L'Union européenne a publié, début septembre, une estimation des émissions de CO2 réelles des véhicules hybrides rechargeables, dont les résultats sont embarrassants pour les constructeurs. Selon ces données, repérées par l'ONG Transport&Environment (T&E), les émissions de CO2 sont, en moyenne, six fois plus élevées que ne le laissent supposer les tests officiels.
Ces véhicules émettent 145 g de CO2 par km, ce qui ne représente que 14 % de moins que les voitures à moteur thermique (…)
Estimant qu'il « est grand temps d'abolir les privilèges climatiques », la cheffe de file des Écologistes candidate à la présidentielle entend développer son concept de taxe des plus grands héritages. Et croit encore à l'union de la gauche.
Le pays vient de vivre son été le plus chaud jamais enregistré depuis le début des mesures de Météo-France en 1900. Les sols n'ont jamais été aussi secs, des personnes sont décédées et d'autres ont perdu leur toit sous les incendies.
Dans une France (…)
Malgré quelques pluies éparses ces derniers jours, la sécheresse historique que traverse la France demeure à un niveau préoccupant. Près de 64 400 personnes sont concernées par des mesures d'approvisionnement en eau potable d'urgence, par camions-citernes ou bouteilles, pour pallier des coupures d'eau. Le niveau maximum d'alerte, qui correspond à une situation de « crise », est atteint dans 74 départements. Une situation inédite pour un mois de septembre.
Ce sont au total 6,4 millions de (…)
Le loup qui rode depuis mai autour du col Agnel, dans les Hautes-Alpes, semble différent de ses congénères : il ne s'attaque pas aux troupeaux et n'a pas peur des humains. Des associations craignent qu'il ne soit abattu quand même.
Col Agnel (Hautes-Alpes), reportage
Un sifflement déchire le silence. Bref. Aigu. Comme un éclat de verre. Un second cri lui fait écho. Puis un troisième. Les marmottes sonnent l'alerte. À l'entrée d'un terrier, quatre d'entre elles se sont figées. (…)

Source :Compte Facebook, le 2 septembre
Etiqe :TROMPEUR
Contenu :
« Nouvelle taxe du slip […] Préparez-vous à payer plus cher », cingle un internaute sur Facebook. « Donc au moment où plus personne ne peut vivre correctement de son travail, le gouvernement organise la hausse massive du prix des vêtements ? », s’indigne un autre.
C’est peu dire que l’entrée en vigueur du malus textile s’est attiré les foudres des réseaux sociaux. Les critiques, nombreuses, se basent essentiellement sur une infographie du journal Le Parisien où différents montants de pénalités sont affichés selon des types de vêtements.
On y découvre que la pénalité appliquée à la contribution du producteur est fixée à 50 centimes pour une paire de chaussettes en 2026 et 2027, et pourra atteindre 2 € à partir de 2030. Elle s’élève à 12 € pour un manteau ou une veste en 2026 et 2027 et à 19,50 € à partir de 2030.
Des sommes globalement trompeuses, car présentées sans aucune contextualisation. Contrairement à ce que laissent entendre les publications, tous les vêtements ne seront pas concernés. Comme le précisait déjà l’article initial du Parisien, la mesure vise uniquement ceux commercialisés par les enseignes de mode ultra-éphémère, ou « express ».
L’ultra fast fashion visée
Cette mode est définie par la loi du 8 juillet 2026 visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie textile. À son article 1, il est indiqué que « relèvent de la mode ultra-express les pratiques industrielles et commerciales des producteurs qui ont pour conséquence la diminution de la durée d’usage ou de la durée de vie de produits en raison de la mise sur le marché d’un nombre élevé de références de produits neufs et de la faible incitation à réparer ces produits. »
Mais alors concrètement qui est visé par ce nouveau malus ? Si la loi ne cite aucune enseigne, les plateformes chinoises telles que Temu, Shein ou encore AliExpress sont visées.
Ainsi, dans une vidéo publiée sur LinkedIn, Serge Papin, le ministre des Petites et Moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme, et du Pouvoir d’achat, citait, en évoquant l’entrée en vigueur du malus, les « 7 000 à 8 000 références » proposées tous les jours par Shein. « Les marques européennes et françaises, bien plus raisonnables, en sont préservées de fait. », dévoilait-il également dans une interview au journal Ouest-France.
Le gouvernement chinois s’est même positionné sur le sujet en menaçant la France de mesures de rétorsion comme le rapportait Le Monde, le 3 septembre.
Possible impact pour le consommateur
Aussi, contrairement à ce que suggèrent les publications, les malus qui seront appliqués aux produits vendus par les marques de mode ultra-éphémère ne seront pas directement payés par les consommateurs français. De fait, ce seront les marques elles-mêmes qui se verront impactées.
« À compter du 1er septembre 2026, les contributions financières versées par les producteurs à l’éco-organisme » [Refashion] « sont modulées selon les pénalités associées à la durabilité liée aux pratiques industrielles et commerciales. », est-il détaillé dans l’arrêté publié au Journal officiel le 28 août dernier.
Les producteurs concernés devront donc acquitter une contribution plus élevée lorsque leurs pratiques, évaluées notamment à partir de la largeur de leur gamme et de l’incitation à réparer leurs produits, conduisent à un score inférieur ou égal au seuil fixé.
Dès lors, les producteurs concernés répercuteront-ils ces pénalités sur le prix de vente de leurs produits ? C’est envisageable, mais il est trop tôt pour le dire, puisque le dispositif est actif depuis le 1er septembre seulement.
Interrogée par France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, Anne-Cécile Violland, la députée rapporteure de la loi du 8 juillet 2026 à l’Assemblée nationale, indiquait que « juridiquement, rien n’oblige le fabricant à répercuter ce malus sur les consommateurs. Mais, dans les faits, il pourra l’ajouter au prix de vente. » Contactée, l’élue n’a pas répondu à nos questions.
Précision importante, ces montants peuvent être plafonnés : la loi prévoit que, sur demande motivée du producteur, l’éco-organisme doit limiter la pénalité à 50 % du prix de vente hors taxe du produit.
Les malus affichés par les publications représentent des montants maximums. En effet, la valeur du malus « peut atteindre jusqu’à 50 % du prix dans la limite de 12 € en 2026 et 19,50 € en 2030 », détaille le ministère de l’Économie et des Finances.
La loi précise que cette limitation à 50 % du prix de vente hors taxe intervient sur demande motivée du producteur. Ainsi, pour un manteau auquel correspond une pénalité de 12 €, le montant effectivement dû peut être inférieur si ce plafond vient à s’appliquer.
Auteurs :
Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste
Relecteur : Etienne Merle, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste
L’article « Taxe du slip » ? non, le nouveau malus textile ne vise ni tous les vêtements, ni toutes les marques est apparu en premier sur Les Surligneurs.

Banni des réseaux sociaux pour avoir propagé une vision toxique de la sexualité, AD Laurent revient influencer les jeunes dans les discothèques. Et il est difficile de le contrer.
L’article « On ne veut pas d’AD Laurent à Auch » : pétition contre l’influenceur masculiniste évincé de TikTok est apparu en premier sur Les Nouvelles News.
Autre mesure phare et injuste du RN : la fin de l'encadrement des loyers. Cette mesure fait pourtant économiser près de 1000 euros par an à certains foyers.
Cet article Présidentielles : le RN veut favoriser les multipropriétaires est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
Psychologue et psychothérapeute, Pierre-Éric Sutter est aussi président de l’Observatoire de l’éco-anxiété (Obseca). © DR
Qu’on le veuille ou non, l’été 2026 restera celui d’une bascule. Au plus fort de la troisième vague de chaleur, fin juillet, 15 millions de Français·es se reconnaissaient dans les symptômes de l’éco-anxiété – un record. C’est ce qu’a révélé, la semaine dernière, une étude de l’Observatoire de l’éco-anxiété, Obseca (notre article).
Aux manettes de cette enquête, le psychologue et psychothérapeute Pierre-Éric Sutter. Auprès de Vert, il revient sur cette inquiétude face à la crise environnementale, qui peut être aussi bien bénéfique que paralysante. Pour éviter qu’elle ne dégrade la santé mentale, il invite à apprivoiser ses peurs, à reconnaître les limites de son pouvoir individuel et à retrouver une capacité d’action à sa mesure.
Il n’y a pas de définition consensuelle. La plus simple et la plus opérationnelle, selon moi, consiste à parler d’inquiétudes vis-à-vis de la crise environnementale.
Il existe toute une gradation. Au départ, il peut s’agir d’inquiétudes passagères. Puis ces pensées peuvent revenir de plus en plus régulièrement, jusqu’à devenir permanentes et très intrusives. C’est l’évolution de ces inquiétudes qui va déterminer si l’éco-anxiété est adaptative ou mal-adaptative.
On peut faire un parallèle avec la différence entre être déprimé et être dépressif. Lorsque vous perdez un être cher, vous pouvez traverser une période de déprime sans pour autant souffrir de dépression. Vous ressentez de la tristesse et vous vous posez des questions existentielles, mais, progressivement, vous retrouvez un état de santé mentale positif.
En revanche, si cette détresse psychologique s’installe durablement, elle peut évoluer vers une psychopathologie, comme une dépression. Pour l’éco-anxiété, c’est la même chose. Une personne peut être très inquiète de la dégradation de l’environnement sans présenter de trouble psychique. Son éco-anxiété est alors adaptative. Mais si elle ne parvient plus à réguler cette inquiétude et que celle-ci devient envahissante, elle peut basculer vers une forme mal-adaptative et développer, en plus, une dépression réactionnelle ou un trouble anxieux généralisé.
Dans les formes les plus graves, les personnes peuvent être envahies par des ruminations : «On va tous mourir», «C’est la fin du monde», «On ne peut rien y faire», «À quoi bon continuer à vivre ?» Elles peuvent être constamment tétanisées par la peur, ne plus parvenir à agir, rester en boule au fond de leur lit et perdre le goût de la vie. Certains patients peuvent aussi avoir des pensées suicidaires.
Quand ces inquiétudes ne vous quittent plus, qu’elles vous empêchent de dormir, que vous êtes constamment triste ou que vous avez spontanément des crises de larmes, il faut s’en préoccuper.
Il ne faut pas confondre la cause et les conséquences. Les professionnels du soin observent des symptômes et cherchent à comprendre ce qui les a provoqués. Dans le cas de l’éco-anxiété, il y a d’un côté la souffrance des personnes et, de l’autre, la crise environnementale qui provoque leurs inquiétudes. Cette cause n’est évidemment pas de leur faute : elle relève aussi du politique.
Dire qu’il ne faudrait pas être «éco-anxieux», mais «éco-furieux», me paraît méprisant pour la souffrance des gens. Certaines personnes souffrent réellement. Reconnaître cette souffrance ne signifie pas nier les causes politiques du dérèglement climatique. On peut à la fois s’attaquer à ces causes et prendre soin des personnes qui en subissent les conséquences psychologiques.
Il est par ailleurs parfaitement légitime d’être inquiet face aux problèmes environnementaux. Nous respirons tous le même air, nous buvons tous la même eau et nous dépendons tous des mêmes conditions pour nous nourrir. Il existe donc des raisons rationnelles de s’inquiéter. Ce qui pose problème, c’est lorsque cette inquiétude dégrade la santé mentale.
Oui. L’anxiété nous informe de l’existence d’un danger et peut nous mettre en action. Si un bus vous fonce dessus et que vous n’avez pas peur, vous ne faites pas le pas de côté qui peut vous sauver. Face à la crise environnementale, c’est la même mécanique : la peur peut nous permettre de prendre conscience du danger et de nous y adapter.
C’est pourquoi je me réjouis qu’un nombre croissant de personnes s’inquiètent pour l’environnement – à condition, bien entendu, que cette inquiétude reste adaptative et ne les rende pas malades. Ce que je défends, c’est une saine inquiétude : celle qui nous prépare au monde qui arrive au lieu de nous immobiliser.
La peur est saine lorsqu’elle nous informe d’un danger. Il faut apprendre à l’apprivoiser et à élaborer une stratégie d’action réaliste. Les personnes éco-anxieuses peuvent parfois voir arriver certains changements un peu avant les autres, parce que leur inquiétude les conduit à modifier leurs habitudes et à se préparer.
Souvent, je préconise cinq grandes étapes. Cela peut prendre entre six mois et un an et demi pour tout mettre en place.
La première consiste à réduire la surcharge cognitive. Il ne s’agit pas d’arrêter de s’informer : l’information est indispensable pour comprendre le danger et agir. Mais répéter dix fois la même information négative ne sert à rien. À force de s’abreuver de mauvaises nouvelles, le cerveau sature. Il faut donc limiter cette «infobésité» et rééquilibrer les informations négatives par des informations positives, notamment en recherchant des initiatives et des solutions qui fonctionnent.
La deuxième étape porte sur la régulation émotionnelle. Il faut comprendre ses peurs, les respecter et les apprivoiser. Lorsqu’on est entièrement pris dans l’émotion, on ne parvient plus à rationaliser. Or la peur contient une énergie considérable : une fois canalisée, elle peut devenir le prélude à l’action.
La troisième étape consiste à renoncer à devenir un «super-héros de l’environnement». Il faut accepter qu’on ne peut pas tout régler et se concentrer sur ce qui dépend réellement de soi.
La quatrième est la construction d’un «écoprojet» adapté à ses préoccupations, à ses ressources et à ses compétences. Si vous êtes informaticien, vous n’avez pas nécessairement besoin de devenir maraîcher pour contribuer à un projet écologique. Vous pouvez mettre vos compétences informatiques au service d’un écolieu ou d’une initiative collective. L’objectif doit être ajusté aux ressources de la personne, et non l’inverse.
La cinquième étape consiste à retrouver l’espérance et à célébrer les petites victoires. Toutes les avancées comptent : avoir apprivoisé une peur, trouvé un projet adapté, mobilisé une compétence ou abandonné une habitude devenue incompatible avec ses valeurs. Cette gratification permet de contrebalancer les informations négatives et de retrouver progressivement un équilibre intérieur.
Non, pas toujours. Certains de mes patients me disent : «J’ai mis en place des écogestes, mais ce n’est pas avec cela que j’ai sauvé la planète.» Évidemment : personne ne sauvera la planète à lui tout seul. Il faut faire le deuil de cette idée.
Se lancer seul, tête baissée, en pensant pouvoir tout régler, peut conduire à un burn-out écologique. Cela concerne aussi certains militants. Le passage à l’action doit donc être raisonné. Il faut distinguer ce qui dépend de soi de ce qui n’en dépend pas et se réapproprier son pouvoir d’agir à son niveau.
Ce que je sais, c’est qu’une personne souffrant d’une éco-anxiété adaptative parvient à retrouver un équilibre intérieur et à prendre soin d’elle-même en prenant soin du monde. Elle trouve un projet à sa mesure, qui lui permet de réduire sa surcharge cognitive et émotionnelle, de passer à l’action et de retrouver de l’espérance.
Sur le fond, je n’ai rien à dire. C’est presque un copié-collé du rapport sur l’éco-anxiété auquel j’ai participé avec l’Ademe [l’Agence de la transition écologique, NDLR] en 2025. En revanche, sur la forme, c’est un beau raté, vu le contexte. Tout flambe et on parle des conséquences sur les individus sans parler des causes du dérèglement climatique et de la responsabilité de l’État au regard de son inaction climatique. C’est une belle maladresse de communication.
En juillet, le Doubs était en partie asséché, laissant voir le fond de son lit. © Sébastien Bozon/AFP
À la suite de cet été particulièrement chaud et sec, les nappes phréatiques manquent d’eau. Au 1er septembre, 61% des réservoirs d’eau souterraine du territoire hexagonal affichent un niveau inférieur aux normales mensuelles, selon le dernier bulletin du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Une situation «dégradée sur l’ensemble du territoire», détaille David Ratheau, hydrogéologue au BRGM. 90% des nappes affichent un niveau en baisse alors que seulement 8% sont stables et 2% sont à la hausse.
Depuis le mois de mars, leur vidange est en cours. Un phénomène naturel qui se produit chaque année pendant les périodes estivale et automnale. L’eau accumulée l’hiver et au printemps est prélevée pour répondre aux besoins humains – agriculture et consommation courante –, à ceux de la végétation, et pour alimenter les rivières en eau lorsqu’elles en ont besoin.
Cette année, les conditions météorologiques ont accentué le phénomène. Depuis mai, le territoire hexagonal n’a pas connu de pluies assez fortes et longues pour remplir les réserves d’eaux souterraines. À cette sécheresse se sont ajoutées des températures élevées depuis juin. L’état des nappes phréatiques en sort donc plus dégradé qu’à la même période en 2025 : au 1er septembre de l’an dernier, 44% des points d’observation étaient sous les normales mensuelles.
La situation reste contrastée selon les régions. Dans le bassin parisien, la Beauce ou encore le pourtour méditerranéen, les niveaux d’eau sont modérément hauts ou autour de la moyenne.
— BRGM (@brgm.fr) 2026-09-08T14:20:00.684Z
𝗘́𝘁𝗮𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗻𝗮𝗽𝗽𝗲𝘀 𝗱'𝗲𝗮𝘂 𝘀𝗼𝘂𝘁𝗲𝗿𝗿𝗮𝗶𝗻𝗲 𝗮𝘂 𝟭𝗲𝗿 𝘀𝗲𝗽𝘁𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟲𝗤𝘂𝗲 𝗿𝗲𝘁𝗲𝗻𝗶𝗿 ?
La vidange se poursuit
La situation globale reste contrastée et est plus dégradée que l’an dernier
À l’inverse, d’autres territoires affichent des situations déficitaires. Le niveau d’eau est très bas pour la Lorraine, la Champagne, le Massif central, les Charentes, la Bretagne ou encore l’Aquitaine. Avec une situation particulièrement préoccupante dans le Limousin, le Jura et le nord de l’Alsace.
Le BRGM distingue les nappes dites «réactives», dont les niveaux peuvent évoluer rapidement en fonction des précipitations, des nappes «inertielles», qui réagissent plus lentement aux conditions météorologiques. Pour les premières, les épisodes orageux de la fin août ont parfois provoqué de faibles remontées locales, sans signaler pour autant le début de la recharge hivernale. Celle-ci dépendra de la quantité et de la répartition des pluies cet automne.
Les prévisions saisonnières de Météo-France pour les trois prochains mois privilégient un automne plus chaud que la normale en France hexagonale. Pour les précipitations, un scénario plus humide que la moyenne est anticipé sur l’ouest du pays, mais aucune tendance ne se dégage pour le reste du territoire.
À partir de ce mois de septembre, la baisse des températures et l’entrée progressive de la végétation en dormance – dès l’automne, les plantes cessent de pousser et perdent leurs feuilles pour survivre à l’hiver – devraient réduire les besoins en eau. Les prélèvements pourraient également diminuer avec la fin de la période d’irrigation et de la saison touristique. «Les besoins des différents usagers diminueront, et donc la ressource sera moins sollicitée. Ce qui est quand même une bonne nouvelle», concède David Ratheau.
S’il y a une leçon à retenir de cet été, selon l’hydrogéologue, c’est qu’une «bonne recharge à l’hiver ne prémunit pas d’une situation délicate à la période estivale». En février, l’Hexagone avait connu des pluies abondantes qui avaient permis de remplir les réserves mais, dès juin, la situation s’est dégradée dans la plupart des territoires.
La situation reste toutefois moins préoccupante qu’à l’été 2022. Cette année-là, une sécheresse hivernale avait laissé les nappes dans une situation fragile pour aborder un été marqué par de fortes chaleurs.
Le 8 septembre, deux personnes sont montées sur des engins de chantier sur le tracé de l'autoroute A412. Les opposants alertent sur l'irrégularité des premiers déboisements et veulent préserver les zones humides et agricoles du territoire.
Perrignier (Haute-Savoie), reportage
Depuis lundi 7 septembre et le début des travaux, qu'ils estiment illégaux, les opposants au projet d'autoroute A412, en Haute-Savoie, tentent littéralement d'enrayer la machine. Mardi 8 septembre en milieu de (…)
« On doit assurer aux classes populaires que, dans une société écologique, il y aura une place pour gagner sa vie » : le candidat à la présidentielle François Ruffin met au cœur de sa campagne le « travaillisme écologique ».
C'est une campagne plutôt inhabituelle. Le candidat à l'élection présidentielle François Ruffin (président du mouvement politique Debout !) a passé le mois de juillet à faire de l'autostop pour « retrouver le réel » et récolter des parrainages. Après avoir longtemps (…)
Le lundi 7 septembre, la tour Eiffel a connu une fermeture exceptionnelle. Les salariés du monument se sont mis en grève afin de protester contre l'exclusion de leurs collègues femmes lors d’une visite d’une délégation hindoue.
L’article Tour Eiffel : l’éviction des salariées confirme le haut seuil de tolérance au sexisme est apparu en premier sur Les Nouvelles News.
Pour avoir chassé des animaux protégés par centaines, le milliardaire Olivier Bouygues et 5 de ses employés ont été jugés à Orléans. Le parquet a requis 750 000 euros d'amende contre l'homme d'affaires, qui connaîtra le verdict le 23 octobre.
Orléans (Loiret), reportage
Olivier Bouygues aime s'adonner à de prolifiques parties de chasse sur son domaine privé de 650 hectares, en Sologne. Mais il a une certaine « éthique de vie ». Au cœur de deux jours d'un procès en tout point (…)
Après un été marqué par les incendies, l'intersyndicale des sapeurs-pompiers était réunie au ministère de l'Intérieur pour la présentation du projet de loi « de modernisation de la Sécurité civile ». Celle-ci n'a pas convaincu les syndicalistes.
« Blabla institutionnel », « rien de concret », « saupoudrage »… À la sortie de leur rendez-vous, les sapeurs-pompiers avaient les mines déconfites. Mardi 8 septembre, l'intersyndicale était réunie au ministère de l'Intérieur où la direction (…)
Pour ce renfort précieux pour notre équipe, il est attendu une fine connaissance de la politique française et des enjeux écologiques.
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Pendant tout son procès, Olivier Bouygues a nié sa responsabilité dans la chasse des oiseaux protégés dont les cadavres ont été retrouvés sur sa propriété. © Alain Jocard/AFP
Amende maximale pour le milliardaire. Le tribunal correctionnel d’Orléans reconnait la responsabilité d’Olivier Bouygues dans la destruction d’espèces protégées sur son domaine de chasse de la Ferté-Saint-Aubin (Loiret). Ce mardi, l’institution judiciaire a requis cinq ans de prison avec sursis contre le fils de Francis Bouygues, fondateur du groupe de BTP, de télécoms et de médias du même nom. S’ajoutent à cette peine une amende de 750 000 euros, le maximum prévu pour ce type d’infraction, et une interdiction d’exercer une activité en lien avec la chasse pendant cinq ans.
Le milliardaire était jugé pour «atteinte illicite en bande organisée à la conservation d’une espèce animale protégée ou à son habitat» et «destruction, transport et détention illicites d’une espèce animale non domestique», aux côtés de cinq autres prévenus : le régisseur de sa propriété et quatre gardes forestiers. À l’encontre de ces derniers, des peines d’un à quatre ans d’emprisonnement avec sursis ont été demandées, accompagnées d’amendes de 5 000 à 20 000 euros et de retraits temporaires du permis de chasse.
Pour l’avocat d’Olivier Bouygues, Éric Grassin, les réquisitions sont «excessives». L’homme d’affaires n’a cessé de nier toute responsabilité depuis le début du procès. «J’ai d’autres chats à fouetter que de gérer au quotidien» les affaires de la propriété, a-t-il affirmé à la barre. En ouverture de son procès, lundi, il a même évoqué sa «surprise» à l’annonce de l’ouverture de l’enquête l’année dernière.
Rembobinons. Le 5 mars 2025, une source anonyme assure avoir vu des cadavres d’espèces protégées sur la propriété d’Olivier Bouygues. Des perquisitions sont menées et de nombreux oiseaux morts sont découverts : buses, grands cormorans, grandes aigrettes et faucons crécerelles. Des oiseaux qu’il est pourtant interdit de chasser. La tuerie ne se limite pas là. Les enquêteur·ices de l’Office français de la biodiversité (OFB) déterrent également des chats domestiques et sauvages.
Outre les cadavres, les visites de la propriété ont permis de retrouver du matériel de chasse prohibé tel que des pièges à mâchoires ou encore une pelleteuse qui servait à l’enfouissement des animaux. Preuve supplémentaire : des documents listant les espèces protégées comme «nuisibles» à éliminer sont exposés, ainsi qu’un «système de prime» pour ceux qui parviendraient à éliminer les oiseaux ciblés. Selon les déclarations du régisseur du domaine, Olivier Bouygues «ne voulait pas que ça soit rendu public».
Selon la procureure de la République d’Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren, la chasse de ces oiseaux était réalisée avec l’objectif de «préserver les parties de chasse organisées régulièrement en enlevant les prédateurs du petit gibier». Selon les éléments de l’investigation, les pratiques mises en cause se produisaient «en toute saison, avec une intensification au printemps», ont précisé le parquet et l’OFB, chargés de l’enquête.
Cinq des six prévenus ont reconnu les faits, à l’exception d’Olivier Bouygues, donc, qui a martelé n’avoir «jamais vu» ce charnier. Il a tout de même reconnu en connaître l’existence, préférant parler de «fosse écologique». De son côté, le régisseur du domaine a évoqué des «pratiques ancestrales», réfutant toute accusation de «destruction» et évoquant une «régulation d’espèces qui menacent notre gibier ou notre poisson».
La procureure de la République d’Orléans a dénoncé une «organisation qui perdure», avec à sa tête «le même propriétaire». Pour autant, tous les prévenus ont rejeté la responsabilité du propriétaire dans les destructions, ainsi que la qualification de «bande organisée».
Une quinzaine d’associations de protection de l’environnement se sont constituées parties civiles. Parmi elles, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), dont le président Allain Bougrain-Dubourg a assuré lundi prendre part à un procès «symbolique, car il illustre une situation totalement inédite», «avec des gens qui sont pétés de thunes, qui s’exonèrent du respect de la biodiversité». Selon lui, cette affaire doit avoir «valeur d’exemple» et «rappeler à l’ordre d’autres» personnes «qui pourraient avoir des idées analogues». À l’issue des réquisitions, les associations ont réclamé plusieurs dizaines de milliers d’euros en réparation du préjudice écologique et moral. La date du délibéré n’est pas encore connue.
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