Analyse de 15 luttes d'hier et d'aujourd'hui, d'ici et d'ailleurs.
En 2021, les Zapatistes sont venu·es en Europe pour marquer le 500e anniversaire de la chute de l'empire aztèque face aux troupes espagnoles. Et nous avons célébré le 150e anniversaire de la Commune de Paris.
Mais en 2021 il y a eu bien plus d'anniversaires marquants. J'en ai trouvé 15 et fait une courte analyse de chacun d'eux.
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Noam Chomsky a dit : « Il y a une bonne raison pour laquelle personne n'étudie l'Histoire, elle enseigne beaucoup trop de choses ! »
Il a raison alors étudions !
Une scène aussi insolite qu'héroïque le 22 août à Minneapolis, métropole du Nord des USA, haut lieu de contestation sociale et antiraciste.
L’article Spiderman antifa est apparu en premier sur Contre Attaque.
Le 25 août, l'éphéméride des luttes commence à entrevoir la fin de l'été et souhaite fortement empêcher le début de la guerre. Aujourd'hui, c'est la lutte pour le pain et pour la liberté qui nous guide.
1830 : En Belgique, début d'une période révolutionnaire après les 'Trois Glorieuses' françaises. Des armureries sont pillées, des chefs de la police attaqués, ainsi que les bâtiments du procureur du roi et celui du ministre de la Justice, qui est incendié.
1877 : A Naples, publication du premier numéro du journal 'L'Anarchia'. Il sera par la suite transféré à Florence suite aux persécutions policières.
1917 : A Turin, une révolte éclate contre la guerre et les privations. La répression brutale fait une cinquantaine de morts.
1918 : "Du 25 août au 1er septembre 1918, se tient à Moscou la première conférence panrusse des anarcho-syndicalistes. Les délégués sont réunis dans le but de définir un programme commun de luttes et d'organisation pour lutter contre les ennemis de la révolution et de la classe ouvrière actuellement sous la triple menace des gouvernements étrangers, de la réaction intérieure (armées blanches) et de la dictature bolchevique.
Ils se prononcent pour la suppression du capitalisme d'Etat et de tout pouvoir, et son remplacement par un système basé sur les principes du communisme libertaire. Ils entendent de fait réaliser une union des soviets libres sur la base du fédéralisme. Les soviets actuels devant impérativement se débarrasser des "commissaires du peuple" et du centralisme qui étouffent toute liberté.'"
Repris de l'éphéméride anarchiste.
1922 : A Manresa, près de Barcelone, des milices patronales tentent d'assassiner l'anarcho-syndicaliste Angel Pestaña, sans succès, mais ils le blessent tout de même par balle, protégés par la police.
1969 : Au Vietnam, les troupes américaines refusent d'avancer, suite à cinq journées lors desquelles elles ont subi de lourdes pertes.
1972 : A Parme, Mario Lupo, militant du groupe extraparlementaire d'extrême-gauche Lotta Continua, est poignardé à mort par des néofascistes.
1973 : Plus de 50.000 personnes marchent sur le plateau du Larzac contre la construction d'un nouveau camp militaire.
2006 : A Athènes, deux bombes incendiaires sont jetées dans un Mac Donald's pendant la nuit, après qu'une vitre en soit brisée.
N'hésitez pas à aller jeter également un coup d'oeil à l'éphéméride anarchiste du 25 août !
Nous reproduisons ici en brochures les différents chapitres du livre « le socialisme sauvage », de Charles Reeve. Il retrace l'histoire de diverses luttes depuis la Révolution Française, via un axe anarchiste, communiste antiautoritaire, ultragauchiste, autonome, etc..
Son but est de relire l'histoire révolutionnaire non depuis l'angle traditionnel et confus de « la révolution contre les bourgeois/les aristocrates » - qui fait comme si la révolution était un bloc - mais depuis un axe fondamental souvent oublié : celui des divers courants libertaires contre les tendances autoritaires du socialisme.
On regrettera certains défauts importants, qu'il est bon d'avoir en tête en parcourant le bouquin. Notamment le fait que les luttes abordées sont très majoritairement des luttes blanches. Ou que l'angle pris fait souvent la part belle aux figures et organisations militantes officielles - là où il serait intéressant de se concentrer un peu plus sur l'action et l'organisation directes du prolétariat.
Ces points étant dits, ce livre apporte de nombreuses informations historiques importantes, souvent effacées de l'histoire des luttes. Il permet ainsi, de façon méthodique et détaillée, de remettre plusieurs points sur les i concernant la question de l'autoritarisme. C'est une chose qui nous semble plus qu'utile à l'heure où la sociale-démocratie reprend du galon, sous ses divers avatars réformistes et léninistes, menaçant de récupérer les luttes à venir.
Bonne lecture !
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AGENDA BIBLIOTHEQUE-LUDOTHEQUE
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vendredi 4 septembre 17-21h
jeudi 24 septembre 12-18h
jeudi 8 octobre 12-18h
samedi 24 octobre 17-21h
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Quand ?
Le 3 septembre à 19h
Où ?
Librairie Le Delta 1, rue Cassette 75006 Paris
Lancement du livre 'La souffrance éthique' de Gabriel Perez et Christophe Dejours.
Suicides en entreprise, burn-out, harcèlement sexuel et moral, dégradation des conditions de travail et de la santé mentale des employés, surcharge, crise de la vocation... Tous ces symptômes témoignent d'un profond malaise et font du 21e siècle une ère de souffrance psychique sans précédent dans le monde du travail.
De quoi cette souffrance est-elle le nom ? C'est tout l'enjeu de cet essai, co-écrit par Christophe Dejours, psychiatre et psychanalyste, fondateur de la psychodynamique du travail, et Gabriel Perez, enseignant en philosophie, psychologue et syndicaliste.
Ensemble, ils analysent les mutations de l'organisation du travail et leurs conséquences sur la vie psychique des travailleurs : introduction de nouveaux dispositifs de gestion et de domination dans les secteurs privé comme public, plateformisation des services, développement d'une « domination logiciel », mesures des performances quantitatives, concurrence généralisée. Une bascule s'est opérée : si le travail a longtemps constitué un vecteur privilégié pour bâtir un « monde commun » entre les individus, il est à présent l'épicentre à partir duquel le « monde commun » est en train de se déliter. Car voilà que les organisations du travail contraignent désormais les travailleurs à accomplir des actions que leur sens moral réprouve. A ce conflit entre les prescriptions du travail et le sens moral des travailleurs, Christophe Dejours donne le nom de souffrance éthique.
Souffrance singulière de l'individu, elle témoigne par sa nature même de l'effondrement des collectifs de travail et des capacités de résistance des travailleurs. La clinique du travail devient alors la grille d'intelligibilité pour saisir la portée politique du néolibéralisme. Pourquoi les travailleurs peinent-ils autant à résister à la banalité du mal et de l'injustice sociale ? Comment redonner au travail un horizon au service de l'avenir et des rapports entre les générations ? C'est précisément la tâche que s'assigne cet essai qui assume d'entendre la souffrance éthique comme un symptôme politique.
Quand ?
Le 25 septembre à 19h
Où ?
Librairie Le Delta 1, rue Cassette 75006 Paris
Arpentage autour d'un livre de Ludivine Bantigny, historienne.
En partenariat avec l'association Ressources alternatives.
Entrée libre
Quand ?
Le 2 septembre à 19h
Où ?
Le Bar commun 135, rue des Poissonniers 75018 Paris
Les technologies de surveillance se multiplient dans nos villes et nos rues. Les caméras se dotent d'algorithmes, et des capteurs en tout genre s'ajoutent au mobilier urbain.
Ces dispositifs sont achetés par les communes auprès d'entreprises privées, le plus souvent sans en informer les habitant·es. Un groupe de lutte contre l'expansion de cette surveillance s'organise en Île-de-France : Technopolice Paris-Banlieue.
Documentation, veille, actions, partages d'information... Les réunions du groupe Technopolice se veulent un moment d'échange et d'organisation pour dénoncer l'accaparement sécuritaire de l'espace public et réfléchir à comment s'organiser contre la surveillance dans Paris et sa banlieue.
Si vous souhaitez participer au travail de collecte d'information, visibilisation et mobilisation, venez discuter avec le groupe Technopolice Paris-Banlieue à l'occasion du rendez vous mensuel, qui a lieu tous les premiers mercredis du mois.
reçu par mail / samedi 22 août 2026
Revendication d’action contre EQIOM
Nous nous sommes rencontré.es, à nouveau, et nous avons tracé,
Tracé des lignes,
De toutes les formes de nos possibles,
Des lignes d’échappées qui fleurent bon la joie,
Aux silhouettes en promenade,
Et qui explorent différemment nos paysages,
Nous avons appris des précédentes, des séculaires et des mortes,
Ainsi que de celles prescrites par nos dissemblables,
Pour en tracer encore des nouvelles,
Des lignes sensibles aux ruines qui nous entourent,
Qui se dissimulent dans les ombrages des avenues,
Longeant les réseaux de la métropole pour esquiver au mieux la capture de nos voyages,
Des lignes qui se transforment à mesure qu’elles infiltrent le spectacle de pixels,
Devenant bifurcation dans les artères où prolifère l’obsession scopique,
Et esquive devant les foyers qui partagent la même pulsion,
Jusqu’à atteindre un soir, non loin de Strasbourg, l’inévitable grille de la zone-cible,
Opposant ses stries droites à nos lignes versatiles,
Et face à laquelle seule une forme imprévisible peut produire une deuxième fente,
Notre ligne-foudre,
Engendrée par la combinaison de nos vérités intimes,
Et alliant nos puissances en une brûlante attaque,
*
* *
Détruisons ce qui nous détruit
La Montagne / samedi 22 août 2026
La perspective d’un rendez-vous pour une manifestation « contre les violences policières » bruissait, comme une rumeur, depuis le début du Festival de théâtre de rue d’Aurillac, ce mercredi 19 août. Le lieu fixé était la place de l’Hôtel-de-Ville, à 16 h 15.
Ce samedi 22 août, une manifestation est effectivement partie de la place de l’Hôtel-de-Ville, pour rejoindre la préfecture, via le passage de la Barbantelle, le Square, et le Gravier. Une fois arrivée au pied de la préfecture, plusieurs centaines de manifestants, scandant des slogans anti-fascistes et anti-police, ont dégradé un échafaudage et mis le feu à une palette au coin de France.
Là, les forces de l’ordre ont dispersé une première fois la foule, avec au moins une grenade lacrymogène. La situation s’est ensuite fixée, les CRS étant positionnés sur le Pont-Rouge, tournés vers la place Gerbert, les manifestants étant au niveau de la place.
Après une longue observation, un contact a eu lieu entre les manifestants et les forces de l’ordre, mais plusieurs lacrymogènes ont permis de disperser la foule. À 18 heures, la situation s’était calmée. Des médiateurs d’Aurillac écoute et de Freeform étaient sur place et discutaient avec une cinquantaine de manifestants, à quelques mètres des CRS.
Si la situation peut rappeler les émeutes du premier soir du festival, l’an passé [voir ici ; NdAtt.], la tension est très loin, ce samedi 22 août à 18 heures, d’être arrivée au même point. Tout autour, les spectacles continuent et il était possible de croiser des festivaliers inconscients de la situation à quelques centaines de mètres de la préfecture.
Selon Franceinfo, « Un manifestant et un policier ont été légèrement blessés samedi 22 août […] Des dégradations « limitées », poubelle brûlée, tags, vitre cassée… ont eu lieu en centre-ville. Le festival international de théâtre de rue d’Aurillac n’a pas été perturbé et a pu se clôturer normalement. »
Ouest-France / vendredi 21 août 2026
Des tags contre la venue des touristes ont été découverts sur un mur de Douarnenez (Finistère), à proximité de l’hôtel de ville. L’un d’eux portait la mention Refugees welcome. Tourists go home ! (Bienvenue aux réfugiés. Les touristes, rentrez chez vous, en français).
Un second tag invitait à des actions contre les prisons, les CRA (Centres de rétention administrative, un lieu fermé ou l’État place des personnes étrangères en situation irrégulière dans l’attente de leur expulsion). [article payant ; NdAtt.]
Nous écrivons cet appel à une période où la civilisation industrielle révèle l'importance de ses fondations : les sous-sols.
Armée par la science et la technologie, la méga-machine extractive repousse les frontières cognitives et territoriales. Tout est désormais transformé en matières premières. De la France à la Chine, des États-Unis à la Russie, d'Imerys à Rio Tinto en passant par BHP Biliton ou Anglo American, états et entreprises passent le monde au peigne fin, brossant jusqu'aux fonds marins et l'Antarctique, à la recherche de minerais aux noms insolites (lithium, cobalt, tungstène, beryllium, etc). Des milliardaires, comme Elon Musk pour le plus connu, investissent dans l'aérospatial afin de prospecter des gisements cosmiques. Ici-bas, sur Terre, la démesure du pillage capitaliste et patriarcal approfondit ses ravages. Les mines entraînent guerres, vols, viols, maladies, pollutions et travail de forçat dans les espaces colonisés comme au Congo, en Indonésie ou en Amérique du Sud. À cet impérialisme s'ajoute l'exploitation intra-muros, alors que la vieille Europe recommence à accueillir la voracité minière à bras ouverts. Que ce soit à Jadar en Serbie ou au Portugal avec le site de Covas do Barosso, en passant par le très médiatisé projet Emili au cœur de la France métropolitaine, et… l'Ukraine, les mêmes logiques de sacrifice des territoires et des populations sont à l'œuvre. Ces dernières continuant de subir la dépossession, la répression et la mise au silence. Les pouvoirs d'états à travers l'USGS, le BRGM et autres centres de recherche et les financeurs (Union Européenne, BPI, actionnaires comme Glencore) provoquent ainsi de nouvelles guerres, de nouvelles dévastations, afin de siphonner les matières fossiles et minérales des sous-sols.
La mondialisation de l'extractivisme est en cours mais ses horreurs ne se font pas sans oppositions. Des luttes acharnées se mènent en Laponie, au Canada, en Kanaky, au Sahara, en France, en Grèce, en Allemagne, pour conserver l'eau, la terre. Pour survivre. Des projets sont contestés, retardés, certains sont abandonnés. Face à l'ampleur de la dévastation, n'oublions pas notre force collective.
Nous croyons ce système faillible, que sa subversion est possible.
Nous voulons le saper à sa base. Grâce à l'imagination, l'inspiration, l'audace !
Partout où ce message circulera, que ces deux mois (Février-Mars 2027) soient semés d'actions autonomes et diverses contre les entreprises minières et ceux qui collaborent avec elles.
Bien appliquées, de petites forces peuvent devenir de grandes menaces.
Article initial par ici : [1]
Attention : tous les ateliers ont été décalés de 13h à 17h !
Tu peux arriver quand tu veux, et repartir quand tu veux :)
Nous reproduisons ici en brochures les différents chapitres du livre « le socialisme sauvage », de Charles Reeve. Il retrace l'histoire de diverses luttes depuis la Révolution Française, via un axe anarchiste, communiste antiautoritaire, ultragauchiste, autonome, etc..
Son but est de relire l'histoire révolutionnaire non depuis l'angle traditionnel et confus de « la révolution contre les bourgeois/les aristocrates » - qui fait comme si la révolution était un bloc - mais depuis un axe fondamental souvent oublié : celui des divers courants libertaires contre les tendances autoritaires du socialisme.
On regrettera certains défauts importants, qu'il est bon d'avoir en tête en parcourant le bouquin. Notamment le fait que les luttes abordées sont très majoritairement des luttes blanches. Ou que l'angle pris fait souvent la part belle aux figures et organisations militantes officielles - là où il serait intéressant de se concentrer un peu plus sur l'action et l'organisation directes du prolétariat.
Ces points étant dits, ce livre apporte de nombreuses informations historiques importantes, souvent effacées de l'histoire des luttes. Il permet ainsi, de façon méthodique et détaillée, de remettre plusieurs points sur les i concernant la question de l'autoritarisme. C'est une chose qui nous semble plus qu'utile à l'heure où la sociale-démocratie reprend du galon, sous ses divers avatars réformistes et léninistes, menaçant de récupérer les luttes à venir.
Bonne lecture !
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En Mongolie, la COP17 contre la désertification a commencé par les blocages de la Russie et des États-Unis dès le début des négociations. Les peuples autochtones et les organisations de la société civile dénoncent leur marginalisation.
Oulan-Bator (Mongolie), reportage
Du jamais vu à la COP : le 17 août, à l'ouverture de la 17e Conférence des parties sur la lutte contre la désertification à Oulan-Bator, en Mongolie, la Russie et les États-Unis se sont opposés à la présentation de l'ordre (…)
Source : Hankyoreh - Corée du Sud
Lire la traduction automatique en français
Source : Silence
Source : Mouvements
Source : Acrimed
Source : Grand-Format
Source : STUP.MEDIALa pagu infokioske c'est quoi ?
Basé à grenoble mais mobile partout lepagu peut venir à vos événements,
manifs, concert, rencontre...
C'est des brochures, des badges, des linos, des stickers : pour
apprendre, échanger, débattre, faire circuler des savoirs et des idées.
Les brochures c'est facile à lire, c'est facile à photocopier et c'est
sans droit d'auteure.
Ca se passe d'une personne à une autre, et ça coûte presque rien.
C 'est sur plein de thématiques portées par des valeurs anarchistes
radicales.
Les créations s'est parce que ça fait du bien d'afficher, d'offrir des
images qui nous correspondent et qui ont un message politique.C'est beau
et c'est drôle et on en a besoin, parce la lutte c'est joyeux aussi.
Tout l'argent sert à racheter du matériel (papier/encre etc...) et si
y'a du benef en plus çà va aux luttes pour les plus précaires.
Un espace pour le plaisir des yeux, de la tête et du cœur
contact : aloua@riseup.net
Thématiques présente dans l'infokioske :
Justice restaurative/réparatrice
Santé mentale/physique
Culture CRIP /antivalidisme
Soins collectifs/autonome
Reseau de soutien
Débats de société et alternatives anarchistes
Lutte des classes
Récits révolutionaires
Histoire des luttes et de lutte spécifique
Expérimentation collective
Ecologie radicale
Feminisme/Queer
Lutte contre les frontières / Soutien aux éxilé.es
Lutte contre les prisons
Anti-impérialisme
Anti-Racisme
Lutte contre l'islamophobie
DIY/débrouille/tutos/ Savoirs faire
Veganisme
Technocritique
Fanzine de récit de vie, de voyage, de musique, d'évnèments militants,
mémoires
Livres pas chers et/ou d'occaze
Nos rêves ne sont pas à vendre aux enchères – la partie n’est pas encore terminée.
Depuis 24 ans d’existence, le Squat Evangelismos est un territoire libéré où se transmet, de génération en génération, le flambeau de la résistance et de l’espoir dangereux d’un autre monde. Toujours en opposition aux pouvoirs établis, en première ligne des conflits de classe, des luttes contre la guerre, la brutalité policière, le pillage de la nature, le patriarcat et le fascisme, la Grande Maison est – et restera – une forteresse de la contre-violence légitime et une barricade sociale dans la ville d’Héraklion.
Malgré les trois réoccupations qui ont suivi les trois expulsions – un chiffre humiliant pour l’État –, celui-ci prépare aujourd’hui sa revanche. Sa dernière attaque, probablement la plus décisive, consiste à attribuer six millions d’euros (!) pour la « valorisation » du bâtiment, avec une date limite d’appel d’offres fixée au 30 novembre 2026.
Soyons clairs : ni l’État ne cherche réellement à restaurer le bâtiment, ni l’université à le mettre en valeur. Ces six millions d’euros, auxquels s’ajoute près d’un million consacré à une étude irréalisable et fondée sur des données incomplètes puisque le bâtiment reste occupé, représentent avant tout le coût politique de la répression contre le mouvement anarchiste. Rien de plus. Ainsi, l’appareil d’État fait d’une pierre deux coups : d’un côté, il attaque son ennemi intérieur ; de l’autre, il nourrit ses alliés et ses partenaires dépendants des financements publics. Mais les recteurs et les ministres ont compté sans les occupant·es. Pour nous, Evangelismos est une nécessité existentielle. Le Squat Evangelismos existe parce qu’il répond aux besoins d’une société étouffée par la dystopie contemporaine. Il répond au besoin d’un espace social non marchand, nourrit le désir de luttes anti-institutionnelles au-delà des limites de la légalité et de la normalité, comprend et encourage la colère sociale face au pouvoir.
Au fil des années, des centaines d’événements, d’actions, de structures de solidarité, d’initiatives locales et des milliers d’assemblées ont traversé ses murs. D’innombrables personnes ont tissé un lien profond avec cette maison ; des dizaines y ont trouvé ou y trouvent encore un toit, et d’autres y trouveront refuge à l’avenir, particulièrement dans le contexte actuel de crise du logement.
À l’isolement et au remplacement de la vie par la consommation dans cette Babylone de béton, Evangelismos répond par l’auto-organisation, des processus horizontaux et des luttes collectives. Alors que le centre-ville se dégrade continuellement pour devenir un parc touristique, le Squat Evangelismos demeure l’une des dernières expressions d’une vie qui échappe à la vitrine marchande.
Tout au long de son existence, Evangelismos a constitué une structure fonctionnelle, plurielle et multidimensionnelle du mouvement social. Aujourd’hui, il accueille notamment : l’Assemblée de solidarité avec les prisonniers politiques, les prisonnières militantes et les camarades incarcéré·es ; Kitapi, collectif de livres et d’archives ; l’Initiative pour la mémoire historique et révolutionnaire ; le groupe musical Dysarmonia ; la coopérative agricole BeCollective ; le marché gratuit du squat ; le café autogéré du vendredi ; ainsi que le collectif de rédaction d’Héraklion du journal de rue national Apatris. Ce journal est né dans ce bâtiment, tout comme l’équipe de football autogérée Tiganitis, qui continue aujourd’hui d’y être accueillie.
Il appartient à la société en lutte de rendre le squat encore plus vivant et créatif. Pour notre part, nous proposons notamment de pérenniser les cuisines collectives, d’accueillir un atelier de danse contemporaine, de construire un four social et un potager dans la cour arrière, mais aussi de développer une troupe de théâtre, un espace de bains pour les personnes sans-abri, un soutien scolaire autogéré ainsi qu’un dispensaire et une pharmacie sociale.
Le désir plante nos pieds dans la terre, le besoin devient le ciment de notre communauté, et la conscience fait de nous toutes, tous et tout des occupant·es. Et s’ils parviennent à faire tomber notre forteresse, si nous tombons, nous tomberons sur leurs têtes.
Nous appelons la société en lutte à soutenir le Squat Evangelismos et ses combats par tous les moyens que chacun⋅e jugera appropriés. Nous appelons les camarades de partout à marcher avec nous pour défendre les territoires du mouvement anarchiste, pour donner un toit à nos besoins et transformer la menace en opportunité.
Nous appelons les camarades occupant·es et solidaires de Crète, de Grèce, d’Europe et du monde entier à venir à Héraklion durant les mois d’août, septembre, octobre et novembre, afin de soutenir le Squat Evangelismos et ses dispositifs de défense, et d’organiser ensemble notre résistance.
SOLIDARITÉ AVEC LES SQUATS – VICTOIRE AUX RÉFUGIÉS
LIBERTÉ POUR LES CAMARADES VISÉS PAR LES OPÉRATIONS RÉPRESSIVES DU 10 JUILLET À ATHÈNES ET À THESSALONIQUE
SOLIDARITÉ AVEC LES ANARCHISTES EMPRISONNÉ·ES DU MONDE ENTIER
NOUS AVONS RAISON, NOUS VAINCRONS
Assemblée ouverte du Squat Evangelismos tous les lundis à 19 h 00
Squat Evangelismos
Juillet 2026
[Publié le 23 juillet 2026 en grec et le 27 juillet en français sur Indymedia-Athènes, puis le 20 août 2026 sur Dingueries.]
Un nouveau cas d’infestation parasitique s’est déclaré ce jeudi 6 août dans un squat d’une commune de la métropole bordelaise, où des dizaines de blattes en uniforme ont envahi le lieu en milieu de matinée jusqu’à son abandon complet par ses occupant.es légitimes. Alors que la plupart des gens sont déjà cordialement invités à oublier la subite poussée de solidarité qui les a animés ces dernières semaines pour venir en aide aux réfugiés des flammes, que le business repart sans honte sur son immense parterre de cendres, et que les sinistrés de l’incendie capitaliste ont été parqués par milliers plutôt que logés dans les innombrables logements vacants qui moisissent dans la métropole dans l’indifférence très consciente des pouvoirs publics, retour sur un événement d’une banalité répugnante au royaume du comme-d’habitude.
La matinée commence pourtant bien sur ce bord de rocade, où les occupant.es légitimes du squat cuvent paisiblement leurs litres de café en regardant le soleil se lever sur la Garonne. Une brise porte un air apaisé ; on se souvient avec émotions que quelques jours auparavant l’atmosphère puait la fumée, que tout sentait la ruine, l’effondrement et le carnage, que les évacués perdaient tout ce qu’ils avaient du jour au lendemain, mais maintenant tout va bien n’est-ce pas, jusqu’à la prochaine canicule, la prochaine annonce de crise, puisque le monde fonctionne ainsi et que le citoyen moyen est fortement encouragé à ne se soucier de la catastrophe climatique ou de l’effondrement global que lorsqu’il a un peu trop chaud, oh comme on se sent bien dans cette amnésie consentie, purée qu’est-ce que tout est bien foutu quand même, c’est dingue quand on y pense vous trouvez pas, ça me fait penser à mon beau-père qui, etc. etc. Bref, désastre-as-usual contemplé depuis cette terrasse où quelques marginaux au grand cœur rêvent d’entraide, de lutte et de bien d’autres choses tout en se demandant sans cesse si les rêves ont encore un sens.
Bye-bye, donc, l’odeur de fumée. À la revoyure, à très vite ! Mais soudain, ce matin-là, c’est un autre terrible remugle qui d’un coup emplit l’air. Un occupant raconte : « Ça s’est mis à puer d’un coup, un relent de charogne ou de bourbier industriel, je sais pas. J’ai cru que c’était les égouts qui débordaient encore, ça arrive souvent dans le coin ; mais les caniveaux étaient propres. Ça prenait au nez, à la gorge, on aurait presque pu toucher l’odeur tellement elle était épaisse, c’était vraiment dégueulasse. J’ai fini par vomir par dessus le muret de la terrasse. »
C’est en se penchant pour vomir que V. [1] comprend d’où vient cette pestilence : en contrebas, des créatures en uniformes s’agglutinent devant la porte et collent leurs mufles sur la vitre en espérant sans doute voir quelque chose d’utile, ou bien tout simplement pour se donner un semblant de contenance. Elles ont l’air bien con, et pour l’instant pas très menaçantes ; elles ne sont que trois et font des allers-retours penauds entre cette porte et l’autre porte, cherchant quoi faire de leurs pouces. Les occupant-es légitimes se marrent un peu, tout en se disant bien que ça n’est pas bon signe, les parasites de cette espèce ayant développé l’habitude de dépêcher des éclaireurs d’allure ridicule pour endormir la vigilance adverse avant l’arrivée du gros des troupes.
Lesdites troupes, pressenties, ne se font pas attendre. En moins de dix minutes, à mesure que l’odeur s’aggrave, des dizaines de nouvelles bestioles se réunissent sous les fenêtres pour entamer leur fameuse parade d’intimidation : « Vous nous ouvrez ! Oh, vous venez ouvrir maintenant ! » Les occupant-es légitimes se marrent un peu moins. Ça commence quand même à puer sérieusement la mort cette histoire. Ils ne se démontent pas : une assemblée de lutte exceptionnelle, composée de quatre personnes, désigne rapidement A. comme interlocuteur pour tenter d’ouvrir un dialogue avec les envahisseurs parasites. Le dialogue qui sera le leur, et qu’en exclusivité nous reproduisons ici dans son intégralité, promet de faire date dans l’histoire des négociations militaires :
« — Bonjour Monsieur.
— …
— Vous nous ouvrez ou c’est nous qui ouvrons. Pourquoi vous ouvrez pas ? Vous avez pas les clés ?
— Ben si j’ai les clés, mais disons qu…
— Ouais allez c’est bon, on ouvre ! »
Le bruit de la disqueuse d’un petit collabo de serrurier sur la porte en métal met un terme à cet échange poignant d’intensité. À ce stade, les occupant-es légitimes ont fini par comprendre que c’était bel et bien la merde. Les gestes barrières les plus élémentaires ne permettent plus d’endiguer l’infestation. Deux minutes suffisent au serrurier pour déglinguer la porte à la seule force de son zèle et de sa servilité. Les blattes font leur entrée dans le squat. Il y en a un paquet, qui se mettent aussitôt à ramper à droite à gauche, à fureter dans les pièces, à commenter tout ce qu’elles voient. C’est l’événement de leur semaine, c’est bien, ça leur fera un truc à raconter, ou au moins à se raconter. Quoi qu’il en soit, même au plus fort de leur action, qui consiste globalement à promener leur ventre et à être une insulte à l’idée même de vie sur terre, les fachelards parasites ont largement le temps de faire profiter tout le monde de leur intelligence, de leur finesse, de leur humour et de leur bon goût. Autrement dit, ils sont pathétiques et mettent un point d’honneur à le rester. Entre deux filets de bave, ils saisissent l’occasion de rendre hommage à la longue tradition racelarde de leur institution en embarquant un père de famille qui n’est pas assez de souche à leur goût. Après moult messages vocaux laissés à tous les avocats possibles, l’ami est heureusement libéré en fin de journée, mais avec une OQTF et une assignation à résidence, même s’il n’en a plus. Un grand classique dont les pouvoirs ne se lasseront pas.
Pendant que les blattes « sécurisent » le bâtiment, Crevard-le-dernier-dinosaure, fidèle représentant de la secte des huissiers de justice depuis bientôt 80 piges, fait faire le tour aux occupant.es légitimes pour qu’ils lui indiquent les meubles et affaires qu’ils souhaitent conserver pour les faire envoyer dans un box de stockage par une équipe de déménageurs. Après un inventaire sommaire, Crevard est traversé par une idée brillante : « Oh tiens, et si j’envoyais à Perpète-les-Oies les affaires des gens que je suis en train de foutre à la rue plutôt que dans un box de la métropole, histoire de rigoler ? » Les déménageurs (qui ont la délicatesse d’être sympas, mais l’impardonnable défaut de venir précisément de Perpète-les-Oies) n’y voient aucun inconvénient ; les occupant.es légitimes, quant à eux et elles, trouvent que ça fait bien chier et préféreraient que le box soit plus proche. Qui donc aura gain de cause ? Le suspense est insoutenable, et vous n’avez plus qu’à aller au Locabox de Perpète-les-Oies pour trouver la réponse…
Alors que tout ce cirque se passe à l’intérieur, des représentants du propriétaire (un établissement public qui mène une vaste opération d’intérêt Kapital visant à transformer bordeaux en décor carton-pâte pour lendemains qui flambent) s’amassent dehors sur le trottoir pour contempler l’infestation. Ils ont l’air ravi, très satisfaits d’eux-mêmes. Ils réfléchissent à la meilleure manière de laisser ce bâtiment pourrir, puisqu’ils ne sont pas près de savoir quoi en foutre. Ça les aura au moins sorti de leurs bureaux en avance pour le resto. Pas grand-chose de plus à en dire, ils sont insignifiants et leur présence à ce monde ne semble être qu’un malentendu, heureusement sans réelle conséquence.
Et ainsi notre petite troupe d’occupant.es légitimes se retrouve sur le trottoir au milieu de sacs et de cartons remplis à la va-vite, pendant que les blattes se congratulent de leur ventripotente efficacité. Les enfants tiennent leur chien dans les bras en se demandant bien s’ils reverront leur père, leur mère essaie en vain d’appeler son avocate, Crevard-le-dernier-dinosaure a l’air bien fatigué de sa matinée productive, l’atmosphère pue toujours l’obscénité du monde, le flot de bagnoles de la rocade ne se laisse pas émouvoir, c’est somme toute un jour comme un autre dans le grand foutoir quotidien. Il ne reste plus à Crevard qu’à faire une dernière preuve de son éternelle mansuétude en donnant à la famille l’adresse de l’hôtel miteux où elle pourra passer quatre nuits d’angoisse en attendant la rue. Pas aux autres hein, ils peuvent courir, on ne va quand même pas loger tous les shlagos du monde non, vous imaginez, haha. Et puis le voilà qui s’en va, l’auréole autour de la tête, fier d’une nouvelle mission si humainement accomplie. Les gosses sur le trottoir le regardent partir, les blattes en uniforme remontent dans leurs tacots, les flasques cravateux partent manger leurs huîtres, la pièce est finie messieurs-dames, rentrez chez vous, ah non pardon, etc. etc.
Enfin voilà quoi. On a beau faire aller avec tout l’humour du désastre dont on essaye de s’avérer capable, ça n’enlève pas le goût de la haine, et cette sale déprime colle au ventre. Il faudra bien qu’un jour ça se paye, toute la saloperie du monde. Mais quand. Etc. etc.
[1] Initiales de blazes non contractuelles.
[Publié le 10 août 2026 sur La Grappe.]
Vous devez, vous aussi, consacrer la moitié, ou au moins un tiers de vos revenus à votre loyer mensuel ? Dans ce cas, Künne Immobilien est votre partenaire de confiance pour des situations financières critiques. Comme un agriculteur allège ses vaches de leur lait, de même les locataires se font traire avec assiduité, chaque mois. Si nous jetons un coup d’œil à l’histoire de l’entreprise, on peut citer les mots suivants de son fondateur, Marko Künne : « Son but : recouvrir l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur. Jusqu’à aujourd’hui, Marko Künne croit fermement en Leipzig comme un site de premier choix pour l’immobilier résidentiel et commercial. »
C’est vraiment top ! Alors que le marché de l’immobilier à Leipzig se situe au-delà de tout bon sens, les propriétaires d’appartements comme Künne se remplissent toujours les poches. Tout simplement WOW – qu’est-ce qui vient après ? Sa promotion dans le gouvernement de Friedrich Merz, pour tant de « passion et de flair » ? Là-bas, il serait certainement parmi ses pairs.
Pour exprimer notre colère face à cette situation, la nuit dernière nous avons peinturluré le parc automobile du groupe Künne Immobilien et y avons crevé des pneus – dans l’espoir d’avoir mis un petit grain de sable dans les rouages d’un marché des habitations axé sur le profit. Satisfait.es, nous nous sommes endormi.es et avons rêvé de logements qui, libérés de la logique du profit et des rapports de propriété, servent les besoins des gens qui les habitent et les gèrent eux/elles-mêmes, de manière socialisée. L’initiative « Exproprier Deutsche Wohnen et compagnie », à Berlin, a montré à nous tou.tes à quoi pourrait ressembler un marché du logement repensé. Cela vaut la peine de poursuivre activement cet objectif. Fuck the System!
[Publié le 20 août 2026 sur Attaque, traduit de l’allemand depuis knack.news, 12 août 2026.]
C'est où ? Au Geyser, au 11 Grand rue à Nancy, au fond de la cour.
C'est quand ? Jeudi 27 août à partir de 18h30.
Tu t'interroges sur cet objet dans ta poche ?
Tu veux en parler ? T'informer ? Participer à des échanges ou des actions autour des usages du smartphone ?
Ou simplement venir passer un bon moment sans smartphone au Geyser ?
Rejoins nous jeudi 27 août à partir de 18h30.
Grignotage et brochure sur le sujet à prix libre.
Rencontre avec Amine Messal autour de son livre
Erreur sur la marchandise — Critique libérale du libéralisme
🗓️ Samedi 17 octobre 2026 — 18h30
📍 Bruxelles Panthères
Chaussée de Mons 438 — 1070 Anderlecht
« La défense de la liberté est-elle compatible avec l'organisation capitaliste du monde ? »
À l'heure où le libertarianisme de Milei, Musk et consorts prétend incarner la liberté en rejetant toute régulation, Amine Messal revient aux racines du libéralisme et interroge son détournement contemporain.
Quand la liberté devient le prétexte à la loi du plus riche et du plus fort, de quelle liberté parle-t-on encore ?
Une rencontre pour discuter capitalisme, liberté, pouvoir, propriété et démocratie.
Entrée libre — discussion avec le public.
Venez nombreuses et nombreux !
Bruxelles Panthères
Chaussée de Mons 438 — 1070 Anderlecht
Source : Le Ch'ni
Source : Afrique XXI - Afrique
Source : L'Humanité
Source : Inkyfada - Tunisie
RDV le 30/08/2026 à partir de 17h à La Mutinerie (176 rue Saint-Martin, 75003 Paris) pour la pré-rentrée de Queer Education.
Blindtest et petits jeux pour bien commencer l'année scolaire !
C'est bientôt la rentrée et tu voudrais rencontrer un collectif qui lutte pour queeriser les pratiques éducatives ?
Que tu sois personnel éducatif ou juste intéressé·e par les questions éducatives, rendez-vous à la Mutinerie le 30 août pour nous rencontrer, faire des jeux et pourquoi pas adhérer à Queer Education.
Au programme :
Pour qui ?
Toute personne intéressée par l'idée de queeriser les pratiques éducatives.
L'événement se tient dans un lieu communautaire queer, lesbien, féministe : nous n'effectuons pas de police du genre et nous t'invitons à en faire de même.
Les allié-es sont accepté-es sous réserve de bon comportement ;)
Les comportements oppressifs ne seront pas tolérés et pourront faire l'objet d'une discussion à l'écart du groupe.
Pour plus d'informations, tu peux consulter :
Nous communiquons sur internet pour la première fois depuis plusieurs mois. En effet, par fatigue et manque de temps, nous ne prenions plus le temps de partager nos émissions sur nos différentes pages.
Nous vous partageons donc ici notre dernier épisode réalisé avec Solène Gomes Correia de l'antenne des Alpes-Maritimes du Planning Familial pour évoquer le traitement médiatique du 70e anniversaire de cette association : https://www.anarchiste.info/radio/libertaire/emission/medias-et-antifascisme/emissions.html. Entre baisses de subventions, dénigrement et invisibilisation, nous observons une forte malveillance à l'égard du Planning.
Cette malveillance se conjugue selon nous avec un recul des droits sexuels et reproductifs, poussant les collectivités locales à baisser leurs budgets pour les associations. L'une d'entre elles nommée « Familya » semble pourtant échapper à cette logique.
Financée par Pierre-Édouard Stérin et d'autres fondations privées, elle l'est aussi par plusieurs collectivités locales et plusieurs antennes de la Caisse d'Allocations Familiales (CAF). Nous avons sinon depuis le mois de septembre dernier abordé des thèmes comme la propagande de guerre, l'extrême-droite angevine, la mosquée de Paris, l'œuvre de Malek Bennabi, les affaires Quentin Deranque et Djamel Bendjaballah, le réseau « Terrorgram » et le colloque de l'institut Iliade.
Nous avons ainsi parlé de plus du Planning Familial et nous comptons en reparler ces prochains mois. Nous cherchons pour cela à contacter plus spécifiquement son antenne du Loir-et-Cher.
Ces antennes nous semblent en effet particulièrement impactées par les baisses de subventions. Si nous observons souvent une couverture de ce sujet de la part de la presse locale, la presse nationale peine elle à s'en saisir.
L'antenne nationale du Planning a pourtant communiqué en juin 2025 à ce propos. Si une partie de la presse nationale l'a répercuté, elle n'a pas fait de même pour les conséquences que cela entraîne au niveau local.
Les coupes budgétaires visant les associations s'expliquent également par des entailles faites aux dotations de l'État à destination des collectivités locales. Nous prévoyons enfin de discuter du « colloque » de l'Observatoire de la Petite Sirène qui doit se tenir le 16 octobre 2026 au Palais du Luxembourg qui pour rappel héberge le Sénat : https://www.observatoirepetitesirene.org/colloque-2026.
Nous entendons pour le coup dénoncer cette initiative impulsée par des idéologues qui se plaisent à cibler pêle-mêle le « wokisme », le « mythe du patriarcat », les « idéologies identitaires », la « théorie du genre » ou encore le « transhumanisme ». Le plus navrant réside sûrement ici dans le fait que cet événement devait initialement se tenir au Collège de France le 22 juin 2026.
L'une de ses organisatrices Céline Masson fut pourtant la première en tant que directrice du « Réseau de Recherche sur le Racisme et l'Antisémitisme » à œuvrer pour faire annuler un autre colloque cette fois-ci sur la Palestine qui devait se tenir les 13 et 14 novembre 2025… au Collège de France !
Vous pouvez nous retrouver tous les deuxièmes vendredis du mois à 11h30 sur la station Radio Libertaire (89.4 FM en Île-de-France et anarchiste.info/radio/libertaire). Vous pouvez nous suggérer des thèmes à traiter, passer à l'antenne voire coanimer en nous écrivant à l'adresse mail mediasetantifascisme@protonmail.com, via nos comptes Facebook et Bluesky Médias et antifascisme – Radio Libertaire 89.4 FM en IDF, Instagram « medias_et_antifascisme_rl », Mastodon sur serveur « todon.eu » via @medias_et_antifascisme_rl_idf ou par courrier à l'adresse de la librairie du Monde Libertaire – Publico 145 rue Amelot 75011 Paris.
Pour soutenir financièrement radio, rdv sur radio-libertaire.org rubrique « nous soutenir », télécharger bon de souscription et le retourner complété au 145 rue Amelot 75011 Paris ou envoyer un chèque à l'ordre de DMC.
Une semaine de festivités à la ZAD, de chantiers co et de skibidi-bêtises ouverte à toutes du 26 Août au 3 Septembre.
Dans la France à Macron, toutes les ZAD sont tombées... Toutes ?! Non ! La Chab'ZAD résiste encore et toujours contre le projet de l'A412.
L'A412, c'est 16km d'autoroute inutiles relieraient Thonon-les-Bains à Machilly en Haute Savoie. L'intérêt, nul ; La répercussion environnementale, catastrophique.
Pour mener à bien ce magnifique projet, l'État peut compter sur Eiffage, généreux constructeur de prisons (décrites comme des camps de vacances par les journaleux.reuses)¹ qui commence déjà à installer les bases vie² pour l'autoroute tout au long du tracé. En Septembre c'est l'obtention de l'Autorisation Environnementale pour Eiffage et ça signifie le début des coupes, le détournement des cours d'eau et les expulsions.
Pour revenir à nos irréductibles zadistes, iels occupent depuis Septembre dernier 3ha du tracés de l'autoroute. À la Chab'ZAD, on construit des cabanes pour un monde meilleur³, on vit, on glande et on rit toustes ensemble sur le dos de l'État.
Dans le contexte à venir de potentielle expulsion et de début des travaux, on a besoin de soutien et de thunes.
C'EST POURQUOI NOUS VOUS INVITONS AU SKIBIDI CHAB'FEST 2 !? Une semaine de festivités, de chantiers co et de skibidi-bêtises ouverte à toutes du 26 Août au 3 Septembre.
Au programme, des concerts, du son, des spectacles, et beaucoup de barricades ! Il y aura un campement pour t'installer, une cantine vegan prix libre tous les jours et un parking dédié.
Plus d'info pratiques et sur le programme à venir sur chabzad.noblogs.org, sur Instagram (chab_zad) ou Telegram (t.me/chablazad).
Article d'origine sur Dijoncter[1] - Eiffage a remporté récemment deux nouveaux projets de prisons et va construire le siège social polonais de Frontex. Honnêtement c'est dur de compter le nombre de projets de merde à leur actif.
[2] - Lieu de vie des ouvrier.es pendant les travaux.
[3] - Un monde un peu moins nul plus probablement.
Dans l'éphéméride des luttes du 24 août, la torpeur de l'été est propice à des découvertes d'importance, qui viennent s'ajouter à la liste des bâtons qui ont fait faire des progrès aux luttes sociales : les frites et la dynamite.
1853 : Selon nos informations, les premières frites sont préparées ce jour-là.
1927 : A Chicago, dans le cadre de la campagne de soutien aux anarchistes Italiens Sacco et Vanzetti, qui risquent la condamnation à mort aux Etats-Unis, une bombe fait sauter trois magasins et deux habitations, faisant plus de 250.000 dollars de dégâts.
1944 : A Paris, les anarchistes espagnols participent à la libération de la ville, et De Gaulle les 'remerciera' les années suivantes en interdisant la presse antifranquiste et en mettant en prison des militants anarcho-syndicalistes.
1954 : Aux États-Unis, le Président Eisenhower signe le Communist Control Act, interdisant le Parti Communiste dans le pays.
1967 : A New York, Abbie Hoffman et Jerry Rubin lancent des billets de banque au NY Sotkc Exchange, provoquant une émeute.
1970 : Dans le Wisconsin, le New Year's Gang fait sauter un institut de recherche de l'armée dans l'université.
1994 : A Montevideo en Uruguay, des manifestations ont lieu devant l'hôpital Filtro pour protester contre l'extradition de trois Basques accusés d'appartenir à ETA. La police tire à balles réelles, faisant un mort et plus d'une trentaine de blessé-e-s.
2017 : A Chorges dans les Hautes-Alpes, un véhicule de RTE est incendié contre l'installation d'une ligne à Très Haute Tension dans le coin.
Voir l'éphéméride anarchiste du 24 août pour quelques petites choses en plus.
Comme vous avez pu le constater, depuis mai 2026, expansive.info prend un nouveau départ ! Il y a 4 mois, l'ancienne équipe avait du arrêter la modération faute d'énergie, cela après 10 ans de travail (quand même).
Nous sommes donc quelques personnes issues de différents espaces militants, et on s'est motivé.es à reprendre le flambeau !
Nous venons des espaces anti-patriarcaux, écolos, assambléistes et antiracistes... On espère que ces horizons seront voués à s'élargir.
Après quelques mois de structuration, on a choisi de réouvrir la publication en gardant le même site, qu'on fera évoluer petit à petit.
On est pas des professionnelLEs, on apprend doucement et on est pas beaucoup, donc soyez patient.es :)
Pour que ce site tourne et soit utile à nos luttes, il appartient à tous·tes de participer à son élaboration : publication, relecture, modération, communiquer sur son existence, etc.
Pour publier votre propre article ou un texte trouvé ailleurs, il est possible de le faire via l'interface privée du site (cf. Guide de publication [6]).
Comme toutes les personnes ne sont pas égales devant l'écriture et l'utilisation d'outils numériques, vous pouvez demander ou nous pouvons proposer une entraide à la rédaction : relecture, mise en page, féminisation des textes, vérification des infos, etc.
C'est avant tout un projet politique et collectif, emparez-vous en !
Retrouvez l'article initial sur expansive.info[1] https://expansive.info/Comment-se-passe-la-moderation-012
[2] https://reseaumutu.info/Les-medias-autonomes-un-enjeu-cle-pour-la-survie-de-nos-luttes-et-de-nos-idees-010
[3] https://reseaumutu.info/Presentation-du-reseau-Mutu-001
[4] Un « forum interne » est déjà disponible en bas de chaque article en cours de modération (sur l'interface privée, accessible via un compte de rédacteur). Une fois l'article publié, un « complément d'information » est publiable, à condition qu'il nourisse le débat et apporte de nouvelles perspectives.
[5] En cas de refus sur un sujet très clivant, on essaie de faire un article qui résume notre choix et les enjeux du sujet.

concerts Punk avec :
https://deprisa.fr/
Contacts
à la Rouille ( 44 Soudan)
Apéro Conc’
Prix Libre
Tubercule est un collectif de hackeuses et hackeurs de la région de Rennes qui se veut inclusif et accessible. Devant le constat flagrant que les milieux progressistes de gauche n'arrivent majoritairement pas à s'approprier leurs moyens de production numériques et leurs usages (utilisation de plateformes fascistes, d'outils non-libres, de documents inaccessibles, etc), nous décidons d'agir.
Nous organisons la première rencontre (en ligne) de Tubercule, ça sera l'occasion de présenter le collectif, ses valeurs, ses objectifs et de voir qui souhaite le rejoindre, puis faire connaissance et bavarder !
Si vous êtes dans le coin de Rennes (donc Rennes et les lieux/villes alentours) et que vous voulez y participer, n'hésitez pas à venir pour voir si le collectif vous intéresse : Pas besoin d'être dans l'informatique, ni de savoir coder, ni d'être vous-même hackeuse/hackeur pour participer.
On va parler majoritairement d'objectifs, d'organisation, de méthodes, de projets. Ça ne durera pas plus de 1h30.
Ça sera le vendredi 28 août 2026 à 19h00, en ligne, via ce lien : https://jitsi.deuxfleurs.fr/tubercule-rennes
N'hésitez pas à en apprendre plus sur le collectif via notre site web : https://tubercule.fr
Les températures qui ont dépassé les 35 degrés en Suisse et les 40 en France au mois de juin 2026 pourraient être la nouvelle normalité d'ici quelques années. Alors que certains pays du Sud global subissent le dérèglement climatique depuis bien longtemps, nos pays européens semblent, pour la première fois, réaliser l'impact direct sur nos vies de ce qui est pourtant indiqué de longue date par des organismes tels que le GIEC. Les effets du réchauffement climatique sont bien réels, parmi lesquels la canicule, ils sont là et ne vont que s'empirer avec le temps. Dans ce contexte, nous voulons proposer ici des pistes de réflexions et participer au débat sur ce qui peut et doit être fait par la gauche révolutionnaire afin d'empêcher la catastrophe.
Si nous voulons enrayer le réchauffement climatique, il est urgent d'agir, nous devons repenser notre manière de vivre et surtout de produire. Aujourd'hui, une grande partie des discours se concentrent sur des démarches de changement de consommation individuelles alors que c'est seulement par une collectivisation des moyens de production que nous pourrons avoir un vrai impact sur la situation climatique.
C'est aussi une question de survie, car comme toujours ce sont les classes populaires et les personnes vulnérables qui sont les plus touchées, pendant que la bourgeoisie capitaliste vit dans son monde climatisé. Des chantiers aux ateliers, cuisines ou bureaux, les travailleuses et travailleurs se retrouvent dans des conditions de travail invivables. Les logements dans lesquels ils vivent sont bien souvent mal isolés et pas conçus pour affronter des chaleurs caniculaires. Les hôpitaux et EMS, dont le personnel de soin est déjà fréquemment surchargé, doivent aussi faire face à ces problèmes. En France, c'est environ 30% de décès en plus sur la troisième semaine de juin, dont une explosion de 90% des décès au domicile. Le monde agricole est aussi durement touché avec une sécheresse qui affecte la production alimentaire.
La production, nœud du problème
À grande échelle, il est impossible de parler d'écologie et de combattre le réchauffement climatique sans aborder notre système de production capitaliste. En effet, l'économie libérale est pensée pour vendre et maximiser les profits pour une minorité. Pour cela, elle a besoin d'une croissance continue et infinie qui s'oppose aux limites de notre planète. Toute la chaîne de production est donc pensée pour produire le moins cher possible et vendre le plus possible. Dans la pratique, cette logique se traduit notamment par la délocalisation de la production vers les pays du Sud global ainsi que le pillage de leurs ressources, le recours à l'obsolescence programmée et un marketing omniprésent, souvent agressif. Ce qui prime est moins la durabilité ou l'utilité des produits que leur capacité à alimenter la consommation, la durabilité étant d'ailleurs fréquemment réduite à un simple argument de communication relevant du « capitalisme vert ».
Bien souvent nous entendons des injonctions morales à modifier individuellement notre manière de consommer afin de changer le cours des choses. Cette posture est un fruit de la pensée libérale qui nous empêche d'aborder le fond du problème. Or l'écologie n'est ni une question individuelle, ni une question de morale, il s'agit d'une réalité matérielle et éminemment politique, qu'il faut donc comprendre dans une perspective collective et politique. Sans cette approche, la question écologique se retourne contre les classes populaires, qui, en plus de peiner à boucler la fin du mois, se font faire la morale sur l'installation d'une climatisation dans leur appartement ou critiquer sur le fait de prendre l'avion durant l'une de leurs quatre semaines de vacances annuelles. Cela repose aussi sur une mauvaise compréhension du fonctionnement du capitalisme dont le socle n'est pas la consommation (individuelle), mais bien la production : notre consommation s'adapte au mode de production et pas l'inverse.
Économie planifiée et réappropriation des moyens de production : une nécessité écologique
Le désastre écologique et humain auquel nous faisons face, et qui ne fera que s'aggraver dans les années à venir, exige un changement radical. La bourgeoisie capitaliste et les élites financières n'ont aucun intérêt à un changement du mode de production. Ils en tirent tout leur profit et s'enrichissent en fabulant déjà sur une conquête future de l'espace afin de continuer leur croissance économique.
Le mouvement communiste s'est quant à lui toujours battu pour se réapproprier les moyens de production. Or cet objectif doit redevenir central, car il est le seul moyen de pouvoir arrêter le réchauffement climatique. En devenant collective, la production ne sert plus une élite qui engrange toujours plus de profit, elle permet au contraire de mettre en place une économie planifiée qui sert les besoins réels du peuple. La quête de croissance sans fin peut ainsi être stoppée, l'impact écologique maîtrisé et l'industrie peut, de cette façon, être repensée et recentrée sur des objectifs politiques de nécessité et non de rendement économique.
Dans le passé, nous avons vu divers exemples de plans industriels pensés afin de répondre à des besoins et pas centrés sur le profit. Dans la Chine des années 1950, pour répondre au besoin de modernisation égalitaire, le Parti communiste décida d'un plan qui visait à ce que chaque foyer puisse avoir un vélo, une montre, une machine à coudre et un poste radio. En URSS, le même genre de plan a été développé pour les montres ou la voiture. De plus, la production de ces objets de première nécessité était pensée hors de la logique de consommation, le but étant qu'ils soient robustes, durables et facilement réparables, l'extrême inverse des produits de consommation capitalistes.
Nous savons aujourd'hui que la production industrielle et l'agro-industrie produisent à elles seules plus de 50% des gaz à effet de serre de la planète, et cela sans même compter le transport. Il est donc impensable de ne pas y voir la contradiction, fondamentale, entre capitalisme et écologie. C'est seulement en collectivisant les moyens de production que nous pourrons les recentrer sur les besoins de la majorité pour qui freiner le réchauffement climatique est une question de survie.
Renforcer l'internationalisme révolutionnaire et écologique
Si la canicule que nous connaissons cet été semble éveiller les consciences, le réchauffement climatique affecte pourtant sévèrement les pays du Sud depuis de nombreuses années déjà. Ce sont encore ces pays qui voient leurs ressources naturelles être largement exploitées par les puissances occidentales, afin d'alimenter l'accumulation du capital et le fonctionnement du système capitaliste. Si la collectivisation des moyens de production paraît pour l'instant difficile à atteindre, nous pouvons toutefois d'ores et déjà nous attaquer aux grandes multinationales écocidaires qui pullulent dans notre région. Nous devons soutenir les peuples qui luttent pour la défense de leurs ressources et de leurs terres face aux grandes multinationales et entreprises capitalistes. Et la Suisse accueille un grand nombre d'entre elles : Glencore, Syngenta, Tarfigura, Vitol, Holcim et sans oublier le super-pollueur de la logistique MSC pour ne donner que quelques exemples.
La Suisse joue ainsi un rôle central dans l'impérialisme occidental comme prestataire de services, qu'ils soient fiscaux, bancaires ou d'accueil dans une atmosphère politique stable propice au commerce. Nous qui vivons au cœur de la machine capitaliste et avons, aux coins de nos rues, des responsables directs de l'écocide, du changement climatique, du pillage du Sud global et de la canicule qui tue déjà, renforçons l'internationalisme révolutionnaire en nous mobilisant contre eux et en les ciblant lors de nos actions politiques ! Soutenons celles et ceux qui luttent dans les pays du sud !
Les responsables sont ici !
S'organiser collectivement et localement face au changement
Il serait naïf de croire que nous pourrons arrêter le changement climatique et ses conséquences dans un avenir proche. Les catastrophes telles que les inondations, les incendies ou les tempêtes destructrices comme celles que nous en avons vécu dans le Jura l'année passée vont se faire de plus en plus fréquentes. La canicule sera toujours de plus en plus forte. Elle tue déjà nos aîné.e.s et les personnes les plus précaires. Et son impact sur l'agriculture et notre production alimentaire va s'aggraver. Les rendements des cultures vont baisser, le prix des denrées va exploser et nous verrons notre sécurité alimentaire grandement affectée.
Nous devons réfléchir à comment nous adapter et nous organiser collectivement face à ces conséquences extrêmes. Durant la pandémie du Covid, des initiatives de solidarité ont émergé dans plusieurs villes d'Europe. Des distributions de nourriture, des réseaux de voisinage ou encore des brigades populaires ont vu le jour et ont essayé de proposer une réponse collective à la situation extraordinaire que nous vivions. Ces actions de terrain peuvent être une inspiration pour nous aider à construire une solidarité populaire face aux conséquences du réchauffement climatique sans attendre l'intervention de l'État bourgeois.
Soutenir et s'intégrer dans les luttes des travailleuses et travailleurs pour des meilleures conditions de travail face aux chaleurs extrêmes est un autre exemple de possibilité de lutte de terrain. Tout comme les luttes de quartier contre l'abattage d'arbres et les aménagements bétonné ou encore les mobilisations de locataires de logements rendu invivables par la chaleur. Notre place est au cœur de ces mouvements, car ce sont des zones de tension (même minime), entre le système en place et les classes populaires qui se mobilisent. Ils sont un premier pas vers un changement radical.
L'écologie, une question de survie
Face au changement climatique, notre tâche est immense, mais il s'agit d'une question de survie. Les riches pensent et dépensent déjà pour se trouver des solutions, qu'elles soient sur une terre dévastée ou sur une autre planète : ils n'auront aucun remord à sacrifier la majorité de l'humanité pour garder leurs privilèges et sauvegarder leur avenir. Le seul moyen d'éviter cela est de renforcer la lutte des classes afin de collectiviser les moyens de production et de réussir à abattre le capitalisme.
L'écologie ce n'est pas seulement sauver l'environnement, c'est sauver nos vies et notre futur !
Pour l'écologie comme pour le reste, classe contre classe !
Communisme ou canicule !
Ligne Rouge, Août 2026
Source : www.lignerouge.co
En 2025, plus de 2 300 personnes ont pris le départ de l’épreuve reine de 174 kilomètres de l’Ultra-trail du Mont-Blanc (UTMB). © Jeff Pachoud/AFP
«L’UTMB, c’est le rêve de tout le monde, on veut tous y participer.» Sixième femme et deuxième Française au classement de l’Hoka UTMB Mont-Blanc en 2025, la traileuse Magali Mellon, qui ne sera pas au départ cette année, rêve déjà d’un retour dans la vallée de Chamonix (Haute-Savoie) en 2027.
Comme elle, près de 10 000 personnes tentent chaque année de décrocher leur dossard pour la «course de trail running la plus mythique et la plus prestigieuse au monde», selon l’organisation. Un peu plus de 2 500 d’entre elles seront au départ de l’épreuve reine (170 kilomètres et 10 000 mètres de dénivelé positif), qui s’élancera samedi autour du Mont-Blanc, après une semaine marquée par sept autres courses à partir de ce lundi. Au total, l’événement réunira 10 000 sportif·ves, des élites aux amateur·ices.
«Ce sont un peu nos championnats du monde. Dans une démarche de performance, c’est vraiment l’endroit où il faut être par rapport à nos sponsors, qu’on soit d’accord ou non avec le modèle de l’UTMB», poursuit Magali Mellon.
Car la grand-messe du trail est aussi devenue le symbole des dérives d’un «sport ultra-mondialisé», pointe le sociologue Olivier Bessy, auteur du livre Courir sans limites. Ses conséquences sur les sols et la biodiversité, encore peu documentées scientifiquement, suscitent des inquiétudes. L’UTMB participe aussi à la saturation de Chamonix, un phénomène récemment dénoncé par son nouveau maire (sans étiquette), François-Xavier Laffin, qui évoque également le rejet de l’événement par une partie de la population locale.
La compétition est surtout polluante. En 2024, l’UTMB a généré 18 600 tonnes d’équivalent CO2 (CO2e), selon ses organisateur·ices, soit l’équivalent de l’empreinte carbone annuelle moyenne de 2 000 Français·es. «C’est vrai que je me suis posée la question, d’un point de vue éthique, de savoir si je voulais vraiment participer à ça», confesse la traileuse Lucile Fayon, engagée pour la première fois sur l’épreuve cette année.
Sans grande surprise, l’essentiel de ces émissions est dû aux déplacements des athlètes et des spectateur·ices, à hauteur de 89% en 2025. «84% des émissions liées aux transports étaient imputables aux 25% de coureurs extra-continentaux. Toutes et tous viennent avec des accompagnants, leurs familles… On se retrouve avec près de 100 000 personnes sur la semaine à Chamonix», indique Benjamin Aidan, vice-président de Protect our winters France.
Cette association, engagée dans la mobilisation des sports de plein air et de montagne en faveur du climat, avait «interpellé l’UTMB en 2023» sur son empreinte environnementale et conseille l’organisation depuis un an.
«On s’interdit les partenariats avec des compagnies aériennes ou des fast-foods. L’épisode Dacia a marqué l’entreprise.»
L’UTMB Group a annoncé en 2025 vouloir réduire de 20%, d’ici à 2030, ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 2024. «On a conscience que notre événement à Chamonix est devenu très important et nous voulons réduire notre impact», reconnaît Fabrice Perrin, directeur sport et RSE (responsabilité sociétale des entreprises) de l’UTMB.
Fortement critiqué après avoir été rebaptisé Dacia UTMB Mont-Blanc en 2023, l’événement avait alors suscité l’incompréhension de nombreux traileur·euses, pour qui l’association d’une marque automobile à un sport de nature était difficilement conciliable. Depuis, l’UTMB a défini «les sponsors avec qui on peut travailler, et ceux avec qui on ne peut pas. On s’interdit les partenariats avec des compagnies aériennes ou des fast-foods. L’épisode Dacia a marqué l’entreprise», assure Fabrice Perrin.
Selon Protect our winters France, l’UTMB a réduit ses émissions de 3% en 2025 par rapport à l’édition 2024, notamment en «jouant sur le nombre de coureurs et d’accompagnants». L’organisation a aussi inauguré en 2026 un «boost mobilité durable» pour le tirage au sort des dossards des trois finales de l’UTMB à Chamonix et de l’Expérience trail courmayeur (ETC), une course de 15 kilomètres. «Les participants qui se sont engagés à venir à Chamonix sans prendre de vol de moins de deux heures ont bénéficié de 30% de chances supplémentaires de décrocher un dossard», précise Fabrice Perrin. En clair : pour bénéficier du boost, les coureur·ses des autres continents pouvaient venir en avion jusqu’en Europe, mais devaient ensuite poursuivre leur voyage jusqu’à Chamonix en train ou en bus.
«C’est un dispositif que nous pourrons élargir ensuite», affirme Fabrice Perrin. Une contribution carbone obligatoire a également été instaurée, une mesure dont l’efficacité est contestée par une partie de la communauté scientifique. Elle consiste, pour les participant·es à l’UTMB, à financer des projets de transition climatique, de réduction ou de séquestration du CO2, en fonction des émissions de gaz à effet de serre générées par leur participation à l’événement. Un mécanisme financier souvent critiqué comme une forme de permis de polluer. Des navettes ont aussi été mises en place afin d’éviter que les participant·es ne viennent à Chamonix en voiture.
Des évolutions jugées insuffisantes par Olivier Bessy. «Ces avancées ne sont à la hauteur ni des enjeux ni de la puissance financière de l’UTMB». Elles ne remettent pas non plus en question le modèle de l’UTMB et son circuit mondial, l’UTMB World Series.
Lancé en 2022, il rassemble des courses labellisées à travers le monde, qui permettent aux participant·es de décrocher de précieux running stones : des points nécessaires pour espérer se qualifier aux trois finales organisées lors de l’UTMB. Un à quatre points sont généralement attribués selon les événements. À titre d’exemple, il fallait onze running stones pour espérer participer à l’UTMB 2026.
L’UTMB ne s’arrête pas au massif du Mont-Blanc : il existe un circuit mondial de courses pour engranger ses chances de participer à l’épreuve alpine. © Emmanuel Dunan/AFP
«En tant qu’athlète élite, je peux faire une course et, en cas de bon résultat, être qualifiée. Mais pour quelqu’un de lambda, c’est la course aux running stones. Donc certains peuvent se dire : tiens, en Thaïlande, il y a moins de monde, j’ai peut-être plus de chance de me qualifier», explique Magali Mellon.
«Je connais plein de coureurs en Europe qui s’amusent à courir des courses by UTMB en Amérique ou en Asie. Pour l’UTMB, d’un point de vue économique, c’est l’idée du siècle, mais pour l’écologie, c’est la pire idée qui soit», dénonce Lucile Fayon.
Interrogé à ce sujet, Fabrice Perrin considère que le circuit «n’incite pas à voyager» : «L’idée est de vivre l’expérience UTMB près de chez soi. Si tu es français ou européen, tu n’as pas besoin de prendre l’avion pour te qualifier. On n’a jamais pris l’angle de dire aux gens de ne pas aller à l’étranger, car c’est vraiment marginal.»
La rhétorique marketing de l’UTMB World Series le contredit pourtant. L’une des premières questions posées en s’inscrivant sur le site du circuit consiste à indiquer les éventuels continents d’intérêt pour y disputer une course. «Lorsque l’on met en place un tel système sportif, où l’on a besoin de décrocher un maximum de points et donc de voyager, on ne peut pas appeler à la responsabilité individuelle», tance Benjamin Aidan.
«C’est le symbole de la démesure, de la surenchère. C’est un modèle inadapté avec les objectifs climatiques qui pousse les gens à voyager pour décrocher des points», dénonce Olivier Bessy. Pas pour Fabrice Perrin : «Les gens qui veulent faire des courses à l’étranger le feraient même sans l’UTMB.»
Faut-il donc s’en satisfaire ? «Il ne s’agit pas d’être pour ou contre l’UTMB, rappelle Olivier Bessy, mais de changer de récit.»
À commencer par l’UTMB World Series ? «Si toutes les courses labellisées par l’UTMB entraient dans la même démarche de réduction des émissions qu’à Chamonix, avec un boost favorisant les mobilités douces, là, ça deviendrait intéressant», songe le traileur Arnaud Bonin, quatrième l’an dernier de la Courmayeur-Champex-Chamonix, l’une des finales de l’UTMB.
«Une des mesures pourrait être de dire : une fois que vous avez fait l’UTMB, vous ne pouvez plus y participer.»
D’ailleurs, cette hypothèse n’est pas exclue par l’UTMB. «Chamonix va servir de réflexion pour les courses du World Series, assure Fabrice Perrin. Des recherches sont en cours pour connaître notre empreinte sur les sols, et ensuite agir».
Mais pour Olivier Bessy, il faut aller plus loin : «Une des mesures pourrait être de dire : une fois que vous avez fait l’UTMB, vous ne pouvez plus y participer.» De son côté, Protect our winters France propose d’organiser l’UTMB une fois tous les deux ans, de réduire le nombre de coureur·ses et d’accompagnant·es et de limiter davantage le recours au transport aérien.
«Il y a une énorme marge de progression, rappelle Benjamin Aidan. La bonne nouvelle, c’est que l’UTMB cherche à montrer l’exemple. Demain, on aura besoin que le trail montre au reste de la communauté sportive qu’on peut avoir un système plus responsable.»
Le 23 août de l'éphéméride des luttes nous fait dramatiquement comprendre à quel point le parti communiste et toutes les vélléités autoritaires sont lourdes de conséquences tragiques et de trahisons. Et on se souvient de Sacco et Vanzetti.
410 : Saccage de Rome par les Wisigoths.
1909 : A McKees Rock, en Pennsylvanie, des batailles de rues ont lieu entre les militants anarcho-syndicalistes des IWW et la police, faisant 11 morts.
1917 : A Houston, après des violences commises par deux policiers blancs sur une femme Noire, 156 soldats Noirs se mutinent. La répression fait alors une vingtaine de morts, plus 19 exécutions par la cour martiale.
1927 : Près de Boston aux États-Unis, exécution à la chaise électrique des anarchistes italiens Nicolà Sacco et Bartolomeo Vanzetti. Leur histoire avait fait le tour du monde et déclenché un mouvement de solidarité énorme en leur faveur un peu partout. Une grève générale a par exemple lieu à Buenos Aires le jour même.
1939 : Signature d'un traité de non-agression entre l'Allemagne nazie et l'URSS. Cela a très largement été rendu possible par la liquidation de la révolution espagnole par les communistes des militants anarchistes et du POUM. Staline s'est servi de l'Espagne comme monnaie d'échange pour traiter avec les nazis. Aujourd'hui comme alors, à bas le Parti Communiste et ceux qui s'en réclament.
1971 : A Belfast, l'IRA abat un soldat de l'armée britannique.
1973 : A Stockholm, un braquage de banque qui tourne à la prise d'otage pendant cinq jours donne naissance au fameux syndrôme de Stockhölm, après que les otages sympathisent avec les braqueurs.
1977 : A Rome, au cours d'une manifestation contre la libération d'un responsable SS du massacre des fosses Ardéatines, les militants du Parti Communiste se rangent aux côtés des carabinieri pour contrer le cortège autonome. Le local du parti situé dans la zone est par la suite attaqué par des petits groupes autonomes partis de la manifestation, et quelques affrontements ont lieu.
1984 : A Paris, Action Directe place une voiture piégée sous les fenêtres de l'hémicycle de l'Assemblée de l'Union de l'Europe Occidentale.
1989 : Une chaîne humaine de 2 millions de personnes est formée à travers la Lettonie, la Lituanie et l'Estonie pour l'indépendance vis-à-vis de l'URSS.
2001 : Sur la voie ferrée près de Foyle Bridge à Derry, une bombe de 60kg est désamorcée. Elle avait été placée là par l'IRA 'Véritable' (Real IRA, rIRA).
2014 : A Scorzè, dans la province de Vérone en Italie, l'ALF (Front de Libération Animale) libère des centaines de visons et dédient l'action aux prisonniers anarchistes Adriano Antonacci et Gianluca Iacovacci.
Voir l'éphéméride anarchiste du 23 août.
Nous écrivons cet appel à une période où la civilisation industrielle révèle l'importance de ses fondations : les sous-sols.
Armée par la science et la technologie, la méga-machine extractive repousse les frontières cognitives et territoriales. Tout est désormais transformé en matières premières. De la France à la Chine, des États-Unis à la Russie, d'Imerys à Rio Tinto en passant par BHP Biliton ou Anglo American, états et entreprises passent le monde au peigne fin, brossant jusqu'aux fonds marins et l'Antarctique, à la recherche de minerais aux noms insolites (lithium, cobalt, tungstène, beryllium, etc). Des milliardaires, comme Elon Musk pour le plus connu, investissent dans l'aérospatial afin de prospecter des gisements cosmiques. Ici-bas, sur Terre, la démesure du pillage capitaliste et patriarcal approfondit ses ravages. Les mines entraînent guerres , vols, viols, maladies, pollutions et travail de forçat dans les espaces colonisés comme au Congo, en Indonésie ou en Amérique du Sud. À cet impérialisme s'ajoute l'exploitation intra-muros, alors que la vieille Europe recommence à accueillir la voracité minière à bras ouverts. Que ce soit à Jadar en Serbie ou au Portugal avec le site de Covas do Barosso, en passant par le très médiatisé projet Emili au cœur de la France métropolitaine, et… l'Ukraine, les mêmes logiques de sacrifice des territoires et des populations sont à l'œuvre. Ces dernières continuant de subir la dépossession, la répression et la mise au silence. Les pouvoirs d'états à travers l'USGS, le BRGM et autres centres de recherche et les financeurs (Union Européenne, BPI, actionnaires comme Glencore) provoquent ainsi de nouvelles guerres, de nouvelles dévastations, afin de siphonner les matières fossiles et minérales des sous-sols.
La mondialisation de l'extractivisme est en cours mais ses horreurs ne se font pas sans opposition. Des luttes acharnées se mènent en Laponie, au Canada, en Kanaky, au Sahara, en France, en Grèce, en Allemagne, pour conserver l'eau, la terre. Pour survivre. Des projets sont contestés, retardés, certains sont abandonnés. Face à l'ampleur de la dévastation, n'oublions pas notre force collective.
Nous croyons ce système faillible, que sa subversion est possible.
Nous voulons le saper à sa base. Grâce à l'imagination, l'inspiration, l'audace !
Partout où ce message circulera, que ces deux mois (Février-Mars 2027) soient semés d'actions autonomes et diverses contre les entreprises minières et ceux qui collaborent avec elles.
Bien appliquées, de petites forces peuvent devenir de grandes menaces.
Budapest Antifascist Solidarity Committee / mardi 11 août 2026

Université de Munich, le 4/2/2026
Depuis fin juin, la direction et les fonctionnaires de la prison de Budapest, où Maja est détenu.e, essayent d’empêcher Maja de porter des vêtements dits féminins. Les harcèlements se sont intensifiés le 17 juillet 2026, lorsque plusieurs fonctionnaires ont écrasé et légèrement blessé Maja, dans sa cellule de prison. L’établissement [pénitentiaire] a ensuite engagé une procédure disciplinaire à l’encontre de Maja, car Maja aurait prétendument agressé les fonctionnaires. La procédure est en cours. Maja risque d’être exclu.e des activités récréatives et de vie en commun pendant trois mois et donc de se trouver à nouveau dans un isolement complet.
Depuis mai 2026, Maja portait le plus souvent, en détention, des jupes et des robes reçues dans des colis de vêtements envoyés par sa famille. Fin juin 2026, il y a eu un entretien avec la direction de la prison, au cours duquel la demande de Maja de participer à la promenade collective a été rejetée sans aucune justification. À cette occasion, le chef de la sécurité a communiqué oralement à Maja que le port de vêtements féminins serait interdit.
Maja a continué à porter des jupes, des robes et d’autres vêtements prétendument féminins. Certains fonctionnaires ont essayé de l’en empêcher, d’autres non. À la fin, Maja s’est imposé.e et, pendant un petit peu de temps, a pu s’habiller selon son libre choix.
Ensuite, l’établissement a commencé à profiter des visites (de la famille, de l’avocat, de parlementaires et du pasteur) pour harceler Maja : Maja devait porter des leggings sous sa robe, qui arrivait aux genoux, ou alors mettre la robe dans un pantalon ; lors d’un parloir, un fonctionnaire a pris une photo de Maja ; les fonctionnaires cherchaient querelle à Maja et prétendaient que le port de vêtements féminins serait interdit dans une taule pour hommes. Le 13 juillet 2026, un haut fonctionnaire a lui aussi déclaré à Maja que les vêtements féminins seraient interdits. Maja n’a jamais reçu de justification écrite ou juridique à ce sujet.
Puis, le 17 juillet 2026, un commando de cinq fonctionnaires, dont le chef de la sécurité et un fonctionnaire masqué, est entré dans la cellule de Maja. Ils voulaient fouiller la cellule à la recherche d’objets interdits. Maja a exigé le règlement intérieur en langue allemande, ainsi qu’un appel téléphonique à son avocat et au consulat. Les fonctionnaires ont refusé tout cela. En ce moment, Maja portait une culotte et un débardeur et devait s’habiller un peu. Maja a mis une robe. Les agents ont sommé Maja de porter autre chose. Maja a refusé. Après cinq minutes de dispute, ils ont menacé de recourir à des mesures coercitives. Maja en a demandé la justification juridique, en vain. Sur un signe du chef de service, l’agent cagoulé a plaqué Maja au sol, plusieurs fonctionnaires se sont agenouillés sur Maja, lui ont pressé la tête contre le sol et lui ont mis les menottes.
Maja a été traîné.e de force dans une salle de soins. À partir de ce moment, le directeur de l’établissement était aussi présent. La médecin a constaté une lèvre fendue et des douleurs sur le côté gauche du front. Pour cet examen, Maja a été déshabillé.e sous la contrainte. La robe a été prise et à sa place Maja a reçu un polo. Quant aux blessures, plus tard Maja a constaté elle/lui-même : une lèvre fendue, une contusion à l’oreille, des douleurs au côté gauche de la mâchoire et à la tempe gauche et des forts maux de tête.
Après cette agression, les fonctionnaires ont retiré de la cellule de Maja tous les vêtements féminins, ou ce qu’ils considèrent comme tels, et les ont emmenés au dépôt. Un fonctionnaire a ensuite informé Maja qu’une procédure disciplinaire allait être engagée à son encontre, car Maja aurait agressé les fonctionnaires. Par la suite, un commando de six personnes, armées de mitraillettes, a conduit Maja, avec des menottes, une ceinture de contention et des entraves aux pieds, à l’hôpital municipal, où on lui a effectué une radiographie de la tête.
Dans le cadre de la procédure disciplinaire, deux audiences ont eu lieu, le 30 juillet et le 4 août 2026, au cours desquelles les cinq fonctionnaires et Maja ont été interrogé.es. L’établissement a décidé d’exclure Maja des activités récréatives et de vie en commun pendant trois mois. Les avocats de Maja ont présenté un recours contre cette décision, ce qui a un effet suspensif.
En tant que comité de solidarité avec Maja, nous considérons ces événements comme une nouvelle escalade dans le conflit que Maja mène pour son autodétermination. Maja, une personne non-binaire, est détenu.e dans un système carcéral qui insiste pour imposer sa norme binaire quant au genre. À cause de sa résistance quotidienne et de plus en plus directe à ces normes dominantes, Maja est confronté.e à des fortes violences psychologiques et désormais aussi physiques. Cet incident montre une fois de plus que Maja n’aurait jamais dû être extradé.e vers la Hongrie. L’Allemagne doit en assumer la responsabilité. Au contraire, le ministère des Affaires étrangères et l’ambassade ne font que de promesses creuses et brillent par leur silence et leur absence.
À ce sujet, Maja écrit : « Je veux en parler, car ils n’arrêtent pas de nous traiter avec condescendance, avec des règles, des interdictions et des consignes, au besoin avec la force, comme aujourd’hui. Nous pouvons nous respecter ou nous devons nous battre pour cela ». Et plus loin : « Je savais que cela arriverait. J’ai profité de chaque jour où j’ai trouvé la confiance nécessaire pour être bienveillant.e et honnête envers moi-même. Beaucoup de regards dédaigneux, de commentaires stupides, des cris, d’indifférence – tout cela parce que je portais ce qui me plaît ».
Nous sommes aux côtés de Maja, dans sa lutte pour son autodétermination et dans sa résistance contre les normes de genre et contre la taule. Montrez votre solidarité avec Maja. Protestons contre la procédure disciplinaire et la menace d’une exclusion de trois mois de toutes les activités récréatives et de vie en commun.
Comité de solidarité avec Maja
le 11 août 2026