentiaire. Ci-dessous leur adresse et, si besoin, un modèle de lettre à leur faire parvenir.
Nom, adresse
Direction de l'administration pénitentiaireObjet : Alerter de toute urgence sur le risque vital encouru par M. Mickaël Gilgenmann
Madame, Monsieur,
Je vous écris car, en tant que proche ami de M. Mickaël Gilgenmann, je suis aujourd'hui particulièrement préoccupé par sa situation. Il est actuellement incarcéré à la prison de Moulins-Yzeure.
M. Gilgenmann est incarcéré depuis 2012. Sa date de sortie est fixée à janvier 2032. Il entre dans sa quinzième année d'emprisonnement et, bien qu'il n'ait jamais été condamné par une cour d'assises, aucune réelle perspective de réinsertion ne lui a jamais été proposée. Cela fait plus de cinq ans qu'il pourrait en principe bénéficier d'un aménagement de peine.
Pourtant, il y a un an, la direction du Centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure s'était formellement engagée auprès de M. Gilgenmann à envisager son transfert vers un centre de détention et sa désinscription du répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Ces deux promesses ne se sont jamais concrétisées ; or vous n'êtes pas sans savoir que le statut DPS et le maintien en maison centrale plutôt qu'en centre de détention ne peuvent que peser très défavorablement sur le parcours d'exécution de peine d'un prisonnier et sur ses démarches de réinsertion. M. Gilgenmann a déjà passé de très nombreuses années en maison centrale sous le statut DPS. Les faits qui lui sont reprochés à l'appui de ces mesures spécifiques à son encontre sont anciens, et M. Gilgenmann n'a aucune raison de récidiver.
De plus, le personnel pénitentiaire du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure provoque systématiquement M. Gilgenmann. Les brimades, humiliations et vexations sont quotidiennes : l'accès à la douche lui est refusé, il fait l'objet de remarques discriminatoires à l'encontre des gens du voyage, la nuit les surveillants donnent des coups dans la porte de sa cellule pour l'empêcher de dormir, on ne lui remet pas les médicaments qui lui sont pourtant prescrits par ordonnance, ses communications depuis la cabine téléphonique sont interrompues par des coupures intempestives, aucun rendez-vous médical n'est prévu pour la pose de ses prothèses auditives malgré une prescription médicale hospitalière en ce sens, etc.
M. Gilgenmann a alerté les chefs de détention et la direction du centre pénitentiaire, mais ses signalements n'ont été suivis d'aucun effet. À la fin du mois de juillet et au début du mois d'août 2026, M. Gilgenmann s'est automutilé, et ses blessures nécessitaient la pose de points de suture sur ses bras et son ventre ; ce qui n'a été fait que partiellement et sans anesthésie. Dans la nuit du 3 au 4 août, quelques heures après qu'un surveillant lui a dit : « Vas-y, fous-toi en l'air, t'as plus que ça comme solution », il a fait une tentative de suicide. Jusqu'à ce jour, il n'avait envisagé d'attenter à sa propre vie à aucun moment de son parcours en détention.
Il convient de rappeler que M. Gilgenmann a entamé le 26 janvier 2026 une grève de la faim et de la soif qu'il n'a interrompue qu'après que la direction de Moulins-Yzeure a renouvelé sa promesse d'envisager la levée de sa gestion isolée et de son inscription au répertoire DPS, et un transfert en centre de détention. Vous ne pouvez ignorer ces faits que nous avons déjà porté à votre connaissance sur le moment.
En tant que proche de M. Gilgenmann, je suis tout à fait conscient de l'impasse dans laquelle la direction et le personnel du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure le place en toute connaissance de cause ; il va donc sans dire que je considérerai l'administration pénitentiaire pleinement responsable de toute atteinte à sa dignité, à sa santé et à son intégrité physique et mentale.
Par la présente, M. Gilgenmann et moi-même rappelons la direction du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure et, par voie de conséquence, la direction de l'administration pénitentiaire, à leurs propres engagements.
En vous remerciant par avance pour l'attention que vous voudrez bien porter à ce sujet grave, et dans l'attente d'actes clairs et rapides de votre part,
Cordialement,
Nom prénom
RMC / jeudi 13 août 2026
Des logos anarchistes et des inscriptions insultantes. Un terrain de golf a été vandalisé à Tremblay-sur-Mauldre dans les Yvelines. Dans la nuit du 29 au 30 juillet, trois greens ont été saccagés à coups de bêche, endommageant le gazon sur 15 à 20 centimètres. Des tags « bourgeois de merde, sport de luxe » inscrits à la bombe ont également été découverts.
« C’est la première fois à ce niveau-là », se désespère ce jeudi 13 août sur RMC Emmanuel Bachot, le directeur du golf de Tremblay-sur-Mauldre qui évoque des endroits « massacrés ». « On a déjà eu des intrusions qui n’entraînaient pas de gros problèmes mais ce phénomène (de dégradations, ndlr) est déjà arrivé sur différents golfs alors que Europe 1 évoque des dégradations similaires ces dernières semaines à Roissy-en-France (Val-d’Oise) et à Noues-de-Sienne (Calvados).
« J’ai dû remettre tout en état pour que les joueurs puissent rentrer mais si on doit tout remettre parfaitement en place, c’est 20.000 euros par green, soit 60.000 euros pour les trois », dénonce Emmanuel Bachot. […]
Mais le terrain pourrait avoir été visé pour sa supposée consommation d’eau alors qu’une majeure partie de la France fait face à une sécheresse d’ampleur et que d’autres golfs ont été la cible d’écologistes par le passé.
[…] Sur son site la Fédération française de golf indique qu’en période de sécheresse, seuls les greens sont arrosés, soit 1 à 2% de la surface totale d’un parcours de golf. La consommation nationale moyenne annuelle d’eau d’un golf est de 25.000 m3 par an et par tranche de 9 trous selon un rapport de 2013 du ministère de l’Ecologie et 70 % des golfs ont une consommation inférieure à la moyenne.
Ce même rapport estime à 29 millions de m3 d’eau par an la consommation du parc golfique français soit 0,7% de l’eau douce consommée dans l’Hexagone et la Corse. La consommation annuelle du parc golfique équivaut à la consommation annuelle d’eau d’une ville de 450.000 habitants.
Le samedi 5 septembre à 16h30 rendez-vous au Geyser pour la présentation de la cartographie réactualisée de l'extrême droite en Lorraine.
Cette nouvelle cartographie est le fruit d'un travail de recherche collectif par le RAGE (Réseau Antifasciste du Grand Est).
Collectifs, militant.es, sympathisant.es vous êtes les bienvenu.es pour apprendre sur les groupes et individus implantés sur le territoire lorrain, et pour les combattre !
Carto, affiche, T-shirt, stickerset print à prix libre. ↙️↙️↙️
Rendez-vous le mercredi 26 août à 20h au Geyser – 11 Grande rue, Nancy.
Un film brutal et sincère sur le traumatisme et l'amnésie liés aux violences sexuelles vécues dans l'enfance : « précis dans la caractérisation sociale et la description du quotidien et habile pour nuancer ce réalisme avec des envolées d'onirisme et d'humour ».
Attention, le film traite de sujets sensibles de façon explicite. On vous recommande de venir accompagné·e de quelqu'un·e à qui tenir la main si ces thématiques vous touchent particulièrement !
La projection sera suivie d'un moment de convivialité autour d'une boisson, de grignotages vegans et de musique.
Venez nombreux·ses <33
Cette brochure provient d'infokiosques.net.
page 2 : C'est quoi ?
page 2 : Ça vient d'où ?
page 4 : Comment se passe la verbalisation ? page 7 : La contestation en pratique page 11 : Suites de la contestation page 11 : Résister collectivement à l'AFD page 12 : Sources
Gaffe aux apparences : l'amende forfaitaire délictuelle n'est pas une simple amende.
Au moment où les flics nous la collent, on ne se rend souvent pas compte de la différence, jusqu''à ce qu'on reçoive l'avis et qu'on tique sur la somme demandée. Ou pire : qu'on se voit prélever direct sur notre compte bancaire.
Pas une simple amende car :
• elle punit un DÉLIT
• elle entraîne une inscription au casier (bulletins 1 et 2 si on ne la paye pas dans les temps)
• les sommes sont souvent de l'ordre de 800-900€ et peuvent aller jusqu'à 3000€
• elle ne peut pas être contestée comme une amende « classique » (voir p.7)
ça vient d'où ?
On rétropédale sur les dernières années au gré des lois qui ont renforcé l'arsenal répressif pour vous expliquer d'où ça vient ! Et comment elle a été pensé comme un outil de harcèlement financier des quartiers populaires et devient un nouvel outil répressif des mouvements sociaux. Initialement l'amende forfaitaire c'est fait pour désengorger les tribunaux et ça concerne surtout des délits routiers (conduite sans assurance ou sans permis).
En 2019, son champ de compétence est élargi au domaine social, avec en 1er lieu dans le collimateur, comme toujours, les quartiers populaires. Deux délits en particulier servent cet objectif de répression des populations marginalisées : l'occupation illicite en réunion des espaces communs d'un immeuble d'habitation et surtout l'usage de stupéfiants. On pense aussi au délit d'installation illicite sur un terrain qui vise très spécifiquement à réprimer la communauté des voyageur-euses, et qui servira aussi pour les ZAD.
L'AFD sert donc les politiques discriminatoires et de contrôle social, et ce d'autant plus qu'elle ne repose que sur la parole d'un flic consignée dans un procès verbal et ne laisse en pratique que peu de droit au recours. L'idée n'est plus seulement de désengorger mais d'apporter une réponse pénale « immédiate et effective ». Punir !
En 2023, après l'énorme mouvement des Gilets Jaunes, le pouvoir se dit qu'il est grand temps de s'en servir contre les mouvements sociaux et étend encore son domaine. Sont concernés désormais les délits de : filouterie de carburant, destruction ou dégradation d'un bien, tags, détention ou usage de fumigène, intrusion dans un établissement scolaire, atteintes à la circulation des trains, entrée illicite sur un terrain de sport, port d'arme de la catégorie D sans motif légitime, vol à l'étalage ( loi du 24 janvier 2023).
La liste n'est pas exhaustive (lien de la liste complète : https://www.justice.gouv.fr/sites/default/files/migrations/portail/ bo/2023/20230228/JUSD2303546C-annexe.pdf) mais on voit très bien à travers ces exemples comment l'AFD peut être utilisée pour casser les contestations sociales.
Aujourd'hui, on constate de nombreuses délivrances d'AFD sur les dernières mobilisations, notamment le mouvement « Bloquons tout » du 10 septembre. Le précédent des GJ et l'occupation des ronds-points ont donné des idées : le délit d'entrave à la circulation peut être utilisé pour tout type de blocage routier (péage, rond-point, périph etc.). À coup de 900 balles pris dans les poches des pauvres, c'est sûr, ça va être dissuasif.
Dans les faits, le moment où on se prend la prune a toutes les apparences d'une situation banale de verbalisation. Cependant deux ou trois détails peuvent nous faire tiquer et nous amener à adopter des stratégies différentes, déjà pour être sûr.es du type de sanction qu'on est en train de subir.
Qui décide de l'AFD ?
Elle est délivrée par un policier (police nationale) ou gendarme qui « constate l'infraction ». À noter que ça ne peut pas être donnée par la municipale. Ça ne peut pas être donné non plus à une personne mineure.
Résister au moment du contrôle
1. La procédure est censée s'appliquer que si la personne accepte le principe d'une verbalisation et reconnaît les faits. En théorie, il est donc possible de refuser une Amende Forfaitaire Délictuelle et le refus de la signer devrait en être une preuve. En pratique, les flics mettent la pression et te font parfois signer des papiers sans dire ce que c'est.
Refuser une AFD c'est prendre le risque d'être emmené.e en GAV ou d'être convoqué.e à un procès ultérieurement, même si dans les faits les AFD ont été créées pour punir des infractions auparavant peu punies car les dossiers étaient vides et la justice trop engorgée. Ça peut donc valoir le coup de tenter de résister à cette procédure en tentant de refuser de signer !
Par ailleurs, c'est une procédure qui ne repose que sur la parole du flic consignée dans son procès verbal. Il peut donc faire de fausses accusations sans risquer de répercussions.
Des personnes ont reçu une AFD pour « usage de stupéfiant » alors qu'elles ne possédaient que du CBD sur elles [1]. Ou encore il y a eu des personnes verbalisées pour « port d'armes de catégorie D » alors qu'elles revenaient de pique-nique avec un petit couteau.
2. L'agent ne peut pas non plus donner d'AFD si plusieurs infractions sont constatées simultanément dont au moins une ne peut faire l'objet d'une procédure d'AFD. De même, cette procédure n'est pas censé être possible s'il y a besoin de plusieurs PV pour caractériser l'infraction.
Exemple : pour prouver le vol, il y a besoin de joindre vidéos/photos de la caméra de surveillance au dossier.
Comme il s'agit d'une procédure à PV unique, il est possible de tester une stratégie pour éviter l'AFD pour stup : a priori si tu refuses la destruction de la drogue saisie, les flics seront obligés de la garder en tant que scellés et donc d'ouvrir une enquête. Là encore, ça dépend de leur respect du droit et de la procédure, ce qui est loin d'être garanti...
Quelques autres pistes à vérifier
– Il semblerait que les flics aient besoin d'une tablette et smartphone Neo [2] pour éditer une AFD (ils en ont pas encore tous). <https://infokiosques.net/local/cache-vignettes/L500xH283/afd_1-79fff.png?1785939006>
Un policier utilise son téléphone NEO pour contrôler une identité avec la reconnaissance faciale.
– Si tu refuses de payer l'AFD immédiatement, les flics sont censés devoir te l'envoyer par courrier (note). En théorie, ca signifie qu'ils sont sensés ne pas pouvoir mettre d'AFD aux personnes ne disposant pas d'adresse. En pratique, les flics pourraient très bien en inventer une, donc pas sur que ça marche mais c'est possible de tester de refuser de déclarer une adresse au moment du contrôle.
(!) Le fait de donner une fausse adresse entraîne simplement la non-réception de l'avis d'AFD et n'empêche pas sa validité, voire même augmente les risques de l'avoir majorée... D'ailleurs les flics se fichent souvent de bien noter ton adresse et ont tendance à eux-mêmes faire des erreurs. <https://infokiosques.net/local/cache-vignettes/L426xH323/afd_2-1e9f7.png?1785939006>
Modèles de tablette et de téléphone NEO que les flics utilisent.
On verra plus bas qu'il arrive souvent de se rendre compte d'une AFD en étant directement prélevé.e sur le compte bancaire...
Dans tous les cas, on vous conseille de ne pas accepter de payer l'amende lors du contrôle quand les flics vous le proposent !
Casier
L'amende forfaitaire délictuelle entraîne une inscription au bulletin n°1 du casier judiciaire pendant une durée de 3 ans à compter du règlement de l'AFD mais pas au bulletin n°2 du casier judiciaire dès lors qu'elle a été réglée (le bulletin n°2 ou B2 est celui accessible à certains employeurs (travail dans le public ou avec des enfants globalement). La procédure de l'AFD entraîne également une inscription au fichier de Traitement des Antécédents Judiciaires (TAJ), c'est un fichier consulté par les flics (de la nationale) à chaque contrôle d'identité ou passage au commissariat. 6
<https://infokiosques.net/local/cache-vignettes/L500xH531/afd_3-12186.png?1785939006>
La contestation en pratique
Pour le moment, on a peu de retours de contestations d'AFD, les personnes concernées sont au début des procédures et on imagine aisément que cela peut prendre au moins autant voire plus de temps qu'une contestation d'amende « classique ». Donc on s'attend à devoir attendre 6 mois/1 an pour avoir plus de retours.
2 cas de figures :
1. ON REÇOIT LE COURRIER
Si la contestation a lieu après avoir reçu le 1er courrier, on l'appelle alors « requête en exonération » :
• on a 45 jours
• on doit la formuler par lettre recommandée avec accusé de réception au ministère public (l'adresse se trouve dans l'encadré réservé à la contestation : Service de traitement des AFD à Rennes) ou sur le site de l'ANTAI
• on doit y joindre l'original de l'avis de contravention
• on doit motiver notre demande, c'est-à-dire expliquer pourquoi on conteste
• on doit consigner la somme sinon notre requête sera irrecevable. Le montant de la consignation dépend de l'infraction retenue.
(!) Consigner la somme n'est pas comme payer l'amende même si financièrement, sur notre compte c'est la même.
Mais attention : si on confond les 2 et qu'on paye l'amende par la voie de paiement, même partiellement, il n'est plus possible de la contester.
Si la requête n'est pas acceptée, on reçoit un avis d'amende forfaitaire majorée. On peut continuer à contester.
La contestation s'appelera alors une « réclamation » :
• on a 30 jours
• on doit la formuler par lettre recommandée avec accusé de réception au ministère public (l'adresse se trouve dans l'encadré réservé à la contestation : Service de traitement des AFD à Rennes) ou sur le site de l'ANTAI
• on doit y joindre l'original de l'avis d'amende forfaitaire majorée
• on doit motiver notre demande, c'est-à-dire expliquer pourquoi on conteste
2. ON N'A RIEN REÇU ET ON EST/VA ÊTRE PRÉLEVÉ.E
Mais parfois on n'a jamais reçu le 1er courrier et on découvre qu'on s'est pris.e une amende forfaitaire délictuelle au moment du prélèvement sur notre compte.
En effet si rien n'est fait dans les 30 jours suivant la majoration, il y émission d'un titre exécutoire qui permet de prélever directement sur les salaires / livrets d'épargne / comptes courants… (cf. conditions d'insolvabilité).
C'est ce qu'on appelle le recouvrement forcé.
L'amende est alors inscrite au casier judiciaire, aussi bien sur le bulletin n°1 que sur le bulletin n°2.
La banque est sommée de le faire mais elle doit aussi logiquement nous informer qu'une telle saisie est en cours. Bien sûr, la banque prend au passage des frais bancaires...
Tips pour s'éviter un prélèvement sauvage de l'État :
Si on laisse sur un compte courant moins ou l'équivalent d'un RSA seulement, l'état ne peut pas prélever d'argent dessus. Certaines personnes prévoient donc de retirer en espèce leur RSA le jour où il arrive sur le compte pour limiter les risques de saisie.
Si on reçoit un avis de prélèvement à venir, ça s'appelle « saisie administrative à tiers détenteur » (SATD), il faut :
• aller à sa banque dire qu'on s'oppose au prélèvement et doubler cela avec un envoi en lettre recommandée avec accusé réception à la banque pour dire qu'on est en procédure de contestation de l'amende.
• aller au centre du Trésor Public dont on dépend et demander un bordereau de situation (voir exemple sur l'image plus bas).
Ce bordereau correspond au relevé de toutes les prunes qu'on pourrait avoir sur le dos (contraventions simples et forfaitaires délictuelles). Il nous permet d'entrer en voie de contestation pour chaque cas où on n'a pas été averti.e et où nous n'avons pas pu contester, voire parfois même pour des cas où on a contesté mais pour lesquels on n'a jamais reçu de réponse. C'est important d'avoir gardé tous les éléments de preuve de nos contestations si on en a faites. Ils seront utiles à ce moment-là. <https://infokiosques.net/IMG/png/afd_4.png>
Il est fréquent de ne pas avoir été mis.e au courant d'une prune (simple ou forfaitaire délictuelle) car les envois sont en courrier simple. C'est donc un argument de très bonne foi de dire qu'on n'a jamais reçu l'amende. Rien ne le prouve ! Et demander la preuve de l'envoi peut être un moyen de les faire abandonner.
Qu'on ait déjà été prélevé.e ou pas, on peut toujours contester la procédure !
N'oublions jamais de tout faire par lettre recommandée avec avis de réception.
Et côté bancaire, si la banque nous a pris des frais, on peut aussi faire pression pour qu'elle nous les rembourse, en mettant en avant la contestation de l'amende et même si on n'a reçu aucune nouvelle suite à cette contestation.
Exemples de formulations pour la banque partant d'un cas concret de saisie à tiers détenteur :
Dans un 1er temps, la personne a écrit à sa banque qu'elle était en procédure et que par conséquent, tant que la procédure était en cours, ses voies de recours n'étaient pas épuisées et qu'ils n'étaient pas en droit de la prélever.
Au bout d'un an, et sans nouvelles de sa contestation, la personne a ré-écrit à sa banque pour dire que la procédure était prescrite et qu'ils devaient lui recréditer son compte, frais bancaires inclus (dans son cas ils étaient équivalent à 10% de sa prune). La personne a récupéré sa thune.
Suites de la contestation
Si la contestation d'une AFD est jugée recevable, le dossier est renvoyé au procureur de la république qui peut décider de classer sans suite ou ouvrir une enquête (ces amendes reposant seulement sur le PV d'un flic, les dossiers sont minces et il y a alors de fortes chances de classement sans suite !)
Si le parquet/ministère public décide quand même d'une enquête, il peut vous délivrer une citation à comparaître (donc un procès), une convocation pour CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité), une convoc pour recevoir une ordonnance pénale… Dans tous les cas, contactez une legal team pour faire face à cette procédure judiciaire et vous faire épauler d'un.e avocat.e.
Récidive ?
En principe, le fait de déjà avoir fait l'objet d'une AFD pour une infraction, suppose qu'on ne peut pas en « bénéficier » une deuxième fois. Il y a des exceptions comme pour le délit d'usage de stup ou de vol à l'étalage.
Demande de signalétique suite à une AFD
Il est possible de recevoir une convocation au commissariat à la suite d'une AFD pour aller faire un relevé de signalétique, c'est-à-dire se faire prendre en photo et relever les empreintes digitales, ensuite consignées dans le TAJ et le Fichier des empreintes digitales (FAED). Ces données sont ensuite systématiquement mobilisées lors de prochaines enquêtes à titre de comparaison (reconnaissance faciale à partir d'images de vidéo-surveillance, relevé d'empreinte sur un objet saisi, etc.). Il est possible de ne pas se rendre à la convocation, a priori on risque juste de se faire solliciter un relevé de signalétique à un prochain contrôle. Ne pas s'y rendre volontairement met un bâton dans les roues de la machine à ficher étatique...
Résister collectivement à l'AFD
Cette procédure toute nouvelle est encore peu connue par les avocat-es et collectifs anti-rep, et surtout elle isole beaucoup les personnes visées. Alors si toi ou un-e proche avez reçu une AFD, avez tenté d'y résister ou de contester, n'hésitez pas à en parler autour de vous et au collectif antirep proche de chez vous....
Pour rappel, liste (non-exhaustive) de collectifs antirep en fRance : https://rajcollective.noblogs.org/les-collectifs-locaux/
Appel à témoignages !
Vous pouvez aussi nous envoyer des témoignages écrits, des retours sur la brochure ou des questions sur temoignages-afd@systemli.org Les témoignages nous aident à ajuster nos conseils et stratégies de défenses face aux flics et à la justice... Ils ne seront pas diffusés sauf accord de son auteurice et restent anonymisés.
Protégeons-nous les un-es les autres face à cette matraque financière au service de la gentrification et de la répression des personnes marginalisées.
• Liste complète des infractions punies par AFD et montant des amendes : https://www.justice.gouv.fr/sites/default/files/migrations/portail/bo/2023/20230228/JUSD2303546C-annexe.pdf
• Les institutions aussi critiquent l'AFD : 1 ) https://www.syndicat-magistrature.fr/notre-action/justice-penale/2499-l-extension-du-domaine-de-l-amende-forfaitaire-delictuelle-une-bascule-irresponsable-et-des-plus-dangereuses/
4 ) hhttps://www.justice.gouv.fr/sites/default/files/2025-05/rapport_mission_urgence_dejudiciarisation.pdf (p.19-20)
• Projet de loi police municipale : https://www.laquadrature.net/2026/03/06/projet-de-loi-polices-municipales-blanc-seing-pour-la-technopolice-municipale/
• Contester une contravention : https://paris-luttes.info/contre-la-matraque-financiere-15653
• Pour plus d'infos sur l'antirépression : https://rajcollective.noblogs.org/ressources-juridiques/ Voir en ligne : Paris luttes info
[1] Si ça vous arrive, on vous conseille d'autant plus de contester. Cette pratique courante des flics commence à être dénonçée car un test devrait avoir lieu avant la verbalisation, ce qui n'est presque jamais le cas. Cf. : https://www.mediapart.fr/journal/france/160426/la-cour-des-comptes-tire-un-bilan-severedes-amendes-forfaitaires-delictuelles
Cette brochure provient d'infokiosques.net.
page 2 : C'est quoi ?
page 2 : Ça vient d'où ?
page 4 : Comment se passe la verbalisation ? page 7 : La contestation en pratique page 11 : Suites de la contestation page 11 : Résister collectivement à l'AFD page 12 : Sources
Gaffe aux apparences : l'amende forfaitaire délictuelle n'est pas une simple amende.
Au moment où les flics nous la collent, on ne se rend souvent pas compte de la différence, jusqu''à ce qu'on reçoive l'avis et qu'on tique sur la somme demandée. Ou pire : qu'on se voit prélever direct sur notre compte bancaire.
Pas une simple amende car :
• elle punit un DÉLIT
• elle entraîne une inscription au casier (bulletins 1 et 2 si on ne la paye pas dans les temps)
• les sommes sont souvent de l'ordre de 800-900€ et peuvent aller jusqu'à 3000€
• elle ne peut pas être contestée comme une amende « classique » (voir p.7)
ça vient d'où ?
On rétropédale sur les dernières années au gré des lois qui ont renforcé l'arsenal répressif pour vous expliquer d'où ça vient ! Et comment elle a été pensé comme un outil de harcèlement financier des quartiers populaires et devient un nouvel outil répressif des mouvements sociaux. Initialement l'amende forfaitaire c'est fait pour désengorger les tribunaux et ça concerne surtout des délits routiers (conduite sans assurance ou sans permis).
En 2019, son champ de compétence est élargi au domaine social, avec en 1er lieu dans le collimateur, comme toujours, les quartiers populaires. Deux délits en particulier servent cet objectif de répression des populations marginalisées : l'occupation illicite en réunion des espaces communs d'un immeuble d'habitation et surtout l'usage de stupéfiants. On pense aussi au délit d'installation illicite sur un terrain qui vise très spécifiquement à réprimer la communauté des voyageur-euses, et qui servira aussi pour les ZAD.
L'AFD sert donc les politiques discriminatoires et de contrôle social, et ce d'autant plus qu'elle ne repose que sur la parole d'un flic consignée dans un procès verbal et ne laisse en pratique que peu de droit au recours. L'idée n'est plus seulement de désengorger mais d'apporter une réponse pénale « immédiate et effective ». Punir !
En 2023, après l'énorme mouvement des Gilets Jaunes, le pouvoir se dit qu'il est grand temps de s'en servir contre les mouvements sociaux et étend encore son domaine. Sont concernés désormais les délits de : filouterie de carburant, destruction ou dégradation d'un bien, tags, détention ou usage de fumigène, intrusion dans un établissement scolaire, atteintes à la circulation des trains, entrée illicite sur un terrain de sport, port d'arme de la catégorie D sans motif légitime, vol à l'étalage ( loi du 24 janvier 2023).
La liste n'est pas exhaustive (lien de la liste complète : https://www.justice.gouv.fr/sites/default/files/migrations/portail/ bo/2023/20230228/JUSD2303546C-annexe.pdf) mais on voit très bien à travers ces exemples comment l'AFD peut être utilisée pour casser les contestations sociales.
Aujourd'hui, on constate de nombreuses délivrances d'AFD sur les dernières mobilisations, notamment le mouvement « Bloquons tout » du 10 septembre. Le précédent des GJ et l'occupation des ronds-points ont donné des idées : le délit d'entrave à la circulation peut être utilisé pour tout type de blocage routier (péage, rond-point, périph etc.). À coup de 900 balles pris dans les poches des pauvres, c'est sûr, ça va être dissuasif.
Dans les faits, le moment où on se prend la prune a toutes les apparences d'une situation banale de verbalisation. Cependant deux ou trois détails peuvent nous faire tiquer et nous amener à adopter des stratégies différentes, déjà pour être sûr.es du type de sanction qu'on est en train de subir.
Qui décide de l'AFD ?
Elle est délivrée par un policier (police nationale) ou gendarme qui « constate l'infraction ». À noter que ça ne peut pas être donnée par la municipale. Ça ne peut pas être donné non plus à une personne mineure.
Résister au moment du contrôle
1. La procédure est censée s'appliquer que si la personne accepte le principe d'une verbalisation et reconnaît les faits. En théorie, il est donc possible de refuser une Amende Forfaitaire Délictuelle et le refus de la signer devrait en être une preuve. En pratique, les flics mettent la pression et te font parfois signer des papiers sans dire ce que c'est.
Refuser une AFD c'est prendre le risque d'être emmené.e en GAV ou d'être convoqué.e à un procès ultérieurement, même si dans les faits les AFD ont été créées pour punir des infractions auparavant peu punies car les dossiers étaient vides et la justice trop engorgée. Ça peut donc valoir le coup de tenter de résister à cette procédure en tentant de refuser de signer !
Par ailleurs, c'est une procédure qui ne repose que sur la parole du flic consignée dans son procès verbal. Il peut donc faire de fausses accusations sans risquer de répercussions.
Des personnes ont reçu une AFD pour « usage de stupéfiant » alors qu'elles ne possédaient que du CBD sur elles [1]. Ou encore il y a eu des personnes verbalisées pour « port d'armes de catégorie D » alors qu'elles revenaient de pique-nique avec un petit couteau.
2. L'agent ne peut pas non plus donner d'AFD si plusieurs infractions sont constatées simultanément dont au moins une ne peut faire l'objet d'une procédure d'AFD. De même, cette procédure n'est pas censé être possible s'il y a besoin de plusieurs PV pour caractériser l'infraction.
Exemple : pour prouver le vol, il y a besoin de joindre vidéos/photos de la caméra de surveillance au dossier.
Comme il s'agit d'une procédure à PV unique, il est possible de tester une stratégie pour éviter l'AFD pour stup : a priori si tu refuses la destruction de la drogue saisie, les flics seront obligés de la garder en tant que scellés et donc d'ouvrir une enquête. Là encore, ça dépend de leur respect du droit et de la procédure, ce qui est loin d'être garanti...
Quelques autres pistes à vérifier
– Il semblerait que les flics aient besoin d'une tablette et smartphone Neo [2] pour éditer une AFD (ils en ont pas encore tous). <https://infokiosques.net/local/cache-vignettes/L500xH283/afd_1-79fff.png?1785939006>
Un policier utilise son téléphone NEO pour contrôler une identité avec la reconnaissance faciale.
– Si tu refuses de payer l'AFD immédiatement, les flics sont censés devoir te l'envoyer par courrier (note). En théorie, ca signifie qu'ils sont sensés ne pas pouvoir mettre d'AFD aux personnes ne disposant pas d'adresse. En pratique, les flics pourraient très bien en inventer une, donc pas sur que ça marche mais c'est possible de tester de refuser de déclarer une adresse au moment du contrôle.
(!) Le fait de donner une fausse adresse entraîne simplement la non-réception de l'avis d'AFD et n'empêche pas sa validité, voire même augmente les risques de l'avoir majorée... D'ailleurs les flics se fichent souvent de bien noter ton adresse et ont tendance à eux-mêmes faire des erreurs. <https://infokiosques.net/local/cache-vignettes/L426xH323/afd_2-1e9f7.png?1785939006>
Modèles de tablette et de téléphone NEO que les flics utilisent.
On verra plus bas qu'il arrive souvent de se rendre compte d'une AFD en étant directement prélevé.e sur le compte bancaire...
Dans tous les cas, on vous conseille de ne pas accepter de payer l'amende lors du contrôle quand les flics vous le proposent !
Casier
L'amende forfaitaire délictuelle entraîne une inscription au bulletin n°1 du casier judiciaire pendant une durée de 3 ans à compter du règlement de l'AFD mais pas au bulletin n°2 du casier judiciaire dès lors qu'elle a été réglée (le bulletin n°2 ou B2 est celui accessible à certains employeurs (travail dans le public ou avec des enfants globalement). La procédure de l'AFD entraîne également une inscription au fichier de Traitement des Antécédents Judiciaires (TAJ), c'est un fichier consulté par les flics (de la nationale) à chaque contrôle d'identité ou passage au commissariat. 6
<https://infokiosques.net/local/cache-vignettes/L500xH531/afd_3-12186.png?1785939006>
La contestation en pratique
Pour le moment, on a peu de retours de contestations d'AFD, les personnes concernées sont au début des procédures et on imagine aisément que cela peut prendre au moins autant voire plus de temps qu'une contestation d'amende « classique ». Donc on s'attend à devoir attendre 6 mois/1 an pour avoir plus de retours.
2 cas de figures :
1. ON REÇOIT LE COURRIER
Si la contestation a lieu après avoir reçu le 1er courrier, on l'appelle alors « requête en exonération » :
• on a 45 jours
• on doit la formuler par lettre recommandée avec accusé de réception au ministère public (l'adresse se trouve dans l'encadré réservé à la contestation : Service de traitement des AFD à Rennes) ou sur le site de l'ANTAI
• on doit y joindre l'original de l'avis de contravention
• on doit motiver notre demande, c'est-à-dire expliquer pourquoi on conteste
• on doit consigner la somme sinon notre requête sera irrecevable. Le montant de la consignation dépend de l'infraction retenue.
(!) Consigner la somme n'est pas comme payer l'amende même si financièrement, sur notre compte c'est la même.
Mais attention : si on confond les 2 et qu'on paye l'amende par la voie de paiement, même partiellement, il n'est plus possible de la contester.
Si la requête n'est pas acceptée, on reçoit un avis d'amende forfaitaire majorée. On peut continuer à contester.
La contestation s'appelera alors une « réclamation » :
• on a 30 jours
• on doit la formuler par lettre recommandée avec accusé de réception au ministère public (l'adresse se trouve dans l'encadré réservé à la contestation : Service de traitement des AFD à Rennes) ou sur le site de l'ANTAI
• on doit y joindre l'original de l'avis d'amende forfaitaire majorée
• on doit motiver notre demande, c'est-à-dire expliquer pourquoi on conteste
2. ON N'A RIEN REÇU ET ON EST/VA ÊTRE PRÉLEVÉ.E
Mais parfois on n'a jamais reçu le 1er courrier et on découvre qu'on s'est pris.e une amende forfaitaire délictuelle au moment du prélèvement sur notre compte.
En effet si rien n'est fait dans les 30 jours suivant la majoration, il y émission d'un titre exécutoire qui permet de prélever directement sur les salaires / livrets d'épargne / comptes courants… (cf. conditions d'insolvabilité).
C'est ce qu'on appelle le recouvrement forcé.
L'amende est alors inscrite au casier judiciaire, aussi bien sur le bulletin n°1 que sur le bulletin n°2.
La banque est sommée de le faire mais elle doit aussi logiquement nous informer qu'une telle saisie est en cours. Bien sûr, la banque prend au passage des frais bancaires...
Tips pour s'éviter un prélèvement sauvage de l'État :
Si on laisse sur un compte courant moins ou l'équivalent d'un RSA seulement, l'état ne peut pas prélever d'argent dessus. Certaines personnes prévoient donc de retirer en espèce leur RSA le jour où il arrive sur le compte pour limiter les risques de saisie.
Si on reçoit un avis de prélèvement à venir, ça s'appelle « saisie administrative à tiers détenteur » (SATD), il faut :
• aller à sa banque dire qu'on s'oppose au prélèvement et doubler cela avec un envoi en lettre recommandée avec accusé réception à la banque pour dire qu'on est en procédure de contestation de l'amende.
• aller au centre du Trésor Public dont on dépend et demander un bordereau de situation (voir exemple sur l'image plus bas).
Ce bordereau correspond au relevé de toutes les prunes qu'on pourrait avoir sur le dos (contraventions simples et forfaitaires délictuelles). Il nous permet d'entrer en voie de contestation pour chaque cas où on n'a pas été averti.e et où nous n'avons pas pu contester, voire parfois même pour des cas où on a contesté mais pour lesquels on n'a jamais reçu de réponse. C'est important d'avoir gardé tous les éléments de preuve de nos contestations si on en a faites. Ils seront utiles à ce moment-là. <https://infokiosques.net/IMG/png/afd_4.png>
Il est fréquent de ne pas avoir été mis.e au courant d'une prune (simple ou forfaitaire délictuelle) car les envois sont en courrier simple. C'est donc un argument de très bonne foi de dire qu'on n'a jamais reçu l'amende. Rien ne le prouve ! Et demander la preuve de l'envoi peut être un moyen de les faire abandonner.
Qu'on ait déjà été prélevé.e ou pas, on peut toujours contester la procédure !
N'oublions jamais de tout faire par lettre recommandée avec avis de réception.
Et côté bancaire, si la banque nous a pris des frais, on peut aussi faire pression pour qu'elle nous les rembourse, en mettant en avant la contestation de l'amende et même si on n'a reçu aucune nouvelle suite à cette contestation.
Exemples de formulations pour la banque partant d'un cas concret de saisie à tiers détenteur :
Dans un 1er temps, la personne a écrit à sa banque qu'elle était en procédure et que par conséquent, tant que la procédure était en cours, ses voies de recours n'étaient pas épuisées et qu'ils n'étaient pas en droit de la prélever.
Au bout d'un an, et sans nouvelles de sa contestation, la personne a ré-écrit à sa banque pour dire que la procédure était prescrite et qu'ils devaient lui recréditer son compte, frais bancaires inclus (dans son cas ils étaient équivalent à 10% de sa prune). La personne a récupéré sa thune.
Suites de la contestation
Si la contestation d'une AFD est jugée recevable, le dossier est renvoyé au procureur de la république qui peut décider de classer sans suite ou ouvrir une enquête (ces amendes reposant seulement sur le PV d'un flic, les dossiers sont minces et il y a alors de fortes chances de classement sans suite !)
Si le parquet/ministère public décide quand même d'une enquête, il peut vous délivrer une citation à comparaître (donc un procès), une convocation pour CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité), une convoc pour recevoir une ordonnance pénale… Dans tous les cas, contactez une legal team pour faire face à cette procédure judiciaire et vous faire épauler d'un.e avocat.e.
Récidive ?
En principe, le fait de déjà avoir fait l'objet d'une AFD pour une infraction, suppose qu'on ne peut pas en « bénéficier » une deuxième fois. Il y a des exceptions comme pour le délit d'usage de stup ou de vol à l'étalage.
Demande de signalétique suite à une AFD
Il est possible de recevoir une convocation au commissariat à la suite d'une AFD pour aller faire un relevé de signalétique, c'est-à-dire se faire prendre en photo et relever les empreintes digitales, ensuite consignées dans le TAJ et le Fichier des empreintes digitales (FAED). Ces données sont ensuite systématiquement mobilisées lors de prochaines enquêtes à titre de comparaison (reconnaissance faciale à partir d'images de vidéo-surveillance, relevé d'empreinte sur un objet saisi, etc.). Il est possible de ne pas se rendre à la convocation, a priori on risque juste de se faire solliciter un relevé de signalétique à un prochain contrôle. Ne pas s'y rendre volontairement met un bâton dans les roues de la machine à ficher étatique...
Résister collectivement à l'AFD
Cette procédure toute nouvelle est encore peu connue par les avocat-es et collectifs anti-rep, et surtout elle isole beaucoup les personnes visées. Alors si toi ou un-e proche avez reçu une AFD, avez tenté d'y résister ou de contester, n'hésitez pas à en parler autour de vous et au collectif antirep proche de chez vous....
Pour rappel, liste (non-exhaustive) de collectifs antirep en fRance : https://rajcollective.noblogs.org/les-collectifs-locaux/
Appel à témoignages !
Vous pouvez aussi nous envoyer des témoignages écrits, des retours sur la brochure ou des questions sur temoignages-afd@systemli.org Les témoignages nous aident à ajuster nos conseils et stratégies de défenses face aux flics et à la justice... Ils ne seront pas diffusés sauf accord de son auteurice et restent anonymisés.
Protégeons-nous les un-es les autres face à cette matraque financière au service de la gentrification et de la répression des personnes marginalisées.
• Liste complète des infractions punies par AFD et montant des amendes : https://www.justice.gouv.fr/sites/default/files/migrations/portail/bo/2023/20230228/JUSD2303546C-annexe.pdf
• Les institutions aussi critiquent l'AFD : 1 ) https://www.syndicat-magistrature.fr/notre-action/justice-penale/2499-l-extension-du-domaine-de-l-amende-forfaitaire-delictuelle-une-bascule-irresponsable-et-des-plus-dangereuses/
4 ) hhttps://www.justice.gouv.fr/sites/default/files/2025-05/rapport_mission_urgence_dejudiciarisation.pdf (p.19-20)
• Projet de loi police municipale : https://www.laquadrature.net/2026/03/06/projet-de-loi-polices-municipales-blanc-seing-pour-la-technopolice-municipale/
• Contester une contravention : https://paris-luttes.info/contre-la-matraque-financiere-15653
• Pour plus d'infos sur l'antirépression : https://rajcollective.noblogs.org/ressources-juridiques/ Voir en ligne : Paris luttes info
[1] Si ça vous arrive, on vous conseille d'autant plus de contester. Cette pratique courante des flics commence à être dénonçée car un test devrait avoir lieu avant la verbalisation, ce qui n'est presque jamais le cas. Cf. : https://www.mediapart.fr/journal/france/160426/la-cour-des-comptes-tire-un-bilan-severedes-amendes-forfaitaires-delictuelles
Cette émission de radio revient sur l'histoire de l'anarcho-syndicalisme en Espagne et de ses débats autour du communisme libertaire de la fondation de la CNT en 1910 à la révolution de 1936 à partir de Les chemins du communisme libertaire. L'anarcho-syndicalisme travaillé par ses prétentions anticapitalistes de Myrtille des Giménologues, paru en 2018 – avec Myrtille et Vincent des Giménologues, notamment auteurs sur ce sujet des deux autres tomes de Les chemins du communisme libertaire (Divergences, 2017 et 2019). À écouter sur la page de l'émission Sortir du capitalisme.
http://sortirducapitalisme.fr/media/com_podcastmanager/cnt1.mp3
Une brève histoire de l'anarchisme espagnol et des luttes des classes populaires espagnoles de 1868 à 1910 ;
Une histoire de la création de la CNT en 1910 dans un contexte d'apogée du syndicalisme révolutionnaire ;
Une comparaison de l'évolution de l'anarcho-syndicalisme espagnol et du syndicalisme révolutionnaire français au cours des années 1910-1920 ;
Une histoire de la guerre sociale en Espagne entre 1917 et 1923 : grève générale des loyers, émeutes alimentaires, « auto-réductions », terrorisme patronal et auto-défense armée ;
Une analyse des rapports des anarchistes espagnols à la révolution russe et à la dictature de Primo de Rivera ;
Un résumé des débats au sein de l'anarchisme espagnol des années 1920 au sujet du travail, de l'industrie, du capitalisme, du communisme libertaire, du contrôle ouvrier et du syndicalisme ;
Une histoire de la renaissance de la CNT après la chute de la dictature de Primo de Riveira (1930) ;
Une analyse de la double nature de la CNT, entre syndicat revendicatif et contre-société à finalité communiste libertaire et à facettes multiples (bibliothèques libertaires, aide aux sans emploi et aux migrant-e-s, groupes de femmes, de naturistes et de végétariens, journaux anarchistes, revendication d'un « droit à la ville »).
http://sortirducapitalisme.fr/media/com_podcastmanager/cnt2.mp3
Une histoire des débats entre syndicalistes « industrialistes » et communistes libertaires entre 1931 et 1936, notamment à l'aune de la scission de 1931, de l'échec des insurrections de 1932-33, des conséquences de la crise mondiale de 1929 et du revirement spectaculaire du théoricien anarchiste Santillan ;
Une description du programme communiste libertaire d'Isaac Puente de 1933, et son influence sur la motion au sujet du communisme libertaire et son triomphe lors du Congrès de Saragosse de 1936 ;
Une conclusion au sujet du dédoublement de l'anarchisme espagnol à partir de juillet 1936, entre communistes libertaires et bureaucrates syndicaux industrialistes.
Des liens en rapport avec cette émission sur http://sortirducapitalisme.fr/emissions/315-l-anarcho-syndicalisme-espagnol-entre-syndicalisme-industrialiste-et-communisme-libertaire-1910-1936
Cet été, il semble que les personnalités d'extrême droite aiment se rendre en Bretagne, mais cet amour n'est pas réciproque.
L’article Après «Frontières», Marine Le Pen passe de mauvaises vacances en Bretagne est apparu en premier sur Contre Attaque.
Dans la nuit du 3 au 4 août 2026, notre ami Mickaël a fait une tentative de suicide quelques heures après qu'un des surveillants de Moulins-Yzeure lui a dit : « vas-y fous toi en l'air, t'as plus que ça comme solution ».
Mickaël n'est pas suicidaire et n'a pas envie de mourir. Les maltraitances et la violence qu'il subit au sein de la prison de Moulins-Yzeure l'ont amené à s'ouvrir les bras, le ventre et à faire une tentative de suicide. Il n'avait jamais attenté à sa vie jusqu'ici.
La direction et les surveillants de Moulins-Yzeure lui refusent des soins décents en l'abandonnant dans sa cellule alors qu'il est blessé, ou en le recousant sans anesthésie.
Ils l'empêchent de prendre des douches et d'aller en promenade.
Ils l'isolent en coupant de façon intempestive ses appels sur la cabine.
Ils l'infantilisent et le menottent à chaque mouvement.
Ils l'humilient avec des propos racistes à l'encontre des Voyageurs.
Ils lui refusent un transfert vers un centre de détention.
Ils n'ont jamais demandé sa désinscription au registre des DPS, contrairement à ce qu'ils promettent depuis un an.
Ils utilisent des motifs bidons tels qu'un dessin d'hélicoptère dans l'un de ses courriers pour prolonger de telles mesures.
Ils donnent des coups de pied dans la porte de sa cellule pour l'empêcher de dormir la nuit.
Ils ne lui délivrent pas les médicaments qui lui sont pourtant prescrits par ordonnance.
Ils ne prennent aucun rendez-vous médical pour la pose de ses prothèses auditives, malgré une prescription médicale hospitalière urgente en ce sens.
Ils veulent le laisser devenir sourd, alors que c'est le coup de pied d'un maton dans son tympan qui a provoqué sa surdité.
Ils lui nient sa dignité.
Et suite à tout ça, il a failli mourir.
Nous tenons et tiendrons entièrement responsable la prison Moulins-Yzeure de toute éventuelle atteinte à la santé et à l'intégrité physique et mentale de Mickaël.
Mickaël Gilgenmann exige :
la fin de toutes les brimades et humiliations que les surveillants de la prison de Moulins-Yzeure lui font subir, ainsi qu'aux autres prisonniers ;
que la direction de la prison de Moulins-Yzeure et l'administration pénitentiaire respectent leurs engagements ;
la levée de son statut DPS ;
son transfert vers un centre de détention.
Des proches de Mickaël Gilgenmann
P.-S. : Nous invitons toute personne à manifester son soutien auprès de Mickaël en envoyant un courrier à la direction de l'administration pénitentiaire. Ci-dessous leur adresse et, si besoin, un modèle de lettre à leur faire parvenir.
Direction de l'administration pénitentiaire
13, place Vendôme
75042 Paris Cedex 1
Objet : Alerter de toute urgence sur le risque vital encouru par M. Mickaël Gilgenmann
Madame, Monsieur,
Je vous écris car, en tant que proche ami de M. Mickaël Gilgenmann, je suis aujourd'hui particulièrement préoccupé par sa situation. Il est actuellement incarcéré à la prison de Moulins-Yzeure.
M. Gilgenmann est incarcéré depuis 2012. Sa date de sortie est fixée à janvier 2032. Il entre dans sa quinzième année d'emprisonnement et, bien qu'il n'ait jamais été condamné par une cour d'assises, aucune réelle perspective de réinsertion ne lui a jamais été proposée. Cela fait plus de cinq ans qu'il pourrait en principe bénéficier d'un aménagement de peine.
Pourtant, il y a un an, la direction du Centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure s'était formellement engagée auprès de M. Gilgenmann à envisager son transfert vers un centre de détention et sa désinscription du répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Ces deux promesses ne se sont jamais concrétisées ; or vous n'êtes pas sans savoir que le statut DPS et le maintien en maison centrale plutôt qu'en centre de détention ne peuvent que peser très défavorablement sur le parcours d'exécution de peine d'un prisonnier et sur ses démarches de réinsertion. M. Gilgenmann a déjà passé de très nombreuses années en maison centrale sous le statut DPS. Les faits qui lui sont reprochés à l'appui de ces mesures spécifiques à son encontre sont anciens, et M. Gilgenmann n'a aucune raison de récidiver.
De plus, le personnel pénitentiaire du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure provoque systématiquement M. Gilgenmann. Les brimades, humiliations et vexations sont quotidiennes : l'accès à la douche lui est refusé, il fait l'objet de remarques discriminatoires à l'encontre des gens du voyage, la nuit les surveillants donnent des coups dans la porte de sa cellule pour l'empêcher de dormir, on ne lui remet pas les médicaments qui lui sont pourtant prescrits par ordonnance, ses communications depuis la cabine téléphonique sont interrompues par des coupures intempestives, aucun rendez-vous médical n'est prévu pour la pose de ses prothèses auditives malgré une prescription médicale hospitalière en ce sens, etc.
M. Gilgenmann a alerté les chefs de détention et la direction du centre pénitentiaire, mais ses signalements n'ont été suivis d'aucun effet. À la fin du mois de juillet et au début du mois d'août 2026, M. Gilgenmann s'est automutilé, et ses blessures nécessitaient la pose de points de suture sur ses bras et son ventre ; ce qui n'a été fait que partiellement et sans anesthésie. Dans la nuit du 3 au 4 août, quelques heures après qu'un surveillant lui a dit : « Vas-y, fous-toi en l'air, t'as plus que ça comme solution », il a fait une tentative de suicide. Jusqu'à ce jour, il n'avait envisagé d'attenter à sa propre vie à aucun moment de son parcours en détention.
Il convient de rappeler que M. Gilgenmann a entamé le 26 janvier 2026 une grève de la faim et de la soif qu'il n'a interrompue qu'après que la direction de Moulins-Yzeure a renouvelé sa promesse d'envisager la levée de sa gestion isolée et de son inscription au répertoire DPS, et un transfert en centre de détention. Vous ne pouvez ignorer ces faits que nous avons déjà porté à votre connaissance sur le moment.
En tant que proche de M. Gilgenmann, je suis tout à fait conscient de l'impasse dans laquelle la direction et le personnel du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure le place en toute connaissance de cause ; il va donc sans dire que je considérerai l'administration pénitentiaire pleinement responsable de toute atteinte à sa dignité, à sa santé et à son intégrité physique et mentale.
Par la présente, M. Gilgenmann et moi-même rappelons la direction du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure et, par voie de conséquence, la direction de l'administration pénitentiaire, à leurs propres engagements.
En vous remerciant par avance pour l'attention que vous voudrez bien porter à ce sujet grave, et dans l'attente d'actes clairs et rapides de votre part,
Cordialement,
Le 5 août, l'équipe de développement de Tails, le système d'exploitation portable « contre la surveillance et la censure », très utilisé comme outil de sécurité numérique par les militant-es, a proposé une mise à jour d'urgence pour résorber une faille de sécurité majeure.
Les failles de sécurité concernaient le noyau Linux et l'utilisation du navigateur Tor Browser. La première et la plus inquiétante, qui était ouverte depuis 2020, permettait via le navigateur Tor d'obtenir des privilèges de navigateur système et ainsi de pouvoir désanonymiser l'utilisateur·ice du système Tails. La seconde était une vulnérabilité qui pouvaient être exploitée en ouvrant un fichier malveillant dans des applications comme LibreOffice, Audacity ou Git.
L'équipe de Tails recommande ainsi à l'ensemble de ses utilisateurices de bien réaliser la mise à jour 7.10.1 qui vient corriger ces failles. Il est possible de faire la mise à jour directement depuis sa clé Tails, soit automatiquement si la dernière version installée n'est pas trop ancienne, ou bien de manière manuelle en suivant les instructions en ligne.
Point de vue d’une personne qui traverse la lutte contre CIGEO (mais pas que) sur les arrêtés préfectoraux pris en août 2026 dans le contexte des Burelesques.
Ça fait plusieurs années que je passe en Meuse, sur la zone du projet de méga-poubelle nucléaire, dit CIGEO. Ce qui m’a le plus choqué.e sur ce territoire, ce ne sont pas les lampadaires futuristes de Bure aux couleurs de l’ANDRA. Non, c’est la finesse de la feuille de vigne qui dissimule le simulacre de démocratie et de justice. Vous voyez, cette sorte de soupe lyophilisée trop salée que l’État essaie de faire passer pour un potage fait avec les légumes frais du jardin. Non pas que j’y croyais dur comme fer à ce vaudeville… Mais c’est étonnant, le peu d’effort qui est fait sur place pour entretenir le mythe.
Pour illustrer ce propos, je vais vous relater un nouvel épisode du rocambolesque feuilleton de la répression burienne. Mardi 11 août, énième jour caniculaire de l’année 2026, se tenait, au tribunal administratif de Nancy, une audience qui fait suite à une requête d’annulation de deux arrêtés préfectoraux applicables pendant le festival Les Burelesques. Si vous ne connaissez pas Les Burelesques, il s’agit d’un festival d’information en lien avec l’opposition au nucléaire et son corollaire, le projet CIGEO. Cette année est la cinquième édition de ce festival où se mêlent militant.e.s et habitant.e.s du coin, dans une ambiance ouverte et festive.
L’un des arrêtés autorise la captation et l’enregistrement d’images par drones et hélicoptères dans un rayon de 1,5 km autour du festival. La préfecture justifie cet arrêté par les actes de sabotage réalisés au cours des dix dernières années, sans lien avec le festival. Pourtant, les drones et les hélicoptères qui survolent régulièrement la zone n’ont pas empêché ces sabotages. Par contre, le survol d’une conférence par un
hélicoptère la rend inaudible, ce qui est déjà arrivé pendant les éditions précédentes du festival. Lors de l’audience, l’avocate des requérant.e.s (c’est le nom donné aux associations et personnes physiques qui contestent l’arrêté préfectoral) a notamment mentionné les diverses atteintes aux libertés engendrées par ces captations visuelles, le flou sur les modalités des prises de vue, le climat anxiogène qu’elles génèrent, le préjudice subi par les habitant.e.s des zones survolées, ainsi que le caractère disproportionné dans l’espace et dans le temps de la captation. Lorsque le sous-préfet de Commercy a pris la parole pour défendre l’arrêté préfectoral, il a osé dire que la surveillance par les airs, grâce à une vision plus large de la zone, permettait de limiter le nombre de gendarmes au sol, mais aussi d’éviter de prendre des mesures anti-incendie. Merci à la préfecture!!! Merci de tout faire pour éviter l’annulation du festival. Dans la bouche d’un sous-préfet, cette justification sonne comme une menace.
L’autre arrêté, édité avec les mêmes justifications que le précédent, concernait de multiples interdictions. Interdiction de détenir des accessoires destinés à dissimuler tout ou partie du visage, interdiction de transport de carburant, d’objets pouvant constituer une arme, de matériaux combustibles, etc. Mais aussi, comble de l’absurde dans le cadre d’un festival qui a demandé et obtenu toutes les autorisations par la préfecture : interdiction de transporter et d’utiliser du matériel de sonorisation. Le principal argument de l’avocate des requérant.e.s était bien évidemment les difficultés engendrées par de telles mesures pour organiser un festival. Elle a aussi mis l’accent sur la difficulté, pour le public, d’accéder au festival. Le sous-préfet a défendu l’interdiction de transport et d’utilisation de matériel de sonorisation en disant qu’il y avait bien entendu un accord oral pour que cela ne s’applique pas aux Burelesques… Il a aussi dit que cette interdiction avait été demandée pour se prémunir de l’installation de rave parties aux abords du festival… Dans le tribunal, on a presque eu envie de rigoler. Il a aussi défendu les interdictions en disant que les gendarmes étaient capables de faire preuve de discernement… En effet, sur l’arrêté, certaines interdictions sont agrémentées de la formule « sauf motif légitime ». Par exemple, si j’ai une casquette jaune pour me protéger du soleil, c’est un motif légitime… Mais si j’ai une casquette noire, le motif est-il toujours légitime ? La légitimité du motif est jugée par les gendarmes. Et le préfet semble nous garantir qu’il n’y aura pas d’applications abusives de ces interdictions.
Pourtant, la zone de Bure regorge d’exemples d’applications abusives de ce type d’interdiction. Les arrêtés concernant la surveillance et les interdictions sont récurrents concernant la zone. Dans le cas du festival des Burelesques, la liste des choses interdites s’accroît d’édition en édition, de même que la surface et la temporalité de la surveillance. Certaines péripéties sont particulièrement croustillantes, comme la traduction en procès d’un habitant pour détention d’une pelle à tarte dans son véhicule. Mais toutes les frasques gendarmesques ne sont malheureusement pas aussi drôles. De nombreux témoignages attestent d’un véritable harcèlement policier dans le périmètre du projet CIGEO. Le flou laissé par ces interdictions « sauf motif légitime » donne aux gendarmes la liberté de fixer eux-même les règles du bon comportement, du type de fête et d’opinions autorisées à circuler dans l’espace public. C’est in fine les gendarmes qui choisissent qui sera ou non traîné devant les tribunaux. D’un point de vue tout à fait personnel, je tends à penser que le sous-préfet n’est pas naïf au point de croire que les interdictions seront appliquées avec discernement par les gendarmes. D’un point de vue tout à fait personnel, j’irais même jusqu’à supputer qu’il utilise le prétexte sécuritaire pour museler l’opposition, quelle que soit sa forme. Enfin, d’un point de vue tout à fait personnel, je dirais que les frasques gendarmesques ne sont pas le fait d’agents particulièrement dérangés ou stupides mais bien le résultat d’un système volontairement répressif. L’exubérance avec laquelle se déploie la répression semble être le signe que pour le nucléaire, le débat n’est pas autorisé… Comme on cherche à dissimuler les déchets nucléaires, on cherche à masquer l’autoritarisme de l’État.
D’un point de vue plus général, la répression administrative a pris une place plus importante depuis 2015 au moins. Graĉe au PS, puis à LREM, suite aux états d’urgence successifs, les lois sur la surveillance globale des citoyen.ne.s, celles sur le contrôle des associations… la Police a pris de plus en plus de place et de pouvoir au sein de l’État et sur la société. Pourtant, dans un État de Droit, pour un bon potage démocratique, il faut séparer le pouvoir législatif, exécutif et judiciaire, c’est ce qu’on nous a appris à l’école ! Or, le potage est en réalité une soupe où tout se mixe, et les voix discordantes sont désormais étouffées par ces trois pouvoirs simultanément. Surtout, l’institution judiciaire est mise au service de la neutralisation des dissidences politiques.
Des personnes déterminées et courageuses dresseront probablement des barricades de papier pour contrer cette nouvelle arme de répression. Je les soutiendrai avec persévérance. Mais je ne serai pas dupe, ces barricades de papier ne seront pas suffisantes. La lutte contre la répression toujours plus féroce doit aussi s’insérer dans une lutte plus globale contre la montée du fascisme.
Épilogue : Le 12 août 2026, la juge des référés a annulé l’interdiction de transport et d’usage de matériel de sonorisation autour des Burelesques. Toutes les autres interdictions et autorisations de captation d’images ont été maintenues au prétexte qu’elles étaient justifiées et proportionnées.
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Pour plus d’informations sur ces arrếtés ainsi que le communiqué de presse des Bure’lesques suite au jugement du 12 août, lire cet article sur bureburebure.info : https://bureburebure.info/arretes-prefectoraux-pour-la-periode-des-burelesques/
Nantes – vendredi 14 août, 21h on se retrouve à la Maison du Peuple pour une grosse distribution alimentaire !
Un immense merci à @asso.homless , qui arrive avec leur camion de 3,5 tonnes vers 20h30 ce qui nous permettra d’être opérationnels dès 21h.
Cour de la MDP , accès côté parc Broussais
Récup boulangerie
Viandes
Fromages
Produits frais
Gratuit, sans conditions, sans papiers à remplir, ouvert à toutes et tous, accès PMR
Ramenez simplement vos sacs / sacs isothermes, et on remplit
Beaucoup de monde est attendu et en cas de grosse chaleurs : restons attentifs les un·es aux autres, hydratés, et bienveillants pour que la distribution se déroule dans les meilleures conditions et sans perte alimentaire.
Archives / TVNR #5 / Émission du 18 octobre 2015
Le 17 octobre 2015 , les habitants, jardiniers, fétards, flaneurs et amis du Quartier Libre des Lentillères dépassaient les bornes… de leur parcelles pour débarquer place de la Lib'. Mais place du théâtre, tracteur, camion-concert et vélo rencontraient des CRS qui faisaient murs. Un hélico, un camion à eau, du gaz lacrimo et un copain arreté plus tard, la foule se rendait compte que les festivités ne sont désormais plus les bienvenues dans le centre-ville-commerciale de Dijon.
Cette rubrique regroupe les archives des émissions de radios de TVNR , une émission de radio dijonnaise ayant émis sur les ondes de Radio Campus de septembre 2013 à juin 2018.
De retour au Quartier, il s'y tenait une grande fête d'automne, pour célébrer ces derniers mois de victoire. Passant outre les affronts de l'après-midi, il s'écoutait Guillaume Maupin, l'amicale de la Nouvelles Orléans et bien d'autres. On en a volé les meilleurs passages pour Vacarme en Réunion.
Un peu plus tôt dans le semaine, Yannick nous racontait longuement les politiques de la ville, l'urbanisme à Dijon, l'architecture et la lutte aux Lentillères. Opposer aux politiques de croissance urbaine, une manière de construire et de faire vivre en endroit par nous-même. Une manière pour nous de replacer ce qui est en résistance dans un questionnement plus global : Que signifie habiter un endroit ? Où habiter, comment ?
SCOOP : Thierry Coursin, le directeur de la Splaad parle de la « dualité » des éco-quartier. Ça dure une minute, mais on comprend mieux…
Cap sur la Cop : Après cette manifestation, les Lentillères invitent à partir en convoi pour rejoindre Paris durant la COP 21.
Radis to Fight ! Archive / TVNR #5Musique :
Guillaume Maupin
Etudiant Poil Aux Dents - Renaud
Kung-Fu World Champion – Hiromi
Charles Mingus – Ysabel's Table Dance
Les matériaux utilisé dans l'émission sont à retrouver sur le site de l'émission
Marc Bloch sur les murs, le courage disparu dans les couloirs :Il existe aujourd'hui une contradiction que le monde universitaire français refuse trop souvent de regarder en face.
Jamais Marc Bloch n'a été autant célébré. Son nom est affiché sur les bâtiments, invoqué dans les discours officiels, étudié dans les amphithéâtres. Son œuvre est enseignée, commentée, admirée. Il est devenu une figure tutélaire de l'histoire française, un symbole de rigueur intellectuelle, d'esprit critique et d'engagement. Mais une question dérange. Que reste-t-il réellement de Marc Bloch lorsque l'heure n'est plus aux commémorations, mais aux responsabilités ? Car Marc Bloch n'était pas seulement un grand historien. Il n'était pas seulement un universitaire brillant qui a renouvelé la discipline historique. Il était aussi un homme qui considérait que l'intelligence imposait des devoirs. Il n'a jamais pensé que l'historien pouvait se réfugier éternellement derrière ses livres, ses archives ou son statut pour éviter les convulsions du monde.
Lorsque la France s'effondre en 1940, Marc Bloch ne cherche pas simplement à expliquer une défaite militaire. Dans L'Étrange Défaite, il mène un examen de conscience impitoyable d'une société et de ses élites. Il dénonce les habitudes, les rigidités, les réflexes d'autoprotection, l'incapacité de certains responsables à comprendre une réalité nouvelle. Son message est terrible : une société ne disparaît pas seulement sous les coups de ses adversaires. Elle s'affaiblit aussi lorsque ceux qui ont la responsabilité de penser, d'analyser et d'alerter préfèrent le confort des habitudes à l'exigence de l'action.
Cette leçon devrait être une interpellation permanente pour les historiens. Car il existe aujourd'hui un paradoxe troublant : une partie du monde universitaire passe son temps à étudier les résistances, les luttes, les engagements, les combats intellectuels du passé, mais semble parfois beaucoup plus hésitante lorsqu'il s'agit de faire vivre ces exigences dans le présent. L'université française n'a pourtant pas toujours été ce lieu de retrait et de prudence institutionnelle. Pendant plusieurs décennies, notamment dans les années 1960, 1970 et 1980, les campus furent des lieux de débats intenses, de mobilisations et de confrontations. L'université n'était pas seulement un espace où l'on produisait du savoir : elle était aussi un lieu où l'on discutait du monde, où enseignants et étudiants considéraient parfois qu'ils avaient une responsabilité collective face aux événements de leur époque. À Dijon comme ailleurs, cette tradition universitaire engagée a existé. Des enseignants ont participé aux assemblées générales, pris part aux débats publics, accompagné des mobilisations étudiantes et défendu une certaine conception de l'université : une institution vivante, ouverte sur la société, capable de prendre position lorsque des principes fondamentaux étaient en jeu. Dans certaines affaires touchant des étudiants étrangers, notamment dans le contexte des tensions politiques internationales de cette période, des universitaires ont choisi de ne pas rester de simples observateurs. Ils ont estimé que leur fonction ne consistait pas uniquement à transmettre des connaissances, mais aussi à défendre des libertés, à protéger un espace de débat et à faire vivre une certaine idée de l'engagement intellectuel.
Cette génération n'était pas parfaite. Elle avait ses contradictions, ses débats, ses erreurs. Mais elle avait une conviction : un professeur d'université n'était pas seulement un spécialiste reconnu dans son domaine. Il était aussi un citoyen responsable. Aujourd'hui, beaucoup ressentent un changement profond. Une partie du monde universitaire semble avoir perdu cette capacité de réaction collective. Le professeur installé depuis des années, parfois depuis plusieurs décennies, semble parfois davantage protégé par son statut qu'interrogé par ses responsabilités. Le problème n'est pas que tous les universitaires doivent devenir des militants. Ce serait absurde, mais carrément impossible. La liberté académique exige l'indépendance, la distance critique et la pluralité. Mais il existe une différence fondamentale entre l'indépendance intellectuelle et l'indifférence. Il existe une différence entre prendre du recul et se tenir constamment à distance. Il existe une différence entre analyser les engagements du passé et ne jamais accepter d'être soi-même confronté aux exigences du présent.
Le plus frappant est peut-être le fossé entre certains discours et certaines pratiques. Combien d'historiens enseignent les résistances, les mouvements sociaux, les combats démocratiques, les luttes contre les injustices ? Combien consacrent leurs recherches aux individus qui ont refusé la résignation ? Et pourtant, lorsque leur propre institution traverse des crises, lorsque des étudiants attendent une parole, lorsque des débats touchent directement la communauté universitaire, le silence peut parfois devenir assourdissant. Le paradoxe est encore plus grand lorsque certains de ces universitaires se revendiquent d'une « tradition progressiste », « sociale » ou de « gauche ». Comment expliquer cette contradiction entre une culture intellectuelle fondée sur la critique du pouvoir, l'émancipation et la contestation des injustices, et une pratique parfois marquée par une grande prudence dès lors que l'engagement implique un risque personnel ? Car le véritable danger qui menace l'université n'est pas seulement un manque de moyens ou une accumulation de contraintes administratives.
Le danger est autre part ; il est intellectuel. C'est la transformation progressive d'une institution critique en institution de conservation. Le conservatisme intellectuel n'est pas forcément le refus du progrès ou l'attachement à des idées anciennes. Il peut prendre une forme beaucoup plus discrète : la peur du conflit, la volonté de préserver les équilibres existants, la protection des carrières, l'habitude de ne pas déranger. Une institution peut parler de changement tout en étant incapable de se changer elle-même. Elle peut enseigner l'esprit critique tout en devenant incapable d'accepter la critique venue de l'intérieur.
Dans ses réflexions sur la réforme de l'enseignement, Marc Bloch rappelait que l'université ne devait pas seulement fabriquer des spécialistes. Elle devait former des esprits capables de jugement, de responsabilité et de compréhension du monde. Une élite intellectuelle ne se mesure pas uniquement au nombre de publications, de titres ou de distinctions. Elle se mesure aussi à sa capacité à répondre présent lorsque les circonstances l'exigent. C'est précisément là que se situe le malaise. À quoi sert d'étudier les résistants si l'on transforme leur courage en simple objet académique ? À quoi sert d'analyser les mécanismes du renoncement dans l'histoire si l'on refuse de s'interroger sur ses propres renoncements ? Marc Bloch n'est pas une statue destinée à décorer les universités. Il est une exigence. Il rappelle que le savoir sans courage peut devenir une forme d'impuissance, voire de lâcheté. Que l'analyse sans responsabilité peut devenir une manière élégante de rester spectateur. Que l'intelligence qui refuse toute prise de risque finit par perdre une partie de sa raison d'être.
L'université aime célébrer Marc Bloch. Mais la véritable question est ailleurs : Est-elle encore prête à écouter ce qu'il exigeait ? Car honorer un historien résistant ne consiste pas seulement à transmettre sa mémoire. Cela consiste à accepter la question qu'il pose encore aujourd'hui : Quand vient le moment des responsabilités, que faisons-nous réellement de nos convictions ?
À ce titre, la lecture du livre de Pascal Engel, Les Vices du savoir : essai d'éthique intellectuelle, mérite d'être recommandée
Les coûts du changement climatique sont infiniment plus élevés que les aides aux plus précaires : fin du monde, fin du mois, même combat.
L’article Incendiaire : Macron veut tailler massivement dans les APL et les dépenses sociales est apparu en premier sur Contre Attaque.
Alors qu'il entame sa quinzième année de prison, Mickaël Gilgenmann continue à subir l'acharnement de l'administration pénitentiaire (AP) et des surveillants de la prison de Moulins-Yzeure. Après de nombreuses années en prison, et alors qu'il est aménageable depuis plus de cinq ans, aucune perspective de sortie n'est envisageable, tant que Mickaël reste enfermé en maison centrale plutôt qu'en centre de détention (prison aux mesures moins sécuritaires) et inscrit au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS).
Dans la nuit du 3 au 4 août 2026, notre ami Mickaël a fait une tentative de suicide quelques heures après qu'un des surveillants de Moulins-Yzeure lui a dit : « vas-y fous toi en l'air, t'as plus que ça comme solution ».
Mickaël n'est pas suicidaire et n'a pas envie de mourir. Les maltraitances et la violence qu'il subit au sein de la prison de Moulins-Yzeure l'ont amené à s'ouvrir les bras, le ventre et à faire une tentative de suicide. Il n'avait jamais attenté à sa vie jusqu'ici.
La direction et les surveillants de Moulins-Yzeure lui refusent des soins décents en l'abandonnant dans sa cellule alors qu'il est blessé, ou en le recousant sans anesthésie.
Ils l'empêchent de prendre des douches et d'aller en promenade.
Ils l'isolent en coupant de façon intempestive ses appels sur la cabine.
Ils l'infantilisent et le menottent à chaque mouvement.
Ils l'humilient avec des propos racistes à l'encontre des Voyageurs.
Ils lui refusent un transfert vers un centre de détention.
Ils n'ont jamais demandé sa désinscription au registre des DPS, contrairement à ce qu'ils promettent depuis un an.
Ils utilisent des motifs bidons tels qu'un dessin d'hélicoptère dans l'un de ses courriers pour prolonger de telles mesures.
Ils donnent des coups de pied dans la porte de sa cellule pour l'empêcher de dormir la nuit.
Ils ne lui délivrent pas les médicaments qui lui sont pourtant prescrits par ordonnance.
Ils ne prennent aucun rendez-vous médical pour la pose de ses prothèses auditives, malgré une prescription médicale hospitalière urgente en ce sens.
Ils veulent le laisser devenir sourd, alors que c'est le coup de pied d'un maton dans son tympan qui a provoqué sa surdité.
Ils lui nient sa dignité.
Et suite à tout ça, il a failli mourir.
Nous tenons et tiendrons entièrement responsable la prison Moulins-Yzeure de toute éventuelle atteinte à la santé et à l'intégrité physique et mentale de Mickaël.
Mickaël Gilgenmann exige :
Des proches de Mickaël Gilgenmann
P.-S. : Nous invitons toute personne à manifester son soutien auprès de Mickaël en envoyant un courrier à la direction de l'administration pénitentiaire. Ci-dessous leur adresse et, si besoin, un modèle de lettre à leur faire parvenir.
Direction de l'administration pénitentiaire
13, place Vendôme
75042 Paris Cedex 1
Objet : Alerter de toute urgence sur le risque vital encouru par M. Mickaël Gilgenmann
Madame, Monsieur,
Je vous écris car, en tant que proche ami de M. Mickaël Gilgenmann, je suis aujourd'hui particulièrement préoccupé par sa situation. Il est actuellement incarcéré à la prison de Moulins-Yzeure.
M. Gilgenmann est incarcéré depuis 2012. Sa date de sortie est fixée à janvier 2032. Il entre dans sa quinzième année d'emprisonnement et, bien qu'il n'ait jamais été condamné par une cour d'assises, aucune réelle perspective de réinsertion ne lui a jamais été proposée. Cela fait plus de cinq ans qu'il pourrait en principe bénéficier d'un aménagement de peine.
Pourtant, il y a un an, la direction du Centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure s'était formellement engagée auprès de M. Gilgenmann à envisager son transfert vers un centre de détention et sa désinscription du répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Ces deux promesses ne se sont jamais concrétisées ; or vous n'êtes pas sans savoir que le statut DPS et le maintien en maison centrale plutôt qu'en centre de détention ne peuvent que peser très défavorablement sur le parcours d'exécution de peine d'un prisonnier et sur ses démarches de réinsertion. M. Gilgenmann a déjà passé de très nombreuses années en maison centrale sous le statut DPS. Les faits qui lui sont reprochés à l'appui de ces mesures spécifiques à son encontre sont anciens, et M. Gilgenmann n'a aucune raison de récidiver.
De plus, le personnel pénitentiaire du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure provoque systématiquement M. Gilgenmann. Les brimades, humiliations et vexations sont quotidiennes : l'accès à la douche lui est refusé, il fait l'objet de remarques discriminatoires à l'encontre des gens du voyage, la nuit les surveillants donnent des coups dans la porte de sa cellule pour l'empêcher de dormir, on ne lui remet pas les médicaments qui lui sont pourtant prescrits par ordonnance, ses communications depuis la cabine téléphonique sont interrompues par des coupures intempestives, aucun rendez-vous médical n'est prévu pour la pose de ses prothèses auditives malgré une prescription médicale hospitalière en ce sens, etc.
M. Gilgenmann a alerté les chefs de détention et la direction du centre pénitentiaire, mais ses signalements n'ont été suivis d'aucun effet. À la fin du mois de juillet et au début du mois d'août 2026, M. Gilgenmann s'est automutilé, et ses blessures nécessitaient la pose de points de suture sur ses bras et son ventre ; ce qui n'a été fait que partiellement et sans anesthésie. Dans la nuit du 3 au 4 août, quelques heures après qu'un surveillant lui a dit : « Vas-y, fous-toi en l'air, t'as plus que ça comme solution », il a fait une tentative de suicide. Jusqu'à ce jour, il n'avait envisagé d'attenter à sa propre vie à aucun moment de son parcours en détention.
Il convient de rappeler que M. Gilgenmann a entamé le 26 janvier 2026 une grève de la faim et de la soif qu'il n'a interrompue qu'après que la direction de Moulins-Yzeure a renouvelé sa promesse d'envisager la levée de sa gestion isolée et de son inscription au répertoire DPS, et un transfert en centre de détention. Vous ne pouvez ignorer ces faits que nous avons déjà porté à votre connaissance sur le moment.
En tant que proche de M. Gilgenmann, je suis tout à fait conscient de l'impasse dans laquelle la direction et le personnel du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure le place en toute connaissance de cause ; il va donc sans dire que je considérerai l'administration pénitentiaire pleinement responsable de toute atteinte à sa dignité, à sa santé et à son intégrité physique et mentale.
Par la présente, M. Gilgenmann et moi-même rappelons la direction du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure et, par voie de conséquence, la direction de l'administration pénitentiaire, à leurs propres engagements.
En vous remerciant par avance pour l'attention que vous voudrez bien porter à ce sujet grave, et dans l'attente d'actes clairs et rapides de votre part,
Cordialement,
Alors qu'il entame sa quinzième année de prison, Mickaël Gilgenmann continue à subir l'acharnement de l'administration pénitentiaire (AP) et des surveillants de la prison de Moulins-Yzeure. Après de nombreuses années en prison, et alors qu'il est aménageable depuis plus de cinq ans, aucune perspective de sortie n'est envisageable, tant que Mickaël reste enfermé en maison centrale plutôt qu'en centre de détention (prison aux mesures moins sécuritaires) et inscrit au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS).
Depuis la publication d'un article à son sujet il y a à peine quelques jours, la situation a empiré.
TW : tentative de suicide
Dans la nuit du 3 au 4 août 2026, notre ami Mickaël a fait une tentative de suicide quelques heures après qu'un des surveillants de Moulins-Yzeure lui a dit : « vas-y fous toi en l'air, t'as plus que ça comme solution ».
Mickaël n'est pas suicidaire et n'a pas envie de mourir. Les maltraitances et la violence qu'il subit au sein de la prison de Moulins-Yzeure l'ont amené à s'ouvrir les bras, le ventre et à faire une tentative de suicide. Il n'avait jamais attenté à sa vie jusqu'ici.
La direction et les surveillants de Moulins-Yzeure lui refusent des soins décents en l'abandonnant dans sa cellule alors qu'il est blessé, ou en le recousant sans anesthésie.
Ils l'empêchent de prendre des douches et d'aller en promenade.
Ils l'isolent en coupant de façon intempestive ses appels sur la cabine.
Ils l'infantilisent et le menottent à chaque mouvement.
Ils l'humilient avec des propos racistes à l'encontre des Voyageurs.
Ils lui refusent un transfert vers un centre de détention.
Ils n'ont jamais demandé sa désinscription au registre des DPS, contrairement à ce qu'ils promettent depuis un an.
Ils utilisent des motifs bidons tels qu'un dessin d'hélicoptère dans l'un de ses courriers pour prolonger de telles mesures.
Ils donnent des coups de pied dans la porte de sa cellule pour l'empêcher de dormir la nuit.
Ils ne lui délivrent pas les médicaments qui lui sont pourtant prescrits par ordonnance.
Ils ne prennent aucun rendez-vous médical pour la pose de ses prothèses auditives, malgré une prescription médicale hospitalière urgente en ce sens.
Ils veulent le laisser devenir sourd, alors que c'est le coup de pied d'un maton dans son tympan qui a provoqué sa surdité.
Ils lui nient sa dignité.
Et suite à tout ça, il a failli mourir.
Nous tenons et tiendrons entièrement responsable la prison Moulins-Yzeure de toute éventuelle atteinte à la santé et à l'intégrité physique et mentale de Mickaël.
Mickaël Gilgenmann exige :
Des proches de Mickaël Gilgenmann
P.-S. : Nous invitons toute personne à manifester son soutien auprès de Mickaël en envoyant un courrier à la direction de l'administration pénitentiaire. Ci-dessous leur adresse et, si besoin, un modèle de lettre à leur faire parvenir.
“Direction de l'administration pénitentiaire
13, place Vendôme
75042 Paris Cedex 1
Objet : Alerter de toute urgence sur le risque vital encouru par M. Mickaël Gilgenmann
Madame, Monsieur,
Je vous écris car, en tant que proche ami de M. Mickaël Gilgenmann, je suis aujourd'hui particulièrement préoccupé par sa situation. Il est actuellement incarcéré à la prison de Moulins-Yzeure.
M. Gilgenmann est incarcéré depuis 2012. Sa date de sortie est fixée à janvier 2032. Il entre dans sa quinzième année d'emprisonnement et, bien qu'il n'ait jamais été condamné par une cour d'assises, aucune réelle perspective de réinsertion ne lui a jamais été proposée. Cela fait plus de cinq ans qu'il pourrait en principe bénéficier d'un aménagement de peine.
Pourtant, il y a un an, la direction du Centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure s'était formellement engagée auprès de M. Gilgenmann à envisager son transfert vers un centre de détention et sa désinscription du répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Ces deux promesses ne se sont jamais concrétisées ; or vous n'êtes pas sans savoir que le statut DPS et le maintien en maison centrale plutôt qu'en centre de détention ne peuvent que peser très défavorablement sur le parcours d'exécution de peine d'un prisonnier et sur ses démarches de réinsertion. M. Gilgenmann a déjà passé de très nombreuses années en maison centrale sous le statut DPS. Les faits qui lui sont reprochés à l'appui de ces mesures spécifiques à son encontre sont anciens, et M. Gilgenmann n'a aucune raison de récidiver.
De plus, le personnel pénitentiaire du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure provoque systématiquement M. Gilgenmann. Les brimades, humiliations et vexations sont quotidiennes : l'accès à la douche lui est refusé, il fait l'objet de remarques discriminatoires à l'encontre des gens du voyage, la nuit les surveillants donnent des coups dans la porte de sa cellule pour l'empêcher de dormir, on ne lui remet pas les médicaments qui lui sont pourtant prescrits par ordonnance, ses communications depuis la cabine téléphonique sont interrompues par des coupures intempestives, aucun rendez-vous médical n'est prévu pour la pose de ses prothèses auditives malgré une prescription médicale hospitalière en ce sens, etc.
M. Gilgenmann a alerté les chefs de détention et la direction du centre pénitentiaire, mais ses signalements n'ont été suivis d'aucun effet. À la fin du mois de juillet et au début du mois d'août 2026, M. Gilgenmann s'est automutilé, et ses blessures nécessitaient la pose de points de suture sur ses bras et son ventre ; ce qui n'a été fait que partiellement et sans anesthésie. Dans la nuit du 3 au 4 août, quelques heures après qu'un surveillant lui a dit : « Vas-y, fous-toi en l'air, t'as plus que ça comme solution », il a fait une tentative de suicide. Jusqu'à ce jour, il n'avait envisagé d'attenter à sa propre vie à aucun moment de son parcours en détention.
Il convient de rappeler que M. Gilgenmann a entamé le 26 janvier 2026 une grève de la faim et de la soif qu'il n'a interrompue qu'après que la direction de Moulins-Yzeure a renouvelé sa promesse d'envisager la levée de sa gestion isolée et de son inscription au répertoire DPS, et un transfert en centre de détention. Vous ne pouvez ignorer ces faits que nous avons déjà porté à votre connaissance sur le moment.
En tant que proche de M. Gilgenmann, je suis tout à fait conscient de l'impasse dans laquelle la direction et le personnel du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure le place en toute connaissance de cause ; il va donc sans dire que je considérerai l'administration pénitentiaire pleinement responsable de toute atteinte à sa dignité, à sa santé et à son intégrité physique et mentale.
Par la présente, M. Gilgenmann et moi-même rappelons la direction du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure et, par voie de conséquence, la direction de l'administration pénitentiaire, à leurs propres engagements.
En vous remerciant par avance pour l'attention que vous voudrez bien porter à ce sujet grave, et dans l'attente d'actes clairs et rapides de votre part,
Cordialement,”
Ce que l'on peut dire de l'éphéméride des luttes du 14 août, c'est qu'elle est particulièrement chargée. Alors que cette charge historique résonne dans les luttes que nous avons à mener aujourd'hui et dans celles que nous aurons à mener demain.
1791 : A Saint-Domingue, la révolte des esclaves débute, ce qui mènera à l'indépendance de Haïti 12 ans plus tard.
1843 : En Floride, la révolte des indien-ne-s Séminoles est écrasée par le gouvernorat après plus de sept ans de résistance.
1846 : Aux Etats-Unis, Henry-David Thoreau, auteur anarchiste, est incarcéré pour son refus de s'acquitter de ses impôts. Celui-ci refusait de financer l'Etat qui exploite et opprime grâce à l'argent collecté par ces taxes.
1850 : En Californie, début d'une émeute liée à l'occupation des terres.
1878 : A Benevento en Italie, ouverture du procès des internationalistes (Malatesta, Cafiero, etc.) pour "le délit de conspiration dans le but de changer et de détruire la forme de gouvernement, d'inciter les habitants à s'armer contre le pouvoir de l'Etat, de provoquer la guerre civile (...), d'attentat en bande armée, et de complicité dans les délits de : blessures volontaires par arme à feu sur la personne des carabiniers du roi ...". Ils seront tous acquittés.
1903 : A Genève, parution du premier numéro de "Khleb i Volia" (Pain et Liberté), journal anarchiste en langue russe.
1908 : A Springfield dans l'Illinois, des émeutes éclatent entre la communauté Noire et la police. Finalement, l'armée devra intervenir. Cet événement sera celui qui déclenchera le processus de création de la NAACP.
1962 : Dans le Massachussets, deux hommes armés braquent un fourgon de la poste et repartent avec un butin de 1.5 millions de dollars.
1968 : A Capetown en Afrique du Sud, des étudiant-e-s contre l'apartheid occupent l'université.
1969 : A Belfast, en Irlande du Nord, le bilan est de dix civils tués lors de la répression d'une émeute de trois jours connue sous le nom de bataille du Bogside. Les troupes anglaises sont déployées en nombre dans tout le pays.
1971 : A Belfast, un soldat de l'armée britannique est tué par l'IRA 'Officielle' (OIRA).
1972 : - A Toulouse, rue de l'esquille dans la nuit, vol dans une imprimerie de matériel qui servira à imprimer les publications du MIL (Mouvement Ibérique de Libération).
1974 : A Lourdes, fausse alerte à la bombe revendiquée par les Groupes d'Action Révolutionnaire Internationaliste (GARI).
1979 : En Espagne, la police découvre et abat Pedro Tabanera Pérez, l'un des membres les plus activement recherchés du groupe armé des GRAPO (Groupe de Résistance Antifasciste du Premier Octobre).
1980 : A Gdansk en Pologne, les 17.000 ouvriers des chantiers navals Lénine se mettent en grève générale, après plus de deux mois d'agitation.
1983 : Sur un ferry au départ du Havre, les forces de sécurité françaises découvrent un stock d'armes, qui devait selon eux être livrées à l'IRA lors de l'arrivée au port de Rosslare en Irlande.
1994 : Ilich Ramírez Sánchez, aussi dit Carlos (pas celui qui chante Papayou, celui qui faisait de la lutte armée), est capturé.
1998 : En Argentine, sous la présidence de Carlos Menem, les juges décident de suspendre les enquêtes dirigées contre les anciens dignitaires de la dictature militaire. Ces enquêtes rouvriront dans les années 2000 sous Kirchner.
Voir l'éphéméride anarchiste du 14 août.
Quand ?
Le 16 août à 17h
Où ?
Place Edmond Michelet Place Edmond Michelet 75004 Paris
Même la radio a évoqué ce jeudi matin les atrocités commises par Israël en Palestine : une famille avec deux enfants de 2 et 4 ans, assiégée depuis 5 jours en Cisjordanie par des colons israéliens, appuyés par l'armée israélienne. Ces derniers ne laissent personne, ni bénévoles, ni ambulances, ni journalistes, venir leur apporter de la nourriture, de l'eau ou des soins.
Toute la Cisjordanie est assaillie depuis des semaines, le régime israélien ayant annoncé vouloir faire la même chose qu'à Gaza dans ses villes, villages et camps, pour chasser les Palestiniens et prendre leurs terres. Et tous les moyens sont bons, meurtres, agressions, démolitions, détention en série, vol de terres, puits et bétail empoisonnés, oliviers arrachés, fermetures d'écoles palestiniennes, installation de nouvelles colonies...
Emmanuel Macron, dans sa grande bonté, s'est fendu d'une « reconnaissance de la Palestine ». Mais c'est sans doute sans la présence des Palestiniens ?
ET À GAZA, LE GÉNOCIDE CONTINUE
Assassinats israéliens tous les jours, blocus continu, et les 3/4 de l'aide humanitaire bloqués par Israël. Pas d'abris sous la canicule, tentes surpeuplées, la famine qui réapparaît, de même que les files d'attente pour l'eau.
Des milliers d'enfants amputés sans prothèses, explosion d'une épidémie de varicelle liée au manque d'hygiène, la puanteur des déchets partout, en l'absence de moyens d'assainissement, et de matériel pour déblayer tandis que les survivants continuent à enterrer leurs morts au fur et à mesure qu'on en découvre dans les décombres.
OTAGES AUX MAINS DE L'OCCUPANT
Et l'on est sans nouvelles de quelque 10 000 Palestiniens emprisonnés par Israël dans des conditions inimaginables (affamés, torturés), dont 17 médecins entre la vie et la mort, comme le Dr. Abu Safiya, pédiatre et directeur de l'hôpital Kamal Adwan à Gaza.
Au total, 1700 soignants, secouristes, ambulanciers de Gaza incarcérés, près de 200 enfants détenus, « administrativement », comme plus de la moitié des otages palestiniens, c'est-à-dire sans inculpation ni jugement, et sans savoir s'ils sortiront un jour de cet enfer.
LE SUD-LIBAN À FEU ET À SANG
Et parallèlement Israël bombarde et rase les maisons des milliers de familles déplacées de force au sud-Liban, bombes au phosphore à l'appui pour détruire tout l'environnement !
ON NE RESTE PAS LES BRAS CROISÉS ! MANIFESTONS CONTRE CES ASSASSINS PARTOUT OÙ CELA EST POSSIBLE !
À PARIS CE DIMANCHE : PARIS 17H00 - PLACE EDMOND MICHELET (BEAUBOURG)
La mauvaise, c'est que le flop du «service militaire volontaire» pourrait évoluer en enrôlement obligatoire dans les années à venir
L’article Bonne nouvelle : malgré le bourrage de crâne militariste européen, le service militaire fait flop est apparu en premier sur Contre Attaque.
Des dizaines de milliers d'euros d'argent public pour transformer l'espace public en tribune sioniste au détriment des besoins des habitants de Béziers
L’article Béziers : un musée pro-Israël à ciel ouvert au cœur du Sud de la France est apparu en premier sur Contre Attaque.
Appel à actions contre l'industrie minière
Nous écrivons cet appel à une période où la civilisation industrielle révèle l'importance de ses fondations : les sous-sols.
Armée par la science et la technologie, la méga-machine extractive repousse les frontières cognitives et territoriales. Tout est désormais transformé en matières premières. De la France à la Chine, des États-Unis à la Russie, d'Imerys à Rio Tinto en passant par BHP Biliton ou Anglo American, états et entreprises passent le monde au peigne fin, brossant jusqu'aux fonds marins et l'Antarctique, à la recherche de minerais aux noms insolites (lithium, cobalt, tungstène, beryllium, etc). Des milliardaires, comme Elon Musk pour le plus connu, investissent dans l'aérospatial afin de prospecter des gisements cosmiques. Ici-bas, sur Terre, la démesure du pillage capitaliste et patriarcal approfondit ses ravages. Les mines entraînent guerres , vols, viols, maladies, pollutions et travail de forçat dans les espaces colonisés comme au Congo, en Indonésie ou en Amérique du Sud. À cet impérialisme s'ajoute l'exploitation intra-muros, alors que la vieille Europe recommence à accueillir la voracité minière à bras ouverts. Que ce soit à Jadar en Serbie ou au Portugal avec le site de Covas do Barosso, en passant par le très médiatisé projet Emili au cœur de la France métropolitaine, et… l'Ukraine, les mêmes logiques de sacrifice des territoires et des populations sont à l'œuvre. Ces dernières continuant de subir la dépossession, la répression et la mise au silence. Les pouvoirs d'états à travers l'USGS, le BRGM et autres centres de recherche et les financeurs (Union Européenne, BPI, actionnaires comme Glencore) provoquent ainsi de nouvelles guerres, de nouvelles dévastations, afin de siphonner les matières fossiles et minérales des sous-sols.
La mondialisation de l'extractivisme est en cours mais ses horreurs ne se font pas sans opposition. Des luttes acharnées se mènent en Laponie, au Canada, en Kanaky, au Sahara, en France, en Grèce, en Allemagne, pour conserver l'eau, la terre. Pour survivre. Des projets sont contestés, retardés, certains sont abandonnés. Face à l'ampleur de la dévastation, n'oublions pas notre force collective.
Nous croyons ce système faillible, que sa subversion est possible.
Nous voulons le saper à sa base. Grâce à l'imagination, l'inspiration, l'audace !
Partout où ce message circulera, que ces deux mois (Février-Mars 2027) soient semés d'actions autonomes et diverses contre les entreprises minières et ceux qui collaborent avec elles.
Bien appliquées, de petites forces peuvent devenir de grandes menaces.
Affiche
Appel à actions contre l'industrie minière
Nous écrivons cet appel à une période où la civilisation industrielle révèle l'importance de ses fondations : les sous-sols.
Armée par la science et la technologie, la méga-machine extractive repousse les frontières cognitives et territoriales. Tout est désormais transformé en matières premières. De la France à la Chine, des États-Unis à la Russie, d'Imerys à Rio Tinto en passant par BHP Biliton ou Anglo American, états et entreprises passent le monde au peigne fin, brossant jusqu'aux fonds marins et l'Antarctique, à la recherche de minerais aux noms insolites (lithium, cobalt, tungstène, beryllium, etc). Des milliardaires, comme Elon Musk pour le plus connu, investissent dans l'aérospatial afin de prospecter des gisements cosmiques. Ici-bas, sur Terre, la démesure du pillage capitaliste et patriarcal approfondit ses ravages. Les mines entraînent guerres , vols, viols, maladies, pollutions et travail de forçat dans les espaces colonisés comme au Congo, en Indonésie ou en Amérique du Sud. À cet impérialisme s'ajoute l'exploitation intra-muros, alors que la vieille Europe recommence à accueillir la voracité minière à bras ouverts. Que ce soit à Jadar en Serbie ou au Portugal avec le site de Covas do Barosso, en passant par le très médiatisé projet Emili au cœur de la France métropolitaine, et… l'Ukraine, les mêmes logiques de sacrifice des territoires et des populations sont à l'œuvre. Ces dernières continuant de subir la dépossession, la répression et la mise au silence. Les pouvoirs d'états à travers l'USGS, le BRGM et autres centres de recherche et les financeurs (Union Européenne, BPI, actionnaires comme Glencore) provoquent ainsi de nouvelles guerres, de nouvelles dévastations, afin de siphonner les matières fossiles et minérales des sous-sols.
La mondialisation de l'extractivisme est en cours mais ses horreurs ne se font pas sans opposition. Des luttes acharnées se mènent en Laponie, au Canada, en Kanaky, au Sahara, en France, en Grèce, en Allemagne, pour conserver l'eau, la terre. Pour survivre. Des projets sont contestés, retardés, certains sont abandonnés. Face à l'ampleur de la dévastation, n'oublions pas notre force collective.
Nous croyons ce système faillible, que sa subversion est possible.
Nous voulons le saper à sa base. Grâce à l'imagination, l'inspiration, l'audace !
Partout où ce message circulera, que ces deux mois (Février-Mars 2027) soient semés d'actions autonomes et diverses contre les entreprises minières et ceux qui collaborent avec elles.
Bien appliquées, de petites forces peuvent devenir de grandes menaces.
Qui connaît la doctrine du «cassage d'os», qui a été appliquée par l'armée coloniale sur des milliers de palestiniens en 1988 ?
L’article Quand Israël adoptait la politique du «cassage d’os» contre les palestiniens est apparu en premier sur Contre Attaque.
Nous écrivons cet appel à une période où la civilisation industrielle révèle l'importance de ses fondations : les sous-sols. Armée par la science et la technologie, la méga-machine extractive repousse les frontières cognitives et territoriales. Tout est désormais transformé en matières premières. De la France à la Chine, des États-Unis à la Russie, d'Imerys à Rio Tinto en passant par BHP Biliton ou Anglo American, états et entreprises passent le monde au peigne fin, brossant jusqu'aux fonds marins et (...)
Le 13 août, l'éphéméride des luttes démontre à quel point la révolte contre la colonisation n'est pas nouvelle, et qu'il est toujours moment de déserter les rôles qui nous sont réservés pour choisir une voie de libération.
1536 : Au Honduras, dans la vallée de l'Ulúa, mort de l'ex-conquistador Gonzalo Guerrero. Celui-ci avait gagné le surnom de 'Rénégat' chez ses anciens camarades parce qu'il était passé dans le camp des Mayas qui résistaient et est mort en combattant avec eux contre les Espagnols. C'est le premier conquistador a avoir abandonné et combattu le colonialisme mené par son propre pays d'origine.
1882 : A Montceau-les-Mines, la "bande Noire", composée principalement de mineurs anarchistes, continue son oeuvre anticléricale en attaquant l'église et la Croix du Bois Roulot.
1936 : A Piña de Ebro près de Saragosse, parution du premier bulletin "El Frente", édité par la Colonne Durruti lors de la guerre civile contre les franquistes.
1961 : En Allemagne de l'Est, début de la construction du Mur de Berlin.
1963 : En Espagne, les tribunaux franquistes condamnent à mort les anarchistes Francisco Granados et Joaquín Delgado, accusés d'avoir commis les attentats du 29 juillet contre la Délégation Nationale des Syndicats et contre la section des passeports de la Direction Générale de la Sécurité.
1968 : Près de Varkiza (Athènes) en Grèce, le poète révolutionnaire Alexandros Panagulis tente d'assassiner le dictateur militaire Georgios Papadopoulos, tentative qui échoue car les engins qui devaient exploser au passage du dictateur ne s'amorcent pas.
1969 : A Derry en Irlande du Nord, de sérieuses émeutes continuent au deuxième jour de la bataille du Bogside.
1970 : En Californie, Jonathan Jackson, 17 ans, entre armé dans le tribunal pour tenter de libérer son frère George Jackson et d'autres prisonniers politiques. Il distribue des armes aux prisonniers et prend le tribunal en otage, mais sera finalement abattu.
1974 : Près de Crossmaglen en Irlande du Nord, deux soldats de l'armée britannique sont tués dans l'explosion d'une bombe posée par l'IRA.
1977 : Manifestation de 50000 personnes au Larzac contre l'installation d'un nouveau camp de la Légion étrangère.
1993 : A Bournemouth en Angleterre, l'IRA mène une série d'attaques à la bombe incendiaire contre un certain nombre de magasins et d'entreprises.
1997 : Diffusion du premier épisode de la série South Park.
2008 : Près de Varese en Italie, l'ALF (Front de Libération Animale) incendie l'entreprise Tecniplast, principal constructeur de cages et d'outils de laboratoire dans le monde. Les 2400 m² de la structure brûlent et le toit s'effondre.
2012 : A Athènes, dans le quartier de Pagrati, les locaux du parti néonazi Aube Dorée sont entièrement incendiés par les anarchistes, au lendemain de l'assassinat d'un jeune Irakien par les nazis.
Voir l'éphéméride anarchiste du 13 août.
Rassemblement contre la campagne raciste des identitaires européens Save Europe Act
- Initiatives / Lyon, Manifs et rassemblements
Ce week-end, nous avons été surpris par une décision de justice ordonnant l’expulsion de la Kasa Invisível. Nos avocats travaillent déjà à annuler cette décision, mais l’expulsion pourrait avoir lieu à tout moment cette semaine.
C’est pourquoi nous faisons appel dès maintenant pour solliciter l’attention et le soutien de nos compas, organisations, collectifs et personnes qui fréquentent la maison, de nos voisin.es, ainsi que de tous ceux qui soutiennent et croient en ce projet. Nous vous demandons de rester vigilant.e et disponible pour nous soutenir si nécessaire !
Bientôt, nous convoquerons une réunion publique à la Kasa Invisível pour réfléchir collectivement à la manière de résister à l’expulsion et renforcer cette lutte. Notre force est sociale et collective, et nous croyons que nous ne pouvons affronter ce moment que par la solidarité, la mobilisation et le soutien mutuel.
Kasa Invisível est un squat qui, depuis 2013, abrite un centre social, des coopératives et des logements, favorisant toujours des activités gratuites et construisant un réseau vivant de solidarité avec nos voisin.es, d’autres squats, des personnes sans-abris, ainsi que divers groupes et initiatives dans la ville.
La Kasa Invisível est construite par de nombreuses mains, et c’est avec de nombreuses mains que nous la défendrons ! Restez à l’écoute pour les prochains appels à l’action.
Cet appel est à tous les groupes et individus internationalistes à montrer solidarité et soutien à Kasa Invisível.
Si vous connaissez la Kasa, nous avez rendu visite ou nous avez accueilli lors des nombreux voyages que nous avons faits pour discuter de la lutte pour le logement et des mouvements sociaux, veuillez envisager de répondre à cet appel.
Il existe de nombreuses façons de participer et de nous soutenir:
– partager et signer cet appel à l’action.
– assister aux événements et aux actions de la Kasa lorsque nous les annoncerons.
– montrez votre solidarité et soutien de toutes les manières: déclarations, articles, images de solidarité, vidéos, banderoles et affiches s’opposant à l’expulsion de la Kasa, dans votre propre ville ou quartier !
– organiser un événement de solidarité.
Squatter, c’est résister, et la solidarité est notre arme !
Coletivo Kasa Invisível
Avenida Bias Fortes, 1034
Belo Horizonte – Minas Gerais
Brésil
kasainvisivel [at] riseup [point] net
https://kasainvisivel.org/
https://radar.squat.net/fr/kasainvisivel
https://kolektiva.social/@kasainvisivel
Des squats au Brésil https://radar.squat.net/fr/groups/country/BR/country/BR/squated/squat
Des groupes groupes (librairies, centres sociaux, squats) au Brésil https://radar.squat.net/fr/groups/country/BR
Des événements au Brésil https://radar.squat.net/fr/events/country/BR
Le 22 juillet, la chambre des représentants des États-Unis a voté un projet de fusion stratégique entre les armées des USA et d'Israël.
L’article Vers une fusion des armées des USA et d’Israël ? est apparu en premier sur Contre Attaque.
reçu par mail (en anglais et en français) / début août 2026

Des « Blackshirts » devant la Parlement d’Écosse, à Édimbourg, le 24 juin
Proclamer ici la victoire n’a aucun sens – des camarades se font nasser sans que personne ne fasse rien, une vingtaine de personnes partent au casse-pipe pendant que tout le monde regarde ailleurs, sans joie à marcher ensemble et à occuper l’espace en dehors de la zone autorisée, pas une seule vitrine/abribus repeinte par notre haine de ce monde : l’anti-fascisme se définit par son action, Stand up to racism, les syndicats et le Socialist Workers Party sont définis par des postures auto-satisfaite et une collaboration claire avec la police fasciste. IL NE LEUR APPARTIENT PAS DE DÉCLARER VICTOIRE À NOTRE PLACE
La défaite est inévitable si personne ne se parle – aucune mutualisation d’informations basiques sur ce à quoi nous étions censé.es nous opposer. Il est impossible de se préparer en amont sans cela. Il est vital de tisser des liens entre les différents groupes présents et de destituer le pouvoir aux coordinateurs institutionnels qui ne cherchent qu’à neutraliser notre colère en collaborant directement avec la police fasciste, nous laissant donc plus dispersé.es, plus faibles et plus désorganisé.es.
Les organisateurs institutionnels : des loups déguisés en mouton – la collaboration étroite de Stand up to racism et des syndicats avec la police contrôle donc le moindre de nos mouvements au sein du rassemblement, mais aussi en nous faisant répéter bêtement leurs slogans inoffensifs. Nous sommes sous leur emprise dès lors que nous acceptons les règles de leur jeu. La domination imposée par leur service d’ordre nous rend passif.ves au point de nous auto-censurer, effrayé.es par le moindre mouvement imprévu ou la plus petite tentative d’action autonome. Répétons-le : l’offensive fasciste, avec sa dynamique irrésistible et sa portée historique mondiale, ne peut pas être stoppée par une collaboration directe ou indirecte avec la police et, par extension, avec ces institutions. N’oublions jamais que l’antifascisme ne naît que dans le mouvement, par l’action ; dès que nous restons immobiles, il meurt. REJETEZ L’IMMOBILISME ET REJETEZ TOUTES LES POLICES
Les fascistes ont dix coups d’avance sur nous – ils mutualisent leur organisation en avance, ils savent dans quoi ils arrivent et ce qu’ils vont essayer de produire, ils se coordonnent en temps réel, ce qui revient à dire qu’ils ont toujours donné le rythme et que nous n’avons fait que réagir à basse intensité. Ils étaient au courant de la nasse à l’arrière, ils ont chargé de manière coordonnée, ils étaient suffisamment organisés pour arriver à investir le centre-ville pendant que nous étions inertes à rester sur place pour vendre des t-shirts et faire des discours auto-satisfaits. Bref, ils nous prennent pour une blague et à raison.
En bref : DÉFENSE COLLECTIVE, SOLIDARITÉ INCONDITIONNELLE, MUTUALISATION D’INFOS AUTONOME
Quelques remarques introductives
Au cours des six derniers mois, mais plus particulièrement au cours de l’été, des gangs de nazis se sont formes en Écosse, comme des milices paramilitaires, pour harceler, intimider et agresser tou.tes celles/ceux qu’ils identifient comme non conformes a l’hétéronormativite blanche, en concentrant leurs actions particulièrement envers les communautés musulmanes. Le rassemblement fasciste a été organise par Unite the clans, un de ces groupes écossais, et soutenu par Tommy Robinson, entre autres figures influents de la sphère fasciste britannique. Le rassemblement du samedi 24 juillet a été le point culminant jusqu’ici des tensions préexistantes qui bouillonnaient depuis un moment.
La réponse antifasciste a été organisée en consultation avec la police écossaise par Stand up to racism, une organisation satellite du Socialist Workers Party (SWP), une organisation dont le comité central abrite et promeut des agresseurs sexuels, entre autres problèmes fondamentaux. Ils ont été la figure de proue de la diffusion de l’appel au rassemblement sur les réseaux sociaux ; Unite the union et Unison, les deux plus gros syndicats au Royaume-Uni, étaient aussi listés en tant qu’organisateurs. Leurs représentants portaient des vestes de secouriste pendant le rassemblement et se comportaient comme des officiers en liaison avec la police et contrôlaient la foule, etc.
Ce sont ces gens qui ont parlé de victoire au moment même où les antifas étaient nassés et que ce qui existait comme black-bloc était piétiné par la police montée.
reçu par mail (en anglais et en français) / début août 2026
proclaiming victory here makes no sense– comrades kettled while no one did anything; twenty people led to slaughter while everyone looked the other way; no joy in marching together and occupying space outside the authorized zone; not a single shop window or bus shelter repainted by our hatred of this world :anti-fascism is defined by action; stand up to racism, trade unions and the socialist workers party are defined by fashion, self-satisfaction, and open collaboration with the fascist police. THEY DO NOT DECLARE VICTORY IN OUR NAME
defeat is inevitable if no one talks to one another– no shared pool of anti-fascist information about what we are countering. we cannot prepare in advance without this. we must forge links between the various groups present and strip power from the institutional coordinators who seek only to neutralise our rage in direct and open collaboration with the fascist police —thereby leaving us scattered, weak, and disorganised.
protest ‘organisers’: wolves in sheep’s clothing– stand up to racism and trade unions’ close collaboration with the police serves only to control not just our movements within the rally, but even the very inoffensive slogans we parrot. we are all under their hold when we accept the rules of their game. the monopoly of their neon-clad ‘security’ enforcers renders us passive and self-censoring, afraid of the slightest unexpected move or autonomous action. let us repeat: the buoyant and world-historic onslaught of fascism cannot be stopped indirect or indirect collaboration with the police, and by extension stand up to racism and all other formal protest ‘organisers’. let us never forget that anti-fascism is born only in movement through action; the moment we stand still it dies. REJECT STASIS AND ALL FORMS OF POLICE
fascists are ten steps ahead of us– they pool their organisational efforts in advance; know what they are walking into and what they intend to produce; they coordinate in real time—which amounts to saying they always set the pace while we react at low intensity. they knew about the kettle at the rear, they charged in a coordinated fashion, they were organised enough to successfully occupy the city centre while we sat idly by selling t-shirts, making self-congratulatory speeches. they take us for a joke—and rightly so.
in short: COLLECTIVE DEFENSE, UNCONDITIONAL SOLIDARITY, AUTONOMOUS POOLING OF INFORMATION.
introductory remarks
over the last six months but increasingly over the summer gangs of nazis have been forming in scotland, as the brownshirts, to harass, intimidate and assault anyone they deem nonconformist to white heteronormativity, focusing their activity around certain diverse communities. the fascist rally was organised by ‘unite the clans’ and supported by tommy robinson amongst other influential figures of the british far-right. saturday 24 july was a culmination of pre-existing tensions that have been simmering for some time.
the anti-fascist response was organised in consultation with police scotland by ‘stand up to racism’, a proxy group of the socialist workers’ party (swp), an organisation whose entire central committee is compromised by sheltering & promoting sexual abusers, among other fundamental problems. whilst they fronted the advertising campaign for the rally on social media, ‘unite the union’ and ‘unison’, the two largest general trade unions in the uk, were also listed as organisers. their representatives wore high-visibility ‘security’ jackets during the protest and acted like marshals who liaised with the police & enforced crowd control etc.
these are the people who spoke of victory at the very moment anti-fascists were kettled and what exists of the ‘black bloc’ was trampled by cavalry police.
Cet article sera mis à jour régulièrement avec les dernières informations sur la présence policière pendant les Bure’lesques. Pour les informations pratiques sur les Bure’lesques, le site le plus à jour est le site du festival : https://burefestival.org/
Cet article sera mis à jour autant que possible mais aura surement quelques heures de retard par rapport aux contrôles
Mardi 11 août 2026 : un hélicoptère a survolé le lieu du festival ainsi que Bure et Mandres-en-Barrois
Mercredi 12 août 2026 : pas de contrôles signalés sur la journée
Jeudi 13 août 2026 : pas de contrôles signalés sur la journée
Vendredi 14 août 2026 :
Lien pour rejoindre le groupe Infotrafflic : https://signal.group/#CjQKIFjS-ZUtoO_xpd7L8AaE9tFx4FUqSJhXoPGhIbgKd0ymEhAu3sHk-fyDWE9Dcu1igNCZ
Ce groupe est public, faites attention à ce que vous y partagez. Si vous indiquez un contrôle pensez à indiquer l’heure, le lieu précis, et s’il y avait une réquisition. Une legal team est présente sur le site si vous avez des questions. Si besoin vous pouvez nous contacter par signal à @legalbure.55 . Merci de ne pas spammer ce groupe pour que les informations importantes ne soient pas noyées.
Pour éviter d’être trop identifié sur Signal, vous pouvez choisir un pseudonyme Signal différent de votre nom/prénom et vérifier que votre numéro de téléphone est caché dans les paramètres de Signal. Si vous utilisez déjà Signal, vous pouvez également changer votre identifiant avant de rejoindre le groupe.
Au 12 août, les gendarmes n’ont pas montré de réquisitions pour la fouille de véhicules.
Un arrêté interdit du vendredi 14 août 2026 08 heures 00 au lundi 17 août 2026 12 heures 00 le transport:
– de feu d’artifice.
– de carburants, accélérateurs de caburants, combustibles, acides ou produits chimiques, et de pneus usagés.
– Le transport de bombes à tag
– de matériaux pouvant servir de combustible (bois, paille, poutre)
– objets pouvant servir d’armes
– la consommations d’alcool de groupe 3 à 5 sur la voie publique
– du matos de sonorisation et de sound system
– matériel pouvant couvrir le visage
La liste des communes concernées par l’arrêté:
TREVERAY, SAINT-AMAND-SUR-ORNAIN, NAIX-AUX-FORGES, MENAUCOURT, GIVRAUVAL, LONGEAUX, NANTOIS, VILLERS LE SEC, HEVILLERS, BOVIOLLES, MARSON-SUR-BARBOURE, REFFROY, SAINT-JOIRE, BAUDIGNECOURT, DEMANGE AUX EAUX, BURE, GONDRECOURT-LE-CHATEAU, LUMEVILLE-EN-ORNOIS, HORVILLE EN ORNOIS, MANDRES-EN-BARROIS, CHASSEY-BEAUPRE, BONNET et RIBEAUCOURT
Les arrêtés préfectoraux n’ont jamais été appliqués strictement. Ils servent souvent de prétexte pour faire des contrôles. Dans la pratique, souvent ils n’appliquent pas l’arrêté, mais ils peuvent s’en servir soit pour prendre du matériel, qui peut être récupéré au commissariat à la fin de l’évènement. N’hésitez pas à faire un tour de votre véhicule avant de partir pour retirer les objets non utiles pour l’évènement.
En cas de contrôle, arrêté ou non, tant qu’il n’y a pas de réquisition du procureur, le véhicule n’a pas à être fouillé, même si les flics l’exigent. Demandez la réquisition du procureur (qui n’est pas la même chose que l’arrêté préfectoral), vérifiez l’endroit et la date: vérifiez si elle correspond à l’endroit où vous êtes contrôlé.es et vérifiez les horaires, une réquisitions n’est valable que plusieurs heures. Si elle n’est pas valable les flics ne peuvent ni voir ce qu’il y a dans le véhicule, ni contrôler d’autre personne dans le véhicule que le.a conducteurice.
Si vous voyez des personnes contrôlées sur la route, n’hésitez pas à être solidaire, sortir du véhicule et aller demander aux personnes si elles ont besoin de soutien.
– Brochure : zbeul ton contrôle policier
– Brochure : brief legal en contexte burien
Si vous voulez des infos sur le programme des burelesques, c’est ici.
La BAC de Saint-Denis fait cramer son commissariat à coups de mortiers d’artifice après avoir vidé ses propres extincteurs pour s'amuser.
L’article Les vrais pyromanes sont en uniforme est apparu en premier sur Contre Attaque.
En toute discrétion et en plein génocide, la Commission Européenne veut conclure un accord policier avec Israël Une enquête de l’organisation britannique Statewatch révèle que la commission européenne, dirigée par Ursula Von Der Leyen, a cherché […]
L’article Scandale international : Ursula Von Der Leyen légitime et arme la colonisation est apparu en premier sur Contre Attaque.
Quand ?
Le 15 septembre de 19h30 à 21h
Où ?
Ministère de l'Économie, des Finances et du Budget Rue des Ministères, 75012, Paris, France
Pour ne pas revivre un été comme nous le vivons, nous organisons un grand rassemblement le mardi 15 septembre de 19h30 à 21h00 à Bercy devant le ministère de l'Économie, à Paris.
Parce depuis près de 50 ans, scientifiques, associations, citoyen·nes, alertent sur les conséquences de nos modes de productions. Et nous voici aujourd'hui avec des logements invivables, des hôpitaux surchargés, des écoles fermées, des sécheresses à répétition, une nature gravement impactée et de nombreux animaux qui ont péri pendant les incendies.
Pendant la canicule, des milliers de personnes ont perdu la vie.
C'est un moment historique et il faut s'en saisir.
Devant l'inaction de notre gouvernement, nous lançons un appel pour rejoindre la mobilisation et exiger des moyens afin que ces tragédies ne se répètent pas. Nous mettrons très bientôt dans le débat des propositions concrètes.
Rejoignez l'appel et partagez-le au maximum !
Premiers signataires de l'appel :
. France Nature Environnement
. Union syndicale Solidaires
. Médecins du Monde
. Nous Toutes
. Syndicat des Sapeurs Pompiers Volontaires de France
. Greenpeace
. Fondation pour le Logement
. Syndicat National des Professionnels Infirmiers CFE-CGC
. Fédération des Associations Générales Étudiantes
Quand ?
Le 22 août à 15h
Où ?
Place de la République (Paris) 75010 Paris
Samedi 22 août, pour les 30 ans de la longue marche des sans-papiers pour la liberté, pour l'égalité des droits de toutes et tous, contre le racisme et le fascisme, on reprend le chemin de Saint-Bernard !
Manifestation à l'initiative de la Marche des Solidarité
Quand ?
Le 13 août de 14h à 15h
Où ?
Place Beauvau Place Beauvau 75008 Paris
Comme annoncé le 7 août, les sapeurs-pompiers professionnels (SPP) et les personnels administratifs, techniques et spécialisés (PATS) des SDIS de France seront en grève ce jeudi 13 août.
Cette mobilisation n'est pas un coup de tête. Elle est le cri d'alarme d'hommes et de femmes qui protègent la population au quotidien, mais que l'État abandonne face à la surcharge opérationnelle, au manque d'effectifs et au délabrement des moyens.
Rendez-vous jeudi 13 août 2026, à 14h
Devant le ministère de l'intérieur - Place Beauvau (M° Miromesnil)
Quand ?
Le 13 août de 14h à 15h
Où ?
Place Beauvau Place Beauvau 75008 Paris
Comme annoncé le 7 août, les sapeurs-pompiers professionnels (SPP) et les personnels administratifs, techniques et spécialisés (PATS) des SDIS de France seront en grève ce jeudi 13 août.
Cette mobilisation n'est pas un coup de tête. Elle est le cri d'alarme d'hommes et de femmes qui protègent la population au quotidien, mais que l'État abandonne face à la surcharge opérationnelle, au manque d'effectifs et au délabrement des moyens.
Rendez-vous jeudi 13 août 2026, à 14h
Devant le ministère de l'intérieur - Place Beauvau (M° Miromesnil)
Les identitaires européens de la campagne raciste Save Europe Act organisent une tournée européenne pour propager en toute impunité leur projet de durcissement des politiques migratoires et de « remigration » c'est-à dire littéralement la déportation des personnes immigrées. Ce projet ne surgit pas dans le vide. Partout en Europe, les politiques migratoires se durcissent, les discours racistes se banalisent, ce qui était hier porté par les marges de l'extrême droite est aujourd'hui repris dans les discours politiques et médiatiques et se traduit dans les politiques publiques. Le Parlement européen a adopté en mars un texte ouvrant la voie à un renforcement des procédures d'expulsion, à la possibilité de recourir à des « plate formes de retour » et à l'utilisation accrue des centres de rétention administratifs.
La déshumanisation des personnes migrantes se banalise, entraînant une multiplication des agressions racistes, comme à Belfast où des milices d'extrême droite ont attaqué et incendié des maisons de familles immigrées. Pendant ce temps, les frontières européennes continuent de tuer. Quand les voies légales sont fermées, celles et ceux qui cherchent refuge sont contraintes de prendre des routes toujours plus dangereuses. À Ceuta comme en Méditerranée, les morts et les drames humains se succèdent. Et à chaque nouvelle tragédie, l'extrême droite réclame davantage de frontières alors que celles-ci sont déjà bien verrouillées.
Nous refusons cette logique, d'autant plus si l'on tient compte de la responsabilité de l'Etat français dans ces mouvements migratoires, à travers son soutien aux projets coloniaux et impérialistes, sa complicité aux crimes de guerres et génocides et son inaction face à la crise climatique. L'internationalisme demeure la meilleure réponse au nationalisme et la libre circulation des personnes est la seule réponse désirable aux questions migratoires. Après Utrecht aux Pays-Bas où les fascistes ont pu parader, puis Lille où leur rassemblement a été annulé par la préfecture, et avant de passer en Espagne où ils vont continuer d'instrumentaliser le drame humanitaire de Ceuta à des fins racistes, les fascistes prévoient de venir déployer leur banderole « Remigration saves Europe » à Lyon ce dimanche 16 août à 18h place Saint-Jean.
Nous appelons à un contre-rassemblement antiraciste et antifasciste contre l'extrême-droite ce dimanche à 18h devant la Cour d'Appel de Lyon. Soyons plus nombreuxses qu'eux ! Face à leur horizon mortifère, notre horizon sera toujours la solidarité, le respect de la dignité humaine, et l'anéantissement de tous les systèmes d'oppression !
Signataires de l'appel :
À l'appel de différents collectifs pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, de partout en France, le vendredi 14 août doit monter l'exigence de l'application des arrêtés de l'ONU et de la Cour Pénale Internationale à l'encontre d'Israël et de ses dirigeants visés par ces arrêtés.
Communiqué
Le collectif Paix 21 rappelle que devant l'ampleur de la barbarie israélienne qui se déchaîne sans bruit à Gaza durant ces mois d'été, malgré ce prétendu « cessez-le-feu », les dirigeants de la France ne peuvent plus rester impassibles.
En effet au moins 300 enfants ont été tués à Gaza pendant les 300 jours du cessez le feu : « Les familles sont désormais entassées sur environ un tiers du territoire de la bande de Gaza, où elles vivent dans des conditions dangereuses, au milieu de bâtiments détruits, de décombres et de déchets solides qui s'accumulent » (source : UNICEF, https://www.unicef.fr/article/au-moins-300-enfants-tues-a-gaza-au-cours-des-300-derniers-jours/ )
Ce samedi 15 août, cela fera 1043 jours, soit 147 semaines, que Gaza subit des bombardements incessants, occasionnant un génocide, provoquant des milliers de morts d'enfants, d'hommes et femmes pacifistes qui ne demandent qu'un droit : celui de vivre en paix dans leur pays la Palestine, dans des frontières justes établies et reconnues par tous dans une paix juste et durable.
En Cisjordanie l'annexion rampante est en marche, avec son lot de vol de terres, de bétail et d'assassinats de femmes, d'enfants et de vieillards, associé à une asphyxie économique.
Le Collectif paix 21 dénonce la complicité du gouvernement français avec l'État d'apartheid israélien et demande l'application des sanctions au regard du droit international tant au niveau national qu'au niveau européen.
La suspension de l'accord d'association entre l'Europe et Israël devient une urgence. Les états signataires du statut de Rome, ont obligation de respecter les décisions de la Cour Pénale Internationale.
Tant que le génocide continue, le collectif appelle à maintenir le Boycott Désinvestissement Sanction contre Israël et ses produits.
Nous invitons, les Dijonnaises et les Dijonnais, les personnes éprises de justice, éprises du respect des peuples, éprises du respect du Droit International à participer nombreuses et nombreux au rassemblement organisé par le Collectif Paix21 ce samedi 15 août à partir de 15h jusqu'à 17h place Darcy à Dijon.
Nous rappelons que ces rassemblements sont hebdomadaires : tous les samedis de 15h à 17h place Darcy. Le 5 septembre nous appelons à une manifestation dans les rues de Dijon. Il faut maintenir la pression.
Quand des membres du RN commettent littéralement des agressions, c'est le silence. Personne ne demande de comptes à Bardella ou Le Pen.
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